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Ayacucho, la semaine sainte et un couchsurfing incroyable

Pour la semaine sainte, j’ai décidé de faire du Couchsurfing, imaginant partager avec une famille locale les festivités. En fin de compte, eux n’y ont pas participé, ne connaissant que trop bien les processions mais c’est une autre expérience que j’ai vécu, bien plus intéressante.

J’arrive un matin sur la place du quartier Santa Ana. Comme à chaque fois avec les CS, je ne sais pas trop à quoi m’attendre et je suis un peu tendue. C’est Victoria, sourire aux lèvres qui arrive me chercher. Il n’est en effet pas possible de trouver leur maison autrement puisqu’ils n’ont pas d’adresse.

En chemin, on commence déjà à briser la glace. Victoria est extrêmement sympathique et attentionnée. J’arrive chez eux bien essoufflée puisque tout le chemin jusqu’à leur maison est en montée. Leur maison est, comme ils la décrivent, « humble ». Pas de douche ni de toilette. Pas non plus de frigo. Mais cela ne m’a pas empêché de vivre 5 jours de pur échange, incroyables. Peu après, je fais la connaissance de Gherson, leur fils de 18 ans, bientôt inscrit à sa première année d’université et Jimmy, le père de famille. Ils sont artisans et produisent des ceintures, sacs, porte-monnaies, bandeaux, … Tout est tissé avec des métiers à tisser à partir de laine non traitée et teint avec des produits naturels. Les produits sont ensuite brodés à la main. Cette petite entreprise familiale ne leur donne pas seulement du travail mais également à une centaine de personnes vivant notamment dans le village d’origine de Jimmy à trois heures d’Ayacucho en bus. Comme j’ai pu le constater dès mon arrivée, là-bas, les soins de santé ne sont pas accessibles. Sa sœur était en effet là lors de mon premier repas avec eux. Elle était venue du village parce qu’elle s’est cassée le poignet. Seulement, après avoir été faire constater la fracture par un médecin, ils n’ont pas pu la plâtrer. Jimmy, lui, s’était déboîté le genou un mois avant. Il ne pouvait toujours marcher qu’avec difficultés et douleurs. N’ayant ni frigo, ni congélateur, impossible d’appliquer du froid sur son genou. C’est donc du Vickx Vaporub qui fait office de poche à froid.

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Pendant 5 jours, je n’ai finalement été voir que deux processions. Des hommes portent des statues entourées de bougies. Tout le long de la procession, des groupements ont réalisés des tapis de fleurs, sables colorés voir même brisures de CD, tissus, … Avant que la procession ne passe, attention à ne pas les piétiner mais une fois qu’elle a démarré, ces peintures éphémères disparaissent sous les pas.

P1050588Plutôt que de me mêler à la foule venue pour la semaine sainte, j’ai préféré rester avec eux et apprendre à et de Victoria de nouveaux plats. Je leur ai ainsi fait goûté la soupe aux oignons. (remarque de Jimmy : ce serait pas mal avec du riz et du poulet ! Typiquement péruvien) ainsi qu’un risotto. Victoria m’a appris à faire la puca picante, un plat de pommes de terre dans une sauce à base de betteraves et cacahuètes ainsi que le lomo saltado et les humitas.

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Pleins, pleins d’humitas

J’ai aussi cherché avec Jimmy différents moyens de vendre leur artisanat à l’étranger. Ils n’exportent en effet que deux fois par an et vendent très peu dans leur petit magasin au centre d’Ayacucho. Jimmy ayant connu la pauvreté dans sa jeunesse, il fait tout pour améliorer les conditions de vie dans son village d’origine mais ne peut malheureusement pas commander beaucoup de pièces aux travailleurs s’il n’y a pas de débouchés.

Au moment de se quitter, je n’avais qu’un regret, ne pas être venue plus tôt. D’ailleurs, Jimmy aussi ne comprenait pas que j’ai d’abord été dans un hostel. Mais j’ai adopté comme « règle » de ne pas rester plus de 5 jours chez des gens qui vous hébergent gratuitement. Cela demande du temps et de l’énergie et je ne voulais pas trop leur en demander.

Appel : Si vous connaissez quelqu’un qui tient un magasin d’artisanat, dites-le en commentaire, je vous mettrai en contact. L’artisanat qu’ils produisent est de grande qualité et ils s’assurent que chaque pièce est impeccable avant de la mettre en vente. Tout est naturel, fait main et apporte un revenu complémentaire à des personnes en ayant très peu (ils vivent principalement de l’agriculture où tout se fait à la main). Sinon, vous pouvez aussi les contacter directement via leur site internet: http://www.winaymaki.com/

En pratique :

La semaine sainte démarre le vendredi précédent le dimanche des rameaux. Processions pratiquement tous les jours en soirée. Le dimanche des rameaux, démarre à 16h. Le dimanche de Pâques, démarre très tôt (à peu près 4h du matin). Programme bien fait disponible à l’office du tourisme (IPeru).

Nourriture typique dans la rue Caceres à partir du croisement avec la rue Asemblea.

Les prix des hostels, restaurants et transports (surtout vers/depuis Lima) augmentent, principalement le dernier week-end.

Comme toujours dans les foules, faites attention aux pick-pockets.

 

Edit!!

Voilà que Victoria et Jimmy lancent un crowfunding pour construire une salle de classe au-dessus de leur maison. A l’aide de volontaires venus via Workaway (qu’ils vont loger et nourrir eux-même), ils vont pouvoir y enseigner l’Anglais. Je leur fais une totale confiance dans ce projet et je vous invite, vous aussi, à y participer. C’est par ici!

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Trujillo et ses sites archéologiques

Une maison rue Pizarro

Une maison rue Pizarro

Après Huanchaco, je vais rejoindre Raphaël à Trujillo, le premier « vrai » couchsurfing de mon voyage! Je suis un peu nerveuse mais je tombe sur une perle. J’ai ma propre chambre et après une petite discussion, voilà qu’il me tend ma propre clé.

La casa de la emancipación

La casa de la emancipación

Le lendemain, arrivent cependant deux autres couchsurfeurs et commencent les petits soucis de clés. L’un d’entre eux la prend et on se met d’accord pour se retrouver à 18h30. Nous sommes deux au rendez-vous, celui qui a la clé n’est pas là. Trois heures plus tard, je suis toujours en t-shirt et j’ai froid. On n’a aucun moyen de le contacter. On fait un bref saut dans le cyber-café d’à côté et à notre sortie, on voit de la lumière à la fenêtre de l’appartement! On gueule à n’en plus finir mais aucune réaction. On réussit à passer la première porte grâce à un gentil voisin et on finit par toquer à la seconde, à travers une grille, grâce à un balai. Comme je m’y attendais, point d’accident ou d’événement dramatique pour justifier ce retard mais quelques bières et une heure qu’il n’a pas vu passer. Par la suite, on ne lui laissera plus plus l’occasion d’approcher cette clé.

A côté de ces petits soucis, Raphaël, le couchsurfeur, prof à l’Alliance française est de très bons conseils et facile à vivre. Je ne passe cependant pas beaucoup de temps avec lui parce qu’il travaille et s’entraîne énormément.

La Plaza de Armas telle qu'on ne vous la montre pas

La Plaza de Armas telle qu’on ne vous la montre pas

Le premier jour, je vais visiter le centre historique de Trujillo. Je déambule trois heures dans ses rues appréciant les bâtiments coloniaux. J’essaie de trouver l’office de tourisme iPeru mais encore une fois, il vient de déménager à cause de travaux. Sans succès. Le seul point négatif de la ville: il y a pas mal de voitures à Trujillo et ce, jusque sur la Plaza de Armas. Un large piétonnier au centre améliorerait grandement l’attractivité de la ville.

Le Palais Nik An

Le Palais Nik An

De Trujillo, je vais voir le site de Chan Chan. Je choisis de ne pas passer par une agence. Pour les transports, c’est assez facile. Le « hic », Chan Chan mérite amplement une visite guidée! Si le guide est inclus dans les tours organisés, en indépendant, il faut débourser 40 soles. Une somme! Je commence la visite en tendant l’oreille aux différents guides mais cela n’a absolument rien de discret. Je préfère alors demander à un couple de français si je peux me joindre à eux. Ils sont antipathiques au possible et confirment à merveille le cliché du français râleur (ils râlent sur le français de la guide (oui, au Pérou!) ou sur la méconnaissance de certains faits). En plus, plutôt que de diviser le prix en trois, ils me demandent de payer la moitié « parce qu’un couple cela compte pour un ». Au final, si j’avais pris un tour, j’aurais payé moins ou la même

La Huaca Esmeralda

La Huaca Esmeralda

chose tout en étant conduite d’un lieu à l’autre.

Après le palais Nik-An, je vais voir les deux Huacas comprises dans l’entrée. La Huaca Esmeralda où il n’y a personne est impressionnante et très bien conservée.  La Huaca Arco Iris est encore mieux! On peut marcher sur celle-ci et approcher de très très près les fresques! Si vous avez le vertige, abstenez-vous. Il n’y a en effet aucune barrière ou sécurité sur ce petit chemin de +/- 60cm de large (à une hauteur d’environ 10 mètres).

La Huaca Arco Iris

La Huaca Arco Iris

Le lendemain, je vais visiter las Huacas de la Luna y del Sol. Ce sont deux très grandes pyramides Moche (la civilisation!). La première se visite, la seconde n’a pas encore été explorée. La visite se fait avec un guide (cette fois-ci inclus dans le prix) et cela permet vraiment de mieux comprendre cette ruine. Les fresques ont été très bien conservées et le tout est impressionnant. De plus, comme on peut voir en face la Huaca del Sol non fouillée, on a à la fois une vue de l’intérieur et de l’extérieur d’une Huaca.

La Huaca del Sol

La Huaca del Sol

Dans notre groupe, il y avait une dizaine d’enfants de Lambayeque venus visiter eux aussi. Ils ont été très contents de voir que ce jour-là, il y avait deux attractions pour le prix d’une : il y avait une belge dans le groupe ! J’ai donc été bombardée de questions pendant la visite. Il y a également un musée très bien fait à côté.

Fresque de la Huaca de la Luna

Fresque de la Huaca de la Luna

Pour mon dernier jour à Trujillo, j’ai décidé d’aller visiter El Brujo. C’est un site archéologique situé plus loin que les deux autres mais qui vaut apparemment le détour. Je pars un peu tard de l’appartement et n’arrive plus à retrouver l’agence qui m’avait proposé le tour pour 25 sl (une bonne réduction). Une autre agence accepte finalement de m’emmener pour le même prix s’il reste de la place. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Je décide alors de m’y rendre par moi-même. Erreur, grossière erreur. Si prendre le bus pour Chocope n’a rien de compliqué, là-bas j’attends une heure qu’un collectivo arrive en direction de Magdalena de Cao. De là, le moto-taxi m’annonce son prix: 20 sl A/R. Argh! Je négocie finalement à 15 sl. La Huaca Cao Viejo ressemble beaucoup à la Huaca de la Luna mais en moins bien! Sans guide, cela n’a que peu d’intérêt. Le musée attenant est peu intéressant et ne fait que répéter ce que j’ai déjà lu ailleurs. La dame de Cao, le « clou » de ce musée n’arrive pas à me passionner. Je fais vite fait un tour à la Huaca El Brujo mais il n’y a plus grand chose à y voir. Mon moto-taxi, censé m’attendre, a disparu. Heureusement, une famille Liménienne (de Lima, quoi) me prend dans son pick-up. En chemin, on croise alors mon taxi. J’attends moins longtemps pour le collectivo pour retourner à Chocope mais tout ce temps perdu dans les transports pour un site qui n’offre rien de plus que les autres visités me laisse un goût amer. Je râle encore un peu ne trouvant rien d’ouvert vu qu’on est dimanche (mon sang français ressort parfois).

La  Huaca El Brujo

La Huaca El Brujo

En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€)

Chan Chan : je conseille de prendre une agence pour 20 sl. Ne manquez surtout pas la Huaca Esmeralda et la Huaca Arco Iris. Inclus dans le ticket avec le musée : 10 sl adulte/5 sl étudiant. Si vous souhaitez quand même vous y rendre sans agence : prendre le bus pour Huanchaco (1,2 sl) et demander à être déposé au Musée. De là, marcher jusqu’au palais Nik-An (+/- 20 minutes de marche). Si vous souhaitez une visite guidée, le guide coûte 40 sl. Pour ensuite aller à la Huaca Esmeralda, prendre le bus B (1 sl) et demander à être déposé à l’église Mansiche. Marcher ensuite 5 minutes. Revenir vers le centre et au rond-point, prendre un collectivo (taxi : 1,5 sl) qui va vers la Huaca Arco iris.

Huaca del Sol y de la Luna : y aller sans agence vu que le guide est inclus et obligatoire. Musée : 5 sl adulte/3 sl étudiant. Huaca de la Luna (seule Huaca que l’on peut visiter) : 10 sl adulte/ 5 sl étudiant. Pour s’y rendre, prendre un combi C bleu et blanc. Bien demander au chauffeur s’il va aux Huacas del Sol y de la Luna. Ensuite, soit marcher 30 minutes, soit prendre un combi qui passe.

El Brujo : Soit ne pas y aller, soit prendre une agence et négocier! 25 sl, c’est bien assez (n’inclus pas l’entrée). Entrée de la Huaca Cao Viejo et du musée: 10 sl/5 sl étudiant. Intéressant éventuellement si vous n’avez pas l’occasion d’aller voir Chiclayo et ses musées alentours.

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Chiclayo

Arriver à Chiclayo depuis Cajamarca, c’est l’assurance de se prendre une bonne grosse claque dans la gueule. Autant Cajamarca est jolie, calme et pleine de petits restos et cafés sympas, autant Chiclayo est assez laide, bruyante et il est difficile d’y trouver un lieu sympa sans s’arracher la peau des fesses.

Ici, les taxis klaxonnent à chaque piéton pour signifier qu’ils sont libres (et il y en a des gens à Chiclayo). Les voitures klaxonnent chaque piéton qui aurait la stupide idée de vouloir traverser : ici la route est aux voitures, tant pis si tu veux te rendre de l’autre côté. Ajoutez à cela, des chiens qui se prennent pour des loups, des agents de police qui ont énormément de souffle pour leur sifflet et des vendeurs de rue qui non contents de hurler le nombre de citrons qu’ils vendent pour 1 sl, ont fait l’acquisition d’un haut parleur pour que toute la ville soit au courant. Même le camion poubelle ajoute sa petite musique à tout ce tintamarre. Oui, cette ville est fatigante.

Pourquoi me direz-vous me suis-je donc rendue dans cette ville qui semble si terrible ? Parce que celle-ci a la bonne idée d’être entourée de sites archéologiques grandioses et de musées extrêmement bien faits (oui, les conservateurs de musée européens peuvent être jaloux).

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J’ai heureusement trouvé un hostel où j’avais accès à une cuisine. Bien que minuscule et très mal équipée, elle m’a quand même permis de me préparer des guacamoles et des mangues, ce qui fait mon bonheur.

Le premier jour de visites, je vais en compagnie de Nicholas, un Allemand, à Ferreñafe pour voir le musée national Sicán. Ce musée explique comment vivaient la civilisation Sicán ou Lambayeque, civilisation postérieure aux Moches. Dans ce musée, on apprend comment ils travaillaient l’or, la céramique ou le bronze et l’on peut y voir des couronnes, bijoux, étendards et autres objets créés par cette civilisation.

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Après cette plutôt longue visite, on revient à Chiclayo pour prendre un collectivo pour le site de Sípan et son musée. Oui, Sipan et pas Sican. Cette fois-ci, ces pyramides ont été créées par les Mochicas (ou Moches, c’est plus drôle). Vous suivez ? Là, on peu voir trois pyramides qui ont été progressivement érodées par les éléments. Il faut bien l’avouer, elles ressemblent aujourd’hui à un tas de boue. La troisième, la plus petite, est en fait un tombeau où différentes tombes ont été retrouvées. On y voit le travail des archéologues. A côté du site archéologique, il y a également un assez bon musée où l’on peut voir ce qui a été retrouvé dans plusieurs tombes : squelettes mais aussi céramiques et de nombreux bijoux.

Le "tas de boue"

Le « tas de boue »

Une chose qui change des musées européens est qu’ici les céramiques ont très bien résisté au temps et on ne voit pas de petits bouts d’amphores mais bien la totalité de la pièce. De plus, ils avaient nettement plus de créativité et les bouteilles sont souvent décorées de dieux anthropomorphes assez rigolos.

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Pour ne pas enchainer deux grosses journées de musées, je passe une journée à trainasser à Chiclayo. Vous l’aurez compris avec mon introduction, ce n’est pas vraiment la ville rêvée pour se reposer. Cependant, j’ai ainsi pris mon temps pour me perdre dans le dédale que constitue le marché Modelo. C’est un marché extérieur mais dont les étals sont partiellement recouvert de toits de fortunes. On y trouve de tout et chaque fois que je tournais à un coin, je me retrouvais face à de nouveaux produits. Il est cependant assez oppressant. Dans l’après-midi, j’ai décidé de partir à la recherche de l’unique bon glacier de la ville, enfin, ce qui semble être l’unique. J’ai donc marche une quinzaine de minutes pour me rendre dans un grand centre commercial où se situe le fameux comptoir. Mais le jeu en vaut la chandelle, cette glace me laisse un souvenir inoubliable.

Ce soir-là, j’ai fait du Couchsurfing. Enfin, pas exactement. En fait, j’ai passé la soirée en compagnie de Livi, une couchsurfeuse. On a discuté de pleins de choses et notamment de la ville, de ses nombreux voyages au Pérou, … Elle m’a également montré des coins de Chiclayo que je n’avais encore pas vu (sans cependant me faire changer d’avis sur la ville).

Après cette journée de repos, je me rends à Lambayeque pour voir le musée Tumbes Reales (ou musée du Señor Sípan) et le musée Brüning. Le premier est un musée récent et très bien fait qui vous détaille les découvertes des archéologues faites à Sipan. On y a apprend aussi beaucoup sur leurs techniques, ce qui est passionnant. Je n’en reviens pas qu’ils aient pu avoir une telle patience pour reconstituer ce qu’ils ont trouvé. Le musée Brüning est nettement plus court et après une salle sur la découverte de la Sacerdotisa, il y a différents étages qui détaillent les diverses civilisations qui se sont succédées.

En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€):

Bus de Cajamarca à Chiclayo : Compagnie Linéa : 25 sl. Départ à 10h45. Durée : 6 heures.

Hostel San Lucas : 412 Rue Elias Aguirre. 25 sl/chambre simple avec sdb privée. Cuisine à disposition mais pas tout le temps. Internet relativement ok. Eau chaude, serviette de bain sur demande, papier toilette. Fort calme excepté un putain de chien qui se prenait pour un loup (et pendant la nuit, sinon, ce n’est pas marrant).

Se rendre à Sipan (pour voir la pyramide où a été retrouvé le señor de Sipan ainsi que le musée) : collectivo (mini-bus) à prendre au terminal Epsel, avenue Augusto Leguia. Prix : 3 sl. Durée : 1 heure.

Se rendre à Ferreñafe (pour voir le musée national Sicán) : collectivo (combi) à prendre dans une rue perpendiculaire à l’avenue Sáenz Peña. Prix : 2 – 2,5 sl. Durée : 30 minutes.

Se rendre à Lambayeque (pour voir le musée Tumbes Reales de Sipan et le musée Bruning) : collectivo (taxi) à prendre dans la rue San José (entre la rue San Martin et l’av. Angamos). Prix : 1,5 sl. Durée : 20 minutes.

Comme partout au Pérou, très bon office du tourisme : iPérou. Pas de chance pour moi, le jour où je venais y chercher des informations, ils étaient justement en train de déménager. Heureusement, j’ai alpagué un gentil employé qui m’a renseigné dans la rue et avec le sourire !

Glace Hoppy : deux boules, 8 sl. Dans le centre commercial Real Plaza (avenue Bolognezi). Goûtez la glace au brownie. L’occasion d’aller vous renseigner sur les prix des différentes compagnies de bus puisque tout près se trouve Cruz del Sur, Civa, America Express et Linéa.

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Cajamarca

Après Leymebamba, j’ai pris le bus pour Cajamarca. J’ai fait ce choix malgré les avertissements que l’on m’avait donnés. Le matin du départ, tout le monde ne parle que d’éboulements. Il a plu toute la nuit, la pire des situations qui pouvait arriver. Fataliste, j’attends le bus.

Après pas plus d’une demi-heure de trajet, la route est en effet coupée par un éboulement. On attend qu’une machine vienne depuis Leymebamba pour déblayer la route. Finalement, en tout, cet incident ne nous aura fait patienter que 40 minutes. De plus, la totalité de la route est asphaltée. Et manifestement, les chauffeurs ont eu à coeur d’arriver à l’heure à Cajamarca. Résultat, pour le reste du voyage, une pause pipi très, très courte et pas de pause pour manger. Heureusement, la veille, j’avais eu un repas tellement copieux que j’avais demandé à emporter les restes.

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J’arrive donc à vers 17h30 en ville. J’ai tenté pour la première fois de ce voyage le couchsurfing et je dois appeler un ami du Couchsurfeur pour qu’il me donne la clé. C’est la troisième fois que je tente de le joindre dans des cabines publiques et il ne répond pas. Je me mets donc à la recherche d’un hostel sans avoir la moindre idée d’où aller. Je demande où est la direction de la plaza de armas et marche vers celle-ci en espérant trouver mon bonheur. Après une bonne demi-heure de recherche, j’ouvre finalement mon Lonely (j’avais la flemme de le sortir de mon sac). L’hostel qui me semble le plus adapté se trouve sur la plaza de armas. Comme quoi, mon intuition de départ n’était vraiment pas mauvaise. Ce soir-là, je me ballade un peu dans la ville qui est bien sympathique.

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Le lendemain, un dimanche, je pars à la découverte de la ville, de ses églises et musées, après être passées chercher des renseignements à l’office du tourisme. Le matin, je visite le complexe Belén (qui n’est pas exceptionnel en soi) et l’église San Francisco. L’après-midi, je vais voir le complexe de la Recoleta dont je n’ai trouvé que l’église. Pas grand chose de spécial.

On n'est jamais trop sûrs!

On n’est jamais trop sûrs!

.Après, en retournant à la plaza de armas pour rejoindre le mirador Santo Apolonia, je vois dans les rues, des jeunes, certains déguisés, se déplacer bruyamment et lancer quelques bombes à eau. Je demande à deux femmes ce qui se passe et elles me disent que c’est le carnaval qui démarre. Le carnaval de Cajarmaca est en effet un des plus réputé du Pérou mais il n’est supposé commencer officiellement cette année que fin janvier avec comme dates principales le 14-15 et 16 février. Apparemment, ces jeunes ont décidé de ne pas attendre. J’arrive à la place d’armes et les vois affluer. Les policiers, présents en grand nombre, bloquent l’accès et ne les laissent passer qu’un par un après les avoir fouillés ! Je vois donc les enfants vider leurs poches et en faire tomber des bonbons. Drôle de scène. Le long d’un mur, sont également présents les forces spéciales de police avec casque, bouclier anti-émeute et gilet pare-balle. C’est vrai qu’ils ont en face d’eux de dangereux délinquants armés de fusils et de bombes ! A eau !

Vue depuis le Mirador

Vue depuis le Mirador

Nous sommes mouillés cet après-midi tant par la pluie que par les petits diablotins. A un moment, je me décide à aller voir l’intérieur de la Cathédrale attenante à la place. Soudain, je me retrouve devant un adolescent qui tient un sac de bombes à eau. Je l’implore d’un « non, non » et celui-ci, me répond, « non pas toi ». Je comprends cela comme un « non, pas une touriste ». Je marche donc d’un pas rapide pour rejoindre la cathédrale et sens exploser dans mon dos une bombe. Petit farceur !

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Le lendemain, je fais jouer la concurrence pour prendre le tour le moins cher pour Cumbe Mayo. Tous les tours font de toute façon la même chose, pas besoin de payer plus. L’unique alternative pour s’y rendre est de marcher et, j’étais encore un peu trop refroidie par mon expérience canine de Chachapoyas (je vous rassure, je ne suis pas complètement traumatisée par les chiens même si j’en parle tout le temps).P1030689

Cumbe Mayo est très impressionnant. Il est composé d’une partie naturelle, un château de pierre sculpté par le vent et les éléments mais également par une partie culturelle, des aqueducs construits par les Cajamarquiens. Les deux me plaisent tout autant. Les explications du guide cependant m’ennuient à la force de l’entendre nous décrire les différentes roches comme un iguane, une main ouverte, un chien, un éléphant, une main fermée, un cheval, une main de profil, … Je ne peux cacher mon rire sarcastique.

Et vous, vous voyez quoi?

Et vous, vous voyez quoi?

Ce jour-là, alors que nous sommes en plein dans les vacances des péruviens, je suis la seule étrangère du mini-bus et l’annonce du mon pays d’origine, la Belgique, est applaudie par les participants. Après cette journée, je fais aussi partie de pas mal d’albums souvenirs de péruviens. Une photo avec une belge, cela ne se refuse pas !

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Le lendemain, je me rends en collectivo aux ventanillas d’Otuzco. Le site est petit bien qu’intéressant et après en avoir vite fait le tour, je profite du calme de ce lieu, un cimetière à vrai dire, pour y lire au soleil.

P1030765Je me rends cet après-midi aux Baños del Inca, là où Atahualpa lui-même allait se baigner. Vous y avez le choix entre une piscine ou des jaccuzis privés par tranche de 20 minutes. J’ai choisi la piscine, celle-ci étant à ciel ouvert. Je n’y ai rien trouvé d’intéressant excepté l’eau chaude. Les « vrais » bains sont eux à l’extérieur mais interdit d’y entrer (je pense de toute façon qu’on y cuirait).

P1030770Après une dernière soirée à écouter un groupe de musiciens jouer sur la Plaza de Armas, je quitte mon hostel direction Chiclayo.

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En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€)

Bus de Leymebamba à Cajamarca : 30 sl. Durée : 9 heures. Départ : 8h10 ou 22h.Snack et boisson à Celendin. Compagnie Virgen del Carmen.

Hostel Plaza : directement sur la Plaza de armas. Personnel pas très sympathique. 20S/chambre individuelle, sdb partagée. Serviette de bain et papier toilette à disposition. Eau chaude uniquement le matin entre 7h30 et 9h30.

Où manger une très bonne glace ? A la heladeria holanda. Il y en a une sur la Plaza de Armas et une autre dans l’avenue Puga, sur la droite en direction de la Recoleta.

manger vraiment pas cher ? Toujours dans l’avenue Puga, il y a un vendeur de hamburgueur à 1 sl sur la gauche en venant de la Plaza de Armas. Sinon, il y a un autre snack rue 2 de Mayo, très près de la Plaza de Armas, sur la droite.

Pas trouvé de petit café sympa. Seulement testé le café Oasis où j’ai bu un très mauvais chocolat chaud (4sl).

Tour à Cumbe Mayo. Pleins d’agences autour de la Plaza de Armas. Négocié à 15 sl (prix de départ 25) comprend l’entrée au site (5sl/2sl étudiant).

Collectivo pour les Ventanillas de Otuzco : Entrée 5 sl/2sl étudiant.

Collectivo pour los Baños del Inca : 0,8 sl. Entrée à la piscine : 3 sl. Les collectivos se prennent au coin de l’avenue Mario Urteaga et Dos de Mayo.

Iperu : près de la Plaza de Armas, dans la rue Del Batan. Très bons conseils et cartes !

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Mon budget pour un an en Amérique Latine

comptesQuand on demande à un voyageur combien de temps il compte voyager, beaucoup répondent: jusqu’à ce que je n’ai plus d’argent. Et il est vrai que voyager demande un minimum de ressources. Il est loin d’être inutile de se poser et de réfléchir au budget que l’on souhaite allouer à son voyage en compte l’avant (les préparatifs), le pendant (la majeure partie du budget) et éventuellement prévoir une certaine somme pour le retour. Avant de partir en Thaïlande, on n’avait pas budgetté notre voyage en se disant simplement qu’on voyagerait « pas cher ». A un moment, on a quand même dû se mettre d’accord sur un montant total approximatif pour s’adapter en fonction de ce qu’on dépensait réellement.

Avant le départ

Un poste non négligeable est l’ensemble des dépenses que l’on fera avant même d’avoir mis le pied à l’aéroport. Cependant, par rapport à certains montants que j’ai lu sur des blogs de voyage, je m’en sors bien, voire même très bien !

Au total, j’ai dépensé avant de partir 1338€. Une somme que j’étais loin d’imaginer avant de faire mes comptes. La majeure partie de cette somme est constituée du billet d’avion (653,56€) et de l’assurance voyage (297€). Les 380€ restants sont constitués de matériel (vêtements dont une veste imperméable à 79€), de médicaments (très peu) et du passeport (89€ mais est valable 10 ans).

Pendant le voyage

Sur place, j’ai 6 000€ pour un an. Cela me permet d’avoir 20€/jour tout compris, ce qui est assez juste. Cependant, quand on voyage lentement, on ne fait pas des activités chères tous les jours. On peut aussi se permettre de prendre des transports plus lents et moins chers (ne pas prendre l’avion). Avec les échanges de service comme helpx, je vais aussi économiser pas mal, ce qui me permettra de faire plus de dépenses éventuellement à d’autres moments.

Les randonnées et treks quand on les fait sans agence, cela ne coûte vraiment pas cher. Par exemple, si vous faites la boucle du Quilotoa, vous paierez chaque jour votre hébergement et un peu de bouffe à côté et c’est tout.

Il faut savoir aussi que les pays où je compte passer le plus de temps (Equateur, Pérou, Bolivie) sont trois pays très bons marchés, notamment au niveau des transports et hébergements. Pour le Chili et l’Argentine, déjà, je ne compte pas y passer très longtemps mais aussi ce sera l’occasion de faire un peu de couchsurfing.

Pour tenir ce budget et savoir où j’en suis, je fais mes comptes et note toutes mes dépenses dans un petit carnet. Je fais cela très régulièrement pour que cela ne me prenne pas plus de quelques secondes et cela me permet de visualiser les différents postes. Par exemple, j’ai fait la descente en mountainbike du Cotopaxi pour 50$ mais en moyenne, sur ma semaine, je n’ai pas dépassé mon budget de 20€/jour parce que toutes mes activités ne coûtaient pas aussi cher.

On verra dans un an si j’ai pu tenir ce budget!

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Cracovie – Schindler factory et visite de la vieille ville

cathédrale Saints-Stanislas-et-VenceslasVoilà que se termine notre séjour chez notre premier couchsurfeur. Après l’avoir remercié, nous nous rendons chez le suivant chez qui on ne doit dormir qu’une nuit (au départ on devait faire 3 nuits chez un et 3 nuits chez un autre, mais les plans de départ mènent parfois à de drôles de situations). On prend le tram et arrive finalement à l’arrêt où il a prévu de venir nous chercher. Je lui envoie un sms et on commence à attendre.

Comme il fait beau, on discute, on bronze, on regarde les gens qui passent. Puis, je regarde mon gsm et me rend compte que mon message n’est jamais parti. En fait, le n° que j’ai est tronqué des 3 derniers chiffres. Zut alors! C’est peine perdue d’attendre ici et comme on a l’adresse, on part à la recherche de son appartement.

Sauf que ceux qui se sont déjà promenés dans une banlieue polonaise savent déjà que cela n’a rien d’évident. On se retrouve face des blocs numérotés et des noms de rues, tout cela à conjuguer avec un n° d’appartement. A priori, rien de bien sorcier sauf que là où devrait se trouver le bloc en question, il ne s’y trouve pas. On commence alors à demander un peu à toutes les personnes qu’on croise. Toutes nous répondent pleines de bonne volonté mais généralement en polonais, langue que, vous vous en doutez, nous ne maîtrisons pas. On arrive quand même généralement à se comprendre et la réponse est systématiquement: ce bloc n’existe pas, l’adresse est mauvaise.

Mauvais numéro de téléphone, mauvaise adresse, on commence un peu à douter. On a besoin d’une connexion internet et connectées comme nous le sommes, nous devons chercher un cyber-café. Sauf que dans une banlieue dortoir, vous pouvez chercher longtemps. On commence alors à demander à toutes les personnes que l’on croise s’ils ne connaissent pas notre couchsurfeur. Sauf qu’il y a énormément de personnes qui habitent le quartier, nous cherchons une aiguille dans une botte de foin. Finalement, voilà notre sauveur. On lui explique notre situation et je crois que cela l’amuse un peu de voir deux filles paumées, ne parlant pas polonais demander aux rares personnes qu’elles croisent, si celles-ci ne connaissent pas un CS. Il réfléchit puis nous invite finalement chez lui, dans une colocation et nous prête son pc où miracle, je trouve le n° de téléphone (entier cette fois-ci). J’appelle et Rafal, notre CS décroche. Il vient nous chercher à l’arrêt de tram.

Une fois chez lui, nous faisons la connaissance de Simon, son coloc. Ils nous expliquent que si personne dans le quartier ne connaît ce bloc, c’est parce qu’il vient d’être construit. Tout s’explique! On goûte alors à la version Biélorusse improvisée d’un bigos que Simon a cuisiné et on s’amuse déjà à entendre le débat qui s’ensuit avec Rafal pour savoir si on peut appeler ce plat un bigos. Ce n’est pas mauvais et c’est déjà ça.

On part ensuite voir une exposition sur l’art et l’économie au Mocak. L’art contemporain, ce n’est vraiment pas mon truc mais le thème était encore « passable ». On va ensuite voir le musée d’Oscar Schindler situé juste à côté. Un musée très bien fait construit à l’emplacement de l’usine d’Oscar Schindler avec pleins de photos, de témoignages, d’objets. Évidemment, ce n’est pas le genre de musée dont on ressort très joyeux mais ce n’est pas morbide pour autant. Je vous conseille de voir le film avant d’y aller.

On a alors été manger dans un restaurant de Kazimierz puis on a joué jusque bien tard à des jeux de société: Blocus et Pentago. Deux jeux que je ne connaissais mais qui sont très chouettes. Blocus peut se jouer à 4 et Pentago à 2.

Le Coucher de soleil sur la Vistulelendemain, les garçons vont au travail pendant que nous trainons (un peu) au lit. Ils nous ont laissé leur clé. On part ensuite  chez notre troisième et dernière CS. On fait connaissance et puis on part rendre la clé au bureau où travaille Simon. A l’entrée, surprise, personne ne répond. On attend devant la porte, on appelle mais il ne répond pas à son GSM. Soudain, quelqu’un rentre dans l’immeuble, alors on suit. On monte à l’étage où il travaille mais manifestement, ils sont en pause. On ressort alors et mange un assortiment de pierogis dans un tout petit magasin où il y a deux chaises et une table. C’est bon et très simple. Pour 8 zl, on a une assiette très bien remplie. On finit par rendre enfin la clé.

On se rend ensuite à la visite de la vieille ville, toujours avec le Free Walking Tour. Le guide parle très vite et est très théâtral, c’est amusant. Tous les guides qui font visiter Cracovie doivent suivre une formation d’un an donnée exclusivement en polonais. Les guides sont donc tous des Soupe à la betteravepolonais amoureux de leur ville. Cette visite est super intéressante et alors que l’on est déjà là depuis quelques jours, elle nous fait découvrir pleins de choses que l’on n’avait pas remarquées. Après la visite, on a été voir le dragon cracher du feu. On était mortes de rire devant ce petit crachat.

A la fin de la visite, on reçoit une free map faites par les guides avec une adresse de restaurant « typiquement polonais » où on se rend. Je ne sais pas si c’est de commander sans avoir de conseils ou si le restaurant était mauvais, mais tout nous a déplu. On a d’abord reçu une « compote » gratuite offerte sur présentation de la carte. On pensait recevoir des fruits mixés comme ce que l’on mange en Europe. A la place, on reçoit une espèce de jus très sucré et plus qu’écœurant. Je déteste gaspiller mais arrivée à la moitié de ma tasse, j’ai dû me résoudre à arrêter de la boire. On a ensuite voulu tester la soupe à la betterave, spécialité polonaise. Bon, ben comme la compote, je n’ai vraiment pas pu me forcer à finir.

On devait ensuite rejoindre notre CS après son travail dans Kazimierz pour qu’elle nous montre les bars qu’elle aime. C’est attablées dans un café que je me rends compte que mon GSM est à plat. Celui de Déborah également. OUPS. Heureusement, on a demandé à la serveuse s’ils avaient le même chargeur et ils ont pu recharger un de nos GSMs. On a rejoint Dominika et bu des shots de vodkas. Il en existe à pratiquement tous les goûts pour 1€ voire moins.

En pratique

Entrée de l’expo au Mocak: 5 zl.

Entrée du musée Oscar Schindler: 16zl.

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Thaïlande – Bangkok

Parc LumphiniLe mois passé, je suis partie en Thaïlande avec ma sœur pour fêter la fin de nos études respectives. Un mois sac au dos à visiter un pays très éloigné de ce que l’on connait déjà. Je suis en effet plus habituée à voyager à travers l’Europe et l’Asie, vous vous en doutez, c’est différent. Promis, je posterai (enfin) la suite des mes aventures polonaises très bientôt.

Le 2 juillet, ma sœur et moi, on a embarqué dans notre avion Swiss Air. Direction Zurich et puis Bangkok avec Thai Airways. Le vol s’est très bien passé. 14 heures en tout, mon premier vol long courrier. Par précaution, nous portions des mi-bas de contention comme recommandé par notre médecin du voyage.

Après avoir passé la nuit (ou était-ce le jour?) à regarder des films (je suis incapable de dormir assise), nous avons débarqué à l’aéroport de Bangkok à 5h30 du matin. Fatiguées mais contentes de voir nos sacs arrivés sans soucis. On change quelques euros en baht comme les taux de change sont toujours plus mauvais à l’aéroport, on achète de l’eau (vital en Thaïlande!) et on se dirige vers Hua Lampong où on a repéré des guesthouses dans notre Lonely.

Au départ, on avait prévu de faire du Couchsurfing pour Bangkok, nous avions trouvé quelqu’un pour nous héberger. Cependant, à l’aéroport, on a reçu un mail de sa part s’excusant parce qu’il s’était emmêlé les pinceaux dans les dates et finalement, ce n’était plus possible.

On prend donc le Sky train puis le MRT (métro). Hua Lampong est la gare ferroviaire principale de Bangkok et également une station MRT. Là, on doit dire avec la fatigue, mon sens de l’orientation, le décalage horaire, la nouveauté, on a un peu galéré. On voulait d’abord manger mais au début, on n’a pas réussi à trouver quelque chose rapidement (cela nous semble maintenant étonnant tant il y a d’échoppes de rue). Finalement, on se ravise et on va à la guesthouse Baan Hua Lampong. Les prix sont plus élevés que dans notre guide mais qu’importe on veut poser nos sacs. On n’a pas assez de baht, on a oublié d’en changer à la gare. Ma sœur part vite faire le change pendant que je m’inquiète de l’avoir laissée partir seule dans une ville où on vient à peine d’arriver. Heureusement pour elle, la qualité de son sens de l’orientation est inversement proportionnel au mien et la voilà déjà de retour. On a une chambre climatisée et au vu de la chaleur, cela nous fait du bien. Mais très vite on se rend compte du piège de la clim, une fois dans ta chambre, plus envie d’aller affronter la chaleur extérieur.

Cela n’empêche! On a faim. Notre petit-déjeuner reçu dans l’avion est déjà bien loin et on ne sait pas trop où aller. On veut finalement prendre le bateau (sorte de bateau-bus) pour aller plus au cœur de Chinatown où on imagine trouver à manger. Au début, avec notre guide, pas moyen de regarder la carte sans se faire aborder par des thaïs qui veulent nous aider. Sauf qu’on n’est pas trop certaines que c’est vraiment nous aider qu’ils veulent. Arrivés près de l’embarcadère (mais sans le savoir), un monsieur nous explique qu’il n’y a pas de bateaux la journée, que ceux-ci ne passent que le matin et en soirée pour les travailleurs. Il nous conseille une ballade en bateau touristique mais ce n’est pas ce que l’on recherche. Finalement, on se laisse convaincre de prendre un tuk-tuk que l’on paie cher et on arrive au cœur de Chinatown. On se rendra compte deux jours plus tard qu’on était à environ 200m de l’embarcadère et qu’en journée, il y a bien des bateaux, environ 1 toutes les 20 minutes et qu’ils sont très agréables à prendre.

Dans Chinatown, on cherche à manger et compléter notre équipement par quelques achats. Il nous a en effet semblé plus judicieux d’acheter des vêtements légers en Thaïlande. Si l’idée était bonne, Chinatown n’est pas l’endroit où trouver cela. Je vous conseille plutôt Kao San Road où tous les étals vendent des pantalons en coton léger (ceux que tous les touristes portent).

On déambule, il est midi, cela fait 8 heures que l’on n’a plus rien avalé, il fait chaud, bruyant, on est un peu perdues. Choc culturel, bonjour! On finit par acheter une soupe à 40baht à une petite échoppe. On cherche désespérément un endroit pour s’assoir et on finit par s’assoir par terre, contre un mur faisant bien rire les Thaïlandais. Je vous rassure, il y a partout des petites échoppes avec tables et chaises, nous n’avons mangé comme cela que le premier jour.

La journée a continué comme cela. Petit à petit, on a commencé à se repérer sur notre carte et dans le quartier, à s’habituer à la circulation, … On est rentrées tranquillement à pied à notre guesthouse et en chemin, on a acheté un assortiment de pleins de fruits sur un étal. Une dame voyant qu’on ne savait pas trop quels fruits choisir, les a choisis à notre place, ne prenant que les meilleurs (aucun fruit gâté ou pas assez murs).

Après une petite sieste bien méritée, on avait grand besoin de verdure et on s’est rendues à pied au parc Lumphini situé pas très loin de Hua Lampong (environ 30 minutes de marche). Pour le retour, on a pris le MRT (environ 4 stations, 20 baht). Dans ce parc, on a pu voir les Thaïlandais participer à un cours d’aérobic géant en plein air. Voir pleins de personnes s’activer en musique et en même temps, ce fut vraiment super. Pendant le reste de notre voyage, c’est quelque chose que l’on a revu régulièrement. Définitivement un concept à importer en Belgique.

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Berlin suite et presque fin

CracovieAprès avoir accompagné notre troisième larron à son bus eurolines (après une course folle, ce fut tout juste), nous avons passé notre dernier jour à Berlin.

C’est à ce moment-là que j’ai vraiment compris pourquoi tous les voyageurs répètent et répèpètent inlassablement que les vêtements techniques sont bien utiles. Nous avions fait notre lessive à la main dans l’auberge de jeunesse et suspendus tous nos vêtements après les avoir bien essorés. On quittait l’auberge 24h plus tard, le timing est parfait!

Sauf que je suis une adepte des vêtements en coton et j’avais sans ménagement laissé ce conseil de côté. Résultat, nos vêtements n’étaient pas secs mais alors pas secs du tout. Comme on devait quitté l’auberge de jeunesse pour 11h, on a passé environ 3 heures à aller jusqu’à la wasserette la plus proche pour faire sécher nos vêtements dans des séchoirs. Rien de bien dramatique mais pour mes futurs voyages, c’est promis je ne négligerai pas les vêtements techniques. D’ailleurs, mon pantalon de rando Quechua (non transformable malheureusement) m’a été bien utile et lui séchait rapidement. Je l’ai acheté 3€ dans un magasin d’occasion.

Après cette petite mésaventure (qui finalement nous a appris une bonne leçon, c’est plutôt positif), nous avons visité le musée « La typographie de la terreur« . Et pour finir sur une touche plus sympa, on a été rendre une dernière à notre glacier préféré (Cafe e gelato) et acheté quelques cartes postales.

Le soir-même, on faisait notre première expérience de « presque » Couchsurfing. En effet, on a été hébergé par des amis du troisième larron. On a préparé un couscous et la soirée a été vraiment sympa. Un de leur coloc venait de repartir et ils n’avaient plus ni tables, ni chaises ou canapé. On a donc mangé à même le sol dans une ambiance très détendue.

Le lendemain matin, direction notre point de départ pour Cracovie trouvé grâce à hitchwiki, LE site de référence des auto-stoppeurs. Sauf que c’était sans compter mon mémorable sens de l’orientation, on s’est donc posté « presque » au bon endroit. Mais ce sont les erreurs et les approximations qui permettent les plus belles rencontres.

Après avoir attendu 1/2 heure, une voiture nous fait des appels de phare. Ca y est! On monte vite dans la voiture et notre conducteur nous annonce qu’on n’est pas au bon endroit. Heu ?! C’est quoi ce mec bizarre. « Ben oui, le bon spot, il est un peu plus loin. Là où vous étiez les voitures n’avaient pas beaucoup de place pour s’arrêter ». « Ah, vous connaissez hitch-wiki? » « Ouvre la boîte à gant » *stress, stress, mais c’est qui ce type ?* « Quand vous aurez le temps remplissez-le, c’est un livre d’or ».

Vous l’aurez compris, on n’est pas tombée sur n’importe qui. Ce super conducteur doit beaucoup rouler pour son boulot. Alors il connait les bons endroits où prendre les auto-stoppeurs. Sur son pare-brise, il a même une petite affichette: « hitch-hiker friendly ». Et donc, dans sa boîte à gants un livre d’or où les nombreux auto-stoppeurs qu’il a pris écrivent des petits mots, ainsi que la ville de départ et d’arrivée.

En plus d’être très sympa, notre conducteur se rendait à Gliwice, à côté de Katowice, soit une ville un peu au nord de Cracovie. On aurait difficilement pu tomber mieux. Last but not least, sa voiture était hyper confortable (comme toutes les voitures allemandes dans lesquelles nous sommes montées d’ailleurs). Voyage 5 étoiles à discuter de pleins de sujets passionnants. Notre conducteur a vécu en Allemagne de l’Est et nous explique sa vision de l’Europe, ce que c’était de vivre là-bas, la chute du mur, le racisme, ses deux enfants dont un anarchiste, … Passionnant le stop !

Notre super conducteur a finalement décidé de nous conduire jusque Cracovie. Sa réunion n’a lieu que le lendemain matin alors il préfère nous amener à bon port, plutôt que de rester seul dans sa chambre d’hôtel. Il nous explique que le lendemain, il espère conclure un contrat de 10 millions d’euros. Ah oui, quand même! Il nous laisse avec quelques recommandations de plats polonais à manger. Vers 16h alors qu’on n’était franchement pas parties tôt, nous voilà arrivées à Cracovie presque sonnées d’avoir été aussi vite (au propre comme au figuré).

La suite de notre aventure polonaise au prochain épisode.

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Couchsurfing: l’hébergement malin

CouchSurfingCouchsurfing, vous en avez sûrement déjà entendu parler. Mais l’avez-vous testé? Couchsurfing, c’est un réseau de personnes souhaitant accueillir et/ou être accueillis chez d’autres personnes. Le site met en relation toutes ces personnes et propose un système de sécurité pour rendre la rencontre plus sûre. Le principe est que l’on accueille pour le plaisir de recevoir et de la rencontre.

En effet, pas de rémunération pour l’hôte, c’est entièrement gratuit. Et donc les hôtes sont les bonnes poires de ce site? Pas vraiment. Les voyageurs qui voyagent grâce à ce réseau doivent se comporter en hôte exemplaire et il est assez logique de participer un peu à son séjour. Par exemple, amener un petit cadeau de remerciement quand c’est possible (court séjour, sac pas trop lourd). Mais parfois, quand on voyage pendant longtemps et/ou que l’on voyage en auto-stop ou pour d’autres raison, il est difficile de « rendre la pareille ». Mais l’idée de couchsurfing n’est pas de rembourser son hôte en lui offrant l’équivalent d’une nuitée!

On peut cependant montrer de la gratitude de diverses manières. Aider dans les tâches ménagères, faire la vaisselle, participer à la préparation du repas, … On peut également préparer un repas si on reste plusieurs jours (difficile si vous ne restez qu’une nuit pour des questions pratiques) ou pourquoi pas aller chercher des viennoiseries pour le petit déjeuner. Pour résumer ces petites attentions que vous aurez pour votre hôte, on dit souvent que le couchsurfeur doit se comporter comme s’il était chez des amis. Il est donc logique qu’il ne paie pas pour dormir mais il devra se montrer très respectueux (bruit, propreté, …). Il est aussi logique que s’il reste plus longtemps (au-delà de trois jours), il participe aux courses, prépare un repas.

Comment bien commencer? Couchsurfing repose sur la confiance. Si en cherchant un hôte prêt à vous accueillir, vous allez parfois vous montrer méfiant et votre hôte aura probablement la même attitude envers vous. Pour renforcer votre confiance mutuelle, il est important de bien remplir son profil de la façon la plus honnête possible. Evitez les phrases toutes faites du genre « j’aime les voyages et les rencontres » ou « je n’aime pas ce type de rubrique, vous verrez bien quand vous me rencontrerez ». Il est plus intéressant de mentionner ce qui fait de vous quelqu’un d’unique: votre passion, vos dons de musiciens, vos films préférés, les voyages que vous avez déjà fait, …. Bien remplir son profil prend du temps mais c’est la clé pour vos premières expériences de couchsurfeur. N’oubliez pas de mettre en photo sur laquelle on voit votre visage, votre hôte aura tout de suite confiance

Au début, un profil bien rempli ne suffira peut-être pas. Sans amis et relations, comment vous faire confiance? Pour passer le cap des premières rencontres, ajoutez vos amis réels qui sont présents sur couchsurfing. Ils mettront probablement un gentil commentaire à votre sujet qui donnera plus d’infos à votre hôte et lui donnera confiance.

Pour la première demande, sélectionnez la ville où vous voulez aller et lisez plusieurs profils. Vous verrez pour chaque personne la date de leur dernière connexion, son lieu ainsi que son taux de réponse. Cela donne déjà une idée de la probabilité que cette personne vous accueille. Vous verrez qu’il y a beaucoup de personnes inscrites sur le réseau, sélectionnez donc votre hôte en fonction des potentielles affinités entre vous. Au-delà de ce qui pourra vous rassembler, il est important de regarder si le type de vie que mène l’hôte en question vous convient. Si c’est un fêtard et que vous aimez dormir la nuit, votre séjour ne sera peut-être pas génial. Jusqu’ici, j’ai eu plutôt tendance à chercher des hôtes de mon âge mais pourquoi pas tenter des hôtes « différends »? Des familles, des retraités, … Ensuite, il est conseillé d’expliquer pourquoi vous avez choisi ce couchsurfeur et pas un autre. Vous augmenterez ainsi vos chances de réponse positive. Par exemple, quand j’ai été à Cracovie, j’ai trouvé un étudiant qui aimait les jeux de société. Cela tombe bien, moi aussi. Je ne me suis pas contentée de dire que j’aimais également les jeux de société mais j’ai précisé lesquels. Il m’a répondu qu’il les connaissait et m’a acceptée. D’ailleurs, chez lui, nous avons fait une partie jusque 3h du matin dans une très bonne ambiance.

Il est aussi important de ne pas faire de demande pour être hébergé en semaine quand la personne précise qu’elle ne peut héberger que le week-end. Lisez donc bien les instructions de votre hôte. Parfois, il précise qu’il est en dehors de la ville, qu’il a des animaux, qu’il n’a pas de matelas, … Si vous avez besoin de quelque chose en particulier ou que vous arrivez en auto-stop et n’êtes donc pas sûr de votre heure/date d’arrivée, précisez-le. Votre hôte doit pouvoir s’organiser.

En pratique, chaque expérience peut être différente et va dépendre de la confiance de votre hôte. Il est possible qu’il vous laisse une clé (mais rarement dès le départ), il est aussi possible qu’il vous laisse seul chez lui. L’inverse est également probable et dans ce cas, vous dépendrez entièrement de votre CS et de ses horaires.

A votre retour, n’oubliez pas de laisser un commentaire à tous vos hébergeurs, vous aurez ainsi plus de chance qu’ils n’oublient pas à leur tour d’en laisser un et puis, c’est une manière de les remercier.

Les avantages de Couchsurfing:

  • C’est gratuit! Eh oui, si vous avez un tout petit budget, ne pas payer pour votre hébergement, vous aidera à boucler votre voyage.
  • On fait de super rencontres. Fini les préjugés, les opinions des journaux, … Bien sûr après une ou deux conversations, vous ne saurez pas « ce que pensent les polonais/allemands/péruviens/… mais vous aurez déjà une petite idée de ce que pensent quelques personnes.
  • Vous aurez de bons conseils qui ne figurent pas forcément dans les guides de voyages.

Les inconvénients de Couchsurfing:

  • Ce n’est pas un hôtel gratuit! Il faudra vous plier aux horaires de vos hôtes et à un confort parfois spartiate. Par exemple, à Cracovie, nous avons été chez une jeune femme qui travaillait jusque 23h. Elle nous l’avait d’ailleurs bien précisé quand j’ai fait la demande mais je m’étais dit que ce n’étais pas grave. Sur place, on était un peu fatiguée et attendre 23h, nous a parfois paru long. De plus, à ce moment-là, il a commencé à faire froid et pluvieux. Rester dehors n’était donc pas une option. On allait donc d’un resto à un café, puis au bar suivant mais ce n’était franchement pas agréable. Rentrer en fin de journée quand les musées ferment avant de sortir boire un verre nous aurait bien plu. De plus, on a beaucoup moins vu notre hôte et c’est surtout ça qui est dommage.
  • Vous êtes parfois mal situé. Les hôtels et auberges de jeunesse sont souvent dans le centre ou à proximité de transports en commun. Vos CS le seront parfois aussi, mais pas toujours!
  • Pas toujours évident de trouver la bonne attitude. On a parfois l’impression d’être le parasite de service, on veut donc à tout prix faire la vaisselle et faire plaisir à son hôte alors qu’il veut juste une conversation sympa avec vous. Si vous êtes fatigués, il sera aussi difficile de filer directement dans votre lit et de vous isoler si vous venez à peine d’arriver.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé mes 3 expériences de CS comme voyageur super intéressantes et cela m’a permis de mieux cerner les Polonais. J’ai également accueilli des CS dans ma coloc et c’était aussi très sympa. Souvent, je n’ai pas eu beaucoup de temps à passer avec eux mais parfois, certains veulent juste un hébergement et vu que nous étions prêt à les accueillir même pour une nuit, pourquoi pas!

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