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Huancavélica

Je quitte Huancayo avec le train du lundi. Ce train ne roule que trois jours par semaine. Amusant quand on y pense. J’arrive tôt à la gare pensant que le train démarre à 6h00 mais il part en fait une demi-heure plus tard. Je suis en première classe, la classe buffet. Sièges confortables et place assurée.

P1050199Je suis malheureusement du « mauvais côté », je ne vois pas la vallée mais les paysages sont malgré tout magnifiques. Après environ 40 minutes, le train s’arrête. C’est un petit éboulement. Ouf, cela ne devrait pas durer trop longtemps. Les gens en profitent pour commander leur petit-déjeuner. N’étant pas trop tentée par un plat chaud si tôt, je mange du pain accompagné d’une « manzana » (eau dans laquelle des pommes ont bouilli, texture particulière). Finalement, trois heures plus tard, les voies sont dégagées, le train peut repartir. En passant, on peut voir les ouvriers qui ont déblayé le passage à la pelle. Plus d’encombre pour le reste du trajet.

P1050219A midi, je veux commander à manger mais ils n’ont plus de repas. On s’arrête alors dans un village et pleins de femmes montent proposer leurs produits. Je mange un maïs chaud avec du fromage et des empanadas qui ici sont plutôt des pains assez gras sans rien dedans.

On arrive à 15h30 et je pars à la recherche de mon hostel. Pas trop les yeux en face des trous, alors que je suis à 50m de celui-ci, je ne l’aperçois pas. Une femme de l’autre côté de la rue me crie alors : tu cherches quelque-chose ? Elle m’indique alors mon hostel. Plus tard, je la recroiserai en rue et, naturellement, elle me fera la bise, me présentera une amie, …

P1050238L’hostel est simple mais surtout bon marché. Le hic : une partie des sanitaires dégagent une odeur terrible. Heureusement, il y a une autre salle de bain bien plus avenante mais malheureusement, souvent sale (crachats par terre, chasse non tirée, pas de lunette!). Pas non plus de wifi dans les chambres.

P1050248Je passe une semaine à Huancavélica. La ville est magnifique et entourée de montanges. Elle est aussi traversée par une large rivière. Sa plaza de armas, piétonne est très belle et dès qu’il fait beau, ses bancs sont pris d’assaut.

Le village de Sacsamarca

Le village de Sacsamarca

Un jour, je monte jusqu’au Cerro de Oropesa. Si vu d’en bas, cette église perchée sur une des montagnes entourant la ville paraît lointaine, il ne faut que 40 minutes pour s’y rendre. Un autre jour, je me rends au village de Santa Barbara, ancien village minier situé non loin de Huancavélica. A pied, c’est 2 heures d’une belle ballade entouré de montagnes et d’une rivière où l’on passe à côté du joli village de Sacsamarca.

P1050268La ville est aujourd’hui déserte depuis que la mine a fermé (dans les années 80). La mine semble avoir été abandonnée du jour au lendemain. A travers les fenêtres, on peut apercevoir des livres et divers objets laissés là. Au mur, une affiche Bayer semble attester de la présence de l’ancien propriétaire.

P1050266 Cette mine était une mine de mercure ouverte au temps des espagnols afin de permettre l’exploitation de l’or et de l’argent. Ces locaux et installations vides donnent froid dans le dos surtout quand le vent s’y engouffre faisant penser que les lieux sont encore occupés.

P1050271Le samedi, comme j’ai lu sur wikitravel qu’une feria se déroule à Yauli, je m’y rends afin de découvrir le travail réalisé par les femmes des villages environnants. Si l’idée est bonne, l’information ne l’est pas et quand j’arrive là-bas, je découvre un minuscule marché sans artisanat. En plus, il se met à pleuvoir. Je fais deux fois le tour du marché histoire d’être certaine de ne pas avoir manqué une partie des étals et puis je retourne à Huancavélica. Le lendemain, c’est la feria en ville. Je m’attends à une nouvelle déception mais cette fois-ci, il y a bien un marché et loin d’être petit ! J’y passe presque 3 heures à déambuler entre les étals. J’achète quelques cadeaux mais surtout pleins de fruits, trop tentée par tous ces fruits venant tant de la côte que de la jungle. Il y a de tout et bon marché. J’en achète tant que j’en ai pour trois jours.

P1050303Le lendemain, je me rends à la lagune Choclococha. Je prends pour cela un bus à 4 heures du matin. N’étant pas certaine de pouvoir me lever à cette heure-là, je ne prends pas de billet d’avance. Et quand j’arrive à l’agence, la dame me dit qu’il n’y a plus de place ! Et merde ! Puis, soudain, elle me dit qu’il y a quand même une place près du chauffeur mais je dois aller au terrapuerto. Je m’y rends donc rapidement en taxi et quand j’arrive, la dame fait lever quelqu’un pour que je m’asseye. Mon voisin me demande où je vais et arrivés au village de Choclococha me dit que pour la lagune, c’est plus loin que je descends. Quand je me lève, ayant l’impression qu’on s’éloigne pas mal du village, l’accompagnatrice du bus me dit que je devais descendre au village. Bien entendu. Elle me laisse alors à Santa Inès, une sorte de campement ouvrier. De là, je marche vers la lagune et traverse un ancien complexe minier (encore un). Entre moi et la lagune, il y a une ferme d’alpagas et j’arrive à l’heure où les alpagas sont sortis des enclos et menés aux champs. Je marche au milieu du troupeau de ces bêtes si mignonnes. En plus de ressembler à de grosses peluches, il y a pleins de bébés !

P1050300A cause des prés d’alpagas très bien clôturés, il est difficile de marcher autour de la lagune. De plus, il n’est même pas pensable d’en faire le tour, il faudrait plus d’une journée. Bref, je me trouve une pierre confortable et m’improvise un petit déjeuner. Après environ 2 heures à profiter des lieux, je prends le chemin du retour. Contrairement à ce que la dame du bus m’a dit, plusieurs transports passent régulièrement. Au retour, avec tous les tournants et les casse-vitesses, je suis nauséeuse et j’ai du mal à apprécier le paysage et les nombreux alpagas qui gambadent dans ces montagnes.

P1050284A Huancavélica, il y a tout pour satisfaire mon estomac. Pleins de juguerias (vendeurs de jus de fruits, salades de fruits et autres boissons), la meilleure pâtisserie que j’ai trouvé au Pérou, un super bon restaurant pour le midi, … Tout pour me plaire.

En pratique :

Trajet Huancayo-Huancavélica (train) : départ 6h30 précise. Aller à la gare en taxi (ce n’est pas la gare proche du centre). Prix en classe buffet : 13 sl. Prix des repas : lomo saltado (7 sl), truite fruite (10 sl), poulet à la parrilla (10 sl), eau à la menthe (1 sl), manzana (1,5 sl). Durée théorique : 6 heures.

Hostel La portada : chambre individuelle sans sdb : 17 sl (négociable). Pas de wifi dans les chambres avec sdb partagée. Pas de serviette de bain fournie. Les sdb sont nettoyées tous les jours mais il y avait des occupants de l’hostel vraiment peu respectueux (crachats sur le sol de la sdb, chasse d’eau non tirée, télévision ou radio à fond dès qu’ils sont levés, …). Pas de planche sur les toilettes. Bons conseils sur les choses à voir aux alentours et comment s’y rendre.

LA patisserie trop bonne : Gourmet, rue toledo. A 1 quadra de la plaza de armas. Les pâtisseries à l’entrée sont à 1 sl, les parts de gâteaux en général à 5 sl, chocolat chaud à 3 sl (pas très bon). Ils font aussi de très bons empanadas (fromage 2 sl ou poulet 3 sl).

LE restaurant : restaurant-café-Pérou. Prendre la rue toledo depuis la plaza de armas et prendre la première à droite (après la rue pleine d’artisans). Menu complet à 8 sl : entrée, soupe, plat, dessert et boisson. Possible de prendre sans la soupe (7 sl). Très, très bon (et beaucoup moins de féculents qu’ailleurs). Son seul défaut : n’être ouvert qu’à midi.

J’ai testé d’autres restaurants mais ils ne méritent vraiment pas d’être mentionnés.

Pour manger sur le pouce, au bout de l’avenue Gamarra, hamburgers à 2 sl.

Pleins de jugueria un peu partout. Dans la rue muñoz, Frutas : un peu plus cher et pas meilleur. Les deux en face, bon marché. Sur la plaza de armas, la petite est pas mal. Los Portales : moins bon (salade de fruit pas très variée, pie de limon pas terrible). Une autre au coin de toledo, pareil aux autres. En bref, il n’y en a pas vraiment une qui sort du lot.

Pour se rendre à la laguna Choclococha : prendre un bus à 4h du matin et descendre au village. Prix : 9 sl. Prenez votre ticket à l’avance. L’agence se trouve en face d’un petit parc avec des statues de chevaux. Pas mal de transports pour revenir.

Mines de Santa Barbara : y aller à pied, le chemin est très joli. Le chemin n’est pas très bien indiqué mais il y a peu d’embranchements. Gratuit. 2 petits panneaux d’explication.

Cerro de Oropesa : monter les escaliers en dur. Durée : 40 minutes si vous êtes bien acclimaté. D’autres touristes rencontrés l’ont fait en 1h30.

Feria le dimanche à Huancavélica, le long de la rivière.

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La Thaïlande en pratique

Voici une série d’infos pratique pour qui voudrait voyager en Thaïlande.

Pour rappel, j’y suis allée avec ma sœur au mois de juillet 2014.

Budget
Pour 27 jours sur place, nous avons dépensé 1000 euros à deux, soit 500€ par personne.
Sachez que si vous partez seul, vous dépenserez plus vu qu’un chambre de deux personnes se partage, certains plats ou desserts aussi, les tuks-tuks, etc…
Notre chambre la plus chère nous a coûté 700 Baht, la moins chère 200 baht. Une moyenne, c’est 300 baht avec ventilo et sdb commune.
Pour les plats, il y a moyen de manger pour 30-50 baht le midi ou le soir. Un fruitshake coûte entre 20 et 40 baht.
Sachez que tous les monuments visités étaient plus chers qu’annoncés dans notre guide donc si vous partez dans un an, sachez que tous les prix auront probablement augmenté. Par exemple, le grand palais à 500 baht au lieu de 350.


Fruits
Les fruits sont super bons et il y en a plein au mois de juillet, pour pas cher. C’était vraiment top. Autant en fruitshake, que achetés sur un étal ou dans le muesli du petit-déj. On trouve des fruits à 20 baht le kilo (bon marché) jusqu’à 40 voire beaucoup plus dans les endroits touristiques. Les durians sont plus chers.

Saison – mousson
On avait assez peur de partir au mois de juillet parce qu’on avait entendu pas mal d’avis différents. Oui, il fait chaud mais excepté Bangkok, on n’en a pas trop souffert. De plus, on s’habitue avec le temps à la chaleur et à la fin, j’ai réussi à m’enrhumer quand il a fait un peu plus frais (28°C).
La pluie nous a très peu embêté. Quand c’était pendant la journée, c’était souvent une fine pluie rafraichissante. En soirée, il y avait parfois une grosse drache, mais cela durait environ 20 minutes, il suffit de s’abriter. Eviter la Thaïlande au mois de juillet, c’est un peu comme éviter la Belgique toute l’année. Ce serait se priver sans raison. Tire la langue

Chiens!
Les seuls vrais soucis rencontrés pendant notre mois l’ont été à cause des chiens errants. A Ayutthaya, nous visitions les temples à vélo et un chien a essayé de mordre ma sœur lorsque nous rentrions à notre guesthouse. Elle a fait un écart et s’est faite renversée par une voiture. Heureusement, tout cela sans gravité. Que des bleus à l’arrivée mais ce n’est pas bon pour le moral.
A la fin de notre séjour, je me suis fait mordre à Hua Hin. De nouveau, on a eu de la chance, morsure très légère (une égratignure) et j’étais vaccinée contre la rage. On a quand même dû aller à l’hôpital pour recevoir une piqure de sérum et des antibiotiques pendant 5 jours (pour les autres maladies qu’il peut transmettre).
Conseil: évitez de marcher le soir seul hors du centre ville (mais là, où j’ai été mordue, on était sur la route principale et il ne faisait pas encore noir). Conseil 2: si vous partez longtemps ou en tour du monde ou que vous voyagez beaucoup, pensez au vaccin contre la rage. Conseil 3: ne regardez jamais un chien dans les yeux et arrêtez de bouger si vous vous retrouvez attaqué.

Déplacements – vive le train
Le train n’a pas bonne presse en Thaïlande. Pourtant, cela a été notre moyen de locomotion préféré. Si vous prenez un train ordinaire en 3e classe, cela ne vous coûtera pratiquement rien. 44 baht pour Bangkok-Aranyaprathet ou Bangkok-Hua Hin. Le train est un peu plus lent que le bus (environ 15%) mais arrive souvent au cœur des villes comme à Ayutthaya, Bangkok, Hua Hin, … Dans le train, on peut lire, observer le paysage, manger et goûter à pleins de douceurs locales vendues par des vendeurs ambulants. J’ai vu de magnifiques paysages dans le train que je n’ai pas pu voir dans le bus. En plus, je trouve le train plus confortable (plus de place pour les jambes). Bref, vive le train pour se déplacer en Thaïlande. Quand cela s’adapte dans votre itinéraire, vous pouvez aussi prendre un train couchette. Les couchettes du haut sont moins chères et vous éloignent des petites bêbêtes qui vivent au sol (cafards pour ne pas les citer). Je précise que dans les trains sans couchettes on n’a jamais vu un cafard. En Thaïlande, certaines personnes nous ont parlé des retards du train. Nous, notre retard le plus long a été de 45 minutes et la plupart du temps, notre train était pile à l’heure. Dernier avantage: vous pouvez avoir vos bagages en vue. On a fait la connaissance d’autres belges qui ont été délestés des objets de valeurs se trouvant dans leurs sacs à dos rangés dans la soute d’un bus.
A Bangkok, le bateau est vraiment génial. C’est pas cher, cela permet d’observer les rives et c’est super frais (avec la vitesse, on a du vent, c’est très rafraichissant).

Temples
Mes petits conseils pour visiter les temples: limitez-vous! On nous l’avait dit donc on a zappé certains temples « classiques » (on n’a pas fait les temples de Lopburi ni de Chiang Mai). On n’a pas du tout regretté parce que trop de temples tue les temples.
Tenue: pour la visite du musée national à Bangkok, j’ai été obligée d’acheter un sarong super moche parce que les femmes ne peuvent pas visiter en pantalon. Donc, mon conseil, achetez une jupe légère (et longue bien sûr) que vous garderez dans votre sac et que vous pourrez sortir chaque fois que nécessaire. J’avais un short convertible en pantalon mais cela ne permet donc pas de rentrer partout.

Frontière vers le Cambodge – Aranyaprathet
On avait lu des horreurs sur cette frontière et son millier d’arnaques. On n’en a pas vu le bout du nez. Peut-être avait-on l’air fauchées, peut-être ont-ils fait le ménage. En tout cas, tout s’est passé sans encombre.

Tourista
Alors, on n’y a pas échappé mais uniquement en fin de séjour, après avoir mangé des fish cake. Mon conseil, ce serait de manger de tout sans se priver, de toute façon, c’est une loterie. On a bu des glaçons, mangé des granités, bu l’eau des carafes dans les street foods, mangé des plats vendus dans le train, … Bref, on n’a pas vraiment suivi les conseils aux voyageurs et globalement, c’était safe. La tourista de la fin, c’est arrivé comme cela aurait pu ne pas arriver, suivi des conseils ou non. Donc, faites-vous plaisir.

Thaïlandais serviables
Quand ma sœur s’est fait renversé et quand on a été attaqué par des chiens, on a toujours eu le secours de Thaïlandais au-delà de la simple attention. Ils n’hésitent pas à s’arrêter et à vous accompagner en voiture pour être sûr que tout va bien pour vous. Même en dehors de ces situations, on a souvent des petites aides comme une dame qui a choisi les fruits pour nous sur un étal pour qu’on ait des fruits mûrs, ou pleins d’autres qui nous ont aidé à communiquer quand le vendeur ne parlait pas un mot d’anglais. Bref, dans ce pays, vous risquez juste d’avoir le moral!

 

Coûts bancaires
Pour tout retrait avec une carte étrangère, il y a une commission de 180baht par retrait qui s’ajoute aux 5€ prélevés habituellement par les banques pour les retraits hors Europe. Cela fait donc environ 10€ de frais par retrait, ce qui n’est pas négligeable. Donc, je conseillerais d’emporter au moins une semaine de cash en euro et de les changer dans une banque (la kasikorn bank offre de bons taux, c’est une employée d’une autre banque thaïlandaise qui nous a conseillé d’aller là).

A Siem Reap (Cambodge), en faisant un petit tour de quelques bureaux de change, on a économisé 15$ donc cela vaut la peine de demander à plusieurs. Pour le reste, cela fait juste partie des coûts, on sait difficilement les éviter.
Sur place, on a toujours tout payé en cash mais plus on monte en gamme dans les hôtels et restaurants, plus je suppose il est possible de payer par carte. Nous, on n’a jamais payé par carte bancaire.

 

Concernant le coup d’Etat, on n’a vu que très peu de militaires. Les seules fois où ils étaient présents, c’était dans le palais royal, le musée national, etc… Bref, comme en Belgique à Laeken.
Par contre, dans les bus (des bus locaux), il y a eu à plusieurs reprises des contrôles mais ces contrôles ne concernaient que les asiatiques. Nous, on ne nous a jamais rien demandé. Dans le bus pour Aranya Prathet, toutes les asiatiques sans passeport ou carte d’identité thaï ont dû descendre à la caserne militaire.

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Hua Hin, cité balnéaire royale

Le trajet en train de Aranya Prathet à Bangkok s’est déroulé comme tous nos autres trajets en train, c’est-à-dire très bien. Nous sommes arrivées le soir à la gare de Hua Lamphong et avons retrouvé la guesthouse « Your place ». En 20 jours de temps, on a pu remarquer qu’ils avaient apporté plusieurs améliorations aux chambres (ajout de miroirs, romans, papier toilette dans les chambres, nouveau ventilateur, …). Définitivement une guesthouse que je vous conseille.

Le lendemain, retour à la gare de Hua Lamphong pour rejoindre Hua Hin, cité balnéaire royale. Ici, il y a des touristes, oui, mais thaïlandais ! On avait peur d’avoir des difficultés à trouver des hébergements bons marchés mais finalement avec 350 baht la chambre triple, on s’en sort pas trop mal. Le premier soir, ma sœur insiste pour manger des crustacés puisque c’est la spécialité de cette ville portuaire. Grave erreur ! Le lendemain, commence une tourista bien corsée.

Alors au lieu de lézarder sur la plage, on a lézardé dans notre chambre à lire nos romans.

Le lendemain, je vais un peu mieux et on décidé d’aller voir les « shop houses », une curiosité à voir. C’est amusant et très kitch. Non seulement ces petites maisons censées reconstituer d’anciens magasins sont originales mais le comportement des thaïlandais et leur manière de se prendre en photo vaut également le détour. Bien évidemment, c’est notre appareil que nous avons oublié.

Pour le retour, on a la brillante idée de vouloir rentrer par la plage. On met un long moment à trouver un accès en passant à travers un resort et puis, on découvre qu’on ne peut pas longer la plage vers le sud à cause de la résidence royale. Demi-tour et retour par le chemin par lequel on était venues. Il y a des chiens errants, alors je remplis mes poches de cailloux et me tiens prête à les éloigner. Arrivées très près du centre de la ville, je vide mes poches ne voyant plus de chiens. Soudain, je marche sur une brindille qui craque en faisant un bruit impressionnant et un chien qui dormait sur le côté se réveille en sursaut réveillant au passage trois autres chiens en aboyant. Rapidement, je me retrouve donc encerclée par 4 gros chiens noirs qui m’arrivent à mi-cuisse. Au début, je tente malencontreusement de les chasser en haussant la voix comme j’ai vu le faire à plusieurs reprises des Thaïlandais. Seulement, ils ne doivent pas comprendre le français et cela n’a pas l’effet escompté. Un des chiens me mord légèrement à la jambe et moi, je me fige les bras repliés en croix contre mon torse n’osant plus bouger. Finalement, une Thaïlandaise s’est arrêtée sur son scooter et a chassé les chiens en leur criant quelque chose. Une autre vieille est également arrivée et c’est à coup de petit geste de la main qu’elle les a fait taire.

Passé l’émotion, je me suis rendue compte de la morsure. Nous sommes rentrées à notre chambre, j’ai désinfecté et après avoir lu sur internet qu’en Thaïlande, un chien sur dix a la rage, c’est à l’hôpital que nous avons été rendre visite. Là, ils m’ont fait une injection de sérum anti-rabique et ont redésinfecté. Comme j’avais fait le vaccin en prévision de mon séjour en Amérique Latine, je n’ai pas dû revenir. J’ai aussi eu droit à 5 jours d’antibiotiques au cas où ces chiens m’auraient transmis quelque chose. A l’hôpital, on s’est rendue compte qu’on ne savait pas comment fonctionnait notre assurance, si on devait payer directement, comment prouver notre affiliation, … Une bonne leçon que j’ai retenue. J’aurais également dû avoir avec moi mon carnet de vaccination complété pour pouvoir donner les dates des injections aux médecins.

Hua Hin fût donc un peu le fail du voyage. Mais il faut bien dire que sans les chiens et la tourista, la plage est une plage de sable fin, l’eau de la mer est chaude, il y a des vendeurs ambulants qui vendent des glaces à la noix de coco délicieuses et le spectacle des (riches) Thaïlandais en vacances est assez amusant.

Notre retour à Bruxelles s’est passé très simplement, en faisant le trajet inverse (train, métro, skytrain jusqu’à l’aéroport et puis avion du retour).

En pratique:

Prix d’un livre d’occasion: 160 baht. La librairie se trouve sur la même rue que le KFC et l’office du tourisme, un peu après celui-ci en direction du sud.

Train de Bangkok à Hua Hin: 44 baht

Chambre triple: 350 baht. Guesthouse The Fat Cat.

Hôpital: 2705 baht pour une injection de sérum antirabique, une désinfection et les médicaments (antibiotiques et médicaments anti-douleurs qui ne m’ont servi à rien).

Retour à l’aéroport de Bangkok: 44 baht jusque Bangkok (gare de Hua Lamphong) puis, 64 baht/pers pour le métro et le skytrain jusqu’à l’aéroport.

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Sukhothai

Après Ayutthaya, nous avons continué vers le nord en nous arrêtant à Sukhothai. SukhSukhothaiothai est divisée en deux villes: l’ancienne et la nouvelle. Les hébergements meilleurs marchés se trouvent dans la nouvelle et un song tar ou (taxi collectif) relie les deux. Nous avons dormi à la Ban Thai Guesthouse. Chambre tout à fait correcte et pas chère. Déco sympa et réception accueillante.

Après une soirée à picorer aux différents stands de street food, nous nous sommes rendues en song tar ou à Old Sukhothai. Impossible de négocier le prix et l’addition est fort salée pour la distance. Il est aussi possible d’y aller à vélo mais, vous comprendrez que vu notre précédente expérience, on était pas très motivées.

Une fois le billet acheté, on a été d’un temple à l’autre à pied. Là, par contre, le vélo n’était pas du tout nécessaire bien que la plupart des touristes soient à vélos. En n’arrivant pas très tôt, on a tout fait avant 15h. Le tout, en prenant notre temps. On a par contre pris l’audioguide et on en a été déçues. C’est la même société qui fait les audioguides d’Ayutthaya et de Sukhothai et il y avait pas mal de répétitions dans les deux dialogues (par exemple par rapport aux explications générales des temples, des bouddhas, …). De manière générale, j’ai trouvé que faire Ayutthaya ET Sukhothai est très redondant mais tout le monde n’a pas forcément cet avis.

Le lendemain, on repartait déjà pour Chiang Mai. En effet, en dehors des temples d’Old Sukhothai, il n’y a vraiment rien à faire et la ville est franchement laide (une ville industrielle en gros).

En pratique:

Trajet Ayutthaya-Sukhothai: prendre le train pour Phitsanulok (direction Chiang Mai) (168 baht/pers en 3e classe). A Phitsanulok, prendre un bus (10 baht/pers) pour la gare routière (la gare des bus). De là, prendre un bus pour Sukhothai (43 baht/pers). Vous arrivez à la gare routière de Sukhothai où une nuée de tuk-tuk vous attend. Ils vous diront tous qu’il n’est pas possible d’aller à pied à Sukhothai et qu’il y a 4 km de distance. Mais une chose que l’on a appris en Thaïlande, ce qu’ils n’ont vraiment pas la même vision des km que nous. A la grosse louche, je dirais qu’il y a MAXIMUM 1,5 km.

Chambre 3 pers à Bang Thai Guesthouse: 200 baht/nuit (250 au départ, négocié pour 2 nuits).

Song tar ou de New à Old Sukhothai: 30 baht/pers soit 60 baht/AR.

Entrée au parc d’Old Sukhothai: 100 baht/pers. Audioguide 150 baht/l’audioguide (prenez une paire d’écouteurs avec vous, il y a deux prises jacks). Il y a une aire de street food dans le parc et les prix sont corrects (portions un peu petites mais ça va).

Trajet Sukhothai-Chiang Mai: Bus de la gare routière de Sukhothai à Chiang Mai: 224 baht/pers. Attention, sur une petite portion, cela tournicote. Prévoyez au choix sacs plastiques ou médicaments (je n’avais que deux comprimés contre le mal des transports et fort heureusement pour la suite, je n’ai pas joué mon jocker lors de ce trajet).

 

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