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Argentine, la récap’

L’Argentine, j’y ai passé 5 semaine du 19 juillet au 25 août 2015. Dernier pays de mon année en Amérique Latine, il n’a pas été mon préféré. J’ai commencé à sentir l’usure du voyage mais rassurez-vous, tout n’est pas noir, loin de là.

Budget

Avant d’arriver en Argentine, alors que j’étais coincée en Bolivie, j’ai commencé à flipper très fort concernant le budget qu’allait engloutir l’Argentine. Tous les voyageurs rencontrés n’arrêtaient pas de répéter que c’était hors-de-prix, ce qui est rarement agréable à entendre. Heureusement, la réalité est bien plus soft et avec un peu de jugeote et quelques bons plans, on s’en sort bien.

Tout d’abord, les transports constituent le plus gros poste de dépense. Premièrement parce que l’Argentine est grande. Mais au-delà des distances, aussi parce que les compagnies de bus sont beaucoup plus chères au km que dans les autres pays parcourus. Heureusement pour ce prix, on a de très bons bus mais pour de petits trajets, j’aurais parfois préféré un bus très simple et moins cher. Gros bon plan : faire Iguazu-Buenos Aires avec la compagnie Brésilienne Pluma : moitié moins cher qu’en prenant le bus du côté Argentin.

Concernant l’hébergement, ce n’est pas plus cher qu’en Bolivie. J’ai en général payé 100 pesos en dortoir, changé au Blue, cela fait 7,5€ la nuit. La plupart des hostels ont une cuisine, ce qui permet bien sûr d’économiser sur la nourriture. De plus, j’ai découvert bien tard que dans tous les hostels « hola » (ils sont nombreux), on peut demander gratuitement une carte de membre dès la première nuit et avoir ainsi -10%.

La nourriture est plus chère que dans les trois autres pays que j’ai visité (Equateur, Pérou et Bolivie) mais on se rattrape en cuisinant soi-même.

Les visites ne sont pas toutes hors-de-prix, loin de là. Beaucoup de villes ont un jour où les musées sont gratuits (le mercredi à Buenos Aires et Cordoba). Les autres jours, les prix sont de toute façon démocratiques. Iguazu et les ruines de San Ignacio sont par contre beaucoup plus chers, un budget à prévoir. Il y a des Free Walking Tour à Buenos Aires et Cordoba, l’occasion de découvrir la ville avec un guide local à un prix libre (pas gratuit donc, il faut donner un pourboire).

Je n’ai fait aucun tour organisé ou visite guidée payante, parce que là, il faut casser la tirelire. Je ne me suis cependant privée de rien puisque je n’envisageais aucun tour de la sorte.

Le « Blue »

Grande question qui tracasse de nombreux voyageurs, le blue, c’est essentiel en Argentine. Le Blue, c’est un marché parallèle et illégal qui permet de changer ses dollars ou euros à un prix très avantageux. Cela vous paraît compliqué ? Cela ne l’est absolument pas. Vous arrivez d’Europe, prenez des euros avec vous pour couvrir tout votre séjour en Argentine. Vous arrivez d’un autre pays d’Amérique Latine, retirez des dollars (c’est ce que j’ai fait à Sucre en Bolivie).

Ensuite, une fois dans le pays, changez ces dollars. J’ai changé mes dollars à +/- 15 pesos pour 1 dollar. Si j’avais retiré au distributeur, j’aurais reçu 9,5 pesos pour 1 dollar. Grosse différence !

Où changer ? Dans la rue, généralement près de la Plaza de armas (la place centrale). Dans tous les cas, demandez à votre hostel où aller, ils savent très bien où se trouvent les arbolitos (ces changeurs qui restent immobiles et cherchent des dollars, verts). Certains hostels offrent aussi comme service de changer vos dollars. Tout service se paie et vous bénéficierez d’un moins bon taux. Mais si le change vous fait peur, profitez-en et payez votre sérénité en changeant un peu moins bien. Ce sera toujours mieux que le taux du distributeur.

A cours de cash ? Passez une frontière. Dans certains pays on peut retirer directement des dollars (uniquement certains distributeurs), dans d’autres, on retire en monnaie nationale et on change ensuite en dollars. Que l’on rechangera ensuite en pesos, une fois de retour en Argentine.

Le plus touchy, je trouve, c’est de se promener avec plus d’argent sur soi. Lors de mes déplacements, au début, j’avais 700$ sur moi. Très peu habituée à avoir autant d’argent en liquide, cela ajoute un petit stress aux trajets.

La monnaie

P1080087Au-délà du change au Blue, le problème de monnaie est encore plus grand que dans les autres pays traversés. Si ailleurs, je cherchais toujours à casser mes billets chaque fois que c’était possible, ici, on est dans du high level. La plupart du temps, on ne vous rend pas la monnaie pour un ou deux pesos. Les supermarchés ont aux caisses des « monnaies alternatives » sous forme de bonbons voire de sachets de thé. La première fois qu’on m’a tendu un caramel au lieu de ma monnaie, j’ai dû faire une drôle de tête mais on s’y habitue. A Buenos Aires, de nombreux magasins achètent vos pièces au-dessus de leur valeur.

Nourriture

L’Argentine ne m’aura pas charmée avec sa nourriture. S’il est vrai qu’elle fait de meilleures glaces que ses voisins, pour le reste, j’ai été déçue. J’ai préféré, de loin, les empenadas de Bolivie (que l’on appelle là-bas Salteñas). Le fameux steack ne m’aura pas convaincue. Il faut dire que je ne suis pas très carnivore. Le locro, plat traditionnel dans le Nord-Ouest Argentin, sans être mauvais, ne me laisse pas non plus un souvenir impérissable.

Un peu plus de confort

Arrivée en Argentine le jour de l’anniversaire de ma mère et mon frère, j’ai redécouvert le bon Wifi et la possibilité de vraiment skyper. J’ai aussi eu du chauffage pour la première fois de mon voyage. La plupart des hostels sont mieux équipés (il y a très souvent une bonne cuisine) et un petit-déjeuner est presque toujours inclus.

Les Argentins

S’ils sont parfois bruyants et un peu trop remuants, ils possèdent une grande qualité qu’on ne peut nier : ils sont très, très hospitaliers et généreux. Jamais un Argentin ne mangera ou boira quelque chose sans t’en proposer. Chez eux, le partage semble inné et l’envie d’aider l’autre, toujours présente. Vous aurez donc probablement l’occasion de partager un maté avec l’un d’entre eux ou de participer à une parrilla. Un exemple à suivre!

Top 3 de mes activités préférées

  • Cafayate : je sais, ce n’est pas une activité et plus qu’un lieu puisque c’est un village mais j’ai vraiment eu un coup de cœur. Chouette auberge de jeunesse, magnifique promenade des cascades, magnifique vallée parcourue à vélo en bonne compagnie et pour quitter ce village, stop jusqu’à Tucuman. Si je vous dis également qu’il y fait une température idéale même en hiver et que le village est plein de glaciers, vous saurez qu’il ne faut manquer de s’y arrêter sous aucun prétexte.
  • Les chutes d’Iguazu. Iguazu, si tu voyages en Amérique Latine, tu en entendras parler du premier au dernier jour de ton voyage. Miracle de puissance de la nature, ce lieu nous rappelle que l’homme a beau avoir l’ambition de dompter la nature, c’est elle qui impose ses règles.
  • Buenos Aires. Bien que très peu fan des villes en général, j’ai aimé cette ville où l’on découvre l’histoire du pays en la visitant. L’architecture hétéroclite vous promet de longues balades le nez en l’air.

Top 3 des hébergements que j’ai préférés

  • Hostel La Juana à Humahuaca. Chouette ambiance, chauffage, lits confortables, staff génial, petit-déjeuner, cuisine, … Difficile de lui trouver des points négatifs.
  • Hostel Huayra Sanipy: Chouette ambiance, eau bien chaude, grand jardin à l’arrière où le staff organise des parrillas. Un lieu où se poser.
  • Hostel Puerto Limon. Propre, eau chaude, chauffage. Très fonctionnel mais manque une ambiance auberge de jeunesse où tout le monde sympathise et échange ses bons plans.

 

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Les chutes d’Iguazu

P1070873Après un court trajet depuis Santo Pipo, j’ai rejoint un hostel conseillé et surtout très bon marché. Bonne surprise, l’hostel est très bien et le lendemain matin, j’ai pu profiter du meilleur petit-déjeuner de mon séjour en Amérique (hors Llullu Llama mais je ne payais pas). Quelques courses et un repas plus tard, je vais me coucher tôt afin d’être au taquet pour voir les chutes.P1070886

Côté Argentin

P1070808Le lendemain, je pars tôt et arrive à 8h45 dans le parc. J’aurais pu faire mieux vu que le parc ouvre à 8h mais c’est suffisamment tôt pour qu’il n’y ait personne ! Je commence par le circuit supérieur et je suis seule face aux chutes. Incroyable. Les émotions face à la puissance des chutes n’en sont que plus grandes.

P1070814Je continue sur le circuit inférieur et il n’y a toujours pratiquement personne. Déjà quand je sors du circuit, je vois bien plus de monde affluer et surtout d’énormes groupes. Mon conseil, donc : levez-vous tôt. Ne commencez pas par la garganta del diablo. Il y avait des groupes présents à mon entrée dans le parc et ils sont tous partis la voir.

P1070828J’ai donc enchaîné avec la Garganta del diablo. Beaucoup de monde, on dirait une bataille de selfie stick. Difficile de vraiment en profiter.

P1070882Je mange ensuite mon sandwich et dois surtout rester tout le temps attentive à ne pas me faire attaquée par les coatis. Même si c’est agréable de manger à l’extérieur, je pense que vu le problème environnemental et sanitaire qu’ils représentent, créer un espace intérieur (pourquoi pas vitré) serait une bonne idée.

Ils ont l’air mignon comme ça …

Je fais ensuite le sentier Macuco. Long (7km en tout) et pas très intéressant. En fait, la cascade serait le spot idéal pour un pique-nique si quelque chose était aménagé pour. Mais vu qu’il n’y a rien pour s’assoir et que j’ai de toute façon déjà mangé, je retourne assez vite à l’intérieur du parc. Il ne me reste plus beaucoup de temps. Je retourne à la garganta del diablo et bingo !, il y a beaucoup, beaucoup moins de monde. On en profite nettement mieux.

P1070852Aux alentours de la Garganta, profitez également des nombreux papillons attirés par le sel laissé par … notre sueur en s’appuyant sur les rampes. Il y a dans tous le parc des panneaux explicatifs assez bien fait qui vous permettront d’apprendre ce genre d’infos.

P1070870Retour à Puerto Iguazu après cette longue journée et achats compulsifs (non, je rigole), j’achète trois maté.P1070888

Côté Brésilien

P1070941Le lendemain, je prends mon sac à dos et hop, direction le côté Brésilien. Je m’étrangle un peu au vu du prix du lockers. 6 fois plus cher que l’aller-retour jusqu’à la ville de Foz Do Iguazu. Autant vous dire que vous avez intérêt à d’abord aller déposer votre sac à votre hostel et ensuite, revenir voir les chutes.

La passerelle qui permet de s'approcher au plus près des chutes

La passerelle qui permet de s’approcher au plus près des chutes

Bref, je parcours l’unique circuit de ce côté et il n’y a pas à dire, la carte postale est là. Cependant, il est 11h et il y a foule. A certains endroits, on fait la file. Pas pour regarder les chutes, non pour se prendre en photo devant. Certains n’y jettent même pas un œil, tant que la photo est prise.

P1070930Arrivée au bout, je mange et cette fois-ci, en compagnie des guêpes. Je refais ensuite le même sentier en sens inverse. Il y a environ 5 fois moins de monde et c’est nettement plus agréable. Je m’arrête à certains endroits dix bonnes minutes sans me faire jeter puisqu’il n’y a presque plus personne.

P1070957Retour à Foz où je loge dans un hostel tout neuf et très bien conçus. Matelas d’une trentaine de centimètres, cela change des baignoires. Fruits frais le matin, super.

P1070951Le lendemain, je prends le bus pour Buenos Aires à moitié prix ! Et oui, du côté Brésilien, les bus coûtent deux fois moins cher pour aller à BA. Seul inconvénient, la compagnie qui fait ce trajet ne part que deux fois par semaine mais en le sachant, on s’en accommode.

En pratique

Côté Argentin

Bus Santo Pipo-Puerto Iguazu : Compagnie Horianski. 190 pesos en prix étudiant. J’ai juste pris le premier bus qui passait. Durée : environ 4h.

Residencial Noelia. Fray L. Beltran. Fait partie du réseau hola (-10% avec la carte de membre qui est gratuite). Prix de base : 90 pesos en dortoir ! Excellent petit-déjeuner : salade de fruits frais, papaye fraiche, différents pains, dulce de leche, confiture, beurre, thé, café, lait chaud, … Je ne m’attendais vraiment pas à cette qualité à ce prix. Les matelas sont par contre moyens. Il y a une cuisine, assez mal équipée mais suffisant pour se cuisiner un plat simple.

Visite des chutes

Bus toutes les 20 minutes reliant Puerto Iguazu à l’entrée des chutes : 100 pesos l’A/R, pas de prix étudiant. Compagnie Rio Uruguay.

Entrée des chutes : 260 pesos, pas de prix étudiant. Prenez votre pique-nique.

Partez le plus tôt possible. Le parc ouvre à 8h. Commencez par le circuit supérieur (rouge). Ensuite, circuit inférieur (bleu). Ensuite, faites le sentier Macuco (orange) et mangez là-bas (pique-nique). Enfin, terminez par la garganta del diablo (orange). Je n’ai pas eu le temps de visiter le centre d’interprétation mais il serait bien de le caser entre le sentier Macuco et la garganta del diablo (vers 16h, il y a très peu de monde). Tout ceci fait partie des activités incluses dans le ticket. Si l’île San Martin rouvre ses portes, je conseillerais de commencer par cela et donc inverser circuit inférieur et circuit supérieur.

Côté Brésilien (Foz do Iguaçu)

Bus Rio Uruguay ou Crucero del Norte : 40 pesos jusqu’aux cataractes. Horaire : 8h10, 10h30, 12h20 (Crucero del Norte) et 8h30, 9h30, 10h30, etc (Rio Uruguay). Il doit y avoir un bus moins cher qui va directement à Foz. Mieux vaut le prendre, se trouver un hostel, y laisser son sac et partir visiter les chutes en bus urbain (2,9 real).

Prix de l’entrée : 52,3 reals. Pas de prix étudiant. Prix du lockers : 30 reals !!!! (alors que l’A/R en bus depuis Foz coûte 5,8 reals).

Visite : venir le matin soit très tôt, soit vers 10h30. Prendre le bus (inclus) jusqu’au premier mirador. Marcher le long du sentier. Arrivé au bout, manger sur les tables de pique-nique puis revenir entre 13 et 14h. Il y a très peu de monde et cela permet de contempler bien plus à son aise. Reprendre son bus au premier mirador (dans l’autre sens bien sûr).

Bus Pluma pour Buenos Aires depuis Foz Do Iguaçu : 180 reales. Départ les mercredis et dimanches à 13h. Bus très basiques et sans nourriture servie à bord. Toilettes à bord et quelques arrêts. Durée : 19h. Les formalités à la frontière vont très vite.

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Cordoba

Musée historique provincial

Musée historique provincial

J’arrive à Cordoba lors d’une grève des bus. Je pars donc à pied à la recherche de mon hostel. Même si j’avais prévu de me reposer, je vais visiter un musée vu qu’ils sont gratuits le mercredi. Le musée historique m’a plus plu pour son architecture, une ancienne maison coloniale, que pour son contenu mais j’ai malgré tout pu apprendre quelques faits intéressants.

musée historiqueA Cordoba, j’ai pu effectuer un Free walking tour. Comme (presque) toujours, c’était génial. Pleins d’informations intéressantes, de mises en lumière de petits détails à côté desquels je serais autrement passée, de suggestions de musées ou lieux à voir.

L'art de faire du nouveau vieux

L’art de faire du nouveau vieux

Visite plus sérieuse ensuite, le musée de la mémoire. Comme souvent en Amérique Latine, pas d’informations données sur ce musée à l’office du tourisme, il ne figure pas non plus sur la carte de la ville. Un lieu pourtant très important pour comprendre l’histoire de l’Argentine qui continue d’influencer le présent. Les procès des tortionnaires et responsables de plus sombres heures de l’Argentine continuent encore et des petits-enfants nés en captivité de mères aujourd’hui « disparues » sont encore découverts (la disparition était synonyme de mort sous la dictature). Ce musée se situe dans un ancien centre de détention, le « D-2 ». Pour rappel, la dernière dictature en Argentine (Videla) s’est déroulée de 76 à 83. Depuis, ce pays connaît sa plus longue période de démocratie.

estancia Alta GraciaRetour ensuite à la période coloniale pendant laquelle l’Argentine a connu les missions jésuites (jusqu’en 1767 date de leur expulsion). Les jésuites, ordre chrétien, étaient venus évangéliser les indigènes. Pour subvenir à leurs besoins, ils ont créés des estancias, unités économiques de production. Ils « produisaient » notamment des mules qui servaient dans les mines de Potosi. A Alta Gracia, j’ai visité le musée des estancias jésuites. Intéressant d’en apprendre plus sur ce pan de l’histoire Argentine, surtout qu’il y avait une visite guidée. Dans cette petite ville, située non loin de Cordoba, j’ai également visité la maison du Che. Pas hyper intéressant et comme tous les musées traitant d’un fait ou personnage historique en Amérique Latine, pas du tout critique. Mais comme je venais de lire le carnet de voyage du Che en Bolivie (très barbant au passage, mais c’est tout ce que j’avais trouvé dans un book exchange), j’étais dans le sujet. A Cordoba même, il est possible de visiter la manzana jesuitica (bloc de maison jésuite). Très intéressant également surtout qu’ils ont créé la première université du pays, université aujourd’hui publique et totalement gratuite (même pour les étrangers). Là aussi, il y a une visite guidée très intéressante.

Le soir, petit spectacle sympatoche, un son et lumière au paseo del buen pastor. J’y suis même revenue une seconde fois avec Ellen que j’ai recroisé par hasard dans la ville. Cela dure 20 minutes, c’est gratuit et c’est assez bien fait. En plus, les spectacles ne sont pas toujours les mêmes (je ne sais pas s’ils varient en fonction du jour ou de l’heure). Un peu avant, on s’est rendues au musée des femmes. J’espérais un musée parlant de femmes illustres d’Argentine, de féminisme et d’évolution de la condition des femmes. Au lieu de cela, on a trouvé un petit musée dont les œuvres d’art ont été réalisées par des femmes. Petite déception.

législatureUn peu par hasard, je suis entrée dans la législature de Cordoba. Cordoba, comme les 27 provinces d’Argentine (Etat Fédéral) possède sa législature. Il y a peu, cette législature était même bicamérale. Aujourd’hui, elle n’a « plus » qu’une chambre. Bon, étant Belge, je n’ai rien à dire sur la complexité du système législatif Argentin. Normalement, la législature ne se visite pas mais en faisant un beau sourire, la dame de la réception s’est dit que ce serait vraiment dommage que je ne puisse pas visiter le bâtiment. Elle m’a donc fait faire le tour du propriétaire en visite VIP.

 

 

 

En pratique

Hostel 531. Rivera indarte 531. 85 pesos si vous réservez par hostelworld, 110 sur place (j’ai négocié de payer le premier prix mais normalement ils n’acceptent que si vous faites effectivement la réservation). Petit-déjeuner inclus de qualité. Cuisine qui manque d’ustensiles mais sinon bien équipée. Activités prévues (film, asado, …). Douche de qualité. Un peu excentré mais le centre est assez vite rejoint à pied. Près du marché.

Musée de la mémoire. Passage Santa Catalina (entre la cathédrale et le cabildo).

Free walking tour « La docta ». Voir sur leur site internet pour les horaires.

Musées gratuits le mercredi.

Musées des femmes : gratuit. Rivera Indarte 55. Ma-Sa : 10-20h. Musée d’art dont tous les auteurs sont des femmes.

Musée historique provincial Marques de Sobremonte. 15 pesos. Lu-Ve : 9h30-14h30.

Manzana Jesuitica (musée historique de l’université nationale de Cordoba) 10 pesos. Visite en EN à 10h et ES à 11h (autres horaires l’après-midi).

Paseo del buen pastor : av. Hipolito Yrigoyen 325. Spectacle de fontaines, le soir aux heures piles : 19, 20, 21, 22h tous les jours. 23h le vendredi et samedi. Gratuit.

Législature de Cordoba. Normalement, cela ne se visite pas mais un sourire ouvre toutes les portes.

Glacier: les glaciers Venezia (chaîne uniquement présente à Cordoba et Alta Gracia) font de la très bonne glace, à un prix démocratique et avec de nombreux goûts très variés (crocantina – cachuètes caramélisées, mantecol – un biscuit et toutes les variations autour du dulce de leche valent la peine).

Alta Gracia

28 pesos en bus, compagnie Sarmiento. Sort du petit terminal : prendre la rue Buenos Aires depuis la place San Martin et prendre une rue gauche juste avant le bd Pte Arturo Illia.

Musée de l’estancia jésuite. 20 pesos. Ma-Ve : 9-13h et 15-19h. Sa-Di et jours fériés : 9h30-12h30 et 15h30-18h30.

Maison du che. 75 pesos adulte/ 45 étudiant.

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Cafayate

QuebradaCafayate, c’est le village qui va grandement améliorer l’opinion que j’ai de l’Argentine. Parce que jusqu’ici le Nord-Ouest Argentin m’a plutôt déplu. Avant de m’y rendre, je ne savais pas trop ce que l’on pouvait y faire. Juste que l’on peut y déguster du vin. Cela tombe mal, je n’en bois pas.

La rando des cascades

cascadeDès mon premier jour cependant, grâce aux bons conseils d’un Coréen, je marche jusqu’aux cascades. Je ne sais pas à quoi m’attendre et suis juste contente de marcher. Après une première partie bien ennuyeuse sur une route sablonneuse, j’atteins le « début » de la rando. On me conseille de prendre un guide et bien sûr, je n’en fais qu’à ma tête et pars toute seule.

cactusAu début, je suis un peu la rivière, un peu les gens devant. Quand ceux-ci se font plus rare, je me transforme à nouveau en trappeuse et suit ce que je prends pour des traces au sol. Je suis peut-être un troupeau de chèvre mais peu importe, puisque je ne me perds pas.

cascade 2La marche n’est pas une petite randonnée tranquille mais est agrémentée de nombreux rochers à escalader. Parfois, la nature a mis sur notre route des obstacles, éboulements, rocs, cascades, … et à nous de trouver notre chemin. C’est amusant mais surtout très joli. L’eau descendant en cascade des hauteurs produit un son que j’adore. Les cactus, les chèvres (j’en croise vraiment), le soleil, tout est idyllique. Plusieurs fois, c’est assez aventureux mais je n’en suis que plus fière une fois l’obstacle passé. Arrivés au bout avec deux couples d’Argentin, on savoure le moment avant de rentrer au village. En chemin, on croise un groupe de six Anglais… accompagnés d’un guide.

rocher

Las cabras de Cafayate

chèvresLe lendemain, je vais visiter un élevage de chèvres qui produit du fromage. Pour l’anecdote, ils ont créé cet élevage pour fertiliser les vignes avec leurs déjections. Les chèvres se reproduisant, les propriétaires ont décidé de se lancer dans cette aventure. Aujourd’hui, les propriétaires des vignes et des chèvres continuent ces deux aventures en symbiose. Les chèvres mangent le résidu de la presse des raisins (peau et pépins) qui leur apportent vitamines et pleins de bonnes chose et leurs excréments servent à amender la terre. Et la boucle est bouclée !

Musée du vin et de la vigne

Cafayate, c’est le royaume du vin. Bien que ne buvant pas de vin, j’ai quand même été visiter le musée du vin et de la vigne récemment ouvert. Un musée très (trop) moderne et assez complet. Même si j’aime beaucoup les muséographies modernes, je trouve qu’ici ils ont poussé le bouchon un peu trop loin. Intéressant tout de même.

La Quebrada de las Conchas

vélosCafayate, c’est aussi et surtout la Quebrada de las Conchas. J’ai déjà pu entrapercevoir cette vallée sur la route me menant de Salta à la ville. C’est un pur miracle de la nature. Tout le long, on peut s’arrêter pour de nombreux points de vue ou chefs-d’œuvre d’architecture naturelle. Si la plupart des touristes la visite en voiture qu’elle soit louée ou menée par une agence, Clara et Ellen, deux voyageuses du Minessota et moi, on a décidé de le faire à vélo. Il y a trois loueurs de vélo dans la ville et Ellen et moi, on a bien sûr choisi le moins cher. Nos cuisses nous en ont un peu voulu dans les montées.

Garganta del diabloLa solution la plus simple et la plus agréable, c’est de prendre le bus jusqu’à la Garganta del Diablo et de revenir à bicyclette ! On a pris notre temps, toute la journée basiquement et on a profité de cette beauté incroyable.

obelisco50 km ponctués d’arrêts pour mieux apprécier les étrangetés forgées par le vent, la pluie, les mouvements de la croute terrestre. Vu que toutes les trois, cela faisait longtemps qu’on avait plus de fait de vélo, je ne vous dis pas comme à la fin de la journée « on avait mal occupé notre jeunesse ». Comprenne qui pourra.

Et pour éliminer

Autre spécificité de Cafayate et qui devrait définitivement vous convaincre que c’est LE lieu à visiter en Argentine, c’est qu’il y a beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup de glaciers. Oui. Des glaciers. Je n’en ai testé que deux, le deuxième m’ayant beaucoup plu, j’y suis restée fidèle.

Un hostel sympa

Cerise sur le gâteau, ou base solide d’un bon séjour, c’est selon, l’hostel où je logeais était « buena onda ». La buena onda, c’est la bonne ambiance, l’hospitalité, la générosité, une notion aux contours flous mais pourtant concrète.

Célébration du 1er août à la Pachamama

La Terre a faim!

La Terre a faim!

La samedi 1er août, nous nous sommes tous rendus à San Antonio pour la célébration annuelle à la Pachamama (la mère terre). Une fois par an, les habitants creusent un trou et offrent à la terre de nombreuses offrandes : vin, pommes de terre, cigarettes, feuilles de coca et même un gâteau entier. C’est qu’il faut être généreux avec la terre qui nous offre tant.

floreriaIl y a également eu une floreria. On a cousu des « fleurs » faites en laines aux oreilles d’un troupeau de moutons avant de marier un couple choisi parmi ceux-ci. Symboliquement un parrain et une marraine ont été choisi dans l’assemblée. Une fois le mariage célébré, la foule a été aspergée de talc à la grande joie des enfants (et des moins grands).

laine coloréeCette cérémonie s’est bien sûr accompagnée de nourriture traditionnelle comme le locro, soupe à base de maïs. J’ai aussi pu goûté au dulce de Cayote. C’est une sorte de confiture d’un fruit local. C’est forcément très sucré et si là, cela se mange tout seul, j’ai préféré le manger avec du pain. Après plusieurs heures, on a terminé d’offrir le festin à la terre et tout en chants, le trou a été rebouché.

PachamamaEnsuite, un groupe de musiciens a joué et quelques courageux se sont essayés aux danses traditionnelles. Pour finir, un concours était organisé. Un groupe de huit femmes du village affrontaient huit femmes « venues d’ailleurs », chaque groupe tenait un arc formé de tiges de canne. Les deux groupes se sont approchés lentement et arrivés à un certain point, il nous fallait empoigner l’arc de l’autre groupe et l’attirer au-delà d’une certaine limite. Si au début, on y allait mollo, les femmes en face étaient bien décidées à gagner et n’y sont pas allées de main morte. Devant une telle énergie, on a laissé tomber toute retenue et on a même gagné ! Du vin et du soda, parfait pour célébrer l’anniversaire d’Angel ce soir-là avec un asado.asado

Ne manquait plus à ce voyage qu’un peu de stop

Taffi del ValleQuoi de plus parfait pour rejoindre Tucuman que de le faire en stop ? Avec Clara avec qui j’ai parcouru la Quebrada, on a décidé de le faire a dedo. On quitte Cafayate dans la voiture d’un vigneron qui produit les Burbujas de Altura. Il nous laisse au croisement avec la route menant à Amaicha. Rapidement, une voiture nous y amène, nous laissant à la pompe à essence et faisant ainsi un détour pour qu’on ait plus de chance. On y a passe quand même près de deux heures à attendre la voiture qui nous mènera à Taffi del Valle. Vu qu’on a du temps, je laisse mon nouveau mate à sécher pour éviter qu’il ne pourrisse. Une fois que la voiture d’Alberto, un artisan s’arrête pour nous y déposer, on se précipite et j’oublie mon premier mate dans lequel je n’avais même pas encore eu l’occasion de boire ! A Taffi, on a à peine le temps de prendre une photo que deux amis d’enfance, Mario et Ninno, aujourd’hui la soixantaine, s’arrêtent. Ils s’arrêtent aux bords du lac artificiel formé par un barrage. Le père de Ninno y était venu une fois et avant de mourir avait souhaité que ses cendres y soient dispersées. Les deux amis s’y arrêtent donc et en toute simplicité, accomplissent sa dernière volonté. Ils nous expliquent qu’ils devaient venir avec le troisième larron, un autre ami d’enfance mais que celui-ci n’a pu se libérer. Ils sont heureux de ce hasard du destin leur ayant permis ainsi de nous proposer ce lift.Pure générosité, ils nous déposent à un spot si parfait que l’on n’a même pas le temps de montrer notre pancarte qu’une voiture s’arrête et ses trois occupants nous font de la place. Ils nous déposent à un arrêt de bus urbain nous amenant juste devant le terminal. En un peu plus de 7 heures (alors que le bus direct met 4 heures), nous y sommes. Là, nos routes se séparent Clara continuant en bus de nuit à Mendoza et moi, à Cordoba.

En pratique

Bus Salta-Cafayate : compagnie Flechabus. Prix : 159 adulte/128 étudiant. Départs : 6h50, 10h30, 13h, 17h, 19h30, 21h.

Hostel Huayra Sanipy: 100 pesos. Membre de hola hostel. Demandez (gratuitement) la carte de membre et vous payez 10% de moins. Il y a une cuisine pas trop mal équipée, des lits assez confortables, des lockers, un jardin avec une grande parilla.

Quebrada de Las Conchas. Bus direction Salta jusqu’à la Garganta del diablo : Flechabus : 45. 15 pour transporter le vélo. Route n°68 : Garganta del Diablo (KM 47), El Anfiteatro (46), Tres Cruces (41), Santa Barbara (36), El Sapo (34), El Fraile (33), La Yesera (27), El Obelisco (22), Las Ventanas (40), Los Castillos (19), La Punilla (17), El Mollar (14), Los Médanos (8). Location de vélo : c/ Camilla Quintana de Niño esq. Silverio Chavarria.100 pesos la journée. Les vélos sur la place principale : 150 pesos la journée (ils ont l’air mieux).

Musée de la vigne et du vin : 10 étudiant. Ouvert de 9 à 19h.

Cérémonie de la Pachamama à San Antonio. Le 1er août.

Visite de l’élevage de chèvres : 15 pesos (inclus la dégustation). Bonne visite guidée.

Route des cascades (Rio Colorado) : c/ 25 de Mayo jusqu’au bout puis tourner à gauche (en suivant la route) et continuer sur la route principale.

Glacier Dessio : place principale, c/V. Toscano. Après avoir testé le glacier Miranda recommandé par tous les guides et goûté à une glace sans aucun goût, j’ai mangé une glace bien meilleure et bien moins chère à Dessio. 23 pesos pour trois boules !

Bus Cafayate-Tucuman : Compagnie Aconquija. Prix. 220 pesos.

Bus Tucuman-Cordoba : 528 adulte/422 étudiant. Compagnie Andesmar. Départ à 23h, arrivée vers 8h.

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Salta

P1070551J’arrive à Salta ayant bien en tête que c’est la crise des hébergements avec tous les argentins voyageant en ce moment. J’ai noté pleins d’adresses mais en chemin, je trouve un hostel bon marché. Je visite avant de me décider et même si cela ne paie pas énormément de mine, cela fera l’affaire.

Ce soir-là, je me vais avec un couple de Français boire un verre dans « la » rue des bars, la rue Balcarce. Dans cette rue, piétonne dans sa partie festive, s’enchaînent bars et peñas (bars avec musique livre).

Le lendemain, un dimanche, je ne fais pas grand chose si ce n’est me renseigner et me balader pour apprécier les bâtiments coloniaux.

Lundi, la plupart des musées sont fermés, je me rends alors à San Lorenzo. L’office du tourisme m’a expliqué qu’on pouvait y marcher. Je m’y rends en bus. Je réalise vite que c’est tout un quartier qui porte ce nom. Je ne sais pas où je suis supposée descendre. Lorsque je vois un office du tourisme, je demande au chauffeur de s’arrêter. Il semble avoir compris ma situation et m’explique que la quebrada, c’est au terminus. Là, il y a à nouveau un point info. Ils m’informent qu’il n’y a que 400 m de ballade à faire, soit rien. Après, c’est propriété privée. Je marche un peu et dois évidemment vite m’arrêter. Mais seul un panneau « interdit d’entrer » indique la limite. Pas de barrière, je continue mon chemin.

Je marche sur un sentier puis l’autre, ils se croisent et se recroisent tous. J’ai comme point de repère la rivière qui, je l’espère, me mènera au mirador. Après une petite demi-heure, voilà qu’il y a un troupeau de vaches/bœufs sur le sentier. Je ne vois pas d’alternative et ces vaches, elles me font peur. Je passe dix minutes à hésiter, j’ai déjà ramassé un bâton mais je ne trouve pas le courage d’essayer de passer. Je tente de passer par le flanc de colline mais je me retrouve nez à nez avec un taureau. Je redescends dare-dare et abandonne l’idée du mirador.

P1070537Je mange mon pique-nique au bord de l’eau avant de revenir en ville. Là, j’enchaîne avec la montée jusqu’au mirador. Plus de mille marches à grimper, j’y vais à mon aise. Je suis dépassée par de nombreux sportifs qui le font en mode « jogging ». Arrivée en haut, j’apprécie les fontaines en cascade qu’ils ont construit avant de revenir en ville.

P1070545Ce soir-là, première soirée asado pour moi. L’asado, c’est le BBQ traditionnel argentin. Les argentins cuisent la viande différemment de chez nous. Ils font d’abord un feu et lorsqu’ils ont des braises blanches, ils en prennent quelques unes et les étalent sur des briques. La viande repose sur une grille à une dizaine de centimètres et cuit lentement, mais sûrement. Cela donne une viande très tendre et bien grillée. Bonne ambiance pour cet asado « entre nous ».

Le lendemain, après avoir changé des dollars, je me rends au marché d’artisanat comme me l’a recommandé l’office du tourisme. Non seulement, Erwan, un belge et moi, on marche longtemps pour le trouver mais en plus, c’est nul. Ce sont toutes des boutiques très chics qui vendent de l’artisanat « de luxe ». Bref, ce n’est pas ici que je vais me trouver un mate.

Plus tard, je me rends au Musée d’Archéologie de Haute Montagne. Ce musée expose les momies d’enfants sacrifiés par les Incas en les déposant tout en haut de montagnes. Il explique les rituels qui entouraient ces sacrifices, les liens entre les différentes régions incas, les expéditions qui ont découvert ces momies, … Intéressant.

Je rentre, il est tard mais je me suis achetée des raviolis frais au supermarché. Cela n’a l’air de rien mais cela fait dix mois que je n’en ai pas mangé et j’ai l’eau à la bouche. Seulement un crétin, un hijo de p***, me les a mangés !!!! Je rage. Je commence à accumuler de la lassitude concernant les hostels et les dortoirs. Enfin, pas tant contre ceux-ci mais contre les abrutis qui les peuplent parfois. Ces gens qui n’ont de respect ni pour ton sommeil, ni pour tes affaires, ni pour la propreté, ni pour le silence, … Pour rien. Mon nom était écrit dessus mais cela n’y change rien. Certains sont sans-gêne. Alors, je vais bouder dans ma chambre et regarder un film et le lendemain, tôt, je me casse (oui, même un mois après l’événement, je suis encore capable de râler en y repensant).

Ce fût « l’épisode des raviolis ».

En pratique

Hostel Andaluz : 100 pesos petit-déjeuner inclus. Cuisine pas très équipée, bons matelas. Les dortoirs près de la réception (donc pas à côté de la salle commune sont les moins bruyants).

Bus Purmamarca-San Salvador de Jujuy : Compagnie Evelia. 10H40 (samedi). 42 AR$.

Bus San Salvador de jujuy-Salta : 75 AR$. Durée : environ 2h. Compagnie Balut.

Museo Casa Arias Rengel. Lu-ve 9-19h, Sa-Di 10-18h. Gratuit. Petit musée d’art. Permet de se balader dans cette maison coloniale.

Muséee d’archéologie de haute montagne (MAAM) : 70 adulte/20 étudiant.

San Lorenzo : prendre le bus indiqué San Lorenzo devant le téléphérique, av. San Martin. Au terminus, il y a point info.

Glacier Don Julian : c/ Mendoza esq. H. De Lerma. 10/13/16/20 pour 1/2/3/4 boules.

Pour monter au mirador, prendre le paseo Güemes et au bout, monter les escaliers. Le téléphérique vous y mène également mais coûte fort chef.

Changer des dollars, place principale c/ Mitre.

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Quand les mineurs de Potosi décident de bloquer tout le pays

Les mineurs de Potosi ont entamé une grève illimitée le 6 juillet alors que je me trouvais à Sucre. Ils utilisent leur moyen d’action préféré, le blocage de routes, pour faire pression sur le gouvernement. Ce blocage n’a aujourd’hui toujours pas pris fin. Si au début, je m’étais félicitée d’avoir déjà vu le Salar d’Uyuni. Après avoir vu une carte, j’ai réalisé que pour partir pour Tarija, Tupiza ou Villazon (le sud de la Bolivie), toutes les routes passent par cette ville. La Bolivie est en effet un pays ayant très peu de routes différentes. L’unique alternative était de remonter jusqu’à Oruro en passant par Cochabamba et d’ensuite redescendre par Uyuni, Tupiza et enfin Villazon. Voici une carte pour que vous vous représentiez la situation.

bol00Je trouve quand même le jeudi un billet pour Tarija. Je suis très heureuse d’être la détentrice du dernier billet vendu du bus. Même si Tarija n’est pas à mon programme, cela me permettra de rejoindre la ville frontière de Villazon. Ce soir-là, lorsque j’arrive au terminal, toute contente de partir, j’apprends que mon bus est annulé. Entre-temps, mon hostel est complet et je change encore une fois pour le quatrième hostel de mon séjour à Sucre.

Le lendemain, je me rends à 7h au terminal et obtiens un ticket pour Villazon. La dame me dit qu’il est « très probable » que le bus parte mais qu’ils ne connaissent pas l’heure de départ. Je les appelle plus tard et on m’annonce notre départ pour 12h. Une heure de retard plus tard, nous partons. Inke, une Hollandaise et moi, on est pleines d’espoir. On y croit !

A 17h, nous arrivons au super blocage sur la route. A ce moment-là, j’ai surtout peur que l’on fasse demi-tour. Tout mais ne pas retourner à Sucre. Je veux partir, avancer ! On y attend 5h sans la moindre nouvelle. A 22h, on remonte dans le bus et on repart en sens inverse. Argh, non, pas Sucre. Mais les cahots qui nous secouent m’indiquent que l’on ne reprend pas la même route. Nos chauffeurs tentent en effet de passer par d’autres petits chemins. Quand je vous disais qu’il y a très peu de routes, je n’exagérais pas. Cette « route » n’en mérite pas le nom et pourrait s’appeler sentier.

Le bus passe parfois tout juste et dans un village, ce sont les câbles électriques qui s’y accrochent. Un homme doit parfois passer la tête par les aérations du toit et nous dégager. C’est dans ces moments qu’on se demande ce qu’il se passe quand on touche les câbles haute tension. Apparemment, on ne meurt pas. Ensuite, c’est l’étroitesse du chemin qui pose problème. Notre bus se prend toutes les branches des arbres le bordant. Cela fait un bruit incroyable. Au bout d’un moment, nos chauffeurs décident que c’est sans espoir et on fait demi-tour. Noooon, pas Sucre.

J’ai perdu tout sens de l’orientation mais on ne retourne finalement pas sur nos pas. On passe deux heures à l’arrêt. Au petit matin, on reprend la route, on y croit, on y croit. Mais en face, nouveau blocage. Demi-tour, on réessaie par une autre route. Soudain, un gros bruit. Je pense immédiatement que notre bus est foutu mais on a « seulement » raclé la route en essayant de passer un lit de rivière asséché. On sort tous et on s’active pour creuser et placer des pierres sous les roues. Le bus repart. Plus on avance, plus il fait de bruit. Je suis bien heureuse de ne pas en être la propriétaire

reunionOn se pose finalement dans un village, lui aussi bloqué, où l’on attendra toute la journée. Je fais connaissance avec des Argentins de Cordoba et des Brésiliens. Eux ont passé toute la nuit là et sont bien remontés. Les camions, bloqués eux aussi, vendent leur cargaison et tout le monde est occupé à manger les mandarines de l’un d’entre eux. A 12h, on nous annonce une réunion à 15h. A 15h, on voit une bonne partie du village réuni. Deux heures plus tard, la décision tombe. Ils nous laissent passer 15 minutes. Enfin !

P1070410Tellement heureux du dénouement, on aide à dégager les pierres et monte vite fait dans nos bus respectifs. On ne perd pas de temps, on ne sait jamais qu’ils changent d’avis. Sur le chemin, j’ai droit à un dernier adieu du soleil de Bolivie.

P1070414J’arrive à minuit à Villazon. Il fait froid et malheureusement, les hostels sont complets. L’un d’entre eux devant mon air désemparé me propose un matelas par terre. Vu la musique tonitruante (cet hostel fait aussi discothèque), je demande quand elle s’arrête : 3h. De toute façon, je n’ai pas le choix. Je « dors » donc au sol, sur un matelas bon pour la déchetterie, lumières allumées, musique disco bien forte et télévision allumée. Ajoutez à cela que comme d’habitude j’ai froid, j’ai passé une petite nuit. Encore une après la nuit dans les blocages.

Au petit matin, je change sans souci mes dollars pour des pesos argentins avant la frontière à un très bon taux et passe rapidement la frontière. Je suis en Argentine !

En pratique

Je ferai un article spécifique sur le taux de change mais sachez déjà qu’il est très intéressant de changez vos dollars côté Bolivien (à Villazon) et non côté Argentin (La Quiaca).

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