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Cafayate

QuebradaCafayate, c’est le village qui va grandement améliorer l’opinion que j’ai de l’Argentine. Parce que jusqu’ici le Nord-Ouest Argentin m’a plutôt déplu. Avant de m’y rendre, je ne savais pas trop ce que l’on pouvait y faire. Juste que l’on peut y déguster du vin. Cela tombe mal, je n’en bois pas.

La rando des cascades

cascadeDès mon premier jour cependant, grâce aux bons conseils d’un Coréen, je marche jusqu’aux cascades. Je ne sais pas à quoi m’attendre et suis juste contente de marcher. Après une première partie bien ennuyeuse sur une route sablonneuse, j’atteins le « début » de la rando. On me conseille de prendre un guide et bien sûr, je n’en fais qu’à ma tête et pars toute seule.

cactusAu début, je suis un peu la rivière, un peu les gens devant. Quand ceux-ci se font plus rare, je me transforme à nouveau en trappeuse et suit ce que je prends pour des traces au sol. Je suis peut-être un troupeau de chèvre mais peu importe, puisque je ne me perds pas.

cascade 2La marche n’est pas une petite randonnée tranquille mais est agrémentée de nombreux rochers à escalader. Parfois, la nature a mis sur notre route des obstacles, éboulements, rocs, cascades, … et à nous de trouver notre chemin. C’est amusant mais surtout très joli. L’eau descendant en cascade des hauteurs produit un son que j’adore. Les cactus, les chèvres (j’en croise vraiment), le soleil, tout est idyllique. Plusieurs fois, c’est assez aventureux mais je n’en suis que plus fière une fois l’obstacle passé. Arrivés au bout avec deux couples d’Argentin, on savoure le moment avant de rentrer au village. En chemin, on croise un groupe de six Anglais… accompagnés d’un guide.

rocher

Las cabras de Cafayate

chèvresLe lendemain, je vais visiter un élevage de chèvres qui produit du fromage. Pour l’anecdote, ils ont créé cet élevage pour fertiliser les vignes avec leurs déjections. Les chèvres se reproduisant, les propriétaires ont décidé de se lancer dans cette aventure. Aujourd’hui, les propriétaires des vignes et des chèvres continuent ces deux aventures en symbiose. Les chèvres mangent le résidu de la presse des raisins (peau et pépins) qui leur apportent vitamines et pleins de bonnes chose et leurs excréments servent à amender la terre. Et la boucle est bouclée !

Musée du vin et de la vigne

Cafayate, c’est le royaume du vin. Bien que ne buvant pas de vin, j’ai quand même été visiter le musée du vin et de la vigne récemment ouvert. Un musée très (trop) moderne et assez complet. Même si j’aime beaucoup les muséographies modernes, je trouve qu’ici ils ont poussé le bouchon un peu trop loin. Intéressant tout de même.

La Quebrada de las Conchas

vélosCafayate, c’est aussi et surtout la Quebrada de las Conchas. J’ai déjà pu entrapercevoir cette vallée sur la route me menant de Salta à la ville. C’est un pur miracle de la nature. Tout le long, on peut s’arrêter pour de nombreux points de vue ou chefs-d’œuvre d’architecture naturelle. Si la plupart des touristes la visite en voiture qu’elle soit louée ou menée par une agence, Clara et Ellen, deux voyageuses du Minessota et moi, on a décidé de le faire à vélo. Il y a trois loueurs de vélo dans la ville et Ellen et moi, on a bien sûr choisi le moins cher. Nos cuisses nous en ont un peu voulu dans les montées.

Garganta del diabloLa solution la plus simple et la plus agréable, c’est de prendre le bus jusqu’à la Garganta del Diablo et de revenir à bicyclette ! On a pris notre temps, toute la journée basiquement et on a profité de cette beauté incroyable.

obelisco50 km ponctués d’arrêts pour mieux apprécier les étrangetés forgées par le vent, la pluie, les mouvements de la croute terrestre. Vu que toutes les trois, cela faisait longtemps qu’on avait plus de fait de vélo, je ne vous dis pas comme à la fin de la journée « on avait mal occupé notre jeunesse ». Comprenne qui pourra.

Et pour éliminer

Autre spécificité de Cafayate et qui devrait définitivement vous convaincre que c’est LE lieu à visiter en Argentine, c’est qu’il y a beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup de glaciers. Oui. Des glaciers. Je n’en ai testé que deux, le deuxième m’ayant beaucoup plu, j’y suis restée fidèle.

Un hostel sympa

Cerise sur le gâteau, ou base solide d’un bon séjour, c’est selon, l’hostel où je logeais était « buena onda ». La buena onda, c’est la bonne ambiance, l’hospitalité, la générosité, une notion aux contours flous mais pourtant concrète.

Célébration du 1er août à la Pachamama

La Terre a faim!

La Terre a faim!

La samedi 1er août, nous nous sommes tous rendus à San Antonio pour la célébration annuelle à la Pachamama (la mère terre). Une fois par an, les habitants creusent un trou et offrent à la terre de nombreuses offrandes : vin, pommes de terre, cigarettes, feuilles de coca et même un gâteau entier. C’est qu’il faut être généreux avec la terre qui nous offre tant.

floreriaIl y a également eu une floreria. On a cousu des « fleurs » faites en laines aux oreilles d’un troupeau de moutons avant de marier un couple choisi parmi ceux-ci. Symboliquement un parrain et une marraine ont été choisi dans l’assemblée. Une fois le mariage célébré, la foule a été aspergée de talc à la grande joie des enfants (et des moins grands).

laine coloréeCette cérémonie s’est bien sûr accompagnée de nourriture traditionnelle comme le locro, soupe à base de maïs. J’ai aussi pu goûté au dulce de Cayote. C’est une sorte de confiture d’un fruit local. C’est forcément très sucré et si là, cela se mange tout seul, j’ai préféré le manger avec du pain. Après plusieurs heures, on a terminé d’offrir le festin à la terre et tout en chants, le trou a été rebouché.

PachamamaEnsuite, un groupe de musiciens a joué et quelques courageux se sont essayés aux danses traditionnelles. Pour finir, un concours était organisé. Un groupe de huit femmes du village affrontaient huit femmes « venues d’ailleurs », chaque groupe tenait un arc formé de tiges de canne. Les deux groupes se sont approchés lentement et arrivés à un certain point, il nous fallait empoigner l’arc de l’autre groupe et l’attirer au-delà d’une certaine limite. Si au début, on y allait mollo, les femmes en face étaient bien décidées à gagner et n’y sont pas allées de main morte. Devant une telle énergie, on a laissé tomber toute retenue et on a même gagné ! Du vin et du soda, parfait pour célébrer l’anniversaire d’Angel ce soir-là avec un asado.asado

Ne manquait plus à ce voyage qu’un peu de stop

Taffi del ValleQuoi de plus parfait pour rejoindre Tucuman que de le faire en stop ? Avec Clara avec qui j’ai parcouru la Quebrada, on a décidé de le faire a dedo. On quitte Cafayate dans la voiture d’un vigneron qui produit les Burbujas de Altura. Il nous laisse au croisement avec la route menant à Amaicha. Rapidement, une voiture nous y amène, nous laissant à la pompe à essence et faisant ainsi un détour pour qu’on ait plus de chance. On y a passe quand même près de deux heures à attendre la voiture qui nous mènera à Taffi del Valle. Vu qu’on a du temps, je laisse mon nouveau mate à sécher pour éviter qu’il ne pourrisse. Une fois que la voiture d’Alberto, un artisan s’arrête pour nous y déposer, on se précipite et j’oublie mon premier mate dans lequel je n’avais même pas encore eu l’occasion de boire ! A Taffi, on a à peine le temps de prendre une photo que deux amis d’enfance, Mario et Ninno, aujourd’hui la soixantaine, s’arrêtent. Ils s’arrêtent aux bords du lac artificiel formé par un barrage. Le père de Ninno y était venu une fois et avant de mourir avait souhaité que ses cendres y soient dispersées. Les deux amis s’y arrêtent donc et en toute simplicité, accomplissent sa dernière volonté. Ils nous expliquent qu’ils devaient venir avec le troisième larron, un autre ami d’enfance mais que celui-ci n’a pu se libérer. Ils sont heureux de ce hasard du destin leur ayant permis ainsi de nous proposer ce lift.Pure générosité, ils nous déposent à un spot si parfait que l’on n’a même pas le temps de montrer notre pancarte qu’une voiture s’arrête et ses trois occupants nous font de la place. Ils nous déposent à un arrêt de bus urbain nous amenant juste devant le terminal. En un peu plus de 7 heures (alors que le bus direct met 4 heures), nous y sommes. Là, nos routes se séparent Clara continuant en bus de nuit à Mendoza et moi, à Cordoba.

En pratique

Bus Salta-Cafayate : compagnie Flechabus. Prix : 159 adulte/128 étudiant. Départs : 6h50, 10h30, 13h, 17h, 19h30, 21h.

Hostel Huayra Sanipy: 100 pesos. Membre de hola hostel. Demandez (gratuitement) la carte de membre et vous payez 10% de moins. Il y a une cuisine pas trop mal équipée, des lits assez confortables, des lockers, un jardin avec une grande parilla.

Quebrada de Las Conchas. Bus direction Salta jusqu’à la Garganta del diablo : Flechabus : 45. 15 pour transporter le vélo. Route n°68 : Garganta del Diablo (KM 47), El Anfiteatro (46), Tres Cruces (41), Santa Barbara (36), El Sapo (34), El Fraile (33), La Yesera (27), El Obelisco (22), Las Ventanas (40), Los Castillos (19), La Punilla (17), El Mollar (14), Los Médanos (8). Location de vélo : c/ Camilla Quintana de Niño esq. Silverio Chavarria.100 pesos la journée. Les vélos sur la place principale : 150 pesos la journée (ils ont l’air mieux).

Musée de la vigne et du vin : 10 étudiant. Ouvert de 9 à 19h.

Cérémonie de la Pachamama à San Antonio. Le 1er août.

Visite de l’élevage de chèvres : 15 pesos (inclus la dégustation). Bonne visite guidée.

Route des cascades (Rio Colorado) : c/ 25 de Mayo jusqu’au bout puis tourner à gauche (en suivant la route) et continuer sur la route principale.

Glacier Dessio : place principale, c/V. Toscano. Après avoir testé le glacier Miranda recommandé par tous les guides et goûté à une glace sans aucun goût, j’ai mangé une glace bien meilleure et bien moins chère à Dessio. 23 pesos pour trois boules !

Bus Cafayate-Tucuman : Compagnie Aconquija. Prix. 220 pesos.

Bus Tucuman-Cordoba : 528 adulte/422 étudiant. Compagnie Andesmar. Départ à 23h, arrivée vers 8h.

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Sucre et le trek de Maragua

balconDe retour de Torotoro, j’ai passé un nuit à Cochabamba puis pris mon billet de bus pour Sucre. En bus de nuit malheureusement puisqu’il n’y avait que cela. Notre bus arrive avec une heure de retard et le chauffeur refuse de mettre mon sac à dos en soute. Je dois donc le faire passer dans les compartiments au-dessus de notre tête. Je monte et annonce à la femme assise à ma place qu’elle fait erreur. Ah non, en fait, c’est ma voisine, une grosse cholita qui est tellement large que je pensais qu’elle était assise à ma place. Il faut en plus qu’elle ne sente pas la rose. La nuit s’annonce longue mais au moins, je n’ai pas froid.

J’arrive bien crevée à Sucre. S’ensuit l’attente du lever du jour, assise dans le terminal. Je rejoins ensuite l’hostel que l’on m’a conseillé. Je tourne en ville à la recherche d’un petit-déjeuner. Faut dire qu’ils ne sont pas matinaux. De retour à l’hostel, je découvre que les trois lits présents dans ma chambre privée sont tous aussi défoncés que les autres. J’ai déjà envie de changer.

égliseJe retrouve Sonja, Lisa et Megan de Cochabamba pour un resto végétarien et cherche ensuite un nouvel hostel. Ce soir-là, je discute avec un capitaine de voilier. Passionnant.

unionLe lendemain, je change donc d’hostel avant d’aller voir un médecin. Depuis 5 jours, j’ai en effet la tourista. Bref, rien que du grand classique. (D’après le diagnostic posé, la salmonellose. De toute façon, le médicament prescrit est toujours le même, un antibiotique). Dans le parc Bolivar, paradis des enfants, situé en face de l’hostel, se trouve un petit bout de Paris, une tour Eiffel!

tour eiffelLe vendredi, on met au point notre excursion du week-end : Maragua. L’excursion est proposée par toutes les agences mais c’est en indépendant que l’on veut le faire.

batimentJe visite aussi la Casa de la libertad. Intéressant d’entendre parler les Boliviens de leur histoire, du Mariscal Sucre, des batailles héroïques. Rien de critique ou de réellement politique mais entre les lignes, on en apprend quand même quelque chose. Mon séjour à Sucre fut aussi l’occasion de retrouver mes zèbres adorés qui inculquent le civisme aux Boliviens. Rien que pour ça, respect.

zèbreEn route pour Maragua

Samedi matin, je retrouve Sonja la Suisse francophone pour notre rando à Maragua. Lisa est malade et ne peut pas venir. Oui, la Bolivie a l’art de torturer nos intestins. Après un collectivo et un bus, on entame le chemin Inca pendant 1h30. En bas, on demande par où passe le sentier qui se rend à Maragua. On sait en effet qu’un sentier existe, différent de la route mais les personnes rencontrées nous disent toutes qu’il n’existe pas. Comme j’ai des explications données par des Français à Cochabamba, on tente quand même de les suivre mais dès le départ, rien ne colle. On persiste un peu et après avoir escaladé quelques murets, on rencontre un jeune homme qui nous dit qu’il n’y a pas de sentier. C’est la deuxième personne à nous le dire et vu qu’on n’a aucune idée d’où se trouve ce sentier, on revient à la route.

église MarawaAprès une pause repas le long de la rivière, on entame la montée d’environ 3h jusque Maragua. Peu importe que l’on soit sur la route vu qu’on ne croise que deux véhicules. Devant nous, on aperçoit un autre marcheur. Arrivées à Maragua, on trouve d’abord un village fantôme. Pratiquement toutes les maisons sont murées et on ne croise personne dans les rues. Arrivées près de l’école (qui a tout aussi l’air déserte), on retrouve ce marcheur, Adrien, un Français. Après avoir demandé au potentiel dernier habitant du village, on trouve hébergement dans des lodges bien plus luxueux que ce que l’on aurait pu imaginer. Petit salon et salle de bain, on n’en demandait pas tant.

chambre MarawaOn ne comprend cependant pas l’appellation de « cratère » que donnent toutes les agences touristiques. Du pur marketing. C’est cependant très étonnant et pour moi, cela ressemble plus à de la crème glacée (non, non, ce n’est pas une obsession).cremeLe lendemain, c’est à trois que l’on retourne à Potolo. En chemin, on est supposés voir des traces de dinosaures. On tente un premier chemin qui ne nous mène qu’à un village. De retour sur la route, un homme nous indique un sentier à suivre. Après un bon moment de descente, on trouve ce qui pourrait ressembler à des traces de dinosaures. Ou pas. Après les avoir vues sur internet, on ne les a manifestement pas trouvées. De toute façon, il faut bien dire qu’elles ne ressemblent pas à grand chose, surtout après avoir vu celles de Torotoro. Le paysage est beau, façonné par le mouvement des plaques tectoniques.

On arrive aux alentours de 14h dans le village bien désert en ce dimanche et on a la chance de trouver presque immédiatement un collectivo qui nous ramènera à Sucre.

Séjour prolongé à Sucre

Après ce trek, je passe quelques jours de plus à Sucre dans une attente forcée pour partir en Argentine. Les mineurs de Potosi ont effet décidé de faire grève et de bloquer les routes d’accès de Potosi. Si au début, j’étais déçue de ne pas pouvoir aller à Potosi, je me suis ensuite rendue compte que toutes les routes allant vers le sud passent par Potosi. Les bus ne passaient plus. Ce sera l’objet d’une autre note.

malaxeuseEn attendant, j’ai donc visité plus en profondeur la ville. Je me suis rendue au musée du pain, musée assez méconnu des touristes puisque j’ai dû le faire ouvrir pour le voir. Pourtant c’est un petit musée très intéressant où vous pouvez voir de vieilles machines et en apprendre plus sur la manière dont était fabriqué le pain avant.

machine patesCe fut aussi l’occasion de tester d’autres restaurants et glaciers. J’ai ainsi eu l’occasion de manger un simple hamburger dans un restaurant tenu par un Belge. Avec de VRAIES frites. Parce que les sud-américains mangent beaucoup de frites mais sont incapables de les cuire correctement!

La recoletaAutre lieu « touristique », la Recoleta est un mirador sur la ville mais aussi un lieu calme et plein de charme. Idéal pour venir y rédiger votre journal de voyage.

La recoleta alleePour les plus Belges d’entre vous, saurez-vous retrouver la touche belge que possède Sucre? (je ne parle pas des frites, hein!) La réponse se trouve dans une des photos.

Et un petit chat pour bien terminer cet article.

Et un petit chat pour bien terminer cet article.

En pratique

Bus Cochabamba-Sucre. Compagnie Mopar Express. Départ 20h30. Prix : 67 bs. Durée 8h30.

Hostels (du meilleur au moins bon) :

7 patas. Cuisine bien équipée, 43bs/dortoir de 6 personnes. Le meilleur.

Traveller’s guesthouse : calle KM 7 n°242 (en face du parc Bolivar). 40bs/dortoir de 4 lits. Cuisine très bien équipée. Sdb agréable et douche électrique relativement chaude. Lavanderia bon marché (9bs le kilo). Personnel sympa. J’ai quitté cet hostel qui avait tout pour me plaire à cause du lit que j’ai eu en rentrant de notre trek à Maragua. Déjà, j’étais en haut dans un lit superposé (ce que je ne peux pas leur reproché) mais pas d’échelle ni barrière. Surtout, un lit dégommé, j’ai eu l’impression de dormir au sol. Et manifestement, le proprio est au courant puisqu’il a mis des cartons entre les lattes et le matelas, comme si cela allait changer quelque chose. Bref, foutage de gueule, alors, je suis partie.

Hostel Pachamama. 40Bs/dortoir. Un peu plus éloigné du centre. Petits dortoirs de 3 lits, sdb attenante à la chambre. Cuisine bien équipée.

Casa de Huespedes San Marcos. Aniceto Arce 233. 40 bs/chambre privée. Lits totalement défoncés, sdb sans rideau de douche, douche électrique très tiède. Cuisine bien équipée.

La recoleta. Mirador (gratuit). Prendre la rue Grau depuis la Plaza de Armas.

Le musée du pain : . Calle Aranzáez n°89 entre c/ Amargo et c/ Uno. Gratuit. Demandez au secrétariat de vous ouvrir.

Casa de la libertad : 15 bs. De 9h à 12h30 et de 14h30 à 18h30. Mieux vaut ne pas venir à 14h30 mais un peu plus tard parce qu’il y a foule.

Glacier Sucré : sur la plaza de armas. Très bonnes glaces (la glace tiramisu goûte vraiment le tiramisu). 9/15 bs pour 1/2 boules. Par contre, ne tentez pas leur brownie, beaucoup trop cuit.

Abis café : sur la plaza de armas. Glaces sans aucun goût.

Abis Patio où l’on mange de vraies frites!

Maragua : Prendre le collectivo n°1 dans l’av. Hernando Siles, entre c /Loa et c/ Tarapaca jusqu’à l’arrêt « Parada a Ravelo » (environ 30 min). De là, prendre le bus direction Potolo (départ 9h30) et s’arrêter à la chapelle (capilla) de Chataquila (durée: environ 1h). Le chemin inca commence 100 mètre plus loin sur la route (durée: environ 1h30). En bas, il faut payer 10 bs puis continuer en prenant à gauche au terrain de foot. Passer le pont sur la rivière et toujours continuer sur la route. Logement dans Maragua (aussi appelé Marawa): 50 bs sans repas, 65 avec le repas du soir et petit-déj. 55 bs sans ce dernier.

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Isla del Sol

P1070105Il est 7h30 quand le bus qui m’emmène à Copacabana vient me cherche à mon hostel. J’ai l’impression d’être une VIP. Après 4h de trajet et le passage d’un bras d’eau, nous voilà arrivée. Le timing est parfait puisqu’on a le temps de prendre notre ticket pour le bateau, manger et ne pas se stresser.

bateauJe passe la traversée en compagnie d’autres voyageurs sur le toit du bateau, emmitouflés dans nos pulls vu le vent. Le soleil est agréable, tout comme la vue sur le lac. Laura, une Italienne, rencontrée dans le bus est avec nous. A l’arrivée, elle se sent mal et va se mettre au lit. Je profite du calme pour rédiger mon carnet de voyage, sur la plage Nord de l’île. Dommage qu’il y ait ce couple d’Américains à 100m parlant si fort que je peux comprendre mot à mot toute leur conversation.

ombreJe termine cette journée en déambulant dans le petit village. J’essaie de repérer un endroit où manger mais tout semble fermé. De retour à la chambre, je trouve Laura assez mal. J’ai un thermomètre avec moi et on peut constater qu’elle a 40°C de température. Ce n’est évidemment pas le lieu pour ça puisqu’il n’y a ni médecin, ni infirmier, ni même pharmacie dans la partie Nord de l’île. Une autre touriste a heureusement pour elle de l’ibuprofène et cela fait chuter la température. Vu son état, je migre vers une chambre seule.

P1070079La petite pension est agréablement chaude, chauffée par les rayons du soleil toute la journée. On est loin de la température polaire que l’on avait eu à Llachon. Ce soir-là, je mange dans un des deux restaurants ouverts. Si le repas est délicieux, il mettra deux heures à arriver sur la table.

coucher soleilLe lendemain, je pars faire le tour de l’île. Je souhaitais prendre un petit-déjeuner mais il semblerait que les habitants de l’île n’ait pas trop compris le concept de petit-déjeuner puisqu’à 8h du matin, il est trop tôt partout pour en avoir un. Je me rabats sur du pain et de la confiture que j’achète à un petit magasin.

tableJe regarde vite fait les ruines du côté Nord de l’île. J’y préfère le paysage.La marche est facile et il est impossible de se perdre. Je paie le « droit de passage » qui ne donne droit à aucune infrastructure (ni poubelle, ni toilettes). Arrivée du côté Sud, je comprends mieux les conseils donnés d’aller au Nord. La crête est totalement défigurée par de nombreuses constructions : hostels et restaurants s’enchaînent proposant pizzas et hamburgers.

P1070110Pour le retour, je suis accompagnée d’un Allemand dont j’ai oublié le nom. On retourne par le côté Est et on passe par un « gros » village. Tout est très tranquille, le soleil est bien présent, le lac donne l’impression d’être au milieu de la mer. Vers 14h, nous sommes de retour sur la plage Nord. Une dernière après-midi tranquille avant de tenter le second restaurant ouvert. Service plus rapide mais moins bon.

Pour mon dernier petit-déjeuner, je me lève plus tard et arrive à 9h à un endroit annonçant Desayuno. Comme la veille, les femmes présentes m’expliquent que leur mère n’est pas là. Je retourne à mon pain et ma confiture puis reprend le bateau pour revenir à La Paz comme je m’en suis venue.

En pratique (1€ = 7,6 bs)

Bus La Paz-Copacabana : 20 bs ou 25bs si pris la veille (ils viennent te chercher à l’hostel). Compagnie Diana Tours. Durée : 4h. Départ : 8h. Pour passer le bras d’eau, sortir du bus et prendre la navette pour 2bs.

Bus Copacabana-La Paz : remonter la rue avec tous les restaurants et prendre le premier bus qui retourne à La Paz. (il y a suffisamment de crieurs pour ne pas avoir à chercher). 20 bs.

Bateau Copacabana -Nord de l’île: 25 bs. Bateau Nord-Sud: 15 bs.

Chambre Roca Sagrada (Nord, sur la plage): 25 bs

Resto Lago Titicaca: 25 bs pour soupe de quinoa et truite (entière). (sur le port)

Resto La Nusta: 20 bs pour soupe et demi-truite. Sur le chemin qui mène du port à la plage.

Paiement communauté Nord (Challapampa) 10 bs. Paiement communauté centre (Challa) 15 bs.

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Wild

wildWild, c’est le film sorti fin 2014 dont tous les voyageurs parlaient. Je l’ai enfin vu et je le conseille à tous les voyageurs.

Wild raconte l’histoire vraie d’une jeune femme, Cheryl Strayed, qui après avoir vu sa vie déraper décide de marcher pour retrouver pied. Ou plutôt juste marcher sans savoir vraiment pourquoi au juste. Elle va traverser la côte Ouest des Etats du Sud au Nord sur le Pacific Crest Trail. Environ 1500 km pour cette néo-randonneuse.

Ce n’est pas quelque chose dont elle a l’habitude et pour notre plus grand amusement, elle fera toutes sortes d’erreurs typiques comme de s’encombrer bien trop, mal choisir ses chaussures, …

En même temps, on peut voir l’effet qu’a ce voyage sur elle et comment cette longue marche lui permet une introspection. Reese Witherspoon, que l’on a plutôt l’habitude de voir dans des films stupides, jouent assez bien ce rôle.

 

Avec d’autres femmes rencontrées en voyage, on s’est souvent posées la question de savoir pourquoi on était si nombreuses à voyager seules. Je n’ai pas de réponse à vous proposer hormis ce que l’une d’entre nous a proposé: parce qu’on est toutes occupées à se chercher.

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Le trek du Choquequirao

sommetsUne fois ma mère rentrée en Belgique, j’avais pour objectif de faire deux treks : le Choquequirao et l’Ausangate. Je comptais trouver des coéquipiers à l’hostel mais plus les jours passaient, plus je me rendais compte que peu de gens avaient le temps de faire ces treks. J’ai attendu, attendu. Finalement, c’est avec Denis, Bruxellois lui aussi, que je suis partie après le trek de l’Ausangate. Vu le dénivelé du trek, on décide de le faire en mode léger et n’emporter pour manger que des crackers. Pour le reste, on mangera dans les campings.

CachoraA 9h, nous prenons un collectivo pour Curahuasi. Dans celui-ci, deux Allemandes, Lassah et Laura, sont elles aussi en route pour faire le même trek. On partage donc un taxi pour Cachora. Dernier almuerzo dans le village et on entame à 13h30 la descente. On a prévu de s’arrêter au camping de Chiquiska sans avoir la moindre idée du temps qu’il faut pour s’y rendre. Assez rapidement (même pas sortis du village), on lâche les Allemandes qui marchent trop lentement. On prend le bon chemin grâce aux enfants du village qui nous rattrapent avant que l’on ne parte dans la mauvaise direction. Mais sitôt pris le sentier, tout est balisé. Les kms restants à parcourir sont même indiqués !

araignéeAu début, petites descentes et montées s’enchaînent, suivies d’un grand plat. De là, ce n’est plus que de la descente jusqu’à la rivière. Je suis bien contente d’avoir loué des bâtons pour certains tronçons. Vers 17h, on arrive au mirador de Colcamasana. On s’y arrête pour observer le coucher du soleil non sans que je m’en inquiète. Le premier camping se trouve non loin mais peu avant, c’est la rencontre d’une gentille bestiole qui me fait arrêter. Pas le temps de traîner, on sent qu’il nous reste peu de temps avant de ne plus avoir de lumière et notre rencontre ne nous incite pas à marcher dans le noir. Au camping, pas de nourriture. On décide alors de continuer jusqu’au camping suivant qu’on atteindra à 18h dans le noir. On a monté la tente à la frontale après avoir commandé un repas à la propriétaire du camping de Chiquiska.

dénivelé

C’est à ce moment-là que l’on fait la rencontre de Kevin et sa compagne, deux Américains qui font le trek avec une agence. On est épaté de la vitesse qu’ils ont mis pour descendre : seulement 2h30 alors qu’on a mis 2h de plus. Nous qui pensions être bons marcheurs. On va observer avec eux les étoiles et l’on peut apercevoir la voie lactée. Lorsque la propriétaire nous amène notre assiette, déception : des spaghettis trop cuits avec une sauce tomate toute droite sortie de sa boîte. Pas même une infusion à côté ou un peu de fromage dessus.

cheminLe lendemain matin, départ 6h40, on termine vite ce qui nous reste de descente et après s’être enregistrés avant le pont, on traverse celui-ci et enchaîne avec la plus longue montée que j’ai jamais connue. Il nous faudra 5h30 pour en venir à bout. Arrivés à Maranpata, on n’en peut plus de sourire de soulagement d’être arrivés en haut. On retrouve nos deux Américains et on est heureux d’apprendre qu’ils ont mis le même temps que nous, alors que les mules portent leur équipement. Après un repas à nouveau décevant dont nous sommes sortis affamés (riz et lentilles, trop difficile d’en servir plus), on entame alors sous la pluie notre dernière marche jusqu’au camping situé au pied du Choquequirao. Sur la carte, rien de plus simple. Uniquement 100m de dénivelé. Ou plutôt 100m de différence d’altitude ! Comme nous préviennent nos Américains ayant été voir le site depuis un mirador, « c’est que du up and down » (montée et descente). On met 1h30 à parcourir ce qu’on pensait être une promenade de santé et qui nous a achevé.

Alléluia!

Alléluia!

Au camping, on retrouve d’autres marcheurs venus sans agence dont deux Français, Arthur et Pierre, deux amis bien sportifs. Ils sont arrivés ce jour-là à 8h et ont déjà visité le site. Le lendemain, ils nous accompagnent pour le revoir une dernière fois avant de descendre.

nuagesAu petit matin, on se réveille le nez dans un nuage. On ne voit rien ! On part quand même pour le site à 7h du matin accompagnés de nos deux guides improvisés. On fait de longues pauses à chaque partie en espérant que le soleil chasse cette brume. Heureusement, vers 10h, tout est éclairci et on peut tout observer.

vue ChoqueSans guide, on s’amuse à inventer des explications archéologiques fantasques sur l’usage de telle ou telle pierre. Et vous, à quoi pensez-vous que servaient ces mystérieux crochets?

mystereLe site est situé tout en haut d’une montagne et pour le visiter, il faut encore bien grimper. Et bien sûr, descendre voir les fameux lamas, figures des terrasses. On souffre encore un peu pour remonter au site.

lamasAprès notre visite, retour au camping d’où on revient déjà à Maranpata. Sur ce chemin, on peut observer la partie basse du site archéologique (où ne ne somme pas allés): des terrasses bien impressionnantes.

terrasses bas On aurait pu aller déjà plus loin mais les moustiques nous ont découragés. Et puis surtout, le cuisinier des Américains, ayant vu ce qu’on nous servait à manger, a eu pitié de nous et nos a proposé de nous faire à manger. Mais dans le plus grand secret ! On est servis dans notre tente et surtout, chut, il ne faut pas que cela se sache. On a quelque peu déjà gaffé puisque le jour même on avait annoncé aux Américains qu’on mangerait avec eux. Et ce devant leur guide. Ils ont fermé les yeux.

Le lendemain, notre réveil est mis à 4h45 mais aucun de nous deux ne l’entend. A 6h, Denis me réveille : « l’alarme n’a pas sonné ! ». Vite, on se dépêche et à 6h25, la tente est repliée, nos sacs sont faits, on est déjà en train de marcher. On mettra un peu plus de deux heures à atteindre le pont.

Après une pause, à 9h00, on entame la montée. Le soleil commence rapidement à taper et à 10h quand on atteint Chikisqua, on en souffre déjà. A ce camping, il y a pleins de mouches piquantes qui nous bouffent malgré l’anti-moustique. On mange un chirimoya et on recommence notre marche après une longue pause. On atteint le camping avant Colcamasana une heure plus tard fatigués par la marche et le soleil. On a vraiment besoin d’une bonne pause et on se mange notre traditionnel crackers-fromage. Après près de 2h de pause, il faut bien qu’on reparte pour terminer cette montée qu’on a décidé de faire en un jour. Encore 2h30 de marche et on achève ces 6000m de dénivelés cumulés.

Arrivés au mirador de Capulliyoc, on va dormir à la tienda situé à quelques mètres. La femme nous prépare un bon repas et on boit notre première boisson chaude en 5 jours. Le lendemain, on attend un mini-bus qui doit venir amener des touristes à 9h et repart ensuite directement à Cusco. Deux mini-bus arriveront en fait à 11h15 ramenant tous les marcheurs arrivés entre-temps.

PS: De retour à Cusco, Denis et moi, on échange nos photos. J’étais en charge des photos débiles (petits chatons et panneaux de km), lui prenait les belles photos. Lorsqu’il a mis ma carte SD dans sa tablette Samsung, pff tout a disparu. Ou plutôt, elle a été corrompue et on a été obligé de la formater. Je m’excuse donc de l’absence des petits chatons dans cet article (ils étaient siiii mignons).

En pratique :

Mini-bus pour Curahuasi : 15 sl. Durée : 2 heures. Ensuite, taxi collectif jusqu’à Cachora : 12 sl/pers.

Alternative moins chère : prendre le bus pour Abancay au terminal terreste de Cusco et demander à être déposé à la cruce Cachora (13 sl). Ensuite, taxi jusqu’à Cachora : 5 sl ou marcher jusque là.

Pour le retour, possibilité de prendre au mirador de Capulliyoc un mini-bus qui dépose des taxis (30 sl jusque Cusco (possible de négocier 25 sl)).

Prendre des micro-pur pour purifier l’eau.

Différentes étapes :

  • Départ : Cachora. Almuerzo : 5 sl.
  • Mirador de Capylliyoc. Repas : plat + mate : 5 sl. Possible de camper gratuitement. Eau.
  • Camping de Colcamasana. Pas de repas. Source pas très loin.
  • Camping de Chiquiska. Repas : 7 sl. Très basique. 1 sl/pers/campement.
  • Camping de Playa Rosalina. Eau trouble.
  • Nouveau pont.
  • Santa Rosa Baja 1 puis 2. Eau. Deux nous ont dit y avoir bien mangé.
  • Santa Rosa Alta.
  • Camping de Marampata : 5 sl/tente. Repas : 10 sl : trop basique et en quantité insuffisante. Toilettes et douches.
  • Camping du site archéologique. Pas de repas. Camping gratuit. Eau. Toilettes.
  • Site archéologique : pas de toilettes ni d’eau.
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Le tour de l’Ausangate

P1060170Dans la région de Cusco, ce ne sont pas les treks qui manquent. En ayant traîné sur les forums de voyage, j’ai entendu parler du trek de l’Ausangate, trek magnifique mais qui se mérite. J’ai d’abord pensé trouver des coéquipiers dans l’hostel où je logeais mais la plupart des voyageurs ayant un temps compté, aucun n’envisage ce trek.P1060070

Je finis donc par chercher une agence, n’ayant pas envie de le faire seule. Je commence alors à faire le tour des innombrables agences affichant Ausangate sur leur devanture. Je me rends vite compte que ce ne sera pas aussi simple que je ne le pensais. En effet, après plus d’une dizaine d’agences, je n’en ai toujours trouvée aucune qui a un groupe souhaitant faire « la boucle », soit 5 jours de randonnée autour du massif.

P1050995J’entre dans une énième agence et voilà qu’un homme me siffle dans la rue. Pas très élégant comme approche mais il m’annonce tout de suite avoir un tour partant le lendemain. Il aurait deux Français. Les deux Français se transforment vite en Davy, souhaitant faire le tour seul. « Mais t’inquiète, n’importe quel homme acceptera de le faire avec une femme ». Heu ? Sûr ?

P1050938Bref, le lendemain, je me retrouve dans le bus pour Tinke, la ville de départ du trek. Arrivés là-bas, Cirilo, notre guide, arriero et cuisinier pour le tour entame un conciliabule avec Davy. Il veut s’assurer que celui-ci est bien d’accord pour marcher avec moi. Et s’il dit non, je me retrouve seule avec un autre arriero alors que je n’ai pris une agence que pour faire le voyage en groupe, aussi petit soit-il. Peu importe puisque Davy accepte ma présence.

P1050951Au début, on marche dans le nuage. Alors forcément, on ne voit pas grand chose. On arrive chez Cirilo où il nous cuisine le repas de midi alors que dehors, c’est le déluge. Mais une fois les mules chargées (et qu’on a bien sûr enfilé nos ponchos, etc…), la pluie s’est arrêtée. En chemin, on voit pas mal d’alpagas et de jolis paysages.

P1060080On arrive au premier campement sous une nouvelle pluie qui s’arrête pendant que l’on monte les tentes. Davy souffre de l’altitude et moi, comme à mon habitude, je ne sens rien.

P1060146Le second jour, pendant que Cirilo termine de ranger, nous partons devant pour marcher à notre rythme et prendre des photos. Sur le chemin, on aperçois deux viscachas. Ces adorables animaux mi-lapin, mi-écureuils ne sont absolument pas farouches et se confondent avec les pierres. De véritables « Où est Charlie? » naturels.

Arrivés au col (4600 m), Cirilo nous rejoint et l’on continue cette journée sans grosse montée. On campe près d’une lagune, à côté d’alpagas et comme d’habitude, cela caille!

Le lendemain, Cirilo nous explique le chemin, cela a l’air simple mais rapidement on se rend compte qu’il n’y en a pas vraiment. Peu importe puisqu’on va +/- tout droit et qu’on fait le tour d’une montagne. Nous sommes seuls, à observer les montagnes enneigées, voir des viscachas et trouver des lagunes. Après un premier col à 4900 m, on redescend direction notre col le plus haut: 5200m. Davy s’aide de sa petite bouteille d’oxygène et moi, je marche fièrement devant. Arrivés en haut, la vue est magnifique et même si notre guide veut redescendre assez vite, on prend le temps de prendre nos photos « touristes » ou « j’y étais » (en même temps, on n’est pas tous les jours à 5200m). On redescend assez rapidement, observant une lagune rouge et toujours nos amis les alpagas. Après avoir avalé rapidement notre repas, on repart sous une grêle qui heureusement ne dure pas. Toujours pleins d’alpagas dans la vallée, une marche qu’on commence à trouver longue et la dernière montée du jour. Notre campement est bordé de roches où, lorsque j’y vais satisfaire un besoin naturel, je trouve pleins de viscachas sautant partout. J’adore!

P1060034Le 4e jour, on est presque sortis de l’auberge avec une montée de 3h jusqu’au dernier col à 5000m suivi de 3h de descente jusqu’à un petit village où nous attendent des sources chaudes. Il fait assez froid et l’idée d’enlever mes 4 couches de pulls m’ôtent toute envie de faire un plongeon.

P1060144Le 5e jour, ce n’est que du très simple et un peu ennuyeux. De la descente, quoi. On arrive vers 11h à Tinke pour reprendre le bus direction Cusco.

P1060036

En pratique

Agence Mistic Planet Adventures (Goyo) : calle suecia 300-C. Prix négocié: 550 sl. N’inclut pas le premier petit-déjeuner et le dernier repas de midi. Les bains thermaux sont également à payer à part. L’entrée pour l’Ausangate (10 sl) est incluse. Sur la route, un homme a essayé de nous faire payer une seconde entrée. On a refusé. Pas de chemins, pas de poubelles, pas d’infrastructure. On nous prend pour des cons?

Avec guide : Cirilo Gonzalo Huamán. cigohotrek@hotmail.com, 984-495578/ 958-155107. Cirilo cherche à travailler un maximum sans agence et est hautement conscient de l’impact d’internet. Il cherche donc à tout prix à nous satisfaire pour qu’on le recommande. Il est aux petits soins et s’excuse constamment « au cas où ses services ne seraient pas à la hauteur ». T’inquiète Cirilo, t’étais super!

Sans agence : Les bus pour Ocongate-Tinke partent du COLISO CERADO. Le prix du billet Cuzco-Tinke  était de 10 soles/personne. Durée: 3h. Pour louer votre matériel, allez chez Rosly. J’y ai loué un sac de couchage Husky, -20°C en duvet naturel. Indispensable!

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Le trek du Salkantay et le Machu Picchu

Le bouquet final du séjour de ma maman, ce fut comme pour la plupart des touristes visitant le Pérou le Machu Picchu. Et quoi de mieux pour s’y rendre que d’y aller en marchant ? On a donc décidé de faire le Salkantay trek, 4 jours de marche et la visite du Machu Picchu.

Avant l’arrivée de ma mère, j’avais déjà fait le tour de nombreuses agences pour dénicher celle qui nous proposerait le meilleur rapport qualité-prix. On trouve tous les prix mais jamais de promesses concernant la taille du groupe, l’élément principal qui différencie les agences. Je finis par prendre Liz Explorers vu le sérieux qu’elle affiche.

Premier jour du trek, nous attendons à l’hostel à 4h matin. Le guide vient nous chercher et nous attendons le reste du groupe. Celui-ci enfle, enfle, enfle jusqu’à 20 personnes. Liz nous avait dit maximum 15 ! Heureusement, ce sera l’unique promesse non tenue.

Après un trajet en bus, on arrive à Mollepata où l’on déjeune. Ensuite, à notre surprise, vient la pesée des sacs. Les 5 kgs demandés, sacs de couchage inclus, sont pesés et contrôlés. Les kilos en trop doivent être portés dans le sac à dos de jour même s’ils acceptent nos 6 kgs.

HumantayEnsuite, on monte dans une bétaillère et c’est là-dedans que l’on se rendra au point de départ. De là, on marche jusque Soraypampa  que l’on atteint à 14h. Notre groupe marche très vite et on arrive fatiguées et en ayant faim.  Les tentes sont montées sous un abri, bien à plat. Rien à voir avec du camping. Pour la nuit la plus haute (3900m d’altitude), on n’aura pas froid. C’est là que l’on mange notre premier repas avant de monter voir une lagune. La montée est bien raide mais heureusement pas trop longue.

SalkantayLe lendemain, départ tôt. On marche pour atteindre le col du Salkantay (4600m). Deux personnes du groupe montent à dos de cheval. Finalement, la montée n’est pas aussi dure qu’annoncée et en 2h, on y est. La vue est dégagée et l’on peut observer l’impressionnante montagne Salkantay. Avec le soleil, c’est super.

Ensuite, ce n’est déjà plus que de la descente jusqu’au repas de midi et enfin, Chaullay (2900 m) où nous dormiront sur un plancher abrité. Il pleut durant la nuit mais nos tentes sont bien au sec.Santa Teresa froide

Le troisième jour, il n’y a plus qu’à descendre sur une route carrossable jusqu’à La Playa. Un peu monotone comme journée mais après le repas de midi, on prend un bus jusqu’à Santa Teresa (1650 m) où nous attend le camping mais surtout les sources thermales. Celles-ci sont très propres, grandes et bien chaudes. Plus agréable que ce que j’aurais pu imaginer. Santa Teresa chaude

Après s’y être prélassée un bon moment, nous en sommes sorties toutes ridées. Au camping, c’est soirée disco : grosse sono et feu de camp. Sympa un instant, mais en trek, la sono, c’est moyen.rivièreLe lendemain, 3 personnes du groupe partent faire la zip line, plusieurs tyroliennes dans la vallée. Le reste du groupe marche jusqu’à Hidroélectrica. La route est bordée par une rivière puissante et très impressionnante.

TrainOn passe sur un pont provisoire à côté duquel est écrit à la main : maximum 3 personnes. Pas super rassurant. Au début de la route du chemin de fer, on s’arrête presque 2h pour attendre ceux qui ont fait la tyrolienne. On s’en serait passées.

On marche ensuite à côté des rails de chemin de fer. Arrive un grand pont. Le guide et une partie du groupe sont déjà loin. Quelques-uns marchent sur les rails. Ma mère me dit que c’est là qu’il faut passer. J’hésite mais elle insiste et on passe ainsi ce grand pont sur les billes de chemin de fer, au-dessus de la rivière bouillonnante. Les écarts sont parfois importants et j’ai le vertige. Arrivée au bout, je comprends que ma mère a en fait tout compris de travers et qu’il fallait passer à côté. Heureusement, aucun train n’est passé mais cela aurait pu être catastrophique. On termine cette journée sous une bonne drache qui nous trempe jusqu’aux sous-vêtements. Mais vu que l’on dort en hôtel pour cette dernière nuit, ce n’est pas dramatique. Je profite à fond de la douche chaude et de mon lit en édredon. Cela faisait longtemps que je n’avais pas connu un tel confort.lever soleil

Le grand jour est arrivé. Après avoir rapidement déjeuné, on rejoint le pont au pied des escaliers. Notre groupe y est avant 5h, heure de son ouverture. A 5h pile, les premiers entament la montée des marches. A 5h50, on est en haut! Fiers d’avoir marché et transpirants comme pas possible malgré la fraicheur ambiante.

6h, ouverture des portes. Machu PicchuNous montrons nos passeports et nos tickets et sommes dans les premiers à observer le Machu Picchu. Tout le monde le dit mais je confirme, c’est très impressionnant. On profite des premiers instants au calme à observer le site puis on démarre notre visite guidée. Nos guides sont plutôt des guides de randonnée et la visite ne nous apprend rien de renversant mais permet tout de même de mieux situer les différentes parties du site.

mcAprès la visite guidée, nous marchons seules à la découverte de ces pierres. Il est environ 9h et la foule n’est toujours pas là. Elle se concentre surtout au mirador d’où tout le monde prend les photos « touristes ». Lorsque l’on y passe, j’en entends une demander à son guide: « c’est où qu’on prend la photo que tout le monde prend ». Ouf, son guide est là pour l’orienter, elle ne risque pas d’avoir un angle différent!

Vers 9h00, pas encore trop de monde!

Vers 9h00, pas encore trop de monde!

On termine par le pont de l’inka et après avoir brièvement lu dans l’herbe, le fort soleil (on a été très chanceuses) nous pousse à redescendre, nettement plus lentement cette fois-ci.

A Aguas calientes, l’attente du train est longue. Je suis bien heureuse d’avoir négocié d’avoir celui de 18h30. Ici, tout est touristique. Pas un petit café sympa, juste le traditionnel pizza-hamburger-lasagne. Arrivées à Ollantaytambo, on ne voit personne porter une pancarte à notre nom. Alors qu’un à un tous les touristes montent dans des mini-bus, on se retrouvent un peu seules, entourées de taxi. Comme on leur dit qu’on est supposé venir nous chercher, ils appellent Liz et font en sorte que son chauffeur nous trouve. Sympa.

On rentre à Cusco vers 22h, bien crevées par cette longue journée.

En pratique:

Agence : Liz explorers. Prix : 240$/pers. Tout inclus. Prix étudiant : 218$/pers. Location deux sacs de couchage : 25 sl/pers/tout le trek. Inclus 1 ou 2 guides selon la taille du groupe (>12), le portage de 5 kg sur les chevaux, la nourriture (excepté le premier petit-déjeuner et le repas de midi du dernier jour), les tentes déjà montées, les matelas pneumatiques,  l’hôtel à Aguas Calientes (dans notre cas: Vista Machu Picchu Inn), l’entrée au Machu Picchu (pas la montagne ou le wayna picchu. Pour les avoir, il faut payer en plus), le trajet retour en train jusqu’à Ollantaytambo (18h30), le retour en bus d’Ollantaytambo à Cusco. L’hôtel, l’heure du train, les matelas pneumatiques, … sont à négocier. Certains dans notre groupe avaient payé plus cher mais étaient dans un moins bon hôtel et rentraient avec le train de 21h50.

Les points négatifs: la taille du groupe: 20 personnes. La nourriture rationnée: pain coupé en deux le matin, un paquet de confiture pour 4 jours et 20 personnes. Le dernier jour, il n’y avait tout simplement rien à mettre sur notre pain (alors même qu’on était à Santa Teresa et que les cuistots pouvaient aller en acheter). On s’est aussi rendu compte qu’ils remplissaient tous les jours le pot de poudre de cacao, en en mettant à chaque fois pour dix personnes. Malgré cela, vu le prix payé et tout ce que cela inclut, bon rapport qualité-prix.

Pour trouver une agence, n’hésitez pas à poser beaucoup de questions: heure du train, taille du groupe, nombre de personnes/tente, montaña/huayna picchu? Ensuite, faites noter toutes ces belles promesses sur votre bon de commande. Passez toujours par l’agence organisatrice! Une fois que vous avez sélectionné une agence, demandez à IPeru si c’en est bien une (ils ne peuvent pas vous fournir de liste mais peuvent le confirmer/infirmer).

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Llachon et le lac Titicaca

P1050939Départ d’Arequipa pour un trajet assez long visant à rejoindre le petit village de Llachon, situé dans la péninsule de Capachica. Cette péninsule, c’est l’alternative « authentique » pour voir le lac Titicaca sans devoir passer par les îles péruviennes devenues très touristiques. J’irai quand même sur le lac, mais plus tard côté Bolivien.

Plus on avance dans le trajet, plus on a l’impression d’approcher le bout du monde. J’ai la bonne idée de boire du yaourt avant de prendre le bus ce qui aura de fâcheuses conséquences. Mon mal des transports est revenu puissance mille et semble vouloir faire des derniers trajets de mon voyage un enfer. Bref, j’arrive bien fatiguée à Juliaca, ville que j’élis immédiatement « ville la plus laide du Pérou ». Les routes ne sont pas asphaltées, toutes les constructions semblent soit interrompues, soit abandonnées, d’énormes pylônes semblant devoir accueillir un futur viaduc n’arrangent pas le panneau. On se dépêche de prendre un taxi puis deux collectivos.

P1050908Dans le second, on rencontre une jeune femme qui nous annonce timidement que chez elle, il y a des chambres. On va voir et tout étant correct, c’est « chez Nathalio » que l’on loge. Même si Nathalio, on ne le verra jamais, vu que c’est sa femme qui fait tout le boulot. On y mange et on dort bien dans notre petite chambre, pourvue de deux pots de chambre !

P1050914Premier soir, on fait un petit tour du village et on croise tous les habitants ramenant leurs animaux des pâturages. Vaches, cochons, moutons, ânes égaient notre balade, tout comme les chapeaux assez originaux que les femmes portent ici. On ne peut s’empêcher de se demander comment leurs tenues ont évolué pour en arriver à un tel kitsch.

P1050905Le lendemain, on part avec la mère de famille qui s’en va rejoindre son mari récolter les patates. Nous, nous irons de là jusqu’à Capachica en passant par Paramis. Une jolie marche de 4h30 où l’on verra à la fois la péninsule, le lac et les habitants travaillent aux champs. P1050940

Après un almuerzo à Capachica (rien vu à Llachon pour manger), on reprend un collectivo et termine notre journée en lisant au soleil avant d’être chassées par le froid.P1050947

Le surlendemain, on décide de rentrer à Cusco. Il fait froid, on a fait une belle balade et une journée à ne rien faire à Cusco avant le trek nous paraît une bonne idée. Vu le temps qu’il nous faudra pour rejoindre Cusco, cela en fût une excellente !P1050948

En pratique:

Bus Arequipa-Juliaca. Compagnie Milagros. Prix : 15 sl. Tame terminal terrestre (à côté du terrapuerto) : 2 sl. Départ : 8h30 (pas mal d’autres départs le matin). Durée : 6 heures. Pas de toilettes et un arrêt pipi au milieu de nulle part.

Taxi pour le terminal à Puno : 3 sl. (d’où vous prenez le collectivo à Capachica).

Collectivo Juliaca-Capachica : 4 ou 5 sl/pers. Durée : 1h.

Collectivo Capachica-LLachon : 2 sl/pers. Durée : 45 minutes.

Logement à Llachon : casa de Nathalio. Près de la plaza de armas. Peu avant le terminus du collectivo, vous verrez un panneau descendant à votre droite. 40 sl/pers en demi-pension. Petit déjeuner copieux et très bon repas. Petites chambres rustiques et sdb ok. La douche ne fonctionnait pas quand on y était mais cela semblait temporaire.

Bus Juliaca-Cusco. Compagnie Flores. Prix : 15 sl/pers. Tame : 1 sl. Départ : 12h00. Durée : 6h30.

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Huancavélica

Je quitte Huancayo avec le train du lundi. Ce train ne roule que trois jours par semaine. Amusant quand on y pense. J’arrive tôt à la gare pensant que le train démarre à 6h00 mais il part en fait une demi-heure plus tard. Je suis en première classe, la classe buffet. Sièges confortables et place assurée.

P1050199Je suis malheureusement du « mauvais côté », je ne vois pas la vallée mais les paysages sont malgré tout magnifiques. Après environ 40 minutes, le train s’arrête. C’est un petit éboulement. Ouf, cela ne devrait pas durer trop longtemps. Les gens en profitent pour commander leur petit-déjeuner. N’étant pas trop tentée par un plat chaud si tôt, je mange du pain accompagné d’une « manzana » (eau dans laquelle des pommes ont bouilli, texture particulière). Finalement, trois heures plus tard, les voies sont dégagées, le train peut repartir. En passant, on peut voir les ouvriers qui ont déblayé le passage à la pelle. Plus d’encombre pour le reste du trajet.

P1050219A midi, je veux commander à manger mais ils n’ont plus de repas. On s’arrête alors dans un village et pleins de femmes montent proposer leurs produits. Je mange un maïs chaud avec du fromage et des empanadas qui ici sont plutôt des pains assez gras sans rien dedans.

On arrive à 15h30 et je pars à la recherche de mon hostel. Pas trop les yeux en face des trous, alors que je suis à 50m de celui-ci, je ne l’aperçois pas. Une femme de l’autre côté de la rue me crie alors : tu cherches quelque-chose ? Elle m’indique alors mon hostel. Plus tard, je la recroiserai en rue et, naturellement, elle me fera la bise, me présentera une amie, …

P1050238L’hostel est simple mais surtout bon marché. Le hic : une partie des sanitaires dégagent une odeur terrible. Heureusement, il y a une autre salle de bain bien plus avenante mais malheureusement, souvent sale (crachats par terre, chasse non tirée, pas de lunette!). Pas non plus de wifi dans les chambres.

P1050248Je passe une semaine à Huancavélica. La ville est magnifique et entourée de montanges. Elle est aussi traversée par une large rivière. Sa plaza de armas, piétonne est très belle et dès qu’il fait beau, ses bancs sont pris d’assaut.

Le village de Sacsamarca

Le village de Sacsamarca

Un jour, je monte jusqu’au Cerro de Oropesa. Si vu d’en bas, cette église perchée sur une des montagnes entourant la ville paraît lointaine, il ne faut que 40 minutes pour s’y rendre. Un autre jour, je me rends au village de Santa Barbara, ancien village minier situé non loin de Huancavélica. A pied, c’est 2 heures d’une belle ballade entouré de montagnes et d’une rivière où l’on passe à côté du joli village de Sacsamarca.

P1050268La ville est aujourd’hui déserte depuis que la mine a fermé (dans les années 80). La mine semble avoir été abandonnée du jour au lendemain. A travers les fenêtres, on peut apercevoir des livres et divers objets laissés là. Au mur, une affiche Bayer semble attester de la présence de l’ancien propriétaire.

P1050266 Cette mine était une mine de mercure ouverte au temps des espagnols afin de permettre l’exploitation de l’or et de l’argent. Ces locaux et installations vides donnent froid dans le dos surtout quand le vent s’y engouffre faisant penser que les lieux sont encore occupés.

P1050271Le samedi, comme j’ai lu sur wikitravel qu’une feria se déroule à Yauli, je m’y rends afin de découvrir le travail réalisé par les femmes des villages environnants. Si l’idée est bonne, l’information ne l’est pas et quand j’arrive là-bas, je découvre un minuscule marché sans artisanat. En plus, il se met à pleuvoir. Je fais deux fois le tour du marché histoire d’être certaine de ne pas avoir manqué une partie des étals et puis je retourne à Huancavélica. Le lendemain, c’est la feria en ville. Je m’attends à une nouvelle déception mais cette fois-ci, il y a bien un marché et loin d’être petit ! J’y passe presque 3 heures à déambuler entre les étals. J’achète quelques cadeaux mais surtout pleins de fruits, trop tentée par tous ces fruits venant tant de la côte que de la jungle. Il y a de tout et bon marché. J’en achète tant que j’en ai pour trois jours.

P1050303Le lendemain, je me rends à la lagune Choclococha. Je prends pour cela un bus à 4 heures du matin. N’étant pas certaine de pouvoir me lever à cette heure-là, je ne prends pas de billet d’avance. Et quand j’arrive à l’agence, la dame me dit qu’il n’y a plus de place ! Et merde ! Puis, soudain, elle me dit qu’il y a quand même une place près du chauffeur mais je dois aller au terrapuerto. Je m’y rends donc rapidement en taxi et quand j’arrive, la dame fait lever quelqu’un pour que je m’asseye. Mon voisin me demande où je vais et arrivés au village de Choclococha me dit que pour la lagune, c’est plus loin que je descends. Quand je me lève, ayant l’impression qu’on s’éloigne pas mal du village, l’accompagnatrice du bus me dit que je devais descendre au village. Bien entendu. Elle me laisse alors à Santa Inès, une sorte de campement ouvrier. De là, je marche vers la lagune et traverse un ancien complexe minier (encore un). Entre moi et la lagune, il y a une ferme d’alpagas et j’arrive à l’heure où les alpagas sont sortis des enclos et menés aux champs. Je marche au milieu du troupeau de ces bêtes si mignonnes. En plus de ressembler à de grosses peluches, il y a pleins de bébés !

P1050300A cause des prés d’alpagas très bien clôturés, il est difficile de marcher autour de la lagune. De plus, il n’est même pas pensable d’en faire le tour, il faudrait plus d’une journée. Bref, je me trouve une pierre confortable et m’improvise un petit déjeuner. Après environ 2 heures à profiter des lieux, je prends le chemin du retour. Contrairement à ce que la dame du bus m’a dit, plusieurs transports passent régulièrement. Au retour, avec tous les tournants et les casse-vitesses, je suis nauséeuse et j’ai du mal à apprécier le paysage et les nombreux alpagas qui gambadent dans ces montagnes.

P1050284A Huancavélica, il y a tout pour satisfaire mon estomac. Pleins de juguerias (vendeurs de jus de fruits, salades de fruits et autres boissons), la meilleure pâtisserie que j’ai trouvé au Pérou, un super bon restaurant pour le midi, … Tout pour me plaire.

En pratique :

Trajet Huancayo-Huancavélica (train) : départ 6h30 précise. Aller à la gare en taxi (ce n’est pas la gare proche du centre). Prix en classe buffet : 13 sl. Prix des repas : lomo saltado (7 sl), truite fruite (10 sl), poulet à la parrilla (10 sl), eau à la menthe (1 sl), manzana (1,5 sl). Durée théorique : 6 heures.

Hostel La portada : chambre individuelle sans sdb : 17 sl (négociable). Pas de wifi dans les chambres avec sdb partagée. Pas de serviette de bain fournie. Les sdb sont nettoyées tous les jours mais il y avait des occupants de l’hostel vraiment peu respectueux (crachats sur le sol de la sdb, chasse d’eau non tirée, télévision ou radio à fond dès qu’ils sont levés, …). Pas de planche sur les toilettes. Bons conseils sur les choses à voir aux alentours et comment s’y rendre.

LA patisserie trop bonne : Gourmet, rue toledo. A 1 quadra de la plaza de armas. Les pâtisseries à l’entrée sont à 1 sl, les parts de gâteaux en général à 5 sl, chocolat chaud à 3 sl (pas très bon). Ils font aussi de très bons empanadas (fromage 2 sl ou poulet 3 sl).

LE restaurant : restaurant-café-Pérou. Prendre la rue toledo depuis la plaza de armas et prendre la première à droite (après la rue pleine d’artisans). Menu complet à 8 sl : entrée, soupe, plat, dessert et boisson. Possible de prendre sans la soupe (7 sl). Très, très bon (et beaucoup moins de féculents qu’ailleurs). Son seul défaut : n’être ouvert qu’à midi.

J’ai testé d’autres restaurants mais ils ne méritent vraiment pas d’être mentionnés.

Pour manger sur le pouce, au bout de l’avenue Gamarra, hamburgers à 2 sl.

Pleins de jugueria un peu partout. Dans la rue muñoz, Frutas : un peu plus cher et pas meilleur. Les deux en face, bon marché. Sur la plaza de armas, la petite est pas mal. Los Portales : moins bon (salade de fruit pas très variée, pie de limon pas terrible). Une autre au coin de toledo, pareil aux autres. En bref, il n’y en a pas vraiment une qui sort du lot.

Pour se rendre à la laguna Choclococha : prendre un bus à 4h du matin et descendre au village. Prix : 9 sl. Prenez votre ticket à l’avance. L’agence se trouve en face d’un petit parc avec des statues de chevaux. Pas mal de transports pour revenir.

Mines de Santa Barbara : y aller à pied, le chemin est très joli. Le chemin n’est pas très bien indiqué mais il y a peu d’embranchements. Gratuit. 2 petits panneaux d’explication.

Cerro de Oropesa : monter les escaliers en dur. Durée : 40 minutes si vous êtes bien acclimaté. D’autres touristes rencontrés l’ont fait en 1h30.

Feria le dimanche à Huancavélica, le long de la rivière.

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Huaraz et alentours: le trek Akilpo-Ishinca

Après avoir fait le trek de Santa Cruz, j’avais encore envie de faire un trek. Seulement, en basse saison, il n’y a pas énormément de treks organisés par les agences. De plus, j’étais grandement tentée à l’idée de partir à l’aventure, sac au dos.

Et justement, à mon retour du trek, j’ai rencontré un couple qui venait d’effectuer le trek Akilpo Ishinca. On leur a donc demandé comment cela s’était passé, quel matériel ils avaient, … Katherine, qui partageait le même dortoir que moi, a décidé de se lancer aussi dans l’aventure et on a affiché un mot sur le frigo de l’hostel pour recruter d’autres aventuriers.

Finalement, Elie, un français qui avait fait le Santa Cruz avec moi, a décidé de se joindre à nous. Après avoir dévalisé le rayon nouilles instantanées du supermarché et loué notre matériel, nous sommes partis en bus.

Une fois au village de Honcopampa, différents paysans nous ont indiqué le chemin sans quoi on ne l’aurait probablement pas trouvé. Au début, nos sacs chargés de nourriture, de la tente, de sac de couchage et de matelas nous pesaient beaucoup. Mais on s’habitue à tout!

P1040881Heureusement, le premier jour, nous avons commencé en douceur avec seulement de petites montées longeant la rivière dans une forêt de Quinua, des arbres qui perdent leur écorce fine comme du papier. Une fois sortis de la forêt, on a mangé notre premier lunch.

La vallée Akilpo

La vallée Akilpo

Ensuite, on a continué notre cheminement vers le fond de la vallée. Plusieurs petits ponts à passer qui nous ont permis de rejouer encore et encore la scène de Gandalf: Vous ne passerez pas! Cette première journée s’est achevée par une montée d’environ 1h pour rejoindre la lagune. Objectif du jour atteint: on a tous trouvé deux bâtons de marche pour nous aider pour le lendemain.

DSCN1504Arrivés en haut, je me suis rendue compte que l’on allait devoir dormir sur un lit de caillou. La lagune est en effet au pied d’un glacier et ce n’était pas l’étendue herbeuse que j’imaginais naïvement qui nous attendait. On a cependant trouvé sur la plage entourant la lagune un coin moins pierreux où nous avons planté la tente. Après quelques parties de cartes, on s’est endormis au son des bruits du glacier.

DSCN15175h00, le réveil est matinal mais c’est pour une bonne raison: on veut arriver au col lorsque la neige est encore gelée. 7h00: après un bon petit déjeuner, tout est empaqueté, on commence à chercher le chemin. Seulement, il y a un hic. On comptait sur le temps habituel en montagne: grand soleil le matin et pluie l’après-midi. Mais ce matin-là, nous sommes en plein dans un nuage et on ne voit pas à 10 mètre. On ne sait pas d’où part le chemin ni où est le col! Cela commence mal. On marche en direction de ce qu’on espère être le col. Cependant, après 1h, on se retrouve en fait pratiquement à notre point de départ. On dépose alors nos sacs et on cherche alors plus rapidement des kerns. A cette heure-là, le temps est un peu plus clair et on finit par entamer la montée avec 1h de retard. Celle-ci nous prend 2h.

P10409002 heures qui se terminent par le passage du col enneigé. Là où je passe, j’ai parfois de la neige jusqu’au dessus du genoux et deux fois, je me coince le pied sous un rocher. Sensations garanties. Bon, le col n’est pas grand et si on avait été plus malins, on serait passés sur le côté là où il y avait moins de neige.

P1040904On pense avoir fini le plus difficile. Et bien non! La descente sur la moraine est terrible. Chaque fois que l’on fait un pas, le sol se dérobe sous nos pieds. On est très contents d’avoir des bâtons de marche pour nous aider dans la descente. J’ai cependant cassé un des miens dans la traversée du col. On avance très lentement et chaque fois que l’on pense « y être bientôt » c’est encore bien des difficultés qui nous attendent. On prendra en tout 4heures pour faire cette maudite descente. Le plus difficile est qu’il n’y a aucun chemin et pas plus de kerns. Une fois le refuge en vue, on pensait être tiré d’affaire mais ne sachant pas par où passer, on a dû parfois faire demi-tour face à une voie impraticable.

DSCN1536Bref, à 14h, on l’atteint et on est heureux de s’abriter dans un abri à l’arrière. Nous sommes en effet en basse saison et le refuge est fermé.

Heureusement, les vues sont époustouflantes!

Heureusement, les vues sont époustouflantes!

Dans l’appentis, on décide de faire un feu là où nos prédécesseurs l’ont fait. L’humidité n’est pas de cet avis et on utilise à fond nos briquets pour réussir tant on a envie de la chaleur des flammes. On crame un premier briquet (vive la qualité péruvienne) et au lieu de s’arrêter là, on fait de même avec le second. On se retrouve donc sans moyen d’allumer notre réchaud. Champion! Heureusement, avant de tenter ce feu, on l’avait allumé et on mange alors ce qui sera notre dernier repas chaud.

Dernier jour, on se réveille sous une tente gelée. On plie bagage assez rapidement pressés de rentrer. On prend 3heures pour rejoindre les premières maisons mais comme aucun moyen de transport ne semble sur le point de partir, on avance sur la route et c’est finalement près de 5h de marche que l’on fait ce jour-là, arrivant pas loin de Paltay. Sur la route, un taxi nous prend et nous emmène même jusqu’à Huaraz. On est de retour et c’est à la Brasa Roja que l’on va fêter ce succès.

En pratique :

Prendre un combi qui va vers le Nord (direction Carhuaz) et demander à être déposé à Tarica (2,5 sl). De là, prendre une collectivo (taxi) pour Honcopampa (7 sl). De Honcopampa, juste demander son chemin pour la Quebrada Akilpo. Le chemin démarre sur la droite de la vallée et commence par monter. Ne vous inquiéter pas si le chemin est barré par des pierres et des troncs, c’est pour empêcher les animaux de s’enfuir par là.

Le chemin dans la vallée Akilpo est très simple à suivre. Possible de dormir à côté de la lagune, à condition de trouver un endroit sans trop de pierres.

Pour passer le col, continuer le long de la lagune jusqu’au bout de la « plage » puis monter jusqu’au col en suivant des kerns. Au col, possible qu’il y ait de la neige. Mieux vaut monter un peu et contourner la neige.

Descente assez compliquée, pas vraiment de conseils à vous donner si ce n’est de prendre des bâtons (indispensables). Le refuge est fermé en basse saison, mais un appentis à l’arrière permet de s’abriter.

Le dernier jour, le chemin est très facile et ne fait presque que descendre. Compter trois bonnes heures pour arriver à la route carrossable (premier village Huillac) et 5 heures jusqu’à Paltay (collectivos jusqu’à Huaraz : 2 sl). Possible qu’en chemin, vous trouviez un taxi comme ce fût notre cas. On a payé 6 sl jusqu’à Huaraz.

Location équipement : Tente 4 personnes Marmot : 32 sl/jour, sac de couchage Mammut (très bons) 8 sl/pers/jour, Matelas 3 sl/pers/jour, Matériel de cuisine 10 sl/jour. Achat bouteille de gaz : 18 sl. Au total, on a payé 73 sl/pers pour les trois jours (réduction de 10%). Agence : Andean Kingdom : bons conseils et très bon matériel. Ils font aussi de l’ice climbing.

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