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Bolivie, la récap’

P1060891Comme je l’avais fait pour l’Equateur et le Pérou, voici un petit bilan des deux mois passés en Bolivie (10 mai-18 juillet).

Paysages incroyables et formations rocheuses de dingues

Malgré ses défauts, la Bolivie possède peut-être le plus de paysages au monde différents et majestueux : salar d’Uyuni, décors autour de Tupiza, lac Titicaca, réserve nationale de Torotoro, Maragua, jungle amazonienne, … Chaque nouvel arrêt vous en met plein les yeux et rend bien fades nos paysages sans reliefs.

Budget

Tous les voyageurs rencontrés m’avaient dit que la Bolivie était moins chère que le Pérou mais j’ai pu constater que ce n’est pas vrai. Si pour 15 soles, on pouvait avoir un bon hébergement avec cuisine et petit-déjeuner au Pérou, pour son équivalent 35 bs, on trouve rarement à se loger. Les prix oscillent plutôt entre 40 et 60 bs en fonction du développement de l’offre. Les activités sont également chères (Salar et jungle si j’avais dû payer). Les transports sont cependant très, très bon marchés (avec la qualité qui va avec). De toute manière, vous n’allez pas vous ruiner mais disons que le budget pour la Bolivie et le Pérou est identique.

Bus bien pourris et pas de toilettes

Les bus en Bolivie sont du niveau de ceux en Equateur, voire pire. Sièges à peine inclinables, propreté très douteuse et jamais de ceinture de sécurité. Il n’y a jamais de toilettes et les arrêts pipi se font parfois au milieu de rien. Pas un buisson pour se cacher. En plein jour, on apprend vite à ne pas boire et tant pis si c’est pour 18h.

Hostels bien moins sympas

Les Boliviens n’ayant pas trop le sens du commerce, ils ne sont également pas très doués pour les hostels. Ceux-ci sont souvent négligés et manquent de beaucoup de choses essentielles. Les chouettes petits hostels qui nous font rester longtemps quelque part, je n’en ai pas rencontrés.

Sécurité

Je n’ai connu aucun problème en Bolivie, comme partout ailleurs. Soit je suis ultra chanceuse, soit les précautions que je prends s’avèrent payantes. Probablement un peu des deux.

Travail des enfants

La Bolivie est le pays que j’ai visité où le travail des enfants est le plus présent. On les voit nombreux vendre des journaux, des bonbons, servir dans des restaurants, cirer des chaussures, … Certains ont tout juste l’âge d’aller à l’école où ils ne sont pas justement. Difficile de faire quelque chose face à ce spectacle. Juste ne rien leur donner pour ne pas les encourager à continuer même si ici, les Boliviens ne s’en émeuvent pas.

Froideur des commerçants

La froideur des Boliviens n’est pas aussi grande que ce que l’on m’avait dit mais celle des commerçants est magistrale. Quand vous rentrez dans leur magasin en les saluant, certains vous ignorent absorbés par leur télévision. Parfois, semblant ne pas souhaiter vendre, ils vous disent tout simplement qu’ils n’ont pas ce produit, même quand vous savez qu’ils l’ont.

Grèves, blocages et manifestations

Je suis arrivée en Bolivie alors qu’Oruro était bloquée, je suis repartie alors que Potosi l’était également. A La Paz, j’ai connu la grève du pain: les boulangers, en raison de l’augmentation du prix de la farine, faisaient la grève. La Bolivie est championne toute catégorie des grèves, manifestations et blocages. Si vous venez dans le pays, impossible d’y échapper. Sur les forums de voyage, les intervenants avertissent les touristes potentiellement tentés : aucun trajet n’est sûr et on ne peut pas prévoir son itinéraire à l’avance avec certitude. Ce qui est triste pour Potosi, c’est qu’à mon sens, ils ont une grande capacité à développer le tourisme mais avec leurs grèves ils les éloignent non seulement de leur ville mais de tout le pays. Cette grève commencée le 6 juillet et toujours pas terminée tombe en plein pendant les vacances d’hiver des Argentins qui sont de grands voyageurs. J’en ai rencontrés beaucoup dans le Nord du pays qui ont renoncé à leur voyage là-bas à cause du blocage. Et bien sûr, il n’y a pas que les Argentins puisque c’est la haute saison avec les grandes vacances en Occident.

Nourriture

La nourriture Bolivienne n’est pas terrible et ici, les menus (soupe-plat-boisson) sont moins courants. On retrouve un peu toujours la même nourriture: riz-poulet sont de sortie. Heureusement, il y a les salteñas. Ce sont des empenadas Boliviens. A priori, avant d’arriver en Argentine, je me disais que ce serait un avant-goût et que les « vrais » empenadas, les bons, je les trouverais dans ce dernier pays. Maintenant que je suis en Argentine, je regrette les salteñas boliviennes, cuites au four, juteuses et garnies de manière très variée : un mélange d’œufs durs, olives, oignons, patates, viandes, épices, …

Top 3 des hébergements:

A part le premier, aucun ne sort réellement du lot.

  1. 7 patas à Sucre
  2. Jaguar House à Cochabamba
  3. Hostel bien te fue à Tupiza

Top 3 des activités:

  1. Torotoro
  2. Mon volontariat dans la jungle à Madidi Travel
  3. Le salar d’Uyuni.
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Quand les mineurs de Potosi décident de bloquer tout le pays

Les mineurs de Potosi ont entamé une grève illimitée le 6 juillet alors que je me trouvais à Sucre. Ils utilisent leur moyen d’action préféré, le blocage de routes, pour faire pression sur le gouvernement. Ce blocage n’a aujourd’hui toujours pas pris fin. Si au début, je m’étais félicitée d’avoir déjà vu le Salar d’Uyuni. Après avoir vu une carte, j’ai réalisé que pour partir pour Tarija, Tupiza ou Villazon (le sud de la Bolivie), toutes les routes passent par cette ville. La Bolivie est en effet un pays ayant très peu de routes différentes. L’unique alternative était de remonter jusqu’à Oruro en passant par Cochabamba et d’ensuite redescendre par Uyuni, Tupiza et enfin Villazon. Voici une carte pour que vous vous représentiez la situation.

bol00Je trouve quand même le jeudi un billet pour Tarija. Je suis très heureuse d’être la détentrice du dernier billet vendu du bus. Même si Tarija n’est pas à mon programme, cela me permettra de rejoindre la ville frontière de Villazon. Ce soir-là, lorsque j’arrive au terminal, toute contente de partir, j’apprends que mon bus est annulé. Entre-temps, mon hostel est complet et je change encore une fois pour le quatrième hostel de mon séjour à Sucre.

Le lendemain, je me rends à 7h au terminal et obtiens un ticket pour Villazon. La dame me dit qu’il est « très probable » que le bus parte mais qu’ils ne connaissent pas l’heure de départ. Je les appelle plus tard et on m’annonce notre départ pour 12h. Une heure de retard plus tard, nous partons. Inke, une Hollandaise et moi, on est pleines d’espoir. On y croit !

A 17h, nous arrivons au super blocage sur la route. A ce moment-là, j’ai surtout peur que l’on fasse demi-tour. Tout mais ne pas retourner à Sucre. Je veux partir, avancer ! On y attend 5h sans la moindre nouvelle. A 22h, on remonte dans le bus et on repart en sens inverse. Argh, non, pas Sucre. Mais les cahots qui nous secouent m’indiquent que l’on ne reprend pas la même route. Nos chauffeurs tentent en effet de passer par d’autres petits chemins. Quand je vous disais qu’il y a très peu de routes, je n’exagérais pas. Cette « route » n’en mérite pas le nom et pourrait s’appeler sentier.

Le bus passe parfois tout juste et dans un village, ce sont les câbles électriques qui s’y accrochent. Un homme doit parfois passer la tête par les aérations du toit et nous dégager. C’est dans ces moments qu’on se demande ce qu’il se passe quand on touche les câbles haute tension. Apparemment, on ne meurt pas. Ensuite, c’est l’étroitesse du chemin qui pose problème. Notre bus se prend toutes les branches des arbres le bordant. Cela fait un bruit incroyable. Au bout d’un moment, nos chauffeurs décident que c’est sans espoir et on fait demi-tour. Noooon, pas Sucre.

J’ai perdu tout sens de l’orientation mais on ne retourne finalement pas sur nos pas. On passe deux heures à l’arrêt. Au petit matin, on reprend la route, on y croit, on y croit. Mais en face, nouveau blocage. Demi-tour, on réessaie par une autre route. Soudain, un gros bruit. Je pense immédiatement que notre bus est foutu mais on a « seulement » raclé la route en essayant de passer un lit de rivière asséché. On sort tous et on s’active pour creuser et placer des pierres sous les roues. Le bus repart. Plus on avance, plus il fait de bruit. Je suis bien heureuse de ne pas en être la propriétaire

reunionOn se pose finalement dans un village, lui aussi bloqué, où l’on attendra toute la journée. Je fais connaissance avec des Argentins de Cordoba et des Brésiliens. Eux ont passé toute la nuit là et sont bien remontés. Les camions, bloqués eux aussi, vendent leur cargaison et tout le monde est occupé à manger les mandarines de l’un d’entre eux. A 12h, on nous annonce une réunion à 15h. A 15h, on voit une bonne partie du village réuni. Deux heures plus tard, la décision tombe. Ils nous laissent passer 15 minutes. Enfin !

P1070410Tellement heureux du dénouement, on aide à dégager les pierres et monte vite fait dans nos bus respectifs. On ne perd pas de temps, on ne sait jamais qu’ils changent d’avis. Sur le chemin, j’ai droit à un dernier adieu du soleil de Bolivie.

P1070414J’arrive à minuit à Villazon. Il fait froid et malheureusement, les hostels sont complets. L’un d’entre eux devant mon air désemparé me propose un matelas par terre. Vu la musique tonitruante (cet hostel fait aussi discothèque), je demande quand elle s’arrête : 3h. De toute façon, je n’ai pas le choix. Je « dors » donc au sol, sur un matelas bon pour la déchetterie, lumières allumées, musique disco bien forte et télévision allumée. Ajoutez à cela que comme d’habitude j’ai froid, j’ai passé une petite nuit. Encore une après la nuit dans les blocages.

Au petit matin, je change sans souci mes dollars pour des pesos argentins avant la frontière à un très bon taux et passe rapidement la frontière. Je suis en Argentine !

En pratique

Je ferai un article spécifique sur le taux de change mais sachez déjà qu’il est très intéressant de changez vos dollars côté Bolivien (à Villazon) et non côté Argentin (La Quiaca).

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Sucre et le trek de Maragua

balconDe retour de Torotoro, j’ai passé un nuit à Cochabamba puis pris mon billet de bus pour Sucre. En bus de nuit malheureusement puisqu’il n’y avait que cela. Notre bus arrive avec une heure de retard et le chauffeur refuse de mettre mon sac à dos en soute. Je dois donc le faire passer dans les compartiments au-dessus de notre tête. Je monte et annonce à la femme assise à ma place qu’elle fait erreur. Ah non, en fait, c’est ma voisine, une grosse cholita qui est tellement large que je pensais qu’elle était assise à ma place. Il faut en plus qu’elle ne sente pas la rose. La nuit s’annonce longue mais au moins, je n’ai pas froid.

J’arrive bien crevée à Sucre. S’ensuit l’attente du lever du jour, assise dans le terminal. Je rejoins ensuite l’hostel que l’on m’a conseillé. Je tourne en ville à la recherche d’un petit-déjeuner. Faut dire qu’ils ne sont pas matinaux. De retour à l’hostel, je découvre que les trois lits présents dans ma chambre privée sont tous aussi défoncés que les autres. J’ai déjà envie de changer.

égliseJe retrouve Sonja, Lisa et Megan de Cochabamba pour un resto végétarien et cherche ensuite un nouvel hostel. Ce soir-là, je discute avec un capitaine de voilier. Passionnant.

unionLe lendemain, je change donc d’hostel avant d’aller voir un médecin. Depuis 5 jours, j’ai en effet la tourista. Bref, rien que du grand classique. (D’après le diagnostic posé, la salmonellose. De toute façon, le médicament prescrit est toujours le même, un antibiotique). Dans le parc Bolivar, paradis des enfants, situé en face de l’hostel, se trouve un petit bout de Paris, une tour Eiffel!

tour eiffelLe vendredi, on met au point notre excursion du week-end : Maragua. L’excursion est proposée par toutes les agences mais c’est en indépendant que l’on veut le faire.

batimentJe visite aussi la Casa de la libertad. Intéressant d’entendre parler les Boliviens de leur histoire, du Mariscal Sucre, des batailles héroïques. Rien de critique ou de réellement politique mais entre les lignes, on en apprend quand même quelque chose. Mon séjour à Sucre fut aussi l’occasion de retrouver mes zèbres adorés qui inculquent le civisme aux Boliviens. Rien que pour ça, respect.

zèbreEn route pour Maragua

Samedi matin, je retrouve Sonja la Suisse francophone pour notre rando à Maragua. Lisa est malade et ne peut pas venir. Oui, la Bolivie a l’art de torturer nos intestins. Après un collectivo et un bus, on entame le chemin Inca pendant 1h30. En bas, on demande par où passe le sentier qui se rend à Maragua. On sait en effet qu’un sentier existe, différent de la route mais les personnes rencontrées nous disent toutes qu’il n’existe pas. Comme j’ai des explications données par des Français à Cochabamba, on tente quand même de les suivre mais dès le départ, rien ne colle. On persiste un peu et après avoir escaladé quelques murets, on rencontre un jeune homme qui nous dit qu’il n’y a pas de sentier. C’est la deuxième personne à nous le dire et vu qu’on n’a aucune idée d’où se trouve ce sentier, on revient à la route.

église MarawaAprès une pause repas le long de la rivière, on entame la montée d’environ 3h jusque Maragua. Peu importe que l’on soit sur la route vu qu’on ne croise que deux véhicules. Devant nous, on aperçoit un autre marcheur. Arrivées à Maragua, on trouve d’abord un village fantôme. Pratiquement toutes les maisons sont murées et on ne croise personne dans les rues. Arrivées près de l’école (qui a tout aussi l’air déserte), on retrouve ce marcheur, Adrien, un Français. Après avoir demandé au potentiel dernier habitant du village, on trouve hébergement dans des lodges bien plus luxueux que ce que l’on aurait pu imaginer. Petit salon et salle de bain, on n’en demandait pas tant.

chambre MarawaOn ne comprend cependant pas l’appellation de « cratère » que donnent toutes les agences touristiques. Du pur marketing. C’est cependant très étonnant et pour moi, cela ressemble plus à de la crème glacée (non, non, ce n’est pas une obsession).cremeLe lendemain, c’est à trois que l’on retourne à Potolo. En chemin, on est supposés voir des traces de dinosaures. On tente un premier chemin qui ne nous mène qu’à un village. De retour sur la route, un homme nous indique un sentier à suivre. Après un bon moment de descente, on trouve ce qui pourrait ressembler à des traces de dinosaures. Ou pas. Après les avoir vues sur internet, on ne les a manifestement pas trouvées. De toute façon, il faut bien dire qu’elles ne ressemblent pas à grand chose, surtout après avoir vu celles de Torotoro. Le paysage est beau, façonné par le mouvement des plaques tectoniques.

On arrive aux alentours de 14h dans le village bien désert en ce dimanche et on a la chance de trouver presque immédiatement un collectivo qui nous ramènera à Sucre.

Séjour prolongé à Sucre

Après ce trek, je passe quelques jours de plus à Sucre dans une attente forcée pour partir en Argentine. Les mineurs de Potosi ont effet décidé de faire grève et de bloquer les routes d’accès de Potosi. Si au début, j’étais déçue de ne pas pouvoir aller à Potosi, je me suis ensuite rendue compte que toutes les routes allant vers le sud passent par Potosi. Les bus ne passaient plus. Ce sera l’objet d’une autre note.

malaxeuseEn attendant, j’ai donc visité plus en profondeur la ville. Je me suis rendue au musée du pain, musée assez méconnu des touristes puisque j’ai dû le faire ouvrir pour le voir. Pourtant c’est un petit musée très intéressant où vous pouvez voir de vieilles machines et en apprendre plus sur la manière dont était fabriqué le pain avant.

machine patesCe fut aussi l’occasion de tester d’autres restaurants et glaciers. J’ai ainsi eu l’occasion de manger un simple hamburger dans un restaurant tenu par un Belge. Avec de VRAIES frites. Parce que les sud-américains mangent beaucoup de frites mais sont incapables de les cuire correctement!

La recoletaAutre lieu « touristique », la Recoleta est un mirador sur la ville mais aussi un lieu calme et plein de charme. Idéal pour venir y rédiger votre journal de voyage.

La recoleta alleePour les plus Belges d’entre vous, saurez-vous retrouver la touche belge que possède Sucre? (je ne parle pas des frites, hein!) La réponse se trouve dans une des photos.

Et un petit chat pour bien terminer cet article.

Et un petit chat pour bien terminer cet article.

En pratique

Bus Cochabamba-Sucre. Compagnie Mopar Express. Départ 20h30. Prix : 67 bs. Durée 8h30.

Hostels (du meilleur au moins bon) :

7 patas. Cuisine bien équipée, 43bs/dortoir de 6 personnes. Le meilleur.

Traveller’s guesthouse : calle KM 7 n°242 (en face du parc Bolivar). 40bs/dortoir de 4 lits. Cuisine très bien équipée. Sdb agréable et douche électrique relativement chaude. Lavanderia bon marché (9bs le kilo). Personnel sympa. J’ai quitté cet hostel qui avait tout pour me plaire à cause du lit que j’ai eu en rentrant de notre trek à Maragua. Déjà, j’étais en haut dans un lit superposé (ce que je ne peux pas leur reproché) mais pas d’échelle ni barrière. Surtout, un lit dégommé, j’ai eu l’impression de dormir au sol. Et manifestement, le proprio est au courant puisqu’il a mis des cartons entre les lattes et le matelas, comme si cela allait changer quelque chose. Bref, foutage de gueule, alors, je suis partie.

Hostel Pachamama. 40Bs/dortoir. Un peu plus éloigné du centre. Petits dortoirs de 3 lits, sdb attenante à la chambre. Cuisine bien équipée.

Casa de Huespedes San Marcos. Aniceto Arce 233. 40 bs/chambre privée. Lits totalement défoncés, sdb sans rideau de douche, douche électrique très tiède. Cuisine bien équipée.

La recoleta. Mirador (gratuit). Prendre la rue Grau depuis la Plaza de Armas.

Le musée du pain : . Calle Aranzáez n°89 entre c/ Amargo et c/ Uno. Gratuit. Demandez au secrétariat de vous ouvrir.

Casa de la libertad : 15 bs. De 9h à 12h30 et de 14h30 à 18h30. Mieux vaut ne pas venir à 14h30 mais un peu plus tard parce qu’il y a foule.

Glacier Sucré : sur la plaza de armas. Très bonnes glaces (la glace tiramisu goûte vraiment le tiramisu). 9/15 bs pour 1/2 boules. Par contre, ne tentez pas leur brownie, beaucoup trop cuit.

Abis café : sur la plaza de armas. Glaces sans aucun goût.

Abis Patio où l’on mange de vraies frites!

Maragua : Prendre le collectivo n°1 dans l’av. Hernando Siles, entre c /Loa et c/ Tarapaca jusqu’à l’arrêt « Parada a Ravelo » (environ 30 min). De là, prendre le bus direction Potolo (départ 9h30) et s’arrêter à la chapelle (capilla) de Chataquila (durée: environ 1h). Le chemin inca commence 100 mètre plus loin sur la route (durée: environ 1h30). En bas, il faut payer 10 bs puis continuer en prenant à gauche au terrain de foot. Passer le pont sur la rivière et toujours continuer sur la route. Logement dans Maragua (aussi appelé Marawa): 50 bs sans repas, 65 avec le repas du soir et petit-déj. 55 bs sans ce dernier.

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Torotoro

paysage

Torotoro, le parc national, que l’on m’a chaudement recommandé mais que peu de touristes vont voir. Description en un mot : aventure. Si le trajet en collectivo depuis Cochabamba fût tout ce qu’il y a de plus classique, la suite le fût moins. Une fois arrivés, je cherche un hostel puis en compagnie de Carl, un Américain un peu à côté de ses pompes, on s’informe sur les excursions. Ici, pas besoin de faire le tour de 150 agences différentes. Il n’y a qu’une association des guides et un office du tourisme. Un prix fixe par groupe.

On ne sait pas encore ce qui nous attend. Photo de Julia

On ne sait pas encore ce qui nous attend. Photo de Julia Hernould

Le samedi, je me réveille au son de la pluie. Il a bien plu pendant pratiquement toute la nuit et malheureusement, la pluie n’a pas trop envie de s’arrêter. A 8h00, nous sommes quand même rejoints par Marie, une Française et Julia, une Belge. Nous nous décidons pour le parcours grotte et cité de Itas. En effet, on passe un certain temps dans la voiture pour rejoindre ces lieux. Vu le mauvais temps, ce fût un choix très judicieux.

arbre stalagtites

Photo de Julia Hernould

On commence par la Caverne d’Umajalanta. Ni à l’office du tourisme, ni à l’office des guides, nous n’avons reçu de recommandations. Assez sûrs de nous et de notre jeunesse, on se lance sans savoir à quoi s’attendre. Je vous le disais, Torotoro, c’est l’aventure. 2 heures à ramper, grimper sur des roches, marcher en équilibre précaire se tenant aux rares cordes présentes pour faciliter notre progression. On est très loin de ma visite de grotte en Thaïlande ou de toute autre grotte que j’ai pue visiter.

Photo de Julia

Photo de Julia Hernould

Heureusement, nous avons un super, mais alors vraiment super guide. Il a fait l’armée et a notamment servi sous la bannière des casques bleus au Congo. Cet homme incroyablement gentil m’a aidé plus d’une fois à passer des obstacles que je n’aurais jamais pu franchir seule.

ramping

Photo de Julia Hernould

Ce fut sportif et l’adrénaline n’a pas manqué d’envahir mes veines mais qu’est-ce que j’étais contente d’avoir pu faire la boucle entière. Avant de quitter l’endroit, nous apercevons de belles traces de dinosaures carnivores.

tracesPassé la grotte, nous sommes assez trempés et retrouvons la chaleur de la voiture avec plaisir. S’ensuit un trajet qui fut surtout éprouvant pour notre conducteur. La pluie a en effet transformé cette route de terre en véritable patinoire.

cathédraleC’est très lentement que nous atteindrons le point de départ de la Cité de Itas. De là, nous qui pensions marcher tranquillement aux milieux de roches, mais revoilà de petits bouts d’escalades et des échelles accrochées au fil de fer.

échelleMoment d’émotion pour ce passage qui nous aura tous impressionnés. L’aventure ! On passera également par des passages bien étroits entre deux roches géantes.

étroitLa cité, cet espace créé par l’érosion, est très belle et vaut décidément la peine. Après un repas très basique (qui me filera la salmonellose, mais soit), on file dormir.

itas

Photo de Julia Hernould

Le lendemain, c’est reparti pour un tour. Nous partons voir le canyon dans lequel se trouve le site d’El Vergel. A peine sortis de la ville, nous voyons d’autres traces de dinosaures bien conservées. Ensuite, nous passons par un lit de rivière, à l’époque pratiquement asséché (c’est la saisons sèche). L’érosion a magnifiquement sculpté la roche et a ainsi formé des ponts qui semblent magiques.

pontUne fois arrivés au mirador, on apprécie la vue sur ce canyon profond de 300 m. A cet endroit, ce sont trois vallées qui se rejoignent. Très beau. Mais comme toujours, ce n’est pas fini. Voilà que nous descendons dans le canyon et après les quelques 900 marches, nous voilà à nouveau à grimper sur des rochers. L’aventure, toujours l’aventure.

el vergel Une photo presque derrière une petite cascade plus tard, et on arrive au Vergel. A cet endroit, plusieurs cascades tombent et forment une sorte de petit paradis perdu. De retour en haut, nous partons voir les peintures rupestres. Des dessins qui semblent avoir été dessinés la veille par un enfant. Aucun d’entre nous n’est impressionné plus que ça. Encore quelques rochers à escalader avec la précieuse aide de notre guide.

Celui-ci nous amène ensuite chez lui où il nous propose un mate à base d’herbes fraiches et nous fait enfiler les habits traditionnels de sa sœur. On prend une photo sous l’œil bien amusé d’une habitante du village et les trois autres repartent direction Cochabamba.

Vous apprécierez le style de la ville, surfant sur la vague des dinosaures.

Vous apprécierez le style de la ville, surfant sur la vague des dinosaures.

Je reste, pas envie de me presser. Ce soir-là, je dîne dans un restaurant bien particulier. J’y ai commandé la veille mon repas et ici, tout est fait à l’instant même à partir de produits frais et bios. J’attends une heure avant d’être servie mais j’ai prévu le coup et remplis mon carnet de voyage qui manquait un peu d’attention.Arrive ma lasagne et rien qu’à l’odeur je suis conquise. Herbes fraiches, petits légumes finement coupés, viande, fromage. Tous les produits se mélangent pour former un délice. La portion est énorme mais je ne peux m’empêcher de la terminer quand même et sors de là pratiquement titubant tant j’ai mangé.

Le lendemain, je prends mon ticket retour pour Cochabamba et m’en vais déjeuner au marché. J’attendrai en tout une heure qu’il se remplisse. Nous partons et après moins de 2h de trajet, on s’arrête et le conducteur nous demande de descendre. Voilà que lui et un autre passager se mettent à dévisser deux roues. Ayant le niveau d’un élève de maternelle en mécanique, j’observe attentivement. Nos pneus ne sont pas crevés. Alors qu’est-ce? Une fois le pneu enlevé, c’est le moyeu de roue (merci google) qu’ils s’efforcent de démonter. Et là, je comprends que ce sont nos freins qui ont un problème. L’étrier de frein pour être précise. Oups. Voilà, le passager-mécanicien qui annonce que la pièce supposée freiner est cassée. Le conducteur part chercher du fil de fer. N’en trouvant pas autour de nous, ce sont soudain des lanières de caoutchouc qui sont sorties d’on ne sait où et nouées pour « réparer » nos freins. Hum. Un homme est déjà parti en taxi. Soit. Je m’attache. On s’arrête à plusieurs reprises et le conducteur fait le tour du véhicule d’un air soucieux. Soit. Plus tard, alors qu’il appelle plusieurs mécaniciens sans succès, voilà que deux autres passagers décident de quitter le véhicule. Que dois-je faire ? Je décide de rester vu que celui qui a « réparé » nos freins est toujours là avec sa femme et son bébé. On arrivera tous sains et saufs à Cochabamba.

Torotoro, l’aventure d’un bout à l’autre.

En pratique

Bus qui partent du terminal à 18h (PM) et certains jours à 6h (AM). 23 bs. Durée : entre 5 et 7h.

Plus pratiques, les mini-vans qui durent moins longtemps (4h30) et partent dès qu’ils sont pleins. 35 bs. Au croisement de l’avenue Republica et de la calle Mairana. Si vous ne trouvez pas, dans le coin, tout le monde vous l’indiquera.

Hostel Los Chokos : 25 bs/chambre privée, douches communes. Très simple mais ce qu’il faut pour un court séjour.

Entrée au parc national Toro Toro : 30 bs. Durée : 4 jours. Obligation de s’enregistrer à l’office du tourisme et de payer ces 30 bs. Le matin du jour où vous voulez visiter (à 7h30), venez à l’office des guides et formez un groupe. Le tour d’une journée « complète » coûte 150 bs/groupe incluant le guide. Les groupes vont d’une à 6 personnes. L’autre tour qui va à la caverne coûte 605bs/groupe incluant le transport et le guide. De nouveau, de une à 6 personnes. Notre guide s’appelait Gregorio Choque Checa et était vraiment super, je recommande. Comme il est étudiant la semaine, il ne fait guide que le week-end (sa-di).

Restaurant La Huella : calle Arteche (à côté du karaoke). Prix élevés pour un petit village mais tout est bio et frais. 60bs pour une lasagne.

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Cochabamba

Cochabamba, c’est l’étape que j’ai rajouté à mon programme bolivien après avoir discuté avec une Hollandaise à La Paz. Elle était la deuxième personne à me dire que Torotoro, le parc national accessible uniquement depuis Cochabamba, était génial. Je m’y suis donc rendue également attirée par la promesse de températures plus agréables. Et oui altitude + hiver = il fait en général très froid en Bolivie en juillet.

A mon arrivée au terminal, j’ai le petit plan recopié depuis le site internet de l’hostel Las Lilas où je veux aller. Je sais que c’est excentré mais les commentaires sont si bons que je m’imagine y passer quelques jours à me détendre et à profiter de la piscine. Je ne comprends rien au plan et d’après le point d’information, cet hostel se trouve en dehors de la carte. Je suis bien obligée de prendre un taxi pour m’y rendre. A l’arrivée, c’est la désillusion totale. Déjà, il nous a fallu près de 20 minutes pour y arriver mais l’endroit charmant que j’imaginais n’existe pas. A la place, un hostel avec une petite piscine à moitié remplie, des sanitaires sales et 2 autres voyageurs. Oups, erreur de choix.

Je passe ma fin de journée à chercher un autre hostel et rédiger mon blog. Le lendemain, je prends un collectivo pour le centre et « visite » deux hostels de long en large afin de ne pas refaire d’erreur. Jaguar House où je me pose est très bien, juste dommage que je ne m’y suis pas directement rendue.

J’y fais la connaissance d’un petit groupe bien sympathique : deux Philippins ainsi que Megan, venant des Etats-Unis, Sonja, une Suisse et Lisa une Allemande. On passe du temps ensemble pendant deux jours et je retrouverai les trois filles à Sucre.

P1070126Cochabamba, ce n’est pas la ville la plus fournie en activités diverses. L’attraction majeure, c’est la statue du Christ dans laquelle on peut monter. Avis à ceux qui ont le vertige, s’abstenir. Pour s’y rendre, on emprunte un téléphérique, ce que je trouve toujours amusant. On a bien sûr une belle vue sur la ville même si la vue d’une ville est loin d’arriver à la cheville d’un beau paysage (question de goût bien sûr).

Et on peut même vérifier si le Christ a un Mickey!

Et on peut même vérifier si le Christ a un Mickey!

Autre activité, le marché La Cancha, plus grand marché d’Amérique du Sud constitué de différents marchés : marché San Antonio, marché Fidel Aranibar et marché La Pampa. Je n’y ai vraiment rien trouvé d’exceptionnel. Pas d’ambiance particulière et je ne vois peu l’intérêt de se balader au milieu d’allées de chaussures.

Comme à Arequipa, Cochabamba possède un couvent Santa Teresa. Il est actuellement en rénovation mais si vous avez le temps, la visite guidée vaut quand même la peine pour les informations données. On visite un partie du couvent et on a ainsi l’occasion de voir le travail des artisans qui refont le toit.

P1070152Simon I Patiño, un Bolivien, fût à son époque une des dix plus grosses fortunes mondiales. La maison, aujourd’hui centre culturel, qu’il s’est fait construire pour y finir ses vieux jours mais où il ne résida finalement jamais vaut le détour. J’aurais cependant apprécié un rythme un peu plus lent pour mieux apprécier les différents styles. Ce riche homme a beaucoup voyagé et a voulu imprimer un style différent à chaque pièce s’inspirant de plusieurs cultures.

Mais la plus grande activité de Cochabamba, c’est … la bouffe ! On mange bien et on mange à tous les coins de rues. Glaces, salteñas, porcions d’ananas, pop corn, jus d’orange frais, … Pas mal de street food mais aussi de restaurants, cafés, patisseries, … La Bolivie n’étant pas le paradis des gourmands, vous trouverez à Cochabamba une halte bienvenue. Même en mangeant dans un petit restaurant de rue en allant à Torotoro pour 5 bs, je trouvais que le riz avait meilleur goût. Peu d’adresses spécifiques à vous conseiller, mais laissez-vous guider par vos tentations, vous ne devriez pas être déçu.

En pratique

Bus La Paz-Cochabamba : bus cama à 30 bs (pris à la dernière minute, c’est un excellent prix). Durée : environ 8h. La plupart des bus partent le matin vers 7-8h.

Hostel Cabañas Las Lilas : 65 bs/dortoir. Petit-déjeuner inclus. Hyper excentré, toilettes sales, mauvais accueil, … Pour apprécier CBBA, mieux vaut pouvoir s’y ballader à pied et se laisser tenter par sa nourriture, abondante et délicieuse. Aller s’enterrer aussi loin pour un endroit qui n’en vaut même pas la peine, non merci.

Hostel Jaguar House : 60 bs/dortoir. Eau chaude, bons lits, petit-déjeuner très correct, bonne ambiance, cuisine à disposition (avec frigo), lockers, … Bien situé, j’ai regretté de ne pas y être allée tout de suite.

Restaurant Gopal. Végétarien. 20 bs/buffet de salades avec plat principal, dessert et boisson. Très bon rapport qualité/prix.

Glaces Oggy : au croisement de la calle Beni et du passage Portales (donc à 2 pas de l’entrée du château av Potosi). 1/2/3 boules : 9/12/15 bs. Grand choix de goûts assez originaux. Très bonnes glaces et servies très généreusement.

Café D : c/ Cabrera y Esteban Arce.

Yaourt glacé : coin de la c/ Sucre et c/ San Martin.

Centre culturel Simón I Patiño. Adulte/étudiant : 15/10 bs.

ESP : Ma-ve : 15h, 15h30, 16h30, 17h30 y 18h. Sa : 9h30, 10h, 11h et 12h. Di : 10, 10h30 y 12h.

EN ou FR : Ma-ve :16 et 17h. Sa : 10h30 et 11h30. Di : 11h30.

Christo : Téléphérique : 10,5 bs A/R. Déconseillé de monter à pied (sécurité). Pour monter dans le Christ : 1,5 bs.

Couvent Santa Teresa : c/ Baptista entre c/ Mayor Rocha et c/ Ecuador. Visite à 14h30-15h30-16h30. Fermé le dimanche.

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Isla del Sol

P1070105Il est 7h30 quand le bus qui m’emmène à Copacabana vient me cherche à mon hostel. J’ai l’impression d’être une VIP. Après 4h de trajet et le passage d’un bras d’eau, nous voilà arrivée. Le timing est parfait puisqu’on a le temps de prendre notre ticket pour le bateau, manger et ne pas se stresser.

bateauJe passe la traversée en compagnie d’autres voyageurs sur le toit du bateau, emmitouflés dans nos pulls vu le vent. Le soleil est agréable, tout comme la vue sur le lac. Laura, une Italienne, rencontrée dans le bus est avec nous. A l’arrivée, elle se sent mal et va se mettre au lit. Je profite du calme pour rédiger mon carnet de voyage, sur la plage Nord de l’île. Dommage qu’il y ait ce couple d’Américains à 100m parlant si fort que je peux comprendre mot à mot toute leur conversation.

ombreJe termine cette journée en déambulant dans le petit village. J’essaie de repérer un endroit où manger mais tout semble fermé. De retour à la chambre, je trouve Laura assez mal. J’ai un thermomètre avec moi et on peut constater qu’elle a 40°C de température. Ce n’est évidemment pas le lieu pour ça puisqu’il n’y a ni médecin, ni infirmier, ni même pharmacie dans la partie Nord de l’île. Une autre touriste a heureusement pour elle de l’ibuprofène et cela fait chuter la température. Vu son état, je migre vers une chambre seule.

P1070079La petite pension est agréablement chaude, chauffée par les rayons du soleil toute la journée. On est loin de la température polaire que l’on avait eu à Llachon. Ce soir-là, je mange dans un des deux restaurants ouverts. Si le repas est délicieux, il mettra deux heures à arriver sur la table.

coucher soleilLe lendemain, je pars faire le tour de l’île. Je souhaitais prendre un petit-déjeuner mais il semblerait que les habitants de l’île n’ait pas trop compris le concept de petit-déjeuner puisqu’à 8h du matin, il est trop tôt partout pour en avoir un. Je me rabats sur du pain et de la confiture que j’achète à un petit magasin.

tableJe regarde vite fait les ruines du côté Nord de l’île. J’y préfère le paysage.La marche est facile et il est impossible de se perdre. Je paie le « droit de passage » qui ne donne droit à aucune infrastructure (ni poubelle, ni toilettes). Arrivée du côté Sud, je comprends mieux les conseils donnés d’aller au Nord. La crête est totalement défigurée par de nombreuses constructions : hostels et restaurants s’enchaînent proposant pizzas et hamburgers.

P1070110Pour le retour, je suis accompagnée d’un Allemand dont j’ai oublié le nom. On retourne par le côté Est et on passe par un « gros » village. Tout est très tranquille, le soleil est bien présent, le lac donne l’impression d’être au milieu de la mer. Vers 14h, nous sommes de retour sur la plage Nord. Une dernière après-midi tranquille avant de tenter le second restaurant ouvert. Service plus rapide mais moins bon.

Pour mon dernier petit-déjeuner, je me lève plus tard et arrive à 9h à un endroit annonçant Desayuno. Comme la veille, les femmes présentes m’expliquent que leur mère n’est pas là. Je retourne à mon pain et ma confiture puis reprend le bateau pour revenir à La Paz comme je m’en suis venue.

En pratique (1€ = 7,6 bs)

Bus La Paz-Copacabana : 20 bs ou 25bs si pris la veille (ils viennent te chercher à l’hostel). Compagnie Diana Tours. Durée : 4h. Départ : 8h. Pour passer le bras d’eau, sortir du bus et prendre la navette pour 2bs.

Bus Copacabana-La Paz : remonter la rue avec tous les restaurants et prendre le premier bus qui retourne à La Paz. (il y a suffisamment de crieurs pour ne pas avoir à chercher). 20 bs.

Bateau Copacabana -Nord de l’île: 25 bs. Bateau Nord-Sud: 15 bs.

Chambre Roca Sagrada (Nord, sur la plage): 25 bs

Resto Lago Titicaca: 25 bs pour soupe de quinoa et truite (entière). (sur le port)

Resto La Nusta: 20 bs pour soupe et demi-truite. Sur le chemin qui mène du port à la plage.

Paiement communauté Nord (Challapampa) 10 bs. Paiement communauté centre (Challa) 15 bs.

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Salar d’Uyuni et Sud Lipez

Lors de mon voyage, plusieurs personnes m’ont recommandé de visiter le Salar et le Sud Lipez depuis Tupiza. J’écoute toutes les recommandations qu’on me fait et je les suis lorsqu’elles se répètent. Dans ce cas, je pense bien qu’on m’a recommandé de le faire ainsi au moins trois fois.

alpaga cuteJ’ai donc fait le tour des agences et comparé les prix. Globalement, toutes les agences proposent un prix aux alentours de 1250 bs pour 4 jours avec 4 personnes. -100bs si on est 5 dans la voiture. J’essaie de négocier un peu mais à part la réduction pour une personne supplémentaire, les prix semblent assez fixe (parfois -50).

alpagas bébésJe trouve le meilleur chez Grano del Oro et cela tombe bien puisque plusieurs personnes ont recommandé cette agence sur voyageforum. Je sais que je serai avec un couple de retraités Français mais ils ont l’air sympathique et mieux vaut une compagnie moyenne que des gens que tu ne connais pas et qui pourraient être pire. Que je pensais. Nous ne sommes finalement que trois parce que le quatrième, un jeune Américain, n’a pas voulu faire le tour avec des vieux. J’espère vraiment que je ne vais pas regretter mon choix.

laveLe premier matin, petit-déjeuner très bien et bien copieux. Je suis d’avance ravie. Et oui, on peut m’acheter facilement avec de la nourriture. Ensuite, on embarque. Le couple sur la banquette arrière et moi derrière eux. Les dernières places d’un 4×4 sont en fait très inconfortables puisque mes jambes, pourtant pas si grandes, ne passent qu’en diagonale. Pour observer le paysage, je dois donc tordre mon dos et après moins d’une heure, je commence déjà à souffrir de cette position. Je change donc et viens à mon tour sur la banquette « centrale » au milieu. Je vois très bien le paysage par le pare-brise. Tout est donc au top niveau confort. J’imagine difficilement faire le tour à 4 ou à 5 ! Dans la voiture, il y a donc nos deux retraités, le chauffeur, le cuisinier et moi.

elgiseOn s’arrête peu loin de Tupiza pour observer de belles formations rocheuses. Le vent souffle et il fait froid. On remonte dans le confort de notre 4×4. Tout au long de cette première journée, on s’arrêtera ainsi à côté de point-de-vue puis remontera dans la voiture. A midi, on mange dans un petit village ce que notre cuisinier a préparé d’avance. Rien de renversant mais pas mauvais pour autant. Une journée où l’on fait beaucoup de voiture et où l’on aperçoit énormément de Vicuñas. Des camélidés (de la même famille que les lamas et alpagas) qui ne peuvent être domestiqués et sont nettement plus élégants. Le tour que nous suivons ce jour-là est une variante par rapport au tour classique proposé par toutes les autres agences de Tupiza. A un moment, on voit mêmes des autruches!
On dort dans un hostel basique comme on nous l’a répété cent fois mais très bien à mon goût. Les sanitaires et les chambres sont propres et il y a même l’électricité gratuite à la fois pour la lumière et pour la recharge de nos appareils électriques.

alpagasLe second jour, nous sommes sur le même parcours que les autres agences. On commence par observer des alpagas rentrés pour la nuit dans leur enclos. Ils sont super mignons avec leurs « boucles d’oreilles ». Celles-ci servent à différencier les différents cheptels.

laguna verdeOn voit les plus belles lagunes du tour : la lagune verte (ma préférée) qui change de couleur avec le vent et le soleil et la lagune colorée où il y a de nombreux flamands roses.

laguna coloradaIl y a également pas mal d’autres lagunes certaines contenant du Borax, d’autres de l’arsenic, …

lagune boraxOn passe aussi voir des geysers même si à l’heure où on s’y trouve, pas d’explosion (ce se passe uniquement le matin, très tôt). C’est quand même drôlement marrant et une grande première pour moi.

geyserIl y a également les bains thermaux mais la seule idée d’enlever mes 4 pulls pour me mettre en maillot de bain m’ôte toute envie de plongeon. Oui, il fait froid à plus de 4000m d’altitude.
Ce deuxième jour, on dort à nouveau dans un hostel simple. Tout est normal et propre mais un autre groupe arrive. De jeunes Britanniques. En gros, des hooligans. Ils boivent trois litres de whisky à 9 (alors qu’il est déconseillé de boire de l’alcool en altitude) et forcément, passent la nuit à vomir et gueuler. Moi, je dors très bien avec mes boules Quiès mais les deux Français n’en utilisent pas et n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Ils n’arrêtent pas de râler et sont convaincus que c’est la faute de l’agence. Que le cuisinier et le chauffeur ont choisi un « mauvais » hostel et qu’on n’aurait jamais subi la même chose si on était avec une autre agence. Ils sont aussi convaincus qu’ils nous amènent dans de moins bons endroits et empochent la différence. Bref, moi qui n’aime pas les râleurs, ils commencent à me taper sur les nerfs. Et la situation ne fait qu’empirer.

L'arbre de pierre

L’arbre de pierre (présent)

Pour le troisième jour, ils râlent lorsque le guide leur propose de choisir entre deux itinéraires. Tout de suite, ils pensent à un nouveau complot pour leur offrir moins que prévu. Pourtant, le guide leur offre le choix ! On fait donc l’itinéraire classique où l’on voit l’arbre de pierre, une pierre érodée par le vent.

champ laveOn voit également un volcan au loin crachant un petit fumet. Le volcan n’est pas très impressionnant mais le champ de lave à ses pieds, l’est bien plus.

lagune flamandsOn voit également quelques lagunes avec pas mal de flamands.

flamandsDont des roses. (mais pas de Belges à l’horizon à part moi, ah, ah).

hotel selPour le dernier soir, on dort dans un hôtel de sel. L’hôtel est fait pratiquement tout de sel : lits, murs, tables, bancs, … On ne peut pas aller dans celui mentionné par l’agence parce que nous sommes en pleine récolte de quinoa (on voit d’ailleurs les paysans la récolter dans les champs). Mais de nouveau, ils pensent à un stratagème pour nous emmener dans un endroit meilleur marché. Qu’ils râlent, soit mais qu’ils critiquent injustement notre chauffeur et notre cuisinier qui sont deux crèmes, cela m’énerve.
ile cactusJe me tais et espère qu’ils en fassent autant, ce qu’ils ne captent pas.
Le lendemain, c’est la journée de visite du Salar d’Uyuni, « the highlight of Bolivia ». C’est très beau. Nous voyons le lever de soleil depuis l’île aux cactus, une île au milieu du Salar, recouverte de très grands cactus. C’est très beau. Un peu dommage que certaines personnes ne puissent s’empêcher de parler lors d’un tel moment. J’ai encore droit à leurs remarques du genre « finalement, on l’aurait mieux vu depuis le Salar », « la lumière n’est pas belle à cette heure-ci sur les cactus »,… Lorsque la femme s’exclame que nous avons vraiment la plus mauvaise agence parce que nous n’avons pas de coussins sur nos sièges, je ne peux m’empêcher de réagir avec un « Mais on n’est quand même pas des enfants ». Et la voilà qui part dans une diatribe à mon encontre comme quoi elle n’en pourrait plus de moi « avec toutes mes remarques ». Je ne réponds même pas tant c’est inutile et n’espère plus qu’une chose : profiter du Salar en silence et quitter enfin ce couple que je ne peux plus voir en peinture.

salarOn fait les photos classiques où l’on joue avec la perspective mais on n’est pas forcément doués et passer du temps à essayer de refaire ce que d’autres ont fait avant moi, ne me botte pas plus que ça.

En même temps, c'est tellement plus drôle comme ça, non?

En même temps, c’est tellement plus drôle comme ça, non?

On termine par le cimetière des trains dont j’ai beaucoup aimé l’atmosphère (à ce moment-là, il n’y avait qu’un seul autre groupe) puis, enfin, on se quitte.

cimetière trains J’ai passé l’après-midi à tuer le temps dans une ville qui ne propose pas grand chose en attendant mon bus.
Alors, sachez que j’ai beaucoup apprécié le tour (malgré le compagnonnage forcé) et que j’ai trouvé l’agence tout à fait à la hauteur. Je ne vois pas sur quoi je pourrais me plaindre excepté éventuellement la nourriture qui était assez moyenne.

En pratique :

Agence El grano de Oro (elgranodeorotours@hotmail.com). Prix : 1200 bs avec 3 personnes (Prix de départ: 1350 et normalement, j’aurais dû payer 100 de + parce qu’on n’était que trois). J’ai aussi négocié que le sac de couchage soit compris dans le prix (40 bs). Ajoutez à cela 150 bs pour l’entrée dans le parc national Eduardo Avaroa, 30 bs pour l’île aux cactus (Isla Incahuasi).
Bus Uyuni-La Paz : Cruz del Norte : 100 bs. Couverture fournie, toilette. Soi-disant chauffage mais je n’ai jamais eu autant froid en bus malgré trois pulls, 1 legging de ski sous mon pantalon, 1 foulard, 1 écharpe en laine et les 2 couvertures fournies (je n’avais pas de voisin). Départ 20h. Arrivée à 6h30.

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De Cusco (Pérou) à Tupiza (Bolivie) : un passage de frontière sans souci

Ayant un volontariat de prévu au mois de juin, je souhaite voir le Salar d’Uyuni, l’attraction phare de Bolivie avant la haute saison, c’est-à-dire juillet-août. Et soudain, je dois me presser parce que le temps passe. Je prends alors un bus de nuit direct pour La Paz. A la frontière, il me faut le visa de 3 mois soit 90 jours. Mais les douaniers ne donnent aux touristes que le visa de 30 jours renouvelable ensuite deux fois dans les services d’immigration. Pas envie de faire ces renouvellements et surtout, je risque d’avoir du mal à le faire dans la jungle. La file est longue côté Bolivien et j’ai le temps de sympathiser avec mon voisin. Je lui explique que j’espère obtenir ce visa. J’arrive devant le douanier, je lui demande 90 jours. Le voilà qui écrit 30 et m’explique ce que je sais déjà, que je peux aller à La Paz le renouveler. Je l’implore en lui expliquant que je vais dans la jungle et à la manière des Sud-Américaines, lui sort un magnifique « por favooooor ». Il me regarde, me demande si je voyage seule. Et le voilà qui écrit 90 sur mon passeport. Ca y est, je l’ai ! J’entends derrière moi un « félicitation » de ce Bolivien bien amical.

P1060390Au terminal de La Paz, je fais le tour des agences de bus demandant quand part le bus pour Tupiza. Là, j’apprends qu’il y a un blocage entre La Paz-Oruro. Les bus ne partent pas. Bienvenue en Bolivie ! Les blocages ici sont assez courants et utilisés comme forme de manifestation. Comme il y a très peu de routes, les gens mécontents peuvent facilement paralyser le pays. Heureusement pour moi/malheureusement pour eux, le gouvernement a décidé d’agir et les policiers sont envoyés pour libérer la voie. J’ai acheté mon ticket sans savoir quand je partirai. Soudain, c’est mon nom, forcément un peu déformé, que j’entends au haut-parleur du terminal. On me conduit au bus qui se trouve, je ne sais pourquoi, en dehors du terminal et on démarre. On est tous contents de partir mais rapidement on s’arrête. On passera lentement le blocage tout en observant par la fenêtre le combat des forces armées contre les manifestants à coups de gaz lacrymogènes. Amusant quand celui-ci se retourne avec la complicité du vent contre les policiers qui s’enfuient comme ils peuvent.

P1060396Pas de toilette dans le bus malgré ce que l’on m’avait dit. On s’arrête donc de temps en temps au milieu de rien et tout le monde descend et pisse à côté du bus. Hommes comme femmes. Moi, je joue au chameau en ne buvant rien. Les boliviens semblent surpris de ma présence, je suis la seule touriste. A 5h00, on s’arrête un certain temps et moi, j’essaie tant bien que mal de somnoler encore un peu. Vu la lumière, je demande quand même où on est : Tupiza. Oups, vite descendre avant que le bus ne reparte.

J’attends deux heures dans le terminal avec de chercher un petit déjeuner. Rien d’ouvert. Je finis par atterrir dans un hôtel sans savoir que c’en est un, suite au panneau « desayuno » (petit-déjeuner). J’avais prévu de loger ailleurs mais vu le prix et comme tout est neuf, je loge là.

Nous sommes le 14 mai et aujourd’hui, j’ai 25 ans. Le quart de siècle. Dans l’hôtel où je loge, je suis en compagnie de deux autres voyageuses, une Argentine et une Londonienne. Celles-ci me fêtent. Heureusement, parce que j’ai eu l’occasion de tester la connexion internet typiquement Bolivienne qui rend les conversations Skype pratiquement impossibles. « Bon, on se parlera quand je serai à La Paz ? » Tupiza n’est pas vraiment la ville idéale pour fêter son anniversaire puisque je n’y trouve aucun gâteau !

Puerta del diabloEnsemble, on décide d’aller découvrir le canyon de l’Inka. Le couple de Français avec qui je ferai le Salar m’indique le chemin. J’ai également une petite carte mais plus vague que cela, tu meurs. On part donc en longeant la voie ferrée. Là, pas possible de se perdre. Ensuite, difficile de savoir sur quel petit sentier on est supposées prendre à droite. Lorsqu’on demande à des locaux quel chemin prendre, ils nous indiquent la route de terre sur laquelle passent les voitures. On la suit durant un bon moment, se faisant recouvrir de poussière à chaque passage de voiture. La route serpente et monte petit à petit. Arrivées en haut d’un « col », j’aperçois la « Puerta del diablo » . Les français me l’on montrée en photo, c’est bien ça ! Ensuite, on essaie de suivre les traces. Quelles traces ? Les traces d’un peu tout et n’importe quoi : 4×4, chevaux, chaussures. Je me sens telle une traqueuse, le don et l’expérience en moins. On se retrouve à nouveau sur la route qu’on avait quitté et on continue, continue et continue encore à marcher. Je vois bien que les deux autres voyageuses n’ont pas trop l’habitude de marcher et qu’elles fatiguent. « Et à quoi il ressemble ce canyon ? » Heu ? En fait, je n’en sais rien. Ils m’ont dit que c’était joli, alors je me suis lancée. Notre petite carte ne nous aide vraiment pas et les automobilistes que l’on arrête ne semblent pas plus avancés que nous. Au bout de près de deux heures de marche, on décide de faire demi-tour et de revenir sur nos pas.

P1060435A un moment, j’aperçois des formes rocheuses particulières et comme le chemin qui y mène semble revenir ensuite sur la route, je propose un itinéraire retour par là. Je suis toujours en train de suivre mon supposé instinct et je trouve toujours des traces qui semblent m’indiquer le chemin. On arrive dans ce qui ressemble à un canyon. Les français m’avaient montré une photo d’un panneau indiquant le nom du Canyon et point de panneau. Peu importe puisque c’est joli. J’imagine qu’on peut aller jusqu’au bout de celui-ci pour rejoindre la route. On emprunte donc le lit de la rivière asséché pour tenter cela mais au bout, nous attend un ancien éboulement de roches. Impossible à franchir sans danger. On fait demi-tour et cette fois-ci, on marche sur la route. On finit par arrêter une voiture et c’est en stop que l’on retourne à Tupiza.

Très jolie ballade bien qu’on n’aie pas trouvé le canyon. Que je pensais ! Parce que durant le Salar, les deux Français ont mentionné un chien mort à l’entrée du canyon. Chien que nous avons nous aussi trouvé. Comme quoi, sans le savoir, on l’a finalement atteint ce canyon.

Le lendemain de cette petite marche, départ tôt pour le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni.

En pratique :

Cusco-La Paz : Trans Salvador : 80 sl. Départ : 22h. Arrivée vers midi à La Paz. Passage de la frontière (Desaguadero) de +/- 8 à 10h. Très confortable, couverture fournie, 3 rangées.

La Paz-Tupiza : Trans del Sur 1 : 90 bs. Pas très confortable. Pas de couverture fournie. Pas de toilettes mais arrêts pipi au milieu de rien. Durée : environ 13h.

Visa (avec passeport européen) : 30 jours renouvelable deux fois. Si vous insistez, possible d’obtenir 90 jours directement (venez avec une bonne excuse et votre plus beau sourire).

Hostel « Bien te Fue » à Tupiza. Tout près du terminal des bus, sur le rond point. 35 bs le lit en dortoir (trois lits). 40 bs la chambre privée simple. Petit déjeuner à 15 bs.

Petit-déjeuner au mercado : 8 bs pour 2 pains avec beurre et confiture, 1 œuf et 1 thé. A l’étage, le petit déj, est « à la carte », il n’y a rien de fixé.

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Mon budget pour un an en Amérique Latine

comptesQuand on demande à un voyageur combien de temps il compte voyager, beaucoup répondent: jusqu’à ce que je n’ai plus d’argent. Et il est vrai que voyager demande un minimum de ressources. Il est loin d’être inutile de se poser et de réfléchir au budget que l’on souhaite allouer à son voyage en compte l’avant (les préparatifs), le pendant (la majeure partie du budget) et éventuellement prévoir une certaine somme pour le retour. Avant de partir en Thaïlande, on n’avait pas budgetté notre voyage en se disant simplement qu’on voyagerait « pas cher ». A un moment, on a quand même dû se mettre d’accord sur un montant total approximatif pour s’adapter en fonction de ce qu’on dépensait réellement.

Avant le départ

Un poste non négligeable est l’ensemble des dépenses que l’on fera avant même d’avoir mis le pied à l’aéroport. Cependant, par rapport à certains montants que j’ai lu sur des blogs de voyage, je m’en sors bien, voire même très bien !

Au total, j’ai dépensé avant de partir 1338€. Une somme que j’étais loin d’imaginer avant de faire mes comptes. La majeure partie de cette somme est constituée du billet d’avion (653,56€) et de l’assurance voyage (297€). Les 380€ restants sont constitués de matériel (vêtements dont une veste imperméable à 79€), de médicaments (très peu) et du passeport (89€ mais est valable 10 ans).

Pendant le voyage

Sur place, j’ai 6 000€ pour un an. Cela me permet d’avoir 20€/jour tout compris, ce qui est assez juste. Cependant, quand on voyage lentement, on ne fait pas des activités chères tous les jours. On peut aussi se permettre de prendre des transports plus lents et moins chers (ne pas prendre l’avion). Avec les échanges de service comme helpx, je vais aussi économiser pas mal, ce qui me permettra de faire plus de dépenses éventuellement à d’autres moments.

Les randonnées et treks quand on les fait sans agence, cela ne coûte vraiment pas cher. Par exemple, si vous faites la boucle du Quilotoa, vous paierez chaque jour votre hébergement et un peu de bouffe à côté et c’est tout.

Il faut savoir aussi que les pays où je compte passer le plus de temps (Equateur, Pérou, Bolivie) sont trois pays très bons marchés, notamment au niveau des transports et hébergements. Pour le Chili et l’Argentine, déjà, je ne compte pas y passer très longtemps mais aussi ce sera l’occasion de faire un peu de couchsurfing.

Pour tenir ce budget et savoir où j’en suis, je fais mes comptes et note toutes mes dépenses dans un petit carnet. Je fais cela très régulièrement pour que cela ne me prenne pas plus de quelques secondes et cela me permet de visualiser les différents postes. Par exemple, j’ai fait la descente en mountainbike du Cotopaxi pour 50$ mais en moyenne, sur ma semaine, je n’ai pas dépassé mon budget de 20€/jour parce que toutes mes activités ne coûtaient pas aussi cher.

On verra dans un an si j’ai pu tenir ce budget!

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