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Chachapoyas

Plaza de armas Chachapoyas

J’arrive à Chachapoyas après 3 semaines où j’ai peu bougé. Je me ballade à travers la ville et j’ai vite fait de découvrir le centre avec sa Plaza de Armas, son église, son marché central et sa rue piétonne. Pour l’hostel, je ne me suis pas cassé la tête, j’ai été à celui qui m’avait été conseillé par deux fois : le Chachapoyas Backpacker. Comme prévu, un très très bon hostel (il m’a fait pensé au D’Matthias, de Baños, l’hostel que j’ai préféré en Equateur).

Avez-vous déjà vu ... Jésus dans une tente? Maintenant, oui!

Avez-vous déjà vu … Jésus dans une tente? Maintenant, oui!

Huancas, une belle vue sur le cañon

Le lendemain, je me repose. De quoi ? On peut se le demander. En fait, il pleut des cordes et je ne me vois pas trop randonner ou visiter sous cette drache. Le surlendemain, je continue dans la même veine en skypant comme je peux malgré la connexion hasardeuse (heureusement, il y a le chat facebook). Vers 12h00, la pluie semble s’arrêter. J’en profite pour me bouger les fesses et me rendre au village de Huancas. Je compte m’y balader, admirer la vue sur le cañon et revenir en randonnant. Pas de chance, tout juste arrivée, la pluie se remet à tomber dru. Je m’abrite quelques temps dans le mirador mais la pluie semble motivée à continuer bien longtemps. Je vais manger dans un petit restaurant sur le chemin. Un plat loin d’être mémorable et un peu froid. A mon retour au mirador, il pleut toujours autant. Mieke, une hollandaise qui est dans le même dortoir que moi, m’a rejoint. Après avoir pu apercevoir le cañon en face lors de brefs moments sans nuages, on se décide à rentrer. En collectivo, vu la pluie.

La cataracte Gocta

Cataracte Gocta

Ce soir-là, j’apprends qu’à la cataracte Gocta (la troisième plus grande cascade du Monde d’après la guide), il n’a pas plu et il y a même eu du soleil. Je me décide donc à mettre mon réveil. Le lendemain, je prends un tour et m’y rends. J’ai de la chance, comme la veille, il ne pleut pas et on est même gratifiés de quelques rayons de soleil. Sur le chemin, je goûte au guarapo, une boisson délicieuse et malheureusement, très, très locale (impossible de la trouver ailleurs). La randonnée de 5h A/R est facile et la cascade majestueuse. Après cette journée plus sportive, je me sens pleine d’énergie.

La forteresse Kuélap

Kuélap

Le jour suivant, je me lève donc pour Kuélap. Kuélap, c’est la forteresse Chachapoyas. Une forteresse qui était également lieu de culte et lieu administratif. Les Chachapoyas, c’est une civilisation qui s’est étendue +/- de 400 à 1470 quand ils ont été conquis par les Incas. Ceux-ci ont ensuite été à leur tour colonisés par les Espagnols (vers 1530). A Kuélap, on peut donc voir les ruines des bâtiments Chacha mais aussi de certains bâtiments Incas construits par la suite. Le site est assez grand et les explications du guide très intéressantes. Cependant, on va un peu vite vu les temps de trajets importants pour aller et revenir à Chachapoyas (5h en tout).

Les sarcophages de Karajia

Sarcophages Karajia

Après deux jours de visites avec des agences (difficile de faire sans), je décide de partir seule visiter Karajia. Je n’avais en effet pas envie de payer pour visiter la grotte de Quiocta. En expliquant mon plan à un couple d’Américains, Kate et Kurt (leur blog est ici), ceux-ci décident de se joindre à moi. C’est donc à trois que l’on a pris un collectivo puis un taxi et rejoint ainsi le village de Cruzpata. Sur le chemin menant au village, on a vu pas mal de moutons et de femmes filant la laine sur le pas de leur porte. A l’entrée, Kurt achète un bonnet à une petite fille directement tricoté à partir de la laine des moutons que l’on a vu à l’instant. Une laine ni traitée, ni teinte !

De la boue, de la boue, toujours de la boue (cette photo a été prise au péril de mon pantalon).

De la boue, de la boue, toujours de la boue (cette photo a été prise au péril de mon pantalon).

Après les premiers cents mètres que l’on a parcourus insouciants, on s’est vite rendu compte d’une erreur de jugement. Il aurait fallu avoir des bottes ! Le chemin est extrêmement boueux et on avance à petits pas pour ne pas tomber. Plusieurs fois, on marche en bordure de champs tant le sentier est devenu impraticable. Après 1h de marche, on arrive enfin aux sarcophages. Ce sont des statues d’environ 1,5m de haut faits de bois ou de cane et recouvertes de terre. Elles sont peintes et en très bon état. A l’intérieur se trouvent des momies des rois et reines Chachapoyas. Une fois la pente remontée, on a été très heureux de voir que notre taxi nous avait effectivement attendu malgré le double de temps que nous avions pris.

Huancas mais sous le soleil (ou presque)

Cañon

Le lendemain, je me décide à un jour de repos. Mais manifestement, le soleil n’est pas de cet avis. Pour une fois qu’il fait beau, je ne vais pas rester à lire tranquillement à l’hostel. Je me décide à revenir à Huancas pour cette fois-ci randonner. C’est ce que je fais et la pluie reste à distance. Sur le chemin du retour, que je fais à pied, le soleil décide même à briller pas mal et à me cramer le visage.

Au lieu de revenir directement à Chachapoyas par le chemin pris par le collectivo à l’aller, je me décide à tourner à droite en suivant la flèche indiquant le Mirador Luya Urco. Bonne idée, excepté qu’en chemin, surgit soudain un chien, puis deux, puis cinq. Ils aboient fort et sont très agressifs, ils grognent. Je ramasse des cailloux et lentement continue ma route tout en les tenant éloignés avec mes cailloux. Alors que ceux-ci diminuent et que j’ai à peine dépassé les chiens d’1m, deux policières sur une moto arrivent opportunément et s’interposent entre moi et ceux-ci. J’accélère l’allure et celles-ci redémarrent une fois qu’une distance suffisante me sépare des chiens. Je les remercie et continue ma route sursautant à chaque chien qui aboie, même au loin. Je serre bien forts dans ma main les nouveaux cailloux que j’ai ramassés.

Ce soir-là, dernier passage au Café San José, café où j’aurai été pratiquement tous les jours. Ils n’ont malheureusement plus de glace au chocolat ni au café mais je me console avec un milkshake goût dulce de leche.

Le lendemain, après avoir failli oublier ma « pochette secrète » contenant mon passeport et des $, je me rends en combi à Leymebamba. Ainsi, je peux voir son musée réputé et couper le long trajet jusqu’à Cajamarca (et aussi éviter un réveil matinal!).

Une fois mon sac déposé dans un hostel, on m’indique le chemin du musée et on me conseille de marcher (plutôt rare au Pérou). La pluie vient de s’arrêter, cela tombe bien! Une fois bien lancée sur le chemin, celle-ci décide de reprendre du service et pendant la demi-heure de marche, le ciel alternera entre éclaircie et pluie. Je ne savais pas très bien à quoi m’attendre mais une chose est sûre, je n’ai pas été déçue. Alors que j’avais oublié que le trésor de ce musée était les momies, j’étais déjà bien contente de la qualité des salles et explications sur la civilisation Chachapoyas, sur Kuélap, Karajia, sites que j’avais visité peu avant. Puis, il faut bien le dire, une fois devant les momies, extrêmement bien conservées, on ne peut qu’être fasciné. Il y a environ 300 momies ou squelettes dans des sacs mortuaires (une autre manière de « conserver » les corps). Le musée est très récent et les explications très bien faites.

En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€):

Collectivo (combi) de Jaen à Bagua Grande : 5 sl. Combi de Bagua Grande à Chachapoyas : 10 sl.

Banque BCP sur la place au bout de la rue Amazonas (à l’opposé de la Plaza de Armas). ATM sans frais et possibilité de changer ses billets de 100 ou 50 pour des billets de 20 sl.

Hostal Chachapoyas Backpacker : 18 sl/dortoir de 4 lits. Eau chaude, serviette de bain, papier toilette, cuisine assez bien équipée, personnel très sympa. Wifi pas terrible.

Café San José : Incroyable café qui possède quelque chose d’unique pour le Pérou : une salle sans télévision ni musique ! De plus, prix bons marchés et bonnes pâtisseries. Chocolat chaud : 2,5 sl. Milkshake : 8 sl. Brownie : 4 sl. Ils servent aussi des repas.

Hamburgers : Sanguchon : dans la rue Amazonas, sur la droite en venant de la Plaza de armas, après la salle de gym. Très bons hamburgers de 3 à 7 sl. Par contre, pas de frites. Chicha morada à 0,5 sl.

Pizza : La Estancia : 5 sl pour la personal. Assez petites mais cela suffit avec un dessert.

Yoguis : sortes de gaufres/sucettes fourrées au fromage. Dans la rue Amazonas sur la gauche en venant de la Plaza de armas. Pas loin de l’hostel.

Yoguis

Village de Huancas et le cañon de Sonche : Prendre un collectivo (combi) à 3 sl. Part dès qu’il est plein. Entrée au Mirador : 2 sl. Il y a deux restaurants sur la route qui mène au restaurant mais rien d’exceptionnel. Mieux vaut y aller quand il faut beau. Retour à pied : 2h de marche.

Tours à la cataracta Gocta : 25 sl. A payer sur place, l’entrée : 10 sl/5 sl étudiant. On commande avant de démarrer dans un restaurant : 15 sl. On n’est pas obligé de manger là donc n’hésitez pas à manger ailleurs et probablement moins cher. 2H30 de marche jusqu’à la cascade (et de nouveau 2h30 pour revenir). En chemin, ne passez pas l’occasion de goûter au guarapo. C’est un jus de cane à sucre légèrement fermenté. Très bon et rafraichissant. 0,5 sl/verre. Eventuellement, prenez avec vous des bouteilles vides pour les remplir (1,5 sl/0,50 cl). Je n’en ai plus jamais revu par la suite. Pour y aller sans tour, prenez un des combis qui va à Bagua Grande ou Pedro Ruiz et demandez à être déposé à la cataracta Gocta. Ils vont déposeront au début d’un chemin qui mène au village d’où on démarre la randonnée. De là, faites du stop pour y arriver (mieux vaut y être le matin vers 9h30).

Tours à la forteresse Kuélap : 30 sl. A payer sur place, l’entrée : 15 sl/8 sl étudiant. Il y a une visite guidée de +/- 2h00. Si vous y allez par vos propres moyens, vous paierez autant (15 sl le combi pour y aller) et vous devrez attendre les tours pour profiter d’un guide (s’il accepte). Va être construit cette année, un téléphérique reliant Nuevo Tingo à Kuélap et arrivant à la billetterie. Cela permettra de venir par ses propres moyens plus facilement mais cela risque d’amener également bien plus de touristes, ce que le site risque de mal supporter.

Pour aller aux sarcophages de Karajia : les tours pour voir les sarcophages comprennent également la visite de la grotte de Quiocta et coûtent 40 sl. Pour y aller sans tour: Combi de Chacha à Luya : 5 sl. Taxi partagé jusque Cruzpata : 15 sl (donc 5 sl chacun). Aller-retour : 20 sl par personne. De Cruzpata, il y a un sentier qui est censé prendre 30 minutes aller. Avec la boue, cela nous a mis 1h00. Il y a une possibilité de louer des bottes mais on ne l’avait pas vue. Entrée : 5 sl/3 sl étudiant.

Combi pour Leymebamba : 8 sl. Départs à heures fixes : 10/12/14/16/17h. Durée : 2 heures. Pour aller au musée, suivez la route principale en montant. Vous arriverez un second village. Continuez sur la route. Après un tournant, vous verrez de grands escaliers en pierre plutôt récents. Prenez-les et continuez sur la route jusqu’au musée. Durée : 30 minutes de marche. Alternative : prendre un moto-taxi pour 5 sl. Entrée du musée : 15 sl/ pas de prix étudiant pour les étrangers. Durée de la visite : environ 2 heures. Très bon musée mais explications uniquement en espagnol.

Hostal à Leymebamba : La Petaca (sur la Plaza de armas). Eau chaude, serviette de bain, papier toilette. Pas de wifi. Télévision. Cuisine commune à disposition (micro-onde, cuiseur à riz, machine à café!). Chambre simple avec sdb privée : 20 sl (25 avant négociation). L’ensemble de l’hostal a l’air d’avoir été rénové très récemment (je pense même qu’ils n’ont pas encore tout à fait fini).

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La boucle du Quilotoa (enfin!)

Isinlivi ChugchilanLa boucle du Quilotoa est une série de randonnées facilement accessibles et qui peuvent se faire en boucle d’hostel en hostel. La boucle comprend dans l’ordre ces villages : Zumbahua – Quilotoa – Chugchilan – Isinlivi – Sigchos. Il y a plusieurs manières de faire cette boucle, dans un sens ou dans l’autre. La plupart des gens se contentent de faire Quilotoa – Chugchilan d’où ils repartent en bus à Latacunga (attention lever matinal).

Pour ma part, vu que j’étais déjà à Isinlivi (j’ai parcouru le tronçon Sigchos-Isinlivi lors de mes randonnées), je me suis rendue à Chugchilan puis le lendemain, je comptais rejoindre Quilotoa et terminer par la lagune. Cependant, dans ce sens, le dénivelé positif est plus important et après je ne pouvais rentrer à Isinlivi qu’en deux jours (en effet, les bus de Latacunga s’arrêtent à Chugchilan pour la nuit et repartent le lendemain).

Vers Itualo

Le premier jour, comme il n’y avait aucun marcheur à l’hostel allant dans cette direction, je suis partie seule armée de mon bâton et de mes instructions. Le chemin est facile à suivre et un marquage rouge aide dans les moments de doute (mais sans instructions, pratiquement impossible de trouver le bon chemin). Après quelques frayeurs avec deux chiens particulièrement remontés, après avoir écarté un âne puis une vache du sentier (vive les animaux!), me voilà devant un pont ou plutôt un arbre couché sur la rivière afin de rejoindre l’autre rive.

Pont

Peu de temps après, je passe par le petit village d’Itualo. Voyant un panneau indiquant des cascades à 8 minutes et ayant marché vite, je me décide à faire ce petit détour. J’arrive alors à un autre panneau me souhaitant la bienvenue aux cascades. Il n’y a cependant qu’un petit ruisseau et j’ai comme l’impression de m’être fait avoir. Vient ensuite la montée bien escarpée vers le village de Chinalo et enfin, l’arrivée à Chugchilan. Au final, j’aurai mis 3h50 avec 15 minutes pour essayer de voir cette cascade.

Vers Chinalo

Au Cloud Forest Hostal où je reste, j’obtiens en guise de dortoir une chambre privée pour laquelle je ne partage que la salle de bain. Le repas est bon (même si en dessous de celui du Llullu Llama) et grâce aux conseils de Jose-Luis, je décide de prendre le bus de 4h30 le lendemain pour voir le lever du soleil sur la lagune (il a vraiment été convaincant pour que je me lève à cette heure-là).

6h00

Le lendemain, alors que j’attends Jo et Coleen à 4h15 du matin, je lutte contre l’envie d’aller tout simplement me recoucher. « Mais qu’est-ce que je fous dehors aussi tôt ? »

6h30

Dans le bus, il n’y a que nous et à Quilotoa, tout semble endormi. Nous traversons rapidement le village et nous rendons à la lagune. Il fait noir, froid et venteux. Je porte toutes mes couches (5) sur moi et regrette d’avoir oublié mes gants. Brrr ! Nous commençons à marcher pour ne pas finir comme des glaçons et décidons de faire le « grand » tour. En effet, depuis le point de départ (le point de vue), on peut soit marcher le long d’1/4 de la lagune et puis prendre le sentier vers Chugchilan ou choisir d’emprunter les 3/4 restants afin d’atteindre le même point. Nous partons donc pour cette option (un peu plus de 3h de marche). Il fait très venteux mais avec la marche et tous les « up and down », nous nous réchauffons un peu. Progressivement, le jour se lève et le soleil se reflète dans l’eau du cratère. La lagune est belle mais le paysage à notre droite l’est encore plus. A chaque détour, nos ah et nos oh brisent le silence des vallées environnantes. Cela valait décidément la peine et de se lever à 4h00 et de marcher plus longtemps malgré le vent.

Lagune Quilotoa

Vers 7h30 du matin, nous arrivons à hauteur d’un point de vue sur deux étages et nous abritons en dessous pour prendre notre petit-déjeuner (cela fait déjà plus de 3 heures que nous sommes levés). Nous terminons ensuite le tour du cratère à grand renfort de photos. Comme vous pouvez le voir sur la suivante, même les versants du cratère sont cultivés! A certains moments, le vent est si fort que nous devons nous arrêter et plier les jambes pour nous empêcher de tomber.

Quilotoa

Une fois la descente entamée vers le village de Guayama, nous nous arrêtons encore pour terminer notre petit-déjeuner et ouvrir enfin la bouteille d’ice tea que nos doigts engourdis par le froid n’ont pas su ouvrir. Là, nous rejoignent un américain et un anglais qui ont fait le « petit » tour et à l’aide de nos explications bien sommaires, nous rejoignons le village de Guayama (non sans couper quelques fois à travers les virages, courant dans le sable). Dans ce petit village, pas de chocolat chaud (on s’était promis là-haut qu’on en prendrait un en bas) mais des crèmes glacées. Maintenant que le vent est moins fort et que le soleil a gagné en puissance, on apprécie ce petit rafraichissement. Ensuite, nous devons descendre dans le canyon et puis tout remonter de l’autre côté. A 13h00, juste à temps pour l’almuerzo, nous revoilà au Cloud Forest Hostel.

Vue depuis le Quilotoa

Le lendemain, je retourne à Isinlivi par le moyen le plus simple : la marche. Cette fois-ci, je suis en compagnie de Sarah, une Suisse, à qui je sers de guide. Nous mettons cette fois 3h15 et à mon grand bonheur, je ne revois pas les chiens qui m’avaient tant effrayée à l’aller. On a par contre rencontré deux taureaux qui broutaient tranquillement sur le sentier (les éleveurs les attachent sur les sentiers pour les entretenir). Heureusement, Sarah a travaillé en Suisse dans une ferme et les a tranquillement écartés du chemin avec un bâton.

Retour à Chugchilan

En résumé, si vous voulez voir des paysages magnifiques, marcher de petites randonnées bien sympa, le tout sans devoir porter ni tente, ni sac de couchage, let’s go to Quilotoa !

Edit: Si vous voulez voir plus de photos (et de plus belles), vous pouvez aller sur le tumblr de Jo et Colins (et rigoler un peu de l’orthographe de mon nom!). C’est ici, ici et .

En pratique :

Chugchilan : « dortoir » (en réalité, une chambre privée avec sdb commune) au Cloud Forest Hostal : 12$ avec petit-déjeuner et souper inclus. Si vous partez tôt, vous pouvez avoir votre petit déjeuner à emporter. Almuerzo (repas du midi) : 3$. Il y a un nouvel hostel « El vaquero » dans le village. Probablement possible de négocier les prix. Je suis passée devant, cela semble pas mal.

Bus de Chugchilan à Quilotoa : environ 1h et 1$. Départ de la place principale à 4h30.

Les instructions concernant la boucle sont probablement les meilleures au Llullu Llama Hostal. Vous en trouverez aussi à l’hostal Tiana à Latacunga, au Cloud Forest et dans la plupart des hostal de la région.

Vous l’aurez compris, il fait très froid et venteux sur le cratère du Quilotoa, prenez donc suffisamment de couches avec vous pour marcher.

Possibilité d’avoir des snacks et boissons à Guayama (entre Quilotoa et Chugchilan) ainsi qu’à Itualo (entre Isinlivi et Chugchilan). Plusieurs personnes m’avaient dit qu’ils étaient particulièrement chers le long de la boucle, je n’ai pas trouvé cela vrai (5 bananes à 0,5$ par exemple).

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Les randonnées à faire autour d’Isinlivi

Lors de mon séjour à Isinlivi, j’ai eu le temps de faire qVue du haut de Guangumalauelques randonnées autour du village. Ces randonnées ne font pas partie de la boucle du Quilotoa.

Isinlivi-Cochalo-Isinlivi : clap première !

Un matin, je pars armée de mon bâton (pour tenir les chiens à distance) et mes instructions de randonnée pour voir le village de Cochalo. Je suis très fière de moi quand j’atteins la rivière et le petit pont de bois conformément à ma feuille de route.

Ensuite, près d’une ferme, j’hésite, je suis supposée suivre un sentier « à moitié effacé ». Serait-ce ces vagues traces dans l’herbe ? Je n’ai aucune idée de la direction que je suis supposée prendre et d’où se trouve approximativement ce village. Comme j’attends immobile à proximité de sa ferme, un chien approche en aboyant attirant ainsi les deux autres chiens. Génial. Pourtant, d’après les instructions, je suis obligée de m’en approcher pour prendre le sentier. C’est ce que je fais tout en secouant mon bâton pour les tenir éloignés. Le fermier s’approche et rappelle vaille que vaille ses chiens. Je lui demande où se trouve Cochalo et je ne sais pas s’il parlait Kichwa ou si c’est sa bouche édentée, mais je n’ai rien compris à sa réponse. Comme sa main indiquait que je devais monter, j’ai décidé de m’éloigner un peu de ses chiens et de monter à travers champs.

Essoufflée, arrivée en haut, je trouve un petit sentier que je suis. Les instructions correspondent à nouveau. J’entends aboyer derrière moi. Voilà qu’un des chiens m’a suivi par-delà la crête. Je fais encore quelques gestes avec mon bâton et il me lâche enfin les baskets.

Je prends très peu de pauses et ose à peine lâcher mon bout de bois le temps de boire un peu. J’atteins finalement le petit village, je vois l’école et l’église à ma gauche comme prévu. Tiens, maintenant, il y a des marques rouges qui suivent le même chemin que moi ! Au bout d’un moment, j’ai un peu du mal à suivre les instructions mais tant pis, je continue à l’instinct. Je croise un taureau au milieu du chemin que je contourne et finis par retourner à Isinlivi en suivant de petits chemins. Je suis particulièrement fière de ma première rando, d’avoir atteint le village et d’avoir pu revenir, le tour en bien moins de temps qu’initialement prévu.

Quelques jours plus tard, alors que je lis les instructions en vue de me rendre à Guantualo, je m’étonne de voir que le petit village mentionné sur la route est Guangumala. Bizarre, l’auteur de ces instructions aurait-il confondu avec Cochalo ? (oui, c’est toujours l’auteur des instructions qui a tort, n’est-ce pas ?). Moi et mon sens de l’orientation détestable, je n’y comprends rien. Je finis par trouver une carte et me rends compte que quelques jours plus tôt, je n’ai jamais atteint Cochalo mais seulement Guangumala. S’il n’y avait pas de « vrai » sentier à partir de la ferme aux trois chiens, c’est bien parce que je n’allais pas du tout dans la bonne direction. En fait, par rapport à Isinlivi, Cochalo est au Nord alors que Guangumala est au Sud. Et dire que j’ai cru suivre les instructions tout le long ! Je me promets qu’un jour, je verrai ce village !

Isinlivi-Guantualo (marché le lundi matin) -Isinlivi

Un dimanche smoutonsoir, après m’être rendue compte de ma précédente confusion entre Cochalo et Guangumala, je me mets à douter. Vu l’énorme erreur que j’ai faite, vais-je arriver à me rendre au marché de Guantualo et revenir jusqu’à Isinlivi. J’ai assez mal dormi m’imaginant perdue toute seule au milieu de ces montagnes. Le marché n’ayant lieu que le lundi matin, je me motive en me disant que c’est vraiment une occasion à ne pas rater et qu’elle ne se présentera sûrement pas deux fois. Je pars finalement assez tôt armée des instructions et de la carte.

Comme la première partie me mène à Guangumala, je suis en terrain connu. Cette fois-ci, je n’ai plus à passer près des chiens et le chemin est beaucoup plus simple (la première fois, j’avais, en fait, fait un grand détour). Une fois à Guangumala, je m’assure auprès de deux petites vieilles du nom du village. Cette fois, c’est la bonne. Sur la route, je croise encore un autre vieux qui m’indique Guantualo. Forcément, le lundi, c’est une route un peu plus courrue (j’ai croisé environ 6 personnes en 1h30, la foule!). Les instructions correspondent à mon trajet et sur la crête, je croise la route d’une vieille femme et d’un jeune homme à cheval qui me confirment encore que oui, je suis sur la bonne route. On croise encore quelques chiens et je reste bien près d’eux.

Le marché de Guantualo est minuscule. Il y a une partie avec 2-3 vendeurs de fruits et légumes et un marché aux animaux. On voit de partout des cochons, moutons, lamas, … C’est amusant de voir les gens négocier et palper ces derniers pour en estimer le prix.

Après avoir tenté le diable avec une glace pour le moins artisanale (mais glace très bien digérée), je termine cette marche par une partie beaucoup plus simple avec plus de descentes. 2H50 plus tard, j’ai enfin (vraiment) fait une des randonnées du coin.

Sigchos-Isinlivi

Depuis que je suis au Llullu Llama, j’ai la peau terriblement sèche et au bout d’un moment, je n’en peux juste plus, il faut que trouve une crème hydratante. Dans le village, aucun des petits magasins n’en a. Je me rends donc à Sigchos.

Pour atteindre Sigchos, on peut soit marcher, soit prendre le bus très, très, très tôt (genre 3h du matin), soit prendre le lechero ou milktruck, le camion du laitier.

J’attends donc celui-ci à 9h. Je suis en compagnie de Camille, Québecquoise et Agnès, Allemande qui viennent de terminer la boucle du Quilotoa. Finalement, nous prenons un autre pick-up qui allait à Sigchos. En chemin, nous nous arrêtons dans un petit village prendre une dame. Dans ce village, une personne est morte et il y a une chapelle ardente. On nous offre des canelitos (boisson chaude à la cannelle) accompagnés de biscuits comme le veut la tradition.

Arrivée à Sigchos, je trouve enfin ma crème hydratante et c’est parti pour la rando retour !

Même si, j’aurais pu éventuellement me perdre, je trouve assez facilement mon chemin grâce aux instructions. Je passe, enfin, par le « vrai » village de Cochalo et en 2h30, je suis de retour. Quelques chiens ont bien aboyé sur mon passage mais tout en restant sur leur propriété.

Loma Cochapamba ou la colline aux mûres

Dimanche à nouveau, il n’y a pas de voyageurs et comme le lundi matin, je dois me lever à 7h00 pour réceptionner des livraisons, j’enchaîne à nouveau avec une rando devant me mener à une colline aux mûres. La saison s’étale de septembre à novembre. Cela tombe bien, je suis en plein dedans. Avec mes tupperware, je pars donc dans l’optique de faire des cupcakes aux myrtilles et de la marmelade.

Après une demi-heure environ, je n’arrive pas à trouver le fameux sentier que je suis censée prendre. Peu importe, j’estime qu’en restant sur la route, je rejoindrai le même point. Je pense avoir eu raison puisqu’à un moment, je retrouve les instructions et une des photos me confirme que j’ai rattrapé le bon sentier.

Celui-ci passe dans une prairie clôturée, je dois donc passer les barbelés. Peu de temps après, voilà que 4 taureaux sont sur mon chemin. Je réfléchis, scrute avec attention leur entrejambe dans l’espoir d’y découvrir un pis et puis, décide d’essayer de passer « discrètement ». Manifestement, les deux taureaux qui étaient un peu en amont du sentier n’étaient pas de cet avis, et au moment où je les dépasse, les voici qui descendent assez rapidement vers moi me bloquant le sentier du retour. Je sors du sentier et les contourne en courant, faisant ainsi demi-tour.

Après avoir essayé à nouveau de trouver un autre chemin par la route, je finis par m’avouer vaincue. Il n’y aura pas de mûres au repas !

En pratique :

Marchés dans la région :

Lundi : Guantualo

Jeudi : Saquissili (près de Lacatunga)

Dimanche : Sigchos.

Pick-up pour aller d’Isinlivi à Sigchos : entre 0,75 et 1$. Le milktruck passe approximativement vers 9h à Isinlivi, près de l’église.

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La Thaïlande en pratique

Voici une série d’infos pratique pour qui voudrait voyager en Thaïlande.

Pour rappel, j’y suis allée avec ma sœur au mois de juillet 2014.

Budget
Pour 27 jours sur place, nous avons dépensé 1000 euros à deux, soit 500€ par personne.
Sachez que si vous partez seul, vous dépenserez plus vu qu’un chambre de deux personnes se partage, certains plats ou desserts aussi, les tuks-tuks, etc…
Notre chambre la plus chère nous a coûté 700 Baht, la moins chère 200 baht. Une moyenne, c’est 300 baht avec ventilo et sdb commune.
Pour les plats, il y a moyen de manger pour 30-50 baht le midi ou le soir. Un fruitshake coûte entre 20 et 40 baht.
Sachez que tous les monuments visités étaient plus chers qu’annoncés dans notre guide donc si vous partez dans un an, sachez que tous les prix auront probablement augmenté. Par exemple, le grand palais à 500 baht au lieu de 350.


Fruits
Les fruits sont super bons et il y en a plein au mois de juillet, pour pas cher. C’était vraiment top. Autant en fruitshake, que achetés sur un étal ou dans le muesli du petit-déj. On trouve des fruits à 20 baht le kilo (bon marché) jusqu’à 40 voire beaucoup plus dans les endroits touristiques. Les durians sont plus chers.

Saison – mousson
On avait assez peur de partir au mois de juillet parce qu’on avait entendu pas mal d’avis différents. Oui, il fait chaud mais excepté Bangkok, on n’en a pas trop souffert. De plus, on s’habitue avec le temps à la chaleur et à la fin, j’ai réussi à m’enrhumer quand il a fait un peu plus frais (28°C).
La pluie nous a très peu embêté. Quand c’était pendant la journée, c’était souvent une fine pluie rafraichissante. En soirée, il y avait parfois une grosse drache, mais cela durait environ 20 minutes, il suffit de s’abriter. Eviter la Thaïlande au mois de juillet, c’est un peu comme éviter la Belgique toute l’année. Ce serait se priver sans raison. Tire la langue

Chiens!
Les seuls vrais soucis rencontrés pendant notre mois l’ont été à cause des chiens errants. A Ayutthaya, nous visitions les temples à vélo et un chien a essayé de mordre ma sœur lorsque nous rentrions à notre guesthouse. Elle a fait un écart et s’est faite renversée par une voiture. Heureusement, tout cela sans gravité. Que des bleus à l’arrivée mais ce n’est pas bon pour le moral.
A la fin de notre séjour, je me suis fait mordre à Hua Hin. De nouveau, on a eu de la chance, morsure très légère (une égratignure) et j’étais vaccinée contre la rage. On a quand même dû aller à l’hôpital pour recevoir une piqure de sérum et des antibiotiques pendant 5 jours (pour les autres maladies qu’il peut transmettre).
Conseil: évitez de marcher le soir seul hors du centre ville (mais là, où j’ai été mordue, on était sur la route principale et il ne faisait pas encore noir). Conseil 2: si vous partez longtemps ou en tour du monde ou que vous voyagez beaucoup, pensez au vaccin contre la rage. Conseil 3: ne regardez jamais un chien dans les yeux et arrêtez de bouger si vous vous retrouvez attaqué.

Déplacements – vive le train
Le train n’a pas bonne presse en Thaïlande. Pourtant, cela a été notre moyen de locomotion préféré. Si vous prenez un train ordinaire en 3e classe, cela ne vous coûtera pratiquement rien. 44 baht pour Bangkok-Aranyaprathet ou Bangkok-Hua Hin. Le train est un peu plus lent que le bus (environ 15%) mais arrive souvent au cœur des villes comme à Ayutthaya, Bangkok, Hua Hin, … Dans le train, on peut lire, observer le paysage, manger et goûter à pleins de douceurs locales vendues par des vendeurs ambulants. J’ai vu de magnifiques paysages dans le train que je n’ai pas pu voir dans le bus. En plus, je trouve le train plus confortable (plus de place pour les jambes). Bref, vive le train pour se déplacer en Thaïlande. Quand cela s’adapte dans votre itinéraire, vous pouvez aussi prendre un train couchette. Les couchettes du haut sont moins chères et vous éloignent des petites bêbêtes qui vivent au sol (cafards pour ne pas les citer). Je précise que dans les trains sans couchettes on n’a jamais vu un cafard. En Thaïlande, certaines personnes nous ont parlé des retards du train. Nous, notre retard le plus long a été de 45 minutes et la plupart du temps, notre train était pile à l’heure. Dernier avantage: vous pouvez avoir vos bagages en vue. On a fait la connaissance d’autres belges qui ont été délestés des objets de valeurs se trouvant dans leurs sacs à dos rangés dans la soute d’un bus.
A Bangkok, le bateau est vraiment génial. C’est pas cher, cela permet d’observer les rives et c’est super frais (avec la vitesse, on a du vent, c’est très rafraichissant).

Temples
Mes petits conseils pour visiter les temples: limitez-vous! On nous l’avait dit donc on a zappé certains temples « classiques » (on n’a pas fait les temples de Lopburi ni de Chiang Mai). On n’a pas du tout regretté parce que trop de temples tue les temples.
Tenue: pour la visite du musée national à Bangkok, j’ai été obligée d’acheter un sarong super moche parce que les femmes ne peuvent pas visiter en pantalon. Donc, mon conseil, achetez une jupe légère (et longue bien sûr) que vous garderez dans votre sac et que vous pourrez sortir chaque fois que nécessaire. J’avais un short convertible en pantalon mais cela ne permet donc pas de rentrer partout.

Frontière vers le Cambodge – Aranyaprathet
On avait lu des horreurs sur cette frontière et son millier d’arnaques. On n’en a pas vu le bout du nez. Peut-être avait-on l’air fauchées, peut-être ont-ils fait le ménage. En tout cas, tout s’est passé sans encombre.

Tourista
Alors, on n’y a pas échappé mais uniquement en fin de séjour, après avoir mangé des fish cake. Mon conseil, ce serait de manger de tout sans se priver, de toute façon, c’est une loterie. On a bu des glaçons, mangé des granités, bu l’eau des carafes dans les street foods, mangé des plats vendus dans le train, … Bref, on n’a pas vraiment suivi les conseils aux voyageurs et globalement, c’était safe. La tourista de la fin, c’est arrivé comme cela aurait pu ne pas arriver, suivi des conseils ou non. Donc, faites-vous plaisir.

Thaïlandais serviables
Quand ma sœur s’est fait renversé et quand on a été attaqué par des chiens, on a toujours eu le secours de Thaïlandais au-delà de la simple attention. Ils n’hésitent pas à s’arrêter et à vous accompagner en voiture pour être sûr que tout va bien pour vous. Même en dehors de ces situations, on a souvent des petites aides comme une dame qui a choisi les fruits pour nous sur un étal pour qu’on ait des fruits mûrs, ou pleins d’autres qui nous ont aidé à communiquer quand le vendeur ne parlait pas un mot d’anglais. Bref, dans ce pays, vous risquez juste d’avoir le moral!

 

Coûts bancaires
Pour tout retrait avec une carte étrangère, il y a une commission de 180baht par retrait qui s’ajoute aux 5€ prélevés habituellement par les banques pour les retraits hors Europe. Cela fait donc environ 10€ de frais par retrait, ce qui n’est pas négligeable. Donc, je conseillerais d’emporter au moins une semaine de cash en euro et de les changer dans une banque (la kasikorn bank offre de bons taux, c’est une employée d’une autre banque thaïlandaise qui nous a conseillé d’aller là).

A Siem Reap (Cambodge), en faisant un petit tour de quelques bureaux de change, on a économisé 15$ donc cela vaut la peine de demander à plusieurs. Pour le reste, cela fait juste partie des coûts, on sait difficilement les éviter.
Sur place, on a toujours tout payé en cash mais plus on monte en gamme dans les hôtels et restaurants, plus je suppose il est possible de payer par carte. Nous, on n’a jamais payé par carte bancaire.

 

Concernant le coup d’Etat, on n’a vu que très peu de militaires. Les seules fois où ils étaient présents, c’était dans le palais royal, le musée national, etc… Bref, comme en Belgique à Laeken.
Par contre, dans les bus (des bus locaux), il y a eu à plusieurs reprises des contrôles mais ces contrôles ne concernaient que les asiatiques. Nous, on ne nous a jamais rien demandé. Dans le bus pour Aranya Prathet, toutes les asiatiques sans passeport ou carte d’identité thaï ont dû descendre à la caserne militaire.

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Hua Hin, cité balnéaire royale

Le trajet en train de Aranya Prathet à Bangkok s’est déroulé comme tous nos autres trajets en train, c’est-à-dire très bien. Nous sommes arrivées le soir à la gare de Hua Lamphong et avons retrouvé la guesthouse « Your place ». En 20 jours de temps, on a pu remarquer qu’ils avaient apporté plusieurs améliorations aux chambres (ajout de miroirs, romans, papier toilette dans les chambres, nouveau ventilateur, …). Définitivement une guesthouse que je vous conseille.

Le lendemain, retour à la gare de Hua Lamphong pour rejoindre Hua Hin, cité balnéaire royale. Ici, il y a des touristes, oui, mais thaïlandais ! On avait peur d’avoir des difficultés à trouver des hébergements bons marchés mais finalement avec 350 baht la chambre triple, on s’en sort pas trop mal. Le premier soir, ma sœur insiste pour manger des crustacés puisque c’est la spécialité de cette ville portuaire. Grave erreur ! Le lendemain, commence une tourista bien corsée.

Alors au lieu de lézarder sur la plage, on a lézardé dans notre chambre à lire nos romans.

Le lendemain, je vais un peu mieux et on décidé d’aller voir les « shop houses », une curiosité à voir. C’est amusant et très kitch. Non seulement ces petites maisons censées reconstituer d’anciens magasins sont originales mais le comportement des thaïlandais et leur manière de se prendre en photo vaut également le détour. Bien évidemment, c’est notre appareil que nous avons oublié.

Pour le retour, on a la brillante idée de vouloir rentrer par la plage. On met un long moment à trouver un accès en passant à travers un resort et puis, on découvre qu’on ne peut pas longer la plage vers le sud à cause de la résidence royale. Demi-tour et retour par le chemin par lequel on était venues. Il y a des chiens errants, alors je remplis mes poches de cailloux et me tiens prête à les éloigner. Arrivées très près du centre de la ville, je vide mes poches ne voyant plus de chiens. Soudain, je marche sur une brindille qui craque en faisant un bruit impressionnant et un chien qui dormait sur le côté se réveille en sursaut réveillant au passage trois autres chiens en aboyant. Rapidement, je me retrouve donc encerclée par 4 gros chiens noirs qui m’arrivent à mi-cuisse. Au début, je tente malencontreusement de les chasser en haussant la voix comme j’ai vu le faire à plusieurs reprises des Thaïlandais. Seulement, ils ne doivent pas comprendre le français et cela n’a pas l’effet escompté. Un des chiens me mord légèrement à la jambe et moi, je me fige les bras repliés en croix contre mon torse n’osant plus bouger. Finalement, une Thaïlandaise s’est arrêtée sur son scooter et a chassé les chiens en leur criant quelque chose. Une autre vieille est également arrivée et c’est à coup de petit geste de la main qu’elle les a fait taire.

Passé l’émotion, je me suis rendue compte de la morsure. Nous sommes rentrées à notre chambre, j’ai désinfecté et après avoir lu sur internet qu’en Thaïlande, un chien sur dix a la rage, c’est à l’hôpital que nous avons été rendre visite. Là, ils m’ont fait une injection de sérum anti-rabique et ont redésinfecté. Comme j’avais fait le vaccin en prévision de mon séjour en Amérique Latine, je n’ai pas dû revenir. J’ai aussi eu droit à 5 jours d’antibiotiques au cas où ces chiens m’auraient transmis quelque chose. A l’hôpital, on s’est rendue compte qu’on ne savait pas comment fonctionnait notre assurance, si on devait payer directement, comment prouver notre affiliation, … Une bonne leçon que j’ai retenue. J’aurais également dû avoir avec moi mon carnet de vaccination complété pour pouvoir donner les dates des injections aux médecins.

Hua Hin fût donc un peu le fail du voyage. Mais il faut bien dire que sans les chiens et la tourista, la plage est une plage de sable fin, l’eau de la mer est chaude, il y a des vendeurs ambulants qui vendent des glaces à la noix de coco délicieuses et le spectacle des (riches) Thaïlandais en vacances est assez amusant.

Notre retour à Bruxelles s’est passé très simplement, en faisant le trajet inverse (train, métro, skytrain jusqu’à l’aéroport et puis avion du retour).

En pratique:

Prix d’un livre d’occasion: 160 baht. La librairie se trouve sur la même rue que le KFC et l’office du tourisme, un peu après celui-ci en direction du sud.

Train de Bangkok à Hua Hin: 44 baht

Chambre triple: 350 baht. Guesthouse The Fat Cat.

Hôpital: 2705 baht pour une injection de sérum antirabique, une désinfection et les médicaments (antibiotiques et médicaments anti-douleurs qui ne m’ont servi à rien).

Retour à l’aéroport de Bangkok: 44 baht jusque Bangkok (gare de Hua Lamphong) puis, 64 baht/pers pour le métro et le skytrain jusqu’à l’aéroport.

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Ayutthaya, ancienne capitale: une journée à vélo mouvementée

Baan Lotus GuesthouseLe matin, on part de bonne heure (enfin, vers 9h soyons honnêtes) pour la gare. Cela tombe bien, notre auberge est pratiquement à côté. On n’a pas l’horaire mais on arrive 20 minutes avant le départ du train! Le trajet de Bangkok à Ayutthaya se passe sans accroc. 2 heures dans un train normalement confortable bien que l’on soit en 3e classe.

A Ayutthaya, on monte dans une barque pour traverser l’eau qui entoure « l’île » où se trouve la majorité de la petite ville. Là, on fait un free hug avec des jeunes et on commence à discuter. A notre réponse « Belgium », on entend une exclamation derrière nous. Voilà deux Gantois que l’on va retrouver presque tout au long de notre voyage et avec lesquels on prendra même l’avion du retour.

Très vite, on trouve la guesthouse Baan Lotus. Très bonne guesthouse au cadre charmant (un étang sur lequel repose une plateforme avec hamacs et tables de pic-nic). On regrettera cependant l’accueil parfois désagréable de la propriétaire. On l’excuse vu son probable Alzheimer.

Une fois nos sacs posés, on va à l’office du tourisme local qui manifestement ne voit pas beaucoup de touristes passer. Ils sont très contents de pouvoir nous aiguiller et répondent à toutes nos questions. A l’étage, il y a une expo gratuite sur Ayutthaya. On va tout de suite vous avouer pourquoi on y a passé un bon moment: la clim! Parce que l’expo en elle-même est la promotion d’un office du tourisme et donc pas super intéressante.

On achète ensuite nos pass pour les temples et on commence avec le Wihan Phra Mongkhon Bophit et le Wat Phra Si Sanphet, mWat Phra Si Sanpheton préféré. De là, retour au bercail. Le lendemain, on démarre tôt (enfin, tôt, vous avez compris). Cette fois-ci, on est à vélo. Grosse journée puisque l’on enchaîne les temples. Compris dans le pass: Wat Maha That, Wat Ratchaburana, Wat Phra Ram, Wat Chai Watthanaram, Wat Maheyong (celui-ci peut passer à la trappe sans regret). Hors pass, nous avons visité deux temples: le Wat Yai Chai Mongkhon et le Wat Phanan Choeng Ratchaworawihan. Ce dernier ne valait vraiment pas le coup.

Le vélo, à Ayutthaya, c’est plutôt accessible. Tant en terme de prix que de trafic et de présence (on voit pas mal de vélos). MAIS pour passer de l’île centrale au reste d’Ayutthaya, vous avez à l’Ouest un pont pas encore trop compliqué et à l’Est un pont qui est pratiquement une autoroute. Grosse montée d’adrénaline. L’alternative, c’est de prendre un bac pour la traversée, mais il vous faudra alors porter votre vélo dans les escaliers qui mènent au niveau de l’eau.

La tenancière de la guesthouse Baan Lotus  nous avait prévenues: vous devez être rentrées avant la tombée de la nuit. Et elle avait raison! Nous avions seulement 20 minutes de retard sur le soleil et nous étions à environ 500 m de notre guesthouse quand un chien a surgi de nulle part et essayé de me mordre. J’étais la première et ai été quitte pour une bonne frayeur. Sauf que derrière moi, ma sœur me suivait. Lorsque le chien a essayé de lui mordre le mollet, elle a fait un léger écart vers la droite (on roule à gauche en Thaïlande) et s’est fait renversée par une voiture. Gros stress sur le moment. Très vite, elle se redresse surtout paniquée par ce chien. Moi, j’étais plutôt très inquiète à l’idée qu’elle soit blessée. Elle se sent mal, plusieurs personnes se sont arrêtées. Dans notre malchance, nous avons eu beaucoup de chance en tombant sur des gens exceptionnellement gentil. Un monsieur qui tient un magasin juste à côté apporte une chaise pour que ma sœur puisse s’assoir. Tout le monde me demande s’il faut aller à l’hôpital et moi à mon tour, je pose et repose cette question à ma sœur. Finalement, passé les quelques premières minutes d’angoisse, elle sent le malaise s’éloigner. Elle est choquée mais n’a mal nul part. Elle s’en sort avec quelques gros bleus et c’est tout. Comme sa tête ni son dos n’ont été heurté, on décide finalement de ne pas aller à l’hôpital. Il faut savoir que ma sœur est médecin et que c’est aussi pour cela que l’on a pris cette décision. La dame qui l’a renversée ne parle pas un mot d’anglais mais grâce au vendeur qui le parle un petit peu, on lui fait comprendre où se trouve notre guesthouse et elle y ramène ma sœur avec son vélo. Moi, je rentre avec le mien et me perd bien évidemment! Je finis par retrouver la guesthouse. Là, je ne vois ma sœur nulle part! Et puis, j’entends une voiture arriver dans l’allée et reconnais le pick up blanc. Ma sœur boîte légèrement mais se sent toujours bien (enfin, bien est un grand mot mais elle n’a toujours mal nulle part, n’a pas de nausée, ne saigne pas du nez, …). Par contre, je peux vous dire qu’émotionnellement ce n’est pas du tout gai.

Je vais ensuite chercher à manger. Heureusement qu’en Thaïlande on trouve de la bouffe à tous les coins de rue. A mon retour, ma sœur va skyper avec ma mère (ah, le réconfort de la voix maternelle!) et moi, je repars chercher de l’eau (évidemment, dans ces moments-là, on est toujours à court). Finalement, cet incident se clôt de manière positive. Zéro séquelle pour ma sœur. Une roue de vélo que l’on a dû rembourser, 12,5€, pas de quoi fouetter un chat. De plus, on a su gérer un incident qui n’est quand même pas anodin. Je me rends compte que j’ai été capable de garder mon sang froid, poser les bonnes questions, prendre des décisions, … Aussi, on a immédiatement trouvé de l’aide auprès de différentes personnes bien que l’on n’aie eu en commun que quelques mots pour se comprendre. Nous avons laissé passer plusieurs heures pour être certaines qu’il n’y avait rien de plus et puis, avons enfin été dormir après cette journée qui fût pour le moins fatigante.

En pratique: le pass est valable 30 jours. Il coûte 220 baht/pers.

Temples hors pass: Wat Yai Chai Mongkhon et le Wat Phanan Choeng Ratchaworawihan. 20 baht chacun.

Audioguides très intéressants: 150 baht pour deux temples (Wat Phra Si Sanphet et le Wat Maha That). Sur cet audioguide, vous avez la possibilité de brancher deux paires d’écouteurs et donc d’en prendre un pour deux. La loueuse nous l’a proposé spontanément mais sinon, il suffit de prendre des écouteurs à brancher sur une prise jack. Vous pouvez faire un temple un jour et l’autre le lendemain.

Location de vélos à la Baan Lotus Guesthouse: 30 baht/jour (à peu près pareil partout en ville).

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