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De Cusco (Pérou) à Tupiza (Bolivie) : un passage de frontière sans souci

Ayant un volontariat de prévu au mois de juin, je souhaite voir le Salar d’Uyuni, l’attraction phare de Bolivie avant la haute saison, c’est-à-dire juillet-août. Et soudain, je dois me presser parce que le temps passe. Je prends alors un bus de nuit direct pour La Paz. A la frontière, il me faut le visa de 3 mois soit 90 jours. Mais les douaniers ne donnent aux touristes que le visa de 30 jours renouvelable ensuite deux fois dans les services d’immigration. Pas envie de faire ces renouvellements et surtout, je risque d’avoir du mal à le faire dans la jungle. La file est longue côté Bolivien et j’ai le temps de sympathiser avec mon voisin. Je lui explique que j’espère obtenir ce visa. J’arrive devant le douanier, je lui demande 90 jours. Le voilà qui écrit 30 et m’explique ce que je sais déjà, que je peux aller à La Paz le renouveler. Je l’implore en lui expliquant que je vais dans la jungle et à la manière des Sud-Américaines, lui sort un magnifique « por favooooor ». Il me regarde, me demande si je voyage seule. Et le voilà qui écrit 90 sur mon passeport. Ca y est, je l’ai ! J’entends derrière moi un « félicitation » de ce Bolivien bien amical.

P1060390Au terminal de La Paz, je fais le tour des agences de bus demandant quand part le bus pour Tupiza. Là, j’apprends qu’il y a un blocage entre La Paz-Oruro. Les bus ne partent pas. Bienvenue en Bolivie ! Les blocages ici sont assez courants et utilisés comme forme de manifestation. Comme il y a très peu de routes, les gens mécontents peuvent facilement paralyser le pays. Heureusement pour moi/malheureusement pour eux, le gouvernement a décidé d’agir et les policiers sont envoyés pour libérer la voie. J’ai acheté mon ticket sans savoir quand je partirai. Soudain, c’est mon nom, forcément un peu déformé, que j’entends au haut-parleur du terminal. On me conduit au bus qui se trouve, je ne sais pourquoi, en dehors du terminal et on démarre. On est tous contents de partir mais rapidement on s’arrête. On passera lentement le blocage tout en observant par la fenêtre le combat des forces armées contre les manifestants à coups de gaz lacrymogènes. Amusant quand celui-ci se retourne avec la complicité du vent contre les policiers qui s’enfuient comme ils peuvent.

P1060396Pas de toilette dans le bus malgré ce que l’on m’avait dit. On s’arrête donc de temps en temps au milieu de rien et tout le monde descend et pisse à côté du bus. Hommes comme femmes. Moi, je joue au chameau en ne buvant rien. Les boliviens semblent surpris de ma présence, je suis la seule touriste. A 5h00, on s’arrête un certain temps et moi, j’essaie tant bien que mal de somnoler encore un peu. Vu la lumière, je demande quand même où on est : Tupiza. Oups, vite descendre avant que le bus ne reparte.

J’attends deux heures dans le terminal avec de chercher un petit déjeuner. Rien d’ouvert. Je finis par atterrir dans un hôtel sans savoir que c’en est un, suite au panneau « desayuno » (petit-déjeuner). J’avais prévu de loger ailleurs mais vu le prix et comme tout est neuf, je loge là.

Nous sommes le 14 mai et aujourd’hui, j’ai 25 ans. Le quart de siècle. Dans l’hôtel où je loge, je suis en compagnie de deux autres voyageuses, une Argentine et une Londonienne. Celles-ci me fêtent. Heureusement, parce que j’ai eu l’occasion de tester la connexion internet typiquement Bolivienne qui rend les conversations Skype pratiquement impossibles. « Bon, on se parlera quand je serai à La Paz ? » Tupiza n’est pas vraiment la ville idéale pour fêter son anniversaire puisque je n’y trouve aucun gâteau !

Puerta del diabloEnsemble, on décide d’aller découvrir le canyon de l’Inka. Le couple de Français avec qui je ferai le Salar m’indique le chemin. J’ai également une petite carte mais plus vague que cela, tu meurs. On part donc en longeant la voie ferrée. Là, pas possible de se perdre. Ensuite, difficile de savoir sur quel petit sentier on est supposées prendre à droite. Lorsqu’on demande à des locaux quel chemin prendre, ils nous indiquent la route de terre sur laquelle passent les voitures. On la suit durant un bon moment, se faisant recouvrir de poussière à chaque passage de voiture. La route serpente et monte petit à petit. Arrivées en haut d’un « col », j’aperçois la « Puerta del diablo » . Les français me l’on montrée en photo, c’est bien ça ! Ensuite, on essaie de suivre les traces. Quelles traces ? Les traces d’un peu tout et n’importe quoi : 4×4, chevaux, chaussures. Je me sens telle une traqueuse, le don et l’expérience en moins. On se retrouve à nouveau sur la route qu’on avait quitté et on continue, continue et continue encore à marcher. Je vois bien que les deux autres voyageuses n’ont pas trop l’habitude de marcher et qu’elles fatiguent. « Et à quoi il ressemble ce canyon ? » Heu ? En fait, je n’en sais rien. Ils m’ont dit que c’était joli, alors je me suis lancée. Notre petite carte ne nous aide vraiment pas et les automobilistes que l’on arrête ne semblent pas plus avancés que nous. Au bout de près de deux heures de marche, on décide de faire demi-tour et de revenir sur nos pas.

P1060435A un moment, j’aperçois des formes rocheuses particulières et comme le chemin qui y mène semble revenir ensuite sur la route, je propose un itinéraire retour par là. Je suis toujours en train de suivre mon supposé instinct et je trouve toujours des traces qui semblent m’indiquer le chemin. On arrive dans ce qui ressemble à un canyon. Les français m’avaient montré une photo d’un panneau indiquant le nom du Canyon et point de panneau. Peu importe puisque c’est joli. J’imagine qu’on peut aller jusqu’au bout de celui-ci pour rejoindre la route. On emprunte donc le lit de la rivière asséché pour tenter cela mais au bout, nous attend un ancien éboulement de roches. Impossible à franchir sans danger. On fait demi-tour et cette fois-ci, on marche sur la route. On finit par arrêter une voiture et c’est en stop que l’on retourne à Tupiza.

Très jolie ballade bien qu’on n’aie pas trouvé le canyon. Que je pensais ! Parce que durant le Salar, les deux Français ont mentionné un chien mort à l’entrée du canyon. Chien que nous avons nous aussi trouvé. Comme quoi, sans le savoir, on l’a finalement atteint ce canyon.

Le lendemain de cette petite marche, départ tôt pour le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni.

En pratique :

Cusco-La Paz : Trans Salvador : 80 sl. Départ : 22h. Arrivée vers midi à La Paz. Passage de la frontière (Desaguadero) de +/- 8 à 10h. Très confortable, couverture fournie, 3 rangées.

La Paz-Tupiza : Trans del Sur 1 : 90 bs. Pas très confortable. Pas de couverture fournie. Pas de toilettes mais arrêts pipi au milieu de rien. Durée : environ 13h.

Visa (avec passeport européen) : 30 jours renouvelable deux fois. Si vous insistez, possible d’obtenir 90 jours directement (venez avec une bonne excuse et votre plus beau sourire).

Hostel « Bien te Fue » à Tupiza. Tout près du terminal des bus, sur le rond point. 35 bs le lit en dortoir (trois lits). 40 bs la chambre privée simple. Petit déjeuner à 15 bs.

Petit-déjeuner au mercado : 8 bs pour 2 pains avec beurre et confiture, 1 œuf et 1 thé. A l’étage, le petit déj, est « à la carte », il n’y a rien de fixé.

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Mais où sont donc ces méchants Péruviens?

200px-Villainc.svgAvant d’arriver au Pérou, j’étais préparée mentalement à faire face aux Péruviens. Partout, sur internet ou au contact de voyageurs en revenant, j’entendais le même discours : « les Péruviens sont méchants, trompeurs, ils feront tout pour avoir tes sous ». « Ne croit rien d’eux, ils ne savent que mentir ». Plutôt effrayant il faut bien le dire comme perspective. A peine débarquée du bus, je dois faire face au problème classique dès qu’on passe une frontière, je n’ai pas encore de monnaie locale et j’ai besoin de payer mon bus jusque Mancora. Je suis en compagnie d’une Argentine, rencontrée juste avant et elle aussi me prévient de ne pas faire confiance aux péruviens. Quand je demande à un Péruvien dans le terminal où je peux changer de l’argent, elle me met en garde : « surtout, ne leur dit pas que tu as des sous sur toi, ils te voleront ». J’ai l’impression d’être dans une situation totalement insolvable : j’ai besoin de réponses à mes questions mais je ne peux rien croire de ce qu’on me répondra. Alors, je finis par changer un petit montant, juste de quoi payer mon bus et je retire ensuite à Mancora. Au début, je voyais toutes les personnes que je rencontrais à travers ce filtre de méfiance qu’on m’avait recommandé. Mais très rapidement, je me suis rendue compte que les Péruviens ne méritaient pas cette réputation.

Une fois à Chachapoyas (dans le Nord), j’en parle à d’autres voyageurs qui me disent que c’est normal, je ne suis pas dans un endroit touristique. Arrivée à Huaraz, on me dit qu’ils sont comme cela au sud de Lima. Ensuite, on me dit qu’ils sont surtout comme ça à Cusco. Ayant maintenant quitté le pays après y avoir passé 5 mois, je me pose encore cette question : « mais où sont donc les méchants Péruviens ? Jamais un taxi ne m’a demandé un tarif exorbitant, jamais on n’a essayé de me voler et chaque fois que j’avais besoin d’aide, je n’avais même pas besoin de demander que des gens venaient vers moi pour m’aider. J’ai fait du couchsurfing deux fois, deux super expériences. J’ai discuté avec pleins de monde, dans les bus, sur les plaza de armas.

Un constat, c’est que les gens ont tendance à se comporter en miroir et vu le comportement de certains touristes, pas étonnant qu’ils rencontrent des problèmes.

« Comporte-toi en touriste, on te prendra pour un porte-feuille. Comporte-toi en voyageur responsable, tu t’intéressas à l’autre et il s’intéressera à toi »

J’ai vu de nombreux touristes arriver avec leurs gros sabots, réclamer à corps et à cri des futilités « parce que j’ai payé le prix fort », ne jamais adresser un mot au personnel, à leur guide, etc… Si vous vous comportez ainsi et si vous ne vous adaptez pas un peu au pays où vous voyagez (oui, parfois les bus ne partent et n’arrivent pas à l’heure, c’est normal), vous risquez de passer à côté d’un super voyage.

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Pérou-la récap après 5 mois

Comme je l’avais fait pour l’Equateur, un petit récapitulatif-résumé de mes 5 mois au Pérou. En bref, le Pérou c’est assez semblable à l’Equateur niveau culture.

Budget

Les bus sont plus chers, les hébergements nettement moins (prix moyens d’un backpacker 15-20sl en dortoir). Menus (souper-plat-refresco) entre 4-8 sl. Il y a pratiquement partout des prix étudiants. Les parcs nationaux sont souvent payant (et pas qu’un peu).

Nouveauté par rapport à l’Equateur, les collectivos. Ces mini-bus permettent de faire de courtes distances à des prix très bas.

Grosse différence entre le Nord du pays, assez peu touristique et le Sud, tout le contraire. Différence en terme de fréquentation, d’infrastructures touristiques (quoi le Nord est très bien pourvu d’IPeru, l’office du tourisme) et de prix (le Nord est meilleur marché).

En général, j’ai rencontré des gens très sympas, un article suivra.

Niveau nourriture, j’y ai bien mieux mangé qu’en Equateur mais ce n’était pas l’extase non plus. Certes, le lomo saltado, mon plat préféré est très bon mais il n’y a pas 150 plats différents et on mange encore et toujours beaucoup de riz et de poulet (je tue toute ma famille si à mon retour ils m’en font).

Hostels préférés

  1. Hostel La Estrellita (Cusco). 15 sl/dortoir. Petit-déjeuner inclus. Très bonne ambiance et très propre. Espaces communs assez géniaux (dont la cour ensoleillée).
  2. Hostel Chachapoyas Backpackers (Chachapoyas). 18Sl/dortoir. Bonne ambiance. Cuisine. Super propriétaire.
  3. Hostel El Tambo (Huaraz). 10Sl/dortoir. Hostel très simple mais très bonne ambiance. Eau bien chaude et avec pression. Petits dortoirs (3-5 lits) et cuisine.

Activités préférées

  1. Couchsurfing à Ayacucho. Ce n’est pas une activité en soi mais c’est un des meilleurs moments que j’ai passé au Pérou.
  2. Trek Akilpo/Ishinka : même si on en a chié, qu’est-ce qu’on s’est amusés.
  3. Petite rando à Llachon avec ma maman. Tranquille, joli, paysage époustouflant.
  4. Musées autour de Chiclayo. Très, très bons musées. Petits prix et prix étudiants. Trésors incroyables bien mis en valeur.
  5. Musée Larco et le musée de la Nation à Lima. Le premier est très bien fait et permet d’avoir un aperçu des différentes civilisations tant préincas qu’incas. Le second présente une exposition sur les années de terrorisme au Pérou. Instructif.

Sécurité

Le Pérou, comme la plupart des pays Sud-Américains, n’a pas très bonne réputation chez nous en matière de sécurité. Pour y avoir passé 5 mois, je dirais que franchement, détendez-vous. Oui, les vols sont certainement plus fréquents que chez nous. Mais je n’ai jamais été ni la victime, ni le témoin d’un vol. Je n’ai également jamais entendu un témoin direct d’une telle agression. Lima, comme toute grande ville, est à appréhender avec intelligence et précaution.  Si vous n’arrivez pas à appeler un taxi, demandez à votre hôtel, un policier ou agent de sécurité de le faire pour vous. Dans l’ensemble, faites juste preuve de bon sens.

Et alors, tu as préféré le Pérou ou l’Equateur?

Question piège que l’on n’arrête pas de me poser. En fait, j’ai bien du mal à y répondre parce que je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir visité deux pays mais bien divers lieux, rencontré diverses personnes et tenté diverses activités. Difficile de parler de l’Equateur ou du Pérou comme un tout, encore plus de les comparer. Alors, non, désolé, vous n’aurez pas réponse à cette question mais vous trouverez pleins de chouettes choses à faire dans mes différents articles.

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Planning: le Sud du Pérou en 18 jours

Comme promis, voici le programme que nous avons suivi, ma mère et moi, pendant 18 jours. Pour ceux qui voudraient s’en inspirer.

Du 4 au 22 avril 2015 :

  • J1: arrivée à Cusco (3300m). Petit tour au marché San Pedro. Trajet jusque Pisac, hostel, petit tour au marché d’artisanat.

  • J2: Pisac (2715m): (jour de marché à Pisac: idem que les autres jours). 4 heures de visite à pied en tout ou monter en taxi et redescendre à pied. Trajet Pisac-Ollantaytambo (2800m): 65 km, 2h. Visite du site(juste à côté de la ville). Dormir à Ollantaytambo.

  • J3: Prendre un combi jusqu’à Urubamba puis un autre direction Cusco et s’arrêter au croisement de la route pour Maras. De là, prendre un taxi jusque Moray. Visite du site archéologique. Rejoindre le village de Maras à pied (1h15 de marche) et marcher jusqu’aux salines de Maras (+/- 45 min). Continuer jusqu’à la route et revenir chercher son sac à Ollantaytambo. De là, collectivo direct jusque Cusco. Y dormir

  • J4: 12:30AM: Free Walking Tour: Plaza Regocijo (je vous le déconseille vivement). Visite de Sacsayhuaman. Confirmer le salkantay trek. Trajet en bus jusque Arequipa (2335 m) (9-11h de bus). Bus de nuit

  • J5: Visite d’Arequipa (2335m). Monastère de Santa Catalina et Santa Teresa. Dormir à Arequipa.

  • J6: Trajet jusqu’à Cabanaconde (6h de bus). Entrée (70sl). Trek Cabanaconde-San Juan (3h30): départ du mirador San Miguel.

  • J7: Trek Cañon de Colca (3191m). San JuanLlahuar (5-6h).

  • J8: Trek Cañon de Colca (3191m). LlahuarCabanaconde (4-5h de montée). + retour à Arequipa (6h de bus). Dormir à Arequipa.

  • J9: Trajet Arequipa – Juliaca (6h de bus). Taxi. Collectivo: Juliaca-Capachica (1h). Collectivo Capachica-LLachon (45 min).

  • J10. Profiter de Llachon (3812m). Petite rando jusque Capachica.

  • J11. Retour à Cusco. Juliaca-Cusco: 6h.

  • J12. Journée repos, lavanderia.

  • J13. Salkantay trek (départ 4h du matin). Trajet jusqu’au départ: Mollepata. Marche jusque Soraypampa.

  • J14. Salkantay trek: Soraypampa jusque Chaullay.

  • J15. Salkantay trek: Chaullay jusque La Playa. Bus pour Santa Teresa (bains thermaux).

  • J16. Salkantay trek: Santa Teresa jusque Hidroelectrica (ou zip line) puis Aguas Calientes.

  • J17. Visite du Machu Picchu et retour à Cuzco.

  • J18. Achats de cadeaux. Repos.

  • J19. Départ de Cuzco.

C’est un programme assez chargé, même si on a eu deux journées de repos. A faire si vous parlez espagnol ou connaissez déjà un peu l’Amérique Latine. Si ce n’est pas le cas, mieux vaut sauter une étape (le lac Titicaca par exemple).

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Mancora

J’arrive à Mancora, première étape de mon voyage au Pérou. C’est une ville côtière où les surfeurs côtoient les fêtards. Une ville où il fait beau toute l’année, où l’eau est elle aussi toujours chaude et où la vie est bon marché. Je m’attends à trouver une station balnéaire en pleine ébullition. C’est en effet la première fois que je suis en haute saison quelque part. Ou plutôt je devrais. Mon guide mentionne en effet une saison de décembre à mars. Mais la saison ne commence réellement que fin décembre au moment des fêtes. En attendant, dans le premier hostel où je loge, il n’y a que moi et un canadien d’une soixantaine d’années. Comme me l’avaient dit les deux argentins rencontrés à Vilcabamba, 30 soles pour un dortoir, c’est cher. Ajoutez à cela qu’il n’y a pas de cuisine pour les voyageurs, je change d’hostel le lendemain pour un moitié moins cher.

Je passe mes journées à glander. Dans le dortoir où je suis, il n’y a personne d’autre. Je prends une leçon de surf pendant laquelle je bois beaucoup la tasse. Là où il y a les bonnes vagues à surfer, il y a également des rochers et je n’ose pas continuer à m’entraîner seule après ma leçon. Je profite de ce temps mort pour skyper avec ma famille.

Ce soir-là, je mange au restaurant Naylamp. Je choisis des pâtes aux fruits de mer. Vous voyez venir la suite ? Moi, manifestement, je n’ai pas été très clairvoyante sur ce coup-là. Faut croire que j’aime bien tester les fruits de mer pour vérifier s’ils vont me rendre malade. Gagné ! Et une méga tourista comme je n’en avais jamais eu de ma vie. J’ai béni à cet instant-là le fait d’être seule dans le dortoir parce que partager la salle de bain n’aurait pas été possible. Plus tard, j’ai pu sortir, aller jusqu’à la cuisine me cuire des pâtes. Juste des pâtes. Les manger et revenir dormir dans mon lit. Deuxième sortie, j’ai pu aller jusqu’au magasin acheter un coca. Victoire. Dans ces moments-là, on repense à son choix, la veille et on se jure de ne plus jamais manger de fruits de mer. J’y repenserai la prochaine fois que je referai la même connerie (parce que jamais deux sans trois, non?).

Le lendemain, je suis encore un peu faible mais remise et arrivent deux allemandes, Eva et Anna. Avec elles, je vais à la plage et au resto. Le lendemain, je pars pour Jaen où je ferai mon premier Helpx au Pérou et 4ème helpx en tout.

Je n’ai tellement rien fait à Mancora que je n’ai pas une seule photo, pas une.

En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€)

Laguna surf camp : 30sol/dortoir. Cadre sympa. Pas de cuisine (contrairement à ce que dit le lonely). Petite piscine. Nombreux hamacs. Restaurant.

Hostel Runa Simi : 15sol/dortoir. Bon wifi. Cuisine à disposition : sommaire mais avec frigo. Personnel sympa. Bons lits. Très propre. Très bien situé, près de l’entrée de la plage mais sans être trop près du bruit.

Restaurant Naylamp. Evitez de manger là et/ou évitez les fruits de mer. J’y ai attrapé une intoxication alimentaire bien corsée. Jamais été autant malade de ma vie. A part ça, ce n’était pas mauvais.

Restaurant Desperado : bon. Simple mais bon. Pas mal de choix pour un menu. Uniquement le midi et petit-déjeuner : 10sol le menu.

Restaurant Kiba : j’y ai mangé deux fois et à chaque fois, c’était bon. La cuisine est faite au moment où vous commandez, vous pouvez les voir préparer votre repas. On y attend forcément un peu plus qu’ailleurs, mais c’est que du bonus. 10 sol/menu le moins cher.

Restaurant péruvien/japonais. J’y ai bien mangé. Plus fin que ce que j’ai eu l’habitude de manger en Equateur. Menu à 10 sol.

Ecole de surf « The good people/la buena gente » : 50sol la leçon d’une heure (négocié 45). Ensuite, on peut utiliser la planche et la combinaison toute la journée. On peut aussi changer de planche si on se sent à l’aise pour en tester une qui n’est pas destinée aux débutants. Location de la planche à la journée : 20 sol. (je ne sais pas si c’est aussi avec combinaison). Ils louent aussi des masques et tubas.

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Vilcabamba

Arrivée à Vilcabamba, je n’avais aucune réservation. Sur internet, tout paraissait cher (et est cher). Au moment de sortir du bus, le chauffeur me demande si je cherche un hébergement économique. J’écoute sa proposition: 6$ en chambre privée et cuisine à disposition. Difficile de faire mieux. Il m’amène donc à l’hostel de sa femme (ou plutôt aux chambres qu’elle loue, il n’y a pas d’enseigne). Je fais le tour du propriétaire, pose pleins de questions et m’y installe. C’est un peu vieillot mais je m’y sens bien.

Le premier jour, il fait chaud et je me rends à la piscine municipale pour faire trempette et lire sur l’herbe. Le lendemain, je me rends à la cascade. Heureusement, en chemin, je suis rejointe par un guide. Il fait habituellement des randonnées à cheval pour les touristes mais là, il se rend à pied au-delà de la cascade afin d’entretenir les chemins. On discute tout au long du chemin et j’en apprends plus sur Vilcabamba, le tourisme, les propriétaires étrangers, … Sans lui, je ne serais jamais arrivée jusqu’à la cascade vu le plan très sommaire que j’avais.

Cascade Vilcabamba

Je passe une troisième journée à Vilcabamba à basiquement ne rien faire et préparer mon passage au Pérou (prévenir le consulat, prévenir ma banque, me faire une carte pour ma nouvelle assurance, m’assurer des taux de change,…).

Ce soir-là, je prends le bus pour Loja. Je suis en compagnie de deux Argentins de Cordoba qui voyagent beaucoup et dont les trois enfants voyagent également. Lorsque l’on se quitte, ce n’est pas sans qu’ils m’invitent à passer les voir lors de mon passage.

De Loja, je pense prendre un ticket pour Piura et ensuite prendre un autre bus pour Mancora. Ce n’est peut-être pas le trajet qui semble le plus logique sur une carte mais en réalité, c’est le plus simple. Grâce aux conseils de la vendeuse, je ne vais qu’à Sullana, deux heures avant Piura et plus proche de Mancora.

La frontière est étrange. Le chauffeur nous propose de descendre. On ne nous l’impose pas. « Ceux qui veulent faire des formalités, c’est maintenant! ». Côté Equateur, le douanier est dans un container. 10 minutes plus tard, j’ai mon cachet de sortie. Côté Pérou, il dort. On doit donc le réveiller mais heureusement, il a le réveil facile et est de bonne humeur. Il parle même un peu français (au début, les deux français et moi, on s’est regardé et on s’est dit que son accent en espagnol était vraiment difficile avant de comprendre la langue qu’il utilisait). Quand je lui demande six mois, j’ai le cœur qui bat. S’il me les refuse, je suis vraiment dans la mouise. Mais il précise: le maximum? Je hoche la tête et j’ai droit à mon cachet. Tout est en ordre. Le car repart et à 6h00, j’arrive à Sullana. Je suis un peu terrorisée, la tête à nouveau pleine de tous les conseils lus ici ou là. « Les péruviens sont tous des voleurs », « Les péruviens sont tous des arnaqueurs », « Quand ils disent blanc, ils veulent dire noir », …

Mais la première chose qu’un péruvien fait pour moi, c’est me laisser utiliser les toilettes sans payer vu que je n’ai pas encore de sol. Avec une autre fille, on tergiverse bien 1h pour savoir si on change ici à un mauvais taux, si on va chercher une banque, … Finalement, je change 10$, juste assez pour rejoindre Mancora. Deux heures plus tard, j’y suis! Ouf. Je n’aime pas les passages de frontière.

En pratique :

Chocobananas au restaurant El Attilo : 0,25$. Je n’en ai pas encore trouvées au Pérou, alors profitez-en!

Yogurt Natural. Salade de fruits, yaourt et granola pour 1,75$ (très généreux). Très bon hamburger végétarien à 2$ (plutôt des toasts).

Il y a une boulangerie française dans le village (La Boulangerie). Après avoir goûté tant de mauvaises viennoiseries en Equateur, je me suis offert un petit pain au chocolat (0,75$). Grosse déception. Certes, c’était meilleur que les pâtisseries équatoriennes mais ne mérite vraiment pas de figurer parmi les bonnes pâtisseries de chez nous. Par contre, j’ai trouvé une autre boulangerie, une panaderia, qui fait du très bon pain et de très bonnes viennoiseries. Elle est dans une rue qui vient de la place centrale, en face d’une école. J’ai failli en faire des provisions mais vu que je partais pour le Pérou, j’ai refréné mes ardeurs. J’espère que les Péruviens seront de meilleurs cuisiniers (oui, jusqu’ici, cela se confirme).

A Vilcabamba, j’ai dormi chez une femme qui loue des chambres (Erika Belen). Chambre privée avec grande sdb partagée, très bon wifi, salon, télévision, cuisine et balcon : 6$/nuit. Si cela vous intéresse, demandez au conducteur du bus. Il y a également l’hostel Ruinas de Quinara qui est à 7$/dortoir avec accès à une cuisine, la piscine, le jacuzzi et un spa. Je suis passée devant et cela avait l’air très bien entretenu. C’est le seul hostel qui ne soit pas tenu par des étrangers à Vilcabamba.

Piscine municipale. 0,75$ l’entrée. Elle est accolée au zoo. Très grande et propre. Il y a une étendue d’herbe à côté où l’on peut se prélasser.

Bus de Vilcabamba à Loja. Derniers bus à 20h00 et 20h45. 1,3$. Bus de Loja à Sullana (11$) ou Piura (12$) à 23h00. Passage de frontière sans difficulté particulière et sans attente autre que la trentaine de passagers du bus.

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Mon budget pour un an en Amérique Latine

comptesQuand on demande à un voyageur combien de temps il compte voyager, beaucoup répondent: jusqu’à ce que je n’ai plus d’argent. Et il est vrai que voyager demande un minimum de ressources. Il est loin d’être inutile de se poser et de réfléchir au budget que l’on souhaite allouer à son voyage en compte l’avant (les préparatifs), le pendant (la majeure partie du budget) et éventuellement prévoir une certaine somme pour le retour. Avant de partir en Thaïlande, on n’avait pas budgetté notre voyage en se disant simplement qu’on voyagerait « pas cher ». A un moment, on a quand même dû se mettre d’accord sur un montant total approximatif pour s’adapter en fonction de ce qu’on dépensait réellement.

Avant le départ

Un poste non négligeable est l’ensemble des dépenses que l’on fera avant même d’avoir mis le pied à l’aéroport. Cependant, par rapport à certains montants que j’ai lu sur des blogs de voyage, je m’en sors bien, voire même très bien !

Au total, j’ai dépensé avant de partir 1338€. Une somme que j’étais loin d’imaginer avant de faire mes comptes. La majeure partie de cette somme est constituée du billet d’avion (653,56€) et de l’assurance voyage (297€). Les 380€ restants sont constitués de matériel (vêtements dont une veste imperméable à 79€), de médicaments (très peu) et du passeport (89€ mais est valable 10 ans).

Pendant le voyage

Sur place, j’ai 6 000€ pour un an. Cela me permet d’avoir 20€/jour tout compris, ce qui est assez juste. Cependant, quand on voyage lentement, on ne fait pas des activités chères tous les jours. On peut aussi se permettre de prendre des transports plus lents et moins chers (ne pas prendre l’avion). Avec les échanges de service comme helpx, je vais aussi économiser pas mal, ce qui me permettra de faire plus de dépenses éventuellement à d’autres moments.

Les randonnées et treks quand on les fait sans agence, cela ne coûte vraiment pas cher. Par exemple, si vous faites la boucle du Quilotoa, vous paierez chaque jour votre hébergement et un peu de bouffe à côté et c’est tout.

Il faut savoir aussi que les pays où je compte passer le plus de temps (Equateur, Pérou, Bolivie) sont trois pays très bons marchés, notamment au niveau des transports et hébergements. Pour le Chili et l’Argentine, déjà, je ne compte pas y passer très longtemps mais aussi ce sera l’occasion de faire un peu de couchsurfing.

Pour tenir ce budget et savoir où j’en suis, je fais mes comptes et note toutes mes dépenses dans un petit carnet. Je fais cela très régulièrement pour que cela ne me prenne pas plus de quelques secondes et cela me permet de visualiser les différents postes. Par exemple, j’ai fait la descente en mountainbike du Cotopaxi pour 50$ mais en moyenne, sur ma semaine, je n’ai pas dépassé mon budget de 20€/jour parce que toutes mes activités ne coûtaient pas aussi cher.

On verra dans un an si j’ai pu tenir ce budget!

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