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De Isinlivi à Puerto Lopez en passant par Latacunga et beaucoup trop d’autres villes

equateur_2Ayant terminé mon séjour à Isinlivi, je décide de me rendre à la côte dans l’espoir de voir quelques baleines retardataires (la saison des baleines est en effet de juin à septembre).

Après avoir pris le lechero ou milktruk et avoir été incroyablement secouée pendant 1h10, j’arrive à Toacazo où je prends le bus pour Latacunga. A 11h30, je suis au terminal terrestre. Jusque là, mon voyage s’effectue plutôt rapidement.

Pour la suite, je sais qu’il y a un bus de nuit à 21h pour Puerto Lopez mais je suis moyennement tentée par la longue attente et par le bus de nuit. Je décide donc d’avancer déjà, quitte à dormir dans une ville étape.

Je demande des informations aux guichets et tous me répondent de prendre le bus pour Quito. Je prends donc ce bus. Arrivée à Quito, je ne trouve pas de bus direct pour Puerto Lopez. Alors, comme on m’avait dit de prendre un bus pour Santo Domingo, je fais cela.

Arrivée à Santo Domingo, il y a encore 6h de bus pour Porto Viejo, la ville proche de Puerto Lopez. J’arriverais trop tard à mon goût, je décide donc d’aller dormir dans un petit hostel et de continuer le lendemain. Je sors enfin mon lonely et en regardant la carte, je me rends compte du détour que je suis en train de faire.

Le lendemain, je prends encore un bus pour Porto Viejo, un autre pour Jipijapa et enfin, un bus pour Puerto Lopez !! Bref, la prochaine fois, je regarderai la carte AVANT de partir. Ici, on m’a confirmé qu’il y avait des bus directs au moins pour Portoviejo depuis Latacunga.

Autre morale : en Equateur, dans les terminaux de bus, les différents bureaux sont différentes agences privées de bus. Parfois, ils vous conseillent de vous rendre dans telle ville, simplement parce qu’ils ont un bus qui part bientôt pour cette destination. Il n’est pas facile d’obtenir des infos claires et précises. La prochaine fois, je prendrai bien mon temps avant de me décider quitte à devoir attendre plus longtemps entre deux bus (pour le retour, j’ai directement demandé l’horaire en arrivant).

En pratique  :

Lechero de Isinlivi à Toacazo (1h10) : 1,5$. Prenez ce lechero en haut du village, au Y devant le collegio (il y a un abribus). Il part à 9h précises (soyez un peu en avance).

De Toacazo, il y a très régulièrement des bus pour Latacunga (0,5$).

L’alternative pour rejoindre Latacunga est de se rendre avec l’autre lechero (celui qui part devant l’église) à Sigchos. Cela coûte 0,75$ et il part vers 9h00 (horaire plus fluctuant). De Sigchos, en semaine, vous avez un bus à 14h30 et un autre à 16h30 pour Latacunga. Le samedi, il y a un bus à 12h30 et 14h30. Le dimanche (jour de marché à Sigchos), il y a beaucoup de bus pour Latacunga.

Pour le reste du trajet, je pense qu’il vaut mieux prendre le bus de nuit (départ 21h) qui fait Latacunga Puerto Lopez (9$) ou prendre un bus pour Queveido et ensuite continuer vers Porto Viejo et Manta (mais moins direct).

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Les randonnées à faire autour d’Isinlivi

Lors de mon séjour à Isinlivi, j’ai eu le temps de faire qVue du haut de Guangumalauelques randonnées autour du village. Ces randonnées ne font pas partie de la boucle du Quilotoa.

Isinlivi-Cochalo-Isinlivi : clap première !

Un matin, je pars armée de mon bâton (pour tenir les chiens à distance) et mes instructions de randonnée pour voir le village de Cochalo. Je suis très fière de moi quand j’atteins la rivière et le petit pont de bois conformément à ma feuille de route.

Ensuite, près d’une ferme, j’hésite, je suis supposée suivre un sentier « à moitié effacé ». Serait-ce ces vagues traces dans l’herbe ? Je n’ai aucune idée de la direction que je suis supposée prendre et d’où se trouve approximativement ce village. Comme j’attends immobile à proximité de sa ferme, un chien approche en aboyant attirant ainsi les deux autres chiens. Génial. Pourtant, d’après les instructions, je suis obligée de m’en approcher pour prendre le sentier. C’est ce que je fais tout en secouant mon bâton pour les tenir éloignés. Le fermier s’approche et rappelle vaille que vaille ses chiens. Je lui demande où se trouve Cochalo et je ne sais pas s’il parlait Kichwa ou si c’est sa bouche édentée, mais je n’ai rien compris à sa réponse. Comme sa main indiquait que je devais monter, j’ai décidé de m’éloigner un peu de ses chiens et de monter à travers champs.

Essoufflée, arrivée en haut, je trouve un petit sentier que je suis. Les instructions correspondent à nouveau. J’entends aboyer derrière moi. Voilà qu’un des chiens m’a suivi par-delà la crête. Je fais encore quelques gestes avec mon bâton et il me lâche enfin les baskets.

Je prends très peu de pauses et ose à peine lâcher mon bout de bois le temps de boire un peu. J’atteins finalement le petit village, je vois l’école et l’église à ma gauche comme prévu. Tiens, maintenant, il y a des marques rouges qui suivent le même chemin que moi ! Au bout d’un moment, j’ai un peu du mal à suivre les instructions mais tant pis, je continue à l’instinct. Je croise un taureau au milieu du chemin que je contourne et finis par retourner à Isinlivi en suivant de petits chemins. Je suis particulièrement fière de ma première rando, d’avoir atteint le village et d’avoir pu revenir, le tour en bien moins de temps qu’initialement prévu.

Quelques jours plus tard, alors que je lis les instructions en vue de me rendre à Guantualo, je m’étonne de voir que le petit village mentionné sur la route est Guangumala. Bizarre, l’auteur de ces instructions aurait-il confondu avec Cochalo ? (oui, c’est toujours l’auteur des instructions qui a tort, n’est-ce pas ?). Moi et mon sens de l’orientation détestable, je n’y comprends rien. Je finis par trouver une carte et me rends compte que quelques jours plus tôt, je n’ai jamais atteint Cochalo mais seulement Guangumala. S’il n’y avait pas de « vrai » sentier à partir de la ferme aux trois chiens, c’est bien parce que je n’allais pas du tout dans la bonne direction. En fait, par rapport à Isinlivi, Cochalo est au Nord alors que Guangumala est au Sud. Et dire que j’ai cru suivre les instructions tout le long ! Je me promets qu’un jour, je verrai ce village !

Isinlivi-Guantualo (marché le lundi matin) -Isinlivi

Un dimanche smoutonsoir, après m’être rendue compte de ma précédente confusion entre Cochalo et Guangumala, je me mets à douter. Vu l’énorme erreur que j’ai faite, vais-je arriver à me rendre au marché de Guantualo et revenir jusqu’à Isinlivi. J’ai assez mal dormi m’imaginant perdue toute seule au milieu de ces montagnes. Le marché n’ayant lieu que le lundi matin, je me motive en me disant que c’est vraiment une occasion à ne pas rater et qu’elle ne se présentera sûrement pas deux fois. Je pars finalement assez tôt armée des instructions et de la carte.

Comme la première partie me mène à Guangumala, je suis en terrain connu. Cette fois-ci, je n’ai plus à passer près des chiens et le chemin est beaucoup plus simple (la première fois, j’avais, en fait, fait un grand détour). Une fois à Guangumala, je m’assure auprès de deux petites vieilles du nom du village. Cette fois, c’est la bonne. Sur la route, je croise encore un autre vieux qui m’indique Guantualo. Forcément, le lundi, c’est une route un peu plus courrue (j’ai croisé environ 6 personnes en 1h30, la foule!). Les instructions correspondent à mon trajet et sur la crête, je croise la route d’une vieille femme et d’un jeune homme à cheval qui me confirment encore que oui, je suis sur la bonne route. On croise encore quelques chiens et je reste bien près d’eux.

Le marché de Guantualo est minuscule. Il y a une partie avec 2-3 vendeurs de fruits et légumes et un marché aux animaux. On voit de partout des cochons, moutons, lamas, … C’est amusant de voir les gens négocier et palper ces derniers pour en estimer le prix.

Après avoir tenté le diable avec une glace pour le moins artisanale (mais glace très bien digérée), je termine cette marche par une partie beaucoup plus simple avec plus de descentes. 2H50 plus tard, j’ai enfin (vraiment) fait une des randonnées du coin.

Sigchos-Isinlivi

Depuis que je suis au Llullu Llama, j’ai la peau terriblement sèche et au bout d’un moment, je n’en peux juste plus, il faut que trouve une crème hydratante. Dans le village, aucun des petits magasins n’en a. Je me rends donc à Sigchos.

Pour atteindre Sigchos, on peut soit marcher, soit prendre le bus très, très, très tôt (genre 3h du matin), soit prendre le lechero ou milktruck, le camion du laitier.

J’attends donc celui-ci à 9h. Je suis en compagnie de Camille, Québecquoise et Agnès, Allemande qui viennent de terminer la boucle du Quilotoa. Finalement, nous prenons un autre pick-up qui allait à Sigchos. En chemin, nous nous arrêtons dans un petit village prendre une dame. Dans ce village, une personne est morte et il y a une chapelle ardente. On nous offre des canelitos (boisson chaude à la cannelle) accompagnés de biscuits comme le veut la tradition.

Arrivée à Sigchos, je trouve enfin ma crème hydratante et c’est parti pour la rando retour !

Même si, j’aurais pu éventuellement me perdre, je trouve assez facilement mon chemin grâce aux instructions. Je passe, enfin, par le « vrai » village de Cochalo et en 2h30, je suis de retour. Quelques chiens ont bien aboyé sur mon passage mais tout en restant sur leur propriété.

Loma Cochapamba ou la colline aux mûres

Dimanche à nouveau, il n’y a pas de voyageurs et comme le lundi matin, je dois me lever à 7h00 pour réceptionner des livraisons, j’enchaîne à nouveau avec une rando devant me mener à une colline aux mûres. La saison s’étale de septembre à novembre. Cela tombe bien, je suis en plein dedans. Avec mes tupperware, je pars donc dans l’optique de faire des cupcakes aux myrtilles et de la marmelade.

Après une demi-heure environ, je n’arrive pas à trouver le fameux sentier que je suis censée prendre. Peu importe, j’estime qu’en restant sur la route, je rejoindrai le même point. Je pense avoir eu raison puisqu’à un moment, je retrouve les instructions et une des photos me confirme que j’ai rattrapé le bon sentier.

Celui-ci passe dans une prairie clôturée, je dois donc passer les barbelés. Peu de temps après, voilà que 4 taureaux sont sur mon chemin. Je réfléchis, scrute avec attention leur entrejambe dans l’espoir d’y découvrir un pis et puis, décide d’essayer de passer « discrètement ». Manifestement, les deux taureaux qui étaient un peu en amont du sentier n’étaient pas de cet avis, et au moment où je les dépasse, les voici qui descendent assez rapidement vers moi me bloquant le sentier du retour. Je sors du sentier et les contourne en courant, faisant ainsi demi-tour.

Après avoir essayé à nouveau de trouver un autre chemin par la route, je finis par m’avouer vaincue. Il n’y aura pas de mûres au repas !

En pratique :

Marchés dans la région :

Lundi : Guantualo

Jeudi : Saquissili (près de Lacatunga)

Dimanche : Sigchos.

Pick-up pour aller d’Isinlivi à Sigchos : entre 0,75 et 1$. Le milktruck passe approximativement vers 9h à Isinlivi, près de l’église.

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Isinlivi et le Llullu Llama : un helpx d’un mois

Après le marché de Saquissili, j’ai dit au revoir à mes compagnons de voyage et pris le bus pour Isinlivi. Jamais entendu parler ? Normal. Isinlivi est un tout petit village paumé au milieu de la nature le long de la boucle du Quilotoa.

La boucle du Quilotoa, c’est une série de villages qu’il est possible de rejoindre en randonnant de l’un à l’autre. Cette boucle est assez peu touristique (il est très probable de ne croiser aucun autre touriste sur une journée) et dans chaque village, il y a des hostels près à vous héberger. Pas besoin donc de tentes ou d’équipements spéciaux. Je vous en reparlerai quand à mon tour, je l’aurai fait cette boucle (qui n’en est pas vraiment une, en réalité).

J’arrive donc au LluLlullu Llamallu Llama, hostal charmant et c’est Steffie et David, un couple d’Allemand et précédents volontaires, qui m’accueillent et me montrent toutes les ficelles de mon rôle. En effet, j’arrive ici pour un mois de travail. En échange, je suis logée et nourrie et je peux en matinée faire des randonnées dans la région. Je peux également utiliser le spa.

Pour rappel, Helpx est un réseau qui permet de trouver des volontariats. Après avoir payé une cotisation de 20€ pour 2 ans, vous avez accès aux annonces pour tous les pays. Vous créez votre profil et vous n’avez plus qu’à demander à des hôtes s’ils peuvent vous accueillir. Les conditions varient d’un helpx à l’autre donc renseignez-vous bien avant de commencer.

Le premier soir, l’hostel est bien rempli, 17 personnes ! Nous sommes au début de la basse saison et c’est exceptionnel. Premier coup de feu pour moi qui me permet de me familiariser avec la plupart des tâches que j’aurai à remplir. Au départ, j’avais prévu d’arriver deux jours plus tard quand ce couple devait quitter l’hostel mais finalement, je suis arrivée le jeudi pour pouvoir combiner le trajet avec le marché de Saquissili. Et heureusement ! Sinon, je n’aurais eu qu’un petit fascicule pour savoir quel était mon rôle !

3 jours plus tard, Steffie et David s’en vont continuer leur voyage et je me retrouve seule à tenir la barque. Très vite, je trouve mon rythme, prend des habitudes et avec le flot des voyageurs qui diminue, j’ai de plus en plus de temps libre.

Mon espagnol s’améliore rapidement puisque Gladys, la cuisinière, ses cinq enfants et David, son compagnon, parlent exclusivement l’espagnol. Après avoir fini le roman que j’avais emporté (en français), j’entame un roman en espagnol et je m’aide de mon petit dictionnaire pour agrandir mon vocabulaire.

L’hostel est vraiment confortable (feu ouvert, très bons repas, canapés bien agréables, …). Comme on cuisine pas mal, je me dis rapidement qu’il est temps pour moi de commencer à faire quelques randos si je ne veux pas terminer mon séjour en ne rentrant plus dans mes pantalons. Je ferai un autre article sur les randos à faire depuis Isinlivi.

Les jours passent et se ressemblent un peu. Je fais quelques randos (voir prochain article), je cuisine, je m’occupe du feu. Je passe évidemment pas mal de temps le soir avec les différents voyageurs. C’est vraiment très intéressant de voir des gens totalement différents se succéder : des personnes plus âgées qui voyagent avec agence, des petits jeunes sacs aux dos, deux familles avec enfants, des voyageurs solos, des tours du mondistes, … Parfois, le courant passe très bien. Parfois, je préfère rester à discuter dans la cuisine avec la famille qui s’occupe de l’hostel.

En plus d’améliorer mon espagnol, je profite de mon temps libre pour mettre à jour mon blog et préparer la suite de mon voyage accompagnée de mon Lonely. De plus, en m’arrêtant comme cela presque un mois, j’apprends un tas de petites choses sur l’Equateur que je n’aurais jamais pu appréhender autrement.

Avant de partir, j’avais comme à mon habitude, enchaîné pas mal de choses. Terminer mon année universitaire, partir un mois en Thaïlande, travailler un mois dans une banque et puis, boucler les derniers préparatifs. Les derniers jours, je n’arrêtais pas de courir d’un endroit à l’autre alors que je préparais cela depuis environ 6 mois !

Bref, ce temps libre me fait du bien et me permet de terminer ce que je n’avais pas pu faire avant de partir. Bientôt, un nouveau volontaire va arriver et je vais (enfin!) faire à mon tour la boucle.

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