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Les chutes d’Iguazu

P1070873Après un court trajet depuis Santo Pipo, j’ai rejoint un hostel conseillé et surtout très bon marché. Bonne surprise, l’hostel est très bien et le lendemain matin, j’ai pu profiter du meilleur petit-déjeuner de mon séjour en Amérique (hors Llullu Llama mais je ne payais pas). Quelques courses et un repas plus tard, je vais me coucher tôt afin d’être au taquet pour voir les chutes.P1070886

Côté Argentin

P1070808Le lendemain, je pars tôt et arrive à 8h45 dans le parc. J’aurais pu faire mieux vu que le parc ouvre à 8h mais c’est suffisamment tôt pour qu’il n’y ait personne ! Je commence par le circuit supérieur et je suis seule face aux chutes. Incroyable. Les émotions face à la puissance des chutes n’en sont que plus grandes.

P1070814Je continue sur le circuit inférieur et il n’y a toujours pratiquement personne. Déjà quand je sors du circuit, je vois bien plus de monde affluer et surtout d’énormes groupes. Mon conseil, donc : levez-vous tôt. Ne commencez pas par la garganta del diablo. Il y avait des groupes présents à mon entrée dans le parc et ils sont tous partis la voir.

P1070828J’ai donc enchaîné avec la Garganta del diablo. Beaucoup de monde, on dirait une bataille de selfie stick. Difficile de vraiment en profiter.

P1070882Je mange ensuite mon sandwich et dois surtout rester tout le temps attentive à ne pas me faire attaquée par les coatis. Même si c’est agréable de manger à l’extérieur, je pense que vu le problème environnemental et sanitaire qu’ils représentent, créer un espace intérieur (pourquoi pas vitré) serait une bonne idée.

Ils ont l’air mignon comme ça …

Je fais ensuite le sentier Macuco. Long (7km en tout) et pas très intéressant. En fait, la cascade serait le spot idéal pour un pique-nique si quelque chose était aménagé pour. Mais vu qu’il n’y a rien pour s’assoir et que j’ai de toute façon déjà mangé, je retourne assez vite à l’intérieur du parc. Il ne me reste plus beaucoup de temps. Je retourne à la garganta del diablo et bingo !, il y a beaucoup, beaucoup moins de monde. On en profite nettement mieux.

P1070852Aux alentours de la Garganta, profitez également des nombreux papillons attirés par le sel laissé par … notre sueur en s’appuyant sur les rampes. Il y a dans tous le parc des panneaux explicatifs assez bien fait qui vous permettront d’apprendre ce genre d’infos.

P1070870Retour à Puerto Iguazu après cette longue journée et achats compulsifs (non, je rigole), j’achète trois maté.P1070888

Côté Brésilien

P1070941Le lendemain, je prends mon sac à dos et hop, direction le côté Brésilien. Je m’étrangle un peu au vu du prix du lockers. 6 fois plus cher que l’aller-retour jusqu’à la ville de Foz Do Iguazu. Autant vous dire que vous avez intérêt à d’abord aller déposer votre sac à votre hostel et ensuite, revenir voir les chutes.

La passerelle qui permet de s'approcher au plus près des chutes

La passerelle qui permet de s’approcher au plus près des chutes

Bref, je parcours l’unique circuit de ce côté et il n’y a pas à dire, la carte postale est là. Cependant, il est 11h et il y a foule. A certains endroits, on fait la file. Pas pour regarder les chutes, non pour se prendre en photo devant. Certains n’y jettent même pas un œil, tant que la photo est prise.

P1070930Arrivée au bout, je mange et cette fois-ci, en compagnie des guêpes. Je refais ensuite le même sentier en sens inverse. Il y a environ 5 fois moins de monde et c’est nettement plus agréable. Je m’arrête à certains endroits dix bonnes minutes sans me faire jeter puisqu’il n’y a presque plus personne.

P1070957Retour à Foz où je loge dans un hostel tout neuf et très bien conçus. Matelas d’une trentaine de centimètres, cela change des baignoires. Fruits frais le matin, super.

P1070951Le lendemain, je prends le bus pour Buenos Aires à moitié prix ! Et oui, du côté Brésilien, les bus coûtent deux fois moins cher pour aller à BA. Seul inconvénient, la compagnie qui fait ce trajet ne part que deux fois par semaine mais en le sachant, on s’en accommode.

En pratique

Côté Argentin

Bus Santo Pipo-Puerto Iguazu : Compagnie Horianski. 190 pesos en prix étudiant. J’ai juste pris le premier bus qui passait. Durée : environ 4h.

Residencial Noelia. Fray L. Beltran. Fait partie du réseau hola (-10% avec la carte de membre qui est gratuite). Prix de base : 90 pesos en dortoir ! Excellent petit-déjeuner : salade de fruits frais, papaye fraiche, différents pains, dulce de leche, confiture, beurre, thé, café, lait chaud, … Je ne m’attendais vraiment pas à cette qualité à ce prix. Les matelas sont par contre moyens. Il y a une cuisine, assez mal équipée mais suffisant pour se cuisiner un plat simple.

Visite des chutes

Bus toutes les 20 minutes reliant Puerto Iguazu à l’entrée des chutes : 100 pesos l’A/R, pas de prix étudiant. Compagnie Rio Uruguay.

Entrée des chutes : 260 pesos, pas de prix étudiant. Prenez votre pique-nique.

Partez le plus tôt possible. Le parc ouvre à 8h. Commencez par le circuit supérieur (rouge). Ensuite, circuit inférieur (bleu). Ensuite, faites le sentier Macuco (orange) et mangez là-bas (pique-nique). Enfin, terminez par la garganta del diablo (orange). Je n’ai pas eu le temps de visiter le centre d’interprétation mais il serait bien de le caser entre le sentier Macuco et la garganta del diablo (vers 16h, il y a très peu de monde). Tout ceci fait partie des activités incluses dans le ticket. Si l’île San Martin rouvre ses portes, je conseillerais de commencer par cela et donc inverser circuit inférieur et circuit supérieur.

Côté Brésilien (Foz do Iguaçu)

Bus Rio Uruguay ou Crucero del Norte : 40 pesos jusqu’aux cataractes. Horaire : 8h10, 10h30, 12h20 (Crucero del Norte) et 8h30, 9h30, 10h30, etc (Rio Uruguay). Il doit y avoir un bus moins cher qui va directement à Foz. Mieux vaut le prendre, se trouver un hostel, y laisser son sac et partir visiter les chutes en bus urbain (2,9 real).

Prix de l’entrée : 52,3 reals. Pas de prix étudiant. Prix du lockers : 30 reals !!!! (alors que l’A/R en bus depuis Foz coûte 5,8 reals).

Visite : venir le matin soit très tôt, soit vers 10h30. Prendre le bus (inclus) jusqu’au premier mirador. Marcher le long du sentier. Arrivé au bout, manger sur les tables de pique-nique puis revenir entre 13 et 14h. Il y a très peu de monde et cela permet de contempler bien plus à son aise. Reprendre son bus au premier mirador (dans l’autre sens bien sûr).

Bus Pluma pour Buenos Aires depuis Foz Do Iguaçu : 180 reales. Départ les mercredis et dimanches à 13h. Bus très basiques et sans nourriture servie à bord. Toilettes à bord et quelques arrêts. Durée : 19h. Les formalités à la frontière vont très vite.

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Quand les mineurs de Potosi décident de bloquer tout le pays

Les mineurs de Potosi ont entamé une grève illimitée le 6 juillet alors que je me trouvais à Sucre. Ils utilisent leur moyen d’action préféré, le blocage de routes, pour faire pression sur le gouvernement. Ce blocage n’a aujourd’hui toujours pas pris fin. Si au début, je m’étais félicitée d’avoir déjà vu le Salar d’Uyuni. Après avoir vu une carte, j’ai réalisé que pour partir pour Tarija, Tupiza ou Villazon (le sud de la Bolivie), toutes les routes passent par cette ville. La Bolivie est en effet un pays ayant très peu de routes différentes. L’unique alternative était de remonter jusqu’à Oruro en passant par Cochabamba et d’ensuite redescendre par Uyuni, Tupiza et enfin Villazon. Voici une carte pour que vous vous représentiez la situation.

bol00Je trouve quand même le jeudi un billet pour Tarija. Je suis très heureuse d’être la détentrice du dernier billet vendu du bus. Même si Tarija n’est pas à mon programme, cela me permettra de rejoindre la ville frontière de Villazon. Ce soir-là, lorsque j’arrive au terminal, toute contente de partir, j’apprends que mon bus est annulé. Entre-temps, mon hostel est complet et je change encore une fois pour le quatrième hostel de mon séjour à Sucre.

Le lendemain, je me rends à 7h au terminal et obtiens un ticket pour Villazon. La dame me dit qu’il est « très probable » que le bus parte mais qu’ils ne connaissent pas l’heure de départ. Je les appelle plus tard et on m’annonce notre départ pour 12h. Une heure de retard plus tard, nous partons. Inke, une Hollandaise et moi, on est pleines d’espoir. On y croit !

A 17h, nous arrivons au super blocage sur la route. A ce moment-là, j’ai surtout peur que l’on fasse demi-tour. Tout mais ne pas retourner à Sucre. Je veux partir, avancer ! On y attend 5h sans la moindre nouvelle. A 22h, on remonte dans le bus et on repart en sens inverse. Argh, non, pas Sucre. Mais les cahots qui nous secouent m’indiquent que l’on ne reprend pas la même route. Nos chauffeurs tentent en effet de passer par d’autres petits chemins. Quand je vous disais qu’il y a très peu de routes, je n’exagérais pas. Cette « route » n’en mérite pas le nom et pourrait s’appeler sentier.

Le bus passe parfois tout juste et dans un village, ce sont les câbles électriques qui s’y accrochent. Un homme doit parfois passer la tête par les aérations du toit et nous dégager. C’est dans ces moments qu’on se demande ce qu’il se passe quand on touche les câbles haute tension. Apparemment, on ne meurt pas. Ensuite, c’est l’étroitesse du chemin qui pose problème. Notre bus se prend toutes les branches des arbres le bordant. Cela fait un bruit incroyable. Au bout d’un moment, nos chauffeurs décident que c’est sans espoir et on fait demi-tour. Noooon, pas Sucre.

J’ai perdu tout sens de l’orientation mais on ne retourne finalement pas sur nos pas. On passe deux heures à l’arrêt. Au petit matin, on reprend la route, on y croit, on y croit. Mais en face, nouveau blocage. Demi-tour, on réessaie par une autre route. Soudain, un gros bruit. Je pense immédiatement que notre bus est foutu mais on a « seulement » raclé la route en essayant de passer un lit de rivière asséché. On sort tous et on s’active pour creuser et placer des pierres sous les roues. Le bus repart. Plus on avance, plus il fait de bruit. Je suis bien heureuse de ne pas en être la propriétaire

reunionOn se pose finalement dans un village, lui aussi bloqué, où l’on attendra toute la journée. Je fais connaissance avec des Argentins de Cordoba et des Brésiliens. Eux ont passé toute la nuit là et sont bien remontés. Les camions, bloqués eux aussi, vendent leur cargaison et tout le monde est occupé à manger les mandarines de l’un d’entre eux. A 12h, on nous annonce une réunion à 15h. A 15h, on voit une bonne partie du village réuni. Deux heures plus tard, la décision tombe. Ils nous laissent passer 15 minutes. Enfin !

P1070410Tellement heureux du dénouement, on aide à dégager les pierres et monte vite fait dans nos bus respectifs. On ne perd pas de temps, on ne sait jamais qu’ils changent d’avis. Sur le chemin, j’ai droit à un dernier adieu du soleil de Bolivie.

P1070414J’arrive à minuit à Villazon. Il fait froid et malheureusement, les hostels sont complets. L’un d’entre eux devant mon air désemparé me propose un matelas par terre. Vu la musique tonitruante (cet hostel fait aussi discothèque), je demande quand elle s’arrête : 3h. De toute façon, je n’ai pas le choix. Je « dors » donc au sol, sur un matelas bon pour la déchetterie, lumières allumées, musique disco bien forte et télévision allumée. Ajoutez à cela que comme d’habitude j’ai froid, j’ai passé une petite nuit. Encore une après la nuit dans les blocages.

Au petit matin, je change sans souci mes dollars pour des pesos argentins avant la frontière à un très bon taux et passe rapidement la frontière. Je suis en Argentine !

En pratique

Je ferai un article spécifique sur le taux de change mais sachez déjà qu’il est très intéressant de changez vos dollars côté Bolivien (à Villazon) et non côté Argentin (La Quiaca).

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De Cusco (Pérou) à Tupiza (Bolivie) : un passage de frontière sans souci

Ayant un volontariat de prévu au mois de juin, je souhaite voir le Salar d’Uyuni, l’attraction phare de Bolivie avant la haute saison, c’est-à-dire juillet-août. Et soudain, je dois me presser parce que le temps passe. Je prends alors un bus de nuit direct pour La Paz. A la frontière, il me faut le visa de 3 mois soit 90 jours. Mais les douaniers ne donnent aux touristes que le visa de 30 jours renouvelable ensuite deux fois dans les services d’immigration. Pas envie de faire ces renouvellements et surtout, je risque d’avoir du mal à le faire dans la jungle. La file est longue côté Bolivien et j’ai le temps de sympathiser avec mon voisin. Je lui explique que j’espère obtenir ce visa. J’arrive devant le douanier, je lui demande 90 jours. Le voilà qui écrit 30 et m’explique ce que je sais déjà, que je peux aller à La Paz le renouveler. Je l’implore en lui expliquant que je vais dans la jungle et à la manière des Sud-Américaines, lui sort un magnifique « por favooooor ». Il me regarde, me demande si je voyage seule. Et le voilà qui écrit 90 sur mon passeport. Ca y est, je l’ai ! J’entends derrière moi un « félicitation » de ce Bolivien bien amical.

P1060390Au terminal de La Paz, je fais le tour des agences de bus demandant quand part le bus pour Tupiza. Là, j’apprends qu’il y a un blocage entre La Paz-Oruro. Les bus ne partent pas. Bienvenue en Bolivie ! Les blocages ici sont assez courants et utilisés comme forme de manifestation. Comme il y a très peu de routes, les gens mécontents peuvent facilement paralyser le pays. Heureusement pour moi/malheureusement pour eux, le gouvernement a décidé d’agir et les policiers sont envoyés pour libérer la voie. J’ai acheté mon ticket sans savoir quand je partirai. Soudain, c’est mon nom, forcément un peu déformé, que j’entends au haut-parleur du terminal. On me conduit au bus qui se trouve, je ne sais pourquoi, en dehors du terminal et on démarre. On est tous contents de partir mais rapidement on s’arrête. On passera lentement le blocage tout en observant par la fenêtre le combat des forces armées contre les manifestants à coups de gaz lacrymogènes. Amusant quand celui-ci se retourne avec la complicité du vent contre les policiers qui s’enfuient comme ils peuvent.

P1060396Pas de toilette dans le bus malgré ce que l’on m’avait dit. On s’arrête donc de temps en temps au milieu de rien et tout le monde descend et pisse à côté du bus. Hommes comme femmes. Moi, je joue au chameau en ne buvant rien. Les boliviens semblent surpris de ma présence, je suis la seule touriste. A 5h00, on s’arrête un certain temps et moi, j’essaie tant bien que mal de somnoler encore un peu. Vu la lumière, je demande quand même où on est : Tupiza. Oups, vite descendre avant que le bus ne reparte.

J’attends deux heures dans le terminal avec de chercher un petit déjeuner. Rien d’ouvert. Je finis par atterrir dans un hôtel sans savoir que c’en est un, suite au panneau « desayuno » (petit-déjeuner). J’avais prévu de loger ailleurs mais vu le prix et comme tout est neuf, je loge là.

Nous sommes le 14 mai et aujourd’hui, j’ai 25 ans. Le quart de siècle. Dans l’hôtel où je loge, je suis en compagnie de deux autres voyageuses, une Argentine et une Londonienne. Celles-ci me fêtent. Heureusement, parce que j’ai eu l’occasion de tester la connexion internet typiquement Bolivienne qui rend les conversations Skype pratiquement impossibles. « Bon, on se parlera quand je serai à La Paz ? » Tupiza n’est pas vraiment la ville idéale pour fêter son anniversaire puisque je n’y trouve aucun gâteau !

Puerta del diabloEnsemble, on décide d’aller découvrir le canyon de l’Inka. Le couple de Français avec qui je ferai le Salar m’indique le chemin. J’ai également une petite carte mais plus vague que cela, tu meurs. On part donc en longeant la voie ferrée. Là, pas possible de se perdre. Ensuite, difficile de savoir sur quel petit sentier on est supposées prendre à droite. Lorsqu’on demande à des locaux quel chemin prendre, ils nous indiquent la route de terre sur laquelle passent les voitures. On la suit durant un bon moment, se faisant recouvrir de poussière à chaque passage de voiture. La route serpente et monte petit à petit. Arrivées en haut d’un « col », j’aperçois la « Puerta del diablo » . Les français me l’on montrée en photo, c’est bien ça ! Ensuite, on essaie de suivre les traces. Quelles traces ? Les traces d’un peu tout et n’importe quoi : 4×4, chevaux, chaussures. Je me sens telle une traqueuse, le don et l’expérience en moins. On se retrouve à nouveau sur la route qu’on avait quitté et on continue, continue et continue encore à marcher. Je vois bien que les deux autres voyageuses n’ont pas trop l’habitude de marcher et qu’elles fatiguent. « Et à quoi il ressemble ce canyon ? » Heu ? En fait, je n’en sais rien. Ils m’ont dit que c’était joli, alors je me suis lancée. Notre petite carte ne nous aide vraiment pas et les automobilistes que l’on arrête ne semblent pas plus avancés que nous. Au bout de près de deux heures de marche, on décide de faire demi-tour et de revenir sur nos pas.

P1060435A un moment, j’aperçois des formes rocheuses particulières et comme le chemin qui y mène semble revenir ensuite sur la route, je propose un itinéraire retour par là. Je suis toujours en train de suivre mon supposé instinct et je trouve toujours des traces qui semblent m’indiquer le chemin. On arrive dans ce qui ressemble à un canyon. Les français m’avaient montré une photo d’un panneau indiquant le nom du Canyon et point de panneau. Peu importe puisque c’est joli. J’imagine qu’on peut aller jusqu’au bout de celui-ci pour rejoindre la route. On emprunte donc le lit de la rivière asséché pour tenter cela mais au bout, nous attend un ancien éboulement de roches. Impossible à franchir sans danger. On fait demi-tour et cette fois-ci, on marche sur la route. On finit par arrêter une voiture et c’est en stop que l’on retourne à Tupiza.

Très jolie ballade bien qu’on n’aie pas trouvé le canyon. Que je pensais ! Parce que durant le Salar, les deux Français ont mentionné un chien mort à l’entrée du canyon. Chien que nous avons nous aussi trouvé. Comme quoi, sans le savoir, on l’a finalement atteint ce canyon.

Le lendemain de cette petite marche, départ tôt pour le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni.

En pratique :

Cusco-La Paz : Trans Salvador : 80 sl. Départ : 22h. Arrivée vers midi à La Paz. Passage de la frontière (Desaguadero) de +/- 8 à 10h. Très confortable, couverture fournie, 3 rangées.

La Paz-Tupiza : Trans del Sur 1 : 90 bs. Pas très confortable. Pas de couverture fournie. Pas de toilettes mais arrêts pipi au milieu de rien. Durée : environ 13h.

Visa (avec passeport européen) : 30 jours renouvelable deux fois. Si vous insistez, possible d’obtenir 90 jours directement (venez avec une bonne excuse et votre plus beau sourire).

Hostel « Bien te Fue » à Tupiza. Tout près du terminal des bus, sur le rond point. 35 bs le lit en dortoir (trois lits). 40 bs la chambre privée simple. Petit déjeuner à 15 bs.

Petit-déjeuner au mercado : 8 bs pour 2 pains avec beurre et confiture, 1 œuf et 1 thé. A l’étage, le petit déj, est « à la carte », il n’y a rien de fixé.

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Vilcabamba

Arrivée à Vilcabamba, je n’avais aucune réservation. Sur internet, tout paraissait cher (et est cher). Au moment de sortir du bus, le chauffeur me demande si je cherche un hébergement économique. J’écoute sa proposition: 6$ en chambre privée et cuisine à disposition. Difficile de faire mieux. Il m’amène donc à l’hostel de sa femme (ou plutôt aux chambres qu’elle loue, il n’y a pas d’enseigne). Je fais le tour du propriétaire, pose pleins de questions et m’y installe. C’est un peu vieillot mais je m’y sens bien.

Le premier jour, il fait chaud et je me rends à la piscine municipale pour faire trempette et lire sur l’herbe. Le lendemain, je me rends à la cascade. Heureusement, en chemin, je suis rejointe par un guide. Il fait habituellement des randonnées à cheval pour les touristes mais là, il se rend à pied au-delà de la cascade afin d’entretenir les chemins. On discute tout au long du chemin et j’en apprends plus sur Vilcabamba, le tourisme, les propriétaires étrangers, … Sans lui, je ne serais jamais arrivée jusqu’à la cascade vu le plan très sommaire que j’avais.

Cascade Vilcabamba

Je passe une troisième journée à Vilcabamba à basiquement ne rien faire et préparer mon passage au Pérou (prévenir le consulat, prévenir ma banque, me faire une carte pour ma nouvelle assurance, m’assurer des taux de change,…).

Ce soir-là, je prends le bus pour Loja. Je suis en compagnie de deux Argentins de Cordoba qui voyagent beaucoup et dont les trois enfants voyagent également. Lorsque l’on se quitte, ce n’est pas sans qu’ils m’invitent à passer les voir lors de mon passage.

De Loja, je pense prendre un ticket pour Piura et ensuite prendre un autre bus pour Mancora. Ce n’est peut-être pas le trajet qui semble le plus logique sur une carte mais en réalité, c’est le plus simple. Grâce aux conseils de la vendeuse, je ne vais qu’à Sullana, deux heures avant Piura et plus proche de Mancora.

La frontière est étrange. Le chauffeur nous propose de descendre. On ne nous l’impose pas. « Ceux qui veulent faire des formalités, c’est maintenant! ». Côté Equateur, le douanier est dans un container. 10 minutes plus tard, j’ai mon cachet de sortie. Côté Pérou, il dort. On doit donc le réveiller mais heureusement, il a le réveil facile et est de bonne humeur. Il parle même un peu français (au début, les deux français et moi, on s’est regardé et on s’est dit que son accent en espagnol était vraiment difficile avant de comprendre la langue qu’il utilisait). Quand je lui demande six mois, j’ai le cœur qui bat. S’il me les refuse, je suis vraiment dans la mouise. Mais il précise: le maximum? Je hoche la tête et j’ai droit à mon cachet. Tout est en ordre. Le car repart et à 6h00, j’arrive à Sullana. Je suis un peu terrorisée, la tête à nouveau pleine de tous les conseils lus ici ou là. « Les péruviens sont tous des voleurs », « Les péruviens sont tous des arnaqueurs », « Quand ils disent blanc, ils veulent dire noir », …

Mais la première chose qu’un péruvien fait pour moi, c’est me laisser utiliser les toilettes sans payer vu que je n’ai pas encore de sol. Avec une autre fille, on tergiverse bien 1h pour savoir si on change ici à un mauvais taux, si on va chercher une banque, … Finalement, je change 10$, juste assez pour rejoindre Mancora. Deux heures plus tard, j’y suis! Ouf. Je n’aime pas les passages de frontière.

En pratique :

Chocobananas au restaurant El Attilo : 0,25$. Je n’en ai pas encore trouvées au Pérou, alors profitez-en!

Yogurt Natural. Salade de fruits, yaourt et granola pour 1,75$ (très généreux). Très bon hamburger végétarien à 2$ (plutôt des toasts).

Il y a une boulangerie française dans le village (La Boulangerie). Après avoir goûté tant de mauvaises viennoiseries en Equateur, je me suis offert un petit pain au chocolat (0,75$). Grosse déception. Certes, c’était meilleur que les pâtisseries équatoriennes mais ne mérite vraiment pas de figurer parmi les bonnes pâtisseries de chez nous. Par contre, j’ai trouvé une autre boulangerie, une panaderia, qui fait du très bon pain et de très bonnes viennoiseries. Elle est dans une rue qui vient de la place centrale, en face d’une école. J’ai failli en faire des provisions mais vu que je partais pour le Pérou, j’ai refréné mes ardeurs. J’espère que les Péruviens seront de meilleurs cuisiniers (oui, jusqu’ici, cela se confirme).

A Vilcabamba, j’ai dormi chez une femme qui loue des chambres (Erika Belen). Chambre privée avec grande sdb partagée, très bon wifi, salon, télévision, cuisine et balcon : 6$/nuit. Si cela vous intéresse, demandez au conducteur du bus. Il y a également l’hostel Ruinas de Quinara qui est à 7$/dortoir avec accès à une cuisine, la piscine, le jacuzzi et un spa. Je suis passée devant et cela avait l’air très bien entretenu. C’est le seul hostel qui ne soit pas tenu par des étrangers à Vilcabamba.

Piscine municipale. 0,75$ l’entrée. Elle est accolée au zoo. Très grande et propre. Il y a une étendue d’herbe à côté où l’on peut se prélasser.

Bus de Vilcabamba à Loja. Derniers bus à 20h00 et 20h45. 1,3$. Bus de Loja à Sullana (11$) ou Piura (12$) à 23h00. Passage de frontière sans difficulté particulière et sans attente autre que la trentaine de passagers du bus.

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Du Kao Yai (nord) à Siem Reap (Angkor)

A 6h30, une personne de la greenleaf guesthouse nous emmène et nous dépose à Pak Chong, au bord d’une route, où nous prenons nos billets de bus à une petite échoppe. La dame nous explique qu’un groupe de militaires a réservé la quasi-totalité du car et que nous devrons donc voyager debout (ou attendre le suivant). Tant pis, on fera donc une heure de trajet, debout, entourées de militaires avec en plus un karaoké thaïlandais dont les clips nous ont beaucoup fait rire. En plus, c’est un bus grand luxe avec clim, télévision et hôtesse en uniforme qui nous offre de petites lingettes pour se rafraichir.

Arrivées à Saraburi, nous prenons notre ticket pour un bus plus classique. Nous avons environ deux heures devant nous et c’est l’occasion de prendre un petit déjeuner, spécial 7/11. On achète aussi des sticky rice emballés dans des feuilles de palmier. On en avait mangé pendant le trek et avions trouvé cela particulièrement pratique et bon. Sauf que cette fois-ci, le monsieur qui les vend ne parle pas anglais. On croit comprendre ce que l’on achète et à notre première bouchée, c’est avec surprise que nous avons reconnu par dessus le goût sucré, un goût de poisson prononcé.

Dans le bus jusque Sa Kaeo, les gens ont nettement moins l’habitude de voir des farangs (=étrangers) et nous dévisagent, souvent avec amusement. Quand lors d’un arrêt, une dame monte vendre des petits biscuits oranges et mousseux (je ne saurais pas vous en dire plus), nous en prenons comme la moitié du bus bien qu’on ne sache pas ce que c’est. Une dame en particulier semble apprécier notre spectacle. Ici, par contre, pas de surprise, c’est bon et simple.

A Sa Kaeo, nous n’avons, en théorie, que 20 minutes pour manger et décidons donc de prendre quelque chose à emporter et de le manger dans la gare routière pour ne pas manquer notre bus. Comme il n’y a que la soupe et qu’il va être compliqué de l’emporter, on demande à la dame de nous servir une soupe mais sans la « soupe » (juste le solide quoi). Sauf que sans parler anglais, cela donne une scène assez comique. Finalement, un homme qui parlait anglais a fait la traduction pour nous, même si la dame a dû se demander pourquoi on mangeait comme cela.

Bien évidemment, le bus n’est arrivé qu’une heure plus tard et nous aurions eu tout le loisir de boire notre soupe tranquillement assises.

Ce dernier bus devait nous amener à la gare routière d’Aranya Prathet d’où nous devions prendre un tuk-tuk. Seulement, le chauffeur a décidé de nous faire une fleur (à nous et aux travailleurs transfrontaliers qui étaient avec nous dans le bus) et de nous déposer à quelques mètres de la frontière. Là, nous nous rendons à la Kasikorn Bank (la banque « verte ») pour changer des bahts en dollars afin de payer le visa. Seulement, ils avaient momentanément une panne générale et ne pouvaient donc rien faire. On a alors été dans une autre banque un peu plus loin.

A la frontière, comme on avait lu mille avertissements sur internet, nous étions très tendues et prêtes à dire non à toute arnaque. Seulement, on n’en a pas vu l’ombre et c’est presque déçues de s’en être aussi facilement tirées que nous sommes arrivées au Cambodge. Le douanier Cambodgien a quand même essayé de nous soutirer 100 baht en montrant un papier griffonné à la main (20$ + 100 baht) mais nous avons simplement montré la plaque indiquant le prix du visa (20$) pour qu’il n’insiste pas.

A Poipet, ville frontière cambodgienne, nous avons continué tout droit, ignoré le shuttle bus et nous nous sommes laissées faire la cour par la nuée de taxis. Une fois les prix suffisamment baissés, nous avons obtenu 15$ pour nous deux dans un taxi partagé.

Arrivées à Siem Reap, le taxi s’arrête et nous dit de descendre pour prendre un tuk-tuk gratuit. Je proteste m’attendant à ce que ce soit l’arnaque tant attendue mais en fait, c’était son neveu qui espérait ainsi gagner le privilège de nous emmener voir les temples les jours suivants. Il a donc fait le tour de deux guesthouses avec nous puis, nous a quitté un peu déçu quand nous lui avons dit que nous ferions les temples à vélo.

A la Garden Village guesthouse où nous avons trouvé une chambre, il y a de tout. Cela va du dortoir de 30 (!) personnes à la chambre privée avec climatisation et eau chaude. Nous, on a opté pour une chambre double avec sdb privée, ventilo et eau froide. On a surtout apprécié le prix (4$/pers, soit 8$ la chambre double) parce qu’il est vrai que la déco « trous rafistolés au scotch brun » n’était pas particulièrement belle. Le bar commun est cependant très sympa et était situé à l’opposé par rapport à notre chambre (important quand on a besoin de se reposer après une journée de vélo).

En pratique:

Bus Pak Chong –> Saraburi: 59 baht/pers

Saraburi –> Sa Kaeo: 120 baht/pers

Sa Kaeo –> Aranya Prathet: 50 baht

Visa entrée au Cambodge: 20 dollars

Taxi jusqu’à Siem Reap: 15$ pour nous deux (il y avait deux autres personnes dans le taxi).

En démarrant à 6h30 de la Greenleaf guesthouse, nous sommes arrivées à 18h30 à Siem Reap.

Chambre 8$ à la Garden Village Guesthouse (prix variant de 1$ à beaucoup plus en fonction du nombre de personnes, de la sdb privée ou partagée, eau chaude ou eau froide, …). Par exemple, on a payé 8$/nuit pour une chambre double avec sdb privée mais ventilateur et eau froide.

 

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