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Keramis et le parc de Mariemont

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Le premier dimanche de novembre alors que l’été avait décidé de faire son retour, nous sommes parties en direction de La Louvière pour deux visites intéressantes et très complémentaires.

P1070644Nous avons commencé par le musée Kéramis, musée de la céramique. Ce musée très récent (2015) a été créé suite à la faillite de la faïencerie Boch. Vous pourrez en apprendre plus sur le travail qui s’effectuait là jusqu’il y a peu et qui était reconnu internationalement. Dès la première salle, on ne peut être qu’impressionné par les grands fours-bouteilles. Ces monstres en briques servaient à cuire les différentes pièces de céramiques. Ils sont très bien conservés et majestueux.

P1070648Une autre salle renferme différentes pièces de céramiques ainsi que l’explication des différents processus de fabrication. Plusieurs vidéos viennent illustrer les textes d’explication et quelques objets et outils les matérialiser. Sur ce point, j’aurais aimé qu’il y ait plus d’objets « réels » en plus des vidéos.

P1070666La dernière salle d’exposition permanente montre différentes pièces de faïencerie illustrant différents styles et leur évolution. A l’étage, on retrouve l’évolution des faïences produites par Boch. Une dernière salle présente de l’art contemporain en céramique (du pur et dur, cette fois-ci). Dommage que cet espace n’ait pas été dédié à plus d’outils et machines anciennes ayant servi par le passé. Pas un mot non plus sur l’arrêt et la faillite de Boch. Pourquoi un tel silence ?

P1070713Après cette visite culturelle, nous sommes parties en direction du Parc de Mariemont. On avait bien choisi notre jour puisqu’il faisait près d’une vingtaine de degrés et les arbres avec leurs couleurs d’automne brillaient au soleil. L’occasion de jouer à l’apprenti photographe.

P1070706Après une pause piquenique dans le parc, nous nous y sommes baladées. On peut y voir les ruines d’un château (celui de Charles de Lorraine me dit internet), de très nombreux arbres, un étang, un bouddha géant et une magnifique orangerie (dommage qu’elle serve d’entrepôt).P1070718Après avoir déambulé à travers les différentes espèces d’arbres, nous avons bu un verre en terrasse. Incroyable mais vrai, on a fini par avoir trop chaud.

P1070690On a terminé cette journée par la visite de l’exposition Levez l’Encre ! au musée royal de Mariemont situé dans le parc. Une exposition sur le thème du voyage et plus particulièrement de la navigation. Cartes anciennes, mappemonde, affiches vantant les mérites de paquebots (du Titanic aussi), anciens livres illustrés, lettres manuscrites de grands navigateurs, … Une plongée dans un univers fascinant principalement à travers des livres qui s’y rapportent.

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En pratique

Keramis (Centre de la céramique) : 1 Place des Fours Bouteilles, La Louvière. Me-Di : 10-18h. Etudiant/adulte : 3/5€. Gratuit le premier dimanche du mois.

Parc de Mariemont. 9-18h d’avril à septembre (19 h les dimanches et jours fériés de mai à août), 17 h en février, mars et octobre, 16 h de novembre à janvier. Entrée gratuite.

Musée royal de Mariemont (situé dans le parc): Ma-Di : même horaire que le parc. Gratuit sauf les expos temporaires (gratuites le premier dimanche du mois).

Expo Levez l’encre ! jusqu’au 10 janvier 2016.P1070740

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Expo 2050, une brève histoire de l’avenir

s1.qwant.comUn dimanche, ma mère et moi nous sommes rendues à l’expo « 2050, une brève histoire de l’avenir ». Si ce titre me semblait prometteur, le contenu de l’exposition, de l’art contemporain, me faisait craindre le pire. Dans quoi est-ce que je m’engageais ? L’art et moi, ce n’est déjà pas la grande histoire d’amour. Alors, l’art contemporain, je ne vous en parle même parle. Mais bon, le thème me parlait bien et parfois, il faut oser se lancer dans l’aventure.

Dès notre arrivée, j’hallucine sur le prix du musée. C’est que la culture chez nous, c’est réservé à ceux qui en ont les moyens. Heureusement pour moi, c’est ma maman qui me l’offre.

Et bien, et bien, sachez que j’y suis restée plus de 2 heures. 2 heures dans un musée d’art contemporain !! Incroyable mais vrai.

Andreas Gursky, 99 cent

L’expo se base sur un livre de Jacques Attali « Une brève histoire de l’avenir » qui considère que nous connaîtrons à l’avenir cinq vagues :

  1. Le déclin de l’Empire américain.
  2. L’éclatement polycentrique du monde.
  3. L’hyperempire où le capitalisme est poussé à son paroxysme.
  4. L’hyperconflit
  5. Et enfin, l’hyper démocratie qui nous sauvera tous, ou pas.

Je n’ai pas tout aimé, je n’ai pas non plus tout compris. Mais dans l’ensemble, c’était assez « accessible » comme art. Les vidéos se rapprochaient plus de mini-documentaires et le thème du futur qui questionne notre société de consommation ne pouvait que me plaire. De plus, les concepteurs de l’exposition avaient prévu un système d’explication assez original. On devait en effet collecter des feuilles et se créer son petit carnet d’exposition. Rien de très nouveau me direz-vous. Ce qui était plus spécial, c’était que les numéros ne se suivaient pas dans un ordre logique et qu’il fallait rester attentif et sauter d’une feuille à l’autre pour lire la légende des différentes œuvres. Si par moment, cela a eu le don de m’irriter, je me suis rendue compte à la fin de l’exposition que j’étais toujours aussi alerte. Je vous rappelle que c’était de l’art CONTEMPORAIN.

Alors si vous aimez l’art contemporain ou si vous êtes prêtes à lui laisser son énième chance, cette expo devrait vous plaire.

Où ? Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 3 Rue de la Régence. Près de la station de métro Parc.

Quand ? Ma – Ve : 10:00 à 17:00. Week-end : 11:00 à 18:00. Vous remarquerez l’étendu d’ouverture de nos musées. Expo jusqu’au 24 janvier 2016.

Combien ? 14,5€. 8€ pour les jeunes (6-25 ans). Un prix très élevé pour un musée.

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Expo 14-18 au Cinquantenaire

s2.qwant.comCe mardi, je me suis rendue en compagnie de ma mère voir l’expo 14-18 sur la première guerre mondiale. Cette expo, très, très bien faite met notamment le focus sur la Belgique, son rôle et la vie dans le pays sous l’occupation. Comme le montre l’image, elle était supposée ne rester en place que deux mois et est finalement prolongée jusqu’au 15 novembre (courez-y si ce n’est pas déjà fait, il vous reste 9 jours).

Une expo très bien faite donc. Des textes très clairs, bien écrits, pas trop longs. De très nombreux objets illustrant les propos. Des vidéos, bien sûr. Des scènes recrées (magasins américains, cafés, tranchées, …). Une expo presque parfaite à tous les points de vue. Et c’est ce qui me fait encore plus râler.

Presque? Presque oui. Parce qu’en Belgique, on a beau avoir de beaux musées très bien faits, on n’aime pas les musées. Mais alors pas du tout. « On », ce sont les politiciens qui manifestement n’allouent pas suffisamment de budgets pour des heures d’ouverture étendues et des prix décents. Un musée qui ferme à 18h les jours fériés, je trouve cela court, très court. Mais non seulement, le musée ferme théoriquement ses portes à 18h mais en réalité, il ferme ses portes à 17h45. On est finalement sorties à 17h50 escortées par deux gardes de sécurité (l’un répondait dans son talkie-walkie à un collègue que « non, il n’allait pas avoir besoin d’aide pour les sortir »). On a réussi en traînant les pieds à lire encore quelques panneaux malgré la pression et puis, ce ne fût vraiment plus possible. Pourtant, ces dix minutes, c’est ce qu’il nous aurait fallu pour profiter des dernières salles.

On avait qu’à venir plus tôt alors? Sauf que le site internet mentionne une durée de visite de 1h30 à 2h00. On a mis 2h30 et si on avait pris notre temps, on aurait allègrement dépassé les 3h. Pourtant, je ne suis vraiment pas une adepte de la lecture de chaque encart d’objets. J’ai zappé tous les uniformes. Et les dernières vidéos, vu le temps qui passait, je les ai aussi toutes passées.

Le prix d’une telle expo? 12€ pour les adultes (!) et 8€ pour les étudiants. Faut vraiment être motivé pour pouvoir se cultiver en Belgique. Surtout quand le musée n’est ouvert que 7h par jour et qu’on ne peut pas en profiter à son aise.

En bref, oui l’expo vaut définitivement le coup mais venez le matin pour pouvoir prendre tranquillement votre temps. Toutes les infos pratiques se trouvent sur ce site.

PS: Je n’en veux pas aux gardiens du musée qui nous ont mis dehors, je suppose qu’ils sont payés jusque 18h et qu’ils doivent faire le tour du musée une fois vidé.

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Buenos Aires

P1080019Buenos Aires, capitale de l’Argentine et dernière étape de mon périple. Un an de voyage qui s’achève par une semaine de visites. Ce ne sera cependant pas le dernier article de ce blog, j’en ai encore plein dans ma manche. J’ai beaucoup aimé cette ville même si elle n’est pas facile à appréhender.

Premier jour, j’arrive tôt et demande à l’office du tourisme comment me rendre à mon hostel. Toutes les indications sont bonnes sauf sur la sortie de la gare des bus. Je sors en effet du mauvais côté et très rapidement, je me rends compte que je ne suis pas là où je devrais être. L’arrière de la gare routière est sale, il y a pas mal de gens qui ont l’air d’avoir bu ou d’être drogués, je vois des hommes pisser contre les murs, … Je demande rapidement à un agent de sécurité comment me rendre à la gare ferroviaire et il m’indique que je dois faire le tour. « Je ne peux pas prendre tout droit ? Non, parce que par là, tu vas te faire voler ». D’accord. Je suis à Buenos Aires, ville de 3 millions d’habitants qui a la réputation d’être assez dangereuse.

Je retrouve vite mes pas et grâce aux transports en communs bien efficace, je suis rapidement à l’intérieur d’un hostel chauffé, propre, et confortable. Première journée à glander, surtout que j’arrive un lundi férié et donc tout est fermé. Le lendemain, je pars pour walking tour mais celui-ci ne doit plus exister. Retour à l’hostel pour essayer de m’y retrouver. Difficile d’avoir de l’info dans cette ville quand le gars de l’office du tourisme semble plus préoccupé par le remplissage de sa feuille de statistiques (provenance et durée du séjour des touristes) que de me donner des informations.

Vue depuis le balcon de la Casa Rosada

Vue depuis le balcon de la Casa Rosada

Je retombe quand même sur mes pattes, et trouve un free walking tour de la vieille ville. Une visite très intéressante menée par Javier, un étudiant en Histoire. J’en apprends plus sur la construction de la ville, l’Histoire et le fonctionnement étatique du pays. Ayant choisi le tour en Espagnol, nous ne sommes que trois et c’est l’occasion d’un véritable échange. Les trois heures passent en un clin d’œil. J’aurai l’occasion durant le week-end de visiter la Casa Rosada, le palais présidentiel, et le Cabildo, ces deux bâtiments deux bordant la Plaza de Mayo. Les deux visites sont cependant de peu d’intérêt.

Vue depuis le balcon du Cabildo situé à l'opposé

Vue depuis le balcon du Cabildo situé à l’opposé

Le lendemain, un mercredi, je profite des musées gratuits ce jour-là et visite le musée d’Histoire nationale. Trop fouillis, la chronologie n’est pas respectée. Je me perds dans cette Histoire et ne comprends pas toujours pourquoi certains personnages sont mis en avant. Un musée visiblement destinés aux Argentins qui connaissent déjà l’Histoire de leur pays.

J’enchaîne avec un bifle de chorizo. Autrement dit, un steack, grande spécialité du pays ! Mais sur base d’avis sur internet, je vais dans une parrilla (restaurant spécialisé dans les viandes grillées) bien trop chic à mon goût. Je m’y sens comme un cheveu dans la soupe. Certes le steack est bon mais vu que la garniture n’est pas comprise dans le prix, cela revient vite cher.

P1080001Un autre jour, je me rends en compagnie de Murielle, une Allemande à La Boca. Célèbre quartier connu pour ses maisons colorées d’El Caminito. Bien trop célèbre à notre goût, on a l’impression de visiter Disneyland. Partout, de « faux » danseurs de tango nous proposent de prendre une photo avec eux et tous les restaurateurs nous invitent à manger là. Boutique de souvenirs après boutiques de souvenirs ont défiguré ce petit bout de quartier. La Boca, c’est aussi un des quartiers les plus pauvres de Buenos Aires et un quartier où il ne faut pas mettre les pieds pour sa dangerosité. La fille qui était avec nous lors du walking tour s’est fait racketter son téléphone à l’aide d’un grand couteau de boucher. Heureusement, rapidement des personnes du quartier se sont approchées faisant fuir les voleurs et permettant ainsi au groupe de filles de conserver leurs sacs à mains. L’erreur qu’elles ont faites est d’être sorties des rues touristiques et colorées mais surtout de s’être baladées iphone en main pour trouver leur chemin grâce au GPS.

P1080007De retour au centre-ville, je me rends au musée du Bicentenaire. Ce musée retrace 200 ans de l’Histoire de l’Argentine indépendante. Intéressant même si je me demande ce que les graphistes Argentins ont avec leur style de vidéo psychédélique. Épileptiques s’abstenir. Passons aussi sur la propagande à peine masquée des dernières vidéos retraçant le passé le plus récent.

P1080013Je profite aussi de mon séjour assez long à Buenos Aires (8 jours) pour aller au cinéma. Le cinéma Gaumont situé à deux pas du Congrès projette des films Argentins à un prix riquiqui. J’y ai vu « Le Clan », drame se passant à la fin de la dernière dictature et nous montrant les agissements de la famille Puccio. Ce film est un très gros succès en Argentine.

P1080046Un autre matin, je pars faire un second Free Walking Tour, cette fois-ci du quartier La Recoleta. C’est Maru, étudiante elle aussi en Histoire qui nous guide. Dans ce quartier, de riches familles se sont construites des palaces. A travers ce tour, c’est toute l’histoire de l’Argentine qui défile. Fin du tour au cimetière de La Recoleta, un cimetière aujourd’hui complet qui abrite les caveaux des plus riches familles. Tous les styles s’y mélangent à l’image de Buenos Aires. Le lendemain, j’y retourne pour faire cette fois-ci une visite guidée. On en apprend plus sur certains caveaux, sur l’histoire du cimetière, sur de grandes personnages qui y sont enterrés. Un endroit fascinant si la mort ne vous fait pas peur. Et oui, vous pourrez voir le caveau où est enterré Eva Peron.

P1080063Tout près de là se trouve la première librairie El Ateneo, installée dans un ancien théâtre. Les livres trouvent ici un lieu majestueux qui leur rend leur noblesse. On peut aussi s’installer sur la scène pour de la petite restauration ou une boisson.

Autre visite, le musée de la mémoire. Un musée qui explique comment la lutte contre la « subversion » (entendez, les gauchistes, les anarchistes, ceux qui pensent différemment, …) s’est mise en place (notamment avec l’aide de l’armée Française) lors de la dernière dictature qu’a connue l’Argentine (1976-1983). Ce musée explique aussi comment les enlèvements ont eu lieu et comment ces personnes « disparues » ont été transférées (= tuées). Parce que ces militaires avaient le sens des priorités et des valeurs, ils ont décidés de donner une « mort chrétienne » aux « agents subversifs ». Lors des vols de la mort, les prisonniers, drogués, étaient lâchés en pleine mer depuis de petits avions. Ils mourraient noyés et disparaissaient sans laisser de trace. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles ne savent pas ce qu’il est advenu de leurs disparus.

P1080084Dernier petit musée que j’ai visité, le musée de la ville. Une petite visite d’une demi-heure pour observer des objets du début de l’industrialisation. Anciens téléphones, gramophones, fers à repasser, … Si vous aimez Downton Abbey, vous serez sûrement charmés.

Un magasin de sièges à San Telmo

Un magasin de sièges à San Telmo

Le dimanche, direction la feria de San Telmo. J’avais un peu peur du côté touristique et finalement, j’ai bien aimé cette feria où de nombreux artisans vendent leur production. Bien sûr, il y a de tout, du bon comme du moins bon mais en gardant son sens de la mesure, on peut faire de chouettes emplettes. Une autre balade sympathique si vous avez du temps, le quartier de Puerto Madero, cœur des affaires de BA.

P1080032Dernier jour de mon voyage, le lundi soir, je vais voir le spectacle de percussions « La Bomba del tiempo« . Pas mal mais forcément très fort. Je n’ai pas pensé à prendre des boules quiès pour atténuer le son et après une demi-heure, j’ai commencé à me dire que je risquais vraiment gros vu le niveau sonore. Solution de débrouille, j’ai déchiré un mouchoir que j’avais en poche, l’ai roulé et enfoncé dans mes oreilles. Pas l’idéal mais cela a fonctionné et a atténué le son. Quant au spectacle, c’était pas mal. Le plus impressionnant est le fait que tout est de l’improvisation et que le chef d’orchestre qui crée cette harmonie utilise un langage des signes pour intimer ses ordres aux artistes.

En pratique

Hostel Puerto Limon. 130 pesos/ dortoir de 8 lits. + dans de plus petits dortoirs. -10% avec la carte ISIC et -10% avec la carte hola hostel (carte gratuite).

Buenos Aires Free Walks. Voir sur leur site les heures de départ. Deux tours : vieille ville et la Recoleta.

Cimetière de la Recoleta. Visites dans différentes langues. Les horaires sont à l’entrée du cimetière. Prix libre (pourboire).

Musée de l’Histoire nationale. 20 pesos, gratuit le mercredi.

Musée du Bicentenaire. Gratuit.

Cinéma Gaumont. 8 pesos.

Musée de la mémoire (ex-ESMA) : difficile de vous donner les heures d’ouverture vu la complexité de celles-ci. L’Ex-Esma est en fait constituée de plusieurs bâtiments qui ont chacun leurs heures d’ouverture. Le plus intéressant est l’ex casino. Gratuit.

Musée de la ville. Gratuit.

Feria de San Telmo : tous les dimanches rue Defensia.

La Bomba del tiempo: tous les lundis. 70 pesos si payé plus d’un jour à l’avance, 90 sur place. Le métro arrive très près et il y a pleins de bus également qui repartent de la station de métro.

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Cordoba

Musée historique provincial

Musée historique provincial

J’arrive à Cordoba lors d’une grève des bus. Je pars donc à pied à la recherche de mon hostel. Même si j’avais prévu de me reposer, je vais visiter un musée vu qu’ils sont gratuits le mercredi. Le musée historique m’a plus plu pour son architecture, une ancienne maison coloniale, que pour son contenu mais j’ai malgré tout pu apprendre quelques faits intéressants.

musée historiqueA Cordoba, j’ai pu effectuer un Free walking tour. Comme (presque) toujours, c’était génial. Pleins d’informations intéressantes, de mises en lumière de petits détails à côté desquels je serais autrement passée, de suggestions de musées ou lieux à voir.

L'art de faire du nouveau vieux

L’art de faire du nouveau vieux

Visite plus sérieuse ensuite, le musée de la mémoire. Comme souvent en Amérique Latine, pas d’informations données sur ce musée à l’office du tourisme, il ne figure pas non plus sur la carte de la ville. Un lieu pourtant très important pour comprendre l’histoire de l’Argentine qui continue d’influencer le présent. Les procès des tortionnaires et responsables de plus sombres heures de l’Argentine continuent encore et des petits-enfants nés en captivité de mères aujourd’hui « disparues » sont encore découverts (la disparition était synonyme de mort sous la dictature). Ce musée se situe dans un ancien centre de détention, le « D-2 ». Pour rappel, la dernière dictature en Argentine (Videla) s’est déroulée de 76 à 83. Depuis, ce pays connaît sa plus longue période de démocratie.

estancia Alta GraciaRetour ensuite à la période coloniale pendant laquelle l’Argentine a connu les missions jésuites (jusqu’en 1767 date de leur expulsion). Les jésuites, ordre chrétien, étaient venus évangéliser les indigènes. Pour subvenir à leurs besoins, ils ont créés des estancias, unités économiques de production. Ils « produisaient » notamment des mules qui servaient dans les mines de Potosi. A Alta Gracia, j’ai visité le musée des estancias jésuites. Intéressant d’en apprendre plus sur ce pan de l’histoire Argentine, surtout qu’il y avait une visite guidée. Dans cette petite ville, située non loin de Cordoba, j’ai également visité la maison du Che. Pas hyper intéressant et comme tous les musées traitant d’un fait ou personnage historique en Amérique Latine, pas du tout critique. Mais comme je venais de lire le carnet de voyage du Che en Bolivie (très barbant au passage, mais c’est tout ce que j’avais trouvé dans un book exchange), j’étais dans le sujet. A Cordoba même, il est possible de visiter la manzana jesuitica (bloc de maison jésuite). Très intéressant également surtout qu’ils ont créé la première université du pays, université aujourd’hui publique et totalement gratuite (même pour les étrangers). Là aussi, il y a une visite guidée très intéressante.

Le soir, petit spectacle sympatoche, un son et lumière au paseo del buen pastor. J’y suis même revenue une seconde fois avec Ellen que j’ai recroisé par hasard dans la ville. Cela dure 20 minutes, c’est gratuit et c’est assez bien fait. En plus, les spectacles ne sont pas toujours les mêmes (je ne sais pas s’ils varient en fonction du jour ou de l’heure). Un peu avant, on s’est rendues au musée des femmes. J’espérais un musée parlant de femmes illustres d’Argentine, de féminisme et d’évolution de la condition des femmes. Au lieu de cela, on a trouvé un petit musée dont les œuvres d’art ont été réalisées par des femmes. Petite déception.

législatureUn peu par hasard, je suis entrée dans la législature de Cordoba. Cordoba, comme les 27 provinces d’Argentine (Etat Fédéral) possède sa législature. Il y a peu, cette législature était même bicamérale. Aujourd’hui, elle n’a « plus » qu’une chambre. Bon, étant Belge, je n’ai rien à dire sur la complexité du système législatif Argentin. Normalement, la législature ne se visite pas mais en faisant un beau sourire, la dame de la réception s’est dit que ce serait vraiment dommage que je ne puisse pas visiter le bâtiment. Elle m’a donc fait faire le tour du propriétaire en visite VIP.

 

 

 

En pratique

Hostel 531. Rivera indarte 531. 85 pesos si vous réservez par hostelworld, 110 sur place (j’ai négocié de payer le premier prix mais normalement ils n’acceptent que si vous faites effectivement la réservation). Petit-déjeuner inclus de qualité. Cuisine qui manque d’ustensiles mais sinon bien équipée. Activités prévues (film, asado, …). Douche de qualité. Un peu excentré mais le centre est assez vite rejoint à pied. Près du marché.

Musée de la mémoire. Passage Santa Catalina (entre la cathédrale et le cabildo).

Free walking tour « La docta ». Voir sur leur site internet pour les horaires.

Musées gratuits le mercredi.

Musées des femmes : gratuit. Rivera Indarte 55. Ma-Sa : 10-20h. Musée d’art dont tous les auteurs sont des femmes.

Musée historique provincial Marques de Sobremonte. 15 pesos. Lu-Ve : 9h30-14h30.

Manzana Jesuitica (musée historique de l’université nationale de Cordoba) 10 pesos. Visite en EN à 10h et ES à 11h (autres horaires l’après-midi).

Paseo del buen pastor : av. Hipolito Yrigoyen 325. Spectacle de fontaines, le soir aux heures piles : 19, 20, 21, 22h tous les jours. 23h le vendredi et samedi. Gratuit.

Législature de Cordoba. Normalement, cela ne se visite pas mais un sourire ouvre toutes les portes.

Glacier: les glaciers Venezia (chaîne uniquement présente à Cordoba et Alta Gracia) font de la très bonne glace, à un prix démocratique et avec de nombreux goûts très variés (crocantina – cachuètes caramélisées, mantecol – un biscuit et toutes les variations autour du dulce de leche valent la peine).

Alta Gracia

28 pesos en bus, compagnie Sarmiento. Sort du petit terminal : prendre la rue Buenos Aires depuis la place San Martin et prendre une rue gauche juste avant le bd Pte Arturo Illia.

Musée de l’estancia jésuite. 20 pesos. Ma-Ve : 9-13h et 15-19h. Sa-Di et jours fériés : 9h30-12h30 et 15h30-18h30.

Maison du che. 75 pesos adulte/ 45 étudiant.

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Salta

P1070551J’arrive à Salta ayant bien en tête que c’est la crise des hébergements avec tous les argentins voyageant en ce moment. J’ai noté pleins d’adresses mais en chemin, je trouve un hostel bon marché. Je visite avant de me décider et même si cela ne paie pas énormément de mine, cela fera l’affaire.

Ce soir-là, je me vais avec un couple de Français boire un verre dans « la » rue des bars, la rue Balcarce. Dans cette rue, piétonne dans sa partie festive, s’enchaînent bars et peñas (bars avec musique livre).

Le lendemain, un dimanche, je ne fais pas grand chose si ce n’est me renseigner et me balader pour apprécier les bâtiments coloniaux.

Lundi, la plupart des musées sont fermés, je me rends alors à San Lorenzo. L’office du tourisme m’a expliqué qu’on pouvait y marcher. Je m’y rends en bus. Je réalise vite que c’est tout un quartier qui porte ce nom. Je ne sais pas où je suis supposée descendre. Lorsque je vois un office du tourisme, je demande au chauffeur de s’arrêter. Il semble avoir compris ma situation et m’explique que la quebrada, c’est au terminus. Là, il y a à nouveau un point info. Ils m’informent qu’il n’y a que 400 m de ballade à faire, soit rien. Après, c’est propriété privée. Je marche un peu et dois évidemment vite m’arrêter. Mais seul un panneau « interdit d’entrer » indique la limite. Pas de barrière, je continue mon chemin.

Je marche sur un sentier puis l’autre, ils se croisent et se recroisent tous. J’ai comme point de repère la rivière qui, je l’espère, me mènera au mirador. Après une petite demi-heure, voilà qu’il y a un troupeau de vaches/bœufs sur le sentier. Je ne vois pas d’alternative et ces vaches, elles me font peur. Je passe dix minutes à hésiter, j’ai déjà ramassé un bâton mais je ne trouve pas le courage d’essayer de passer. Je tente de passer par le flanc de colline mais je me retrouve nez à nez avec un taureau. Je redescends dare-dare et abandonne l’idée du mirador.

P1070537Je mange mon pique-nique au bord de l’eau avant de revenir en ville. Là, j’enchaîne avec la montée jusqu’au mirador. Plus de mille marches à grimper, j’y vais à mon aise. Je suis dépassée par de nombreux sportifs qui le font en mode « jogging ». Arrivée en haut, j’apprécie les fontaines en cascade qu’ils ont construit avant de revenir en ville.

P1070545Ce soir-là, première soirée asado pour moi. L’asado, c’est le BBQ traditionnel argentin. Les argentins cuisent la viande différemment de chez nous. Ils font d’abord un feu et lorsqu’ils ont des braises blanches, ils en prennent quelques unes et les étalent sur des briques. La viande repose sur une grille à une dizaine de centimètres et cuit lentement, mais sûrement. Cela donne une viande très tendre et bien grillée. Bonne ambiance pour cet asado « entre nous ».

Le lendemain, après avoir changé des dollars, je me rends au marché d’artisanat comme me l’a recommandé l’office du tourisme. Non seulement, Erwan, un belge et moi, on marche longtemps pour le trouver mais en plus, c’est nul. Ce sont toutes des boutiques très chics qui vendent de l’artisanat « de luxe ». Bref, ce n’est pas ici que je vais me trouver un mate.

Plus tard, je me rends au Musée d’Archéologie de Haute Montagne. Ce musée expose les momies d’enfants sacrifiés par les Incas en les déposant tout en haut de montagnes. Il explique les rituels qui entouraient ces sacrifices, les liens entre les différentes régions incas, les expéditions qui ont découvert ces momies, … Intéressant.

Je rentre, il est tard mais je me suis achetée des raviolis frais au supermarché. Cela n’a l’air de rien mais cela fait dix mois que je n’en ai pas mangé et j’ai l’eau à la bouche. Seulement un crétin, un hijo de p***, me les a mangés !!!! Je rage. Je commence à accumuler de la lassitude concernant les hostels et les dortoirs. Enfin, pas tant contre ceux-ci mais contre les abrutis qui les peuplent parfois. Ces gens qui n’ont de respect ni pour ton sommeil, ni pour tes affaires, ni pour la propreté, ni pour le silence, … Pour rien. Mon nom était écrit dessus mais cela n’y change rien. Certains sont sans-gêne. Alors, je vais bouder dans ma chambre et regarder un film et le lendemain, tôt, je me casse (oui, même un mois après l’événement, je suis encore capable de râler en y repensant).

Ce fût « l’épisode des raviolis ».

En pratique

Hostel Andaluz : 100 pesos petit-déjeuner inclus. Cuisine pas très équipée, bons matelas. Les dortoirs près de la réception (donc pas à côté de la salle commune sont les moins bruyants).

Bus Purmamarca-San Salvador de Jujuy : Compagnie Evelia. 10H40 (samedi). 42 AR$.

Bus San Salvador de jujuy-Salta : 75 AR$. Durée : environ 2h. Compagnie Balut.

Museo Casa Arias Rengel. Lu-ve 9-19h, Sa-Di 10-18h. Gratuit. Petit musée d’art. Permet de se balader dans cette maison coloniale.

Muséee d’archéologie de haute montagne (MAAM) : 70 adulte/20 étudiant.

San Lorenzo : prendre le bus indiqué San Lorenzo devant le téléphérique, av. San Martin. Au terminus, il y a point info.

Glacier Don Julian : c/ Mendoza esq. H. De Lerma. 10/13/16/20 pour 1/2/3/4 boules.

Pour monter au mirador, prendre le paseo Güemes et au bout, monter les escaliers. Le téléphérique vous y mène également mais coûte fort chef.

Changer des dollars, place principale c/ Mitre.

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La Paz

La Paz, c’est la ville où, en raison de mon itinéraire Bolivien un peu tarabiscoté, je suis retournée trois fois. Je ne peux pas dire que j’ai adoré mais pour une (fausse) capitale, La Paz sort du lot. On peut en effet se balader principalement à pied (bien qu’en ne restant que dans le centre) et on n’a pas cette impression de « grosse ville monstrueuse » comme on peut l’avoir avec d’autres capitales Sud-américaines.

L’activité que j’ai préféré faire, c’est le Red Cap Walking Tour qui n’est (plus) un tour gratuit mais très franchement bon marché. Ils ont en effet subi des pressions parce que d’autres agences ne voyaient pas d’un très bon oeil cette concurrence « déloyale ». Ils sont donc de retour (et pas pour vous jouer un mauvais tour ^^). Avec mon guide dont j’ai oublié le nom, on a marché durant trois heures apprenant énormément de choses sur La Paz mais également sur la culture locale, les Cholitas, la cuisine ou encore l’histoire du Pays. On ne parlera de politique et du président qu’une fois à l’abri d’un pub étranger. « Parce que parler du président en rue pourrait m’amener en prison ». Un tour très intéressant, varié et dont les trois heures passent à toute allure. Cela me réconcilie avec les Walking Tour après l’échec de Cusco.

zèbresUne chose qui est très amusant à La Paz (mais aussi dans d’autres villes de Bolivie), ce sont les zèbres. Ces animaux amusants sont là pour apprendre le civisme aux Boliviens, et il n’y a pas à dire, c’est nécessaire (ce serait bien nécessaire aussi dans d’autres pays Sud-Américains comme à Cusco où ma mère s’étonnait que le feu de signalisation soit doublé d’un policier faisant respecter ledit feu). Il y a donc des zèbres en rue (ce sont des déguisements, j’espère que vous l’aurez compris) qui avec leur énergie et leur joie de vivre incitent les automobilistes à s’arrêter au feu rouge et les piétons à passer quand il est vert. Tout un travail qui donne aux jeunes quelque peu désœuvrés un job valorisé. Une très chouette initiative qui me donnait le sourire chaque fois que j’en voyais un (damned, j’ai pas pris de photo avec un zèbre, j’aurais dû).P1070023

La Paz, c’est aussi une ville très haute et très pentue. Il en résulte de superbes vues depuis plusieurs miradors. Avec Jennifer, volontaire à Madidi Travel, que j’ai retrouvé au même hostel, nous nous sommes rendues au marché d’El Alto, un quartier de La Paz situé, comme son nom l’indique, sur les hauteurs de la capitale. Pour rejoindre cette feria, on a évidemment pris le téléphérique. Un peu l’impression de partir skier. En prenant la ligne rouge, on a ainsi pu observer le cimetière construit façon HLM. Les cercueils et urnes funéraires s’empilent en effet les uns au-dessus des autres dans des constructions qui ressemblent à des immeubles pour poupées. Une vue très impressionnante de ce qui sera probablement le futur de tous les cimetières urbains. Le marché en lui-même n’a rien de très particulier si ce n’est qu’on y vend tout. On en a donc profité pour acheter quelques objets qui nous manquaient (enfin, surtout Jennifer). J’ai trouvé une petite boîte (vide) de crème nivea dans laquelle je transporte maintenant du lait en poudre. Un contenant léger et qui ferme en se vissant pour trois fois rien, je ne pouvais rêver mieux.

jupesUne après-midi, moment culture, je me rends au MUSEF, le musée de l’ethnographie et du folklore, presque à côté de mon hostel. A peine entrée, un homme surgit derrière nous et nous propose une visite guidée gratuite et en Français. Avec 3 autres Français, on n’a bien sûr pas dit non. Très intéressant et bien sûr moins fatiguant que de lire les petites pancartes. J’ai surtout aimé la collection de masques, tout particulièrement avec l’explication des fêtes pour lesquelles ils sont utilisés. Sachez par exemple, que le masque représentant l’Espagnol montre un homme chauve, avec un grand nez, la peau et les yeux clairs et barbu. Ce qui est amusant c’est que cela décrit aussi a contrario le Bolivien : imberbe, qui ne perd pas ses cheveux, petit nez, yeux et peau foncés. La maison coloniale où se trouve cette exposition est également très belle.

étudiantsDernier soir dans la ville, je suis en compagnie de Jennifer et on cherche à faire quelque chose d’étrange: manger. Oui, mais Jennifer est végétarienne alors nous cherchons une option végétarienne. Je parle d’option végétarienne et pas de restaurant végétarien, on n’est pas difficile. Il nous faudra une demi-heure de marche pour trouver une truite (heureusement que Jennifer mange quand même du poisson). Décidément La Paz n’est en rien une capitale gastronomique (si vous aimez le poulet frit, vous serez servi). Ce soir-là, notre marche nous aura amenées devant l’université où les étudiants s’entraînent aux danses folkloriques. Garçons et filles séparés s’activent au rythme de la musique, chapeau pour les hommes, jupettes pour les femmes.

En pratique

Red Cap Walking Tour : 20 bs + pourboire. Durée : environ 3h. Départ tous les jours à 11h ou 14h de la place San Pedro (à côté de la prison du même nom).

Marché d’El Alto : jeudi et dimanche. Prendre le téléphérique (ligne rouge) situé derrière le terminal de bus. 6 bs l’AR.

MUSEF : 20 bs. Ferme pour la pause de midi (longue la pause).

Hostel El Solario : 30 bs/dortoir. Cuisine dispo mais très mal équipée. Douches électriques rarement chaudes.

Hostel Austria : 40 bs/dortoir (j’avais deux lits dans ma chambre). Douche au gaz. Problème, un seul robinet donc pas de réglage autre que la pression : un moment on s’ébouillante, le suivant on se les gèle. Il y a une cuisine qui mériterait un peu plus d’équipement seulement ouverte de 8 à 21h30. Tout l’hostel est un peu vieillot. Le propriétaire remplit ses papiers à la machine à écrire. Froid, très froid.

Glaces: pas de vraiment bon glacier mais Dumbo vous propose un large choix de goûts et, attention, vous sert très généreusement (la simple équivaut à deux boules, la double à quatre, etc). Le glacier Napoli situé sur la place Murillo à deux pas de l’hostel Austria sert des glaces sans la moindre saveur. Ils font par contre de bons humitas (7bs).

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Chiclayo

Arriver à Chiclayo depuis Cajamarca, c’est l’assurance de se prendre une bonne grosse claque dans la gueule. Autant Cajamarca est jolie, calme et pleine de petits restos et cafés sympas, autant Chiclayo est assez laide, bruyante et il est difficile d’y trouver un lieu sympa sans s’arracher la peau des fesses.

Ici, les taxis klaxonnent à chaque piéton pour signifier qu’ils sont libres (et il y en a des gens à Chiclayo). Les voitures klaxonnent chaque piéton qui aurait la stupide idée de vouloir traverser : ici la route est aux voitures, tant pis si tu veux te rendre de l’autre côté. Ajoutez à cela, des chiens qui se prennent pour des loups, des agents de police qui ont énormément de souffle pour leur sifflet et des vendeurs de rue qui non contents de hurler le nombre de citrons qu’ils vendent pour 1 sl, ont fait l’acquisition d’un haut parleur pour que toute la ville soit au courant. Même le camion poubelle ajoute sa petite musique à tout ce tintamarre. Oui, cette ville est fatigante.

Pourquoi me direz-vous me suis-je donc rendue dans cette ville qui semble si terrible ? Parce que celle-ci a la bonne idée d’être entourée de sites archéologiques grandioses et de musées extrêmement bien faits (oui, les conservateurs de musée européens peuvent être jaloux).

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J’ai heureusement trouvé un hostel où j’avais accès à une cuisine. Bien que minuscule et très mal équipée, elle m’a quand même permis de me préparer des guacamoles et des mangues, ce qui fait mon bonheur.

Le premier jour de visites, je vais en compagnie de Nicholas, un Allemand, à Ferreñafe pour voir le musée national Sicán. Ce musée explique comment vivaient la civilisation Sicán ou Lambayeque, civilisation postérieure aux Moches. Dans ce musée, on apprend comment ils travaillaient l’or, la céramique ou le bronze et l’on peut y voir des couronnes, bijoux, étendards et autres objets créés par cette civilisation.

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Après cette plutôt longue visite, on revient à Chiclayo pour prendre un collectivo pour le site de Sípan et son musée. Oui, Sipan et pas Sican. Cette fois-ci, ces pyramides ont été créées par les Mochicas (ou Moches, c’est plus drôle). Vous suivez ? Là, on peu voir trois pyramides qui ont été progressivement érodées par les éléments. Il faut bien l’avouer, elles ressemblent aujourd’hui à un tas de boue. La troisième, la plus petite, est en fait un tombeau où différentes tombes ont été retrouvées. On y voit le travail des archéologues. A côté du site archéologique, il y a également un assez bon musée où l’on peut voir ce qui a été retrouvé dans plusieurs tombes : squelettes mais aussi céramiques et de nombreux bijoux.

Le "tas de boue"

Le « tas de boue »

Une chose qui change des musées européens est qu’ici les céramiques ont très bien résisté au temps et on ne voit pas de petits bouts d’amphores mais bien la totalité de la pièce. De plus, ils avaient nettement plus de créativité et les bouteilles sont souvent décorées de dieux anthropomorphes assez rigolos.

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Pour ne pas enchainer deux grosses journées de musées, je passe une journée à trainasser à Chiclayo. Vous l’aurez compris avec mon introduction, ce n’est pas vraiment la ville rêvée pour se reposer. Cependant, j’ai ainsi pris mon temps pour me perdre dans le dédale que constitue le marché Modelo. C’est un marché extérieur mais dont les étals sont partiellement recouvert de toits de fortunes. On y trouve de tout et chaque fois que je tournais à un coin, je me retrouvais face à de nouveaux produits. Il est cependant assez oppressant. Dans l’après-midi, j’ai décidé de partir à la recherche de l’unique bon glacier de la ville, enfin, ce qui semble être l’unique. J’ai donc marche une quinzaine de minutes pour me rendre dans un grand centre commercial où se situe le fameux comptoir. Mais le jeu en vaut la chandelle, cette glace me laisse un souvenir inoubliable.

Ce soir-là, j’ai fait du Couchsurfing. Enfin, pas exactement. En fait, j’ai passé la soirée en compagnie de Livi, une couchsurfeuse. On a discuté de pleins de choses et notamment de la ville, de ses nombreux voyages au Pérou, … Elle m’a également montré des coins de Chiclayo que je n’avais encore pas vu (sans cependant me faire changer d’avis sur la ville).

Après cette journée de repos, je me rends à Lambayeque pour voir le musée Tumbes Reales (ou musée du Señor Sípan) et le musée Brüning. Le premier est un musée récent et très bien fait qui vous détaille les découvertes des archéologues faites à Sipan. On y a apprend aussi beaucoup sur leurs techniques, ce qui est passionnant. Je n’en reviens pas qu’ils aient pu avoir une telle patience pour reconstituer ce qu’ils ont trouvé. Le musée Brüning est nettement plus court et après une salle sur la découverte de la Sacerdotisa, il y a différents étages qui détaillent les diverses civilisations qui se sont succédées.

En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€):

Bus de Cajamarca à Chiclayo : Compagnie Linéa : 25 sl. Départ à 10h45. Durée : 6 heures.

Hostel San Lucas : 412 Rue Elias Aguirre. 25 sl/chambre simple avec sdb privée. Cuisine à disposition mais pas tout le temps. Internet relativement ok. Eau chaude, serviette de bain sur demande, papier toilette. Fort calme excepté un putain de chien qui se prenait pour un loup (et pendant la nuit, sinon, ce n’est pas marrant).

Se rendre à Sipan (pour voir la pyramide où a été retrouvé le señor de Sipan ainsi que le musée) : collectivo (mini-bus) à prendre au terminal Epsel, avenue Augusto Leguia. Prix : 3 sl. Durée : 1 heure.

Se rendre à Ferreñafe (pour voir le musée national Sicán) : collectivo (combi) à prendre dans une rue perpendiculaire à l’avenue Sáenz Peña. Prix : 2 – 2,5 sl. Durée : 30 minutes.

Se rendre à Lambayeque (pour voir le musée Tumbes Reales de Sipan et le musée Bruning) : collectivo (taxi) à prendre dans la rue San José (entre la rue San Martin et l’av. Angamos). Prix : 1,5 sl. Durée : 20 minutes.

Comme partout au Pérou, très bon office du tourisme : iPérou. Pas de chance pour moi, le jour où je venais y chercher des informations, ils étaient justement en train de déménager. Heureusement, j’ai alpagué un gentil employé qui m’a renseigné dans la rue et avec le sourire !

Glace Hoppy : deux boules, 8 sl. Dans le centre commercial Real Plaza (avenue Bolognezi). Goûtez la glace au brownie. L’occasion d’aller vous renseigner sur les prix des différentes compagnies de bus puisque tout près se trouve Cruz del Sur, Civa, America Express et Linéa.

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Chachapoyas

Plaza de armas Chachapoyas

J’arrive à Chachapoyas après 3 semaines où j’ai peu bougé. Je me ballade à travers la ville et j’ai vite fait de découvrir le centre avec sa Plaza de Armas, son église, son marché central et sa rue piétonne. Pour l’hostel, je ne me suis pas cassé la tête, j’ai été à celui qui m’avait été conseillé par deux fois : le Chachapoyas Backpacker. Comme prévu, un très très bon hostel (il m’a fait pensé au D’Matthias, de Baños, l’hostel que j’ai préféré en Equateur).

Avez-vous déjà vu ... Jésus dans une tente? Maintenant, oui!

Avez-vous déjà vu … Jésus dans une tente? Maintenant, oui!

Huancas, une belle vue sur le cañon

Le lendemain, je me repose. De quoi ? On peut se le demander. En fait, il pleut des cordes et je ne me vois pas trop randonner ou visiter sous cette drache. Le surlendemain, je continue dans la même veine en skypant comme je peux malgré la connexion hasardeuse (heureusement, il y a le chat facebook). Vers 12h00, la pluie semble s’arrêter. J’en profite pour me bouger les fesses et me rendre au village de Huancas. Je compte m’y balader, admirer la vue sur le cañon et revenir en randonnant. Pas de chance, tout juste arrivée, la pluie se remet à tomber dru. Je m’abrite quelques temps dans le mirador mais la pluie semble motivée à continuer bien longtemps. Je vais manger dans un petit restaurant sur le chemin. Un plat loin d’être mémorable et un peu froid. A mon retour au mirador, il pleut toujours autant. Mieke, une hollandaise qui est dans le même dortoir que moi, m’a rejoint. Après avoir pu apercevoir le cañon en face lors de brefs moments sans nuages, on se décide à rentrer. En collectivo, vu la pluie.

La cataracte Gocta

Cataracte Gocta

Ce soir-là, j’apprends qu’à la cataracte Gocta (la troisième plus grande cascade du Monde d’après la guide), il n’a pas plu et il y a même eu du soleil. Je me décide donc à mettre mon réveil. Le lendemain, je prends un tour et m’y rends. J’ai de la chance, comme la veille, il ne pleut pas et on est même gratifiés de quelques rayons de soleil. Sur le chemin, je goûte au guarapo, une boisson délicieuse et malheureusement, très, très locale (impossible de la trouver ailleurs). La randonnée de 5h A/R est facile et la cascade majestueuse. Après cette journée plus sportive, je me sens pleine d’énergie.

La forteresse Kuélap

Kuélap

Le jour suivant, je me lève donc pour Kuélap. Kuélap, c’est la forteresse Chachapoyas. Une forteresse qui était également lieu de culte et lieu administratif. Les Chachapoyas, c’est une civilisation qui s’est étendue +/- de 400 à 1470 quand ils ont été conquis par les Incas. Ceux-ci ont ensuite été à leur tour colonisés par les Espagnols (vers 1530). A Kuélap, on peut donc voir les ruines des bâtiments Chacha mais aussi de certains bâtiments Incas construits par la suite. Le site est assez grand et les explications du guide très intéressantes. Cependant, on va un peu vite vu les temps de trajets importants pour aller et revenir à Chachapoyas (5h en tout).

Les sarcophages de Karajia

Sarcophages Karajia

Après deux jours de visites avec des agences (difficile de faire sans), je décide de partir seule visiter Karajia. Je n’avais en effet pas envie de payer pour visiter la grotte de Quiocta. En expliquant mon plan à un couple d’Américains, Kate et Kurt (leur blog est ici), ceux-ci décident de se joindre à moi. C’est donc à trois que l’on a pris un collectivo puis un taxi et rejoint ainsi le village de Cruzpata. Sur le chemin menant au village, on a vu pas mal de moutons et de femmes filant la laine sur le pas de leur porte. A l’entrée, Kurt achète un bonnet à une petite fille directement tricoté à partir de la laine des moutons que l’on a vu à l’instant. Une laine ni traitée, ni teinte !

De la boue, de la boue, toujours de la boue (cette photo a été prise au péril de mon pantalon).

De la boue, de la boue, toujours de la boue (cette photo a été prise au péril de mon pantalon).

Après les premiers cents mètres que l’on a parcourus insouciants, on s’est vite rendu compte d’une erreur de jugement. Il aurait fallu avoir des bottes ! Le chemin est extrêmement boueux et on avance à petits pas pour ne pas tomber. Plusieurs fois, on marche en bordure de champs tant le sentier est devenu impraticable. Après 1h de marche, on arrive enfin aux sarcophages. Ce sont des statues d’environ 1,5m de haut faits de bois ou de cane et recouvertes de terre. Elles sont peintes et en très bon état. A l’intérieur se trouvent des momies des rois et reines Chachapoyas. Une fois la pente remontée, on a été très heureux de voir que notre taxi nous avait effectivement attendu malgré le double de temps que nous avions pris.

Huancas mais sous le soleil (ou presque)

Cañon

Le lendemain, je me décide à un jour de repos. Mais manifestement, le soleil n’est pas de cet avis. Pour une fois qu’il fait beau, je ne vais pas rester à lire tranquillement à l’hostel. Je me décide à revenir à Huancas pour cette fois-ci randonner. C’est ce que je fais et la pluie reste à distance. Sur le chemin du retour, que je fais à pied, le soleil décide même à briller pas mal et à me cramer le visage.

Au lieu de revenir directement à Chachapoyas par le chemin pris par le collectivo à l’aller, je me décide à tourner à droite en suivant la flèche indiquant le Mirador Luya Urco. Bonne idée, excepté qu’en chemin, surgit soudain un chien, puis deux, puis cinq. Ils aboient fort et sont très agressifs, ils grognent. Je ramasse des cailloux et lentement continue ma route tout en les tenant éloignés avec mes cailloux. Alors que ceux-ci diminuent et que j’ai à peine dépassé les chiens d’1m, deux policières sur une moto arrivent opportunément et s’interposent entre moi et ceux-ci. J’accélère l’allure et celles-ci redémarrent une fois qu’une distance suffisante me sépare des chiens. Je les remercie et continue ma route sursautant à chaque chien qui aboie, même au loin. Je serre bien forts dans ma main les nouveaux cailloux que j’ai ramassés.

Ce soir-là, dernier passage au Café San José, café où j’aurai été pratiquement tous les jours. Ils n’ont malheureusement plus de glace au chocolat ni au café mais je me console avec un milkshake goût dulce de leche.

Le lendemain, après avoir failli oublier ma « pochette secrète » contenant mon passeport et des $, je me rends en combi à Leymebamba. Ainsi, je peux voir son musée réputé et couper le long trajet jusqu’à Cajamarca (et aussi éviter un réveil matinal!).

Une fois mon sac déposé dans un hostel, on m’indique le chemin du musée et on me conseille de marcher (plutôt rare au Pérou). La pluie vient de s’arrêter, cela tombe bien! Une fois bien lancée sur le chemin, celle-ci décide de reprendre du service et pendant la demi-heure de marche, le ciel alternera entre éclaircie et pluie. Je ne savais pas très bien à quoi m’attendre mais une chose est sûre, je n’ai pas été déçue. Alors que j’avais oublié que le trésor de ce musée était les momies, j’étais déjà bien contente de la qualité des salles et explications sur la civilisation Chachapoyas, sur Kuélap, Karajia, sites que j’avais visité peu avant. Puis, il faut bien le dire, une fois devant les momies, extrêmement bien conservées, on ne peut qu’être fasciné. Il y a environ 300 momies ou squelettes dans des sacs mortuaires (une autre manière de « conserver » les corps). Le musée est très récent et les explications très bien faites.

En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€):

Collectivo (combi) de Jaen à Bagua Grande : 5 sl. Combi de Bagua Grande à Chachapoyas : 10 sl.

Banque BCP sur la place au bout de la rue Amazonas (à l’opposé de la Plaza de Armas). ATM sans frais et possibilité de changer ses billets de 100 ou 50 pour des billets de 20 sl.

Hostal Chachapoyas Backpacker : 18 sl/dortoir de 4 lits. Eau chaude, serviette de bain, papier toilette, cuisine assez bien équipée, personnel très sympa. Wifi pas terrible.

Café San José : Incroyable café qui possède quelque chose d’unique pour le Pérou : une salle sans télévision ni musique ! De plus, prix bons marchés et bonnes pâtisseries. Chocolat chaud : 2,5 sl. Milkshake : 8 sl. Brownie : 4 sl. Ils servent aussi des repas.

Hamburgers : Sanguchon : dans la rue Amazonas, sur la droite en venant de la Plaza de armas, après la salle de gym. Très bons hamburgers de 3 à 7 sl. Par contre, pas de frites. Chicha morada à 0,5 sl.

Pizza : La Estancia : 5 sl pour la personal. Assez petites mais cela suffit avec un dessert.

Yoguis : sortes de gaufres/sucettes fourrées au fromage. Dans la rue Amazonas sur la gauche en venant de la Plaza de armas. Pas loin de l’hostel.

Yoguis

Village de Huancas et le cañon de Sonche : Prendre un collectivo (combi) à 3 sl. Part dès qu’il est plein. Entrée au Mirador : 2 sl. Il y a deux restaurants sur la route qui mène au restaurant mais rien d’exceptionnel. Mieux vaut y aller quand il faut beau. Retour à pied : 2h de marche.

Tours à la cataracta Gocta : 25 sl. A payer sur place, l’entrée : 10 sl/5 sl étudiant. On commande avant de démarrer dans un restaurant : 15 sl. On n’est pas obligé de manger là donc n’hésitez pas à manger ailleurs et probablement moins cher. 2H30 de marche jusqu’à la cascade (et de nouveau 2h30 pour revenir). En chemin, ne passez pas l’occasion de goûter au guarapo. C’est un jus de cane à sucre légèrement fermenté. Très bon et rafraichissant. 0,5 sl/verre. Eventuellement, prenez avec vous des bouteilles vides pour les remplir (1,5 sl/0,50 cl). Je n’en ai plus jamais revu par la suite. Pour y aller sans tour, prenez un des combis qui va à Bagua Grande ou Pedro Ruiz et demandez à être déposé à la cataracta Gocta. Ils vont déposeront au début d’un chemin qui mène au village d’où on démarre la randonnée. De là, faites du stop pour y arriver (mieux vaut y être le matin vers 9h30).

Tours à la forteresse Kuélap : 30 sl. A payer sur place, l’entrée : 15 sl/8 sl étudiant. Il y a une visite guidée de +/- 2h00. Si vous y allez par vos propres moyens, vous paierez autant (15 sl le combi pour y aller) et vous devrez attendre les tours pour profiter d’un guide (s’il accepte). Va être construit cette année, un téléphérique reliant Nuevo Tingo à Kuélap et arrivant à la billetterie. Cela permettra de venir par ses propres moyens plus facilement mais cela risque d’amener également bien plus de touristes, ce que le site risque de mal supporter.

Pour aller aux sarcophages de Karajia : les tours pour voir les sarcophages comprennent également la visite de la grotte de Quiocta et coûtent 40 sl. Pour y aller sans tour: Combi de Chacha à Luya : 5 sl. Taxi partagé jusque Cruzpata : 15 sl (donc 5 sl chacun). Aller-retour : 20 sl par personne. De Cruzpata, il y a un sentier qui est censé prendre 30 minutes aller. Avec la boue, cela nous a mis 1h00. Il y a une possibilité de louer des bottes mais on ne l’avait pas vue. Entrée : 5 sl/3 sl étudiant.

Combi pour Leymebamba : 8 sl. Départs à heures fixes : 10/12/14/16/17h. Durée : 2 heures. Pour aller au musée, suivez la route principale en montant. Vous arriverez un second village. Continuez sur la route. Après un tournant, vous verrez de grands escaliers en pierre plutôt récents. Prenez-les et continuez sur la route jusqu’au musée. Durée : 30 minutes de marche. Alternative : prendre un moto-taxi pour 5 sl. Entrée du musée : 15 sl/ pas de prix étudiant pour les étrangers. Durée de la visite : environ 2 heures. Très bon musée mais explications uniquement en espagnol.

Hostal à Leymebamba : La Petaca (sur la Plaza de armas). Eau chaude, serviette de bain, papier toilette. Pas de wifi. Télévision. Cuisine commune à disposition (micro-onde, cuiseur à riz, machine à café!). Chambre simple avec sdb privée : 20 sl (25 avant négociation). L’ensemble de l’hostal a l’air d’avoir été rénové très récemment (je pense même qu’ils n’ont pas encore tout à fait fini).

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Cuenca, ville coloniale

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Après Baños et ses frissons d’adrénaline, me voilà en route pour Cuenca toujours accompagnée des deux Québecoises. Mal renseignées sur les bus (cela vous rappelle quelque chose?^^), on attend assez longtemps à Ambato et on arrive finalement vers 20h. Un taxi plus tard et nous voilà à l’Hostel Alternative. Le site internet le présente comme un hostel créé par deux voyageurs avec tout ce dont on a besoin quand on voyage. Et c’est vrai. Cependant, le côté hyper fonctionnel de l’hostel (tout est blanc, les rideaux sont noirs, il n’y a pas vraiment d’espace cosy), fait qu’à aucun moment, je ne m’y suis sentie chez moi. Comme quoi, il ne suffit pas de mettre des casiers et des étagères à hauteur du lit superposé pour avoir tout bon.

D’ailleurs, je dors en haut d’un tel lit (je n’aime déjà pas ça) et en plus, il n’y a pas de barrière alors que le lit se trouve au milieu de la pièce. Je n’ose me retourner et ne dors pas si bien.

Catedrala nueva

Premier jour et visite de la ville, on se décide pour un tour en car touristique souhaitant avoir des explications sur la ville. Toutefois, on en ressort déçues du peu d’explication que l’on a eues. La ville est cependant très belle et propre. Aucune maison à moitié en construction, une promenade le long de la rivière, des pavés, … On mange ensuite dans un café au décor très parisien, le Sucré-salé. Malheureusement, ils sont plus doués en déco qu’en cuisine et leur lasagne est probablement aussi mauvaise que celle du Aldi.

Musée d'art moderne

On se rend ensuite au musée d’art moderne. Ce n’est pas trop mon truc mais ici, cela passe. De plus, ce musée est situé dans un ancien asile qui a aussi été tour à tour une maison de redressement pour alcooliques, un orphelinat et une prison. Il est intéressant de lire les textes mettant en parallèle les œuvres d’art avec le lieu qui les abrite.

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On fait alors un tour au musée du chapeau Panama. C’est une fabrique qui a un petit espace didactique pas trop mal fait. Les chapeaux sont en fait tressés à la main dans les villages des environs et mis en forme à Cuenca.

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On veut alors terminer notre journée par le musée Pumapungo mais celui-ci est exceptionnellement fermé. On fait alors un tour dans le parc du même nom situé juste à l’arrière où l’on peut découvrir des ruines Kañaris. Il y a également un jardin recréé d’après les techniques Incas.

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Le lendemain, Marie-Hélène est trop malade et on ne part pas au parc Cajas comme on l’avait prévu. Qu’à cela ne tienne, on a encore des musées à voir. On visite alros le musée Pumapungo qui présente les différentes ethnies d’Equateur, leurs traditions, vêtements, fêtes principales. Assez intéressant. Après un café en terrasse, on se rend au Planetarium. On ne doit pas être vernies vu que l’attraction principale qui est un film ne passe qu’à heures fixes et la projection suivante a lieu plusieurs heures plus tard. Tant pis. On continue en ville. Je fais le tour de plusieurs agences dans l’idée de faire le trek de l’Ingapirca. Cependant, aucun tour n’est prévu dans les semaines à venir et le prix individuel est juste exorbitant (800$). Dans une agence, ils m’expliquent que ce trek est très peu connu et que la dernière fois qu’ils l’ont organisé, c’était en février. Je laisse tomber.

En pratique :

Hostal alternative : 9$ en dortoir. Serviette fournie. Casiers, cuisine équipée, wifi et ordinateur. Point noir : les portes ne ferment qu’à clé, il n’y a pas de penne. Résultat : dans les dortoirs, les portes restent contre et ne sont jamais tout à fait fermées. Pas génial niveau lumière ou bruit.

Glacier : la meilleure glace d’Equateur se trouve dans un resto italien, La Fornace, tout près du parc Calderón et de la banque Pichincha (rue Antonio Borrero). 1,25$/la boule (une suffit!). Il y a pleins de goûts différents.

Bus touristique : 5$/personne. +/- 1h20. Trop peu de commentaires.

Musée d’art moderne : gratuit. Prenez la rue Simón Bolivar vers l’Ouest jusqu’à l’Eglise San Sebastián.

Musée Pumapungo : gratuit. Aussi appelé musée de la banque centrale (situé juste à côté).

Musée du chapeau de Paja toquilla (plus connu comme le chapeau Panama) : gratuit. Tout petit mais sympa.

Book exchange : il y en a plusieurs dans la rue Hermano Miguel mais tous payants (et pas qu’un peu). Cependant, il y a un bar/snack qui fait de la nourriture bio/saine/végétarienne et a un book exchange étoffé et gratuit : le Nectar (rue Benigno Malo 12-27 y Gaspar Sangurima). Ouvrez bien les yeux en le cherchant, il n’est pas situé en front de rue.

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