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Cochabamba

Cochabamba, c’est l’étape que j’ai rajouté à mon programme bolivien après avoir discuté avec une Hollandaise à La Paz. Elle était la deuxième personne à me dire que Torotoro, le parc national accessible uniquement depuis Cochabamba, était génial. Je m’y suis donc rendue également attirée par la promesse de températures plus agréables. Et oui altitude + hiver = il fait en général très froid en Bolivie en juillet.

A mon arrivée au terminal, j’ai le petit plan recopié depuis le site internet de l’hostel Las Lilas où je veux aller. Je sais que c’est excentré mais les commentaires sont si bons que je m’imagine y passer quelques jours à me détendre et à profiter de la piscine. Je ne comprends rien au plan et d’après le point d’information, cet hostel se trouve en dehors de la carte. Je suis bien obligée de prendre un taxi pour m’y rendre. A l’arrivée, c’est la désillusion totale. Déjà, il nous a fallu près de 20 minutes pour y arriver mais l’endroit charmant que j’imaginais n’existe pas. A la place, un hostel avec une petite piscine à moitié remplie, des sanitaires sales et 2 autres voyageurs. Oups, erreur de choix.

Je passe ma fin de journée à chercher un autre hostel et rédiger mon blog. Le lendemain, je prends un collectivo pour le centre et « visite » deux hostels de long en large afin de ne pas refaire d’erreur. Jaguar House où je me pose est très bien, juste dommage que je ne m’y suis pas directement rendue.

J’y fais la connaissance d’un petit groupe bien sympathique : deux Philippins ainsi que Megan, venant des Etats-Unis, Sonja, une Suisse et Lisa une Allemande. On passe du temps ensemble pendant deux jours et je retrouverai les trois filles à Sucre.

P1070126Cochabamba, ce n’est pas la ville la plus fournie en activités diverses. L’attraction majeure, c’est la statue du Christ dans laquelle on peut monter. Avis à ceux qui ont le vertige, s’abstenir. Pour s’y rendre, on emprunte un téléphérique, ce que je trouve toujours amusant. On a bien sûr une belle vue sur la ville même si la vue d’une ville est loin d’arriver à la cheville d’un beau paysage (question de goût bien sûr).

Et on peut même vérifier si le Christ a un Mickey!

Et on peut même vérifier si le Christ a un Mickey!

Autre activité, le marché La Cancha, plus grand marché d’Amérique du Sud constitué de différents marchés : marché San Antonio, marché Fidel Aranibar et marché La Pampa. Je n’y ai vraiment rien trouvé d’exceptionnel. Pas d’ambiance particulière et je ne vois peu l’intérêt de se balader au milieu d’allées de chaussures.

Comme à Arequipa, Cochabamba possède un couvent Santa Teresa. Il est actuellement en rénovation mais si vous avez le temps, la visite guidée vaut quand même la peine pour les informations données. On visite un partie du couvent et on a ainsi l’occasion de voir le travail des artisans qui refont le toit.

P1070152Simon I Patiño, un Bolivien, fût à son époque une des dix plus grosses fortunes mondiales. La maison, aujourd’hui centre culturel, qu’il s’est fait construire pour y finir ses vieux jours mais où il ne résida finalement jamais vaut le détour. J’aurais cependant apprécié un rythme un peu plus lent pour mieux apprécier les différents styles. Ce riche homme a beaucoup voyagé et a voulu imprimer un style différent à chaque pièce s’inspirant de plusieurs cultures.

Mais la plus grande activité de Cochabamba, c’est … la bouffe ! On mange bien et on mange à tous les coins de rues. Glaces, salteñas, porcions d’ananas, pop corn, jus d’orange frais, … Pas mal de street food mais aussi de restaurants, cafés, patisseries, … La Bolivie n’étant pas le paradis des gourmands, vous trouverez à Cochabamba une halte bienvenue. Même en mangeant dans un petit restaurant de rue en allant à Torotoro pour 5 bs, je trouvais que le riz avait meilleur goût. Peu d’adresses spécifiques à vous conseiller, mais laissez-vous guider par vos tentations, vous ne devriez pas être déçu.

En pratique

Bus La Paz-Cochabamba : bus cama à 30 bs (pris à la dernière minute, c’est un excellent prix). Durée : environ 8h. La plupart des bus partent le matin vers 7-8h.

Hostel Cabañas Las Lilas : 65 bs/dortoir. Petit-déjeuner inclus. Hyper excentré, toilettes sales, mauvais accueil, … Pour apprécier CBBA, mieux vaut pouvoir s’y ballader à pied et se laisser tenter par sa nourriture, abondante et délicieuse. Aller s’enterrer aussi loin pour un endroit qui n’en vaut même pas la peine, non merci.

Hostel Jaguar House : 60 bs/dortoir. Eau chaude, bons lits, petit-déjeuner très correct, bonne ambiance, cuisine à disposition (avec frigo), lockers, … Bien situé, j’ai regretté de ne pas y être allée tout de suite.

Restaurant Gopal. Végétarien. 20 bs/buffet de salades avec plat principal, dessert et boisson. Très bon rapport qualité/prix.

Glaces Oggy : au croisement de la calle Beni et du passage Portales (donc à 2 pas de l’entrée du château av Potosi). 1/2/3 boules : 9/12/15 bs. Grand choix de goûts assez originaux. Très bonnes glaces et servies très généreusement.

Café D : c/ Cabrera y Esteban Arce.

Yaourt glacé : coin de la c/ Sucre et c/ San Martin.

Centre culturel Simón I Patiño. Adulte/étudiant : 15/10 bs.

ESP : Ma-ve : 15h, 15h30, 16h30, 17h30 y 18h. Sa : 9h30, 10h, 11h et 12h. Di : 10, 10h30 y 12h.

EN ou FR : Ma-ve :16 et 17h. Sa : 10h30 et 11h30. Di : 11h30.

Christo : Téléphérique : 10,5 bs A/R. Déconseillé de monter à pied (sécurité). Pour monter dans le Christ : 1,5 bs.

Couvent Santa Teresa : c/ Baptista entre c/ Mayor Rocha et c/ Ecuador. Visite à 14h30-15h30-16h30. Fermé le dimanche.

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Puerto Lopez

Etant à Puerto Lopez pour une bonne semaine (mon prochain volontariat étant fixé), me voilà en quête d’activités pour occuper ce temps. Il n’y a en effet pas grand chose à faire ici et le temps maussade n’incite pas tellement à la baignade. Heureusement, il y a quand même une série d’activités à faire et dans mon hostel de backpackers, j’ai rencontré de chouettes personnes.

Los Frailes

Dimanche, premier jour à Puerto Lopez, je vais avec Sarah, une allemande, à la plage de Los Frailes, plage qui fait partie du parc national Machalilla. Nous avons bien choisi notre jour et après les premières heures nuageuses de la journée, un soleil ardent règne sur le ciel bleu. Nous faisons la marche d’environ 2 heures en ayant bien chaud. Après avoir pris quelques photos depuis un mirador et deux petites plages, nous rejoignons Los Frailes. La plage est immaculée et nous voilà rapidement dans l’eau. Les vagues sont très fortes et on fait la planche dos à celles-ci.

On profite ensuite de l’ombre d’un des rares buissons pour faire une petite sieste. On retourne une dernière fois dans l’eau avant la fermeture de la plage. Je décide pour la dernière demi-heure de me sécher au soleil. 4 jours plus tard, je suis encore en train de lutter avec mon coup de soleil en vidant ma crème hydratante.

Los Frailes

En pratique :

Taxi jusqu’au terminal terrestre : 0,5$. Bus (demander à être déposé à Los Frailes) : 0,5$/pers.

Il est aussi possible de prendre un taxi directement jusqu’à la plage pour environ 5$, mais c’est un autre budget.

Accès de la plage gratuit. Pas de nourriture vendue sur place, location de parasols. La plage ferme à 16h00.

Isla de La Plata

Cette île, aussi surnommée Galapagos des pauvres, se trouve au large de Puerto Lopez et permet d’observer les Piqueros à pattes bleues ainsi que les Fragatas, deux sortes d’oiseaux. De plus, pendant le snorkeling, vous pourrez apercevoir des poissons de toutes les couleurs.

Nous commençons notre excursion par 1h30 de bateau pour rejoindre l’île située à 40km du port. Cette traversée, on la fait les yeux rivés à l’horizon dans l’espoir d’apercevoir une baleine égarée. Chance, on en voit une ainsi que quelques jets d’eau à plus grande distance. Pas de grand spectacle mais étant donné que la saison est finie, on peut s’estimer chanceux.

Ensuite, arrivés sur l’île nous faisons une courte randonnée (on a le choix entre une courte ou une très courte) afin d’apercevoir les Piqueros à pattes bleues ainsi que les Fragatas, deux espèces d’oiseaux qui nichent et se reproduisent sur l’île. Le guide nous donne pas mal d’infos sur ces deux espèces. Après, nous revoici sur le bateau et c’est parti pour 30 minutes de snorkeling. Le masque de plongée ne s’adaptant pas à mes lunettes, c’est myope que j’ai été observer les poissons. J’ai quand même pu en voir de beaux, le masque ayant un effet loupe. Pour une prochaine sortie, je vais essayer de me trouver des lentilles de contact.

Piqueros aux pattes bleues

En pratique :

A Puerto Lopez, toutes les agences vous proposent des tours d’une journée. Pour importe l’agence choisie, les bateaux partent avec les mêmes guides et font exactement la même chose. J’ai négocié ma journée à 30$ au lieu de 40$ (prix payé par d’autres touristes avec moi). Agence Luz de la Luna (sur la place avec une statue de baleine (qui d’après mes compagnons n’en est pas une mais je persiste), près du Maleccon, bord de mer). Comprend l’aller-retour en bateau, la randonnée avec deux guides, les snacks et petits sandwichs, le snorkeling. Probablement bien plus difficile à négocier en haute saison.

Haute saison pour les baleines : juin à septembre.

Saison des pluies : novembre-avril. Saison sèche : mai à octobre (il commence à pleuvoir en ce moment).

Marché aux poissons

Tous les jours, sur le maleccon, les pêchers rentrent de leur pêche et déchargent les bateaux. C’est le moment d’acheter du poisson plus frais que frais. Il est possible d’acheter des filets.

Marché aux poissons

En pratique

Tous les matins, vers 6h30. J’ai payé 2$ pour 1 kg de filet sans négociation.

Agua Blanca

Agua Blanca est une communauté située juste à côté de Puerto Lopez. Ils sont, d’après leurs explications, les descendants directs des Mantaña (?) qui vivaient en même temps que les Incas. Dans cette communauté, vous pouvez faire une visite guidée. Cette visite vous montre le musée, des amphores mortuaires, vous fait passer à travers le bois sec où vous pourrez observer divers oiseaux (geais, hiboux et un petit oiseau rouge dont j’ai oublié le nom). Ensuite, vous pourrez vous baigner dans une lagune d’eau sulfureuse (ça sent l’oeuf pourri). Enfin, vous montrez en haut d’un mirador afin d’observer le paysage.

En pratique

Pour s’y rendre: aller au terminal (moto-taxi, 0,5$) puis prendre le bus et demander à être déposé à l’entrée d’Agua Blanca. De là, demander où se trouve le sentier et marcher 5 km.

Ou prendre un taxi (5$ l’aller) depuis le centre de Puerto Lopez (prix à négocier).

Il y a un droit d’entrée pour la communauté d’Agua Blanca: 5$/personne.

Visite d’El Artesan

Le Palo Santo est un arbre avec lequel on peut des huiles, bougies, et aux produits aux multiples vertus. Une de ces vertus intéressera particulièrement certains touristes : son odeur est un répulsif naturel contre les moustiques. Il est possible de visiter la fabrique d’El Artesan à Puerto Lopez.

J’ai fait cette visite et franchement, cela n’avait rien de renversant. Je pense que cela très fortement de la personne sur qui vous tombez. Pour ma part, 5 minutes à me montrer vaguement une petite cuisine et deux bouts de bois et ce fut tout. J’avais trouvé cette visite sur tripadvisor et d’après les avis, ce n’est pas toujours ainsi. Gratuit, vous êtes bien sûr invité à la fin à voir le magasin. Il y a également un magasin qui vent ces produits le long du maleccon.

Pour s’y rendre, prendre un moto-taxi et demander el taller de Palo Santo (0,5$). De là, vous pouvez rentrer à pied en ville.

Visite de la chocolaterie Pacha

Malheureusement, je n’ai pas pu faire la visite parce qu’il faut la demander un jour en avance. Cependant, la femme qui tient cette chocolaterie et qui parle français m’a montré les divers produits qu’ils vendent dans la boutique. La visite permet d’en apprendre plus sur toutes les étapes de fabrication du chocolat depuis la cosse jusqu’à la plaque. Cette visite se passe à la ferme où vous vous rendez en voiture.

En pratique :

La boutique se trouve sur la gauche sur la route principale en direction du terminal (pas très loin de celui-ci). Il y a un panneau Pacha. Pour faire une visite, demander un jour à l’avance. Minimum trois personnes. Au magasin, ils vendent de la poudre de cacao, des nibs (graines torréfiées), du chocolat (67%), des brownies et des chocolats chauds (2,5$).

Où loger à Puerto Lopez?

Ayant été dans cette petite ville en basse saison, il y avait de la place partout. Un peu plus et on était dans une ville fantôme. J’ai logé à l’hostel Sol Inn. Pas mal (surtout les espaces communs). Seulement, manque de propreté (cuisine et sanitaires) et il n’y a pas de casiers!  Un lit dans le dortoir coûte 8$ (il y a 2 lits superposés par dortoir). Le personnel est sympathique et Darwin, un des gérants m’a dit qu’ils envisageaient pas mal de rénovations (notamment refaire la cuisine qui en a besoin). Il y a des essuies.

J’ai eu l’occasion de « visiter » l’hostel Las Fragatas et il m’a paru plus propre. Il  a également une grande terrasse avec pleins de hamacs. Les prix sont les même.

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Les randonnées à faire autour d’Isinlivi

Lors de mon séjour à Isinlivi, j’ai eu le temps de faire qVue du haut de Guangumalauelques randonnées autour du village. Ces randonnées ne font pas partie de la boucle du Quilotoa.

Isinlivi-Cochalo-Isinlivi : clap première !

Un matin, je pars armée de mon bâton (pour tenir les chiens à distance) et mes instructions de randonnée pour voir le village de Cochalo. Je suis très fière de moi quand j’atteins la rivière et le petit pont de bois conformément à ma feuille de route.

Ensuite, près d’une ferme, j’hésite, je suis supposée suivre un sentier « à moitié effacé ». Serait-ce ces vagues traces dans l’herbe ? Je n’ai aucune idée de la direction que je suis supposée prendre et d’où se trouve approximativement ce village. Comme j’attends immobile à proximité de sa ferme, un chien approche en aboyant attirant ainsi les deux autres chiens. Génial. Pourtant, d’après les instructions, je suis obligée de m’en approcher pour prendre le sentier. C’est ce que je fais tout en secouant mon bâton pour les tenir éloignés. Le fermier s’approche et rappelle vaille que vaille ses chiens. Je lui demande où se trouve Cochalo et je ne sais pas s’il parlait Kichwa ou si c’est sa bouche édentée, mais je n’ai rien compris à sa réponse. Comme sa main indiquait que je devais monter, j’ai décidé de m’éloigner un peu de ses chiens et de monter à travers champs.

Essoufflée, arrivée en haut, je trouve un petit sentier que je suis. Les instructions correspondent à nouveau. J’entends aboyer derrière moi. Voilà qu’un des chiens m’a suivi par-delà la crête. Je fais encore quelques gestes avec mon bâton et il me lâche enfin les baskets.

Je prends très peu de pauses et ose à peine lâcher mon bout de bois le temps de boire un peu. J’atteins finalement le petit village, je vois l’école et l’église à ma gauche comme prévu. Tiens, maintenant, il y a des marques rouges qui suivent le même chemin que moi ! Au bout d’un moment, j’ai un peu du mal à suivre les instructions mais tant pis, je continue à l’instinct. Je croise un taureau au milieu du chemin que je contourne et finis par retourner à Isinlivi en suivant de petits chemins. Je suis particulièrement fière de ma première rando, d’avoir atteint le village et d’avoir pu revenir, le tour en bien moins de temps qu’initialement prévu.

Quelques jours plus tard, alors que je lis les instructions en vue de me rendre à Guantualo, je m’étonne de voir que le petit village mentionné sur la route est Guangumala. Bizarre, l’auteur de ces instructions aurait-il confondu avec Cochalo ? (oui, c’est toujours l’auteur des instructions qui a tort, n’est-ce pas ?). Moi et mon sens de l’orientation détestable, je n’y comprends rien. Je finis par trouver une carte et me rends compte que quelques jours plus tôt, je n’ai jamais atteint Cochalo mais seulement Guangumala. S’il n’y avait pas de « vrai » sentier à partir de la ferme aux trois chiens, c’est bien parce que je n’allais pas du tout dans la bonne direction. En fait, par rapport à Isinlivi, Cochalo est au Nord alors que Guangumala est au Sud. Et dire que j’ai cru suivre les instructions tout le long ! Je me promets qu’un jour, je verrai ce village !

Isinlivi-Guantualo (marché le lundi matin) -Isinlivi

Un dimanche smoutonsoir, après m’être rendue compte de ma précédente confusion entre Cochalo et Guangumala, je me mets à douter. Vu l’énorme erreur que j’ai faite, vais-je arriver à me rendre au marché de Guantualo et revenir jusqu’à Isinlivi. J’ai assez mal dormi m’imaginant perdue toute seule au milieu de ces montagnes. Le marché n’ayant lieu que le lundi matin, je me motive en me disant que c’est vraiment une occasion à ne pas rater et qu’elle ne se présentera sûrement pas deux fois. Je pars finalement assez tôt armée des instructions et de la carte.

Comme la première partie me mène à Guangumala, je suis en terrain connu. Cette fois-ci, je n’ai plus à passer près des chiens et le chemin est beaucoup plus simple (la première fois, j’avais, en fait, fait un grand détour). Une fois à Guangumala, je m’assure auprès de deux petites vieilles du nom du village. Cette fois, c’est la bonne. Sur la route, je croise encore un autre vieux qui m’indique Guantualo. Forcément, le lundi, c’est une route un peu plus courrue (j’ai croisé environ 6 personnes en 1h30, la foule!). Les instructions correspondent à mon trajet et sur la crête, je croise la route d’une vieille femme et d’un jeune homme à cheval qui me confirment encore que oui, je suis sur la bonne route. On croise encore quelques chiens et je reste bien près d’eux.

Le marché de Guantualo est minuscule. Il y a une partie avec 2-3 vendeurs de fruits et légumes et un marché aux animaux. On voit de partout des cochons, moutons, lamas, … C’est amusant de voir les gens négocier et palper ces derniers pour en estimer le prix.

Après avoir tenté le diable avec une glace pour le moins artisanale (mais glace très bien digérée), je termine cette marche par une partie beaucoup plus simple avec plus de descentes. 2H50 plus tard, j’ai enfin (vraiment) fait une des randonnées du coin.

Sigchos-Isinlivi

Depuis que je suis au Llullu Llama, j’ai la peau terriblement sèche et au bout d’un moment, je n’en peux juste plus, il faut que trouve une crème hydratante. Dans le village, aucun des petits magasins n’en a. Je me rends donc à Sigchos.

Pour atteindre Sigchos, on peut soit marcher, soit prendre le bus très, très, très tôt (genre 3h du matin), soit prendre le lechero ou milktruck, le camion du laitier.

J’attends donc celui-ci à 9h. Je suis en compagnie de Camille, Québecquoise et Agnès, Allemande qui viennent de terminer la boucle du Quilotoa. Finalement, nous prenons un autre pick-up qui allait à Sigchos. En chemin, nous nous arrêtons dans un petit village prendre une dame. Dans ce village, une personne est morte et il y a une chapelle ardente. On nous offre des canelitos (boisson chaude à la cannelle) accompagnés de biscuits comme le veut la tradition.

Arrivée à Sigchos, je trouve enfin ma crème hydratante et c’est parti pour la rando retour !

Même si, j’aurais pu éventuellement me perdre, je trouve assez facilement mon chemin grâce aux instructions. Je passe, enfin, par le « vrai » village de Cochalo et en 2h30, je suis de retour. Quelques chiens ont bien aboyé sur mon passage mais tout en restant sur leur propriété.

Loma Cochapamba ou la colline aux mûres

Dimanche à nouveau, il n’y a pas de voyageurs et comme le lundi matin, je dois me lever à 7h00 pour réceptionner des livraisons, j’enchaîne à nouveau avec une rando devant me mener à une colline aux mûres. La saison s’étale de septembre à novembre. Cela tombe bien, je suis en plein dedans. Avec mes tupperware, je pars donc dans l’optique de faire des cupcakes aux myrtilles et de la marmelade.

Après une demi-heure environ, je n’arrive pas à trouver le fameux sentier que je suis censée prendre. Peu importe, j’estime qu’en restant sur la route, je rejoindrai le même point. Je pense avoir eu raison puisqu’à un moment, je retrouve les instructions et une des photos me confirme que j’ai rattrapé le bon sentier.

Celui-ci passe dans une prairie clôturée, je dois donc passer les barbelés. Peu de temps après, voilà que 4 taureaux sont sur mon chemin. Je réfléchis, scrute avec attention leur entrejambe dans l’espoir d’y découvrir un pis et puis, décide d’essayer de passer « discrètement ». Manifestement, les deux taureaux qui étaient un peu en amont du sentier n’étaient pas de cet avis, et au moment où je les dépasse, les voici qui descendent assez rapidement vers moi me bloquant le sentier du retour. Je sors du sentier et les contourne en courant, faisant ainsi demi-tour.

Après avoir essayé à nouveau de trouver un autre chemin par la route, je finis par m’avouer vaincue. Il n’y aura pas de mûres au repas !

En pratique :

Marchés dans la région :

Lundi : Guantualo

Jeudi : Saquissili (près de Lacatunga)

Dimanche : Sigchos.

Pick-up pour aller d’Isinlivi à Sigchos : entre 0,75 et 1$. Le milktruck passe approximativement vers 9h à Isinlivi, près de l’église.

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Latacunga et le marché de Saquissili

Mardi 16 septembre, départ pour LatacLatacungaunga afin de rejoindre la boucle du Quilotoa. Arrivées en début d’après-midi, on s’en rendues au petit marché où on a mangé et acheté des légumes pour notre repas du soir. Le lendemain, j’ai visité la ville en compagnie de Pedro, un Australien. J’ai été étonnamment surprise par le nombre de jolies petites places et de petits parcs ainsi qu’une flopée d’églises.

A l’hostel, j’ai rencontré plusieurs voyageurs qui envisageaient de commencer la boucle. Je me suis rendue avec deux d’entre eux au marché de Saquissili le lendemain et en ai retrouvé deux autres au Llullu Llama.

Tout de suiMandarinas, mandarinas!te après avoir avalé notre petit déjeuner, on a été prendre le bus à la gare routière. Environ une demi-heure plus tard, nous étions arrivés à Saquissili. Premier objectif: trouver mon bus pour Isinlivi et y déposer mon sac à dos. Pour cela, on a dû jouer à une partie de cache-cache avec les bus pour trouver celui qui irait à Isinlivi. Chaque personne à qui on demandait nous répondait inlassablement, après le coin, après le coin. Je ne vous dis pas comme on a tourné.

Une fois mon sac déposé dans le bus, nous partons à la découverte du marché. Le marché des animaux est particulièrement intéressant avec ses lapins, poules, cochons d’Inde, chiens, chats, canards, … dans des cages et ensuite vivants dans de grands sacs à farine. Il y a d’une part les animaux « à manger » et les mascottes, les animaux de compagnie. Cuy

Ali, un des voyageurs qui m’accompagne, s’amuse à acheter un cochon d’Inde et à essayer de le revendre à profit. Bien évidemment, pari raté, il l’a acheté 4$ et revendu 2$ mais au moins, on se sera bien amusé. Le reste du marché est assez utilitaire (produits ménagers, vêtements, casseroles, …) mais il y a bien évidemment plein de nourriture, des fruits et des blocs de sucre de canne bruts.

En pratique :

DeSucre de canne brut Quito, rejoindre le terminal de Quitumbe en prenant le bus (0,25$). Ensuite, bus direct pour Latacunga (1,75$). De là, taxi 1$ jusqu’à l’hostel Tiana.

Hostel Tiana : 10$ la nuit, petit-déjeuner inclus. Thé et café gratuit.

Bus de Lacatunga à Saquissili : 0,3$. Marché tous les jeudis matins.

Bus de Saquissili à Isinlivi : le jeudi à 11h. 1,80$.


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Quito (et ses environs)

(oui, je sais, ce n’est pas trop tôt!)

Le 9 septembre, me voilà à l’aéroport de Zaventem avec mes deux parents prête à m’envoler pour l’Equateur. Au moment des au-revoirs, je sèche quelques larmes et passe la douane. A ce moment-là, c’est sûr, mon voyage commence. Tout se passe sans encombre, facilement.

A Madrid, en entrant dans l’avion, j’ai la mauvaise surprise de voir que l’on n’a pas d’écran de télévision. Il y a un seul grand écran et plus tard, je pourrai constater que les écouteurs ne permettent pas d’avoir le son du film qui passe sur cet écran. Cependant, cela m’a permis de faire la connaissance d’Alessandra, Italienne qui rend visite à une amie à Quito. On prévoit de faire le trajet ensemble, cette amie devant venir la chercher à l’aéroport. A l’arrivée, on passe une demi-heure à attendre et ne souhaitant pas arriver de nuit, je prends finalement le shuttle bus pour le terminal de Rio Coca. Le trajet prend environ 1h et la nuit tombe.

Ayant lu pleins de conseils de sécurité avant de venir, je me demande si je suis en train de commettre la première bêtise de mon voyage. Cependant, j’enchaine avec l’ecovia, une des lignes de bus qui traverse Quito du Nord au Sud, la tête pleine de recommandations zieutant à tout va au cas où un pickpocket souhaiterait me voler des affaires. Je descends à l’arrêt proche de l’hostel où j’ai réservé trois nuits et marche à pas rapide. Je ne comprends pas tout de suite la numération et dois demander à deux reprises mon chemin. J’arrive enfin à l’hostel et dépose mon sac. Ouf, je suis arrivée !

Vraiment pas envie de ressortir dans la nuit pour chercher à manger. Je dîne donc d’un bout de pain à présent bien sec que j’ai récupéré dans l’avion, d’une pomme que ma maman a insisté que je prenne et d’un biscuit. C’est frugal mais après 24h de trajet, j’envoie rapidos un email pour confirmer à ma famille que je suis bien arrivée et plonge dans les bras de Morphée.

Le lendemain, je fais la connaissance de Céline et Cécile, deux françaises qui font le tour du monde. On déjeune ensemble de pancakes faits à base de poudre américaine sur le toit de l’hostel puis on part à la recherche d’accessoires électroniques. Je trouve un adaptateur pour pouvoir charger mon pc et on va ensuite découvrir le « mercado central », un marché couvert où se vendent des fruits et légumes mais aussi de la viande, des œufs, des féculents au poids, et où il est possible de déjeuner.

On tente ensuite de flâner dans la vieille ville mais après consultation d’une carte, il se fait qu’on n’est même pas entrées dans ce périmètre. Peu importe, on a grimpé tout en haut de la Basilica. Il est possible de monter autant dans le carillon que dans la flèche à l’opposée. Si vous avez le vertige, passez votre chemin ! Parce qu’il vous faudra escalader une échelle bien verticale pour pouvoir admirer la vue incroyable que l’on a depuis cette hauteur sur tout Quito. Mais croyez-moi, cela vaut le coup. Bien sûr, j’avais oublié mon appareil photo !

Le lendemain, à 10h, je rejoins la place San Blas avec Sophie, une anglaise rencontrée à l’hostel et deux allemandes venues faire également le Quito walking tour. Peter, notre guide, est arrivé à Quito il y a un an en voyageant et n’en a plus bougé. Il nous guide à travers les places principales et nous explique un peu de l’histoire de la ville et de certains bâtiments.

quitoL’après-midi, nous faisons la visite guidée du palais présidentiel. Le bâtiment n’a rien de particulièrement exceptionnel mais il est intéressant d’entendre la propagande véhiculée par cette visite.

Le vendredi, on prend le bus pour la mitad del mundo, « le centre du monde ». En effet, l’Equateur est situé sur la ligne de l’équateur d’où son nom. Je n’ai visité que le musée Inti Nan parce que payer trois dollars pour voir un monument indiquant l’endroit supposé (mais faux) où passe l’équateur, faut pas pousser. Au musée, on a fait quelques petites expériences intéressantes. Rien de transcendant cependant donc si vous n’avez pas beaucoup de jours à Quito oubliez.

La samedi, c’est le jour de marché à Otovalo. On décide de s’y reMarché d'Otavalondre tôt mais la patronne de l’hostel nous dit qu’il est dangereux de prendre un taxi avant 7h et nous en réserve donc pour cette heure-là. Finalement, on aurait très bien pu en héler un dans la ville sans payer plus et sans danger. Je pense plutôt qu’elle préférait réserver cette course au taximen qu’elle connaît. Bref, on prend ensuite le bus jusqu’à Otovalo. 3H au lieu de deux parce qu’il y a eu un tremblement de terre et qu’on ne peut plus passer par la route normale. On arrive un peu tard au marché mais on nous apprend que de toute façon, on aurait dû arriver à 9h00 pour voir le marché aux animaux. On flâne entre les étales (principalement des écharpes, bonnets, pantalons, ponchos pour les touristes). J’y ai trouvé une écharpe en Alpaga toute douce et très chaude, parfois pour les soirées en altitude.

Le dimanche, nous prenons le périphérique pour gravir le Rucu Pichinch (4,698 mètres). Panne de réveil, long trajet et file d’attente (le périphérique en plus d’être cher est particulièrement lent). Bref, on démarre à 11h. A quelques mètres du sommet, alors que l’on a déjà escaladé pas mal de rochers, on renonce finalement, ne trouvant pas de voie suffisamment sûre. On s’est dit qu’il nous restait encore pas mal de choses à voir en Amérique Latine (et ailleurs) pour mourir bêtement en grimpant sans être assurée. On a mis au total 4h au lieu des 5h annoncées. Par contre, niveau météo, on n’a vraiment pas eu de chance. Nuages tout le long et grêle peu après avoir atteint la crête. Cela aura hâté notre descente, pressées que l’on était de revenir à une altitude plus agréable. Je suis contente de voir que je supporte bien l’altitude. Par contre, très régulièrement on était obligée de s’arrêter pour reprendre notre souffle.

Le lundi, on prend un taxi pour la Mariscual, notre lieu de rendez-vomountainbiking cotopaxius pour la descente du Cotopaxi en mountainbike. A nouveau, grosse malchance niveau temps. Nous partons sous la pluie et au plus haut où nous allons, c’est carrément de la neige qui tombe. Le guide nous dit que nous sommes chanceux, il n’a pas vu autant de neige depuis bien des années. Je m’étais assez naïvement imaginée que le mountainbike, c’était du vélo mais avec de plus grosses roues. La réalité, c’est une route pleine de cailloux, de sable et d’eau sur laquelle on est secoué et où n’arrête pas de freiner de peur de chuter. Je vous laisse imaginer les courbatures le lendemain. Bref, j’ai testé le mountainbike et je n’ai pas aimé.

En pratique :

Trajet de l’aéroport au centre ville : Shuttle bus pour Rio Coca 2$ (l’express, c’est 8$). De là, 0,25$ le bus dans Quito comme tous les bus des trois lignes (rouge, verte et bleue).

Hostel Revolution : 10$/nuit en dortoir. Cuisine très bien équipée et pratique. Thé et café gratuit. Pas de possibilité de manger là (il faut cuisiner soi-même ou aller ailleurs). Lits très confortables et hostel silencieux. 22 personnes au total.

Quito walking tour : départ 10h plaza san blas du lundi au vendredi. La visite dure trois heures et Peter est payé à la fin en pourboire.

Visite du palais présidentiel : visite guidée obligatoire et gratuite. En espagnol. Obligation d’avoir son passeport (le vrai, pas une copie).

Mitad del Mundo. 3$ pour le monument, 4$ pour le musée Inti Nan. Pour s’y rendre, prendre un bus pour Ofelia et de là, pour le terminal Carcelen (0,25$). Ensuite, prendre le bus pour la Mitad del mundo (0,15$ à l’aller et 0,40$ au retour).

Otovalo : Depuis le terminal Carcelen, 2,20€ (au retour 2$). Passez la nuit sur place si vous souhaitez voir le marché aux animaux. Alternative : allez au marché de Saquissili. Moins matinal, très grand et très peu touristique.

Périphérique et ascension du Pichincha : 8,50$. PAS (plus) de réduction étudiante. Si c’est juste pour voir la vue, évitez, beaucoup trop cher pour ce que c’est. La randonnée étant sympa, si vous la faites, vous n’avez pas le choix.

Mountainbike : Biking Dutch Man. Départ à 7h00, retour vers 16h00 au plus tard. 49$. Lunch inclus. Départ en 4×4 de Quito. Au total, 3h30 de mountainbike (bien assez à mon goût). Je n’ai rien à reprocher au service. Il y avait 6 mountainbike pour 4 personnes au cas où on aurait des soucis mécaniques.

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