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Cordoba

Musée historique provincial

Musée historique provincial

J’arrive à Cordoba lors d’une grève des bus. Je pars donc à pied à la recherche de mon hostel. Même si j’avais prévu de me reposer, je vais visiter un musée vu qu’ils sont gratuits le mercredi. Le musée historique m’a plus plu pour son architecture, une ancienne maison coloniale, que pour son contenu mais j’ai malgré tout pu apprendre quelques faits intéressants.

musée historiqueA Cordoba, j’ai pu effectuer un Free walking tour. Comme (presque) toujours, c’était génial. Pleins d’informations intéressantes, de mises en lumière de petits détails à côté desquels je serais autrement passée, de suggestions de musées ou lieux à voir.

L'art de faire du nouveau vieux

L’art de faire du nouveau vieux

Visite plus sérieuse ensuite, le musée de la mémoire. Comme souvent en Amérique Latine, pas d’informations données sur ce musée à l’office du tourisme, il ne figure pas non plus sur la carte de la ville. Un lieu pourtant très important pour comprendre l’histoire de l’Argentine qui continue d’influencer le présent. Les procès des tortionnaires et responsables de plus sombres heures de l’Argentine continuent encore et des petits-enfants nés en captivité de mères aujourd’hui « disparues » sont encore découverts (la disparition était synonyme de mort sous la dictature). Ce musée se situe dans un ancien centre de détention, le « D-2 ». Pour rappel, la dernière dictature en Argentine (Videla) s’est déroulée de 76 à 83. Depuis, ce pays connaît sa plus longue période de démocratie.

estancia Alta GraciaRetour ensuite à la période coloniale pendant laquelle l’Argentine a connu les missions jésuites (jusqu’en 1767 date de leur expulsion). Les jésuites, ordre chrétien, étaient venus évangéliser les indigènes. Pour subvenir à leurs besoins, ils ont créés des estancias, unités économiques de production. Ils « produisaient » notamment des mules qui servaient dans les mines de Potosi. A Alta Gracia, j’ai visité le musée des estancias jésuites. Intéressant d’en apprendre plus sur ce pan de l’histoire Argentine, surtout qu’il y avait une visite guidée. Dans cette petite ville, située non loin de Cordoba, j’ai également visité la maison du Che. Pas hyper intéressant et comme tous les musées traitant d’un fait ou personnage historique en Amérique Latine, pas du tout critique. Mais comme je venais de lire le carnet de voyage du Che en Bolivie (très barbant au passage, mais c’est tout ce que j’avais trouvé dans un book exchange), j’étais dans le sujet. A Cordoba même, il est possible de visiter la manzana jesuitica (bloc de maison jésuite). Très intéressant également surtout qu’ils ont créé la première université du pays, université aujourd’hui publique et totalement gratuite (même pour les étrangers). Là aussi, il y a une visite guidée très intéressante.

Le soir, petit spectacle sympatoche, un son et lumière au paseo del buen pastor. J’y suis même revenue une seconde fois avec Ellen que j’ai recroisé par hasard dans la ville. Cela dure 20 minutes, c’est gratuit et c’est assez bien fait. En plus, les spectacles ne sont pas toujours les mêmes (je ne sais pas s’ils varient en fonction du jour ou de l’heure). Un peu avant, on s’est rendues au musée des femmes. J’espérais un musée parlant de femmes illustres d’Argentine, de féminisme et d’évolution de la condition des femmes. Au lieu de cela, on a trouvé un petit musée dont les œuvres d’art ont été réalisées par des femmes. Petite déception.

législatureUn peu par hasard, je suis entrée dans la législature de Cordoba. Cordoba, comme les 27 provinces d’Argentine (Etat Fédéral) possède sa législature. Il y a peu, cette législature était même bicamérale. Aujourd’hui, elle n’a « plus » qu’une chambre. Bon, étant Belge, je n’ai rien à dire sur la complexité du système législatif Argentin. Normalement, la législature ne se visite pas mais en faisant un beau sourire, la dame de la réception s’est dit que ce serait vraiment dommage que je ne puisse pas visiter le bâtiment. Elle m’a donc fait faire le tour du propriétaire en visite VIP.

 

 

 

En pratique

Hostel 531. Rivera indarte 531. 85 pesos si vous réservez par hostelworld, 110 sur place (j’ai négocié de payer le premier prix mais normalement ils n’acceptent que si vous faites effectivement la réservation). Petit-déjeuner inclus de qualité. Cuisine qui manque d’ustensiles mais sinon bien équipée. Activités prévues (film, asado, …). Douche de qualité. Un peu excentré mais le centre est assez vite rejoint à pied. Près du marché.

Musée de la mémoire. Passage Santa Catalina (entre la cathédrale et le cabildo).

Free walking tour « La docta ». Voir sur leur site internet pour les horaires.

Musées gratuits le mercredi.

Musées des femmes : gratuit. Rivera Indarte 55. Ma-Sa : 10-20h. Musée d’art dont tous les auteurs sont des femmes.

Musée historique provincial Marques de Sobremonte. 15 pesos. Lu-Ve : 9h30-14h30.

Manzana Jesuitica (musée historique de l’université nationale de Cordoba) 10 pesos. Visite en EN à 10h et ES à 11h (autres horaires l’après-midi).

Paseo del buen pastor : av. Hipolito Yrigoyen 325. Spectacle de fontaines, le soir aux heures piles : 19, 20, 21, 22h tous les jours. 23h le vendredi et samedi. Gratuit.

Législature de Cordoba. Normalement, cela ne se visite pas mais un sourire ouvre toutes les portes.

Glacier: les glaciers Venezia (chaîne uniquement présente à Cordoba et Alta Gracia) font de la très bonne glace, à un prix démocratique et avec de nombreux goûts très variés (crocantina – cachuètes caramélisées, mantecol – un biscuit et toutes les variations autour du dulce de leche valent la peine).

Alta Gracia

28 pesos en bus, compagnie Sarmiento. Sort du petit terminal : prendre la rue Buenos Aires depuis la place San Martin et prendre une rue gauche juste avant le bd Pte Arturo Illia.

Musée de l’estancia jésuite. 20 pesos. Ma-Ve : 9-13h et 15-19h. Sa-Di et jours fériés : 9h30-12h30 et 15h30-18h30.

Maison du che. 75 pesos adulte/ 45 étudiant.

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Cafayate

QuebradaCafayate, c’est le village qui va grandement améliorer l’opinion que j’ai de l’Argentine. Parce que jusqu’ici le Nord-Ouest Argentin m’a plutôt déplu. Avant de m’y rendre, je ne savais pas trop ce que l’on pouvait y faire. Juste que l’on peut y déguster du vin. Cela tombe mal, je n’en bois pas.

La rando des cascades

cascadeDès mon premier jour cependant, grâce aux bons conseils d’un Coréen, je marche jusqu’aux cascades. Je ne sais pas à quoi m’attendre et suis juste contente de marcher. Après une première partie bien ennuyeuse sur une route sablonneuse, j’atteins le « début » de la rando. On me conseille de prendre un guide et bien sûr, je n’en fais qu’à ma tête et pars toute seule.

cactusAu début, je suis un peu la rivière, un peu les gens devant. Quand ceux-ci se font plus rare, je me transforme à nouveau en trappeuse et suit ce que je prends pour des traces au sol. Je suis peut-être un troupeau de chèvre mais peu importe, puisque je ne me perds pas.

cascade 2La marche n’est pas une petite randonnée tranquille mais est agrémentée de nombreux rochers à escalader. Parfois, la nature a mis sur notre route des obstacles, éboulements, rocs, cascades, … et à nous de trouver notre chemin. C’est amusant mais surtout très joli. L’eau descendant en cascade des hauteurs produit un son que j’adore. Les cactus, les chèvres (j’en croise vraiment), le soleil, tout est idyllique. Plusieurs fois, c’est assez aventureux mais je n’en suis que plus fière une fois l’obstacle passé. Arrivés au bout avec deux couples d’Argentin, on savoure le moment avant de rentrer au village. En chemin, on croise un groupe de six Anglais… accompagnés d’un guide.

rocher

Las cabras de Cafayate

chèvresLe lendemain, je vais visiter un élevage de chèvres qui produit du fromage. Pour l’anecdote, ils ont créé cet élevage pour fertiliser les vignes avec leurs déjections. Les chèvres se reproduisant, les propriétaires ont décidé de se lancer dans cette aventure. Aujourd’hui, les propriétaires des vignes et des chèvres continuent ces deux aventures en symbiose. Les chèvres mangent le résidu de la presse des raisins (peau et pépins) qui leur apportent vitamines et pleins de bonnes chose et leurs excréments servent à amender la terre. Et la boucle est bouclée !

Musée du vin et de la vigne

Cafayate, c’est le royaume du vin. Bien que ne buvant pas de vin, j’ai quand même été visiter le musée du vin et de la vigne récemment ouvert. Un musée très (trop) moderne et assez complet. Même si j’aime beaucoup les muséographies modernes, je trouve qu’ici ils ont poussé le bouchon un peu trop loin. Intéressant tout de même.

La Quebrada de las Conchas

vélosCafayate, c’est aussi et surtout la Quebrada de las Conchas. J’ai déjà pu entrapercevoir cette vallée sur la route me menant de Salta à la ville. C’est un pur miracle de la nature. Tout le long, on peut s’arrêter pour de nombreux points de vue ou chefs-d’œuvre d’architecture naturelle. Si la plupart des touristes la visite en voiture qu’elle soit louée ou menée par une agence, Clara et Ellen, deux voyageuses du Minessota et moi, on a décidé de le faire à vélo. Il y a trois loueurs de vélo dans la ville et Ellen et moi, on a bien sûr choisi le moins cher. Nos cuisses nous en ont un peu voulu dans les montées.

Garganta del diabloLa solution la plus simple et la plus agréable, c’est de prendre le bus jusqu’à la Garganta del Diablo et de revenir à bicyclette ! On a pris notre temps, toute la journée basiquement et on a profité de cette beauté incroyable.

obelisco50 km ponctués d’arrêts pour mieux apprécier les étrangetés forgées par le vent, la pluie, les mouvements de la croute terrestre. Vu que toutes les trois, cela faisait longtemps qu’on avait plus de fait de vélo, je ne vous dis pas comme à la fin de la journée « on avait mal occupé notre jeunesse ». Comprenne qui pourra.

Et pour éliminer

Autre spécificité de Cafayate et qui devrait définitivement vous convaincre que c’est LE lieu à visiter en Argentine, c’est qu’il y a beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup de glaciers. Oui. Des glaciers. Je n’en ai testé que deux, le deuxième m’ayant beaucoup plu, j’y suis restée fidèle.

Un hostel sympa

Cerise sur le gâteau, ou base solide d’un bon séjour, c’est selon, l’hostel où je logeais était « buena onda ». La buena onda, c’est la bonne ambiance, l’hospitalité, la générosité, une notion aux contours flous mais pourtant concrète.

Célébration du 1er août à la Pachamama

La Terre a faim!

La Terre a faim!

La samedi 1er août, nous nous sommes tous rendus à San Antonio pour la célébration annuelle à la Pachamama (la mère terre). Une fois par an, les habitants creusent un trou et offrent à la terre de nombreuses offrandes : vin, pommes de terre, cigarettes, feuilles de coca et même un gâteau entier. C’est qu’il faut être généreux avec la terre qui nous offre tant.

floreriaIl y a également eu une floreria. On a cousu des « fleurs » faites en laines aux oreilles d’un troupeau de moutons avant de marier un couple choisi parmi ceux-ci. Symboliquement un parrain et une marraine ont été choisi dans l’assemblée. Une fois le mariage célébré, la foule a été aspergée de talc à la grande joie des enfants (et des moins grands).

laine coloréeCette cérémonie s’est bien sûr accompagnée de nourriture traditionnelle comme le locro, soupe à base de maïs. J’ai aussi pu goûté au dulce de Cayote. C’est une sorte de confiture d’un fruit local. C’est forcément très sucré et si là, cela se mange tout seul, j’ai préféré le manger avec du pain. Après plusieurs heures, on a terminé d’offrir le festin à la terre et tout en chants, le trou a été rebouché.

PachamamaEnsuite, un groupe de musiciens a joué et quelques courageux se sont essayés aux danses traditionnelles. Pour finir, un concours était organisé. Un groupe de huit femmes du village affrontaient huit femmes « venues d’ailleurs », chaque groupe tenait un arc formé de tiges de canne. Les deux groupes se sont approchés lentement et arrivés à un certain point, il nous fallait empoigner l’arc de l’autre groupe et l’attirer au-delà d’une certaine limite. Si au début, on y allait mollo, les femmes en face étaient bien décidées à gagner et n’y sont pas allées de main morte. Devant une telle énergie, on a laissé tomber toute retenue et on a même gagné ! Du vin et du soda, parfait pour célébrer l’anniversaire d’Angel ce soir-là avec un asado.asado

Ne manquait plus à ce voyage qu’un peu de stop

Taffi del ValleQuoi de plus parfait pour rejoindre Tucuman que de le faire en stop ? Avec Clara avec qui j’ai parcouru la Quebrada, on a décidé de le faire a dedo. On quitte Cafayate dans la voiture d’un vigneron qui produit les Burbujas de Altura. Il nous laisse au croisement avec la route menant à Amaicha. Rapidement, une voiture nous y amène, nous laissant à la pompe à essence et faisant ainsi un détour pour qu’on ait plus de chance. On y a passe quand même près de deux heures à attendre la voiture qui nous mènera à Taffi del Valle. Vu qu’on a du temps, je laisse mon nouveau mate à sécher pour éviter qu’il ne pourrisse. Une fois que la voiture d’Alberto, un artisan s’arrête pour nous y déposer, on se précipite et j’oublie mon premier mate dans lequel je n’avais même pas encore eu l’occasion de boire ! A Taffi, on a à peine le temps de prendre une photo que deux amis d’enfance, Mario et Ninno, aujourd’hui la soixantaine, s’arrêtent. Ils s’arrêtent aux bords du lac artificiel formé par un barrage. Le père de Ninno y était venu une fois et avant de mourir avait souhaité que ses cendres y soient dispersées. Les deux amis s’y arrêtent donc et en toute simplicité, accomplissent sa dernière volonté. Ils nous expliquent qu’ils devaient venir avec le troisième larron, un autre ami d’enfance mais que celui-ci n’a pu se libérer. Ils sont heureux de ce hasard du destin leur ayant permis ainsi de nous proposer ce lift.Pure générosité, ils nous déposent à un spot si parfait que l’on n’a même pas le temps de montrer notre pancarte qu’une voiture s’arrête et ses trois occupants nous font de la place. Ils nous déposent à un arrêt de bus urbain nous amenant juste devant le terminal. En un peu plus de 7 heures (alors que le bus direct met 4 heures), nous y sommes. Là, nos routes se séparent Clara continuant en bus de nuit à Mendoza et moi, à Cordoba.

En pratique

Bus Salta-Cafayate : compagnie Flechabus. Prix : 159 adulte/128 étudiant. Départs : 6h50, 10h30, 13h, 17h, 19h30, 21h.

Hostel Huayra Sanipy: 100 pesos. Membre de hola hostel. Demandez (gratuitement) la carte de membre et vous payez 10% de moins. Il y a une cuisine pas trop mal équipée, des lits assez confortables, des lockers, un jardin avec une grande parilla.

Quebrada de Las Conchas. Bus direction Salta jusqu’à la Garganta del diablo : Flechabus : 45. 15 pour transporter le vélo. Route n°68 : Garganta del Diablo (KM 47), El Anfiteatro (46), Tres Cruces (41), Santa Barbara (36), El Sapo (34), El Fraile (33), La Yesera (27), El Obelisco (22), Las Ventanas (40), Los Castillos (19), La Punilla (17), El Mollar (14), Los Médanos (8). Location de vélo : c/ Camilla Quintana de Niño esq. Silverio Chavarria.100 pesos la journée. Les vélos sur la place principale : 150 pesos la journée (ils ont l’air mieux).

Musée de la vigne et du vin : 10 étudiant. Ouvert de 9 à 19h.

Cérémonie de la Pachamama à San Antonio. Le 1er août.

Visite de l’élevage de chèvres : 15 pesos (inclus la dégustation). Bonne visite guidée.

Route des cascades (Rio Colorado) : c/ 25 de Mayo jusqu’au bout puis tourner à gauche (en suivant la route) et continuer sur la route principale.

Glacier Dessio : place principale, c/V. Toscano. Après avoir testé le glacier Miranda recommandé par tous les guides et goûté à une glace sans aucun goût, j’ai mangé une glace bien meilleure et bien moins chère à Dessio. 23 pesos pour trois boules !

Bus Cafayate-Tucuman : Compagnie Aconquija. Prix. 220 pesos.

Bus Tucuman-Cordoba : 528 adulte/422 étudiant. Compagnie Andesmar. Départ à 23h, arrivée vers 8h.

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La Paz

La Paz, c’est la ville où, en raison de mon itinéraire Bolivien un peu tarabiscoté, je suis retournée trois fois. Je ne peux pas dire que j’ai adoré mais pour une (fausse) capitale, La Paz sort du lot. On peut en effet se balader principalement à pied (bien qu’en ne restant que dans le centre) et on n’a pas cette impression de « grosse ville monstrueuse » comme on peut l’avoir avec d’autres capitales Sud-américaines.

L’activité que j’ai préféré faire, c’est le Red Cap Walking Tour qui n’est (plus) un tour gratuit mais très franchement bon marché. Ils ont en effet subi des pressions parce que d’autres agences ne voyaient pas d’un très bon oeil cette concurrence « déloyale ». Ils sont donc de retour (et pas pour vous jouer un mauvais tour ^^). Avec mon guide dont j’ai oublié le nom, on a marché durant trois heures apprenant énormément de choses sur La Paz mais également sur la culture locale, les Cholitas, la cuisine ou encore l’histoire du Pays. On ne parlera de politique et du président qu’une fois à l’abri d’un pub étranger. « Parce que parler du président en rue pourrait m’amener en prison ». Un tour très intéressant, varié et dont les trois heures passent à toute allure. Cela me réconcilie avec les Walking Tour après l’échec de Cusco.

zèbresUne chose qui est très amusant à La Paz (mais aussi dans d’autres villes de Bolivie), ce sont les zèbres. Ces animaux amusants sont là pour apprendre le civisme aux Boliviens, et il n’y a pas à dire, c’est nécessaire (ce serait bien nécessaire aussi dans d’autres pays Sud-Américains comme à Cusco où ma mère s’étonnait que le feu de signalisation soit doublé d’un policier faisant respecter ledit feu). Il y a donc des zèbres en rue (ce sont des déguisements, j’espère que vous l’aurez compris) qui avec leur énergie et leur joie de vivre incitent les automobilistes à s’arrêter au feu rouge et les piétons à passer quand il est vert. Tout un travail qui donne aux jeunes quelque peu désœuvrés un job valorisé. Une très chouette initiative qui me donnait le sourire chaque fois que j’en voyais un (damned, j’ai pas pris de photo avec un zèbre, j’aurais dû).P1070023

La Paz, c’est aussi une ville très haute et très pentue. Il en résulte de superbes vues depuis plusieurs miradors. Avec Jennifer, volontaire à Madidi Travel, que j’ai retrouvé au même hostel, nous nous sommes rendues au marché d’El Alto, un quartier de La Paz situé, comme son nom l’indique, sur les hauteurs de la capitale. Pour rejoindre cette feria, on a évidemment pris le téléphérique. Un peu l’impression de partir skier. En prenant la ligne rouge, on a ainsi pu observer le cimetière construit façon HLM. Les cercueils et urnes funéraires s’empilent en effet les uns au-dessus des autres dans des constructions qui ressemblent à des immeubles pour poupées. Une vue très impressionnante de ce qui sera probablement le futur de tous les cimetières urbains. Le marché en lui-même n’a rien de très particulier si ce n’est qu’on y vend tout. On en a donc profité pour acheter quelques objets qui nous manquaient (enfin, surtout Jennifer). J’ai trouvé une petite boîte (vide) de crème nivea dans laquelle je transporte maintenant du lait en poudre. Un contenant léger et qui ferme en se vissant pour trois fois rien, je ne pouvais rêver mieux.

jupesUne après-midi, moment culture, je me rends au MUSEF, le musée de l’ethnographie et du folklore, presque à côté de mon hostel. A peine entrée, un homme surgit derrière nous et nous propose une visite guidée gratuite et en Français. Avec 3 autres Français, on n’a bien sûr pas dit non. Très intéressant et bien sûr moins fatiguant que de lire les petites pancartes. J’ai surtout aimé la collection de masques, tout particulièrement avec l’explication des fêtes pour lesquelles ils sont utilisés. Sachez par exemple, que le masque représentant l’Espagnol montre un homme chauve, avec un grand nez, la peau et les yeux clairs et barbu. Ce qui est amusant c’est que cela décrit aussi a contrario le Bolivien : imberbe, qui ne perd pas ses cheveux, petit nez, yeux et peau foncés. La maison coloniale où se trouve cette exposition est également très belle.

étudiantsDernier soir dans la ville, je suis en compagnie de Jennifer et on cherche à faire quelque chose d’étrange: manger. Oui, mais Jennifer est végétarienne alors nous cherchons une option végétarienne. Je parle d’option végétarienne et pas de restaurant végétarien, on n’est pas difficile. Il nous faudra une demi-heure de marche pour trouver une truite (heureusement que Jennifer mange quand même du poisson). Décidément La Paz n’est en rien une capitale gastronomique (si vous aimez le poulet frit, vous serez servi). Ce soir-là, notre marche nous aura amenées devant l’université où les étudiants s’entraînent aux danses folkloriques. Garçons et filles séparés s’activent au rythme de la musique, chapeau pour les hommes, jupettes pour les femmes.

En pratique

Red Cap Walking Tour : 20 bs + pourboire. Durée : environ 3h. Départ tous les jours à 11h ou 14h de la place San Pedro (à côté de la prison du même nom).

Marché d’El Alto : jeudi et dimanche. Prendre le téléphérique (ligne rouge) situé derrière le terminal de bus. 6 bs l’AR.

MUSEF : 20 bs. Ferme pour la pause de midi (longue la pause).

Hostel El Solario : 30 bs/dortoir. Cuisine dispo mais très mal équipée. Douches électriques rarement chaudes.

Hostel Austria : 40 bs/dortoir (j’avais deux lits dans ma chambre). Douche au gaz. Problème, un seul robinet donc pas de réglage autre que la pression : un moment on s’ébouillante, le suivant on se les gèle. Il y a une cuisine qui mériterait un peu plus d’équipement seulement ouverte de 8 à 21h30. Tout l’hostel est un peu vieillot. Le propriétaire remplit ses papiers à la machine à écrire. Froid, très froid.

Glaces: pas de vraiment bon glacier mais Dumbo vous propose un large choix de goûts et, attention, vous sert très généreusement (la simple équivaut à deux boules, la double à quatre, etc). Le glacier Napoli situé sur la place Murillo à deux pas de l’hostel Austria sert des glaces sans la moindre saveur. Ils font par contre de bons humitas (7bs).

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Huaraz et alentours: Pastoruri et la lagune Ahuac

Le glacier Pastoruri

Autant le dire tout de suite, le tour pour le glacier Pastoruri n’a pas été un de mes préférés. Près de 4 heures de route pour arriver au départ de la marche. Une petite trotte sans intérêt de 45 minutes et nous voilà devant le glacier. Oui, c’est beau mais autant de route pour cela, bof. Surtout que par la suite, j’aurai la possibilité d’en voir d’autres des glaciers.

Pastoruri

Le glacier est à 5000 mètres d’altitude et la plupart des visiteurs montent à cheval pour s’éviter la marche. Au retour, arrêt dans un restaurant touristique aux prix « touristes ». Bref, une excursion trop touristique à mon goût.

La laguna Ahuac

Alors que l’on a prévu pour le week-end de partir en trek, les jours qui précèdent on commence un peu à tourner en rond. Quoi de mieux alors pour se bouger que d’aller voir une lagune?

Laguna AhuacAprès un départ assez tardif, on démarre la randonnée qui nous mène à la lagune Ahuac. Ce n’est pas une randonnée très fréquentée et on comprendra vite pourquoi. Dès le départ, le chemin monte assez raidement. Et cela continue ainsi en fait jusqu’au sommet. 2H30 de (grosse) montée ! A la lagune, on rattrape un couple franco-péruvien qui nous explique qu’en effet, la plupart des touristes pas suffisamment acclimatés n’arrivent jamais en haut. Pourtant, le chemin est bien fait. Cette fois-ci, impossible de se perdre. Lorsqu’on aperçoit enfin l’affiche annonçant l’altitude (4560m), on est soulagés. On se prend une bonne pause au soleil et on entame la descente.

Lors du retour, on se rend compte qu’il y a moyen d’entamer cette marche plus bas que là où on l’a commencée. Heureuse d’avoir été déposée suffisamment haut par le collectivo.

De retour à Huaraz, on ira prendre une jarre de Surtidos dans une jugueria qu’ils connaissent et les deux soirs suivants, c’est avec eux qu’on passera notre soirée.

En pratique :

Pastoruri : Tour à 30 sl. Pris à l’hostel El Tambo, avec l’agence Mony Tours. Départ à 8h00. Repas dans un restaurant touristique assez cher donc si vous avez un petit budget, faites votre pique-nique. Entrée du parc Huascaran : 1 jour (10 sl) ou 21 jours (65 sl).

Laguna Ahuac : prendre le collectivo pour Wilcahuain (au croisement de la rue Simon Bolivar et 13 de diciembre) et demander à être déposé au départ du chemin pour la laguna Ahuac. Ensuite, « yapluka » monter.

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