Posts Tagged With: helpx

5ème helpx: Jaén au Pérou

Après Mancora et mon intoxication aux fruits de mer, j’ai enfin rejoint Jaén pour mon premier helpx au Pérou. L’annonce est promettrice, tout est gratuit, je suis très optimiste.

Bien sûr, entre une annonce et la réalité, il y a toujours un pas. Quand je franchis le seuil de ce « Jungle Kibbutz », je suis un peu surprise. Non, je ne suis pas dans une ferme mais en plein milieu de la ville bien que le jardin soit gigantesque. Dans la maison règne un bordel incroyable. La proprio m’explique que son mari est en déplacement pour la conférence climatique à Lima et qu’elle est donc seule avec ses deux enfants, un bébé de 12 mois, Shabbah et une petite fille de 4 ans, Hannah.

Je passe ma première nuit dans le lit de celle-ci, comme elle dort avec sa maman en l’absence du papa et que mon lit n’est pas fait.

Les premiers jours, je suis la seule volontaire et m’occupe quasi exclusivement des enfants. Cela commence assez mal avec la petite fille qui n’en fait qu’à sa tête. Lors d’une dispute avec sa mère, elle cassera une vitre avec une chaise.

Quelques jours plus tard, arrive le premier autre volontaire suivi d’un couple d’américains. Ensemble, on établit un planning de garde des enfants pour respecter les 25h/semaine du helpx. A côté du travail de nounou, on s’occupe aussi de la cuisine. Cependant, pas de jardinage ni de projets d’agrandissement ou d’amélioration de la maison comme annoncé dans la description. Ils ne comptent pas rester longtemps dans cette maison qui appartient à la grand-mère. Ce manque de projet à long terme ne nous donne pas vraiment envie de nous investir et jamais nous ne nous rendons à une pépinière afin de planter des arbres fruitiers.

Un anniversaire au Pérou

Un samedi, alors que Hannah est invitée à un anniversaire, nous l’accompagnons. Nous avons une heure de retard et je suis un peu stressée d’arriver avec autant de retard. Mais dès notre approche, nous nous apercevons que la fête est loin de commencer. A peu près un tiers des enfants sont là et la star du jour, petite princesse de 2 ans, n’est même pas encore arrivée. On fait quelque peu « tâche » dans le décor rose bonbon du thème Minnie. Toutes les mères sont bien habillées et maquillées alors que nous portons nos vieux habits de voyageurs.Anniversaire

A un moment, la grand-mère me point du doigt et demande alentour : « Mais c’est qui celle-là ? » Alors que j’allais balbutier une réponse, une autre mère lui répond que je suis avec Hannah. Cette réponse lui convient. En effet, ici, aux anniversaires, ce ne sont pas seulement les enfants qui sont invités mais aussi leurs parents. Après deux heures d’attente, la fête commence et tout est pareil aux films américains. On se croirait dans « Desperates Housewives ». Des jeunes filles déguisées en Minnie effectuent une chorégraphie et divers bonbons et sucreries sont distribués aux enfants. Il y a bien sûr le traditionnel maquillage. Si les princesses et papillons ont beaucoup de succès auprès de la gente féminine, c’est Spiderman, ou l’Hombre-Araña qui l’emporte chez les garçons. Après 5h à supporter la musique qui nous vrille les tympans, on décide de quitter la fête malgré que le gâteau n’ait toujours pas été découpé. On n’attendait que cela !

Un dimanche au bord de l’eau

Dans ce helpx, les jours se succèdent sans beaucoup de variations. Un dimanche, nous nous sommes rendus au bord d’un fleuve afin principalement d’y boire un coup. C’est là que les Jaenois viennent en famille « descansar », se reposer. Les deux enfants passent tout le temps dans l’eau alors que les adultes peu attirés par la couleur de celle-ci, restent sagement assis à goûter aux multiples tentations culinaires présentes sur les berges.

Fleuve bellavista

Deux fois, nous nous sommes aussi rendus à deux piscines. Jaen en compte plusieurs et lorsque la température s’élève, un petit plongeon fait du bien.

El rincon de la tía lola

Une particularité de Jaen est qu’on ne trouve la nourriture de rue qu’en soirée. En journée, il est donc difficile de trouver churros, picarones (sortes de beignets), empanadas, … Il y a cependant pas mal de jugeria qui servent salades de fruits et cremoladas.

Fêtes de fin d’année

Comme la famille est juive, nous fêtons huit jours durant Hanukkah. Chaque soir, on allume une bougie supplémentaire et les enfants reçoivent des cadeaux. Par contre, qui dit famille juive, dit pas de Noël. J’avais pas trop capté en lisant l’annonce ! Bref, j’organise un petit Noël entre volontaires mais nous sommes priés d’aller le fêter dans la « vielle » maison là où nous dormons. Ils veulent à tout prix ne pas fêter Noël.

Pour le Nouvel An, on cuisine pas mal et commence à manger tout ce que l’on a préparé à 22h00. J’ai eu du mal à attendre jusque là. On a ensuite été faire un tour en ville pour voir les Muñecos bruler. Ce sont des poupées géantes représentant des personnes peu appréciées que l’on brûle à minuit. Il y a également pas mal de pétards et autres feux d’artifice. Le tout laissé sans grande précaution aux mains des enfants.

Muñecos

Lors de mon séjour, j’ai encore eu quelques désordres intestinaux et j’ai décidé d’aller consulter. Résultat, il semblerait que depuis plus d’un mois j’hébergeais deux types de parasites ! Me voilà avec une semaine d’antibiotiques et antiparasitaires juste parfait pour passer un réveillon 100% sobre. Je vous rassure, tout est rentré dans l’ordre depuis. Lors de ma consultation, j’ai demandé à la doctoresse si elle avait une idée d’où cela pouvait venir. D’après elle, c’est uniquement l’eau non bouillie qui cause les parasites. Donc également les refrescos (boissons qui accompagnent l’almuerzo) pour lesquels on a utilisé de l’eau non pure. Elle m’a rassuré en me disant que pour les glaces, il n’y a pas de souci. Ouf ! Sauvée.

En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€):

Trajet Mancora-Jaen : Bus de Mancora à Piura (durée : 4h). Compagnie EPPO : bon marché et sans souci : 16 sl. Bus de Piura à Jaen : départ à 12h30 avec la compagnie Turismo Dias (durée : 8h) : 40 sl.

Piscine Cascada Park : 3 sl/l’entrée. Sanitaires assez sales. Il y a aussi à l’entrée le zoo le plus famélique que j’ai jamais vu. Collectivo depuis la Plaza de armas : 2 sl.

Piscine El rincon de la tia Lola : 3 sl/entrée. Grand toboggan assez sympa. Collectivo depuis la Plaza de armas : 2 sl.

Fleuve bellavista : possibilité d’y aller en collectivo (3,5 sl aller).

Où manger une bonne glace ? Au café y sabor. N’ouvre cependant qu’à 18h00. Cremolada especial (+/- comme un milkshake) à 4,5 sl. Sinon, à la yugueria dans la rue Villanueva (rue qui part de la Plaza des Armas), près de la Curaçao : vrai milkshake pour 3,5 sl.

Où acheter du yaourt ? Un peu partout dans la ville, dans les yugueria à 4 sl/L. Difficile d’en trouver du nature (sans sucre et sans goût).

Où aller se faire soigner ? Polyclinique Arcangel. Ces cliniques sont subsidiées par les pharmacies du même nom et la consultation n’est ainsi qu’à 10 sl. De plus, j’ai trouvé tout le personnel (du garde à la secrétaire, en passant par l’infirmière et les docteurs) très sympathique, souriant, détendu. Si on pouvait avoir un tel accueil en Belgique, ce serait génial.

Categories: Voyage | Mots-clés : , , , , , , | Laisser un commentaire

Troisième helpx ou plutôt tourisme solidaire: Uchucullin

Après le festival de la Mama Negra, me voici en route pour mon troisième helpx. Celui-ci, je l’ai trouvé juste après que le volontariat dans la ferme d’Angelika soit tombé à l’eau. Je me suis soudain rendue compte que j’avais besoin de rapidement trouver un échange de service si je voulais aller dans l’Amazonie. J’en ai trouvé un payant, dans une communauté. J’ai accepté cela me disant que ce serait plutôt du tourisme solidaire. In fine, il y a un peu de cela (on procure une source de revenu à un village où beaucoup de personnes n’ont pas d’emploi) mais aussi, du marketing bien pensé. Cet helpx se situe à Uchucullin, une petite communauté constituée en fait d’une grande famille élargie. Cette communauté est à 25 minutes de bus de Tena, ce qui la rend très accessible.

Un papillon digne d'un tableau de maître. Vu près de la Laguna Azul.

Un papillon digne d’un tableau de maître. Vu près de la Laguna Azul.

Arrivée au bureau de l’agence de tourisme tenue par un membre de la famille, j’ai la mauvaise surprise de me voir demander immédiatement de payer la totalité de mon séjour. Je suis toujours à Tena, je n’ai donc pas encore vu où j’allais dormir ni les autres volontaires. Je refuse net. On me demande également une copie de mon passeport. Je n’en ai qu’une et souhaite la garder. Comme je ne cède pas, on se rend à la maison des volontaires et je m’installe.

Je suis en compagnie de 6 autres volontaires. Un couple d’américains et leur fille, deux québécoises, Marie-Hélène et Catherine et un français, Mathieu. La maison est confortable (il y a l’eau et l’électricité, ouf!), les autres volontaires sont sympas et le lendemain, je découvre qu’on ne travaille qu’entre 3 et 4h par jour, le matin (plutôt 3h avec des pauses dans ces heures).

Pendant mon séjour, nous avons terminé de défricher ce qui sera le potager. Le couple d’américains qui termine un mois de volontariat a défriché le reste du terrain (les 4/5e) et déjà planté des ananas et du manioc. Le premier jour, on a aussi semé les futures plants (poivrons, concombres, tomates, tomate de arbol, pitayas, …) et préparé de grands bacs que l’on a rempli de terre pour les accueillir quand ils seront plus grands. Le couple d’américains a également planté un mandarinier qu’ils avaient acheté la veille.

Semis de Pepino (concombre)

Semis de Pepino (concombre)

Les jours qui ont suivi, on a défriché à la machette. Dès le premier jour, on a tous eu des ampoules. Je me suis ensuite acheté des gants, bien utiles pour ce genre de travail. On a également nettoyé tout ce que l’on a coupé. Une fois arrivé au bout de cette petite jungle, on a commencé à semer des plantations en pleine terre, du maïs et du manioc. C’était agréable de voir le travail avancer (à 4 volontaires + un membre de la communauté, chaque jour, notre travail était bien visible).

Lignes pour le maïs.

Lignes pour le maïs.

Le vendredi, les autres volontaires ont été faire une cérémonie d’Ayahuasca (cérémonie de « nettoyage » spirituel en compagnie d’un shaman durant laquelle les participants boivent une boisson hallucinogène). Le responsable de l’agence liée au programme de volontariat m’a alors proposé de joindre un tour organisé pour deux touristes. Comme le tour était « gratuit » pour moi (je ne devais payer que les entrées), je me suis dit que c’était une opportunité unique. On a été voir plusieurs communautés ainsi que Misuhualli, la plage aux singes. Cependant, ces traditions indigènes mises en scène afin d’en faire une source de revenu me font penser à un zoo, et je n’étais pas plus intéressée que cela par cette « découverte des communautés ». Ce que je n’ai vraiment pas apprécié, c’est qu’on m’a demandé de payer 20$ au lieu des 15 maximum dont on m’avait parlé la veille. Cela aurait pu être une simple erreur de communication mais les autres volontaires ont dû également payer le shaman 10$ de plus que prévu. Ce n’est apparemment pas exceptionnel.

Cascade Pimpilala

Cascade Pimpilala

Je regrette un peu d’avoir choisi ce helpx à la va-vite. Même si on peut voir cela comme du tourisme solidaire plutôt qu’un échange de service, le simple fait de payer modifie totalement les relations que l’on peut avoir avec les personnes avec qui on travaille. Ce qui est vraiment dommage parce qu’on a surtout travaillé avec le frère du gérant de l’agence de tourisme, qui nous a emmené (gratuitement) voir la Cascade Pimpilala (superbe avec un chemin assez aventureux pour y arriver) et la Laguna Azul avec des vélos qu’il nous a prêté (toujours aussi gratuitement). Lui, passait régulièrement nous voir à la maison des volontaires juste pour discuter. D’ailleurs, il travaillait la nuit comme gardien dans une école et travaillait encore avec nous la journée. Pendant son temps libre, il passait encore du temps avec nous. Il nous a également emmené faire un tour dans la jungle pour nous montrer différentes plantes et nous expliquer les usages que l’on peut en faire.

Laguna Azul

Laguna Azul

Le week-end suivant, il est également venu nous rejoindre à Baños pour aller à la Casa de Arbol.

FleurEn pratique :

Helpx à Uchullin 6$/jour. Nous devions nous occuper de notre nourriture (heureusement, en Equateur, cela ne coûte vraiment pas cher). La cuisine n’avait pas de four mais John, l’Américain qui a quitté la communauté peu après mon arrivée, m’a appris à faire du pain et de la pizza sans four (respectivement à la vapeur dans deux casseroles et à la poêle).

Categories: Voyage | Mots-clés : , , , , , | Un commentaire

Second helpx: une ferme près de Santo Domingo

Sur la route de Santo Domingo

Un lundi, je me rends chez Angelika avec qui je dois commencer un échange de service le lendemain matin. Je serai sa première volontaire dans la ferme qu’elle convertit en bio. Angelika vit depuis plusieurs années en Equateur et est guide dans l’Amazonie. Elle a décidé d’acheter une ferme dans la jungle et d’y pratiquer la permaculture. J’ai eu vent de son projet, via Rafael, un français qui était de passage au Llulu Lama.

Après s’être arrangées pour se rendre ensemble à la ferme le lendemain, Angelika me prête un GSM pour pouvoir me prévenir en cas de besoin. Le lendemain matin, je me lève tôt et découvre malheureusement un sms m’annonçant qu’en raison d’un gros pépin de santé (dont j’étais déjà au courant), il ne sera pas possible d’aller à la ferme. Elle m’appelle ensuite pour m’expliquer qu’elle ne pourrait pas quitter Quito avant deux semaines laissant en stand by la ferme. Il est 7h35, mon échange de service vient de tomber à l’eau.

Ayant pu sentir le vent tourner, j’avais plus ou moins prévu le coup et déjà noté quelques numéros de téléphones d’autres helpx. J’appelle donc derechef Christian, avec qui j’avais déjà échangé des emails quand je cherchais mon premier helpx. Il me dit qu’il a un lit de libre et m’explique comment venir puis j’arrive au bout du crédit restant sur le GSM prêté par Angelika. Le locutorio est encore fermé et je dois encore aller rendre le GSM au Nord de Quito. Vu que mon sac est déjà fait, je décide de partir et de retenter de joindre Christian en chemin. Après tout, je sais comment me rendre à sa ferme et un lit m’attend. Que demander de plus ?

Après avoir déposé le GSM, j’essaie de joindre à nouveau Christian mais celui-ci n’a plus de réseau. Tant pis, je continue ma route. Pas envie de perdre encore une journée.

hamac

J’arrive à Santo Domingo quelques heures plus tard. Grâce à un taxi et aux instructions que Christian m’avait données, j’arrive à la maison de son père. Celui-ci m’amène jusqu’à la ferme située à 10 minutes de la route. Sur le chemin, son père me montre quelques arbres fruitiers : avocats, oranges, cacao. J’hallucine mais je n’ai pas encore tout vu. Dans sa ferme, Christian a aussi des papayes, des bananes (beaucoup de bananes), du manioc (yuca), du maïs, du gingembre, de la citronnelle (hierba luisa), du basilic (albaca), des fruits de la passion (maracuyas), … Il me fait faire le tour du propriétaire et me montre mille plantes aux multiples vertus.

Je découvre en même temps que la ferme n’a ni eau, ni électricité. Ah. On s’éclaire donc à la bougie (la nuit tombe à 18h en Equateur!). Difficile de lire ou cuisiner en soirée. Pas non plus de frigo bien sûr et pourtant il fait chaud. Pour l’eau, on a une rivière à environ 10 minutes à pied. Et pour que ce soit plus drôle, pour ramener l’eau, c’est une grande montée que l’on doit parcourir.

Le premier soir, je rencontre Rama qui est présent dans la ferme depuis 7 mois et donne des cours de yoga tous les matins. En plus de vous étirer le corps et l’âme, il est aussi un roi en cuisine. Avec lui, j’ai appris à faire des patacones avec des bananes vertes et des arepas à base de maïs à tremper. Chaque fois que l’on s’imaginait mourir de faim en voyant le peu de nourriture présent dans le garde à manger, Rama nous sortait de son chapeau un repas que nous étions incapables de finir.

En plus de Rama, il y avait Lily et Sebastian, deux artistes présents également pour une longue durée. Parmi les volontaires helpx, 4 autres français, un couple qui fait le tour du monde en 5 ans (mas o menos) et deux frères partis « tant que l’argent durerait ».

La salle à manger

Si Christian a bien plein de projets pour sa finca (ferme), il n’était cependant pas très présent ou directif pour nous donner des instructions. De petites tâches en petites tâches, il faut bien dire que j’ai passé pas mal de temps à lire « Voyage au bout de la nuit » dans un hamac.

Une expérience en demi-teinte donc. Une nature assez incroyable, une ferme avec pleins de possibilités mais peu de travail et pas beaucoup d’occasions d’apprendre de nouvelles choses. Un peu dommage même si rien que pour l’expérience culinaire et de confort, cela valait le coup de tenter l’aventure. En effet, nous mangions végétarien (ce qui ne me dérange pas) mais en plus, on mangeait très rarement des produits laitiers vu que nous n’avions pas de frigo. Les oeufs étaient également bannis et les féculents en raison des difficultés d’approvisionnement n’étaient pas toujours très présents. Bien que notre table ait toujours été bien remplie, j’ai rapidement eu un rejet des fruits et légumes. A la fin, je ne mangeais plus que le riz à table n’étant plus le moins du monde tentée par le chou-fleur. En rigolant, on parlait de la ferme comme de Ko Lanta vu qu’on n’arrêtait pas de parler de bouffe et qu’on mangeait beaucoup de manioc et de bananes.

Et de temps en temps, on fait des rencontres sympathiques… (oui, c’est bien une cruche d’environ 2,5L).

Tarentule

L’autre bémol est que cette ferme était payante bien que bon marché (6$ pour l’hébergement et la nourriture). Cependant, si cela n’avait pas été le cas, je n’aurais probablement pas pu débarquer à la dernière minute comme je l’ai fait. J’ai donc pour la suite décidé de m’y prendre un peu plus en avance.

Categories: Voyage | Mots-clés : , , | Laisser un commentaire

Isinlivi et le Llullu Llama : un helpx d’un mois

Après le marché de Saquissili, j’ai dit au revoir à mes compagnons de voyage et pris le bus pour Isinlivi. Jamais entendu parler ? Normal. Isinlivi est un tout petit village paumé au milieu de la nature le long de la boucle du Quilotoa.

La boucle du Quilotoa, c’est une série de villages qu’il est possible de rejoindre en randonnant de l’un à l’autre. Cette boucle est assez peu touristique (il est très probable de ne croiser aucun autre touriste sur une journée) et dans chaque village, il y a des hostels près à vous héberger. Pas besoin donc de tentes ou d’équipements spéciaux. Je vous en reparlerai quand à mon tour, je l’aurai fait cette boucle (qui n’en est pas vraiment une, en réalité).

J’arrive donc au LluLlullu Llamallu Llama, hostal charmant et c’est Steffie et David, un couple d’Allemand et précédents volontaires, qui m’accueillent et me montrent toutes les ficelles de mon rôle. En effet, j’arrive ici pour un mois de travail. En échange, je suis logée et nourrie et je peux en matinée faire des randonnées dans la région. Je peux également utiliser le spa.

Pour rappel, Helpx est un réseau qui permet de trouver des volontariats. Après avoir payé une cotisation de 20€ pour 2 ans, vous avez accès aux annonces pour tous les pays. Vous créez votre profil et vous n’avez plus qu’à demander à des hôtes s’ils peuvent vous accueillir. Les conditions varient d’un helpx à l’autre donc renseignez-vous bien avant de commencer.

Le premier soir, l’hostel est bien rempli, 17 personnes ! Nous sommes au début de la basse saison et c’est exceptionnel. Premier coup de feu pour moi qui me permet de me familiariser avec la plupart des tâches que j’aurai à remplir. Au départ, j’avais prévu d’arriver deux jours plus tard quand ce couple devait quitter l’hostel mais finalement, je suis arrivée le jeudi pour pouvoir combiner le trajet avec le marché de Saquissili. Et heureusement ! Sinon, je n’aurais eu qu’un petit fascicule pour savoir quel était mon rôle !

3 jours plus tard, Steffie et David s’en vont continuer leur voyage et je me retrouve seule à tenir la barque. Très vite, je trouve mon rythme, prend des habitudes et avec le flot des voyageurs qui diminue, j’ai de plus en plus de temps libre.

Mon espagnol s’améliore rapidement puisque Gladys, la cuisinière, ses cinq enfants et David, son compagnon, parlent exclusivement l’espagnol. Après avoir fini le roman que j’avais emporté (en français), j’entame un roman en espagnol et je m’aide de mon petit dictionnaire pour agrandir mon vocabulaire.

L’hostel est vraiment confortable (feu ouvert, très bons repas, canapés bien agréables, …). Comme on cuisine pas mal, je me dis rapidement qu’il est temps pour moi de commencer à faire quelques randos si je ne veux pas terminer mon séjour en ne rentrant plus dans mes pantalons. Je ferai un autre article sur les randos à faire depuis Isinlivi.

Les jours passent et se ressemblent un peu. Je fais quelques randos (voir prochain article), je cuisine, je m’occupe du feu. Je passe évidemment pas mal de temps le soir avec les différents voyageurs. C’est vraiment très intéressant de voir des gens totalement différents se succéder : des personnes plus âgées qui voyagent avec agence, des petits jeunes sacs aux dos, deux familles avec enfants, des voyageurs solos, des tours du mondistes, … Parfois, le courant passe très bien. Parfois, je préfère rester à discuter dans la cuisine avec la famille qui s’occupe de l’hostel.

En plus d’améliorer mon espagnol, je profite de mon temps libre pour mettre à jour mon blog et préparer la suite de mon voyage accompagnée de mon Lonely. De plus, en m’arrêtant comme cela presque un mois, j’apprends un tas de petites choses sur l’Equateur que je n’aurais jamais pu appréhender autrement.

Avant de partir, j’avais comme à mon habitude, enchaîné pas mal de choses. Terminer mon année universitaire, partir un mois en Thaïlande, travailler un mois dans une banque et puis, boucler les derniers préparatifs. Les derniers jours, je n’arrêtais pas de courir d’un endroit à l’autre alors que je préparais cela depuis environ 6 mois !

Bref, ce temps libre me fait du bien et me permet de terminer ce que je n’avais pas pu faire avant de partir. Bientôt, un nouveau volontaire va arriver et je vais (enfin!) faire à mon tour la boucle.

Categories: Voyage | Mots-clés : , , , | Un commentaire

Mon budget pour un an en Amérique Latine

comptesQuand on demande à un voyageur combien de temps il compte voyager, beaucoup répondent: jusqu’à ce que je n’ai plus d’argent. Et il est vrai que voyager demande un minimum de ressources. Il est loin d’être inutile de se poser et de réfléchir au budget que l’on souhaite allouer à son voyage en compte l’avant (les préparatifs), le pendant (la majeure partie du budget) et éventuellement prévoir une certaine somme pour le retour. Avant de partir en Thaïlande, on n’avait pas budgetté notre voyage en se disant simplement qu’on voyagerait « pas cher ». A un moment, on a quand même dû se mettre d’accord sur un montant total approximatif pour s’adapter en fonction de ce qu’on dépensait réellement.

Avant le départ

Un poste non négligeable est l’ensemble des dépenses que l’on fera avant même d’avoir mis le pied à l’aéroport. Cependant, par rapport à certains montants que j’ai lu sur des blogs de voyage, je m’en sors bien, voire même très bien !

Au total, j’ai dépensé avant de partir 1338€. Une somme que j’étais loin d’imaginer avant de faire mes comptes. La majeure partie de cette somme est constituée du billet d’avion (653,56€) et de l’assurance voyage (297€). Les 380€ restants sont constitués de matériel (vêtements dont une veste imperméable à 79€), de médicaments (très peu) et du passeport (89€ mais est valable 10 ans).

Pendant le voyage

Sur place, j’ai 6 000€ pour un an. Cela me permet d’avoir 20€/jour tout compris, ce qui est assez juste. Cependant, quand on voyage lentement, on ne fait pas des activités chères tous les jours. On peut aussi se permettre de prendre des transports plus lents et moins chers (ne pas prendre l’avion). Avec les échanges de service comme helpx, je vais aussi économiser pas mal, ce qui me permettra de faire plus de dépenses éventuellement à d’autres moments.

Les randonnées et treks quand on les fait sans agence, cela ne coûte vraiment pas cher. Par exemple, si vous faites la boucle du Quilotoa, vous paierez chaque jour votre hébergement et un peu de bouffe à côté et c’est tout.

Il faut savoir aussi que les pays où je compte passer le plus de temps (Equateur, Pérou, Bolivie) sont trois pays très bons marchés, notamment au niveau des transports et hébergements. Pour le Chili et l’Argentine, déjà, je ne compte pas y passer très longtemps mais aussi ce sera l’occasion de faire un peu de couchsurfing.

Pour tenir ce budget et savoir où j’en suis, je fais mes comptes et note toutes mes dépenses dans un petit carnet. Je fais cela très régulièrement pour que cela ne me prenne pas plus de quelques secondes et cela me permet de visualiser les différents postes. Par exemple, j’ai fait la descente en mountainbike du Cotopaxi pour 50$ mais en moyenne, sur ma semaine, je n’ai pas dépassé mon budget de 20€/jour parce que toutes mes activités ne coûtaient pas aussi cher.

On verra dans un an si j’ai pu tenir ce budget!

Categories: Budget, Préparatifs | Mots-clés : , , , , , , | 2 commentaires

Echange de service – Helpx, workaway, woofing, job for bed et volunteers base

Ne trouvant pas de volontariat correspondant à mes critères. J’ai finalement décidé de me tourner vers une autre sorte de volontariat ou plutôt un échange de service. Il existe en effet des réseaux permettant de mettre en contact des volontaires qui souhaitent travailler en échange de l’hébergement et la nourriture. Le travail n’a généralement pas pour but un objectif caritatif (mais ce n’est bien sûr pas exclu et bien souvent, ce sont des endroits ayant certaines valeurs qui font appels à de tels volontaires). Voici 4 sites internets qui organisent cette mise en relation:

  • Helpx. Les personnes ou associations qui cherchent des volontaires postent leurs annonces sur ce site et à vous d’organiser ensuite votre séjour. En général, on considère que le travail attendu est de 5 heures/jour, 5 jours/7 (soit 25 heures/semaine). Cela vous laisse plein de temps pour circuler et visiter aux alentours ou tout simplement passer du temps avec d’autres volontaires. Il y a une cotisation de 20€/2 ans qui vous permet de voir les commentaires des précédents volontaires, l’adresse email et postale de la personne, … C’est à ce réseau que je me suis inscrite. Il est très développé en Australie et en Nouvelle Zélande mais il y a quand même 65 lieux pour l’Equateur. Ces lieux sont assez variés: pas mal d’auberges de jeunesses, quelques familles qui souhaitent un coup de main, des associations (mais alors elles demandent le plus souvent une participation), des fermes, …
  • Workaway. Idem que Helpx. Si j’ai choisi Helpx, c’est parce que j’ai lu que ce réseau était plus régulièrement mis à jour et que les annonceurs sur Workaway donnaient moins facilement de réponses et étaient parfois fictifs. Je n’ai pas testé moi-même et ici, en Equateur, j’ai rencontré une Québequoise qui l’utilisait sans souci. En conséquence et vu que cela ne coûte pas très cher, vous pouvez toujours vous inscrire aux deux réseaux pour multiplier les opportunités. Cotisation : 23€/2 ans pour avoir accès à toutes les informations. Site un peu plus « funky ».
  • Woofing. C’est de nouveau le même principe mais uniquement dans fermes bios. Après, j’ai lu que toutes les fermes inscrites n’étaient pas forcément bios et certaines même assez industrielles. Pas testé mais j’en ai eu de très bons échos. Le hic, c’est qu’il faut s’inscrire par pays, l’addition devient donc un peu salée si vous changez régulièrement de pays. Vous trouverez les sites nationaux sur le site international.
  • Job for bed. Beaucoup moins connu que les précédents sites. Payant également (39€ à vie ou 15€/an). Semble plutôt développé en Europe.
  • Volunteers Base. Idem que Helpx et Workaway mais gratuit. Cependant, ce petit nouveau dans le monde des réseaux d’échange n’est pas encore très connu et il n’y a donc pas énormément d’opportunités de travail (de nouveau, en Océanie, c’est plus développé). Après, autant le faire connaître au maximum pour qu’il se développe.

Un article de blog que j’ai trouvé intéressant écrit par deux voyageurs qui ont testé la formule échange de service à plusieurs reprises. Un autre article où une voyageuse explique ce que lui a apporté son échange helpx. Et à venir, mes propres expériences !

Categories: Projet | Mots-clés : , , , , , | 5 commentaires

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :