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Arequipa et le cañon de Colca (super concours à la fin)

CourNous sommes arrivées à Arequipa de grand matin. Après une nuit passée dans le bus, mieux vaut trouver vite un endroit où petit-déjeuner. Pas de chance, on tourne, on tourne et on a bien du mal à trouver quelque chose. La faim nuit à ma bonne humeur ! On finit par trouver un hostel et on mange un cake plutôt mauvais mais qui a l’avantage de remplir nos estomacs. On s’amuse ensuite de la complexité que représente notre commande de deux cappuccinos pour les serveurs. Ils sont trois autour de la machine à la café à la regarder comme si c’était la première fois qu’ils la voyaient.

Santa CatalinaOn démarre ensuite notre unique journée de visite de la ville par le monastère Santa Catalina mainte et mainte fois recommandé par tous les guides possibles et imaginables. Et en effet, ce monastère est très impressionnant. On y découvre les chambres des sœurs, leurs cuisines, des objets leur ayant appartenu et toute cette « ville dans la ville ».

Une des cellules les plus luxueuses

Une des cellules les plus luxueuses

Ces sœurs vivaient en totale séparation du monde et ne pouvaient parler qu’à leurs proches qu’en présence de la mère et derrière deux grilles. Un monde étrange mais très beau et très calme.Puit

Après cette longue visite, direction le marché pour manger sur le pouce et faire goûter à ma maman humitas et tamales (maïs moulu et cuit dans une feuille).

ArbreDans l’après-midi, on va visiter le musée Santa Teresa, un musée sur les arts religieux. Le musée est installé lui aussi dans un monastère où les sœurs vivent en totale réclusion encore aujourd’hui. La visite est guidée par une étudiante et durant 2 heures, elle attire notre attention sur pleins de détails et moi qui n’y connais rien, j’apprends plein de choses.

C'est derrière cette grille que les sœurs du monastère Santa Teresa écoutent la messe.

C’est derrière cette grille que les sœurs du monastère Santa Teresa écoutent la messe.

Après cela, on prépare notre excursion au canyon de Colca. On fait le plein de cartes à Auto Colca le bureau de renseignement sur le canyon de Coca. Par contre, ni l’office de tourisme ni Auto Colca ne peut nous donner les horaires des bus. C’est donc au terminal terrestre que l’on doit se rendre pour les avoir.Vers San JuanLe lendemain, départ pas trop matinal à 9h15. C’était cela ou 5h du matin. On a préféré dormir. Peut-être un peu à tort. En chemin, on se rend compte que l’on va mettre bien 6h pleines à rejoindre Cabanaconde et que cela va être juste pour marcher jusqu’à San Juan avant la tombée de la nuit. On demande donc à être déposées un peu avant, au mirador San Miguel. Sage décision puisque l’on gagne probablement une demi-heure et démarre directement avec la vue sur le canyon. On descend à un rythme très soutenu, pressées par l’arrivée de la nuit et le tonnerre qui gronde nous faisant craindre une grosse averse. Après 1h45, on atteint le pont où on fait une pause indispensable.

GloriaEnsuite, on rencontre Gloria venue à notre rencontre. Elle a dû repérer de loin ma veste de pluie verte fluo. Elle nous indique un raccourci permettant d’atteindre San Juan en 10 minutes au lieu des 40 par la route. On la suit et comme sa petite maison d’hôtes est sympa, c’est chez elle que l’on dort. Hébergement simple, lumière à la bougie, mais très bonne nourriture et prix riquiquis.

Pont

Après un bon petit-déjeuner (préférez les pancakes plutôt que les œufs!), on démarre avant les autres marcheurs venus avec une agence et on rejoint Corsnirhua après une belle montée (heureusement, pas trop longue). Ensuite, on marche avec peu de dénivelé ce jour-là, quelques faux plats en feront une journée de rando assez agréable. On arrive vers 14h à Llahuar, notre seconde étape où nous attendent des bains chauds. Deux petites piscines à côté du torrent alimentées par une eau suffisamment chaude pour qu’on ait envie d’y rester. Là aussi, on mange bien (truite fraîchement pêchée s’il vous plait!).

CathédraleDernier jour dans le Colca, on est à nouveau pressées par un impératif : le bus de 11h30 à Cabanaconde que l’on pensait être à 11h00. A 6h00 petit-déj, 6h30, on marche déjà. Rapidement, on croise le rio Colca où l’on peut voir un geyser et on entame la montée. Les zig-zags les plus durs vous font monter beaucoup de dénivelé et nous prennent une heure. Ils sont suivis d’un petit plat, de la traversée d’un petit pont et encore un belle montée dont on ne voit pas la fin. Arrivées en haut, on voit l’heure qui tourne, on sait qu’on ne peut pas se permettre de ralentir le rythme même si nos jambes n’ont plus trop d’énergie. On arrive finalement à 10h50 sur la plaza de Armas d’où partent les bus. On voit alors qu’il nous reste une grosse demi-heure avant son départ : ouf !

Arrivées à Arequipa, ma mère peut visiter la Cathédrale (ouverte jusqu’à 19h d’où le bus de 11h30). C’est beau certes, mais je ne suis pas certaine que cela vaille la peine de cavaler autant (elle en était contente).

Une nuit de sommeil avant de rejoindre Llachon, petit village situé sur la presqu’île de Capachica sur le lac Titicaca. Llachon où nous attendent enfin le calme et le repos.

Attention: grand concours (rien à gagner à la clé, si c’est pas génial!)

La question est simple: qu’est-ce que c’est? Il y aura deux gagnants: celui qui a la bonne réponse et celui qui donne la plus drôle!

ConcourPS: Toutes les photos sont de ma maman

En pratique (1€ = ~3 sl)

Bus de nuit Cusco-Arequipa. Compagnie Flores. 50 sl. TAME (taxe terminal terrestre) : 1,3 sl. Départ 20h30, arrivée 7h30. Pour rejoindre la plaza de armas d’Arequipa, prendre un collectivo « Cayma » à 0,8 sl par personne.

Hostel : Casa Jerusalen, 3e ou 4e bloc. Chambre double avec sdb partagée : 50 sl. Petit déjeuner non-compris : 7 sl. Eau chaude. Serviettes de bain fournies. On a eu affaire à un homme un peu spécial à la réception mais on y a très bien dormi.

Monasterio Santa Catalina : entrée 40 sl/personne. Pas de réductions. Possibilité de faire une visite guidée (1h). Sans visite guidée, dure environ 2h.

Musée Santa Teresa : entrée adulte 20 sl/ étudiant 10 sl. Visite guidée faite par un étudiant. Dure environ 1h30. Pourboire nécessaire.

Bus Arequipa – Cabanaconde. Compagnie Andalucia. Prix : 17 sl. Tame terrapuerto : 1,5 sl. Départ : 9h15. Autres compagnies : Milagros (3.3 AM et 14 PM) et Reyna (1 AM et 11 AM). Durée : 6h. Pour les horaires de bus, ni l’office de tourisme ni auto colca n’ont les bons horaires. A vérifier au terminal.

Entrée canyon de colca : 70 sl/personne. Pas de réductions. Peut s’acheter à Auto colca (rue puente Grau, n°116). Là, vous pouvez aussi trouver des cartes et informations. On n’a jamais été contrôlés, vous pouvez aussi l’acheter sur place.

Hostel chez Gloria à San Juan (de Chuccho). 10 sl/personne. 10 sl/repas du soir. 5 sl/petit déjeuner. Simple mais correct. Douche solaire donc chaude uniquement lorsqu’il fait beau. Pas de lumière mais bougie.

Trajet de San Juan à Llahuar : passer par les villages de Corsnirhua, Malata et Paclla. Pas besoin de cartes, demandez le matin même par où aller et vous on redira le chemin.

Hostel à Llahuar (avec bains thermaux). 20 sl/pers. Inclus l’entrée aux bains. 10 sl/repas du soir. 8 sl/petit déjeuner (à partir de 6h). Happy hour : 2 pisco sour pour 18 sl.

L’eau est très chère dans le canyon (par exemple 12 sl pour 2L au lieu de 2 sl). Par contre, il est possible de remplir sa gourde dans les hostels à condition d’avoir des pastilles purificatrices (14 sl la tablette de 25 micropur pour 1L chacun).

Bus Cabanaconde – Arequipa. Compagnie Milagros. Pas de tame. Prix : 17 sl. Départ : 11h30. (il y en a un autre à 14h)

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Huaraz et alentours: le trek Akilpo-Ishinca

Après avoir fait le trek de Santa Cruz, j’avais encore envie de faire un trek. Seulement, en basse saison, il n’y a pas énormément de treks organisés par les agences. De plus, j’étais grandement tentée à l’idée de partir à l’aventure, sac au dos.

Et justement, à mon retour du trek, j’ai rencontré un couple qui venait d’effectuer le trek Akilpo Ishinca. On leur a donc demandé comment cela s’était passé, quel matériel ils avaient, … Katherine, qui partageait le même dortoir que moi, a décidé de se lancer aussi dans l’aventure et on a affiché un mot sur le frigo de l’hostel pour recruter d’autres aventuriers.

Finalement, Elie, un français qui avait fait le Santa Cruz avec moi, a décidé de se joindre à nous. Après avoir dévalisé le rayon nouilles instantanées du supermarché et loué notre matériel, nous sommes partis en bus.

Une fois au village de Honcopampa, différents paysans nous ont indiqué le chemin sans quoi on ne l’aurait probablement pas trouvé. Au début, nos sacs chargés de nourriture, de la tente, de sac de couchage et de matelas nous pesaient beaucoup. Mais on s’habitue à tout!

P1040881Heureusement, le premier jour, nous avons commencé en douceur avec seulement de petites montées longeant la rivière dans une forêt de Quinua, des arbres qui perdent leur écorce fine comme du papier. Une fois sortis de la forêt, on a mangé notre premier lunch.

La vallée Akilpo

La vallée Akilpo

Ensuite, on a continué notre cheminement vers le fond de la vallée. Plusieurs petits ponts à passer qui nous ont permis de rejouer encore et encore la scène de Gandalf: Vous ne passerez pas! Cette première journée s’est achevée par une montée d’environ 1h pour rejoindre la lagune. Objectif du jour atteint: on a tous trouvé deux bâtons de marche pour nous aider pour le lendemain.

DSCN1504Arrivés en haut, je me suis rendue compte que l’on allait devoir dormir sur un lit de caillou. La lagune est en effet au pied d’un glacier et ce n’était pas l’étendue herbeuse que j’imaginais naïvement qui nous attendait. On a cependant trouvé sur la plage entourant la lagune un coin moins pierreux où nous avons planté la tente. Après quelques parties de cartes, on s’est endormis au son des bruits du glacier.

DSCN15175h00, le réveil est matinal mais c’est pour une bonne raison: on veut arriver au col lorsque la neige est encore gelée. 7h00: après un bon petit déjeuner, tout est empaqueté, on commence à chercher le chemin. Seulement, il y a un hic. On comptait sur le temps habituel en montagne: grand soleil le matin et pluie l’après-midi. Mais ce matin-là, nous sommes en plein dans un nuage et on ne voit pas à 10 mètre. On ne sait pas d’où part le chemin ni où est le col! Cela commence mal. On marche en direction de ce qu’on espère être le col. Cependant, après 1h, on se retrouve en fait pratiquement à notre point de départ. On dépose alors nos sacs et on cherche alors plus rapidement des kerns. A cette heure-là, le temps est un peu plus clair et on finit par entamer la montée avec 1h de retard. Celle-ci nous prend 2h.

P10409002 heures qui se terminent par le passage du col enneigé. Là où je passe, j’ai parfois de la neige jusqu’au dessus du genoux et deux fois, je me coince le pied sous un rocher. Sensations garanties. Bon, le col n’est pas grand et si on avait été plus malins, on serait passés sur le côté là où il y avait moins de neige.

P1040904On pense avoir fini le plus difficile. Et bien non! La descente sur la moraine est terrible. Chaque fois que l’on fait un pas, le sol se dérobe sous nos pieds. On est très contents d’avoir des bâtons de marche pour nous aider dans la descente. J’ai cependant cassé un des miens dans la traversée du col. On avance très lentement et chaque fois que l’on pense « y être bientôt » c’est encore bien des difficultés qui nous attendent. On prendra en tout 4heures pour faire cette maudite descente. Le plus difficile est qu’il n’y a aucun chemin et pas plus de kerns. Une fois le refuge en vue, on pensait être tiré d’affaire mais ne sachant pas par où passer, on a dû parfois faire demi-tour face à une voie impraticable.

DSCN1536Bref, à 14h, on l’atteint et on est heureux de s’abriter dans un abri à l’arrière. Nous sommes en effet en basse saison et le refuge est fermé.

Heureusement, les vues sont époustouflantes!

Heureusement, les vues sont époustouflantes!

Dans l’appentis, on décide de faire un feu là où nos prédécesseurs l’ont fait. L’humidité n’est pas de cet avis et on utilise à fond nos briquets pour réussir tant on a envie de la chaleur des flammes. On crame un premier briquet (vive la qualité péruvienne) et au lieu de s’arrêter là, on fait de même avec le second. On se retrouve donc sans moyen d’allumer notre réchaud. Champion! Heureusement, avant de tenter ce feu, on l’avait allumé et on mange alors ce qui sera notre dernier repas chaud.

Dernier jour, on se réveille sous une tente gelée. On plie bagage assez rapidement pressés de rentrer. On prend 3heures pour rejoindre les premières maisons mais comme aucun moyen de transport ne semble sur le point de partir, on avance sur la route et c’est finalement près de 5h de marche que l’on fait ce jour-là, arrivant pas loin de Paltay. Sur la route, un taxi nous prend et nous emmène même jusqu’à Huaraz. On est de retour et c’est à la Brasa Roja que l’on va fêter ce succès.

En pratique :

Prendre un combi qui va vers le Nord (direction Carhuaz) et demander à être déposé à Tarica (2,5 sl). De là, prendre une collectivo (taxi) pour Honcopampa (7 sl). De Honcopampa, juste demander son chemin pour la Quebrada Akilpo. Le chemin démarre sur la droite de la vallée et commence par monter. Ne vous inquiéter pas si le chemin est barré par des pierres et des troncs, c’est pour empêcher les animaux de s’enfuir par là.

Le chemin dans la vallée Akilpo est très simple à suivre. Possible de dormir à côté de la lagune, à condition de trouver un endroit sans trop de pierres.

Pour passer le col, continuer le long de la lagune jusqu’au bout de la « plage » puis monter jusqu’au col en suivant des kerns. Au col, possible qu’il y ait de la neige. Mieux vaut monter un peu et contourner la neige.

Descente assez compliquée, pas vraiment de conseils à vous donner si ce n’est de prendre des bâtons (indispensables). Le refuge est fermé en basse saison, mais un appentis à l’arrière permet de s’abriter.

Le dernier jour, le chemin est très facile et ne fait presque que descendre. Compter trois bonnes heures pour arriver à la route carrossable (premier village Huillac) et 5 heures jusqu’à Paltay (collectivos jusqu’à Huaraz : 2 sl). Possible qu’en chemin, vous trouviez un taxi comme ce fût notre cas. On a payé 6 sl jusqu’à Huaraz.

Location équipement : Tente 4 personnes Marmot : 32 sl/jour, sac de couchage Mammut (très bons) 8 sl/pers/jour, Matelas 3 sl/pers/jour, Matériel de cuisine 10 sl/jour. Achat bouteille de gaz : 18 sl. Au total, on a payé 73 sl/pers pour les trois jours (réduction de 10%). Agence : Andean Kingdom : bons conseils et très bon matériel. Ils font aussi de l’ice climbing.

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Chiclayo

Arriver à Chiclayo depuis Cajamarca, c’est l’assurance de se prendre une bonne grosse claque dans la gueule. Autant Cajamarca est jolie, calme et pleine de petits restos et cafés sympas, autant Chiclayo est assez laide, bruyante et il est difficile d’y trouver un lieu sympa sans s’arracher la peau des fesses.

Ici, les taxis klaxonnent à chaque piéton pour signifier qu’ils sont libres (et il y en a des gens à Chiclayo). Les voitures klaxonnent chaque piéton qui aurait la stupide idée de vouloir traverser : ici la route est aux voitures, tant pis si tu veux te rendre de l’autre côté. Ajoutez à cela, des chiens qui se prennent pour des loups, des agents de police qui ont énormément de souffle pour leur sifflet et des vendeurs de rue qui non contents de hurler le nombre de citrons qu’ils vendent pour 1 sl, ont fait l’acquisition d’un haut parleur pour que toute la ville soit au courant. Même le camion poubelle ajoute sa petite musique à tout ce tintamarre. Oui, cette ville est fatigante.

Pourquoi me direz-vous me suis-je donc rendue dans cette ville qui semble si terrible ? Parce que celle-ci a la bonne idée d’être entourée de sites archéologiques grandioses et de musées extrêmement bien faits (oui, les conservateurs de musée européens peuvent être jaloux).

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J’ai heureusement trouvé un hostel où j’avais accès à une cuisine. Bien que minuscule et très mal équipée, elle m’a quand même permis de me préparer des guacamoles et des mangues, ce qui fait mon bonheur.

Le premier jour de visites, je vais en compagnie de Nicholas, un Allemand, à Ferreñafe pour voir le musée national Sicán. Ce musée explique comment vivaient la civilisation Sicán ou Lambayeque, civilisation postérieure aux Moches. Dans ce musée, on apprend comment ils travaillaient l’or, la céramique ou le bronze et l’on peut y voir des couronnes, bijoux, étendards et autres objets créés par cette civilisation.

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Après cette plutôt longue visite, on revient à Chiclayo pour prendre un collectivo pour le site de Sípan et son musée. Oui, Sipan et pas Sican. Cette fois-ci, ces pyramides ont été créées par les Mochicas (ou Moches, c’est plus drôle). Vous suivez ? Là, on peu voir trois pyramides qui ont été progressivement érodées par les éléments. Il faut bien l’avouer, elles ressemblent aujourd’hui à un tas de boue. La troisième, la plus petite, est en fait un tombeau où différentes tombes ont été retrouvées. On y voit le travail des archéologues. A côté du site archéologique, il y a également un assez bon musée où l’on peut voir ce qui a été retrouvé dans plusieurs tombes : squelettes mais aussi céramiques et de nombreux bijoux.

Le "tas de boue"

Le « tas de boue »

Une chose qui change des musées européens est qu’ici les céramiques ont très bien résisté au temps et on ne voit pas de petits bouts d’amphores mais bien la totalité de la pièce. De plus, ils avaient nettement plus de créativité et les bouteilles sont souvent décorées de dieux anthropomorphes assez rigolos.

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Pour ne pas enchainer deux grosses journées de musées, je passe une journée à trainasser à Chiclayo. Vous l’aurez compris avec mon introduction, ce n’est pas vraiment la ville rêvée pour se reposer. Cependant, j’ai ainsi pris mon temps pour me perdre dans le dédale que constitue le marché Modelo. C’est un marché extérieur mais dont les étals sont partiellement recouvert de toits de fortunes. On y trouve de tout et chaque fois que je tournais à un coin, je me retrouvais face à de nouveaux produits. Il est cependant assez oppressant. Dans l’après-midi, j’ai décidé de partir à la recherche de l’unique bon glacier de la ville, enfin, ce qui semble être l’unique. J’ai donc marche une quinzaine de minutes pour me rendre dans un grand centre commercial où se situe le fameux comptoir. Mais le jeu en vaut la chandelle, cette glace me laisse un souvenir inoubliable.

Ce soir-là, j’ai fait du Couchsurfing. Enfin, pas exactement. En fait, j’ai passé la soirée en compagnie de Livi, une couchsurfeuse. On a discuté de pleins de choses et notamment de la ville, de ses nombreux voyages au Pérou, … Elle m’a également montré des coins de Chiclayo que je n’avais encore pas vu (sans cependant me faire changer d’avis sur la ville).

Après cette journée de repos, je me rends à Lambayeque pour voir le musée Tumbes Reales (ou musée du Señor Sípan) et le musée Brüning. Le premier est un musée récent et très bien fait qui vous détaille les découvertes des archéologues faites à Sipan. On y a apprend aussi beaucoup sur leurs techniques, ce qui est passionnant. Je n’en reviens pas qu’ils aient pu avoir une telle patience pour reconstituer ce qu’ils ont trouvé. Le musée Brüning est nettement plus court et après une salle sur la découverte de la Sacerdotisa, il y a différents étages qui détaillent les diverses civilisations qui se sont succédées.

En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€):

Bus de Cajamarca à Chiclayo : Compagnie Linéa : 25 sl. Départ à 10h45. Durée : 6 heures.

Hostel San Lucas : 412 Rue Elias Aguirre. 25 sl/chambre simple avec sdb privée. Cuisine à disposition mais pas tout le temps. Internet relativement ok. Eau chaude, serviette de bain sur demande, papier toilette. Fort calme excepté un putain de chien qui se prenait pour un loup (et pendant la nuit, sinon, ce n’est pas marrant).

Se rendre à Sipan (pour voir la pyramide où a été retrouvé le señor de Sipan ainsi que le musée) : collectivo (mini-bus) à prendre au terminal Epsel, avenue Augusto Leguia. Prix : 3 sl. Durée : 1 heure.

Se rendre à Ferreñafe (pour voir le musée national Sicán) : collectivo (combi) à prendre dans une rue perpendiculaire à l’avenue Sáenz Peña. Prix : 2 – 2,5 sl. Durée : 30 minutes.

Se rendre à Lambayeque (pour voir le musée Tumbes Reales de Sipan et le musée Bruning) : collectivo (taxi) à prendre dans la rue San José (entre la rue San Martin et l’av. Angamos). Prix : 1,5 sl. Durée : 20 minutes.

Comme partout au Pérou, très bon office du tourisme : iPérou. Pas de chance pour moi, le jour où je venais y chercher des informations, ils étaient justement en train de déménager. Heureusement, j’ai alpagué un gentil employé qui m’a renseigné dans la rue et avec le sourire !

Glace Hoppy : deux boules, 8 sl. Dans le centre commercial Real Plaza (avenue Bolognezi). Goûtez la glace au brownie. L’occasion d’aller vous renseigner sur les prix des différentes compagnies de bus puisque tout près se trouve Cruz del Sur, Civa, America Express et Linéa.

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Cajamarca

Après Leymebamba, j’ai pris le bus pour Cajamarca. J’ai fait ce choix malgré les avertissements que l’on m’avait donnés. Le matin du départ, tout le monde ne parle que d’éboulements. Il a plu toute la nuit, la pire des situations qui pouvait arriver. Fataliste, j’attends le bus.

Après pas plus d’une demi-heure de trajet, la route est en effet coupée par un éboulement. On attend qu’une machine vienne depuis Leymebamba pour déblayer la route. Finalement, en tout, cet incident ne nous aura fait patienter que 40 minutes. De plus, la totalité de la route est asphaltée. Et manifestement, les chauffeurs ont eu à coeur d’arriver à l’heure à Cajamarca. Résultat, pour le reste du voyage, une pause pipi très, très courte et pas de pause pour manger. Heureusement, la veille, j’avais eu un repas tellement copieux que j’avais demandé à emporter les restes.

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J’arrive donc à vers 17h30 en ville. J’ai tenté pour la première fois de ce voyage le couchsurfing et je dois appeler un ami du Couchsurfeur pour qu’il me donne la clé. C’est la troisième fois que je tente de le joindre dans des cabines publiques et il ne répond pas. Je me mets donc à la recherche d’un hostel sans avoir la moindre idée d’où aller. Je demande où est la direction de la plaza de armas et marche vers celle-ci en espérant trouver mon bonheur. Après une bonne demi-heure de recherche, j’ouvre finalement mon Lonely (j’avais la flemme de le sortir de mon sac). L’hostel qui me semble le plus adapté se trouve sur la plaza de armas. Comme quoi, mon intuition de départ n’était vraiment pas mauvaise. Ce soir-là, je me ballade un peu dans la ville qui est bien sympathique.

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Le lendemain, un dimanche, je pars à la découverte de la ville, de ses églises et musées, après être passées chercher des renseignements à l’office du tourisme. Le matin, je visite le complexe Belén (qui n’est pas exceptionnel en soi) et l’église San Francisco. L’après-midi, je vais voir le complexe de la Recoleta dont je n’ai trouvé que l’église. Pas grand chose de spécial.

On n'est jamais trop sûrs!

On n’est jamais trop sûrs!

.Après, en retournant à la plaza de armas pour rejoindre le mirador Santo Apolonia, je vois dans les rues, des jeunes, certains déguisés, se déplacer bruyamment et lancer quelques bombes à eau. Je demande à deux femmes ce qui se passe et elles me disent que c’est le carnaval qui démarre. Le carnaval de Cajarmaca est en effet un des plus réputé du Pérou mais il n’est supposé commencer officiellement cette année que fin janvier avec comme dates principales le 14-15 et 16 février. Apparemment, ces jeunes ont décidé de ne pas attendre. J’arrive à la place d’armes et les vois affluer. Les policiers, présents en grand nombre, bloquent l’accès et ne les laissent passer qu’un par un après les avoir fouillés ! Je vois donc les enfants vider leurs poches et en faire tomber des bonbons. Drôle de scène. Le long d’un mur, sont également présents les forces spéciales de police avec casque, bouclier anti-émeute et gilet pare-balle. C’est vrai qu’ils ont en face d’eux de dangereux délinquants armés de fusils et de bombes ! A eau !

Vue depuis le Mirador

Vue depuis le Mirador

Nous sommes mouillés cet après-midi tant par la pluie que par les petits diablotins. A un moment, je me décide à aller voir l’intérieur de la Cathédrale attenante à la place. Soudain, je me retrouve devant un adolescent qui tient un sac de bombes à eau. Je l’implore d’un « non, non » et celui-ci, me répond, « non pas toi ». Je comprends cela comme un « non, pas une touriste ». Je marche donc d’un pas rapide pour rejoindre la cathédrale et sens exploser dans mon dos une bombe. Petit farceur !

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Le lendemain, je fais jouer la concurrence pour prendre le tour le moins cher pour Cumbe Mayo. Tous les tours font de toute façon la même chose, pas besoin de payer plus. L’unique alternative pour s’y rendre est de marcher et, j’étais encore un peu trop refroidie par mon expérience canine de Chachapoyas (je vous rassure, je ne suis pas complètement traumatisée par les chiens même si j’en parle tout le temps).P1030689

Cumbe Mayo est très impressionnant. Il est composé d’une partie naturelle, un château de pierre sculpté par le vent et les éléments mais également par une partie culturelle, des aqueducs construits par les Cajamarquiens. Les deux me plaisent tout autant. Les explications du guide cependant m’ennuient à la force de l’entendre nous décrire les différentes roches comme un iguane, une main ouverte, un chien, un éléphant, une main fermée, un cheval, une main de profil, … Je ne peux cacher mon rire sarcastique.

Et vous, vous voyez quoi?

Et vous, vous voyez quoi?

Ce jour-là, alors que nous sommes en plein dans les vacances des péruviens, je suis la seule étrangère du mini-bus et l’annonce du mon pays d’origine, la Belgique, est applaudie par les participants. Après cette journée, je fais aussi partie de pas mal d’albums souvenirs de péruviens. Une photo avec une belge, cela ne se refuse pas !

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Le lendemain, je me rends en collectivo aux ventanillas d’Otuzco. Le site est petit bien qu’intéressant et après en avoir vite fait le tour, je profite du calme de ce lieu, un cimetière à vrai dire, pour y lire au soleil.

P1030765Je me rends cet après-midi aux Baños del Inca, là où Atahualpa lui-même allait se baigner. Vous y avez le choix entre une piscine ou des jaccuzis privés par tranche de 20 minutes. J’ai choisi la piscine, celle-ci étant à ciel ouvert. Je n’y ai rien trouvé d’intéressant excepté l’eau chaude. Les « vrais » bains sont eux à l’extérieur mais interdit d’y entrer (je pense de toute façon qu’on y cuirait).

P1030770Après une dernière soirée à écouter un groupe de musiciens jouer sur la Plaza de Armas, je quitte mon hostel direction Chiclayo.

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En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€)

Bus de Leymebamba à Cajamarca : 30 sl. Durée : 9 heures. Départ : 8h10 ou 22h.Snack et boisson à Celendin. Compagnie Virgen del Carmen.

Hostel Plaza : directement sur la Plaza de armas. Personnel pas très sympathique. 20S/chambre individuelle, sdb partagée. Serviette de bain et papier toilette à disposition. Eau chaude uniquement le matin entre 7h30 et 9h30.

Où manger une très bonne glace ? A la heladeria holanda. Il y en a une sur la Plaza de Armas et une autre dans l’avenue Puga, sur la droite en direction de la Recoleta.

manger vraiment pas cher ? Toujours dans l’avenue Puga, il y a un vendeur de hamburgueur à 1 sl sur la gauche en venant de la Plaza de Armas. Sinon, il y a un autre snack rue 2 de Mayo, très près de la Plaza de Armas, sur la droite.

Pas trouvé de petit café sympa. Seulement testé le café Oasis où j’ai bu un très mauvais chocolat chaud (4sl).

Tour à Cumbe Mayo. Pleins d’agences autour de la Plaza de Armas. Négocié à 15 sl (prix de départ 25) comprend l’entrée au site (5sl/2sl étudiant).

Collectivo pour les Ventanillas de Otuzco : Entrée 5 sl/2sl étudiant.

Collectivo pour los Baños del Inca : 0,8 sl. Entrée à la piscine : 3 sl. Les collectivos se prennent au coin de l’avenue Mario Urteaga et Dos de Mayo.

Iperu : près de la Plaza de Armas, dans la rue Del Batan. Très bons conseils et cartes !

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