Posts Tagged With: location équipement

Que mettre dans son sac à dos ? Le verdict après un an de voyage

Avant de partir, j’ai lu de nombreux blogs, pas mal discuté autour de moi autour de LA question. Que va contenir mon sac à dos ? Déjà, j’avais choisi un sac à dos de 45L parce que je voulais éviter de prendre trop de choses et d’avoir à traîner ce sac comme un boulet. Je reviens avec une petite hernie discale dans le bas du dos, imaginez si j’avais eu un sac plus grand et donc forcément plus lourd !

Sac de couchage or not ?

La question qui m’a taraudée jusqu’à la veille du départ. Etant assez frileuse, j’ai fortement hésité à partir ou non avec mon sac de couchage. Finalement, vu la taille qu’il prenait, je l’ai laissé chez moi à la dernière minute.

Verdict ? Très bon choix ! J’ai à cinq-six reprises loué un sac de couchage. Très facile et bon marché quand on en a besoin. De plus, j’ai parfois utilisé un super sac de couchage de compétition (duvet -20°C et c’était bien nécessaire) et à d’autres occasions, j’ai utilisé un sac de couchage plus compact et moins chaud (par exemple pour le Choquequirao où on a apprécié de ne pas avoir plus de poids à porter).

Dans les trajets de bus, je m’habillais bien et après avoir eu très froid dans un bus entre Uyuni et La Paz, je me suis équipée d’une super couverture polaire dans laquelle je m’enroulais. Elle prend bien moins de place qu’un sac de couchage et je ne l’ai portée que dans les derniers mois de mon voyage, les mois d’hiver.

Liseuse ou book exchange ?

s1.qwant.comAyant assez peur d’avoir prévu trop juste pour mon budget, j’ai décidé de partir avec deux livres de poche et de ne pas investir dans une liseuse. Une fois les livres lus, je les échangeais dans les book exchange des hostels. En théorie, c’est super. En pratique, on se retrouve vitre confronté au choix entre Marc Lévy, Guillaume Musso et Stephen King. Que leurs fans ne me tombent pas dessus, chacun ses goûts mais on n’a pas tous les mêmes. Plus j’avançais dans mon voyage, moins je trouvais de book exchange. Et plus j’accumulais de livres pour éviter d’arriver en rupture de livres non lus. Bref, à un moment donné, je portais 5 romans dans mon sac à dos. L’hernie est, comme par hasard, apparue à ce moment-là.

Verdict ? A refaire, j’achèterais une liseuse : moins encombrant, moins lourd et finalement pas si cher. Enorme avantage : Tu lis ce que tu veux !

Moustiquaire ou malaria ?

Non, je rigole. Avant de partir, j’ai emprunté une moustiquaire à une amie. Comme pour le sac de couchage, j’ai hésité jusqu’à la dernière minute à la prendre. Et puis finalement, elle est restée sagement à Bruxelles vu l’encombrement de la bête.

Verdict ? Bon choix ! Dans la plupart des endroits où les moustiques sont agressifs (et surtout transmetteurs de maladies), des moustiquaires sont présentes sur les lits. Le seul endroit où j’ai dû avoir une moustiquaire est la réserve Madidi Travel (les clients en ont une mais pas les volontaires). Justement deux semaines avant, un Belge qui terminait son voyage m’a donné la sienne. Je l’ai laissée sur place. Autre possibilité, si vous commencez par les pays chauds, prenez-en une et laissez-la sur place pour les personnes qui en ont plus besoin que vous.

Guide de voyage ?

Grosse hésitation aussi sur ce point. Le lonely planet South America on a shoestring était bien gros (et donc forcément lourd). Vu que c’était mon premier voyage solo et vu qu’avec ce guide, j’avais tous les pays Sud-Américains, je l’ai emporté.

Verdict ? Renvoyé en Belgique quand ma maman est venue visiter le Pérou. Je ne considèrerais cependant pas ce choix comme un mauvais choix vu qu’il m’a rassuré au début. On ne peut pas tout de suite savoir comment se débrouiller sans. Après quelques mois, je me suis rendue compte que je ne l’ouvrais plus jamais et que c’était un poids mort à éliminer de mon sac. A sa place, je demandais dans les hostels des conseils (souvent plus avisés et parfois plus originaux que ceux des guides). Le bouche à oreille entre backpackers est aussi une mine d’informations sur les vrais bons plans qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Une fois que j’ai identifié des blogs de voyageurs qui ont le même style de voyage, j’ai pu me référer à leurs conseils en terme d’hostels et petits restos. J’ai aussi bien souvent laissé mon instinct me guider au petit bonheur la chance avec plus ou moins de succès.

Le savon du Dr bronner

s2.qwant.comJe vous en parlais déjà après quelques mois. J’ai vite abandonné l’idée d’usages multiples de ce savon. A noter qu’en simple savon, il dure particulièrement longtemps. Prendre un pain de savon plutôt qu’un gel douche reste une évidence.

Shampoing et dentifrice

Vu l’abandon du savon du Dr Bronner pour me laver les cheveux (jamais eu les cheveux aussi gras que quand je l’utilisais), j’ai dû m’acheter du shampoing « classique ». Le problème du shampoing classique, c’est le gros risque qu’il décide de vivre sa vie plus librement et n’englue tout le contenu de ton sac. J’avais donc trouvé une bouteille qui se visse que j’ai ensuite re-remplie avec d’autres bouteilles. Par contre, un beau jour, ce bouchon a quand même décidé de laisser vivre sa vie au contenu. A refaire, j’adopterais un shampoing solide (prévu uniquement pour les cheveux).

Pour le dentifrice, je n’ai encore jamais eu d’attaque de dentifrice qui souhaitait sa liberté donc le bon vieux tube reste un premier choix.

Vêtements

La plupart des vêtements choisis avant mon départ se sont avérés parfaits pour leur utilisation. La qualité était cependant assez faible. Mon t-shirt longues manches en laine mérinos est troué en plusieurs endroits et pas réparable. Les deux tirettes (côté) de mon pantalon de randonnée sont cassées. J’ai changé deux t-shirts en cours de route. Je ne suis pas très convaincue de l’imperméabilité de ma veste. D4 c’est donc bon pour le prix mais pas pour durer.

Si vous voulez revoir ma liste initiale, elle est ici.

Categories: Equipement, Préparatifs | Mots-clés : , | 3 commentaires

Huaraz: mes bonnes adresses

P1040915Huaraz, c’est une ville où j’ai passé en tout presque un mois. Si je suis bien sûr venue là pour les randonnées à faire dans la cordillère blanche, j’ai appris à apprécier cette petite ville. Déjà, elle est petite. Il est donc possible de tout faire à pied, ce que j’apprécie fortement. Ensuite, c’est une ville bon marché. Il est donc possible de régulièrement manger à l’extérieur sans exploser son budget. Enfin, j’étais dans un super hostel où je me sentais chez moi. Je vous partage tous mes bons plans.

~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€

L’hostel : El Tambo

Un hostel qui n’est pas sur tripadvisor, qui n’a pas de site internet, qui est pratiquement impossible à trouver si on ne vous l’indique pas ! On pourrait s’attendre à le trouver désert et pourtant, il est quasi toujours plein. Son secret ? Il est génial ! Le gros point fort : la douche avec pression et eau chaude (chauffage de l’eau au gaz). Ensuite, la propriétaire, Mariela et l’employée, Sonia sont toutes les deux très sympathiques et se couperont en 4 pour vous donner toutes les informations dont vous avez besoin. Il y a deux cuisines (une minuscule et une de taille de normale), deux frigos, une terrasse, des cordes à linge, un chat avec des yeux magnifiques (si, ça compte!), … Dès mon arrivée, lorsque j’ai reçu un mate de coca à 6h00 du matin, je me suis sentie chez moi. Les lits sont confortables et si les trois couvertures ne vous suffisent pas, il suffit d’en demander pour en avoir plus. Il y a aussi un service de lavanderia bon marché : 3 sl/kg. J’oubliais, le prix de la nuit : 10 sl ! Bref, si vous voulez trouver cet hostel, rendez-vous en face du stade de foot (près du mercado popular) et empruntez une petite allée. Au fond, à droite, il y a une grille en fer forgé. Là, ouvrez bien les yeux et frappez à la porte de l’hostel.

Le meilleur glacier

Un truc qui m’a tout de suite frappé à Huaraz: il y a énormément de glaciers. Cependant la plupart d’entre eux font des glaces aux noms certes appétissants mais sans goût. Au Rossonero Cafe (Av. Luzuriaga, n° 645, 2ème étage), vous goûterez cependant de bonnes glaces (notamment la glace manjar (=dulce de leche)). Leur brownie n’est par contre pas terrible. La tarte à la noix de pécan est à préférer. Glace 1 boule/2,5 sl ; 2 boules/3,5 sl.

Le meilleur poulet rôti

A la Brasa Roja (av. Luzuriaga 915), on s’y rend pour manger un poulet rôti. 11,5 sl pour 1/4 de poulet avec frites et salade. Le lieu est assez chic mais les prix sont raisonnables. Le poulet est vraiment bon. Silence garanti une fois les plats à table!

Le café le plus sympa

A Huaraz, il y a deux cafés à l’ambiance plus occidentale où l’on peut boire un verre au calme: le California Café (rue 28 de Julio) et le Café Andino (rue Jirón Lucar y Torre, 3ème étage). J’ai testé les deux et je dois dire que le premier a nettement ma préférence. Leur brownie est particulièrement bon, la musique est sympa, les fauteuils confortables et quand on y était, il y avait deux adorables chatons. Ils ont en plus un très, très grand book exchange. (brownie: 5sl, chocolat chaud: 8sl).

Le meilleur marché

Huaraz compte deux grands marchés: le marché populaire et le marché central. Au mercado popular, il n’y a pas besoin de passer devant des étals et des étals de viande. Il y a fruits et légumes, céréales, et produits divers à de meilleurs prix. Au contraire, au mercado central, il faut avoir le cœur bien accroché pour passer devant les bêtes entières et toutes les parties de leur corps. Je commence à avoir l’habitude des marchés mais celui-ci m’a particulièrement soulevé le cœur.

Le meilleur jus de fruits

C’est Jean-Marc, le français rencontré en allant à la lagune Ahuac qui nous amené là. A la jugueria Frutti Frutita (rue San Martin), il y a de nombreux jus de fruits à prix ridicules: 2 sl la jarre (1L) de surtidos (jus mélangé). 7 sl le jus d’orange frais pressé. 4 sl la salade de fruits.

Un bon resto

Teo’s est un resto qui fait de la cuisine péruvienne classique et des pizzas (rue Simon Bolivar, 615). On a testé le lomo saltado (10 sl) et la truite (13sl) et les deux étaient très bons. Il y a également de la limonade, très bonne (7sl la jarre).

Location équipement

Nous avons loué notre équipement (tente, sacs de couchage, matelas et matériel de cuisine) à Andean Kingdom et on a été très content. Surtout des sacs de couchage qui étaient vraiment chauds!

Categories: Divers | Mots-clés : , , | Laisser un commentaire

Huaraz et alentours: le trek Akilpo-Ishinca

Après avoir fait le trek de Santa Cruz, j’avais encore envie de faire un trek. Seulement, en basse saison, il n’y a pas énormément de treks organisés par les agences. De plus, j’étais grandement tentée à l’idée de partir à l’aventure, sac au dos.

Et justement, à mon retour du trek, j’ai rencontré un couple qui venait d’effectuer le trek Akilpo Ishinca. On leur a donc demandé comment cela s’était passé, quel matériel ils avaient, … Katherine, qui partageait le même dortoir que moi, a décidé de se lancer aussi dans l’aventure et on a affiché un mot sur le frigo de l’hostel pour recruter d’autres aventuriers.

Finalement, Elie, un français qui avait fait le Santa Cruz avec moi, a décidé de se joindre à nous. Après avoir dévalisé le rayon nouilles instantanées du supermarché et loué notre matériel, nous sommes partis en bus.

Une fois au village de Honcopampa, différents paysans nous ont indiqué le chemin sans quoi on ne l’aurait probablement pas trouvé. Au début, nos sacs chargés de nourriture, de la tente, de sac de couchage et de matelas nous pesaient beaucoup. Mais on s’habitue à tout!

P1040881Heureusement, le premier jour, nous avons commencé en douceur avec seulement de petites montées longeant la rivière dans une forêt de Quinua, des arbres qui perdent leur écorce fine comme du papier. Une fois sortis de la forêt, on a mangé notre premier lunch.

La vallée Akilpo

La vallée Akilpo

Ensuite, on a continué notre cheminement vers le fond de la vallée. Plusieurs petits ponts à passer qui nous ont permis de rejouer encore et encore la scène de Gandalf: Vous ne passerez pas! Cette première journée s’est achevée par une montée d’environ 1h pour rejoindre la lagune. Objectif du jour atteint: on a tous trouvé deux bâtons de marche pour nous aider pour le lendemain.

DSCN1504Arrivés en haut, je me suis rendue compte que l’on allait devoir dormir sur un lit de caillou. La lagune est en effet au pied d’un glacier et ce n’était pas l’étendue herbeuse que j’imaginais naïvement qui nous attendait. On a cependant trouvé sur la plage entourant la lagune un coin moins pierreux où nous avons planté la tente. Après quelques parties de cartes, on s’est endormis au son des bruits du glacier.

DSCN15175h00, le réveil est matinal mais c’est pour une bonne raison: on veut arriver au col lorsque la neige est encore gelée. 7h00: après un bon petit déjeuner, tout est empaqueté, on commence à chercher le chemin. Seulement, il y a un hic. On comptait sur le temps habituel en montagne: grand soleil le matin et pluie l’après-midi. Mais ce matin-là, nous sommes en plein dans un nuage et on ne voit pas à 10 mètre. On ne sait pas d’où part le chemin ni où est le col! Cela commence mal. On marche en direction de ce qu’on espère être le col. Cependant, après 1h, on se retrouve en fait pratiquement à notre point de départ. On dépose alors nos sacs et on cherche alors plus rapidement des kerns. A cette heure-là, le temps est un peu plus clair et on finit par entamer la montée avec 1h de retard. Celle-ci nous prend 2h.

P10409002 heures qui se terminent par le passage du col enneigé. Là où je passe, j’ai parfois de la neige jusqu’au dessus du genoux et deux fois, je me coince le pied sous un rocher. Sensations garanties. Bon, le col n’est pas grand et si on avait été plus malins, on serait passés sur le côté là où il y avait moins de neige.

P1040904On pense avoir fini le plus difficile. Et bien non! La descente sur la moraine est terrible. Chaque fois que l’on fait un pas, le sol se dérobe sous nos pieds. On est très contents d’avoir des bâtons de marche pour nous aider dans la descente. J’ai cependant cassé un des miens dans la traversée du col. On avance très lentement et chaque fois que l’on pense « y être bientôt » c’est encore bien des difficultés qui nous attendent. On prendra en tout 4heures pour faire cette maudite descente. Le plus difficile est qu’il n’y a aucun chemin et pas plus de kerns. Une fois le refuge en vue, on pensait être tiré d’affaire mais ne sachant pas par où passer, on a dû parfois faire demi-tour face à une voie impraticable.

DSCN1536Bref, à 14h, on l’atteint et on est heureux de s’abriter dans un abri à l’arrière. Nous sommes en effet en basse saison et le refuge est fermé.

Heureusement, les vues sont époustouflantes!

Heureusement, les vues sont époustouflantes!

Dans l’appentis, on décide de faire un feu là où nos prédécesseurs l’ont fait. L’humidité n’est pas de cet avis et on utilise à fond nos briquets pour réussir tant on a envie de la chaleur des flammes. On crame un premier briquet (vive la qualité péruvienne) et au lieu de s’arrêter là, on fait de même avec le second. On se retrouve donc sans moyen d’allumer notre réchaud. Champion! Heureusement, avant de tenter ce feu, on l’avait allumé et on mange alors ce qui sera notre dernier repas chaud.

Dernier jour, on se réveille sous une tente gelée. On plie bagage assez rapidement pressés de rentrer. On prend 3heures pour rejoindre les premières maisons mais comme aucun moyen de transport ne semble sur le point de partir, on avance sur la route et c’est finalement près de 5h de marche que l’on fait ce jour-là, arrivant pas loin de Paltay. Sur la route, un taxi nous prend et nous emmène même jusqu’à Huaraz. On est de retour et c’est à la Brasa Roja que l’on va fêter ce succès.

En pratique :

Prendre un combi qui va vers le Nord (direction Carhuaz) et demander à être déposé à Tarica (2,5 sl). De là, prendre une collectivo (taxi) pour Honcopampa (7 sl). De Honcopampa, juste demander son chemin pour la Quebrada Akilpo. Le chemin démarre sur la droite de la vallée et commence par monter. Ne vous inquiéter pas si le chemin est barré par des pierres et des troncs, c’est pour empêcher les animaux de s’enfuir par là.

Le chemin dans la vallée Akilpo est très simple à suivre. Possible de dormir à côté de la lagune, à condition de trouver un endroit sans trop de pierres.

Pour passer le col, continuer le long de la lagune jusqu’au bout de la « plage » puis monter jusqu’au col en suivant des kerns. Au col, possible qu’il y ait de la neige. Mieux vaut monter un peu et contourner la neige.

Descente assez compliquée, pas vraiment de conseils à vous donner si ce n’est de prendre des bâtons (indispensables). Le refuge est fermé en basse saison, mais un appentis à l’arrière permet de s’abriter.

Le dernier jour, le chemin est très facile et ne fait presque que descendre. Compter trois bonnes heures pour arriver à la route carrossable (premier village Huillac) et 5 heures jusqu’à Paltay (collectivos jusqu’à Huaraz : 2 sl). Possible qu’en chemin, vous trouviez un taxi comme ce fût notre cas. On a payé 6 sl jusqu’à Huaraz.

Location équipement : Tente 4 personnes Marmot : 32 sl/jour, sac de couchage Mammut (très bons) 8 sl/pers/jour, Matelas 3 sl/pers/jour, Matériel de cuisine 10 sl/jour. Achat bouteille de gaz : 18 sl. Au total, on a payé 73 sl/pers pour les trois jours (réduction de 10%). Agence : Andean Kingdom : bons conseils et très bon matériel. Ils font aussi de l’ice climbing.

Categories: Voyage | Mots-clés : , , , , , , , | 3 commentaires

Propulsé par WordPress.com.

%d bloggers like this: