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Cafayate

QuebradaCafayate, c’est le village qui va grandement améliorer l’opinion que j’ai de l’Argentine. Parce que jusqu’ici le Nord-Ouest Argentin m’a plutôt déplu. Avant de m’y rendre, je ne savais pas trop ce que l’on pouvait y faire. Juste que l’on peut y déguster du vin. Cela tombe mal, je n’en bois pas.

La rando des cascades

cascadeDès mon premier jour cependant, grâce aux bons conseils d’un Coréen, je marche jusqu’aux cascades. Je ne sais pas à quoi m’attendre et suis juste contente de marcher. Après une première partie bien ennuyeuse sur une route sablonneuse, j’atteins le « début » de la rando. On me conseille de prendre un guide et bien sûr, je n’en fais qu’à ma tête et pars toute seule.

cactusAu début, je suis un peu la rivière, un peu les gens devant. Quand ceux-ci se font plus rare, je me transforme à nouveau en trappeuse et suit ce que je prends pour des traces au sol. Je suis peut-être un troupeau de chèvre mais peu importe, puisque je ne me perds pas.

cascade 2La marche n’est pas une petite randonnée tranquille mais est agrémentée de nombreux rochers à escalader. Parfois, la nature a mis sur notre route des obstacles, éboulements, rocs, cascades, … et à nous de trouver notre chemin. C’est amusant mais surtout très joli. L’eau descendant en cascade des hauteurs produit un son que j’adore. Les cactus, les chèvres (j’en croise vraiment), le soleil, tout est idyllique. Plusieurs fois, c’est assez aventureux mais je n’en suis que plus fière une fois l’obstacle passé. Arrivés au bout avec deux couples d’Argentin, on savoure le moment avant de rentrer au village. En chemin, on croise un groupe de six Anglais… accompagnés d’un guide.

rocher

Las cabras de Cafayate

chèvresLe lendemain, je vais visiter un élevage de chèvres qui produit du fromage. Pour l’anecdote, ils ont créé cet élevage pour fertiliser les vignes avec leurs déjections. Les chèvres se reproduisant, les propriétaires ont décidé de se lancer dans cette aventure. Aujourd’hui, les propriétaires des vignes et des chèvres continuent ces deux aventures en symbiose. Les chèvres mangent le résidu de la presse des raisins (peau et pépins) qui leur apportent vitamines et pleins de bonnes chose et leurs excréments servent à amender la terre. Et la boucle est bouclée !

Musée du vin et de la vigne

Cafayate, c’est le royaume du vin. Bien que ne buvant pas de vin, j’ai quand même été visiter le musée du vin et de la vigne récemment ouvert. Un musée très (trop) moderne et assez complet. Même si j’aime beaucoup les muséographies modernes, je trouve qu’ici ils ont poussé le bouchon un peu trop loin. Intéressant tout de même.

La Quebrada de las Conchas

vélosCafayate, c’est aussi et surtout la Quebrada de las Conchas. J’ai déjà pu entrapercevoir cette vallée sur la route me menant de Salta à la ville. C’est un pur miracle de la nature. Tout le long, on peut s’arrêter pour de nombreux points de vue ou chefs-d’œuvre d’architecture naturelle. Si la plupart des touristes la visite en voiture qu’elle soit louée ou menée par une agence, Clara et Ellen, deux voyageuses du Minessota et moi, on a décidé de le faire à vélo. Il y a trois loueurs de vélo dans la ville et Ellen et moi, on a bien sûr choisi le moins cher. Nos cuisses nous en ont un peu voulu dans les montées.

Garganta del diabloLa solution la plus simple et la plus agréable, c’est de prendre le bus jusqu’à la Garganta del Diablo et de revenir à bicyclette ! On a pris notre temps, toute la journée basiquement et on a profité de cette beauté incroyable.

obelisco50 km ponctués d’arrêts pour mieux apprécier les étrangetés forgées par le vent, la pluie, les mouvements de la croute terrestre. Vu que toutes les trois, cela faisait longtemps qu’on avait plus de fait de vélo, je ne vous dis pas comme à la fin de la journée « on avait mal occupé notre jeunesse ». Comprenne qui pourra.

Et pour éliminer

Autre spécificité de Cafayate et qui devrait définitivement vous convaincre que c’est LE lieu à visiter en Argentine, c’est qu’il y a beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup de glaciers. Oui. Des glaciers. Je n’en ai testé que deux, le deuxième m’ayant beaucoup plu, j’y suis restée fidèle.

Un hostel sympa

Cerise sur le gâteau, ou base solide d’un bon séjour, c’est selon, l’hostel où je logeais était « buena onda ». La buena onda, c’est la bonne ambiance, l’hospitalité, la générosité, une notion aux contours flous mais pourtant concrète.

Célébration du 1er août à la Pachamama

La Terre a faim!

La Terre a faim!

La samedi 1er août, nous nous sommes tous rendus à San Antonio pour la célébration annuelle à la Pachamama (la mère terre). Une fois par an, les habitants creusent un trou et offrent à la terre de nombreuses offrandes : vin, pommes de terre, cigarettes, feuilles de coca et même un gâteau entier. C’est qu’il faut être généreux avec la terre qui nous offre tant.

floreriaIl y a également eu une floreria. On a cousu des « fleurs » faites en laines aux oreilles d’un troupeau de moutons avant de marier un couple choisi parmi ceux-ci. Symboliquement un parrain et une marraine ont été choisi dans l’assemblée. Une fois le mariage célébré, la foule a été aspergée de talc à la grande joie des enfants (et des moins grands).

laine coloréeCette cérémonie s’est bien sûr accompagnée de nourriture traditionnelle comme le locro, soupe à base de maïs. J’ai aussi pu goûté au dulce de Cayote. C’est une sorte de confiture d’un fruit local. C’est forcément très sucré et si là, cela se mange tout seul, j’ai préféré le manger avec du pain. Après plusieurs heures, on a terminé d’offrir le festin à la terre et tout en chants, le trou a été rebouché.

PachamamaEnsuite, un groupe de musiciens a joué et quelques courageux se sont essayés aux danses traditionnelles. Pour finir, un concours était organisé. Un groupe de huit femmes du village affrontaient huit femmes « venues d’ailleurs », chaque groupe tenait un arc formé de tiges de canne. Les deux groupes se sont approchés lentement et arrivés à un certain point, il nous fallait empoigner l’arc de l’autre groupe et l’attirer au-delà d’une certaine limite. Si au début, on y allait mollo, les femmes en face étaient bien décidées à gagner et n’y sont pas allées de main morte. Devant une telle énergie, on a laissé tomber toute retenue et on a même gagné ! Du vin et du soda, parfait pour célébrer l’anniversaire d’Angel ce soir-là avec un asado.asado

Ne manquait plus à ce voyage qu’un peu de stop

Taffi del ValleQuoi de plus parfait pour rejoindre Tucuman que de le faire en stop ? Avec Clara avec qui j’ai parcouru la Quebrada, on a décidé de le faire a dedo. On quitte Cafayate dans la voiture d’un vigneron qui produit les Burbujas de Altura. Il nous laisse au croisement avec la route menant à Amaicha. Rapidement, une voiture nous y amène, nous laissant à la pompe à essence et faisant ainsi un détour pour qu’on ait plus de chance. On y a passe quand même près de deux heures à attendre la voiture qui nous mènera à Taffi del Valle. Vu qu’on a du temps, je laisse mon nouveau mate à sécher pour éviter qu’il ne pourrisse. Une fois que la voiture d’Alberto, un artisan s’arrête pour nous y déposer, on se précipite et j’oublie mon premier mate dans lequel je n’avais même pas encore eu l’occasion de boire ! A Taffi, on a à peine le temps de prendre une photo que deux amis d’enfance, Mario et Ninno, aujourd’hui la soixantaine, s’arrêtent. Ils s’arrêtent aux bords du lac artificiel formé par un barrage. Le père de Ninno y était venu une fois et avant de mourir avait souhaité que ses cendres y soient dispersées. Les deux amis s’y arrêtent donc et en toute simplicité, accomplissent sa dernière volonté. Ils nous expliquent qu’ils devaient venir avec le troisième larron, un autre ami d’enfance mais que celui-ci n’a pu se libérer. Ils sont heureux de ce hasard du destin leur ayant permis ainsi de nous proposer ce lift.Pure générosité, ils nous déposent à un spot si parfait que l’on n’a même pas le temps de montrer notre pancarte qu’une voiture s’arrête et ses trois occupants nous font de la place. Ils nous déposent à un arrêt de bus urbain nous amenant juste devant le terminal. En un peu plus de 7 heures (alors que le bus direct met 4 heures), nous y sommes. Là, nos routes se séparent Clara continuant en bus de nuit à Mendoza et moi, à Cordoba.

En pratique

Bus Salta-Cafayate : compagnie Flechabus. Prix : 159 adulte/128 étudiant. Départs : 6h50, 10h30, 13h, 17h, 19h30, 21h.

Hostel Huayra Sanipy: 100 pesos. Membre de hola hostel. Demandez (gratuitement) la carte de membre et vous payez 10% de moins. Il y a une cuisine pas trop mal équipée, des lits assez confortables, des lockers, un jardin avec une grande parilla.

Quebrada de Las Conchas. Bus direction Salta jusqu’à la Garganta del diablo : Flechabus : 45. 15 pour transporter le vélo. Route n°68 : Garganta del Diablo (KM 47), El Anfiteatro (46), Tres Cruces (41), Santa Barbara (36), El Sapo (34), El Fraile (33), La Yesera (27), El Obelisco (22), Las Ventanas (40), Los Castillos (19), La Punilla (17), El Mollar (14), Los Médanos (8). Location de vélo : c/ Camilla Quintana de Niño esq. Silverio Chavarria.100 pesos la journée. Les vélos sur la place principale : 150 pesos la journée (ils ont l’air mieux).

Musée de la vigne et du vin : 10 étudiant. Ouvert de 9 à 19h.

Cérémonie de la Pachamama à San Antonio. Le 1er août.

Visite de l’élevage de chèvres : 15 pesos (inclus la dégustation). Bonne visite guidée.

Route des cascades (Rio Colorado) : c/ 25 de Mayo jusqu’au bout puis tourner à gauche (en suivant la route) et continuer sur la route principale.

Glacier Dessio : place principale, c/V. Toscano. Après avoir testé le glacier Miranda recommandé par tous les guides et goûté à une glace sans aucun goût, j’ai mangé une glace bien meilleure et bien moins chère à Dessio. 23 pesos pour trois boules !

Bus Cafayate-Tucuman : Compagnie Aconquija. Prix. 220 pesos.

Bus Tucuman-Cordoba : 528 adulte/422 étudiant. Compagnie Andesmar. Départ à 23h, arrivée vers 8h.

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Chachapoyas

Plaza de armas Chachapoyas

J’arrive à Chachapoyas après 3 semaines où j’ai peu bougé. Je me ballade à travers la ville et j’ai vite fait de découvrir le centre avec sa Plaza de Armas, son église, son marché central et sa rue piétonne. Pour l’hostel, je ne me suis pas cassé la tête, j’ai été à celui qui m’avait été conseillé par deux fois : le Chachapoyas Backpacker. Comme prévu, un très très bon hostel (il m’a fait pensé au D’Matthias, de Baños, l’hostel que j’ai préféré en Equateur).

Avez-vous déjà vu ... Jésus dans une tente? Maintenant, oui!

Avez-vous déjà vu … Jésus dans une tente? Maintenant, oui!

Huancas, une belle vue sur le cañon

Le lendemain, je me repose. De quoi ? On peut se le demander. En fait, il pleut des cordes et je ne me vois pas trop randonner ou visiter sous cette drache. Le surlendemain, je continue dans la même veine en skypant comme je peux malgré la connexion hasardeuse (heureusement, il y a le chat facebook). Vers 12h00, la pluie semble s’arrêter. J’en profite pour me bouger les fesses et me rendre au village de Huancas. Je compte m’y balader, admirer la vue sur le cañon et revenir en randonnant. Pas de chance, tout juste arrivée, la pluie se remet à tomber dru. Je m’abrite quelques temps dans le mirador mais la pluie semble motivée à continuer bien longtemps. Je vais manger dans un petit restaurant sur le chemin. Un plat loin d’être mémorable et un peu froid. A mon retour au mirador, il pleut toujours autant. Mieke, une hollandaise qui est dans le même dortoir que moi, m’a rejoint. Après avoir pu apercevoir le cañon en face lors de brefs moments sans nuages, on se décide à rentrer. En collectivo, vu la pluie.

La cataracte Gocta

Cataracte Gocta

Ce soir-là, j’apprends qu’à la cataracte Gocta (la troisième plus grande cascade du Monde d’après la guide), il n’a pas plu et il y a même eu du soleil. Je me décide donc à mettre mon réveil. Le lendemain, je prends un tour et m’y rends. J’ai de la chance, comme la veille, il ne pleut pas et on est même gratifiés de quelques rayons de soleil. Sur le chemin, je goûte au guarapo, une boisson délicieuse et malheureusement, très, très locale (impossible de la trouver ailleurs). La randonnée de 5h A/R est facile et la cascade majestueuse. Après cette journée plus sportive, je me sens pleine d’énergie.

La forteresse Kuélap

Kuélap

Le jour suivant, je me lève donc pour Kuélap. Kuélap, c’est la forteresse Chachapoyas. Une forteresse qui était également lieu de culte et lieu administratif. Les Chachapoyas, c’est une civilisation qui s’est étendue +/- de 400 à 1470 quand ils ont été conquis par les Incas. Ceux-ci ont ensuite été à leur tour colonisés par les Espagnols (vers 1530). A Kuélap, on peut donc voir les ruines des bâtiments Chacha mais aussi de certains bâtiments Incas construits par la suite. Le site est assez grand et les explications du guide très intéressantes. Cependant, on va un peu vite vu les temps de trajets importants pour aller et revenir à Chachapoyas (5h en tout).

Les sarcophages de Karajia

Sarcophages Karajia

Après deux jours de visites avec des agences (difficile de faire sans), je décide de partir seule visiter Karajia. Je n’avais en effet pas envie de payer pour visiter la grotte de Quiocta. En expliquant mon plan à un couple d’Américains, Kate et Kurt (leur blog est ici), ceux-ci décident de se joindre à moi. C’est donc à trois que l’on a pris un collectivo puis un taxi et rejoint ainsi le village de Cruzpata. Sur le chemin menant au village, on a vu pas mal de moutons et de femmes filant la laine sur le pas de leur porte. A l’entrée, Kurt achète un bonnet à une petite fille directement tricoté à partir de la laine des moutons que l’on a vu à l’instant. Une laine ni traitée, ni teinte !

De la boue, de la boue, toujours de la boue (cette photo a été prise au péril de mon pantalon).

De la boue, de la boue, toujours de la boue (cette photo a été prise au péril de mon pantalon).

Après les premiers cents mètres que l’on a parcourus insouciants, on s’est vite rendu compte d’une erreur de jugement. Il aurait fallu avoir des bottes ! Le chemin est extrêmement boueux et on avance à petits pas pour ne pas tomber. Plusieurs fois, on marche en bordure de champs tant le sentier est devenu impraticable. Après 1h de marche, on arrive enfin aux sarcophages. Ce sont des statues d’environ 1,5m de haut faits de bois ou de cane et recouvertes de terre. Elles sont peintes et en très bon état. A l’intérieur se trouvent des momies des rois et reines Chachapoyas. Une fois la pente remontée, on a été très heureux de voir que notre taxi nous avait effectivement attendu malgré le double de temps que nous avions pris.

Huancas mais sous le soleil (ou presque)

Cañon

Le lendemain, je me décide à un jour de repos. Mais manifestement, le soleil n’est pas de cet avis. Pour une fois qu’il fait beau, je ne vais pas rester à lire tranquillement à l’hostel. Je me décide à revenir à Huancas pour cette fois-ci randonner. C’est ce que je fais et la pluie reste à distance. Sur le chemin du retour, que je fais à pied, le soleil décide même à briller pas mal et à me cramer le visage.

Au lieu de revenir directement à Chachapoyas par le chemin pris par le collectivo à l’aller, je me décide à tourner à droite en suivant la flèche indiquant le Mirador Luya Urco. Bonne idée, excepté qu’en chemin, surgit soudain un chien, puis deux, puis cinq. Ils aboient fort et sont très agressifs, ils grognent. Je ramasse des cailloux et lentement continue ma route tout en les tenant éloignés avec mes cailloux. Alors que ceux-ci diminuent et que j’ai à peine dépassé les chiens d’1m, deux policières sur une moto arrivent opportunément et s’interposent entre moi et ceux-ci. J’accélère l’allure et celles-ci redémarrent une fois qu’une distance suffisante me sépare des chiens. Je les remercie et continue ma route sursautant à chaque chien qui aboie, même au loin. Je serre bien forts dans ma main les nouveaux cailloux que j’ai ramassés.

Ce soir-là, dernier passage au Café San José, café où j’aurai été pratiquement tous les jours. Ils n’ont malheureusement plus de glace au chocolat ni au café mais je me console avec un milkshake goût dulce de leche.

Le lendemain, après avoir failli oublier ma « pochette secrète » contenant mon passeport et des $, je me rends en combi à Leymebamba. Ainsi, je peux voir son musée réputé et couper le long trajet jusqu’à Cajamarca (et aussi éviter un réveil matinal!).

Une fois mon sac déposé dans un hostel, on m’indique le chemin du musée et on me conseille de marcher (plutôt rare au Pérou). La pluie vient de s’arrêter, cela tombe bien! Une fois bien lancée sur le chemin, celle-ci décide de reprendre du service et pendant la demi-heure de marche, le ciel alternera entre éclaircie et pluie. Je ne savais pas très bien à quoi m’attendre mais une chose est sûre, je n’ai pas été déçue. Alors que j’avais oublié que le trésor de ce musée était les momies, j’étais déjà bien contente de la qualité des salles et explications sur la civilisation Chachapoyas, sur Kuélap, Karajia, sites que j’avais visité peu avant. Puis, il faut bien le dire, une fois devant les momies, extrêmement bien conservées, on ne peut qu’être fasciné. Il y a environ 300 momies ou squelettes dans des sacs mortuaires (une autre manière de « conserver » les corps). Le musée est très récent et les explications très bien faites.

En pratique (~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€):

Collectivo (combi) de Jaen à Bagua Grande : 5 sl. Combi de Bagua Grande à Chachapoyas : 10 sl.

Banque BCP sur la place au bout de la rue Amazonas (à l’opposé de la Plaza de Armas). ATM sans frais et possibilité de changer ses billets de 100 ou 50 pour des billets de 20 sl.

Hostal Chachapoyas Backpacker : 18 sl/dortoir de 4 lits. Eau chaude, serviette de bain, papier toilette, cuisine assez bien équipée, personnel très sympa. Wifi pas terrible.

Café San José : Incroyable café qui possède quelque chose d’unique pour le Pérou : une salle sans télévision ni musique ! De plus, prix bons marchés et bonnes pâtisseries. Chocolat chaud : 2,5 sl. Milkshake : 8 sl. Brownie : 4 sl. Ils servent aussi des repas.

Hamburgers : Sanguchon : dans la rue Amazonas, sur la droite en venant de la Plaza de armas, après la salle de gym. Très bons hamburgers de 3 à 7 sl. Par contre, pas de frites. Chicha morada à 0,5 sl.

Pizza : La Estancia : 5 sl pour la personal. Assez petites mais cela suffit avec un dessert.

Yoguis : sortes de gaufres/sucettes fourrées au fromage. Dans la rue Amazonas sur la gauche en venant de la Plaza de armas. Pas loin de l’hostel.

Yoguis

Village de Huancas et le cañon de Sonche : Prendre un collectivo (combi) à 3 sl. Part dès qu’il est plein. Entrée au Mirador : 2 sl. Il y a deux restaurants sur la route qui mène au restaurant mais rien d’exceptionnel. Mieux vaut y aller quand il faut beau. Retour à pied : 2h de marche.

Tours à la cataracta Gocta : 25 sl. A payer sur place, l’entrée : 10 sl/5 sl étudiant. On commande avant de démarrer dans un restaurant : 15 sl. On n’est pas obligé de manger là donc n’hésitez pas à manger ailleurs et probablement moins cher. 2H30 de marche jusqu’à la cascade (et de nouveau 2h30 pour revenir). En chemin, ne passez pas l’occasion de goûter au guarapo. C’est un jus de cane à sucre légèrement fermenté. Très bon et rafraichissant. 0,5 sl/verre. Eventuellement, prenez avec vous des bouteilles vides pour les remplir (1,5 sl/0,50 cl). Je n’en ai plus jamais revu par la suite. Pour y aller sans tour, prenez un des combis qui va à Bagua Grande ou Pedro Ruiz et demandez à être déposé à la cataracta Gocta. Ils vont déposeront au début d’un chemin qui mène au village d’où on démarre la randonnée. De là, faites du stop pour y arriver (mieux vaut y être le matin vers 9h30).

Tours à la forteresse Kuélap : 30 sl. A payer sur place, l’entrée : 15 sl/8 sl étudiant. Il y a une visite guidée de +/- 2h00. Si vous y allez par vos propres moyens, vous paierez autant (15 sl le combi pour y aller) et vous devrez attendre les tours pour profiter d’un guide (s’il accepte). Va être construit cette année, un téléphérique reliant Nuevo Tingo à Kuélap et arrivant à la billetterie. Cela permettra de venir par ses propres moyens plus facilement mais cela risque d’amener également bien plus de touristes, ce que le site risque de mal supporter.

Pour aller aux sarcophages de Karajia : les tours pour voir les sarcophages comprennent également la visite de la grotte de Quiocta et coûtent 40 sl. Pour y aller sans tour: Combi de Chacha à Luya : 5 sl. Taxi partagé jusque Cruzpata : 15 sl (donc 5 sl chacun). Aller-retour : 20 sl par personne. De Cruzpata, il y a un sentier qui est censé prendre 30 minutes aller. Avec la boue, cela nous a mis 1h00. Il y a une possibilité de louer des bottes mais on ne l’avait pas vue. Entrée : 5 sl/3 sl étudiant.

Combi pour Leymebamba : 8 sl. Départs à heures fixes : 10/12/14/16/17h. Durée : 2 heures. Pour aller au musée, suivez la route principale en montant. Vous arriverez un second village. Continuez sur la route. Après un tournant, vous verrez de grands escaliers en pierre plutôt récents. Prenez-les et continuez sur la route jusqu’au musée. Durée : 30 minutes de marche. Alternative : prendre un moto-taxi pour 5 sl. Entrée du musée : 15 sl/ pas de prix étudiant pour les étrangers. Durée de la visite : environ 2 heures. Très bon musée mais explications uniquement en espagnol.

Hostal à Leymebamba : La Petaca (sur la Plaza de armas). Eau chaude, serviette de bain, papier toilette. Pas de wifi. Télévision. Cuisine commune à disposition (micro-onde, cuiseur à riz, machine à café!). Chambre simple avec sdb privée : 20 sl (25 avant négociation). L’ensemble de l’hostal a l’air d’avoir été rénové très récemment (je pense même qu’ils n’ont pas encore tout à fait fini).

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Vilcabamba

Arrivée à Vilcabamba, je n’avais aucune réservation. Sur internet, tout paraissait cher (et est cher). Au moment de sortir du bus, le chauffeur me demande si je cherche un hébergement économique. J’écoute sa proposition: 6$ en chambre privée et cuisine à disposition. Difficile de faire mieux. Il m’amène donc à l’hostel de sa femme (ou plutôt aux chambres qu’elle loue, il n’y a pas d’enseigne). Je fais le tour du propriétaire, pose pleins de questions et m’y installe. C’est un peu vieillot mais je m’y sens bien.

Le premier jour, il fait chaud et je me rends à la piscine municipale pour faire trempette et lire sur l’herbe. Le lendemain, je me rends à la cascade. Heureusement, en chemin, je suis rejointe par un guide. Il fait habituellement des randonnées à cheval pour les touristes mais là, il se rend à pied au-delà de la cascade afin d’entretenir les chemins. On discute tout au long du chemin et j’en apprends plus sur Vilcabamba, le tourisme, les propriétaires étrangers, … Sans lui, je ne serais jamais arrivée jusqu’à la cascade vu le plan très sommaire que j’avais.

Cascade Vilcabamba

Je passe une troisième journée à Vilcabamba à basiquement ne rien faire et préparer mon passage au Pérou (prévenir le consulat, prévenir ma banque, me faire une carte pour ma nouvelle assurance, m’assurer des taux de change,…).

Ce soir-là, je prends le bus pour Loja. Je suis en compagnie de deux Argentins de Cordoba qui voyagent beaucoup et dont les trois enfants voyagent également. Lorsque l’on se quitte, ce n’est pas sans qu’ils m’invitent à passer les voir lors de mon passage.

De Loja, je pense prendre un ticket pour Piura et ensuite prendre un autre bus pour Mancora. Ce n’est peut-être pas le trajet qui semble le plus logique sur une carte mais en réalité, c’est le plus simple. Grâce aux conseils de la vendeuse, je ne vais qu’à Sullana, deux heures avant Piura et plus proche de Mancora.

La frontière est étrange. Le chauffeur nous propose de descendre. On ne nous l’impose pas. « Ceux qui veulent faire des formalités, c’est maintenant! ». Côté Equateur, le douanier est dans un container. 10 minutes plus tard, j’ai mon cachet de sortie. Côté Pérou, il dort. On doit donc le réveiller mais heureusement, il a le réveil facile et est de bonne humeur. Il parle même un peu français (au début, les deux français et moi, on s’est regardé et on s’est dit que son accent en espagnol était vraiment difficile avant de comprendre la langue qu’il utilisait). Quand je lui demande six mois, j’ai le cœur qui bat. S’il me les refuse, je suis vraiment dans la mouise. Mais il précise: le maximum? Je hoche la tête et j’ai droit à mon cachet. Tout est en ordre. Le car repart et à 6h00, j’arrive à Sullana. Je suis un peu terrorisée, la tête à nouveau pleine de tous les conseils lus ici ou là. « Les péruviens sont tous des voleurs », « Les péruviens sont tous des arnaqueurs », « Quand ils disent blanc, ils veulent dire noir », …

Mais la première chose qu’un péruvien fait pour moi, c’est me laisser utiliser les toilettes sans payer vu que je n’ai pas encore de sol. Avec une autre fille, on tergiverse bien 1h pour savoir si on change ici à un mauvais taux, si on va chercher une banque, … Finalement, je change 10$, juste assez pour rejoindre Mancora. Deux heures plus tard, j’y suis! Ouf. Je n’aime pas les passages de frontière.

En pratique :

Chocobananas au restaurant El Attilo : 0,25$. Je n’en ai pas encore trouvées au Pérou, alors profitez-en!

Yogurt Natural. Salade de fruits, yaourt et granola pour 1,75$ (très généreux). Très bon hamburger végétarien à 2$ (plutôt des toasts).

Il y a une boulangerie française dans le village (La Boulangerie). Après avoir goûté tant de mauvaises viennoiseries en Equateur, je me suis offert un petit pain au chocolat (0,75$). Grosse déception. Certes, c’était meilleur que les pâtisseries équatoriennes mais ne mérite vraiment pas de figurer parmi les bonnes pâtisseries de chez nous. Par contre, j’ai trouvé une autre boulangerie, une panaderia, qui fait du très bon pain et de très bonnes viennoiseries. Elle est dans une rue qui vient de la place centrale, en face d’une école. J’ai failli en faire des provisions mais vu que je partais pour le Pérou, j’ai refréné mes ardeurs. J’espère que les Péruviens seront de meilleurs cuisiniers (oui, jusqu’ici, cela se confirme).

A Vilcabamba, j’ai dormi chez une femme qui loue des chambres (Erika Belen). Chambre privée avec grande sdb partagée, très bon wifi, salon, télévision, cuisine et balcon : 6$/nuit. Si cela vous intéresse, demandez au conducteur du bus. Il y a également l’hostel Ruinas de Quinara qui est à 7$/dortoir avec accès à une cuisine, la piscine, le jacuzzi et un spa. Je suis passée devant et cela avait l’air très bien entretenu. C’est le seul hostel qui ne soit pas tenu par des étrangers à Vilcabamba.

Piscine municipale. 0,75$ l’entrée. Elle est accolée au zoo. Très grande et propre. Il y a une étendue d’herbe à côté où l’on peut se prélasser.

Bus de Vilcabamba à Loja. Derniers bus à 20h00 et 20h45. 1,3$. Bus de Loja à Sullana (11$) ou Piura (12$) à 23h00. Passage de frontière sans difficulté particulière et sans attente autre que la trentaine de passagers du bus.

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Baños, sports extrêmes au pied du Tungurahua

Baños est le genre de ville qui s’est entièrement tournée vers le tourisme. Cependant, ici, cela n’a rien d’étouffant. Bien située auprès d’une nature généreuse, on peut y faire toute sorte de sports extrêmes ou simplement aller se détendre dans ses bains thermaux. En effet, Baños est située au pied d’un volcan, le Tungurahua. Tous les trois mois environ, il entre en activité et crache quelques cendres. De temps en temps, il entre carrément en éruption, la dernière ayant eu lieu en 2006.

Premier jour à Baños, je me suis posée à l’hostel Los Pinos et ait été faire le tour des nombreuses agences présentes en ville pour faire monter ton adrénaline. Bon, je l’avoue, j’ai juste été demander des renseignements aux deux agences que l’on m’avait conseillées et j’ai opté pour la moins chère des deux (et aussi la plus sympathique, Wonderful Ecuador).

Le lendemain, j’ai changé d’hostel, appréciant les 4$ de différence et surtout le bon accueil que j’ai reçu au second, l’hostel D’Mathias.

Au D'Mathias, c'était déjà Noël!

Au D’Mathias, c’était déjà Noël!

Ensuite, je me suis rendue à l’agence afin de faire une demi-journée de canyoning. Après avoir enfilé nos combinaisons en néoprène couvrant tout notre corps (cela valait bien la peine de mettre de la crème solaire!), nous partons pour la gorge que nous allons descendre principalement en rappel.

Canyoning

Le trajet et la petite montée jusqu’au départ nous donne chaud habillés comme cela mais une fois arrivés aux cascades, on est bien contents d’être ainsi équipés. Nous avons également un casque et un baudrier recouvert d’une sorte de culotte courte en bâche pour protéger nos fesses (ou la combinaison?). Première cascade, on commence soft mais avec les pierres rendues glissantes par l’eau, rien n’est simple. Ensuite, on fait un rappel bien plus long toujours arrosés par l’eau de la cascade. A la troisième, c’est la tyrolienne ! On fait environ 5 pas en rappel et puis, on doit faire confiance à nos guides et tout lâcher. J’obtiens l’autorisation de m’accrocher à ma ligne de vie, guère tentée à l’idée de battre des ailes. Concours de cris très réussi ! Ensuite, on fait une sorte de longue glissade accrochés deux par deux et on termine par un toboggan naturel. Et plouf dans l’eau.

Après cette journée, je me suis re-dit qu’il était temps que je m’achète des lentilles parce que lunettes et sports d’eau ne font absolument pas bon ménage (note : ce n’est toujours pas fait!).

Et là, on a fait plouf!

Et là, on a fait plouf!

Le lendemain, c’est au rafting que je pars. On fait un peu plus de route et puis, on s’équipe aux bords du Pastaza, la rivière que l’on va parcourir. On prend notre pagaie et c’est parti. Des deux activités, c’est celle-ci que j’ai le plus apprécié surtout lorsque l’on a (presque) tous chaviré. Je ne sais pas comment elle a fait, mais une Sud-Coréenne a réussi à rester dans le bateau et a pu nous sortir de l’eau (le guide aussi, mais cela ne compte pas).

La casa del arbol

La casa del arbol

Dans l’après-midi, j’ai été rejointe par les deux Québecoises, Marie-Hélène et Catherine, avec qui j’étais à Uchucullin ainsi que Mathieu et Ramiro. On est partis à pied pour aller voir la Casa de arbol. Cette petite cabane construite dans un grand arbre face au Tungurahua est équipée de deux balançoires vous permettant de vous balancer au dessus du vide. Perso, j’ai préféré la petite tyrolienne pour enfants située à l’arrière du terrain. Il y a également un petit musée qui est en fait une des deux pièces de la maison d’un gardien du Tungurahua. C’est avec une grande fierté qu’il nous a expliqué veiller sur le volcan depuis maintenant 15 ans 24h/24. Le mur est rempli d’articles de journaux en son honneur ainsi que de ses diverses attestations de participation à des séminaires.

El pailon del diablo

El pailon del diablo

Il y a également une autre balançoire faite d’un siège de voiture (avec ceinture de sécurité !, je ne sais vraiment pas où ils ont été la chercher vu que je n’en ai jamais vu d’autre en Equateur). Elle est située sur le petit sentier qui passe derrière la propriété de la Casa del arbol.

La cascade Machay

La cascade Machay

Le lendemain, on a fait à vélo la route des cascades. J’avoue, au début j’ai été un peu déçue. Tout d’abord, la plupart du temps, on ne fait que rouler sur la même route qu’emprunte les camions, bus et autres véhicules présents. De temps en temps, on a une piste cyclable mais c’est plutôt l’exception. Ensuite, les premières cascades, on ne fait que les observer de loin. Cependant quand on arrive à la cascade Pailon del Diablo, on comprend mieux pourquoi on est venu là. La cascade est très impressionnante tout comme le chemin tortueux (et caverneux) qui y mène. Claustrophobe s’abstenir. Enfin, la toute dernière cascade, Machay, est aussi très belle. J’ai eu quelque peu les jambes qui tremblaient en passant sur un pont.

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Il faut bien le dire, depuis que Ramiro m’a montré un pont écroulé, je ne suis pas toujours rassurée en les traversant. « Les ingénieurs équatoriens se sont trompés dans leurs calculs. Il y a eu deux morts ». Gloups.

L'erreur de calcul, ou le pont qui devait enjamber le fleuve Napo

L’erreur de calcul, ou le pont qui devait enjamber le fleuve Napo

Pour rentrer, on prend un camion qui t’aura repéré avant que tu n’aies à le chercher.

L’église fait des miracles, allez y admirer les peintures relatant tous les exploits de la Vierge Marie de Baños. On peut en rajouter un de plus : après mon passage à Baños, j’ai enfin pu modifier la date de mon billet retour et ce, gratuitement !

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En pratique :

J’ai passé une nuit à Los Pinos et 5 à l’hostel D’Mathias. Voici leurs qualités respectives :

Los Pinos : 10$ en dortoir. Dortoir de 5 personnes avec sdb accolée. Chambres très propres et jolie déco. Lit ok et serviettes de bain. Petit déjeuner inclus. Repas du soir inclus le lundi, mardi et mercredi. Longues attentes pour la réception. Cuisine à disposition grande et propre. Ordis à disposition et wifi. Un peu loin du centre même si Baños est minuscule.

D’Mathias. 6$ la nuit en dortoir (7 ou 5 personnes). Lits très confortables. Cuisine commune propre et bien équipée (grille pain, micro-onde et mixer). Personnel très sympathique et toujours présent à la réception. Pas de petit déjeuner. Jeux de société. Ordis à disposition et wifi. Serviette de bain. Située à deux pas du terminal de bus et du centre. Pas de bruit la nuit, le personnel y veille!

Wonderful Ecuador : 30$ pour le rafting et 25$ pour la canyoning, 50$ pour les deux. Située dans la rue qui se rend du terminal de bus à la rue principale (rue Ambato). Location de vélo : 5$/jour/personne. Très bons VTT avec vitesses Shimanos et bons freins. Casque et kit de réparation inclus. On n’a payé que trois VTT/4.

Casa del Arbol : 1$/entrée. Pour vous y rendre à pied, marcher dans la rue Mera jusqu’à la montagne. Le sentier commence en passant sous une arche. Cela monte rude. A la première intersection, suivez Mirador de la Virgen. Ensuite, suivez Ventanas. Pour rentrer, suivez Runtun, puis Baños. Au café del cielo, prenez le chemin pour le mirador Bellavista. Vous pouvez aussi vous y rendre en taxi (20$ l’aller-retour). Ou prendre le bus à 14h (0,50$) pas au terminal mais dans la rue Pastaza, entre les rues Rocafuerte et Martinez.

Route des cascades : Location de VTT : 5$ un peu partout dans Baños. Plusieurs arrêts avec pleins de possibilités de faire du canopy (tyrollienne, 10 ou 15$) ou de la tarabita (plus un téléphérique, 1,5$). Il y a également un puenting (saut depuis un pont) au niveau de Rio Blanco (10$ le saut). Entrée au Pailon del Diablo : 1,5$. Entrée à Machay : 1$. Pleins de nourriture le long de cette route (restaurants, glaces, empanadas, …). Retour en camion : 2$/personne.

Glace : Le long du parc situé en face de l’église, le long de l’avenue 16 de Diciembre, il y a un glacier Oasis qui vend de très bonnes glaces de Paila. Le milkshake (2$) est délicieux !

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Troisième helpx ou plutôt tourisme solidaire: Uchucullin

Après le festival de la Mama Negra, me voici en route pour mon troisième helpx. Celui-ci, je l’ai trouvé juste après que le volontariat dans la ferme d’Angelika soit tombé à l’eau. Je me suis soudain rendue compte que j’avais besoin de rapidement trouver un échange de service si je voulais aller dans l’Amazonie. J’en ai trouvé un payant, dans une communauté. J’ai accepté cela me disant que ce serait plutôt du tourisme solidaire. In fine, il y a un peu de cela (on procure une source de revenu à un village où beaucoup de personnes n’ont pas d’emploi) mais aussi, du marketing bien pensé. Cet helpx se situe à Uchucullin, une petite communauté constituée en fait d’une grande famille élargie. Cette communauté est à 25 minutes de bus de Tena, ce qui la rend très accessible.

Un papillon digne d'un tableau de maître. Vu près de la Laguna Azul.

Un papillon digne d’un tableau de maître. Vu près de la Laguna Azul.

Arrivée au bureau de l’agence de tourisme tenue par un membre de la famille, j’ai la mauvaise surprise de me voir demander immédiatement de payer la totalité de mon séjour. Je suis toujours à Tena, je n’ai donc pas encore vu où j’allais dormir ni les autres volontaires. Je refuse net. On me demande également une copie de mon passeport. Je n’en ai qu’une et souhaite la garder. Comme je ne cède pas, on se rend à la maison des volontaires et je m’installe.

Je suis en compagnie de 6 autres volontaires. Un couple d’américains et leur fille, deux québécoises, Marie-Hélène et Catherine et un français, Mathieu. La maison est confortable (il y a l’eau et l’électricité, ouf!), les autres volontaires sont sympas et le lendemain, je découvre qu’on ne travaille qu’entre 3 et 4h par jour, le matin (plutôt 3h avec des pauses dans ces heures).

Pendant mon séjour, nous avons terminé de défricher ce qui sera le potager. Le couple d’américains qui termine un mois de volontariat a défriché le reste du terrain (les 4/5e) et déjà planté des ananas et du manioc. Le premier jour, on a aussi semé les futures plants (poivrons, concombres, tomates, tomate de arbol, pitayas, …) et préparé de grands bacs que l’on a rempli de terre pour les accueillir quand ils seront plus grands. Le couple d’américains a également planté un mandarinier qu’ils avaient acheté la veille.

Semis de Pepino (concombre)

Semis de Pepino (concombre)

Les jours qui ont suivi, on a défriché à la machette. Dès le premier jour, on a tous eu des ampoules. Je me suis ensuite acheté des gants, bien utiles pour ce genre de travail. On a également nettoyé tout ce que l’on a coupé. Une fois arrivé au bout de cette petite jungle, on a commencé à semer des plantations en pleine terre, du maïs et du manioc. C’était agréable de voir le travail avancer (à 4 volontaires + un membre de la communauté, chaque jour, notre travail était bien visible).

Lignes pour le maïs.

Lignes pour le maïs.

Le vendredi, les autres volontaires ont été faire une cérémonie d’Ayahuasca (cérémonie de « nettoyage » spirituel en compagnie d’un shaman durant laquelle les participants boivent une boisson hallucinogène). Le responsable de l’agence liée au programme de volontariat m’a alors proposé de joindre un tour organisé pour deux touristes. Comme le tour était « gratuit » pour moi (je ne devais payer que les entrées), je me suis dit que c’était une opportunité unique. On a été voir plusieurs communautés ainsi que Misuhualli, la plage aux singes. Cependant, ces traditions indigènes mises en scène afin d’en faire une source de revenu me font penser à un zoo, et je n’étais pas plus intéressée que cela par cette « découverte des communautés ». Ce que je n’ai vraiment pas apprécié, c’est qu’on m’a demandé de payer 20$ au lieu des 15 maximum dont on m’avait parlé la veille. Cela aurait pu être une simple erreur de communication mais les autres volontaires ont dû également payer le shaman 10$ de plus que prévu. Ce n’est apparemment pas exceptionnel.

Cascade Pimpilala

Cascade Pimpilala

Je regrette un peu d’avoir choisi ce helpx à la va-vite. Même si on peut voir cela comme du tourisme solidaire plutôt qu’un échange de service, le simple fait de payer modifie totalement les relations que l’on peut avoir avec les personnes avec qui on travaille. Ce qui est vraiment dommage parce qu’on a surtout travaillé avec le frère du gérant de l’agence de tourisme, qui nous a emmené (gratuitement) voir la Cascade Pimpilala (superbe avec un chemin assez aventureux pour y arriver) et la Laguna Azul avec des vélos qu’il nous a prêté (toujours aussi gratuitement). Lui, passait régulièrement nous voir à la maison des volontaires juste pour discuter. D’ailleurs, il travaillait la nuit comme gardien dans une école et travaillait encore avec nous la journée. Pendant son temps libre, il passait encore du temps avec nous. Il nous a également emmené faire un tour dans la jungle pour nous montrer différentes plantes et nous expliquer les usages que l’on peut en faire.

Laguna Azul

Laguna Azul

Le week-end suivant, il est également venu nous rejoindre à Baños pour aller à la Casa de Arbol.

FleurEn pratique :

Helpx à Uchullin 6$/jour. Nous devions nous occuper de notre nourriture (heureusement, en Equateur, cela ne coûte vraiment pas cher). La cuisine n’avait pas de four mais John, l’Américain qui a quitté la communauté peu après mon arrivée, m’a appris à faire du pain et de la pizza sans four (respectivement à la vapeur dans deux casseroles et à la poêle).

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Pai: trek et cascade

De Chiang Mai, nous prenons un mini-van pour Pai dans l’idée d’aller y faire un trek. On attache notre ceinture parce que cette route est une des pire que j’ai vues. Pas qu’elle soit en mauvais état, mais elle n’arrête pas de tourner et tourner encore. J’ai pris mon Touristil avant de monter et pas de doute, sur ce trajet, c’est nécessaire. Les voitures, mini-vans et scooters roulent tous au milieu de la route et se rabattent au dernier moment avant de croiser un autre véhicule. Après 3h30 de trajet comme cela, on arrive à Pai. Pai, c’est un village super touristique dont partent des treks et pleins d’activités nature comme du rafting et autres excursions dans le genre.

Nous cherchons à organiser un trek de trois jours. On va d’abord chez Duang Trekking mais celui-ci ne peut que nous proposer un trek de deux jours avec un groupe de belges. On fait le tour des autres agences et un ancien guide de Duang qui a lancé sa propre affaire, nous dit qu’il va essayer de voir si d’autres touristes sont intéressés et que sinon, on pourra faire un tour de deux jours à deux.

Le soir venu, quand on revient le voir, il nous dit non seulement qu’il n’y a personne pour faire un trek de 3 jours mais également que le lendemain, il ne peut pas organiser de trek.

On finit par réserver un trek de deux jours via Duang chez une de ses amies, guide indépendante, pour le surlendemain. On se retrouve donc avec une journée de libre et on décide alors que l’on marchera quand même et on part, à pied, pour une cascade. Il faut savoir qu’en Thaïlande, les gens ne marchent pas. Ils se déplacent tous en scooter et l’idée de marcher avec la chaleur qu’il y a, leur semble extrêmement saugrenue. Alors, quand on demande notre chemin pour aller à pied à cette cascade, les gens ont du mal à comprendre pourquoi on n’y va pas en taxi. Si par contre on prononce le terme « trek », ils semblent mieux accepter l’idée. Une dame nous explique très gentiment et nous donne une carte pour s’y rendre.

Cette fois-ci, les kms sont un peu moins « thaïlandais » et la cascade est une véritable récompense pour ces 9 kms de marche. Il y a deux bassins où l’on sait se baigner et des enfants du village arrivent vite pour s’amuser. On voit qu’ils en ont l’habitude et n’hésitent pas un instant au moment de grimper et de glisser sur celle-ci comme si c’était un toboggan.

Au retour, on se fait quelques frayeurs avec des chiens et c’est les poches pleins de cailloux que l’on revient, assez sur notre garde. Quand certains chiens approchent trop, on leur jette des cailloux (dans leur direction, pas directement sur eux) et cela suffit à les éloigner.

Le soir, on ne peut que constater que l’on n’a pas suffisamment mis de crème solaire, on le paiera pendant le trek lorsque l’on portera le sac sur nos épaules.

Pour commencer le trek, notre groupe de dix part en mini-van d’abord pour un marché puis, pour un coin de nature. On n’avait que moyennement prévu le port des bouteilles d’eaux (ce qui va de soi, en fait) et le petit sac que l’on se partage pèse lourd. Mais heureusement, les paysages sont magnifiques et le groupe est sympa. Ce qui l’est moins, ce sont les sangsues. J’avoue que je me suis rendue compte que j’ai une peur quasi phobique de ces bestioles et regarder en permanence ses pieds, n’est pas forcément une bonne idée !

Nous passons la nuit dans la maison de bambou d’une famille d’un petit village. Après une nuit où l’on n’a pas beaucoup fermé l’œil, on repart pour une marche un peu plus courte. Ce jour-là, lorsque la guide fait un arrêt « sangsues » (on s’arrête pour vérifier qu’il n’y en a pas une qui se fraie un chemin jusqu’à notre peau), j’en aperçois deux. Je me mets à crier puis carrément à hurler quand je me rends compte qu’elles rentrent DANS ma chaussure. En fait, après, je me suis rendue compte qu’elles ne pouvaient pas arriver jusqu’à mon pied mais seulement rentrer dans le mesh.

J’ai tout de suite revu mes ambitions pour l’Amazonie à la baisse. J’y mettrai sûrement les pieds mais pas pour un séjour prolongé.

On termine ce trek par une baignade pour les deux plus jeunes et la visite d’une magnifique grotte. Je l’ai trouvée vraiment impressionnante avec ses sculptures formées par l’eau mais malheureusement la visite fut faite au pas de course.

Pour notre retour de Pai, nous avons pris le bus local (qui cette fois-là partait à 12h00). Si ce bus n’a mis « que » 4h, c’est tout simplement un miracle. A chaque tournant, chaque montée, on avait l’impression qu’il allait rendre l’âme. Quand nous avons atteint la gare routière, nous n’en croyions pas nos yeux. Nous avons enfin rejoint la gare ferroviaire en tuk-tuk pour prendre le train de nuit pour Bangkok que nous avions réservé quelques jours plus tôt (apparemment, contrairement aux trains de jours, ceux-ci sont toujours pleins).

En pratique:

Logement: chez duang. Chambre double: 200 baht. Petit-déjeuner: 60 baht muesli+yoghourt et fruits

Bus: Pour se rendre de Chiang Mai à Pai, nous avons d’abord pris un tuk-tuk jusqu’à la gare routière. Puis, nous avons cherché le bus local qui dont parlait le lonely. Tout le monde nous dit que ce bus n’existe pas, qu’il n’y a que des mini-vans. Finalement, une dame nous explique qu’il n’y a qu’un bus local par jour. Le reste des liaisons sont effectuées par des mini-vans. 150 baht/pers en mini-van. 60 baht/ tuk-tuk jusqu’à la gare routière.

Trek: 800 baht/pers/jour (deux jours) (après négociation).

Spray anti-sangsues: 45 baht au 7/11 (petite bouteille orange).

Bus local jusque Chiang Mai: 80 baht/pers.

Tuk-tuk de la gare routière à la gare ferroviaire: 40 baht.

 

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