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Côte sud du Pérou: Paracas-Huacachina et Nazca

Paracas

Après un trajet simple et rapide, j’arrive à Paracas vers 16h. J’ai fait pas mal d’économies en ne prenant pas Cruz del Sur et je décide donc d’aller manger une coupe de crème glacée. Je pars à la découverte de la « ville » de Paracas et je suis vite désillusionnée. En effet, c’est tout sauf une ville. Il n’y rien d’autre que des hôtels et restaurants. Pas la moindre boulangerie et beaucoup de commerces fermés. En fait, avant l’arrivée des touristes (vers 18h), tout tourne au ralenti. Je demande à plusieurs restaurants mais tous me répondent qu’ils n’ont pas de desserts ni de glace. Frustration.

Je fais ensuite le tour des différentes agences qui vendent toutes le même tour aux îles Ballestas et à la réserve. Les prix sont identiques partout et je suis assez blasée par leur speech essayant de te faire croire que eux, ils font quelque chose de différent. Bref, je finis par réserver mon tour avec mon hostel. Les prix des restaurants étant plutôt élevés, je mange des nouilles instantanées.

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Le lendemain, je me réveille tranquille puisque j’ai décidé de faire le tour de 10h, la majorité des touristes prenant celui de 8h pour pouvoir directement repartir à Ica et optimiser leur journée. Le tour en bateau est plutôt sympa. En se rendant aux îles, on passe très près de vols d’oiseaux. Je vois pour la première fois des lions de mer, des animaux très moches.

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De retour sur la terre ferme, je goûte au causa, une lasagne de purée de pomme de terre à la mayonnaise dont une péruvienne m’a vanté le goût lors du tour. Et bien, c’est aussi mauvais que cela en a l’air. Au moins j’ai goûté.

Ica

J’arrive à Ica et cherche l’hospedaje Wasi dont j’ai lu beaucoup de bien sur internet. Je rencontre le propriétaire qui m’explique dépité qu’ils sont fermés pour cause de rénovation. L’hostel a l’air vraiment bien mais voilà, c’est fermé. Je finis donc dans un de ces hostels glauques type « gare routière ». Au moins, c’est propre et grand mais l’ambiance n’y est pas. Ica est par contre une ville sympathoche. Elle n’est pas belle mais j’aime son ambiance et ses multiples restaurants, pizzerias, glaciers, …

Huacachina

Le lendemain, après moult hésitations, je me rends à Huacachina, l’Oasis touristique qui se situe tout près. Comme prévu, une flaque d’eau entourée d’hôtels et de restaurants. Je n’ai de toute façon prévu d’y passer qu’une nuit et je profite alors du confort de mon hostel et de sa piscine.

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A 16h, nous voilà partis pour un tour en buggy. Le buggy c’est un gros 4×4 trafiqué où on a rajouté plusieurs sièges (jusqu’à 15) et qui part à l’assaut des dunes. Tout sauf écologique mais bon, je me console en me disant que je ne ferai cela probablement qu’une fois dans ma vie. Arrivés en haut de certaines dunes, nous prenons notre planche de surf et faisons du sandboarding. J’opte pour la technique simple et me couche à plat ventre. En frottant bien la cire sur la planche, on peut atteindre une vitesse de fou! Le tour est franchement sympa mais malheureusement écourté parce qu’un pneu a crevé. Cela arrive!

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Nazca

Encore un bus et me voilà à Nazca dans un hostel tenu par un couple hollando-péruvien. Le rapport qualité-prix est vraiment bien. Il n’y a d’ailleurs plus de place en dortoir. Cependant, cela tombe bien puisque démarre une crise de tourista aigüe. J’ai en effet fait l’erreur stupide de boire de l’eau du robinet à Huacachina. Ne me demandez pas pourquoi, stupidité. Bref, je me retrouve avec une infection qui va durer mas o menos une semaine. Nazca restera pour moi associée aux toilettes de l’hostel.

Le second jour, je me rends en compagnie d’Argentins et d’une Colombienne au musée Antonini. Un musée sans grand intérêt avec des explications en petits caractères qui te décrivent la pièce exposée telle que tu la vois. Bref, un musée dont j’aurais pu me passer.

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Le lendemain, je me rends à un mirador pour observer trois dessins des fameuses lignes de Nazca. Pas eu envie de faire un tour en avion, cher et vomitif à souhait. Rien d’exceptionnel depuis le mirador mais je ne pouvais difficilement pas me rendre à Nazca sans rien voir des lignes.

Nazca termine ainsi ma visite de la côte Sud du Pérou et j’en conclus que vraiment, mais vraiment, la côte, ce n’est pas fait pour moi.

En pratique (1 sl = ~3$ ou 3,5€):

Trajet Lima-Paracas : Lima-Pisco avec Flores : 17 sl. Départs toutes les 1/2h. Un peu moins de 5h de trajet. S’arrête à la cruce Pisco. De là, prendre un premier collectivo à Pisco (2 sl). Ensuite, un second à Paracas (2 sl). Facile et rapide.

Hostel Icthus (Paracas) : 18 sl/dortoir 8 lits. Cuisine avec frigo. Hostel très récent (2014). Excursion aux islas ballestas: 30 sl. Le tour fût fait par l’agence Pisco-travel.com.

Trajet Paracas-Ica : Prendre un collectivo à Pisco (2 sl), puis un second à la cruce Pisco (2 sl). De là, prendre un bus Soyuz à Ica (5 sl). Départs +/- toutes les 10 minutes. Du terminal d’Ica, pleins de taxis vous attendent pour aller à Huacachina (coût : 6-7 sl).

Hospedaje Wasi (Ica): 194 Fermin Tangui. Probablement le seul bon hostel à Ica, mais était fermé pour rénovation.

Hostel Banana’s Adventure (Huacachina). 75 sl/dortoir avec petit déjeuner américain inclus, tour en buggy et sandboarding. Piscine. Pas de cuisine pour les voyageurs mais un bar/cuisine qui semble faire de la cuisine de grande qualité mais un peu cher. Lits et sdb confortable et moderne. Casiers.

Hostal Brabant (Nazca). 18 sl/dortoir, 30 sl/chambre simple (négociable). Petit déjeuner continental 5 sl/américan 7 sl. Pas de cuisine, serviette de bain fournie. Sdb propre et grande. Eau chaude. Bon wifi. Jolie terrasse sur le toit. Pas de casiers mais possibilité de faire garder des affaires à la réception. A deux pas de la Plaza de Armas.

Pleins de petits restaurants qui servent des menus à 7 sl près de la plaza de armas (Nazca).

Musée Antonini : 15 sl entrée (pas de prix étudiant). Horaires d’ouverture assez particuliers.

Mirador de Nazca: prendre le bus Flores et demander à ce qu’il vous déposé au « mirador de Nazca » (insistez, sinon à tous les coups, ils vous oublient). Coût: 3 sl. Entrée du mirador: 2 sl.

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Cajamarca

Après Leymebamba, j’ai pris le bus pour Cajamarca. J’ai fait ce choix malgré les avertissements que l’on m’avait donnés. Le matin du départ, tout le monde ne parle que d’éboulements. Il a plu toute la nuit, la pire des situations qui pouvait arriver. Fataliste, j’attends le bus.

Après pas plus d’une demi-heure de trajet, la route est en effet coupée par un éboulement. On attend qu’une machine vienne depuis Leymebamba pour déblayer la route. Finalement, en tout, cet incident ne nous aura fait patienter que 40 minutes. De plus, la totalité de la route est asphaltée. Et manifestement, les chauffeurs ont eu à coeur d’arriver à l’heure à Cajamarca. Résultat, pour le reste du voyage, une pause pipi très, très courte et pas de pause pour manger. Heureusement, la veille, j’avais eu un repas tellement copieux que j’avais demandé à emporter les restes.

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J’arrive donc à vers 17h30 en ville. J’ai tenté pour la première fois de ce voyage le couchsurfing et je dois appeler un ami du Couchsurfeur pour qu’il me donne la clé. C’est la troisième fois que je tente de le joindre dans des cabines publiques et il ne répond pas. Je me mets donc à la recherche d’un hostel sans avoir la moindre idée d’où aller. Je demande où est la direction de la plaza de armas et marche vers celle-ci en espérant trouver mon bonheur. Après une bonne demi-heure de recherche, j’ouvre finalement mon Lonely (j’avais la flemme de le sortir de mon sac). L’hostel qui me semble le plus adapté se trouve sur la plaza de armas. Comme quoi, mon intuition de départ n’était vraiment pas mauvaise. Ce soir-là, je me ballade un peu dans la ville qui est bien sympathique.

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Le lendemain, un dimanche, je pars à la découverte de la ville, de ses églises et musées, après être passées chercher des renseignements à l’office du tourisme. Le matin, je visite le complexe Belén (qui n’est pas exceptionnel en soi) et l’église San Francisco. L’après-midi, je vais voir le complexe de la Recoleta dont je n’ai trouvé que l’église. Pas grand chose de spécial.

On n'est jamais trop sûrs!

On n’est jamais trop sûrs!

.Après, en retournant à la plaza de armas pour rejoindre le mirador Santo Apolonia, je vois dans les rues, des jeunes, certains déguisés, se déplacer bruyamment et lancer quelques bombes à eau. Je demande à deux femmes ce qui se passe et elles me disent que c’est le carnaval qui démarre. Le carnaval de Cajarmaca est en effet un des plus réputé du Pérou mais il n’est supposé commencer officiellement cette année que fin janvier avec comme dates principales le 14-15 et 16 février. Apparemment, ces jeunes ont décidé de ne pas attendre. J’arrive à la place d’armes et les vois affluer. Les policiers, présents en grand nombre, bloquent l’accès et ne les laissent passer qu’un par un après les avoir fouillés ! Je vois donc les enfants vider leurs poches et en faire tomber des bonbons. Drôle de scène. Le long d’un mur, sont également présents les forces spéciales de police avec casque, bouclier anti-émeute et gilet pare-balle. C’est vrai qu’ils ont en face d’eux de dangereux délinquants armés de fusils et de bombes ! A eau !

Vue depuis le Mirador

Vue depuis le Mirador

Nous sommes mouillés cet après-midi tant par la pluie que par les petits diablotins. A un moment, je me décide à aller voir l’intérieur de la Cathédrale attenante à la place. Soudain, je me retrouve devant un adolescent qui tient un sac de bombes à eau. Je l’implore d’un « non, non » et celui-ci, me répond, « non pas toi ». Je comprends cela comme un « non, pas une touriste ». Je marche donc d’un pas rapide pour rejoindre la cathédrale et sens exploser dans mon dos une bombe. Petit farceur !

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Le lendemain, je fais jouer la concurrence pour prendre le tour le moins cher pour Cumbe Mayo. Tous les tours font de toute façon la même chose, pas besoin de payer plus. L’unique alternative pour s’y rendre est de marcher et, j’étais encore un peu trop refroidie par mon expérience canine de Chachapoyas (je vous rassure, je ne suis pas complètement traumatisée par les chiens même si j’en parle tout le temps).P1030689

Cumbe Mayo est très impressionnant. Il est composé d’une partie naturelle, un château de pierre sculpté par le vent et les éléments mais également par une partie culturelle, des aqueducs construits par les Cajamarquiens. Les deux me plaisent tout autant. Les explications du guide cependant m’ennuient à la force de l’entendre nous décrire les différentes roches comme un iguane, une main ouverte, un chien, un éléphant, une main fermée, un cheval, une main de profil, … Je ne peux cacher mon rire sarcastique.

Et vous, vous voyez quoi?

Et vous, vous voyez quoi?

Ce jour-là, alors que nous sommes en plein dans les vacances des péruviens, je suis la seule étrangère du mini-bus et l’annonce du mon pays d’origine, la Belgique, est applaudie par les participants. Après cette journée, je fais aussi partie de pas mal d’albums souvenirs de péruviens. Une photo avec une belge, cela ne se refuse pas !

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Le lendemain, je me rends en collectivo aux ventanillas d’Otuzco. Le site est petit bien qu’intéressant et après en avoir vite fait le tour, je profite du calme de ce lieu, un cimetière à vrai dire, pour y lire au soleil.

P1030765Je me rends cet après-midi aux Baños del Inca, là où Atahualpa lui-même allait se baigner. Vous y avez le choix entre une piscine ou des jaccuzis privés par tranche de 20 minutes. J’ai choisi la piscine, celle-ci étant à ciel ouvert. Je n’y ai rien trouvé d’intéressant excepté l’eau chaude. Les « vrais » bains sont eux à l’extérieur mais interdit d’y entrer (je pense de toute façon qu’on y cuirait).

P1030770Après une dernière soirée à écouter un groupe de musiciens jouer sur la Plaza de Armas, je quitte mon hostel direction Chiclayo.

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En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€)

Bus de Leymebamba à Cajamarca : 30 sl. Durée : 9 heures. Départ : 8h10 ou 22h.Snack et boisson à Celendin. Compagnie Virgen del Carmen.

Hostel Plaza : directement sur la Plaza de armas. Personnel pas très sympathique. 20S/chambre individuelle, sdb partagée. Serviette de bain et papier toilette à disposition. Eau chaude uniquement le matin entre 7h30 et 9h30.

Où manger une très bonne glace ? A la heladeria holanda. Il y en a une sur la Plaza de Armas et une autre dans l’avenue Puga, sur la droite en direction de la Recoleta.

manger vraiment pas cher ? Toujours dans l’avenue Puga, il y a un vendeur de hamburgueur à 1 sl sur la gauche en venant de la Plaza de Armas. Sinon, il y a un autre snack rue 2 de Mayo, très près de la Plaza de Armas, sur la droite.

Pas trouvé de petit café sympa. Seulement testé le café Oasis où j’ai bu un très mauvais chocolat chaud (4sl).

Tour à Cumbe Mayo. Pleins d’agences autour de la Plaza de Armas. Négocié à 15 sl (prix de départ 25) comprend l’entrée au site (5sl/2sl étudiant).

Collectivo pour les Ventanillas de Otuzco : Entrée 5 sl/2sl étudiant.

Collectivo pour los Baños del Inca : 0,8 sl. Entrée à la piscine : 3 sl. Les collectivos se prennent au coin de l’avenue Mario Urteaga et Dos de Mayo.

Iperu : près de la Plaza de Armas, dans la rue Del Batan. Très bons conseils et cartes !

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Chachapoyas

Plaza de armas Chachapoyas

J’arrive à Chachapoyas après 3 semaines où j’ai peu bougé. Je me ballade à travers la ville et j’ai vite fait de découvrir le centre avec sa Plaza de Armas, son église, son marché central et sa rue piétonne. Pour l’hostel, je ne me suis pas cassé la tête, j’ai été à celui qui m’avait été conseillé par deux fois : le Chachapoyas Backpacker. Comme prévu, un très très bon hostel (il m’a fait pensé au D’Matthias, de Baños, l’hostel que j’ai préféré en Equateur).

Avez-vous déjà vu ... Jésus dans une tente? Maintenant, oui!

Avez-vous déjà vu … Jésus dans une tente? Maintenant, oui!

Huancas, une belle vue sur le cañon

Le lendemain, je me repose. De quoi ? On peut se le demander. En fait, il pleut des cordes et je ne me vois pas trop randonner ou visiter sous cette drache. Le surlendemain, je continue dans la même veine en skypant comme je peux malgré la connexion hasardeuse (heureusement, il y a le chat facebook). Vers 12h00, la pluie semble s’arrêter. J’en profite pour me bouger les fesses et me rendre au village de Huancas. Je compte m’y balader, admirer la vue sur le cañon et revenir en randonnant. Pas de chance, tout juste arrivée, la pluie se remet à tomber dru. Je m’abrite quelques temps dans le mirador mais la pluie semble motivée à continuer bien longtemps. Je vais manger dans un petit restaurant sur le chemin. Un plat loin d’être mémorable et un peu froid. A mon retour au mirador, il pleut toujours autant. Mieke, une hollandaise qui est dans le même dortoir que moi, m’a rejoint. Après avoir pu apercevoir le cañon en face lors de brefs moments sans nuages, on se décide à rentrer. En collectivo, vu la pluie.

La cataracte Gocta

Cataracte Gocta

Ce soir-là, j’apprends qu’à la cataracte Gocta (la troisième plus grande cascade du Monde d’après la guide), il n’a pas plu et il y a même eu du soleil. Je me décide donc à mettre mon réveil. Le lendemain, je prends un tour et m’y rends. J’ai de la chance, comme la veille, il ne pleut pas et on est même gratifiés de quelques rayons de soleil. Sur le chemin, je goûte au guarapo, une boisson délicieuse et malheureusement, très, très locale (impossible de la trouver ailleurs). La randonnée de 5h A/R est facile et la cascade majestueuse. Après cette journée plus sportive, je me sens pleine d’énergie.

La forteresse Kuélap

Kuélap

Le jour suivant, je me lève donc pour Kuélap. Kuélap, c’est la forteresse Chachapoyas. Une forteresse qui était également lieu de culte et lieu administratif. Les Chachapoyas, c’est une civilisation qui s’est étendue +/- de 400 à 1470 quand ils ont été conquis par les Incas. Ceux-ci ont ensuite été à leur tour colonisés par les Espagnols (vers 1530). A Kuélap, on peut donc voir les ruines des bâtiments Chacha mais aussi de certains bâtiments Incas construits par la suite. Le site est assez grand et les explications du guide très intéressantes. Cependant, on va un peu vite vu les temps de trajets importants pour aller et revenir à Chachapoyas (5h en tout).

Les sarcophages de Karajia

Sarcophages Karajia

Après deux jours de visites avec des agences (difficile de faire sans), je décide de partir seule visiter Karajia. Je n’avais en effet pas envie de payer pour visiter la grotte de Quiocta. En expliquant mon plan à un couple d’Américains, Kate et Kurt (leur blog est ici), ceux-ci décident de se joindre à moi. C’est donc à trois que l’on a pris un collectivo puis un taxi et rejoint ainsi le village de Cruzpata. Sur le chemin menant au village, on a vu pas mal de moutons et de femmes filant la laine sur le pas de leur porte. A l’entrée, Kurt achète un bonnet à une petite fille directement tricoté à partir de la laine des moutons que l’on a vu à l’instant. Une laine ni traitée, ni teinte !

De la boue, de la boue, toujours de la boue (cette photo a été prise au péril de mon pantalon).

De la boue, de la boue, toujours de la boue (cette photo a été prise au péril de mon pantalon).

Après les premiers cents mètres que l’on a parcourus insouciants, on s’est vite rendu compte d’une erreur de jugement. Il aurait fallu avoir des bottes ! Le chemin est extrêmement boueux et on avance à petits pas pour ne pas tomber. Plusieurs fois, on marche en bordure de champs tant le sentier est devenu impraticable. Après 1h de marche, on arrive enfin aux sarcophages. Ce sont des statues d’environ 1,5m de haut faits de bois ou de cane et recouvertes de terre. Elles sont peintes et en très bon état. A l’intérieur se trouvent des momies des rois et reines Chachapoyas. Une fois la pente remontée, on a été très heureux de voir que notre taxi nous avait effectivement attendu malgré le double de temps que nous avions pris.

Huancas mais sous le soleil (ou presque)

Cañon

Le lendemain, je me décide à un jour de repos. Mais manifestement, le soleil n’est pas de cet avis. Pour une fois qu’il fait beau, je ne vais pas rester à lire tranquillement à l’hostel. Je me décide à revenir à Huancas pour cette fois-ci randonner. C’est ce que je fais et la pluie reste à distance. Sur le chemin du retour, que je fais à pied, le soleil décide même à briller pas mal et à me cramer le visage.

Au lieu de revenir directement à Chachapoyas par le chemin pris par le collectivo à l’aller, je me décide à tourner à droite en suivant la flèche indiquant le Mirador Luya Urco. Bonne idée, excepté qu’en chemin, surgit soudain un chien, puis deux, puis cinq. Ils aboient fort et sont très agressifs, ils grognent. Je ramasse des cailloux et lentement continue ma route tout en les tenant éloignés avec mes cailloux. Alors que ceux-ci diminuent et que j’ai à peine dépassé les chiens d’1m, deux policières sur une moto arrivent opportunément et s’interposent entre moi et ceux-ci. J’accélère l’allure et celles-ci redémarrent une fois qu’une distance suffisante me sépare des chiens. Je les remercie et continue ma route sursautant à chaque chien qui aboie, même au loin. Je serre bien forts dans ma main les nouveaux cailloux que j’ai ramassés.

Ce soir-là, dernier passage au Café San José, café où j’aurai été pratiquement tous les jours. Ils n’ont malheureusement plus de glace au chocolat ni au café mais je me console avec un milkshake goût dulce de leche.

Le lendemain, après avoir failli oublier ma « pochette secrète » contenant mon passeport et des $, je me rends en combi à Leymebamba. Ainsi, je peux voir son musée réputé et couper le long trajet jusqu’à Cajamarca (et aussi éviter un réveil matinal!).

Une fois mon sac déposé dans un hostel, on m’indique le chemin du musée et on me conseille de marcher (plutôt rare au Pérou). La pluie vient de s’arrêter, cela tombe bien! Une fois bien lancée sur le chemin, celle-ci décide de reprendre du service et pendant la demi-heure de marche, le ciel alternera entre éclaircie et pluie. Je ne savais pas très bien à quoi m’attendre mais une chose est sûre, je n’ai pas été déçue. Alors que j’avais oublié que le trésor de ce musée était les momies, j’étais déjà bien contente de la qualité des salles et explications sur la civilisation Chachapoyas, sur Kuélap, Karajia, sites que j’avais visité peu avant. Puis, il faut bien le dire, une fois devant les momies, extrêmement bien conservées, on ne peut qu’être fasciné. Il y a environ 300 momies ou squelettes dans des sacs mortuaires (une autre manière de « conserver » les corps). Le musée est très récent et les explications très bien faites.

En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€):

Collectivo (combi) de Jaen à Bagua Grande : 5 sl. Combi de Bagua Grande à Chachapoyas : 10 sl.

Banque BCP sur la place au bout de la rue Amazonas (à l’opposé de la Plaza de Armas). ATM sans frais et possibilité de changer ses billets de 100 ou 50 pour des billets de 20 sl.

Hostal Chachapoyas Backpacker : 18 sl/dortoir de 4 lits. Eau chaude, serviette de bain, papier toilette, cuisine assez bien équipée, personnel très sympa. Wifi pas terrible.

Café San José : Incroyable café qui possède quelque chose d’unique pour le Pérou : une salle sans télévision ni musique ! De plus, prix bons marchés et bonnes pâtisseries. Chocolat chaud : 2,5 sl. Milkshake : 8 sl. Brownie : 4 sl. Ils servent aussi des repas.

Hamburgers : Sanguchon : dans la rue Amazonas, sur la droite en venant de la Plaza de armas, après la salle de gym. Très bons hamburgers de 3 à 7 sl. Par contre, pas de frites. Chicha morada à 0,5 sl.

Pizza : La Estancia : 5 sl pour la personal. Assez petites mais cela suffit avec un dessert.

Yoguis : sortes de gaufres/sucettes fourrées au fromage. Dans la rue Amazonas sur la gauche en venant de la Plaza de armas. Pas loin de l’hostel.

Yoguis

Village de Huancas et le cañon de Sonche : Prendre un collectivo (combi) à 3 sl. Part dès qu’il est plein. Entrée au Mirador : 2 sl. Il y a deux restaurants sur la route qui mène au restaurant mais rien d’exceptionnel. Mieux vaut y aller quand il faut beau. Retour à pied : 2h de marche.

Tours à la cataracta Gocta : 25 sl. A payer sur place, l’entrée : 10 sl/5 sl étudiant. On commande avant de démarrer dans un restaurant : 15 sl. On n’est pas obligé de manger là donc n’hésitez pas à manger ailleurs et probablement moins cher. 2H30 de marche jusqu’à la cascade (et de nouveau 2h30 pour revenir). En chemin, ne passez pas l’occasion de goûter au guarapo. C’est un jus de cane à sucre légèrement fermenté. Très bon et rafraichissant. 0,5 sl/verre. Eventuellement, prenez avec vous des bouteilles vides pour les remplir (1,5 sl/0,50 cl). Je n’en ai plus jamais revu par la suite. Pour y aller sans tour, prenez un des combis qui va à Bagua Grande ou Pedro Ruiz et demandez à être déposé à la cataracta Gocta. Ils vont déposeront au début d’un chemin qui mène au village d’où on démarre la randonnée. De là, faites du stop pour y arriver (mieux vaut y être le matin vers 9h30).

Tours à la forteresse Kuélap : 30 sl. A payer sur place, l’entrée : 15 sl/8 sl étudiant. Il y a une visite guidée de +/- 2h00. Si vous y allez par vos propres moyens, vous paierez autant (15 sl le combi pour y aller) et vous devrez attendre les tours pour profiter d’un guide (s’il accepte). Va être construit cette année, un téléphérique reliant Nuevo Tingo à Kuélap et arrivant à la billetterie. Cela permettra de venir par ses propres moyens plus facilement mais cela risque d’amener également bien plus de touristes, ce que le site risque de mal supporter.

Pour aller aux sarcophages de Karajia : les tours pour voir les sarcophages comprennent également la visite de la grotte de Quiocta et coûtent 40 sl. Pour y aller sans tour: Combi de Chacha à Luya : 5 sl. Taxi partagé jusque Cruzpata : 15 sl (donc 5 sl chacun). Aller-retour : 20 sl par personne. De Cruzpata, il y a un sentier qui est censé prendre 30 minutes aller. Avec la boue, cela nous a mis 1h00. Il y a une possibilité de louer des bottes mais on ne l’avait pas vue. Entrée : 5 sl/3 sl étudiant.

Combi pour Leymebamba : 8 sl. Départs à heures fixes : 10/12/14/16/17h. Durée : 2 heures. Pour aller au musée, suivez la route principale en montant. Vous arriverez un second village. Continuez sur la route. Après un tournant, vous verrez de grands escaliers en pierre plutôt récents. Prenez-les et continuez sur la route jusqu’au musée. Durée : 30 minutes de marche. Alternative : prendre un moto-taxi pour 5 sl. Entrée du musée : 15 sl/ pas de prix étudiant pour les étrangers. Durée de la visite : environ 2 heures. Très bon musée mais explications uniquement en espagnol.

Hostal à Leymebamba : La Petaca (sur la Plaza de armas). Eau chaude, serviette de bain, papier toilette. Pas de wifi. Télévision. Cuisine commune à disposition (micro-onde, cuiseur à riz, machine à café!). Chambre simple avec sdb privée : 20 sl (25 avant négociation). L’ensemble de l’hostal a l’air d’avoir été rénové très récemment (je pense même qu’ils n’ont pas encore tout à fait fini).

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