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Trois mois en Equateur

Alors, voilà, c’est fait, je suis passée au Pérou. C’est le moment de revenir sur ce que j’ai pensé de l’Equateur, pays qui m’a accueilli presque trois mois.

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Equateur, un pays à visiter

Tout d’abord, on peut dire que j’ai été séduite par ce pays très varié qui offre de bonnes infrastructures touristiques tout en n’étant que très peu « envahi » de touristes. J’y ai reçu un très bon accueil de la population. Discussions faciles, salut dans la rue, aide quand j’avais besoin d’informations, … La plupart du temps, ils ne pratiquent pas le « prix touriste », c’est-à-dire que sur les marchés, on vous demande la même chose qu’aux locaux. J’ai eu pas mal de conversations intéressantes, le plus souvent là où je les attendais le moins.

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Equateur, une nature impressionnante à préserver

La nature de ce pays est magnifique et très diverse. A la côte, j’ai découvert une végétation très sèche et des cactus. Dans la sierra, j’étais entourée par les montagnes verdoyantes ainsi que par les rivières qui y serpentent. A l’Est, c’est l’Oriente et sa jungle amazonienne. Vers Santo Domingo, c’est un autre type de jungle nourricière. Enfin, si mes finances me l’avaient pis, les îles Galapagos et leur faune m’auraient peut-être plu. L’Equateur est un pays qui tient particulièrement à son environnement et qui a compris que respect de celui-ci et tourisme pouvaient aller de pair. Ici, ils se renforcent. Les ressources du tourisme permettent une meilleure conservation de la nature et l’attention des touristes à l’environnement poussent les hôteliers à changer leurs pratiques. Gagnant-gagnant. Bien sûr, ce n’est encore qu’un début. L’Equateur dépend beaucoup du pétrole et a décidé d’exploiter celui présent sous le parc national Yasuni, la plus grand réserve de biodiversité au monde. Oui, il y a encore beaucoup de déchets sur les bords des routes mais une fois qu’on passe au Pérou, on se rend compte à quel point l’Equateur est bon élève en la matière. J’espère vraiment que le tourisme sera un levier pour ce pays au niveau économique et environnemental. Surtout que c’est tout bénef pour les touristes vu la beauté et la diversité des paysages. On voit beaucoup de messages environnementaux dans les rues, sur les parois des écoles, … « No bota la basura, cuida la naturaleza » (ne jette pas tes ordures, préserve la nature).

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Un pays à un dollar

Au début, au marché, dans les bus, dans la rue, vous vous demandez si on ne se paie pas votre tête. Quoique vous souhaitiez acheter, le prix est d’un dollar. Je dirais même un dolariiiito! Pour ce fameux dollar, vous pouvez acheter 10 mandarines (voire même 20). Idem pour les pommes. En fonction du coût de certains prix, vous vous retrouvez donc avec de très grandes quantités. Et lorsque vous demandez si vous pouvez acheter « une » pomme ou trois bananes, on vous regarde avec incompréhension.

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Des panaderias à gogo mais pas une qui sort du lot!

En Equateur, il y a pleins de panaderias (boulangeries) qui ont l’air plus attractives les unes que les autres mais sont toutes aussi mauvaises. Je n’ai pas goûté leurs grands gâteaux mais les viennoiseries et les pains « simples » sont tous secs et paraissent très industriels. A Vilcabamba, j’ai pu manger du bon pain dans une panaderia mais c’est l’exception qui confirme la règle.

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Pays du chocolat? Dans le futur?

Le pays produit des fèves de grande qualité mais le chocolat que l’on trouve sur les marchés est particulièrement mauvais. Très hétérogène, il y a clairement un manque de savoir-faire excepté certains chocolats pour lesquels il faut mettre lourdement la main au portefeuille. Cependant, il semblerait qu’ils aient l’ambition d’inverser la donne et de produire eux-même du chocolat de qualité pour ne plus exporter les fèves bruts. A voir dans le futur.

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Une monnaie compliquée

Au début, j’étais perdue quand on me rendait la monnaie. La taille des pièces est en effet déconcertante, la valeur des pièces n’est pas proportionnelle à leur taille. Les pièces de 10 et 1 cent ont la même taille. De plus, comme ils utilisent le dollar, il y a à la fois des dollars équatoriens et américains. Ils ont la même valeur mais les pièces diffèrent. One dime = 10 cent, one quarter= 25 cent. Il y a à la fois des billets et des pièces de 1 dollar.

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Un pays relativement sûr

Avant de partir, je m’étais brièvement plongée dans le rapport du ministère des affaires étrangères français concernant l’Equateur. J’étais partie bien flippée. Et puis, finalement, au fil du voyage, je me suis détendue. Pas que j’ai abandonné mes multiples stratagèmes visant à empêcher les vols (jusqu’ici, je croise les doigts, il ne m’est rien arrivé) : carte de crédit bien cachée, pochette secrète pour les trajets en bus, passeport et carte de banque qui restent enfermés à l’hostel excepté les rares moments où j’en ai besoin, toujours l’argent nécessaire aux dépenses du jour mais sans plus, … J’ai entendu plusieurs histoires de vols chaque fois sans violence. Une touriste s’est faite volée son sac dans un dortoir à Mancora (beaucoup de vols dans cette ville) et deux victimes de pic-pockets à Latacunga pendant le festival qui avaient leur smartphone dans leur poche de jeans sans tirette.

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Un rapport à la sécurité assez variable

Pendant les trois mois que j’ai passé en Equateur, je n’ai vu qu’une seule ceinture de sécurité… sur une balançoire! De plus, les lits superposés dans la plupart des hostels n’ont pas de barrière. Très rassurant. Lors de ma visite de la Basilique de Quito, on ne peut s’empêcher de regarder en bas lorsque l’on monte dans la flèche : aucun filet, aucune main courante. Faut s’accrocher.

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Voici mon top 3 des hébergements où j’ai séjourné :

  1. D’Mathias à Baños
  2. Hostel revolution à Quito
  3. Hostel LLullu Llama à Isinlivi

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Mon top 3 des meilleures activités :

  1. Randonner dans la boucle du Quilotoa
  2. Faire du rafting à Baños
  3. Randonner dans le parc Cajas

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Le coût de la vie en Equateur est assez bas. En général, un lit en dortoir coûte 10$ avec ou sans petit-déjeuner. Mon hostel le moins cher coûtait 6$. Pour les repas, le midi, vous avez l’almuerzo à +/- 2,5$. Les bus sont bon marché. Environ 1$/h de trajet. L’eau coûte très peu cher (à peine plus d’1$ pour un bidon de 5L).

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Il y a pas mal de street art sympa dans la plupart des villes d’Equateur. Cela change des tags que l’on voit en Belgique.

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Vilcabamba

Arrivée à Vilcabamba, je n’avais aucune réservation. Sur internet, tout paraissait cher (et est cher). Au moment de sortir du bus, le chauffeur me demande si je cherche un hébergement économique. J’écoute sa proposition: 6$ en chambre privée et cuisine à disposition. Difficile de faire mieux. Il m’amène donc à l’hostel de sa femme (ou plutôt aux chambres qu’elle loue, il n’y a pas d’enseigne). Je fais le tour du propriétaire, pose pleins de questions et m’y installe. C’est un peu vieillot mais je m’y sens bien.

Le premier jour, il fait chaud et je me rends à la piscine municipale pour faire trempette et lire sur l’herbe. Le lendemain, je me rends à la cascade. Heureusement, en chemin, je suis rejointe par un guide. Il fait habituellement des randonnées à cheval pour les touristes mais là, il se rend à pied au-delà de la cascade afin d’entretenir les chemins. On discute tout au long du chemin et j’en apprends plus sur Vilcabamba, le tourisme, les propriétaires étrangers, … Sans lui, je ne serais jamais arrivée jusqu’à la cascade vu le plan très sommaire que j’avais.

Cascade Vilcabamba

Je passe une troisième journée à Vilcabamba à basiquement ne rien faire et préparer mon passage au Pérou (prévenir le consulat, prévenir ma banque, me faire une carte pour ma nouvelle assurance, m’assurer des taux de change,…).

Ce soir-là, je prends le bus pour Loja. Je suis en compagnie de deux Argentins de Cordoba qui voyagent beaucoup et dont les trois enfants voyagent également. Lorsque l’on se quitte, ce n’est pas sans qu’ils m’invitent à passer les voir lors de mon passage.

De Loja, je pense prendre un ticket pour Piura et ensuite prendre un autre bus pour Mancora. Ce n’est peut-être pas le trajet qui semble le plus logique sur une carte mais en réalité, c’est le plus simple. Grâce aux conseils de la vendeuse, je ne vais qu’à Sullana, deux heures avant Piura et plus proche de Mancora.

La frontière est étrange. Le chauffeur nous propose de descendre. On ne nous l’impose pas. « Ceux qui veulent faire des formalités, c’est maintenant! ». Côté Equateur, le douanier est dans un container. 10 minutes plus tard, j’ai mon cachet de sortie. Côté Pérou, il dort. On doit donc le réveiller mais heureusement, il a le réveil facile et est de bonne humeur. Il parle même un peu français (au début, les deux français et moi, on s’est regardé et on s’est dit que son accent en espagnol était vraiment difficile avant de comprendre la langue qu’il utilisait). Quand je lui demande six mois, j’ai le cœur qui bat. S’il me les refuse, je suis vraiment dans la mouise. Mais il précise: le maximum? Je hoche la tête et j’ai droit à mon cachet. Tout est en ordre. Le car repart et à 6h00, j’arrive à Sullana. Je suis un peu terrorisée, la tête à nouveau pleine de tous les conseils lus ici ou là. « Les péruviens sont tous des voleurs », « Les péruviens sont tous des arnaqueurs », « Quand ils disent blanc, ils veulent dire noir », …

Mais la première chose qu’un péruvien fait pour moi, c’est me laisser utiliser les toilettes sans payer vu que je n’ai pas encore de sol. Avec une autre fille, on tergiverse bien 1h pour savoir si on change ici à un mauvais taux, si on va chercher une banque, … Finalement, je change 10$, juste assez pour rejoindre Mancora. Deux heures plus tard, j’y suis! Ouf. Je n’aime pas les passages de frontière.

En pratique :

Chocobananas au restaurant El Attilo : 0,25$. Je n’en ai pas encore trouvées au Pérou, alors profitez-en!

Yogurt Natural. Salade de fruits, yaourt et granola pour 1,75$ (très généreux). Très bon hamburger végétarien à 2$ (plutôt des toasts).

Il y a une boulangerie française dans le village (La Boulangerie). Après avoir goûté tant de mauvaises viennoiseries en Equateur, je me suis offert un petit pain au chocolat (0,75$). Grosse déception. Certes, c’était meilleur que les pâtisseries équatoriennes mais ne mérite vraiment pas de figurer parmi les bonnes pâtisseries de chez nous. Par contre, j’ai trouvé une autre boulangerie, une panaderia, qui fait du très bon pain et de très bonnes viennoiseries. Elle est dans une rue qui vient de la place centrale, en face d’une école. J’ai failli en faire des provisions mais vu que je partais pour le Pérou, j’ai refréné mes ardeurs. J’espère que les Péruviens seront de meilleurs cuisiniers (oui, jusqu’ici, cela se confirme).

A Vilcabamba, j’ai dormi chez une femme qui loue des chambres (Erika Belen). Chambre privée avec grande sdb partagée, très bon wifi, salon, télévision, cuisine et balcon : 6$/nuit. Si cela vous intéresse, demandez au conducteur du bus. Il y a également l’hostel Ruinas de Quinara qui est à 7$/dortoir avec accès à une cuisine, la piscine, le jacuzzi et un spa. Je suis passée devant et cela avait l’air très bien entretenu. C’est le seul hostel qui ne soit pas tenu par des étrangers à Vilcabamba.

Piscine municipale. 0,75$ l’entrée. Elle est accolée au zoo. Très grande et propre. Il y a une étendue d’herbe à côté où l’on peut se prélasser.

Bus de Vilcabamba à Loja. Derniers bus à 20h00 et 20h45. 1,3$. Bus de Loja à Sullana (11$) ou Piura (12$) à 23h00. Passage de frontière sans difficulté particulière et sans attente autre que la trentaine de passagers du bus.

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Le parc national Cajas

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Après notre seconde journée de visite de Cuenca, Marie-Hélène nous explique qu’elle a appelé pour le job qu’elle convoitait et qu’elle vient de recevoir un mail lui proposant un entretien le lendemain ! Comme quoi, heureusement qu’elle a été malade sans quoi elle n’aurait jamais pu répondre à temps cet email.

P1030048On décide cependant de partir quand même au parc Cajas le lendemain, Catherine et moi. On part vers 8h30 de notre hôtel sans trop savoir à quelle heure part le bus. On a en effet eu plusieurs informations contradictoires à ce sujet. Lorsque l’on arrive, la dame appelle immédiatement le chauffeur du bus. Il vient de partir et est en train de faire son demi-tour. On court de l’autre côté de la rue et on l’a de justesse.

P1030055A 9h40, nous sommes déjà à l’entrée à nous enregistrer. Les gardes du parc nous conseillent de faire le tour n°3 (bleu). Nous partons pour 6 heures de marche. Passé le premier 1/4 d’h sur la route, particulièrement dangereux, nous sommes dans le parc où nous ne rencontrerons personne!

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Je ne suis définitivement pas affectée par l’altitude et la marche se passe sans tracas. On se perd quelque fois mais systématiquement, lorsqu’on ne voyait plus de marques, on rebroussait chemin et retrouvait le sentier (on a quand même réussi à se perdre 4 fois, trop absorbées par le paysage).P1030083

Sur le chemin, on passe devant un grand nombre de lagunes. Le parc Cajas est l’endroit au monde avec la plus grande proportion de lacs. Une fois arrivées là où les gardes nous ont conseillé de camper, on plante la tente. Rapidement, le froid tombe et on enfile couches sur couches pour lutter contre.

Après une nuit peu reposante, on est rapidement d’attaque prêtes à retrouver Marie-Hélène qui nous rejoint en bus. On replie la tente et c’est parti pour la fin du sentier n°1 (rouge).

Une fois au refuge, on déjeune et profite de la cuisine pour se faire un thé. Cela fait du bien. On part ensuite pour le sentier n°2 (vert). Une montée bien raide, une marche sur la crête avec une vue imprenable et puis, la descente tout aussi verticale.

Une fois assises à l’arrêt de bus, on est bien fatiguées et on le guette attentivement. Cependant, il ne semble pas vouloir venir et c’est finalement en stop, à 4 que l’on rentre à Cuenca en compagnie d’un charmant Guayaquilien qui s’arrête pour nous montrer des lamas.

En pratique :

Bus pour le parc Cajas : Il faut aller au terminal sud (terminal arsenal). A côté du terminal, se trouve une compagnie de bus qui y va. Notre bus est parti +/- à 8h45. Les taxis à Cuenca utilisent le taximètre. Bien le demander avant.

Entrée du parc national gratuite. 4$ pour dormir dans le parc en tente ou dans le refuge (il ne faut rien payer de plus. Il y a des lits et des matelas mais pas de couverture. Il y a également une cuisine).

Sentier n°3 (bleu et blanc) : 6-7h. Sentier n°2 (vert) : 2h30 (avec la route). Les sentiers sont bien indiqués mais on peut rapidement suivre ce qui ressemble à un sentier et oublier les marques (tout dépend de votre attention).

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En-cas pratiques et pas chers : manis (cacahuètes) à toaster à la poêle : 1,50$ la livre (une demi suffit largement). Les caramels que l’on vend au marché de Cuenca : 0,25$ le cube. Très bon et nourrisant.

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Cuenca, ville coloniale

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Après Baños et ses frissons d’adrénaline, me voilà en route pour Cuenca toujours accompagnée des deux Québecoises. Mal renseignées sur les bus (cela vous rappelle quelque chose?^^), on attend assez longtemps à Ambato et on arrive finalement vers 20h. Un taxi plus tard et nous voilà à l’Hostel Alternative. Le site internet le présente comme un hostel créé par deux voyageurs avec tout ce dont on a besoin quand on voyage. Et c’est vrai. Cependant, le côté hyper fonctionnel de l’hostel (tout est blanc, les rideaux sont noirs, il n’y a pas vraiment d’espace cosy), fait qu’à aucun moment, je ne m’y suis sentie chez moi. Comme quoi, il ne suffit pas de mettre des casiers et des étagères à hauteur du lit superposé pour avoir tout bon.

D’ailleurs, je dors en haut d’un tel lit (je n’aime déjà pas ça) et en plus, il n’y a pas de barrière alors que le lit se trouve au milieu de la pièce. Je n’ose me retourner et ne dors pas si bien.

Catedrala nueva

Premier jour et visite de la ville, on se décide pour un tour en car touristique souhaitant avoir des explications sur la ville. Toutefois, on en ressort déçues du peu d’explication que l’on a eues. La ville est cependant très belle et propre. Aucune maison à moitié en construction, une promenade le long de la rivière, des pavés, … On mange ensuite dans un café au décor très parisien, le Sucré-salé. Malheureusement, ils sont plus doués en déco qu’en cuisine et leur lasagne est probablement aussi mauvaise que celle du Aldi.

Musée d'art moderne

On se rend ensuite au musée d’art moderne. Ce n’est pas trop mon truc mais ici, cela passe. De plus, ce musée est situé dans un ancien asile qui a aussi été tour à tour une maison de redressement pour alcooliques, un orphelinat et une prison. Il est intéressant de lire les textes mettant en parallèle les œuvres d’art avec le lieu qui les abrite.

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On fait alors un tour au musée du chapeau Panama. C’est une fabrique qui a un petit espace didactique pas trop mal fait. Les chapeaux sont en fait tressés à la main dans les villages des environs et mis en forme à Cuenca.

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On veut alors terminer notre journée par le musée Pumapungo mais celui-ci est exceptionnellement fermé. On fait alors un tour dans le parc du même nom situé juste à l’arrière où l’on peut découvrir des ruines Kañaris. Il y a également un jardin recréé d’après les techniques Incas.

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Le lendemain, Marie-Hélène est trop malade et on ne part pas au parc Cajas comme on l’avait prévu. Qu’à cela ne tienne, on a encore des musées à voir. On visite alros le musée Pumapungo qui présente les différentes ethnies d’Equateur, leurs traditions, vêtements, fêtes principales. Assez intéressant. Après un café en terrasse, on se rend au Planetarium. On ne doit pas être vernies vu que l’attraction principale qui est un film ne passe qu’à heures fixes et la projection suivante a lieu plusieurs heures plus tard. Tant pis. On continue en ville. Je fais le tour de plusieurs agences dans l’idée de faire le trek de l’Ingapirca. Cependant, aucun tour n’est prévu dans les semaines à venir et le prix individuel est juste exorbitant (800$). Dans une agence, ils m’expliquent que ce trek est très peu connu et que la dernière fois qu’ils l’ont organisé, c’était en février. Je laisse tomber.

En pratique :

Hostal alternative : 9$ en dortoir. Serviette fournie. Casiers, cuisine équipée, wifi et ordinateur. Point noir : les portes ne ferment qu’à clé, il n’y a pas de penne. Résultat : dans les dortoirs, les portes restent contre et ne sont jamais tout à fait fermées. Pas génial niveau lumière ou bruit.

Glacier : la meilleure glace d’Equateur se trouve dans un resto italien, La Fornace, tout près du parc Calderón et de la banque Pichincha (rue Antonio Borrero). 1,25$/la boule (une suffit!). Il y a pleins de goûts différents.

Bus touristique : 5$/personne. +/- 1h20. Trop peu de commentaires.

Musée d’art moderne : gratuit. Prenez la rue Simón Bolivar vers l’Ouest jusqu’à l’Eglise San Sebastián.

Musée Pumapungo : gratuit. Aussi appelé musée de la banque centrale (situé juste à côté).

Musée du chapeau de Paja toquilla (plus connu comme le chapeau Panama) : gratuit. Tout petit mais sympa.

Book exchange : il y en a plusieurs dans la rue Hermano Miguel mais tous payants (et pas qu’un peu). Cependant, il y a un bar/snack qui fait de la nourriture bio/saine/végétarienne et a un book exchange étoffé et gratuit : le Nectar (rue Benigno Malo 12-27 y Gaspar Sangurima). Ouvrez bien les yeux en le cherchant, il n’est pas situé en front de rue.

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Baños, sports extrêmes au pied du Tungurahua

Baños est le genre de ville qui s’est entièrement tournée vers le tourisme. Cependant, ici, cela n’a rien d’étouffant. Bien située auprès d’une nature généreuse, on peut y faire toute sorte de sports extrêmes ou simplement aller se détendre dans ses bains thermaux. En effet, Baños est située au pied d’un volcan, le Tungurahua. Tous les trois mois environ, il entre en activité et crache quelques cendres. De temps en temps, il entre carrément en éruption, la dernière ayant eu lieu en 2006.

Premier jour à Baños, je me suis posée à l’hostel Los Pinos et ait été faire le tour des nombreuses agences présentes en ville pour faire monter ton adrénaline. Bon, je l’avoue, j’ai juste été demander des renseignements aux deux agences que l’on m’avait conseillées et j’ai opté pour la moins chère des deux (et aussi la plus sympathique, Wonderful Ecuador).

Le lendemain, j’ai changé d’hostel, appréciant les 4$ de différence et surtout le bon accueil que j’ai reçu au second, l’hostel D’Mathias.

Au D'Mathias, c'était déjà Noël!

Au D’Mathias, c’était déjà Noël!

Ensuite, je me suis rendue à l’agence afin de faire une demi-journée de canyoning. Après avoir enfilé nos combinaisons en néoprène couvrant tout notre corps (cela valait bien la peine de mettre de la crème solaire!), nous partons pour la gorge que nous allons descendre principalement en rappel.

Canyoning

Le trajet et la petite montée jusqu’au départ nous donne chaud habillés comme cela mais une fois arrivés aux cascades, on est bien contents d’être ainsi équipés. Nous avons également un casque et un baudrier recouvert d’une sorte de culotte courte en bâche pour protéger nos fesses (ou la combinaison?). Première cascade, on commence soft mais avec les pierres rendues glissantes par l’eau, rien n’est simple. Ensuite, on fait un rappel bien plus long toujours arrosés par l’eau de la cascade. A la troisième, c’est la tyrolienne ! On fait environ 5 pas en rappel et puis, on doit faire confiance à nos guides et tout lâcher. J’obtiens l’autorisation de m’accrocher à ma ligne de vie, guère tentée à l’idée de battre des ailes. Concours de cris très réussi ! Ensuite, on fait une sorte de longue glissade accrochés deux par deux et on termine par un toboggan naturel. Et plouf dans l’eau.

Après cette journée, je me suis re-dit qu’il était temps que je m’achète des lentilles parce que lunettes et sports d’eau ne font absolument pas bon ménage (note : ce n’est toujours pas fait!).

Et là, on a fait plouf!

Et là, on a fait plouf!

Le lendemain, c’est au rafting que je pars. On fait un peu plus de route et puis, on s’équipe aux bords du Pastaza, la rivière que l’on va parcourir. On prend notre pagaie et c’est parti. Des deux activités, c’est celle-ci que j’ai le plus apprécié surtout lorsque l’on a (presque) tous chaviré. Je ne sais pas comment elle a fait, mais une Sud-Coréenne a réussi à rester dans le bateau et a pu nous sortir de l’eau (le guide aussi, mais cela ne compte pas).

La casa del arbol

La casa del arbol

Dans l’après-midi, j’ai été rejointe par les deux Québecoises, Marie-Hélène et Catherine, avec qui j’étais à Uchucullin ainsi que Mathieu et Ramiro. On est partis à pied pour aller voir la Casa de arbol. Cette petite cabane construite dans un grand arbre face au Tungurahua est équipée de deux balançoires vous permettant de vous balancer au dessus du vide. Perso, j’ai préféré la petite tyrolienne pour enfants située à l’arrière du terrain. Il y a également un petit musée qui est en fait une des deux pièces de la maison d’un gardien du Tungurahua. C’est avec une grande fierté qu’il nous a expliqué veiller sur le volcan depuis maintenant 15 ans 24h/24. Le mur est rempli d’articles de journaux en son honneur ainsi que de ses diverses attestations de participation à des séminaires.

El pailon del diablo

El pailon del diablo

Il y a également une autre balançoire faite d’un siège de voiture (avec ceinture de sécurité !, je ne sais vraiment pas où ils ont été la chercher vu que je n’en ai jamais vu d’autre en Equateur). Elle est située sur le petit sentier qui passe derrière la propriété de la Casa del arbol.

La cascade Machay

La cascade Machay

Le lendemain, on a fait à vélo la route des cascades. J’avoue, au début j’ai été un peu déçue. Tout d’abord, la plupart du temps, on ne fait que rouler sur la même route qu’emprunte les camions, bus et autres véhicules présents. De temps en temps, on a une piste cyclable mais c’est plutôt l’exception. Ensuite, les premières cascades, on ne fait que les observer de loin. Cependant quand on arrive à la cascade Pailon del Diablo, on comprend mieux pourquoi on est venu là. La cascade est très impressionnante tout comme le chemin tortueux (et caverneux) qui y mène. Claustrophobe s’abstenir. Enfin, la toute dernière cascade, Machay, est aussi très belle. J’ai eu quelque peu les jambes qui tremblaient en passant sur un pont.

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Il faut bien le dire, depuis que Ramiro m’a montré un pont écroulé, je ne suis pas toujours rassurée en les traversant. « Les ingénieurs équatoriens se sont trompés dans leurs calculs. Il y a eu deux morts ». Gloups.

L'erreur de calcul, ou le pont qui devait enjamber le fleuve Napo

L’erreur de calcul, ou le pont qui devait enjamber le fleuve Napo

Pour rentrer, on prend un camion qui t’aura repéré avant que tu n’aies à le chercher.

L’église fait des miracles, allez y admirer les peintures relatant tous les exploits de la Vierge Marie de Baños. On peut en rajouter un de plus : après mon passage à Baños, j’ai enfin pu modifier la date de mon billet retour et ce, gratuitement !

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En pratique :

J’ai passé une nuit à Los Pinos et 5 à l’hostel D’Mathias. Voici leurs qualités respectives :

Los Pinos : 10$ en dortoir. Dortoir de 5 personnes avec sdb accolée. Chambres très propres et jolie déco. Lit ok et serviettes de bain. Petit déjeuner inclus. Repas du soir inclus le lundi, mardi et mercredi. Longues attentes pour la réception. Cuisine à disposition grande et propre. Ordis à disposition et wifi. Un peu loin du centre même si Baños est minuscule.

D’Mathias. 6$ la nuit en dortoir (7 ou 5 personnes). Lits très confortables. Cuisine commune propre et bien équipée (grille pain, micro-onde et mixer). Personnel très sympathique et toujours présent à la réception. Pas de petit déjeuner. Jeux de société. Ordis à disposition et wifi. Serviette de bain. Située à deux pas du terminal de bus et du centre. Pas de bruit la nuit, le personnel y veille!

Wonderful Ecuador : 30$ pour le rafting et 25$ pour la canyoning, 50$ pour les deux. Située dans la rue qui se rend du terminal de bus à la rue principale (rue Ambato). Location de vélo : 5$/jour/personne. Très bons VTT avec vitesses Shimanos et bons freins. Casque et kit de réparation inclus. On n’a payé que trois VTT/4.

Casa del Arbol : 1$/entrée. Pour vous y rendre à pied, marcher dans la rue Mera jusqu’à la montagne. Le sentier commence en passant sous une arche. Cela monte rude. A la première intersection, suivez Mirador de la Virgen. Ensuite, suivez Ventanas. Pour rentrer, suivez Runtun, puis Baños. Au café del cielo, prenez le chemin pour le mirador Bellavista. Vous pouvez aussi vous y rendre en taxi (20$ l’aller-retour). Ou prendre le bus à 14h (0,50$) pas au terminal mais dans la rue Pastaza, entre les rues Rocafuerte et Martinez.

Route des cascades : Location de VTT : 5$ un peu partout dans Baños. Plusieurs arrêts avec pleins de possibilités de faire du canopy (tyrollienne, 10 ou 15$) ou de la tarabita (plus un téléphérique, 1,5$). Il y a également un puenting (saut depuis un pont) au niveau de Rio Blanco (10$ le saut). Entrée au Pailon del Diablo : 1,5$. Entrée à Machay : 1$. Pleins de nourriture le long de cette route (restaurants, glaces, empanadas, …). Retour en camion : 2$/personne.

Glace : Le long du parc situé en face de l’église, le long de l’avenue 16 de Diciembre, il y a un glacier Oasis qui vend de très bonnes glaces de Paila. Le milkshake (2$) est délicieux !

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Second helpx: une ferme près de Santo Domingo

Sur la route de Santo Domingo

Un lundi, je me rends chez Angelika avec qui je dois commencer un échange de service le lendemain matin. Je serai sa première volontaire dans la ferme qu’elle convertit en bio. Angelika vit depuis plusieurs années en Equateur et est guide dans l’Amazonie. Elle a décidé d’acheter une ferme dans la jungle et d’y pratiquer la permaculture. J’ai eu vent de son projet, via Rafael, un français qui était de passage au Llulu Lama.

Après s’être arrangées pour se rendre ensemble à la ferme le lendemain, Angelika me prête un GSM pour pouvoir me prévenir en cas de besoin. Le lendemain matin, je me lève tôt et découvre malheureusement un sms m’annonçant qu’en raison d’un gros pépin de santé (dont j’étais déjà au courant), il ne sera pas possible d’aller à la ferme. Elle m’appelle ensuite pour m’expliquer qu’elle ne pourrait pas quitter Quito avant deux semaines laissant en stand by la ferme. Il est 7h35, mon échange de service vient de tomber à l’eau.

Ayant pu sentir le vent tourner, j’avais plus ou moins prévu le coup et déjà noté quelques numéros de téléphones d’autres helpx. J’appelle donc derechef Christian, avec qui j’avais déjà échangé des emails quand je cherchais mon premier helpx. Il me dit qu’il a un lit de libre et m’explique comment venir puis j’arrive au bout du crédit restant sur le GSM prêté par Angelika. Le locutorio est encore fermé et je dois encore aller rendre le GSM au Nord de Quito. Vu que mon sac est déjà fait, je décide de partir et de retenter de joindre Christian en chemin. Après tout, je sais comment me rendre à sa ferme et un lit m’attend. Que demander de plus ?

Après avoir déposé le GSM, j’essaie de joindre à nouveau Christian mais celui-ci n’a plus de réseau. Tant pis, je continue ma route. Pas envie de perdre encore une journée.

hamac

J’arrive à Santo Domingo quelques heures plus tard. Grâce à un taxi et aux instructions que Christian m’avait données, j’arrive à la maison de son père. Celui-ci m’amène jusqu’à la ferme située à 10 minutes de la route. Sur le chemin, son père me montre quelques arbres fruitiers : avocats, oranges, cacao. J’hallucine mais je n’ai pas encore tout vu. Dans sa ferme, Christian a aussi des papayes, des bananes (beaucoup de bananes), du manioc (yuca), du maïs, du gingembre, de la citronnelle (hierba luisa), du basilic (albaca), des fruits de la passion (maracuyas), … Il me fait faire le tour du propriétaire et me montre mille plantes aux multiples vertus.

Je découvre en même temps que la ferme n’a ni eau, ni électricité. Ah. On s’éclaire donc à la bougie (la nuit tombe à 18h en Equateur!). Difficile de lire ou cuisiner en soirée. Pas non plus de frigo bien sûr et pourtant il fait chaud. Pour l’eau, on a une rivière à environ 10 minutes à pied. Et pour que ce soit plus drôle, pour ramener l’eau, c’est une grande montée que l’on doit parcourir.

Le premier soir, je rencontre Rama qui est présent dans la ferme depuis 7 mois et donne des cours de yoga tous les matins. En plus de vous étirer le corps et l’âme, il est aussi un roi en cuisine. Avec lui, j’ai appris à faire des patacones avec des bananes vertes et des arepas à base de maïs à tremper. Chaque fois que l’on s’imaginait mourir de faim en voyant le peu de nourriture présent dans le garde à manger, Rama nous sortait de son chapeau un repas que nous étions incapables de finir.

En plus de Rama, il y avait Lily et Sebastian, deux artistes présents également pour une longue durée. Parmi les volontaires helpx, 4 autres français, un couple qui fait le tour du monde en 5 ans (mas o menos) et deux frères partis « tant que l’argent durerait ».

La salle à manger

Si Christian a bien plein de projets pour sa finca (ferme), il n’était cependant pas très présent ou directif pour nous donner des instructions. De petites tâches en petites tâches, il faut bien dire que j’ai passé pas mal de temps à lire « Voyage au bout de la nuit » dans un hamac.

Une expérience en demi-teinte donc. Une nature assez incroyable, une ferme avec pleins de possibilités mais peu de travail et pas beaucoup d’occasions d’apprendre de nouvelles choses. Un peu dommage même si rien que pour l’expérience culinaire et de confort, cela valait le coup de tenter l’aventure. En effet, nous mangions végétarien (ce qui ne me dérange pas) mais en plus, on mangeait très rarement des produits laitiers vu que nous n’avions pas de frigo. Les oeufs étaient également bannis et les féculents en raison des difficultés d’approvisionnement n’étaient pas toujours très présents. Bien que notre table ait toujours été bien remplie, j’ai rapidement eu un rejet des fruits et légumes. A la fin, je ne mangeais plus que le riz à table n’étant plus le moins du monde tentée par le chou-fleur. En rigolant, on parlait de la ferme comme de Ko Lanta vu qu’on n’arrêtait pas de parler de bouffe et qu’on mangeait beaucoup de manioc et de bananes.

Et de temps en temps, on fait des rencontres sympathiques… (oui, c’est bien une cruche d’environ 2,5L).

Tarentule

L’autre bémol est que cette ferme était payante bien que bon marché (6$ pour l’hébergement et la nourriture). Cependant, si cela n’avait pas été le cas, je n’aurais probablement pas pu débarquer à la dernière minute comme je l’ai fait. J’ai donc pour la suite décidé de m’y prendre un peu plus en avance.

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Mon budget pour un an en Amérique Latine

comptesQuand on demande à un voyageur combien de temps il compte voyager, beaucoup répondent: jusqu’à ce que je n’ai plus d’argent. Et il est vrai que voyager demande un minimum de ressources. Il est loin d’être inutile de se poser et de réfléchir au budget que l’on souhaite allouer à son voyage en compte l’avant (les préparatifs), le pendant (la majeure partie du budget) et éventuellement prévoir une certaine somme pour le retour. Avant de partir en Thaïlande, on n’avait pas budgetté notre voyage en se disant simplement qu’on voyagerait « pas cher ». A un moment, on a quand même dû se mettre d’accord sur un montant total approximatif pour s’adapter en fonction de ce qu’on dépensait réellement.

Avant le départ

Un poste non négligeable est l’ensemble des dépenses que l’on fera avant même d’avoir mis le pied à l’aéroport. Cependant, par rapport à certains montants que j’ai lu sur des blogs de voyage, je m’en sors bien, voire même très bien !

Au total, j’ai dépensé avant de partir 1338€. Une somme que j’étais loin d’imaginer avant de faire mes comptes. La majeure partie de cette somme est constituée du billet d’avion (653,56€) et de l’assurance voyage (297€). Les 380€ restants sont constitués de matériel (vêtements dont une veste imperméable à 79€), de médicaments (très peu) et du passeport (89€ mais est valable 10 ans).

Pendant le voyage

Sur place, j’ai 6 000€ pour un an. Cela me permet d’avoir 20€/jour tout compris, ce qui est assez juste. Cependant, quand on voyage lentement, on ne fait pas des activités chères tous les jours. On peut aussi se permettre de prendre des transports plus lents et moins chers (ne pas prendre l’avion). Avec les échanges de service comme helpx, je vais aussi économiser pas mal, ce qui me permettra de faire plus de dépenses éventuellement à d’autres moments.

Les randonnées et treks quand on les fait sans agence, cela ne coûte vraiment pas cher. Par exemple, si vous faites la boucle du Quilotoa, vous paierez chaque jour votre hébergement et un peu de bouffe à côté et c’est tout.

Il faut savoir aussi que les pays où je compte passer le plus de temps (Equateur, Pérou, Bolivie) sont trois pays très bons marchés, notamment au niveau des transports et hébergements. Pour le Chili et l’Argentine, déjà, je ne compte pas y passer très longtemps mais aussi ce sera l’occasion de faire un peu de couchsurfing.

Pour tenir ce budget et savoir où j’en suis, je fais mes comptes et note toutes mes dépenses dans un petit carnet. Je fais cela très régulièrement pour que cela ne me prenne pas plus de quelques secondes et cela me permet de visualiser les différents postes. Par exemple, j’ai fait la descente en mountainbike du Cotopaxi pour 50$ mais en moyenne, sur ma semaine, je n’ai pas dépassé mon budget de 20€/jour parce que toutes mes activités ne coûtaient pas aussi cher.

On verra dans un an si j’ai pu tenir ce budget!

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Quito (et ses environs)

(oui, je sais, ce n’est pas trop tôt!)

Le 9 septembre, me voilà à l’aéroport de Zaventem avec mes deux parents prête à m’envoler pour l’Equateur. Au moment des au-revoirs, je sèche quelques larmes et passe la douane. A ce moment-là, c’est sûr, mon voyage commence. Tout se passe sans encombre, facilement.

A Madrid, en entrant dans l’avion, j’ai la mauvaise surprise de voir que l’on n’a pas d’écran de télévision. Il y a un seul grand écran et plus tard, je pourrai constater que les écouteurs ne permettent pas d’avoir le son du film qui passe sur cet écran. Cependant, cela m’a permis de faire la connaissance d’Alessandra, Italienne qui rend visite à une amie à Quito. On prévoit de faire le trajet ensemble, cette amie devant venir la chercher à l’aéroport. A l’arrivée, on passe une demi-heure à attendre et ne souhaitant pas arriver de nuit, je prends finalement le shuttle bus pour le terminal de Rio Coca. Le trajet prend environ 1h et la nuit tombe.

Ayant lu pleins de conseils de sécurité avant de venir, je me demande si je suis en train de commettre la première bêtise de mon voyage. Cependant, j’enchaine avec l’ecovia, une des lignes de bus qui traverse Quito du Nord au Sud, la tête pleine de recommandations zieutant à tout va au cas où un pickpocket souhaiterait me voler des affaires. Je descends à l’arrêt proche de l’hostel où j’ai réservé trois nuits et marche à pas rapide. Je ne comprends pas tout de suite la numération et dois demander à deux reprises mon chemin. J’arrive enfin à l’hostel et dépose mon sac. Ouf, je suis arrivée !

Vraiment pas envie de ressortir dans la nuit pour chercher à manger. Je dîne donc d’un bout de pain à présent bien sec que j’ai récupéré dans l’avion, d’une pomme que ma maman a insisté que je prenne et d’un biscuit. C’est frugal mais après 24h de trajet, j’envoie rapidos un email pour confirmer à ma famille que je suis bien arrivée et plonge dans les bras de Morphée.

Le lendemain, je fais la connaissance de Céline et Cécile, deux françaises qui font le tour du monde. On déjeune ensemble de pancakes faits à base de poudre américaine sur le toit de l’hostel puis on part à la recherche d’accessoires électroniques. Je trouve un adaptateur pour pouvoir charger mon pc et on va ensuite découvrir le « mercado central », un marché couvert où se vendent des fruits et légumes mais aussi de la viande, des œufs, des féculents au poids, et où il est possible de déjeuner.

On tente ensuite de flâner dans la vieille ville mais après consultation d’une carte, il se fait qu’on n’est même pas entrées dans ce périmètre. Peu importe, on a grimpé tout en haut de la Basilica. Il est possible de monter autant dans le carillon que dans la flèche à l’opposée. Si vous avez le vertige, passez votre chemin ! Parce qu’il vous faudra escalader une échelle bien verticale pour pouvoir admirer la vue incroyable que l’on a depuis cette hauteur sur tout Quito. Mais croyez-moi, cela vaut le coup. Bien sûr, j’avais oublié mon appareil photo !

Le lendemain, à 10h, je rejoins la place San Blas avec Sophie, une anglaise rencontrée à l’hostel et deux allemandes venues faire également le Quito walking tour. Peter, notre guide, est arrivé à Quito il y a un an en voyageant et n’en a plus bougé. Il nous guide à travers les places principales et nous explique un peu de l’histoire de la ville et de certains bâtiments.

quitoL’après-midi, nous faisons la visite guidée du palais présidentiel. Le bâtiment n’a rien de particulièrement exceptionnel mais il est intéressant d’entendre la propagande véhiculée par cette visite.

Le vendredi, on prend le bus pour la mitad del mundo, « le centre du monde ». En effet, l’Equateur est situé sur la ligne de l’équateur d’où son nom. Je n’ai visité que le musée Inti Nan parce que payer trois dollars pour voir un monument indiquant l’endroit supposé (mais faux) où passe l’équateur, faut pas pousser. Au musée, on a fait quelques petites expériences intéressantes. Rien de transcendant cependant donc si vous n’avez pas beaucoup de jours à Quito oubliez.

La samedi, c’est le jour de marché à Otovalo. On décide de s’y reMarché d'Otavalondre tôt mais la patronne de l’hostel nous dit qu’il est dangereux de prendre un taxi avant 7h et nous en réserve donc pour cette heure-là. Finalement, on aurait très bien pu en héler un dans la ville sans payer plus et sans danger. Je pense plutôt qu’elle préférait réserver cette course au taximen qu’elle connaît. Bref, on prend ensuite le bus jusqu’à Otovalo. 3H au lieu de deux parce qu’il y a eu un tremblement de terre et qu’on ne peut plus passer par la route normale. On arrive un peu tard au marché mais on nous apprend que de toute façon, on aurait dû arriver à 9h00 pour voir le marché aux animaux. On flâne entre les étales (principalement des écharpes, bonnets, pantalons, ponchos pour les touristes). J’y ai trouvé une écharpe en Alpaga toute douce et très chaude, parfois pour les soirées en altitude.

Le dimanche, nous prenons le périphérique pour gravir le Rucu Pichinch (4,698 mètres). Panne de réveil, long trajet et file d’attente (le périphérique en plus d’être cher est particulièrement lent). Bref, on démarre à 11h. A quelques mètres du sommet, alors que l’on a déjà escaladé pas mal de rochers, on renonce finalement, ne trouvant pas de voie suffisamment sûre. On s’est dit qu’il nous restait encore pas mal de choses à voir en Amérique Latine (et ailleurs) pour mourir bêtement en grimpant sans être assurée. On a mis au total 4h au lieu des 5h annoncées. Par contre, niveau météo, on n’a vraiment pas eu de chance. Nuages tout le long et grêle peu après avoir atteint la crête. Cela aura hâté notre descente, pressées que l’on était de revenir à une altitude plus agréable. Je suis contente de voir que je supporte bien l’altitude. Par contre, très régulièrement on était obligée de s’arrêter pour reprendre notre souffle.

Le lundi, on prend un taxi pour la Mariscual, notre lieu de rendez-vomountainbiking cotopaxius pour la descente du Cotopaxi en mountainbike. A nouveau, grosse malchance niveau temps. Nous partons sous la pluie et au plus haut où nous allons, c’est carrément de la neige qui tombe. Le guide nous dit que nous sommes chanceux, il n’a pas vu autant de neige depuis bien des années. Je m’étais assez naïvement imaginée que le mountainbike, c’était du vélo mais avec de plus grosses roues. La réalité, c’est une route pleine de cailloux, de sable et d’eau sur laquelle on est secoué et où n’arrête pas de freiner de peur de chuter. Je vous laisse imaginer les courbatures le lendemain. Bref, j’ai testé le mountainbike et je n’ai pas aimé.

En pratique :

Trajet de l’aéroport au centre ville : Shuttle bus pour Rio Coca 2$ (l’express, c’est 8$). De là, 0,25$ le bus dans Quito comme tous les bus des trois lignes (rouge, verte et bleue).

Hostel Revolution : 10$/nuit en dortoir. Cuisine très bien équipée et pratique. Thé et café gratuit. Pas de possibilité de manger là (il faut cuisiner soi-même ou aller ailleurs). Lits très confortables et hostel silencieux. 22 personnes au total.

Quito walking tour : départ 10h plaza san blas du lundi au vendredi. La visite dure trois heures et Peter est payé à la fin en pourboire.

Visite du palais présidentiel : visite guidée obligatoire et gratuite. En espagnol. Obligation d’avoir son passeport (le vrai, pas une copie).

Mitad del Mundo. 3$ pour le monument, 4$ pour le musée Inti Nan. Pour s’y rendre, prendre un bus pour Ofelia et de là, pour le terminal Carcelen (0,25$). Ensuite, prendre le bus pour la Mitad del mundo (0,15$ à l’aller et 0,40$ au retour).

Otovalo : Depuis le terminal Carcelen, 2,20€ (au retour 2$). Passez la nuit sur place si vous souhaitez voir le marché aux animaux. Alternative : allez au marché de Saquissili. Moins matinal, très grand et très peu touristique.

Périphérique et ascension du Pichincha : 8,50$. PAS (plus) de réduction étudiante. Si c’est juste pour voir la vue, évitez, beaucoup trop cher pour ce que c’est. La randonnée étant sympa, si vous la faites, vous n’avez pas le choix.

Mountainbike : Biking Dutch Man. Départ à 7h00, retour vers 16h00 au plus tard. 49$. Lunch inclus. Départ en 4×4 de Quito. Au total, 3h30 de mountainbike (bien assez à mon goût). Je n’ai rien à reprocher au service. Il y avait 6 mountainbike pour 4 personnes au cas où on aurait des soucis mécaniques.

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Quelle banque quand on voyage loin et longtemps?

Qui dit voyage au long terme dit également budget et moyens de paiements. Et malheureusement, dès que l’on sort d’Europe, la plupart des banques appliquent des frais prohibitifs. En Thaïlande, on avait pratiquement 10€ de frais par retraits (5€ de notre banque + 180 baht pour les retraits étrangers).

Sur internet, il y a pas mal de comparatifs mais généralement fait par des Français, ce qui ne conviendra pas toujours aux Belges. Par exemple, pour ouvrir un compte Boursorama ou Monabanq souvent cités dans ces comparatifs, il faut résider en France. Pour le compte Jazz International de la Société Générale, vous pouvez résider en Belgique, mais vous devrez vous rendre en France dans une agence. De plus, leurs conditions viennent de changer et je ne pense pas que ce compte soit réellement intéressant.

Si vous habitez en Belgique, vous n’avez pas mille possibilités mais heureusement, il existe une (!) offre intéressante. Afin de trouver la banque qui me permettrait de faire des économies sur les frais bancaires, j’ai fait le tour de la plupart des banques présentes en Belgique. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les voyageurs ne les intéressent pas. Chez Crelan, KBC et Deutsche Bank, j’ai reçu un mauvais accueil. On m’a regardé de haut quand je leur ai dit que je n’avais pas de salaire à domicilier et de toute façon leurs frais sont élevés sur les retraits hors Europe.

Chez Belfius, ma banque, si l’accueil a été très bon, le résultat a été identique quant aux frais. Idem chez Fortis. Cependant, BNP Paribas Fortis fait partie de la Global Alliance. Tous les retraits effectués dans des banques partenaires (Scotiabank au Pérou et au Chili) sont gratuits. Pas mal mais il y a mieux !

J’ai enfin trouvé ce que je cherchais chez Argenta même s’il m’a fallu un peu ruser. En effet, comme les autres banques, mon profil ne les intéresse pas beaucoup (pas encore de salaire, nombreux retraits à l’étranger en prévision). La première fois que je suis venue me renseigner, j’ai mentionné mon voyage et même si j’ai eu toutes les informations nécessaires, le conseiller m’a ensuite dit que sans salaire, je ne pourrais probablement pas ouvrir de compte chez eux. Je suis donc revenue plus tard à la charge dans une autre succursale et j’ai ouvert mon compte sans mentionner directement mon voyage.

Pourquoi Argenta ? Parce que chez eux, tout est gratuit. Ou presque. Hors Europe, les retraits d’argents avec la carte de débit Maestro sont 100% gratuits à moins que l’ATM en question ne prenne une commission, ce qui est toujours mentionné. J’ai déjà effectué plusieurs retraits ici en Equateur et je n’ai eu aucun souci et aucune commission. Le taux de change appliqué est à quelques cents près le même que celui que l’on trouve en ligne. Bref, j’ai zéro frais !

Pourquoi c’est si important ? Un conseil souvent donné aux voyageurs est de ne pas voyager avec beaucoup d’argent liquide sur eux. En même temps, avec les frais habituels (5€ par retraits), on a plutôt tendance à retirer de grosses sommes afin d’alléger la facture. Ici, je peux retirer de petites sommes régulièrement sans que cela ne change rien.

De plus, j’ai pu débloquer la fonction Maestro hors Europe pour une durée illimitée. J’ai également l’adresse email de ma succursale en cas de problème.

Chez Argenta, la carte de crédit Mastercard est également avantageuse, environ 50% moins de frais qu’avec les autres banques. Malheureusement pour moi, suite à une série d’évènements, je l’ai reçue trop tard (après mon départ). Ce qui n’est pas très grave vu que j’ai également une carte Visa, gratuite lorsque l’on a un compte jeune chez Belfius (mais les frais sont eux élevés). Cette carte est pour moi une carte de secours au cas où je n’arriverais plus à retirer de l’argent avec ma carte Maestro.

Dernier détail : ici en Equateur, aucun ATM ne mentionne la fonction Maestro. La première fois que j’ai voulu retirer de l’argent, j’en ai fait plusieurs cherchant le logo et désespérant un peu. Mais en fait, ma carte fonctionne dans tous les distributeurs alors même qu’il n’y a pas le logo (et mon code pin est demandé). Je ne fais aucun paiement par carte, je paie tout en cash. Il me semble que la majorité des arnaques ont lieu lors de paiements par carte dans des restaurants ou magasins. Il y a pas mal de distributeurs en Equateur et même si parfois ils peuvent être vide, ce n’est pas difficile d’en trouver un autre qui aura des billets (pour l’instant, jamais eu le souci). Edit: Maestro fait partie du groupe Cirrus, c’est donc ce logo que vous devez chercher sur les distributeurs.

Voilà, alors si vous êtes Belge et prévoyez de voyager (ou même de rester en Belgique), Argenta est, je pense, la solution la moins chère.

Attention, en Equateur et dans pas mal de pays du Sud (Thaïlande et surtout Cambodge), il est difficile d’obtenir du change sur de gros billets. En Equateur, les billets jusque 20$ sont acceptés. Les billets de 50 et 100$ sont souvent refusés. Si vous décidez de changer de l’argent dans votre pays, demandez de n’avoir que de petites coupures. Si vous retirez de l’argent d’un ATM, faites-le pendant la journée, à un distributeur attaché à une banque où vous pourrez éventuellement échanger vos billets de 50 et 100$. De plus, si votre carte est avalée, vous pourrez tenter de la récupérer.

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