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Huaraz: mes bonnes adresses

P1040915Huaraz, c’est une ville où j’ai passé en tout presque un mois. Si je suis bien sûr venue là pour les randonnées à faire dans la cordillère blanche, j’ai appris à apprécier cette petite ville. Déjà, elle est petite. Il est donc possible de tout faire à pied, ce que j’apprécie fortement. Ensuite, c’est une ville bon marché. Il est donc possible de régulièrement manger à l’extérieur sans exploser son budget. Enfin, j’étais dans un super hostel où je me sentais chez moi. Je vous partage tous mes bons plans.

~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€

L’hostel : El Tambo

Un hostel qui n’est pas sur tripadvisor, qui n’a pas de site internet, qui est pratiquement impossible à trouver si on ne vous l’indique pas ! On pourrait s’attendre à le trouver désert et pourtant, il est quasi toujours plein. Son secret ? Il est génial ! Le gros point fort : la douche avec pression et eau chaude (chauffage de l’eau au gaz). Ensuite, la propriétaire, Mariela et l’employée, Sonia sont toutes les deux très sympathiques et se couperont en 4 pour vous donner toutes les informations dont vous avez besoin. Il y a deux cuisines (une minuscule et une de taille de normale), deux frigos, une terrasse, des cordes à linge, un chat avec des yeux magnifiques (si, ça compte!), … Dès mon arrivée, lorsque j’ai reçu un mate de coca à 6h00 du matin, je me suis sentie chez moi. Les lits sont confortables et si les trois couvertures ne vous suffisent pas, il suffit d’en demander pour en avoir plus. Il y a aussi un service de lavanderia bon marché : 3 sl/kg. J’oubliais, le prix de la nuit : 10 sl ! Bref, si vous voulez trouver cet hostel, rendez-vous en face du stade de foot (près du mercado popular) et empruntez une petite allée. Au fond, à droite, il y a une grille en fer forgé. Là, ouvrez bien les yeux et frappez à la porte de l’hostel.

Le meilleur glacier

Un truc qui m’a tout de suite frappé à Huaraz: il y a énormément de glaciers. Cependant la plupart d’entre eux font des glaces aux noms certes appétissants mais sans goût. Au Rossonero Cafe (Av. Luzuriaga, n° 645, 2ème étage), vous goûterez cependant de bonnes glaces (notamment la glace manjar (=dulce de leche)). Leur brownie n’est par contre pas terrible. La tarte à la noix de pécan est à préférer. Glace 1 boule/2,5 sl ; 2 boules/3,5 sl.

Le meilleur poulet rôti

A la Brasa Roja (av. Luzuriaga 915), on s’y rend pour manger un poulet rôti. 11,5 sl pour 1/4 de poulet avec frites et salade. Le lieu est assez chic mais les prix sont raisonnables. Le poulet est vraiment bon. Silence garanti une fois les plats à table!

Le café le plus sympa

A Huaraz, il y a deux cafés à l’ambiance plus occidentale où l’on peut boire un verre au calme: le California Café (rue 28 de Julio) et le Café Andino (rue Jirón Lucar y Torre, 3ème étage). J’ai testé les deux et je dois dire que le premier a nettement ma préférence. Leur brownie est particulièrement bon, la musique est sympa, les fauteuils confortables et quand on y était, il y avait deux adorables chatons. Ils ont en plus un très, très grand book exchange. (brownie: 5sl, chocolat chaud: 8sl).

Le meilleur marché

Huaraz compte deux grands marchés: le marché populaire et le marché central. Au mercado popular, il n’y a pas besoin de passer devant des étals et des étals de viande. Il y a fruits et légumes, céréales, et produits divers à de meilleurs prix. Au contraire, au mercado central, il faut avoir le cœur bien accroché pour passer devant les bêtes entières et toutes les parties de leur corps. Je commence à avoir l’habitude des marchés mais celui-ci m’a particulièrement soulevé le cœur.

Le meilleur jus de fruits

C’est Jean-Marc, le français rencontré en allant à la lagune Ahuac qui nous amené là. A la jugueria Frutti Frutita (rue San Martin), il y a de nombreux jus de fruits à prix ridicules: 2 sl la jarre (1L) de surtidos (jus mélangé). 7 sl le jus d’orange frais pressé. 4 sl la salade de fruits.

Un bon resto

Teo’s est un resto qui fait de la cuisine péruvienne classique et des pizzas (rue Simon Bolivar, 615). On a testé le lomo saltado (10 sl) et la truite (13sl) et les deux étaient très bons. Il y a également de la limonade, très bonne (7sl la jarre).

Location équipement

Nous avons loué notre équipement (tente, sacs de couchage, matelas et matériel de cuisine) à Andean Kingdom et on a été très content. Surtout des sacs de couchage qui étaient vraiment chauds!

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Huaraz et alentours: le trek Akilpo-Ishinca

Après avoir fait le trek de Santa Cruz, j’avais encore envie de faire un trek. Seulement, en basse saison, il n’y a pas énormément de treks organisés par les agences. De plus, j’étais grandement tentée à l’idée de partir à l’aventure, sac au dos.

Et justement, à mon retour du trek, j’ai rencontré un couple qui venait d’effectuer le trek Akilpo Ishinca. On leur a donc demandé comment cela s’était passé, quel matériel ils avaient, … Katherine, qui partageait le même dortoir que moi, a décidé de se lancer aussi dans l’aventure et on a affiché un mot sur le frigo de l’hostel pour recruter d’autres aventuriers.

Finalement, Elie, un français qui avait fait le Santa Cruz avec moi, a décidé de se joindre à nous. Après avoir dévalisé le rayon nouilles instantanées du supermarché et loué notre matériel, nous sommes partis en bus.

Une fois au village de Honcopampa, différents paysans nous ont indiqué le chemin sans quoi on ne l’aurait probablement pas trouvé. Au début, nos sacs chargés de nourriture, de la tente, de sac de couchage et de matelas nous pesaient beaucoup. Mais on s’habitue à tout!

P1040881Heureusement, le premier jour, nous avons commencé en douceur avec seulement de petites montées longeant la rivière dans une forêt de Quinua, des arbres qui perdent leur écorce fine comme du papier. Une fois sortis de la forêt, on a mangé notre premier lunch.

La vallée Akilpo

La vallée Akilpo

Ensuite, on a continué notre cheminement vers le fond de la vallée. Plusieurs petits ponts à passer qui nous ont permis de rejouer encore et encore la scène de Gandalf: Vous ne passerez pas! Cette première journée s’est achevée par une montée d’environ 1h pour rejoindre la lagune. Objectif du jour atteint: on a tous trouvé deux bâtons de marche pour nous aider pour le lendemain.

DSCN1504Arrivés en haut, je me suis rendue compte que l’on allait devoir dormir sur un lit de caillou. La lagune est en effet au pied d’un glacier et ce n’était pas l’étendue herbeuse que j’imaginais naïvement qui nous attendait. On a cependant trouvé sur la plage entourant la lagune un coin moins pierreux où nous avons planté la tente. Après quelques parties de cartes, on s’est endormis au son des bruits du glacier.

DSCN15175h00, le réveil est matinal mais c’est pour une bonne raison: on veut arriver au col lorsque la neige est encore gelée. 7h00: après un bon petit déjeuner, tout est empaqueté, on commence à chercher le chemin. Seulement, il y a un hic. On comptait sur le temps habituel en montagne: grand soleil le matin et pluie l’après-midi. Mais ce matin-là, nous sommes en plein dans un nuage et on ne voit pas à 10 mètre. On ne sait pas d’où part le chemin ni où est le col! Cela commence mal. On marche en direction de ce qu’on espère être le col. Cependant, après 1h, on se retrouve en fait pratiquement à notre point de départ. On dépose alors nos sacs et on cherche alors plus rapidement des kerns. A cette heure-là, le temps est un peu plus clair et on finit par entamer la montée avec 1h de retard. Celle-ci nous prend 2h.

P10409002 heures qui se terminent par le passage du col enneigé. Là où je passe, j’ai parfois de la neige jusqu’au dessus du genoux et deux fois, je me coince le pied sous un rocher. Sensations garanties. Bon, le col n’est pas grand et si on avait été plus malins, on serait passés sur le côté là où il y avait moins de neige.

P1040904On pense avoir fini le plus difficile. Et bien non! La descente sur la moraine est terrible. Chaque fois que l’on fait un pas, le sol se dérobe sous nos pieds. On est très contents d’avoir des bâtons de marche pour nous aider dans la descente. J’ai cependant cassé un des miens dans la traversée du col. On avance très lentement et chaque fois que l’on pense « y être bientôt » c’est encore bien des difficultés qui nous attendent. On prendra en tout 4heures pour faire cette maudite descente. Le plus difficile est qu’il n’y a aucun chemin et pas plus de kerns. Une fois le refuge en vue, on pensait être tiré d’affaire mais ne sachant pas par où passer, on a dû parfois faire demi-tour face à une voie impraticable.

DSCN1536Bref, à 14h, on l’atteint et on est heureux de s’abriter dans un abri à l’arrière. Nous sommes en effet en basse saison et le refuge est fermé.

Heureusement, les vues sont époustouflantes!

Heureusement, les vues sont époustouflantes!

Dans l’appentis, on décide de faire un feu là où nos prédécesseurs l’ont fait. L’humidité n’est pas de cet avis et on utilise à fond nos briquets pour réussir tant on a envie de la chaleur des flammes. On crame un premier briquet (vive la qualité péruvienne) et au lieu de s’arrêter là, on fait de même avec le second. On se retrouve donc sans moyen d’allumer notre réchaud. Champion! Heureusement, avant de tenter ce feu, on l’avait allumé et on mange alors ce qui sera notre dernier repas chaud.

Dernier jour, on se réveille sous une tente gelée. On plie bagage assez rapidement pressés de rentrer. On prend 3heures pour rejoindre les premières maisons mais comme aucun moyen de transport ne semble sur le point de partir, on avance sur la route et c’est finalement près de 5h de marche que l’on fait ce jour-là, arrivant pas loin de Paltay. Sur la route, un taxi nous prend et nous emmène même jusqu’à Huaraz. On est de retour et c’est à la Brasa Roja que l’on va fêter ce succès.

En pratique :

Prendre un combi qui va vers le Nord (direction Carhuaz) et demander à être déposé à Tarica (2,5 sl). De là, prendre une collectivo (taxi) pour Honcopampa (7 sl). De Honcopampa, juste demander son chemin pour la Quebrada Akilpo. Le chemin démarre sur la droite de la vallée et commence par monter. Ne vous inquiéter pas si le chemin est barré par des pierres et des troncs, c’est pour empêcher les animaux de s’enfuir par là.

Le chemin dans la vallée Akilpo est très simple à suivre. Possible de dormir à côté de la lagune, à condition de trouver un endroit sans trop de pierres.

Pour passer le col, continuer le long de la lagune jusqu’au bout de la « plage » puis monter jusqu’au col en suivant des kerns. Au col, possible qu’il y ait de la neige. Mieux vaut monter un peu et contourner la neige.

Descente assez compliquée, pas vraiment de conseils à vous donner si ce n’est de prendre des bâtons (indispensables). Le refuge est fermé en basse saison, mais un appentis à l’arrière permet de s’abriter.

Le dernier jour, le chemin est très facile et ne fait presque que descendre. Compter trois bonnes heures pour arriver à la route carrossable (premier village Huillac) et 5 heures jusqu’à Paltay (collectivos jusqu’à Huaraz : 2 sl). Possible qu’en chemin, vous trouviez un taxi comme ce fût notre cas. On a payé 6 sl jusqu’à Huaraz.

Location équipement : Tente 4 personnes Marmot : 32 sl/jour, sac de couchage Mammut (très bons) 8 sl/pers/jour, Matelas 3 sl/pers/jour, Matériel de cuisine 10 sl/jour. Achat bouteille de gaz : 18 sl. Au total, on a payé 73 sl/pers pour les trois jours (réduction de 10%). Agence : Andean Kingdom : bons conseils et très bon matériel. Ils font aussi de l’ice climbing.

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Huaraz et alentours: le trek de Santa Cruz

Huaraz est située à 3080m d’altitude et est au fond d’une vallée. Autant vous dire que quand on arrive là pour explorer les environs, il faut d’abord penser à s’acclimater. C’est ce que j’ai fait avec les excursions d’une journée (Laguna 69, Pastoruri, Laguna Wilcacocha, Churrup).

P1040814Une fois bien acclimatée, j’ai fait le tour des agences pour faire le fameux trek de Santa Cruz. C’est un trek de 4 jours/3 nuits à portée de (presque) tous. A Huaraz, toutes les agences le proposent. Cependant, toutes ne l’organisent pas, loin de là. Voici trois noms d’agences qui l’organisent: Ganesa, Galaxia et Montrek. J’ai été voir ces trois agences, leur ai posé de nombreuses questions et me suis finalement décidée pour Ganesa.

Un mardi, 6h du matin, on monte tous dans le mini-bus qui nous mènera au début de la marche après près de 5 heures de route. On forme un groupe de 8 randonneurs: deux Français, un Suisse, deux Espagnols et deux Hollandais. Moyenne d’âge: 25 ans. Notre guide, Marguarita est une petite Péruvienne qui n’arrête pas de rire. L’ambiance est assurée.

P1040686Le premier jour, on ne marche qu’environ trois heures jusqu’au premier campement. Le lunch du midi a déjà effrayé certains gars qui se demandent s’ils vont mourir de faim durant les trois prochains jours. Cependant, avant qu’on n’ait pu entendre le premier gargouillis, voilà que le tea time arrive. Dans une tente « salle à manger » et sur de petits sièges, nous mangeons donc des crackers et buvons du thé. A peine le temps de finir qu’arrive un souper très copieux et fort bon pour du camping.

Le lendemain, le petit déjeuner est lui aussi bien assez grand. Non, on n’aura pas faim pendant ce trek (j’avais lu qu’avec certaines agences, ce n’était pas trop ça). Il est 7h00, on a mangé et on décolle pour la grosse journée: 7h00 de marche avec un col, Punta Union à 4750 m.

punta unionOn commence par une montée lente puis à un moment, Marguarita pointe la montagne en face. « Vous voyez le V? C’est le col ». Vu qu’elle a l’habitude de blaguer, je rigole, me disant qu’on passerait sûrement plus à gauche. Mais non, c’est bien cette grand montée qu’on s’apprête à faire. Alors qu’elle nous annonce, 1h30/2h00, j’arrive en haut après 50 minutes de marche en compagnie d’un Français. Le reste du groupe arrivera dans l’heure et demie.

La vue depuis le col

La vue depuis le col

Passé le col, s’ensuit une grande descente et l’arrivée au camp sous une pluie peu abondante. Le soleil prend le relais et nos affaires sèchent vite. Ce sera notre campement le plus haut (4200 m). Marguarita qui est aussi notre cuisinière, nous surprend avec des tequeños, roulés au fromage pour le tea time. Rapidement, le dîner suit et à 19h00, le thé est pris. On ne va quand même pas se coucher à cette heure? Et bien si! Enfin, on attendra quand même 20h00 avant de céder face au sommeil, ou plutôt essayer. Il n’est en effet pas facile d’avoir assez chaud pour dormir ni de s’endormir aussi tôt.

P1040763Dernier « gros » jour de marche mais pour ce troisième jour, ne nous attend presque que de la descente. Après une petite montée à un mirador pour apprécier les montagnes environnantes, on descend dans la vallée qui a été en partie détruite par un éboulement en 2012. Le dernier campement se trouve à côté de la magnifique rivière. C’est beau mais malheureusement, cela attire aussi les moustiques. Ce soir, c’est pop corn avant le repas!

valléePour le quatrième jour, on ne marche que deux heures afin de rejoindre le village d’où vient nous rechercher un collectivo. Juste le temps de prendre une bière tous ensemble et on rejoint Huaraz.

P1040815Ce soir-là, après avoir pu profiter d’une bonne douche au retour, on s’est tous retrouvés pour manger ensemble une dernière fois.

Merci les mules!

Merci les mules!

Pendant les 4 jours du trek, nous n’avons pas été embêté par la pluie et avons seulement marché 30 minutes sous la pluie. On a peut-être eu beaucoup de chance mais globalement, en saison des pluies, si on part tôt, on peut y échapper.

En pratique :

Agence Ganesa. Prix : 280 sl. Bons sacs de couchage. Demandez à avoir une couverture supplémentaire (inclus dans le prix). Ne prenez jamais un trek via votre hostel ou une agence qui ne fait que sous-traiter. Cela vous permettra de payer moins pour le même service voire mieux. Par exemple, il n’y avait qu’une couverture qu’ils avaient prise pour moi parce que j’étais venue me renseigner sur les conditions du trek. J’ai payé 280 sl quand d’autres ont payé 320sl (même agence au final et mêmes conditions). Négocier le trek ne change rien aux conditions et ne diminue pas le salaire des travailleurs mais la marge de l’agence. Et au contraire, en diminuant le prix payé à l’agence, vous pourrez vous permettre de verser de plus gros pourboires à votre guide et à l’arriero (muletier).

Nourriture très correcte (pas besoin de compléter par des snacks). Bonnes tentes (deux toits, The North Face). Ne prenez pas votre sac à dos mais mettez vos affaires dans un sac en toile (l’agence vous le fournira). Cela évitera que votre sac à dos ne s’abîme ou pire, sente la mule.

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Huaraz et alentours: Pastoruri et la lagune Ahuac

Le glacier Pastoruri

Autant le dire tout de suite, le tour pour le glacier Pastoruri n’a pas été un de mes préférés. Près de 4 heures de route pour arriver au départ de la marche. Une petite trotte sans intérêt de 45 minutes et nous voilà devant le glacier. Oui, c’est beau mais autant de route pour cela, bof. Surtout que par la suite, j’aurai la possibilité d’en voir d’autres des glaciers.

Pastoruri

Le glacier est à 5000 mètres d’altitude et la plupart des visiteurs montent à cheval pour s’éviter la marche. Au retour, arrêt dans un restaurant touristique aux prix « touristes ». Bref, une excursion trop touristique à mon goût.

La laguna Ahuac

Alors que l’on a prévu pour le week-end de partir en trek, les jours qui précèdent on commence un peu à tourner en rond. Quoi de mieux alors pour se bouger que d’aller voir une lagune?

Laguna AhuacAprès un départ assez tardif, on démarre la randonnée qui nous mène à la lagune Ahuac. Ce n’est pas une randonnée très fréquentée et on comprendra vite pourquoi. Dès le départ, le chemin monte assez raidement. Et cela continue ainsi en fait jusqu’au sommet. 2H30 de (grosse) montée ! A la lagune, on rattrape un couple franco-péruvien qui nous explique qu’en effet, la plupart des touristes pas suffisamment acclimatés n’arrivent jamais en haut. Pourtant, le chemin est bien fait. Cette fois-ci, impossible de se perdre. Lorsqu’on aperçoit enfin l’affiche annonçant l’altitude (4560m), on est soulagés. On se prend une bonne pause au soleil et on entame la descente.

Lors du retour, on se rend compte qu’il y a moyen d’entamer cette marche plus bas que là où on l’a commencée. Heureuse d’avoir été déposée suffisamment haut par le collectivo.

De retour à Huaraz, on ira prendre une jarre de Surtidos dans une jugueria qu’ils connaissent et les deux soirs suivants, c’est avec eux qu’on passera notre soirée.

En pratique :

Pastoruri : Tour à 30 sl. Pris à l’hostel El Tambo, avec l’agence Mony Tours. Départ à 8h00. Repas dans un restaurant touristique assez cher donc si vous avez un petit budget, faites votre pique-nique. Entrée du parc Huascaran : 1 jour (10 sl) ou 21 jours (65 sl).

Laguna Ahuac : prendre le collectivo pour Wilcahuain (au croisement de la rue Simon Bolivar et 13 de diciembre) et demander à être déposé au départ du chemin pour la laguna Ahuac. Ensuite, « yapluka » monter.

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Huaraz et alentours: les ruines de Wilcahuain et de Chavin

Un matin, Kate et moi, on est prêtes à partir voir le glacier Pastoruri. A 8h, heure où le bus doit passer nous prendre, le téléphone sonne. Il y a eu un éboulement, la route est donc bloquée.

wilcahuainUn peu dépitées, on décide alors d’aller voir les ruines de Wilcahuain qui sont proches de Huaraz. Un combi plus tard, nous voilà devant le site archéologique. Il y a un petit musée pas très intéressant mais les ruines sont bien conservées. On peut rentrer dans la chullpa principale et mieux vaut ne pas être claustrophobe. Ce complexe a été construit par la civilisation Wari. Le bâtiment s’étend sur trois étages et chaque entrée donne sur un côté différent. La seconde partie du site, Ichtic Wilcahuain, présente des bâtiments similaires mais dont une partie a été détruite.

Pour le retour, on demande au garde à l’entrée du site si le chemin qui mène à Huaraz est indiqué. « Oui, il y a des panneaux à toutes les intersections », nous répond-il. On rigole bien quand arrivées à Huaraz, on n’en aura pas croisé l’ombre. Heureusement, ce ne sont pas les habitants qui manquent pour nous indiquer le chemin.

chavinDeux jours plus tard, nous partons vraiment pour Chavín de Huantar. A nouveau un site archéologique, mais bien plus vieux (3000 AC d’après le guide qui nous a également dit que les archéologues n’avaient pas encore daté le site). Après 4 heures de route, on arrive enfin au site, non sans avoir fait un arrêt dans un restaurant touristique à l’addition particulièrement salée (mais en bon backpackers, on avait fait notre pique-nique). Le site est impressionnant mais la route nous a fatiguée et les commentaires du guide qui n’y connaît manifestement presque rien n’aident pas à s’intéresser au lieu. Aux rares questions que je lui pose, il me répond n’importe quoi (la visite du musée par la suite nous permettant d’en apprendre un (tout petit) peu plus). Après la visite du lieu (assez rapide), on passe au musée. 25 minutes montre en main, notre guide était plus souple sur le temps à passer au resto. Vous l’aurez compris, une visite qui ne m’aura pas enchantée plus que ça. Beaucoup de route pour pas grand chose. A refaire, j’irais par moi-même, passerais une nuit sur place pour avoir le temps de visiter le musée en profondeur et passer assez de temps sur le site.

En pratique :

Wilcahuain : Prendre un combi (1,5 sl) (au croisement de la rue Simon Bolivar et 13 de diciembre) et demander à être déposé aux ruines. Entrée : 5 sl adulte/3 sl étudiant. Possible de revenir à Huaraz par un sentier (+/- 5 km). Le début du sentier est indiqué, ensuite plus rien mais on a croisé pas mal de monde pour nous indiquer la bonne direction.

Chavin : Prendre un tour (30 sl). Agence Mony Tours. Prix de l’entrée: 10 sl adulte/5 sl étudiant. Fermé le lundi. Si vous y aller par vous-même, prix du transport 24 sl aller-retour. L’idéal étant d’y passer alors une nuit pour avoir du temps sur place pour visiter les ruines et le musée.

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Huaraz et alentours: la Laguna Churrup

La laguna Churrup, où savoir reconnaître le danger

Un matin, je pars pour la laguna Churrup. Départ tôt car ici, c’est la saison des pluies. Or, la pluie arrive pratiquement toujours l’après-midi. Plus tôt on part, plus on a donc de chance de l’éviter. La route qui mène à Llupa est en très mauvais état et le vieux combi cahote très fortement. Il nous dépose après le village aussi haut que possible. Je suis ensuite les femmes qui prennent un raccourci pour rejoindre Pitec. Elles habitent Huaraz et font ce trajet tous les jours pour s’occuper de leurs bêtes.

P1040392Une fois à Pitec, je m’inscris auprès du garde, prends une photo de la « plan » sur le panneau d’information (une vaste blague) et démarre la marche.

Au début, cela monte fort puis c’est plus agréable. Je passe un petit bout d’escalade puis continue jusqu’au pied de la falaise. Le garde m’a expliqué qu’il y a deux chemins : un à gauche et un autre à droite, proche de la cascade. Je n’en vois qu’un et je commence donc l’escalade qui mène à la lagune. Malheureusement, il pleut. Les roches glissent et la corde métallique qui était là avant a été retirée (de malheureux randonneurs auraient été électrocutés). A mi parcours, après bien des efforts et des frayeurs, je décide de faire demi-retour. La pluie et le fait d’être seule me dictent la prudence.

Escalade ChurrupLorsque j’irai à Pastoruri, Camille, une française m’apprendra que le lendemain, un homme a chuté sur ces mêmes roches.

La laguna Churrup, clap deuxième

Après cet échec, je google la lagune et découvre qu’il y a apparemment un autre chemin permettant d’atteindre la lagune sans devoir escalader la roche. Après quelques hésitations, je décide d’y retourner, cette fois-ci accompagnée de deux Brésiliennes. En chemin, on rencontre une Française partie seule pour la même rando.

C'est +/- là qu'il faut tenir sa gauche et guetter les kerns.

C’est +/- là qu’il faut tenir sa gauche et guetter les kerns.

On cherche le fameux chemin, tenant notre gauche tant que possible mais on a beau scruté les herbes alentours, on ne le trouve pas. Il fait beau et nous sommes 4. On décide alors de retenter la fameuse escalade. On ne trouve pas non plus le chemin à droite de la cascade et on opte alors pour celui que l’on voit, le chemin passant à gauche (le plus compliqué). C’est difficile mais avec les rochers secs et le fait d’être 4, on réussit toute la montée.Laguna Churup

On est heureuses comme tout en haut et le soleil est lui aussi de la partie pour nous laisser prendre de belles photos.

« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin »

Le temps tourne et l’on doit revenir. Pas question de désescalader les rochers alors on cherche encore et toujours le sentier qui doit pouvoir nous permettre d’éviter cette partie. Après avoir suivi deux sentiers nous menant à rien, on a fini par le trouver ! Arrivées en haut de la crête, on l’aperçoit en fait très bien. Mais lorsqu’on le suit et se retourne, c’est comme s’il disparaissait, englouti par les Itchous (des plantes qui ressemblent à des hautes herbes).

En pratique :

Prendre un combi pour Llupa (3,5 sl) au croisement de l’av. Las Americas et av Gamarra. A 7h30 ou 9h00. De là, soit demander à être déposé + haut que LLupa (5 sl), soit demander à être déposé à Pitec (10 sl). Du point le plus haut de la route de Llupa, prenez un petit sentier qui monte devant une maison puis rejoignez la route qui mène à Pitec. Le matin, suivez simplement les femmes qui vont s’occuper de leurs bêtes.

A l’entrée, payez l’entrée du Parc Huascaran 1 jour (10 sl) ou 21 jours (65 sl). Jusqu’au panneau camping à 500m il n’y a qu’un sentier, impossible de se perdre. Ensuite, soit vous suivez le chemin le plus visible et vous terminez en escaladant, soit vous trouvez en gardant votre gauche et en repérant les kerns le chemin qui passe plus haut et évite la partie escalade. Entretemps, des cordes ont été mises en place mais apparemment elles ne sont pas hyper pratiques.

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Huaraz et alentours: la laguna Wilcacocha et la laguna 69

Arrivée tôt le matin à Huaraz, j’attends que le soleil se lève pour me rendre à mon hostel, situé non loin du terminal Movil Tours. Je vois un voyageur ouvrir un routard Pérou-Bolivie et lui demande où il va. Il se rend justement au même hostel et on y va ensemble. Il est 6h00 quand on arrive et ce, sans réservation. On est cependant très bien accueillis : maté de coca et diverses explications sur la ville, les randonnées à faire, les marchés, les agences d’excursions, … On pose notre sac, déjeune et on rencontre, à ce moment-là, deux Allemandes qui partent faire la même rando que nous : la laguna Wilcacocha.

Laguna WilcacochaOn prend donc un combi qui part en face de notre hostel. Après une vingtaine de minutes, il nous dépose à un pont d’où l’on commence la grimpette. Un sentier coupe la route et nous permet d’admirer le paysage et les petits villages traversés où les paysans travaillent bien souvent sans la moindre aide mécanique ou animale.

P1040305Peu de temps après notre départ, une des deux allemandes décide de s’arrêter et de nous attendre ne supportant pas l’altitude. Après environ 1h30 de marche, on atteint la petite lagune. C’est joli mais le plus grand intérêt, la vue sur la cordillère blanche en face, ne se dévoile pas.

Laguna Chinancocha Le lendemain, lever à l’aube. Le mini-bus vient nous chercher à l’hostel pour 3 heures de route. Si on fait tout ce trajet, c’est pour aller admirer la laguna 69. Mais pour avoir cette chance, il faut le mériter. Non seulement, on se lève tôt mais ensuite, nous attend une marche de 3 heures. Sur la route, on admire d’abord une très belle lagune d’un bleu incroyable, la laguna Chinancocha .

P1040351On adopte un bon rythme vu ce qui nous attend. On atteint d’abord une première petite lagune. On marche ensuite dans une grande plaine herbeuse où paissent pleins de bovinés. Enfin, vient la montée finale. 20 minutes de pente bien raide. Presqu’arrivée en haut, j’ai le cœur qui accélère, du mal à retrouver ma respiration. Je ne suis pas encore acclimatée et le rythme que j’ai pris est trop rapide. Tout devient blanc. Je me couche alors sur le sentier et j’attends que cela passe. Je finis les derniers mètres à petits pas. Là-haut, il fait froid. On a prévu de manger ensemble notre pique-nique au bord de la lagune mais nos doigts gelés nous incitent à redescendre. La descente est facile et vers 16h30, on reprend le bus.

Laguna 69

L’unique photo que j’ai prise de la laguna 69. Je n’étais pas dans un état normal.

En pratique :

Laguna Wilcacocha : prendre un combi devant le stade de foot (avenue Confraternidad international oeste). Prix : 1 sl. Passer le petit pont et suivre le chemin qui croise la route. A la lagune, il y a un panneau comme quoi c’est payant mais il n’y avait personne et nulle part où payer.

Laguna 69 : prendre un tour avec une agence, surtout si vous êtes en basse saison. Sinon, vous risquez de ne pas pouvoir revenir, faute de transport. Prix : 30 sl (agence Mony Tours, pris directement après de mon hostel, El Tambo). Marche de 3h pour monter, moins pour descendre. Prendre son pique-nique et éventuellement son petit-déjeuner avec. Départ : 6h am. Prix de l’entrée au parc Huascaran : 10 sl/journée ; 65 sl/21 jours (obligatoire si vous faites par la suite le trek de Santa Cruz).

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Trujillo et le festival de la Marinera

« La seule chose qui tourne sur terre, c’est leur robe légère ». Alain Souchon

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Après les deux Huacas, changement d’époque, je vais voir la demi-finale du concours de danse de la Marinera. Des couples de tous âges (enfants, adultes, seniors) se succèdent pour exécuter cette danse de séduction. Le crédo de la Marinera?

Somos « Todas las sangres », orgullo de nuestra tierra y como buenos peruanos bailamos la marinera. (Nous sommes « Todas las sangres », la fierté de notre terre et en bons péruviens, nous dansons la marinera)

Ce que j’ai préféré: les costumes des danseurs. Ceux-ci sont très variés, je n’ai pas vu deux fois la même robe. Si les femmes dansent toutes pieds nus, les hommes dansent eux parfois chaussés, parfois également déchaussés. Selon les régions, on voit également des variations comme le poncho ou le chapeau pour les femmes. Entre les différentes catégories, on peut voir les précédents vainqueurs exécuter la danse. C’est beau, mais il est vrai, un peu répétitif. Avec les matracas, énormes crécelles, j’ai la tête comme une cloche et je quitte le Colisée après 4 heures de spectacle (celui-ci continuant encore).

Les fameuses matracas géantes

Les fameuses matracas géantes

Le samedi, c’est le défilé de chars (Gran Corso) de la Marinera. J’ai les infos de l’office du Tourisme mais pour une fois, elles ne sont pas bonnes. Je galère donc à comprendre où passera ce défilé. Celui-ci démarre après plus d’une heure de retard et c’est au pas de course que les chars et danseurs défilent. La municipalité aurait-elle du mal à imposer un arrêt de la circulation pendant plus de 40 minutes? Parmi les divers chars qui défilent, un aura particulièrement attiré mon attention.

Mais que fait l’Atomium à Trujillo?

Cette après-midi-là, il y a le concours national de chorégraphies de Marinera. Je pense aller acheter mon ticket et lire tranquillement dans un parc avant le début des numéros de danses folkloriques. A l’approche du Colisée, je me demande ce qui attire toute cette foule. C’est la file des futurs spectateurs qui attendent pour acheter leur ticket. Alors, me voilà, deux heures à attendre. Le précieux sésame en poche, je rentre enfin pour voir différentes compagnies de danses montrer le meilleur d’elles-même. Les numéros sont très variés, les costumes magnifiques. Certaines compagnies recréent également plusieurs scènes historiques et c’est assez comique de voir danser les Moche^^. Des trois événements de la Marinera auxquels j’ai assisté, c’est celui que j’ai préféré.

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Après Trujillo, direction Huaraz. J’ai pris le bus de nuit Movil Tours. Grand changement en vue. Le terminal, Terrapuerto, qui a a tout d’un aéroport, a réussi à me faire stresser. Annonces aux micros, écrans géants annonçant les départs, salles d’attente, tout y fait penser.

En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€) :

Restaurant végétarien El SOL. 5 sl le menu. « Vrai » végétarien. Pas exceptionnellement bon mais sort du lot. 260 B calle Junin.

Délicieuses glaces artisanales : Panaderia « Fito Pan », à l’arrière de la Plaza de Armas. 2,5 sl/1 boule ; 4 sl/2 boules. Goûtez à la saveur cappuccino ! Vraies glaces comme on en a « chez nous ».

Festival de la Marinera : en 2015, du lundi 19 au dimanche 25 janvier. Concours de la marinera : éliminatoires, demi-finale et finale. Prix pour une place populaire (la moins chère) pour la demi-finale : 20 sl/adulte. Pour la finale : 30 sl. Défilé (Gran Corso) : en 2015, le matin du samedi 23 janvier. Concours de chorégraphies de la marinera : le samedi 23 en fin d’après-midi. En parallèle, il y a également un spectacle équestre de marinera. Toutes les infos à iPeru. (actuellement à cette adresse : Jr. Independencia 467, bureau 106. A côté de l’hôtel Libertador).

Bus pour Huaraz :

Linea : 21h00 : 35 sl. 21H15 : 45 sl (bus VIP). Durée : 7h. Départ depuis 2665 av. America Sur (En face de la Drell).

Movil Tours : 1 bus à 21h40 qui passe par Caraz : 50/65 sl. 1 autre à 22h30 : 45/60 sl. Durée : 7 h. Départ depuis le nouveau Terrapuerto (1,20 sl) (Panamericana Norte KM 558 Moche – Trujillo). Snack, boisson et couverture.

Pour passer par Caraz de jour (et le cañon del Pato) : prendre un bus pour Chimbote (2-2h30) puis un bus pour Caraz (4-5h). La compagnie Yungay Express part de Chimbote à 8h30 am. Le bus de Linea qui faisait Trujillo-Chimbote à 5h30am n’existe plus. Apparemment, America Express a des bus toutes les 20 minutes pour Chimbote depuis Trujillo (lu sur un forum). Pas pu tester cette option, vu qu’à l’office du tourisme, seule l’option Linea m’a été renseignée. De Caraz à Huaraz : 1h30 de trajet.

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