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Salar d’Uyuni et Sud Lipez

Lors de mon voyage, plusieurs personnes m’ont recommandé de visiter le Salar et le Sud Lipez depuis Tupiza. J’écoute toutes les recommandations qu’on me fait et je les suis lorsqu’elles se répètent. Dans ce cas, je pense bien qu’on m’a recommandé de le faire ainsi au moins trois fois.

alpaga cuteJ’ai donc fait le tour des agences et comparé les prix. Globalement, toutes les agences proposent un prix aux alentours de 1250 bs pour 4 jours avec 4 personnes. -100bs si on est 5 dans la voiture. J’essaie de négocier un peu mais à part la réduction pour une personne supplémentaire, les prix semblent assez fixe (parfois -50).

alpagas bébésJe trouve le meilleur chez Grano del Oro et cela tombe bien puisque plusieurs personnes ont recommandé cette agence sur voyageforum. Je sais que je serai avec un couple de retraités Français mais ils ont l’air sympathique et mieux vaut une compagnie moyenne que des gens que tu ne connais pas et qui pourraient être pire. Que je pensais. Nous ne sommes finalement que trois parce que le quatrième, un jeune Américain, n’a pas voulu faire le tour avec des vieux. J’espère vraiment que je ne vais pas regretter mon choix.

laveLe premier matin, petit-déjeuner très bien et bien copieux. Je suis d’avance ravie. Et oui, on peut m’acheter facilement avec de la nourriture. Ensuite, on embarque. Le couple sur la banquette arrière et moi derrière eux. Les dernières places d’un 4×4 sont en fait très inconfortables puisque mes jambes, pourtant pas si grandes, ne passent qu’en diagonale. Pour observer le paysage, je dois donc tordre mon dos et après moins d’une heure, je commence déjà à souffrir de cette position. Je change donc et viens à mon tour sur la banquette « centrale » au milieu. Je vois très bien le paysage par le pare-brise. Tout est donc au top niveau confort. J’imagine difficilement faire le tour à 4 ou à 5 ! Dans la voiture, il y a donc nos deux retraités, le chauffeur, le cuisinier et moi.

elgiseOn s’arrête peu loin de Tupiza pour observer de belles formations rocheuses. Le vent souffle et il fait froid. On remonte dans le confort de notre 4×4. Tout au long de cette première journée, on s’arrêtera ainsi à côté de point-de-vue puis remontera dans la voiture. A midi, on mange dans un petit village ce que notre cuisinier a préparé d’avance. Rien de renversant mais pas mauvais pour autant. Une journée où l’on fait beaucoup de voiture et où l’on aperçoit énormément de Vicuñas. Des camélidés (de la même famille que les lamas et alpagas) qui ne peuvent être domestiqués et sont nettement plus élégants. Le tour que nous suivons ce jour-là est une variante par rapport au tour classique proposé par toutes les autres agences de Tupiza. A un moment, on voit mêmes des autruches!
On dort dans un hostel basique comme on nous l’a répété cent fois mais très bien à mon goût. Les sanitaires et les chambres sont propres et il y a même l’électricité gratuite à la fois pour la lumière et pour la recharge de nos appareils électriques.

alpagasLe second jour, nous sommes sur le même parcours que les autres agences. On commence par observer des alpagas rentrés pour la nuit dans leur enclos. Ils sont super mignons avec leurs « boucles d’oreilles ». Celles-ci servent à différencier les différents cheptels.

laguna verdeOn voit les plus belles lagunes du tour : la lagune verte (ma préférée) qui change de couleur avec le vent et le soleil et la lagune colorée où il y a de nombreux flamands roses.

laguna coloradaIl y a également pas mal d’autres lagunes certaines contenant du Borax, d’autres de l’arsenic, …

lagune boraxOn passe aussi voir des geysers même si à l’heure où on s’y trouve, pas d’explosion (ce se passe uniquement le matin, très tôt). C’est quand même drôlement marrant et une grande première pour moi.

geyserIl y a également les bains thermaux mais la seule idée d’enlever mes 4 pulls pour me mettre en maillot de bain m’ôte toute envie de plongeon. Oui, il fait froid à plus de 4000m d’altitude.
Ce deuxième jour, on dort à nouveau dans un hostel simple. Tout est normal et propre mais un autre groupe arrive. De jeunes Britanniques. En gros, des hooligans. Ils boivent trois litres de whisky à 9 (alors qu’il est déconseillé de boire de l’alcool en altitude) et forcément, passent la nuit à vomir et gueuler. Moi, je dors très bien avec mes boules Quiès mais les deux Français n’en utilisent pas et n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Ils n’arrêtent pas de râler et sont convaincus que c’est la faute de l’agence. Que le cuisinier et le chauffeur ont choisi un « mauvais » hostel et qu’on n’aurait jamais subi la même chose si on était avec une autre agence. Ils sont aussi convaincus qu’ils nous amènent dans de moins bons endroits et empochent la différence. Bref, moi qui n’aime pas les râleurs, ils commencent à me taper sur les nerfs. Et la situation ne fait qu’empirer.

L'arbre de pierre

L’arbre de pierre (présent)

Pour le troisième jour, ils râlent lorsque le guide leur propose de choisir entre deux itinéraires. Tout de suite, ils pensent à un nouveau complot pour leur offrir moins que prévu. Pourtant, le guide leur offre le choix ! On fait donc l’itinéraire classique où l’on voit l’arbre de pierre, une pierre érodée par le vent.

champ laveOn voit également un volcan au loin crachant un petit fumet. Le volcan n’est pas très impressionnant mais le champ de lave à ses pieds, l’est bien plus.

lagune flamandsOn voit également quelques lagunes avec pas mal de flamands.

flamandsDont des roses. (mais pas de Belges à l’horizon à part moi, ah, ah).

hotel selPour le dernier soir, on dort dans un hôtel de sel. L’hôtel est fait pratiquement tout de sel : lits, murs, tables, bancs, … On ne peut pas aller dans celui mentionné par l’agence parce que nous sommes en pleine récolte de quinoa (on voit d’ailleurs les paysans la récolter dans les champs). Mais de nouveau, ils pensent à un stratagème pour nous emmener dans un endroit meilleur marché. Qu’ils râlent, soit mais qu’ils critiquent injustement notre chauffeur et notre cuisinier qui sont deux crèmes, cela m’énerve.
ile cactusJe me tais et espère qu’ils en fassent autant, ce qu’ils ne captent pas.
Le lendemain, c’est la journée de visite du Salar d’Uyuni, « the highlight of Bolivia ». C’est très beau. Nous voyons le lever de soleil depuis l’île aux cactus, une île au milieu du Salar, recouverte de très grands cactus. C’est très beau. Un peu dommage que certaines personnes ne puissent s’empêcher de parler lors d’un tel moment. J’ai encore droit à leurs remarques du genre « finalement, on l’aurait mieux vu depuis le Salar », « la lumière n’est pas belle à cette heure-ci sur les cactus »,… Lorsque la femme s’exclame que nous avons vraiment la plus mauvaise agence parce que nous n’avons pas de coussins sur nos sièges, je ne peux m’empêcher de réagir avec un « Mais on n’est quand même pas des enfants ». Et la voilà qui part dans une diatribe à mon encontre comme quoi elle n’en pourrait plus de moi « avec toutes mes remarques ». Je ne réponds même pas tant c’est inutile et n’espère plus qu’une chose : profiter du Salar en silence et quitter enfin ce couple que je ne peux plus voir en peinture.

salarOn fait les photos classiques où l’on joue avec la perspective mais on n’est pas forcément doués et passer du temps à essayer de refaire ce que d’autres ont fait avant moi, ne me botte pas plus que ça.

En même temps, c'est tellement plus drôle comme ça, non?

En même temps, c’est tellement plus drôle comme ça, non?

On termine par le cimetière des trains dont j’ai beaucoup aimé l’atmosphère (à ce moment-là, il n’y avait qu’un seul autre groupe) puis, enfin, on se quitte.

cimetière trains J’ai passé l’après-midi à tuer le temps dans une ville qui ne propose pas grand chose en attendant mon bus.
Alors, sachez que j’ai beaucoup apprécié le tour (malgré le compagnonnage forcé) et que j’ai trouvé l’agence tout à fait à la hauteur. Je ne vois pas sur quoi je pourrais me plaindre excepté éventuellement la nourriture qui était assez moyenne.

En pratique :

Agence El grano de Oro (elgranodeorotours@hotmail.com). Prix : 1200 bs avec 3 personnes (Prix de départ: 1350 et normalement, j’aurais dû payer 100 de + parce qu’on n’était que trois). J’ai aussi négocié que le sac de couchage soit compris dans le prix (40 bs). Ajoutez à cela 150 bs pour l’entrée dans le parc national Eduardo Avaroa, 30 bs pour l’île aux cactus (Isla Incahuasi).
Bus Uyuni-La Paz : Cruz del Norte : 100 bs. Couverture fournie, toilette. Soi-disant chauffage mais je n’ai jamais eu autant froid en bus malgré trois pulls, 1 legging de ski sous mon pantalon, 1 foulard, 1 écharpe en laine et les 2 couvertures fournies (je n’avais pas de voisin). Départ 20h. Arrivée à 6h30.

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Huancavélica

Je quitte Huancayo avec le train du lundi. Ce train ne roule que trois jours par semaine. Amusant quand on y pense. J’arrive tôt à la gare pensant que le train démarre à 6h00 mais il part en fait une demi-heure plus tard. Je suis en première classe, la classe buffet. Sièges confortables et place assurée.

P1050199Je suis malheureusement du « mauvais côté », je ne vois pas la vallée mais les paysages sont malgré tout magnifiques. Après environ 40 minutes, le train s’arrête. C’est un petit éboulement. Ouf, cela ne devrait pas durer trop longtemps. Les gens en profitent pour commander leur petit-déjeuner. N’étant pas trop tentée par un plat chaud si tôt, je mange du pain accompagné d’une « manzana » (eau dans laquelle des pommes ont bouilli, texture particulière). Finalement, trois heures plus tard, les voies sont dégagées, le train peut repartir. En passant, on peut voir les ouvriers qui ont déblayé le passage à la pelle. Plus d’encombre pour le reste du trajet.

P1050219A midi, je veux commander à manger mais ils n’ont plus de repas. On s’arrête alors dans un village et pleins de femmes montent proposer leurs produits. Je mange un maïs chaud avec du fromage et des empanadas qui ici sont plutôt des pains assez gras sans rien dedans.

On arrive à 15h30 et je pars à la recherche de mon hostel. Pas trop les yeux en face des trous, alors que je suis à 50m de celui-ci, je ne l’aperçois pas. Une femme de l’autre côté de la rue me crie alors : tu cherches quelque-chose ? Elle m’indique alors mon hostel. Plus tard, je la recroiserai en rue et, naturellement, elle me fera la bise, me présentera une amie, …

P1050238L’hostel est simple mais surtout bon marché. Le hic : une partie des sanitaires dégagent une odeur terrible. Heureusement, il y a une autre salle de bain bien plus avenante mais malheureusement, souvent sale (crachats par terre, chasse non tirée, pas de lunette!). Pas non plus de wifi dans les chambres.

P1050248Je passe une semaine à Huancavélica. La ville est magnifique et entourée de montanges. Elle est aussi traversée par une large rivière. Sa plaza de armas, piétonne est très belle et dès qu’il fait beau, ses bancs sont pris d’assaut.

Le village de Sacsamarca

Le village de Sacsamarca

Un jour, je monte jusqu’au Cerro de Oropesa. Si vu d’en bas, cette église perchée sur une des montagnes entourant la ville paraît lointaine, il ne faut que 40 minutes pour s’y rendre. Un autre jour, je me rends au village de Santa Barbara, ancien village minier situé non loin de Huancavélica. A pied, c’est 2 heures d’une belle ballade entouré de montagnes et d’une rivière où l’on passe à côté du joli village de Sacsamarca.

P1050268La ville est aujourd’hui déserte depuis que la mine a fermé (dans les années 80). La mine semble avoir été abandonnée du jour au lendemain. A travers les fenêtres, on peut apercevoir des livres et divers objets laissés là. Au mur, une affiche Bayer semble attester de la présence de l’ancien propriétaire.

P1050266 Cette mine était une mine de mercure ouverte au temps des espagnols afin de permettre l’exploitation de l’or et de l’argent. Ces locaux et installations vides donnent froid dans le dos surtout quand le vent s’y engouffre faisant penser que les lieux sont encore occupés.

P1050271Le samedi, comme j’ai lu sur wikitravel qu’une feria se déroule à Yauli, je m’y rends afin de découvrir le travail réalisé par les femmes des villages environnants. Si l’idée est bonne, l’information ne l’est pas et quand j’arrive là-bas, je découvre un minuscule marché sans artisanat. En plus, il se met à pleuvoir. Je fais deux fois le tour du marché histoire d’être certaine de ne pas avoir manqué une partie des étals et puis je retourne à Huancavélica. Le lendemain, c’est la feria en ville. Je m’attends à une nouvelle déception mais cette fois-ci, il y a bien un marché et loin d’être petit ! J’y passe presque 3 heures à déambuler entre les étals. J’achète quelques cadeaux mais surtout pleins de fruits, trop tentée par tous ces fruits venant tant de la côte que de la jungle. Il y a de tout et bon marché. J’en achète tant que j’en ai pour trois jours.

P1050303Le lendemain, je me rends à la lagune Choclococha. Je prends pour cela un bus à 4 heures du matin. N’étant pas certaine de pouvoir me lever à cette heure-là, je ne prends pas de billet d’avance. Et quand j’arrive à l’agence, la dame me dit qu’il n’y a plus de place ! Et merde ! Puis, soudain, elle me dit qu’il y a quand même une place près du chauffeur mais je dois aller au terrapuerto. Je m’y rends donc rapidement en taxi et quand j’arrive, la dame fait lever quelqu’un pour que je m’asseye. Mon voisin me demande où je vais et arrivés au village de Choclococha me dit que pour la lagune, c’est plus loin que je descends. Quand je me lève, ayant l’impression qu’on s’éloigne pas mal du village, l’accompagnatrice du bus me dit que je devais descendre au village. Bien entendu. Elle me laisse alors à Santa Inès, une sorte de campement ouvrier. De là, je marche vers la lagune et traverse un ancien complexe minier (encore un). Entre moi et la lagune, il y a une ferme d’alpagas et j’arrive à l’heure où les alpagas sont sortis des enclos et menés aux champs. Je marche au milieu du troupeau de ces bêtes si mignonnes. En plus de ressembler à de grosses peluches, il y a pleins de bébés !

P1050300A cause des prés d’alpagas très bien clôturés, il est difficile de marcher autour de la lagune. De plus, il n’est même pas pensable d’en faire le tour, il faudrait plus d’une journée. Bref, je me trouve une pierre confortable et m’improvise un petit déjeuner. Après environ 2 heures à profiter des lieux, je prends le chemin du retour. Contrairement à ce que la dame du bus m’a dit, plusieurs transports passent régulièrement. Au retour, avec tous les tournants et les casse-vitesses, je suis nauséeuse et j’ai du mal à apprécier le paysage et les nombreux alpagas qui gambadent dans ces montagnes.

P1050284A Huancavélica, il y a tout pour satisfaire mon estomac. Pleins de juguerias (vendeurs de jus de fruits, salades de fruits et autres boissons), la meilleure pâtisserie que j’ai trouvé au Pérou, un super bon restaurant pour le midi, … Tout pour me plaire.

En pratique :

Trajet Huancayo-Huancavélica (train) : départ 6h30 précise. Aller à la gare en taxi (ce n’est pas la gare proche du centre). Prix en classe buffet : 13 sl. Prix des repas : lomo saltado (7 sl), truite fruite (10 sl), poulet à la parrilla (10 sl), eau à la menthe (1 sl), manzana (1,5 sl). Durée théorique : 6 heures.

Hostel La portada : chambre individuelle sans sdb : 17 sl (négociable). Pas de wifi dans les chambres avec sdb partagée. Pas de serviette de bain fournie. Les sdb sont nettoyées tous les jours mais il y avait des occupants de l’hostel vraiment peu respectueux (crachats sur le sol de la sdb, chasse d’eau non tirée, télévision ou radio à fond dès qu’ils sont levés, …). Pas de planche sur les toilettes. Bons conseils sur les choses à voir aux alentours et comment s’y rendre.

LA patisserie trop bonne : Gourmet, rue toledo. A 1 quadra de la plaza de armas. Les pâtisseries à l’entrée sont à 1 sl, les parts de gâteaux en général à 5 sl, chocolat chaud à 3 sl (pas très bon). Ils font aussi de très bons empanadas (fromage 2 sl ou poulet 3 sl).

LE restaurant : restaurant-café-Pérou. Prendre la rue toledo depuis la plaza de armas et prendre la première à droite (après la rue pleine d’artisans). Menu complet à 8 sl : entrée, soupe, plat, dessert et boisson. Possible de prendre sans la soupe (7 sl). Très, très bon (et beaucoup moins de féculents qu’ailleurs). Son seul défaut : n’être ouvert qu’à midi.

J’ai testé d’autres restaurants mais ils ne méritent vraiment pas d’être mentionnés.

Pour manger sur le pouce, au bout de l’avenue Gamarra, hamburgers à 2 sl.

Pleins de jugueria un peu partout. Dans la rue muñoz, Frutas : un peu plus cher et pas meilleur. Les deux en face, bon marché. Sur la plaza de armas, la petite est pas mal. Los Portales : moins bon (salade de fruit pas très variée, pie de limon pas terrible). Une autre au coin de toledo, pareil aux autres. En bref, il n’y en a pas vraiment une qui sort du lot.

Pour se rendre à la laguna Choclococha : prendre un bus à 4h du matin et descendre au village. Prix : 9 sl. Prenez votre ticket à l’avance. L’agence se trouve en face d’un petit parc avec des statues de chevaux. Pas mal de transports pour revenir.

Mines de Santa Barbara : y aller à pied, le chemin est très joli. Le chemin n’est pas très bien indiqué mais il y a peu d’embranchements. Gratuit. 2 petits panneaux d’explication.

Cerro de Oropesa : monter les escaliers en dur. Durée : 40 minutes si vous êtes bien acclimaté. D’autres touristes rencontrés l’ont fait en 1h30.

Feria le dimanche à Huancavélica, le long de la rivière.

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Huaraz et alentours: Pastoruri et la lagune Ahuac

Le glacier Pastoruri

Autant le dire tout de suite, le tour pour le glacier Pastoruri n’a pas été un de mes préférés. Près de 4 heures de route pour arriver au départ de la marche. Une petite trotte sans intérêt de 45 minutes et nous voilà devant le glacier. Oui, c’est beau mais autant de route pour cela, bof. Surtout que par la suite, j’aurai la possibilité d’en voir d’autres des glaciers.

Pastoruri

Le glacier est à 5000 mètres d’altitude et la plupart des visiteurs montent à cheval pour s’éviter la marche. Au retour, arrêt dans un restaurant touristique aux prix « touristes ». Bref, une excursion trop touristique à mon goût.

La laguna Ahuac

Alors que l’on a prévu pour le week-end de partir en trek, les jours qui précèdent on commence un peu à tourner en rond. Quoi de mieux alors pour se bouger que d’aller voir une lagune?

Laguna AhuacAprès un départ assez tardif, on démarre la randonnée qui nous mène à la lagune Ahuac. Ce n’est pas une randonnée très fréquentée et on comprendra vite pourquoi. Dès le départ, le chemin monte assez raidement. Et cela continue ainsi en fait jusqu’au sommet. 2H30 de (grosse) montée ! A la lagune, on rattrape un couple franco-péruvien qui nous explique qu’en effet, la plupart des touristes pas suffisamment acclimatés n’arrivent jamais en haut. Pourtant, le chemin est bien fait. Cette fois-ci, impossible de se perdre. Lorsqu’on aperçoit enfin l’affiche annonçant l’altitude (4560m), on est soulagés. On se prend une bonne pause au soleil et on entame la descente.

Lors du retour, on se rend compte qu’il y a moyen d’entamer cette marche plus bas que là où on l’a commencée. Heureuse d’avoir été déposée suffisamment haut par le collectivo.

De retour à Huaraz, on ira prendre une jarre de Surtidos dans une jugueria qu’ils connaissent et les deux soirs suivants, c’est avec eux qu’on passera notre soirée.

En pratique :

Pastoruri : Tour à 30 sl. Pris à l’hostel El Tambo, avec l’agence Mony Tours. Départ à 8h00. Repas dans un restaurant touristique assez cher donc si vous avez un petit budget, faites votre pique-nique. Entrée du parc Huascaran : 1 jour (10 sl) ou 21 jours (65 sl).

Laguna Ahuac : prendre le collectivo pour Wilcahuain (au croisement de la rue Simon Bolivar et 13 de diciembre) et demander à être déposé au départ du chemin pour la laguna Ahuac. Ensuite, « yapluka » monter.

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Huaraz et alentours: la Laguna Churrup

La laguna Churrup, où savoir reconnaître le danger

Un matin, je pars pour la laguna Churrup. Départ tôt car ici, c’est la saison des pluies. Or, la pluie arrive pratiquement toujours l’après-midi. Plus tôt on part, plus on a donc de chance de l’éviter. La route qui mène à Llupa est en très mauvais état et le vieux combi cahote très fortement. Il nous dépose après le village aussi haut que possible. Je suis ensuite les femmes qui prennent un raccourci pour rejoindre Pitec. Elles habitent Huaraz et font ce trajet tous les jours pour s’occuper de leurs bêtes.

P1040392Une fois à Pitec, je m’inscris auprès du garde, prends une photo de la « plan » sur le panneau d’information (une vaste blague) et démarre la marche.

Au début, cela monte fort puis c’est plus agréable. Je passe un petit bout d’escalade puis continue jusqu’au pied de la falaise. Le garde m’a expliqué qu’il y a deux chemins : un à gauche et un autre à droite, proche de la cascade. Je n’en vois qu’un et je commence donc l’escalade qui mène à la lagune. Malheureusement, il pleut. Les roches glissent et la corde métallique qui était là avant a été retirée (de malheureux randonneurs auraient été électrocutés). A mi parcours, après bien des efforts et des frayeurs, je décide de faire demi-retour. La pluie et le fait d’être seule me dictent la prudence.

Escalade ChurrupLorsque j’irai à Pastoruri, Camille, une française m’apprendra que le lendemain, un homme a chuté sur ces mêmes roches.

La laguna Churrup, clap deuxième

Après cet échec, je google la lagune et découvre qu’il y a apparemment un autre chemin permettant d’atteindre la lagune sans devoir escalader la roche. Après quelques hésitations, je décide d’y retourner, cette fois-ci accompagnée de deux Brésiliennes. En chemin, on rencontre une Française partie seule pour la même rando.

C'est +/- là qu'il faut tenir sa gauche et guetter les kerns.

C’est +/- là qu’il faut tenir sa gauche et guetter les kerns.

On cherche le fameux chemin, tenant notre gauche tant que possible mais on a beau scruté les herbes alentours, on ne le trouve pas. Il fait beau et nous sommes 4. On décide alors de retenter la fameuse escalade. On ne trouve pas non plus le chemin à droite de la cascade et on opte alors pour celui que l’on voit, le chemin passant à gauche (le plus compliqué). C’est difficile mais avec les rochers secs et le fait d’être 4, on réussit toute la montée.Laguna Churup

On est heureuses comme tout en haut et le soleil est lui aussi de la partie pour nous laisser prendre de belles photos.

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »

Le temps tourne et l’on doit revenir. Pas question de désescalader les rochers alors on cherche encore et toujours le sentier qui doit pouvoir nous permettre d’éviter cette partie. Après avoir suivi deux sentiers nous menant à rien, on a fini par le trouver ! Arrivées en haut de la crête, on l’aperçoit en fait très bien. Mais lorsqu’on le suit et se retourne, c’est comme s’il disparaissait, englouti par les Itchous (des plantes qui ressemblent à des hautes herbes).

En pratique :

Prendre un combi pour Llupa (3,5 sl) au croisement de l’av. Las Americas et av Gamarra. A 7h30 ou 9h00. De là, soit demander à être déposé + haut que LLupa (5 sl), soit demander à être déposé à Pitec (10 sl). Du point le plus haut de la route de Llupa, prenez un petit sentier qui monte devant une maison puis rejoignez la route qui mène à Pitec. Le matin, suivez simplement les femmes qui vont s’occuper de leurs bêtes.

A l’entrée, payez l’entrée du Parc Huascaran 1 jour (10 sl) ou 21 jours (65 sl). Jusqu’au panneau camping à 500m il n’y a qu’un sentier, impossible de se perdre. Ensuite, soit vous suivez le chemin le plus visible et vous terminez en escaladant, soit vous trouvez en gardant votre gauche et en repérant les kerns le chemin qui passe plus haut et évite la partie escalade. Entretemps, des cordes ont été mises en place mais apparemment elles ne sont pas hyper pratiques.

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Huaraz et alentours: la laguna Wilcacocha et la laguna 69

Arrivée tôt le matin à Huaraz, j’attends que le soleil se lève pour me rendre à mon hostel, situé non loin du terminal Movil Tours. Je vois un voyageur ouvrir un routard Pérou-Bolivie et lui demande où il va. Il se rend justement au même hostel et on y va ensemble. Il est 6h00 quand on arrive et ce, sans réservation. On est cependant très bien accueillis : maté de coca et diverses explications sur la ville, les randonnées à faire, les marchés, les agences d’excursions, … On pose notre sac, déjeune et on rencontre, à ce moment-là, deux Allemandes qui partent faire la même rando que nous : la laguna Wilcacocha.

Laguna WilcacochaOn prend donc un combi qui part en face de notre hostel. Après une vingtaine de minutes, il nous dépose à un pont d’où l’on commence la grimpette. Un sentier coupe la route et nous permet d’admirer le paysage et les petits villages traversés où les paysans travaillent bien souvent sans la moindre aide mécanique ou animale.

P1040305Peu de temps après notre départ, une des deux allemandes décide de s’arrêter et de nous attendre ne supportant pas l’altitude. Après environ 1h30 de marche, on atteint la petite lagune. C’est joli mais le plus grand intérêt, la vue sur la cordillère blanche en face, ne se dévoile pas.

Laguna Chinancocha Le lendemain, lever à l’aube. Le mini-bus vient nous chercher à l’hostel pour 3 heures de route. Si on fait tout ce trajet, c’est pour aller admirer la laguna 69. Mais pour avoir cette chance, il faut le mériter. Non seulement, on se lève tôt mais ensuite, nous attend une marche de 3 heures. Sur la route, on admire d’abord une très belle lagune d’un bleu incroyable, la laguna Chinancocha .

P1040351On adopte un bon rythme vu ce qui nous attend. On atteint d’abord une première petite lagune. On marche ensuite dans une grande plaine herbeuse où paissent pleins de bovinés. Enfin, vient la montée finale. 20 minutes de pente bien raide. Presqu’arrivée en haut, j’ai le cœur qui accélère, du mal à retrouver ma respiration. Je ne suis pas encore acclimatée et le rythme que j’ai pris est trop rapide. Tout devient blanc. Je me couche alors sur le sentier et j’attends que cela passe. Je finis les derniers mètres à petits pas. Là-haut, il fait froid. On a prévu de manger ensemble notre pique-nique au bord de la lagune mais nos doigts gelés nous incitent à redescendre. La descente est facile et vers 16h30, on reprend le bus.

Laguna 69

L’unique photo que j’ai prise de la laguna 69. Je n’étais pas dans un état normal.

En pratique :

Laguna Wilcacocha : prendre un combi devant le stade de foot (avenue Confraternidad international oeste). Prix : 1 sl. Passer le petit pont et suivre le chemin qui croise la route. A la lagune, il y a un panneau comme quoi c’est payant mais il n’y avait personne et nulle part où payer.

Laguna 69 : prendre un tour avec une agence, surtout si vous êtes en basse saison. Sinon, vous risquez de ne pas pouvoir revenir, faute de transport. Prix : 30 sl (agence Mony Tours, pris directement après de mon hostel, El Tambo). Marche de 3h pour monter, moins pour descendre. Prendre son pique-nique et éventuellement son petit-déjeuner avec. Départ : 6h am. Prix de l’entrée au parc Huascaran : 10 sl/journée ; 65 sl/21 jours (obligatoire si vous faites par la suite le trek de Santa Cruz).

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Baños, sports extrêmes au pied du Tungurahua

Baños est le genre de ville qui s’est entièrement tournée vers le tourisme. Cependant, ici, cela n’a rien d’étouffant. Bien située auprès d’une nature généreuse, on peut y faire toute sorte de sports extrêmes ou simplement aller se détendre dans ses bains thermaux. En effet, Baños est située au pied d’un volcan, le Tungurahua. Tous les trois mois environ, il entre en activité et crache quelques cendres. De temps en temps, il entre carrément en éruption, la dernière ayant eu lieu en 2006.

Premier jour à Baños, je me suis posée à l’hostel Los Pinos et ait été faire le tour des nombreuses agences présentes en ville pour faire monter ton adrénaline. Bon, je l’avoue, j’ai juste été demander des renseignements aux deux agences que l’on m’avait conseillées et j’ai opté pour la moins chère des deux (et aussi la plus sympathique, Wonderful Ecuador).

Le lendemain, j’ai changé d’hostel, appréciant les 4$ de différence et surtout le bon accueil que j’ai reçu au second, l’hostel D’Mathias.

Au D'Mathias, c'était déjà Noël!

Au D’Mathias, c’était déjà Noël!

Ensuite, je me suis rendue à l’agence afin de faire une demi-journée de canyoning. Après avoir enfilé nos combinaisons en néoprène couvrant tout notre corps (cela valait bien la peine de mettre de la crème solaire!), nous partons pour la gorge que nous allons descendre principalement en rappel.

Canyoning

Le trajet et la petite montée jusqu’au départ nous donne chaud habillés comme cela mais une fois arrivés aux cascades, on est bien contents d’être ainsi équipés. Nous avons également un casque et un baudrier recouvert d’une sorte de culotte courte en bâche pour protéger nos fesses (ou la combinaison?). Première cascade, on commence soft mais avec les pierres rendues glissantes par l’eau, rien n’est simple. Ensuite, on fait un rappel bien plus long toujours arrosés par l’eau de la cascade. A la troisième, c’est la tyrolienne ! On fait environ 5 pas en rappel et puis, on doit faire confiance à nos guides et tout lâcher. J’obtiens l’autorisation de m’accrocher à ma ligne de vie, guère tentée à l’idée de battre des ailes. Concours de cris très réussi ! Ensuite, on fait une sorte de longue glissade accrochés deux par deux et on termine par un toboggan naturel. Et plouf dans l’eau.

Après cette journée, je me suis re-dit qu’il était temps que je m’achète des lentilles parce que lunettes et sports d’eau ne font absolument pas bon ménage (note : ce n’est toujours pas fait!).

Et là, on a fait plouf!

Et là, on a fait plouf!

Le lendemain, c’est au rafting que je pars. On fait un peu plus de route et puis, on s’équipe aux bords du Pastaza, la rivière que l’on va parcourir. On prend notre pagaie et c’est parti. Des deux activités, c’est celle-ci que j’ai le plus apprécié surtout lorsque l’on a (presque) tous chaviré. Je ne sais pas comment elle a fait, mais une Sud-Coréenne a réussi à rester dans le bateau et a pu nous sortir de l’eau (le guide aussi, mais cela ne compte pas).

La casa del arbol

La casa del arbol

Dans l’après-midi, j’ai été rejointe par les deux Québecoises, Marie-Hélène et Catherine, avec qui j’étais à Uchucullin ainsi que Mathieu et Ramiro. On est partis à pied pour aller voir la Casa de arbol. Cette petite cabane construite dans un grand arbre face au Tungurahua est équipée de deux balançoires vous permettant de vous balancer au dessus du vide. Perso, j’ai préféré la petite tyrolienne pour enfants située à l’arrière du terrain. Il y a également un petit musée qui est en fait une des deux pièces de la maison d’un gardien du Tungurahua. C’est avec une grande fierté qu’il nous a expliqué veiller sur le volcan depuis maintenant 15 ans 24h/24. Le mur est rempli d’articles de journaux en son honneur ainsi que de ses diverses attestations de participation à des séminaires.

El pailon del diablo

El pailon del diablo

Il y a également une autre balançoire faite d’un siège de voiture (avec ceinture de sécurité !, je ne sais vraiment pas où ils ont été la chercher vu que je n’en ai jamais vu d’autre en Equateur). Elle est située sur le petit sentier qui passe derrière la propriété de la Casa del arbol.

La cascade Machay

La cascade Machay

Le lendemain, on a fait à vélo la route des cascades. J’avoue, au début j’ai été un peu déçue. Tout d’abord, la plupart du temps, on ne fait que rouler sur la même route qu’emprunte les camions, bus et autres véhicules présents. De temps en temps, on a une piste cyclable mais c’est plutôt l’exception. Ensuite, les premières cascades, on ne fait que les observer de loin. Cependant quand on arrive à la cascade Pailon del Diablo, on comprend mieux pourquoi on est venu là. La cascade est très impressionnante tout comme le chemin tortueux (et caverneux) qui y mène. Claustrophobe s’abstenir. Enfin, la toute dernière cascade, Machay, est aussi très belle. J’ai eu quelque peu les jambes qui tremblaient en passant sur un pont.

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Il faut bien le dire, depuis que Ramiro m’a montré un pont écroulé, je ne suis pas toujours rassurée en les traversant. « Les ingénieurs équatoriens se sont trompés dans leurs calculs. Il y a eu deux morts ». Gloups.

L'erreur de calcul, ou le pont qui devait enjamber le fleuve Napo

L’erreur de calcul, ou le pont qui devait enjamber le fleuve Napo

Pour rentrer, on prend un camion qui t’aura repéré avant que tu n’aies à le chercher.

L’église fait des miracles, allez y admirer les peintures relatant tous les exploits de la Vierge Marie de Baños. On peut en rajouter un de plus : après mon passage à Baños, j’ai enfin pu modifier la date de mon billet retour et ce, gratuitement !

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En pratique :

J’ai passé une nuit à Los Pinos et 5 à l’hostel D’Mathias. Voici leurs qualités respectives :

Los Pinos : 10$ en dortoir. Dortoir de 5 personnes avec sdb accolée. Chambres très propres et jolie déco. Lit ok et serviettes de bain. Petit déjeuner inclus. Repas du soir inclus le lundi, mardi et mercredi. Longues attentes pour la réception. Cuisine à disposition grande et propre. Ordis à disposition et wifi. Un peu loin du centre même si Baños est minuscule.

D’Mathias. 6$ la nuit en dortoir (7 ou 5 personnes). Lits très confortables. Cuisine commune propre et bien équipée (grille pain, micro-onde et mixer). Personnel très sympathique et toujours présent à la réception. Pas de petit déjeuner. Jeux de société. Ordis à disposition et wifi. Serviette de bain. Située à deux pas du terminal de bus et du centre. Pas de bruit la nuit, le personnel y veille!

Wonderful Ecuador : 30$ pour le rafting et 25$ pour la canyoning, 50$ pour les deux. Située dans la rue qui se rend du terminal de bus à la rue principale (rue Ambato). Location de vélo : 5$/jour/personne. Très bons VTT avec vitesses Shimanos et bons freins. Casque et kit de réparation inclus. On n’a payé que trois VTT/4.

Casa del Arbol : 1$/entrée. Pour vous y rendre à pied, marcher dans la rue Mera jusqu’à la montagne. Le sentier commence en passant sous une arche. Cela monte rude. A la première intersection, suivez Mirador de la Virgen. Ensuite, suivez Ventanas. Pour rentrer, suivez Runtun, puis Baños. Au café del cielo, prenez le chemin pour le mirador Bellavista. Vous pouvez aussi vous y rendre en taxi (20$ l’aller-retour). Ou prendre le bus à 14h (0,50$) pas au terminal mais dans la rue Pastaza, entre les rues Rocafuerte et Martinez.

Route des cascades : Location de VTT : 5$ un peu partout dans Baños. Plusieurs arrêts avec pleins de possibilités de faire du canopy (tyrollienne, 10 ou 15$) ou de la tarabita (plus un téléphérique, 1,5$). Il y a également un puenting (saut depuis un pont) au niveau de Rio Blanco (10$ le saut). Entrée au Pailon del Diablo : 1,5$. Entrée à Machay : 1$. Pleins de nourriture le long de cette route (restaurants, glaces, empanadas, …). Retour en camion : 2$/personne.

Glace : Le long du parc situé en face de l’église, le long de l’avenue 16 de Diciembre, il y a un glacier Oasis qui vend de très bonnes glaces de Paila. Le milkshake (2$) est délicieux !

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Troisième helpx ou plutôt tourisme solidaire: Uchucullin

Après le festival de la Mama Negra, me voici en route pour mon troisième helpx. Celui-ci, je l’ai trouvé juste après que le volontariat dans la ferme d’Angelika soit tombé à l’eau. Je me suis soudain rendue compte que j’avais besoin de rapidement trouver un échange de service si je voulais aller dans l’Amazonie. J’en ai trouvé un payant, dans une communauté. J’ai accepté cela me disant que ce serait plutôt du tourisme solidaire. In fine, il y a un peu de cela (on procure une source de revenu à un village où beaucoup de personnes n’ont pas d’emploi) mais aussi, du marketing bien pensé. Cet helpx se situe à Uchucullin, une petite communauté constituée en fait d’une grande famille élargie. Cette communauté est à 25 minutes de bus de Tena, ce qui la rend très accessible.

Un papillon digne d'un tableau de maître. Vu près de la Laguna Azul.

Un papillon digne d’un tableau de maître. Vu près de la Laguna Azul.

Arrivée au bureau de l’agence de tourisme tenue par un membre de la famille, j’ai la mauvaise surprise de me voir demander immédiatement de payer la totalité de mon séjour. Je suis toujours à Tena, je n’ai donc pas encore vu où j’allais dormir ni les autres volontaires. Je refuse net. On me demande également une copie de mon passeport. Je n’en ai qu’une et souhaite la garder. Comme je ne cède pas, on se rend à la maison des volontaires et je m’installe.

Je suis en compagnie de 6 autres volontaires. Un couple d’américains et leur fille, deux québécoises, Marie-Hélène et Catherine et un français, Mathieu. La maison est confortable (il y a l’eau et l’électricité, ouf!), les autres volontaires sont sympas et le lendemain, je découvre qu’on ne travaille qu’entre 3 et 4h par jour, le matin (plutôt 3h avec des pauses dans ces heures).

Pendant mon séjour, nous avons terminé de défricher ce qui sera le potager. Le couple d’américains qui termine un mois de volontariat a défriché le reste du terrain (les 4/5e) et déjà planté des ananas et du manioc. Le premier jour, on a aussi semé les futures plants (poivrons, concombres, tomates, tomate de arbol, pitayas, …) et préparé de grands bacs que l’on a rempli de terre pour les accueillir quand ils seront plus grands. Le couple d’américains a également planté un mandarinier qu’ils avaient acheté la veille.

Semis de Pepino (concombre)

Semis de Pepino (concombre)

Les jours qui ont suivi, on a défriché à la machette. Dès le premier jour, on a tous eu des ampoules. Je me suis ensuite acheté des gants, bien utiles pour ce genre de travail. On a également nettoyé tout ce que l’on a coupé. Une fois arrivé au bout de cette petite jungle, on a commencé à semer des plantations en pleine terre, du maïs et du manioc. C’était agréable de voir le travail avancer (à 4 volontaires + un membre de la communauté, chaque jour, notre travail était bien visible).

Lignes pour le maïs.

Lignes pour le maïs.

Le vendredi, les autres volontaires ont été faire une cérémonie d’Ayahuasca (cérémonie de « nettoyage » spirituel en compagnie d’un shaman durant laquelle les participants boivent une boisson hallucinogène). Le responsable de l’agence liée au programme de volontariat m’a alors proposé de joindre un tour organisé pour deux touristes. Comme le tour était « gratuit » pour moi (je ne devais payer que les entrées), je me suis dit que c’était une opportunité unique. On a été voir plusieurs communautés ainsi que Misuhualli, la plage aux singes. Cependant, ces traditions indigènes mises en scène afin d’en faire une source de revenu me font penser à un zoo, et je n’étais pas plus intéressée que cela par cette « découverte des communautés ». Ce que je n’ai vraiment pas apprécié, c’est qu’on m’a demandé de payer 20$ au lieu des 15 maximum dont on m’avait parlé la veille. Cela aurait pu être une simple erreur de communication mais les autres volontaires ont dû également payer le shaman 10$ de plus que prévu. Ce n’est apparemment pas exceptionnel.

Cascade Pimpilala

Cascade Pimpilala

Je regrette un peu d’avoir choisi ce helpx à la va-vite. Même si on peut voir cela comme du tourisme solidaire plutôt qu’un échange de service, le simple fait de payer modifie totalement les relations que l’on peut avoir avec les personnes avec qui on travaille. Ce qui est vraiment dommage parce qu’on a surtout travaillé avec le frère du gérant de l’agence de tourisme, qui nous a emmené (gratuitement) voir la Cascade Pimpilala (superbe avec un chemin assez aventureux pour y arriver) et la Laguna Azul avec des vélos qu’il nous a prêté (toujours aussi gratuitement). Lui, passait régulièrement nous voir à la maison des volontaires juste pour discuter. D’ailleurs, il travaillait la nuit comme gardien dans une école et travaillait encore avec nous la journée. Pendant son temps libre, il passait encore du temps avec nous. Il nous a également emmené faire un tour dans la jungle pour nous montrer différentes plantes et nous expliquer les usages que l’on peut en faire.

Laguna Azul

Laguna Azul

Le week-end suivant, il est également venu nous rejoindre à Baños pour aller à la Casa de Arbol.

FleurEn pratique :

Helpx à Uchullin 6$/jour. Nous devions nous occuper de notre nourriture (heureusement, en Equateur, cela ne coûte vraiment pas cher). La cuisine n’avait pas de four mais John, l’Américain qui a quitté la communauté peu après mon arrivée, m’a appris à faire du pain et de la pizza sans four (respectivement à la vapeur dans deux casseroles et à la poêle).

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La boucle du Quilotoa (enfin!)

Isinlivi ChugchilanLa boucle du Quilotoa est une série de randonnées facilement accessibles et qui peuvent se faire en boucle d’hostel en hostel. La boucle comprend dans l’ordre ces villages : Zumbahua – Quilotoa – Chugchilan – Isinlivi – Sigchos. Il y a plusieurs manières de faire cette boucle, dans un sens ou dans l’autre. La plupart des gens se contentent de faire Quilotoa – Chugchilan d’où ils repartent en bus à Latacunga (attention lever matinal).

Pour ma part, vu que j’étais déjà à Isinlivi (j’ai parcouru le tronçon Sigchos-Isinlivi lors de mes randonnées), je me suis rendue à Chugchilan puis le lendemain, je comptais rejoindre Quilotoa et terminer par la lagune. Cependant, dans ce sens, le dénivelé positif est plus important et après je ne pouvais rentrer à Isinlivi qu’en deux jours (en effet, les bus de Latacunga s’arrêtent à Chugchilan pour la nuit et repartent le lendemain).

Vers Itualo

Le premier jour, comme il n’y avait aucun marcheur à l’hostel allant dans cette direction, je suis partie seule armée de mon bâton et de mes instructions. Le chemin est facile à suivre et un marquage rouge aide dans les moments de doute (mais sans instructions, pratiquement impossible de trouver le bon chemin). Après quelques frayeurs avec deux chiens particulièrement remontés, après avoir écarté un âne puis une vache du sentier (vive les animaux!), me voilà devant un pont ou plutôt un arbre couché sur la rivière afin de rejoindre l’autre rive.

Pont

Peu de temps après, je passe par le petit village d’Itualo. Voyant un panneau indiquant des cascades à 8 minutes et ayant marché vite, je me décide à faire ce petit détour. J’arrive alors à un autre panneau me souhaitant la bienvenue aux cascades. Il n’y a cependant qu’un petit ruisseau et j’ai comme l’impression de m’être fait avoir. Vient ensuite la montée bien escarpée vers le village de Chinalo et enfin, l’arrivée à Chugchilan. Au final, j’aurai mis 3h50 avec 15 minutes pour essayer de voir cette cascade.

Vers Chinalo

Au Cloud Forest Hostal où je reste, j’obtiens en guise de dortoir une chambre privée pour laquelle je ne partage que la salle de bain. Le repas est bon (même si en dessous de celui du Llullu Llama) et grâce aux conseils de Jose-Luis, je décide de prendre le bus de 4h30 le lendemain pour voir le lever du soleil sur la lagune (il a vraiment été convaincant pour que je me lève à cette heure-là).

6h00

Le lendemain, alors que j’attends Jo et Coleen à 4h15 du matin, je lutte contre l’envie d’aller tout simplement me recoucher. « Mais qu’est-ce que je fous dehors aussi tôt ? »

6h30

Dans le bus, il n’y a que nous et à Quilotoa, tout semble endormi. Nous traversons rapidement le village et nous rendons à la lagune. Il fait noir, froid et venteux. Je porte toutes mes couches (5) sur moi et regrette d’avoir oublié mes gants. Brrr ! Nous commençons à marcher pour ne pas finir comme des glaçons et décidons de faire le « grand » tour. En effet, depuis le point de départ (le point de vue), on peut soit marcher le long d’1/4 de la lagune et puis prendre le sentier vers Chugchilan ou choisir d’emprunter les 3/4 restants afin d’atteindre le même point. Nous partons donc pour cette option (un peu plus de 3h de marche). Il fait très venteux mais avec la marche et tous les « up and down », nous nous réchauffons un peu. Progressivement, le jour se lève et le soleil se reflète dans l’eau du cratère. La lagune est belle mais le paysage à notre droite l’est encore plus. A chaque détour, nos ah et nos oh brisent le silence des vallées environnantes. Cela valait décidément la peine et de se lever à 4h00 et de marcher plus longtemps malgré le vent.

Lagune Quilotoa

Vers 7h30 du matin, nous arrivons à hauteur d’un point de vue sur deux étages et nous abritons en dessous pour prendre notre petit-déjeuner (cela fait déjà plus de 3 heures que nous sommes levés). Nous terminons ensuite le tour du cratère à grand renfort de photos. Comme vous pouvez le voir sur la suivante, même les versants du cratère sont cultivés! A certains moments, le vent est si fort que nous devons nous arrêter et plier les jambes pour nous empêcher de tomber.

Quilotoa

Une fois la descente entamée vers le village de Guayama, nous nous arrêtons encore pour terminer notre petit-déjeuner et ouvrir enfin la bouteille d’ice tea que nos doigts engourdis par le froid n’ont pas su ouvrir. Là, nous rejoignent un américain et un anglais qui ont fait le « petit » tour et à l’aide de nos explications bien sommaires, nous rejoignons le village de Guayama (non sans couper quelques fois à travers les virages, courant dans le sable). Dans ce petit village, pas de chocolat chaud (on s’était promis là-haut qu’on en prendrait un en bas) mais des crèmes glacées. Maintenant que le vent est moins fort et que le soleil a gagné en puissance, on apprécie ce petit rafraichissement. Ensuite, nous devons descendre dans le canyon et puis tout remonter de l’autre côté. A 13h00, juste à temps pour l’almuerzo, nous revoilà au Cloud Forest Hostel.

Vue depuis le Quilotoa

Le lendemain, je retourne à Isinlivi par le moyen le plus simple : la marche. Cette fois-ci, je suis en compagnie de Sarah, une Suisse, à qui je sers de guide. Nous mettons cette fois 3h15 et à mon grand bonheur, je ne revois pas les chiens qui m’avaient tant effrayée à l’aller. On a par contre rencontré deux taureaux qui broutaient tranquillement sur le sentier (les éleveurs les attachent sur les sentiers pour les entretenir). Heureusement, Sarah a travaillé en Suisse dans une ferme et les a tranquillement écartés du chemin avec un bâton.

Retour à Chugchilan

En résumé, si vous voulez voir des paysages magnifiques, marcher de petites randonnées bien sympa, le tout sans devoir porter ni tente, ni sac de couchage, let’s go to Quilotoa !

Edit: Si vous voulez voir plus de photos (et de plus belles), vous pouvez aller sur le tumblr de Jo et Colins (et rigoler un peu de l’orthographe de mon nom!). C’est ici, ici et .

En pratique :

Chugchilan : « dortoir » (en réalité, une chambre privée avec sdb commune) au Cloud Forest Hostal : 12$ avec petit-déjeuner et souper inclus. Si vous partez tôt, vous pouvez avoir votre petit déjeuner à emporter. Almuerzo (repas du midi) : 3$. Il y a un nouvel hostel « El vaquero » dans le village. Probablement possible de négocier les prix. Je suis passée devant, cela semble pas mal.

Bus de Chugchilan à Quilotoa : environ 1h et 1$. Départ de la place principale à 4h30.

Les instructions concernant la boucle sont probablement les meilleures au Llullu Llama Hostal. Vous en trouverez aussi à l’hostal Tiana à Latacunga, au Cloud Forest et dans la plupart des hostal de la région.

Vous l’aurez compris, il fait très froid et venteux sur le cratère du Quilotoa, prenez donc suffisamment de couches avec vous pour marcher.

Possibilité d’avoir des snacks et boissons à Guayama (entre Quilotoa et Chugchilan) ainsi qu’à Itualo (entre Isinlivi et Chugchilan). Plusieurs personnes m’avaient dit qu’ils étaient particulièrement chers le long de la boucle, je n’ai pas trouvé cela vrai (5 bananes à 0,5$ par exemple).

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