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Cracovie-Berlin: notre sac à dos

Le sac à dos du voyageur, c’est sa maison, son ancre, tout ce qu’il possède pendant son voyage. Alors, voici la liste de ce que j’ai emporté pour ce voyage en auto-stop et ce que j’ai regretté/apprécié.

Vêtements: (y compris ce que l’on portait le jour du départ)

  • 4 paires de chaussettes. Vu qu’il a fait pluvieux, 5 n’aurait pas été de trop.
  • 6 culottes.
  • 2 soutien-gorge
  • 1 short
  • 1 pantalon 3/4
  • 1 pantalon léger. J’avais un pantalon de rando assez léger non transformable et j’en ai été vraiment contente. Il séchait vite, ne prenait pas de place dans le sac à dos et passait encore assez inaperçu.
  • 2 T-shirts
  • 1 débardeur.
  • 1 pull fin et léger. J’ai fait l’erreur de le prendre en coton. Il séchait super lentement (environ 48h, ce qui nous a obligé à faire un tour à la wasserette).
  • 1 polaire. Bien pour avoir chaud, mais à la fin, je ne pouvais plus la voir tant elle était moche. J’en ai rachetée une mieux coupée pour mon voyage en Amérique Latine.
  • 1 k-way. J’avais pris mon k-way pas du tout imperméable. Pour un petit voyage, pas besoin d’investir beaucoup mais pour un plus long, cela vaut la peine d’y mettre le prix.

Accessoires:

  • 1 housse imperméable pour le sac à dos. Parfois, c’est intégré au sac. Indispensable.
  • 1 sac de couchage.
  • 1 matelas.
  • 1 drap de soie.
  • 1 pyjama léger
  • 1 foulard.
  • 1 « gamelle ». Fait double emploi avec le tupperwear que l’on peut utiliser comme bol, assiette.
  • 1 mini set de cuillère, fourchette. Très utile.
  • 1 petit tupperware.
  • 1 lampe frontale.
  • 1 gourde de 50cl.
  • 1 essuie en microfibre (attention à toujours bien le faire sécher et l’aérer, sinon, cela pue!)
  • 1 cadenas. Très utile pour laisser ce qui ne doit pas disparaître dans les auberges de jeunesse.

Une trousse de toilette:

  • boules quiès
  • brosse à dent
  • savon
  • déodorant
  • une petite brosse à cheveux

Trousse de médicaments :

  • Un peu de sparadraps
  • Buscopan, motilium, immodium, spasmomen
  • Dafalgan
  • Somnifère
  • Un gilet jaune. Vu que l’on faisait du stop.

     

Chaussures:

  • Une paire de sandales de randonnée
  • Une paire de tongs
  • Une paire de chaussures fermées imperméabilisées.

A partager  (rien ne sert d’avoir tout en double si vous voyagez à deux):

  • 1 bon couteau
  • 1 jeu de cartes
  • Les cartes routières
  • Guide de voyage
  • 1 paire de ciseaux
  • le shampoing
  • le dentifrice
  • Un appareil photo + chargeur.
  • Chargeur de gsm
  • La tente
  • Un petit panneau
  • Un stift noir.
  • Un peu de lessive.
  • Une bassine pliable, en tissu imperméable. Ce n’était pas très utile. Un bouchon adaptable aurait été plus utile.

Dans un sac en bandoulière :

  • un petit portefeuille avec les cartes qui peuvent réellement être utiles là où on va.
  • GSM
  • carnet de notes
  • roman
  • Un mini-parapluie

Voilà, comme cela, si vous préparez un voyage, vous pouvez vous inspirer de cette liste. En gros, d’inutile c’est surtout la tente qui était assez encombrante et lourde que l’on a un peu porté pour rien. Sinon, sac de couchage et matelas n’ont pas non plus été très utiles (mais auraient pu).

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Cracovie-Berlin: le budget

Alors pour tous ceux qui ont de petites bourses, voici les détails de notre budget. Evidemment l’auto-stop a très fortement diminué notre budget transport (il ne restait plus que les transports en commun à payer dans les villes) et le couchsurfing a diminué le budget hébergement à Cracovie (à Berlin, on a dormi en auberge de jeunesse).

Et voici, comment se sont réparties nos dépenses (oui, on aime manger):

budgetOn a dépensé un total de 350€ pour 17 jours de voyage. Soit 20,5€ par jour. Avec cela, on ne s’est rien refusé. (comme cela, vous savez tout)

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Auschwitz Birkenau

Lorsque l’on se rend à Cracovie, une visite que l’on qualifiera d’incontournable est celle du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Incontournable, parce que l’on est tout près. Incontournable, parce que c’est une visite que l’on doit de se faire. Le fameux « devoir de mémoire ». Oui mais, cela a-t-il du sens de se rendre dans un lieu aussi triste? N’est-ce pas du voyeurisme?

Avant d’y aller, je me posais ces questions. Je me demandais ce que pouvait apporter le fait de « voir » ce camp en plus des nombreux films et livres qui existent déjà sur le sujet. Tout n’a-t-il pas été dit, écrit, filmé?

Et pourtant. Cette visite rend la Shoah réelle, tangible. Quand on parle de morts, de guerre, … cela finit par ne plus nous toucher, on met une distance entre nous et cette réalité. Mais à Auschwitz, on est directement confronté à tout ce qui s’est passé.

Ne vous attendez donc pas à une visite joyeuse et légère (en même temps, il est difficile de s’attendre à ça). Il est conseillé de ne pas amener d’enfants de moins de 14 ans et en effet, je vous le déconseille. Lors de notre visite, on a vu des enfants de moins de 10 ans avec leurs parents et je ne pense vraiment pas que cela ait du sens.

La visite commence par le camp d’Auschwitz I qui était majoritairement un camp de concentration où (sur)vivaient les détenus qui n’ont pas été gazés. C’est dans ce camp que se situe actuellement la partie musée du camp. Le guide parle dans un audioguide pour ne pas devoir hausser le ton. Cette voix calme tranche avec tout ce qu’il nous raconte. La vie des prisonniers, les exécutions, les explications de certaines photos, … On voit la tristement célèbre salle des chaussures, valises, cheveux, … De voir ces objets en vrais, leur nombre et de savoir qu’ici ne sont conservés qu’une petite partie des affaires des personnes exterminées, cela permet de se rendre compte de l’ampleur de ce que l’homme peut faire quand il est obnubilé par des idées de puretés, de race, …

Après environ 2 heures de visite dans le camp d’Auschwitz, on se rend en bus à Birkenau. La visite continue et finit par les chambres à gaz qui ont été en grande partie dynamitées par les nazis.

Si au début, on a la gorge serrée et l’émotion est difficile à contenir, on se rend compte, non sans une certaine gêne, que l’on finit par s’habituer à l’horreur, que l’on retrouve la faculté de parler et que l’on remet petit à petit une certaine distance entre soi et ces horreurs. Mais on n’oublie jamais ce que l’on a vu et entendu.

En pratique: La visite coûtait en septembre 2013 30 zl soit 7,5€ (réduction étudiant). Il y a une visite en français. La visite guidée est devenue obligatoire entre avril et octobre en raison de l’affluence. Pour les horaires, mieux vaut regarder sur le site internet. Lorsque nous avons fait la visite en septembre, le nombre de visiteurs n’était pas gênant.

Pour se rendre à Auschwitch, nous avons pris le bus pour Oswiecim, le nom polonais de la ville adjacente. Départ depuis la gare routière, située à côté de la gare ferroviaire. Bus A/R (21 zl). De nombreuses agences proposent des tours pour aller à Auschwitz, mais je ne vois vraiment pas ce que cela peut « ajouter » à la visite à part augmenter son coût. Le bus local vous dépose sur le parking même du musée/camp d’Auschwitz I.

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Cracovie – Les mines de sel de Wieliczka

wieliczkaLes gens qui vous parlent des mines de sel de Wieliczka sont généralement assez catégoriques. Soit ils trouvent que c’est un piège à touriste à passer sans sourciller, soit ils trouvent que c’est magnifique et unique au monde. Je pencherais plutôt pour le second groupe.

Nous sommes arrivées pile-poil pour le début de la visite qui se fait en français. Nous avons des écouteurs pour mieux entendre le guide, le groupe étant composé d’une grosse vingtaine de personnes. Au début, c’est la descente dans les profondeurs de la terre par un escalier sans difficulté et puis tout au long de la visite, on passe de salles en couloirs et de couloirs en salles. Le guide a l’humeur lourd un peu caractéristique des visites guidées mais finalement, je suis bon public alors on rigole aux « les belges aiment cette salle parce que les murs s’effritent » et autres « je suis votre pire cauchemar, quand je suis venu en France, j’étais plomwieliczka-salt-minebier ».

Deux heures à en apprendre plus sur la mine et à apprécier les beautés naturelles et moins naturelles de ces salles. L’atmosphère et le côté « mines de la Moria » valent autant le détour que la cathédrale de sel, la salle la plus impressionnante creusée par les mineurs.

Après deux heures de visite, le groupe fait une petite pause et ceux qui le souhaitent peuvent remonter. C’est ce que la majorité du groupe a fait et c’est en petit comité que l’on a visité la partie plus musée où l’on vous explique comment le sel s’est formé, les différentes manières de produire du sel, etc, etc.

La visite au total dure environ 4h que j’ai trouvées très intéressantes. De plus, à ce qu’il paraît l’air salé de la mine serait bon pour la santé alors pourquoi se priver?

Ce soir-là, on a retrouvé nos amis CS à la recherche d’un czekolada (bien meilleur qu’un cacao, l’équivalent de notre chocolat chaud). Pas de chance pour nous, rupture de stock dans les deux cafés où nous nous sommes rendus. Finalement, on a pu en boire un très bon au Wedel Chocolate Lounge. Très sympathique soirée.

En pratique:

L’unique visite guidée en français démarrait alors à 12h05 mais vérifier avant si vous ne voulez pas la manquer (à défaut, il y en a évidemment en anglais). L’entrée coûte 60 zl (soit 15€).

Pour se rendre à Wieliczka qui est proche de Cracovie, il faut prendre un bus. Il y a plusieurs possibilités, soit le bus local (n°304), plus lent qui fait plusieurs arrêts, soit le mini-bus plus rapide. C’est celui-là que l’on souhaitait prendre mais on n’a jamais réussi à trouver l’arrêt et c’est de justesse que l’on a pu prendre le bus local (qui finalement passait aussi tout près de là où on logeait). Ce bus, nous l’avons pris près de la gare routière mais PAS à la gare routière. En effet, il faut se rendre dans le centre commercial situé à côté de la gare tant routière que ferroviaire (Galeria Krakowska) et sortir dans la rue Kurniki. De là partent les bus locaux qui mettent un peu plus d’une heure (si mes souvenirs sont bons). Ce bus fait aussi d’autres arrêts dans Cracovie avant d’aller vers Wieliczka. Prix de l’aller-retour: 3,8 zl.

 

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Cracovie – Schindler factory et visite de la vieille ville

cathédrale Saints-Stanislas-et-VenceslasVoilà que se termine notre séjour chez notre premier couchsurfeur. Après l’avoir remercié, nous nous rendons chez le suivant chez qui on ne doit dormir qu’une nuit (au départ on devait faire 3 nuits chez un et 3 nuits chez un autre, mais les plans de départ mènent parfois à de drôles de situations). On prend le tram et arrive finalement à l’arrêt où il a prévu de venir nous chercher. Je lui envoie un sms et on commence à attendre.

Comme il fait beau, on discute, on bronze, on regarde les gens qui passent. Puis, je regarde mon gsm et me rend compte que mon message n’est jamais parti. En fait, le n° que j’ai est tronqué des 3 derniers chiffres. Zut alors! C’est peine perdue d’attendre ici et comme on a l’adresse, on part à la recherche de son appartement.

Sauf que ceux qui se sont déjà promenés dans une banlieue polonaise savent déjà que cela n’a rien d’évident. On se retrouve face des blocs numérotés et des noms de rues, tout cela à conjuguer avec un n° d’appartement. A priori, rien de bien sorcier sauf que là où devrait se trouver le bloc en question, il ne s’y trouve pas. On commence alors à demander un peu à toutes les personnes qu’on croise. Toutes nous répondent pleines de bonne volonté mais généralement en polonais, langue que, vous vous en doutez, nous ne maîtrisons pas. On arrive quand même généralement à se comprendre et la réponse est systématiquement: ce bloc n’existe pas, l’adresse est mauvaise.

Mauvais numéro de téléphone, mauvaise adresse, on commence un peu à douter. On a besoin d’une connexion internet et connectées comme nous le sommes, nous devons chercher un cyber-café. Sauf que dans une banlieue dortoir, vous pouvez chercher longtemps. On commence alors à demander à toutes les personnes que l’on croise s’ils ne connaissent pas notre couchsurfeur. Sauf qu’il y a énormément de personnes qui habitent le quartier, nous cherchons une aiguille dans une botte de foin. Finalement, voilà notre sauveur. On lui explique notre situation et je crois que cela l’amuse un peu de voir deux filles paumées, ne parlant pas polonais demander aux rares personnes qu’elles croisent, si celles-ci ne connaissent pas un CS. Il réfléchit puis nous invite finalement chez lui, dans une colocation et nous prête son pc où miracle, je trouve le n° de téléphone (entier cette fois-ci). J’appelle et Rafal, notre CS décroche. Il vient nous chercher à l’arrêt de tram.

Une fois chez lui, nous faisons la connaissance de Simon, son coloc. Ils nous expliquent que si personne dans le quartier ne connaît ce bloc, c’est parce qu’il vient d’être construit. Tout s’explique! On goûte alors à la version Biélorusse improvisée d’un bigos que Simon a cuisiné et on s’amuse déjà à entendre le débat qui s’ensuit avec Rafal pour savoir si on peut appeler ce plat un bigos. Ce n’est pas mauvais et c’est déjà ça.

On part ensuite voir une exposition sur l’art et l’économie au Mocak. L’art contemporain, ce n’est vraiment pas mon truc mais le thème était encore « passable ». On va ensuite voir le musée d’Oscar Schindler situé juste à côté. Un musée très bien fait construit à l’emplacement de l’usine d’Oscar Schindler avec pleins de photos, de témoignages, d’objets. Évidemment, ce n’est pas le genre de musée dont on ressort très joyeux mais ce n’est pas morbide pour autant. Je vous conseille de voir le film avant d’y aller.

On a alors été manger dans un restaurant de Kazimierz puis on a joué jusque bien tard à des jeux de société: Blocus et Pentago. Deux jeux que je ne connaissais mais qui sont très chouettes. Blocus peut se jouer à 4 et Pentago à 2.

Le Coucher de soleil sur la Vistulelendemain, les garçons vont au travail pendant que nous trainons (un peu) au lit. Ils nous ont laissé leur clé. On part ensuite  chez notre troisième et dernière CS. On fait connaissance et puis on part rendre la clé au bureau où travaille Simon. A l’entrée, surprise, personne ne répond. On attend devant la porte, on appelle mais il ne répond pas à son GSM. Soudain, quelqu’un rentre dans l’immeuble, alors on suit. On monte à l’étage où il travaille mais manifestement, ils sont en pause. On ressort alors et mange un assortiment de pierogis dans un tout petit magasin où il y a deux chaises et une table. C’est bon et très simple. Pour 8 zl, on a une assiette très bien remplie. On finit par rendre enfin la clé.

On se rend ensuite à la visite de la vieille ville, toujours avec le Free Walking Tour. Le guide parle très vite et est très théâtral, c’est amusant. Tous les guides qui font visiter Cracovie doivent suivre une formation d’un an donnée exclusivement en polonais. Les guides sont donc tous des Soupe à la betteravepolonais amoureux de leur ville. Cette visite est super intéressante et alors que l’on est déjà là depuis quelques jours, elle nous fait découvrir pleins de choses que l’on n’avait pas remarquées. Après la visite, on a été voir le dragon cracher du feu. On était mortes de rire devant ce petit crachat.

A la fin de la visite, on reçoit une free map faites par les guides avec une adresse de restaurant « typiquement polonais » où on se rend. Je ne sais pas si c’est de commander sans avoir de conseils ou si le restaurant était mauvais, mais tout nous a déplu. On a d’abord reçu une « compote » gratuite offerte sur présentation de la carte. On pensait recevoir des fruits mixés comme ce que l’on mange en Europe. A la place, on reçoit une espèce de jus très sucré et plus qu’écœurant. Je déteste gaspiller mais arrivée à la moitié de ma tasse, j’ai dû me résoudre à arrêter de la boire. On a ensuite voulu tester la soupe à la betterave, spécialité polonaise. Bon, ben comme la compote, je n’ai vraiment pas pu me forcer à finir.

On devait ensuite rejoindre notre CS après son travail dans Kazimierz pour qu’elle nous montre les bars qu’elle aime. C’est attablées dans un café que je me rends compte que mon GSM est à plat. Celui de Déborah également. OUPS. Heureusement, on a demandé à la serveuse s’ils avaient le même chargeur et ils ont pu recharger un de nos GSMs. On a rejoint Dominika et bu des shots de vodkas. Il en existe à pratiquement tous les goûts pour 1€ voire moins.

En pratique

Entrée de l’expo au Mocak: 5 zl.

Entrée du musée Oscar Schindler: 16zl.

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Cracovie – Chateau de Wawel et Kazimierz

Chocolat chaudRetour à mon voyage de septembre passé, rappelez-vous nous étions arrivées à vitesse grand V à Cracovie où nous devions rejoindre notre premier couchsurfeur.

Comme nous sommes arrivées beaucoup plus tôt que prévu, nous nous sommes attablées à un charmant petit café et j’ai bu mon coup de cœur de Cracovie (et oui, quand même): le chocolat chaud! Étant belge et un tout petit peu chauvine parfois, je n’imaginais pas du tout trouver du bon chocolat en Pologne. La Pologne et l’Est de l’Europe en général, pour moi, cela rime avec vodka, choucroute et gens travailleurs. Quelle surprise de boire un tel chocolat chaud! Rien à voir avec celui que l’on boit ici. Là-bas, il est bouillant, épais et le goût est juste extraordinaire (quand je vous dit qu’il m’a laissé un très bon souvenir, je n’exagère pas). Je ne me rappelle plus le nom du café mais c’est dans une rue qui part de la grand place (la place du marché) et dans lequel on entre en passant sous une arche. La cour où sont installées les tables est joliment décorée, il y a énormément de plantes et une balancelle. Ensuite, Michal est venu nous chercher pour nous conduire chez lui.

Le lendemain, il nous prépare un petit-déjeuner polonais. En résumé, un petit-déjeuner gargantuesque avec de la viande et des œufs. On lui pose après quelques questions sur les habitudes alimentaires des polonais. A quelles heures ils mangent et quel type de nourriture. Je vais bref: ils mangent tout le temps. Pourtant, on n’a pas croisé beaucoup d’obèses dans les rues. Mystère, mystère.

On prend ensuite le bus pour se rendre au Château de Wawel. Ce château assez original est fait de plusieurs édifices sur une colline et surplombe la Vistule, le fleuve qui traverse Cracovie. Sur les bons conseils de notre hôte, nous n’avons visité qu’une partie des musées intérieurs. Mon conseil serait carrément de ne rien visiter à l’intérieur mais de profiter d’une belle journée pour déambuler à l’extérieur et prendre une pose dans le petit parc. A cela, vous pouvez rajouter la visite gratuite de la vieille ville, dont je vous parlerai plus tard, qui se termine au château.

Donc, le château de Wawel. On a vu les appartements d’Etats (vraiment pas intéressant, aucune explication, seulement des meubles sans grand intérêt) et les appartements royaux (visite guidée en anglais dont les « ladies and gentleman » résonnent encore à mes oreilles). Un peu mieux mais ne casse pas trois pattes à un canard).

BigosOn rentre ensuite chez Michal après avoir fait des courses non sans difficultés (sur les étiquettes tout est écrit en polonais). Ce soir-là, nous avons été manger au très sympathique Pod Wawelem. Comme son nom le laisse supposer, ce restaurant est situé tout près du château. C’est un restaurant très fréquenté mais principalement par des polonais (généralement bon signe). La nourriture est classiquement polonaise. Ce n’est vraiment pas cher et très bon. Nous y sommes retournées une deuxième et ce soir-là, il y avait un mariage (bien que je n’aurais quand même pas choisi cet endroit pour fêter ça). Sur les bons conseils de Michal, on a pris un bigos (une choucroute polonaise, comme quoi, mes clichés ne sont pas tout à fait à côté de la plaque) et une potato pancakes aux champignons (cela a sûrement un autre nom en polonais, mais désolé ma mémoire mon carnet me fait défaut sur ce coup-là) que l’on a partagés. Les deux étaient très bons. Heureusement que nous les avons partagé parce que même à deux, nous n’en sommes pas venues à bout. Et oui, en plus de manger souvent, les polonais mangent beaucoup.

Après notre si copieux repas, nous rejoignons une soirée Couchsurfing où l’on commence rencontre des gens venus de tous horizons et goûte nos premières vodkas. Rencontre avec la Krupnik dorée, meilleure vodka que j’ai goûtée en Pologne. Michal nous précise cependant que les polonais ont l’habitude de boire de la bière dans les bars et de la vodkas à la maison. En rentrant chez lui, il nous fait découvrir un DJ qu’il adore, Grammatik.

Le lendemain, on prépare un cheese cake. Comme on n’a pas exactement les mêmes ingrédients que ceux que l’on utilise habituellement, c’est un peu différent mais pas tout à fait raté. A midi, on mange sur les conseils d’une amie polonaise au salad bar Chimera. C’est sympa, bon marché et un peu plus diététique que le reste de notre alimentation pendant ce voyage, je crois que la balance apprécie.

Cet après-midi-là, on fait notre première visite « Free Walking Tour« . C’est un concept qui existe dans plusieurs villes et est très simple. Des guides motivés vous vont visiter gratuitement la ville et à la fin de la visite, vous donnez un pourboire qui est laissé à votre libre appréciation. A Cracovie, il y a plusieurs tours thématiques. Nous en avons fait deux et on en aurait fait trois si je ne m’étais pas emmêlée les pinceaux. Cette première visite était celle du quartier juif, Kazimierz. On y parle du quartier actuel, mais également de ce qu’il était par le passé, la présence des juifs à travers l’histoire et évidemment la seconde guerre mondiale. La guide est dynamique et parle très bien anglais. Cette visite est vivante et cela contraste fortement avec les terribles événements qui se sont déroulés dans ces rues et sur la place où a eu lieu la liquidation du ghetto.  A la vue des synagogues et d’autres bâtiments devenus soudain sans utilité faute de croyants, on se rend compte de l’ampleur du projet d’extermination nazi. Comme avec la visite d’Auschwitz, cette visite du quartier juif a rendu dans mon esprit la Shoah plus tangible et matérielle qu’elle ne l’avait encore jamais été.

Ce soir-là, on a cuisiné notre désormais traditionnel couscous végétarien après lequel on a pris du cheese cake et regardé un film polonais « The evil house ». Assez étrange comme film.

La suite au prochain épisode.

En pratique

Pour 24 zlotys, on s’est achetées une carte de transport en commun 7 jours avec réduction étudiante.

Pod Wawelem: Adresse: św. Gertrudy 26. On a mangé pour 36 zlotys chacune, boissons et pourboire inclus. Soit +/-10€ pour deux!

Salad bar Chimera: Ul. sw Anny 3. Une assiette de salade suffisante pour un repas de midi: 13 zl (+/- 3€).

Vous trouverez plus d’infos sur les Free walking tour ici. Ils existent à Cracovie, Varsovie et Wroclaw. La visite du quartier juif se termine au musée de la fabrique d’Oscar Schindler. Il est donc possible d’enchainer les deux. Nous, on a préféré faire cela un autre jour. A Cracovie, vous avez donc le tour du quartier juif, la visite de la vielle ville (qui se termine au château Wawel) et la visite macabre que l’on a manquée.

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