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Salar d’Uyuni et Sud Lipez

Lors de mon voyage, plusieurs personnes m’ont recommandé de visiter le Salar et le Sud Lipez depuis Tupiza. J’écoute toutes les recommandations qu’on me fait et je les suis lorsqu’elles se répètent. Dans ce cas, je pense bien qu’on m’a recommandé de le faire ainsi au moins trois fois.

alpaga cuteJ’ai donc fait le tour des agences et comparé les prix. Globalement, toutes les agences proposent un prix aux alentours de 1250 bs pour 4 jours avec 4 personnes. -100bs si on est 5 dans la voiture. J’essaie de négocier un peu mais à part la réduction pour une personne supplémentaire, les prix semblent assez fixe (parfois -50).

alpagas bébésJe trouve le meilleur chez Grano del Oro et cela tombe bien puisque plusieurs personnes ont recommandé cette agence sur voyageforum. Je sais que je serai avec un couple de retraités Français mais ils ont l’air sympathique et mieux vaut une compagnie moyenne que des gens que tu ne connais pas et qui pourraient être pire. Que je pensais. Nous ne sommes finalement que trois parce que le quatrième, un jeune Américain, n’a pas voulu faire le tour avec des vieux. J’espère vraiment que je ne vais pas regretter mon choix.

laveLe premier matin, petit-déjeuner très bien et bien copieux. Je suis d’avance ravie. Et oui, on peut m’acheter facilement avec de la nourriture. Ensuite, on embarque. Le couple sur la banquette arrière et moi derrière eux. Les dernières places d’un 4×4 sont en fait très inconfortables puisque mes jambes, pourtant pas si grandes, ne passent qu’en diagonale. Pour observer le paysage, je dois donc tordre mon dos et après moins d’une heure, je commence déjà à souffrir de cette position. Je change donc et viens à mon tour sur la banquette « centrale » au milieu. Je vois très bien le paysage par le pare-brise. Tout est donc au top niveau confort. J’imagine difficilement faire le tour à 4 ou à 5 ! Dans la voiture, il y a donc nos deux retraités, le chauffeur, le cuisinier et moi.

elgiseOn s’arrête peu loin de Tupiza pour observer de belles formations rocheuses. Le vent souffle et il fait froid. On remonte dans le confort de notre 4×4. Tout au long de cette première journée, on s’arrêtera ainsi à côté de point-de-vue puis remontera dans la voiture. A midi, on mange dans un petit village ce que notre cuisinier a préparé d’avance. Rien de renversant mais pas mauvais pour autant. Une journée où l’on fait beaucoup de voiture et où l’on aperçoit énormément de Vicuñas. Des camélidés (de la même famille que les lamas et alpagas) qui ne peuvent être domestiqués et sont nettement plus élégants. Le tour que nous suivons ce jour-là est une variante par rapport au tour classique proposé par toutes les autres agences de Tupiza. A un moment, on voit mêmes des autruches!
On dort dans un hostel basique comme on nous l’a répété cent fois mais très bien à mon goût. Les sanitaires et les chambres sont propres et il y a même l’électricité gratuite à la fois pour la lumière et pour la recharge de nos appareils électriques.

alpagasLe second jour, nous sommes sur le même parcours que les autres agences. On commence par observer des alpagas rentrés pour la nuit dans leur enclos. Ils sont super mignons avec leurs « boucles d’oreilles ». Celles-ci servent à différencier les différents cheptels.

laguna verdeOn voit les plus belles lagunes du tour : la lagune verte (ma préférée) qui change de couleur avec le vent et le soleil et la lagune colorée où il y a de nombreux flamands roses.

laguna coloradaIl y a également pas mal d’autres lagunes certaines contenant du Borax, d’autres de l’arsenic, …

lagune boraxOn passe aussi voir des geysers même si à l’heure où on s’y trouve, pas d’explosion (ce se passe uniquement le matin, très tôt). C’est quand même drôlement marrant et une grande première pour moi.

geyserIl y a également les bains thermaux mais la seule idée d’enlever mes 4 pulls pour me mettre en maillot de bain m’ôte toute envie de plongeon. Oui, il fait froid à plus de 4000m d’altitude.
Ce deuxième jour, on dort à nouveau dans un hostel simple. Tout est normal et propre mais un autre groupe arrive. De jeunes Britanniques. En gros, des hooligans. Ils boivent trois litres de whisky à 9 (alors qu’il est déconseillé de boire de l’alcool en altitude) et forcément, passent la nuit à vomir et gueuler. Moi, je dors très bien avec mes boules Quiès mais les deux Français n’en utilisent pas et n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Ils n’arrêtent pas de râler et sont convaincus que c’est la faute de l’agence. Que le cuisinier et le chauffeur ont choisi un « mauvais » hostel et qu’on n’aurait jamais subi la même chose si on était avec une autre agence. Ils sont aussi convaincus qu’ils nous amènent dans de moins bons endroits et empochent la différence. Bref, moi qui n’aime pas les râleurs, ils commencent à me taper sur les nerfs. Et la situation ne fait qu’empirer.

L'arbre de pierre

L’arbre de pierre (présent)

Pour le troisième jour, ils râlent lorsque le guide leur propose de choisir entre deux itinéraires. Tout de suite, ils pensent à un nouveau complot pour leur offrir moins que prévu. Pourtant, le guide leur offre le choix ! On fait donc l’itinéraire classique où l’on voit l’arbre de pierre, une pierre érodée par le vent.

champ laveOn voit également un volcan au loin crachant un petit fumet. Le volcan n’est pas très impressionnant mais le champ de lave à ses pieds, l’est bien plus.

lagune flamandsOn voit également quelques lagunes avec pas mal de flamands.

flamandsDont des roses. (mais pas de Belges à l’horizon à part moi, ah, ah).

hotel selPour le dernier soir, on dort dans un hôtel de sel. L’hôtel est fait pratiquement tout de sel : lits, murs, tables, bancs, … On ne peut pas aller dans celui mentionné par l’agence parce que nous sommes en pleine récolte de quinoa (on voit d’ailleurs les paysans la récolter dans les champs). Mais de nouveau, ils pensent à un stratagème pour nous emmener dans un endroit meilleur marché. Qu’ils râlent, soit mais qu’ils critiquent injustement notre chauffeur et notre cuisinier qui sont deux crèmes, cela m’énerve.
ile cactusJe me tais et espère qu’ils en fassent autant, ce qu’ils ne captent pas.
Le lendemain, c’est la journée de visite du Salar d’Uyuni, « the highlight of Bolivia ». C’est très beau. Nous voyons le lever de soleil depuis l’île aux cactus, une île au milieu du Salar, recouverte de très grands cactus. C’est très beau. Un peu dommage que certaines personnes ne puissent s’empêcher de parler lors d’un tel moment. J’ai encore droit à leurs remarques du genre « finalement, on l’aurait mieux vu depuis le Salar », « la lumière n’est pas belle à cette heure-ci sur les cactus »,… Lorsque la femme s’exclame que nous avons vraiment la plus mauvaise agence parce que nous n’avons pas de coussins sur nos sièges, je ne peux m’empêcher de réagir avec un « Mais on n’est quand même pas des enfants ». Et la voilà qui part dans une diatribe à mon encontre comme quoi elle n’en pourrait plus de moi « avec toutes mes remarques ». Je ne réponds même pas tant c’est inutile et n’espère plus qu’une chose : profiter du Salar en silence et quitter enfin ce couple que je ne peux plus voir en peinture.

salarOn fait les photos classiques où l’on joue avec la perspective mais on n’est pas forcément doués et passer du temps à essayer de refaire ce que d’autres ont fait avant moi, ne me botte pas plus que ça.

En même temps, c'est tellement plus drôle comme ça, non?

En même temps, c’est tellement plus drôle comme ça, non?

On termine par le cimetière des trains dont j’ai beaucoup aimé l’atmosphère (à ce moment-là, il n’y avait qu’un seul autre groupe) puis, enfin, on se quitte.

cimetière trains J’ai passé l’après-midi à tuer le temps dans une ville qui ne propose pas grand chose en attendant mon bus.
Alors, sachez que j’ai beaucoup apprécié le tour (malgré le compagnonnage forcé) et que j’ai trouvé l’agence tout à fait à la hauteur. Je ne vois pas sur quoi je pourrais me plaindre excepté éventuellement la nourriture qui était assez moyenne.

En pratique :

Agence El grano de Oro (elgranodeorotours@hotmail.com). Prix : 1200 bs avec 3 personnes (Prix de départ: 1350 et normalement, j’aurais dû payer 100 de + parce qu’on n’était que trois). J’ai aussi négocié que le sac de couchage soit compris dans le prix (40 bs). Ajoutez à cela 150 bs pour l’entrée dans le parc national Eduardo Avaroa, 30 bs pour l’île aux cactus (Isla Incahuasi).
Bus Uyuni-La Paz : Cruz del Norte : 100 bs. Couverture fournie, toilette. Soi-disant chauffage mais je n’ai jamais eu autant froid en bus malgré trois pulls, 1 legging de ski sous mon pantalon, 1 foulard, 1 écharpe en laine et les 2 couvertures fournies (je n’avais pas de voisin). Départ 20h. Arrivée à 6h30.

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Comment reconnaître un lama d’un alpaga?

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Un alpaga

LA question qui tue chaque fois qu’on voit une de ces bêtes. Après moult expériences scientifiques, j’ai élaboré une méthode infaillible. 100% prouvé scientifiquement et sans vivisection.

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Un lama

C’est simple:

  • Le lama, tu ne l’aimes pas
  • L’alpaga, tu veux le prendre dans tes bras

100% prouvé

Alors, celui-là, lama ou alpaga ?

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Le tour de l’Ausangate

P1060170Dans la région de Cusco, ce ne sont pas les treks qui manquent. En ayant traîné sur les forums de voyage, j’ai entendu parler du trek de l’Ausangate, trek magnifique mais qui se mérite. J’ai d’abord pensé trouver des coéquipiers dans l’hostel où je logeais mais la plupart des voyageurs ayant un temps compté, aucun n’envisage ce trek.P1060070

Je finis donc par chercher une agence, n’ayant pas envie de le faire seule. Je commence alors à faire le tour des innombrables agences affichant Ausangate sur leur devanture. Je me rends vite compte que ce ne sera pas aussi simple que je ne le pensais. En effet, après plus d’une dizaine d’agences, je n’en ai toujours trouvée aucune qui a un groupe souhaitant faire « la boucle », soit 5 jours de randonnée autour du massif.

P1050995J’entre dans une énième agence et voilà qu’un homme me siffle dans la rue. Pas très élégant comme approche mais il m’annonce tout de suite avoir un tour partant le lendemain. Il aurait deux Français. Les deux Français se transforment vite en Davy, souhaitant faire le tour seul. « Mais t’inquiète, n’importe quel homme acceptera de le faire avec une femme ». Heu ? Sûr ?

P1050938Bref, le lendemain, je me retrouve dans le bus pour Tinke, la ville de départ du trek. Arrivés là-bas, Cirilo, notre guide, arriero et cuisinier pour le tour entame un conciliabule avec Davy. Il veut s’assurer que celui-ci est bien d’accord pour marcher avec moi. Et s’il dit non, je me retrouve seule avec un autre arriero alors que je n’ai pris une agence que pour faire le voyage en groupe, aussi petit soit-il. Peu importe puisque Davy accepte ma présence.

P1050951Au début, on marche dans le nuage. Alors forcément, on ne voit pas grand chose. On arrive chez Cirilo où il nous cuisine le repas de midi alors que dehors, c’est le déluge. Mais une fois les mules chargées (et qu’on a bien sûr enfilé nos ponchos, etc…), la pluie s’est arrêtée. En chemin, on voit pas mal d’alpagas et de jolis paysages.

P1060080On arrive au premier campement sous une nouvelle pluie qui s’arrête pendant que l’on monte les tentes. Davy souffre de l’altitude et moi, comme à mon habitude, je ne sens rien.

P1060146Le second jour, pendant que Cirilo termine de ranger, nous partons devant pour marcher à notre rythme et prendre des photos. Sur le chemin, on aperçois deux viscachas. Ces adorables animaux mi-lapin, mi-écureuils ne sont absolument pas farouches et se confondent avec les pierres. De véritables « Où est Charlie? » naturels.

Arrivés au col (4600 m), Cirilo nous rejoint et l’on continue cette journée sans grosse montée. On campe près d’une lagune, à côté d’alpagas et comme d’habitude, cela caille!

Le lendemain, Cirilo nous explique le chemin, cela a l’air simple mais rapidement on se rend compte qu’il n’y en a pas vraiment. Peu importe puisqu’on va +/- tout droit et qu’on fait le tour d’une montagne. Nous sommes seuls, à observer les montagnes enneigées, voir des viscachas et trouver des lagunes. Après un premier col à 4900 m, on redescend direction notre col le plus haut: 5200m. Davy s’aide de sa petite bouteille d’oxygène et moi, je marche fièrement devant. Arrivés en haut, la vue est magnifique et même si notre guide veut redescendre assez vite, on prend le temps de prendre nos photos « touristes » ou « j’y étais » (en même temps, on n’est pas tous les jours à 5200m). On redescend assez rapidement, observant une lagune rouge et toujours nos amis les alpagas. Après avoir avalé rapidement notre repas, on repart sous une grêle qui heureusement ne dure pas. Toujours pleins d’alpagas dans la vallée, une marche qu’on commence à trouver longue et la dernière montée du jour. Notre campement est bordé de roches où, lorsque j’y vais satisfaire un besoin naturel, je trouve pleins de viscachas sautant partout. J’adore!

P1060034Le 4e jour, on est presque sortis de l’auberge avec une montée de 3h jusqu’au dernier col à 5000m suivi de 3h de descente jusqu’à un petit village où nous attendent des sources chaudes. Il fait assez froid et l’idée d’enlever mes 4 couches de pulls m’ôtent toute envie de faire un plongeon.

P1060144Le 5e jour, ce n’est que du très simple et un peu ennuyeux. De la descente, quoi. On arrive vers 11h à Tinke pour reprendre le bus direction Cusco.

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En pratique

Agence Mistic Planet Adventures (Goyo) : calle suecia 300-C. Prix négocié: 550 sl. N’inclut pas le premier petit-déjeuner et le dernier repas de midi. Les bains thermaux sont également à payer à part. L’entrée pour l’Ausangate (10 sl) est incluse. Sur la route, un homme a essayé de nous faire payer une seconde entrée. On a refusé. Pas de chemins, pas de poubelles, pas d’infrastructure. On nous prend pour des cons?

Avec guide : Cirilo Gonzalo Huamán. cigohotrek@hotmail.com, 984-495578/ 958-155107. Cirilo cherche à travailler un maximum sans agence et est hautement conscient de l’impact d’internet. Il cherche donc à tout prix à nous satisfaire pour qu’on le recommande. Il est aux petits soins et s’excuse constamment « au cas où ses services ne seraient pas à la hauteur ». T’inquiète Cirilo, t’étais super!

Sans agence : Les bus pour Ocongate-Tinke partent du COLISO CERADO. Le prix du billet Cuzco-Tinke  était de 10 soles/personne. Durée: 3h. Pour louer votre matériel, allez chez Rosly. J’y ai loué un sac de couchage Husky, -20°C en duvet naturel. Indispensable!

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Huancavélica

Je quitte Huancayo avec le train du lundi. Ce train ne roule que trois jours par semaine. Amusant quand on y pense. J’arrive tôt à la gare pensant que le train démarre à 6h00 mais il part en fait une demi-heure plus tard. Je suis en première classe, la classe buffet. Sièges confortables et place assurée.

P1050199Je suis malheureusement du « mauvais côté », je ne vois pas la vallée mais les paysages sont malgré tout magnifiques. Après environ 40 minutes, le train s’arrête. C’est un petit éboulement. Ouf, cela ne devrait pas durer trop longtemps. Les gens en profitent pour commander leur petit-déjeuner. N’étant pas trop tentée par un plat chaud si tôt, je mange du pain accompagné d’une « manzana » (eau dans laquelle des pommes ont bouilli, texture particulière). Finalement, trois heures plus tard, les voies sont dégagées, le train peut repartir. En passant, on peut voir les ouvriers qui ont déblayé le passage à la pelle. Plus d’encombre pour le reste du trajet.

P1050219A midi, je veux commander à manger mais ils n’ont plus de repas. On s’arrête alors dans un village et pleins de femmes montent proposer leurs produits. Je mange un maïs chaud avec du fromage et des empanadas qui ici sont plutôt des pains assez gras sans rien dedans.

On arrive à 15h30 et je pars à la recherche de mon hostel. Pas trop les yeux en face des trous, alors que je suis à 50m de celui-ci, je ne l’aperçois pas. Une femme de l’autre côté de la rue me crie alors : tu cherches quelque-chose ? Elle m’indique alors mon hostel. Plus tard, je la recroiserai en rue et, naturellement, elle me fera la bise, me présentera une amie, …

P1050238L’hostel est simple mais surtout bon marché. Le hic : une partie des sanitaires dégagent une odeur terrible. Heureusement, il y a une autre salle de bain bien plus avenante mais malheureusement, souvent sale (crachats par terre, chasse non tirée, pas de lunette!). Pas non plus de wifi dans les chambres.

P1050248Je passe une semaine à Huancavélica. La ville est magnifique et entourée de montanges. Elle est aussi traversée par une large rivière. Sa plaza de armas, piétonne est très belle et dès qu’il fait beau, ses bancs sont pris d’assaut.

Le village de Sacsamarca

Le village de Sacsamarca

Un jour, je monte jusqu’au Cerro de Oropesa. Si vu d’en bas, cette église perchée sur une des montagnes entourant la ville paraît lointaine, il ne faut que 40 minutes pour s’y rendre. Un autre jour, je me rends au village de Santa Barbara, ancien village minier situé non loin de Huancavélica. A pied, c’est 2 heures d’une belle ballade entouré de montagnes et d’une rivière où l’on passe à côté du joli village de Sacsamarca.

P1050268La ville est aujourd’hui déserte depuis que la mine a fermé (dans les années 80). La mine semble avoir été abandonnée du jour au lendemain. A travers les fenêtres, on peut apercevoir des livres et divers objets laissés là. Au mur, une affiche Bayer semble attester de la présence de l’ancien propriétaire.

P1050266 Cette mine était une mine de mercure ouverte au temps des espagnols afin de permettre l’exploitation de l’or et de l’argent. Ces locaux et installations vides donnent froid dans le dos surtout quand le vent s’y engouffre faisant penser que les lieux sont encore occupés.

P1050271Le samedi, comme j’ai lu sur wikitravel qu’une feria se déroule à Yauli, je m’y rends afin de découvrir le travail réalisé par les femmes des villages environnants. Si l’idée est bonne, l’information ne l’est pas et quand j’arrive là-bas, je découvre un minuscule marché sans artisanat. En plus, il se met à pleuvoir. Je fais deux fois le tour du marché histoire d’être certaine de ne pas avoir manqué une partie des étals et puis je retourne à Huancavélica. Le lendemain, c’est la feria en ville. Je m’attends à une nouvelle déception mais cette fois-ci, il y a bien un marché et loin d’être petit ! J’y passe presque 3 heures à déambuler entre les étals. J’achète quelques cadeaux mais surtout pleins de fruits, trop tentée par tous ces fruits venant tant de la côte que de la jungle. Il y a de tout et bon marché. J’en achète tant que j’en ai pour trois jours.

P1050303Le lendemain, je me rends à la lagune Choclococha. Je prends pour cela un bus à 4 heures du matin. N’étant pas certaine de pouvoir me lever à cette heure-là, je ne prends pas de billet d’avance. Et quand j’arrive à l’agence, la dame me dit qu’il n’y a plus de place ! Et merde ! Puis, soudain, elle me dit qu’il y a quand même une place près du chauffeur mais je dois aller au terrapuerto. Je m’y rends donc rapidement en taxi et quand j’arrive, la dame fait lever quelqu’un pour que je m’asseye. Mon voisin me demande où je vais et arrivés au village de Choclococha me dit que pour la lagune, c’est plus loin que je descends. Quand je me lève, ayant l’impression qu’on s’éloigne pas mal du village, l’accompagnatrice du bus me dit que je devais descendre au village. Bien entendu. Elle me laisse alors à Santa Inès, une sorte de campement ouvrier. De là, je marche vers la lagune et traverse un ancien complexe minier (encore un). Entre moi et la lagune, il y a une ferme d’alpagas et j’arrive à l’heure où les alpagas sont sortis des enclos et menés aux champs. Je marche au milieu du troupeau de ces bêtes si mignonnes. En plus de ressembler à de grosses peluches, il y a pleins de bébés !

P1050300A cause des prés d’alpagas très bien clôturés, il est difficile de marcher autour de la lagune. De plus, il n’est même pas pensable d’en faire le tour, il faudrait plus d’une journée. Bref, je me trouve une pierre confortable et m’improvise un petit déjeuner. Après environ 2 heures à profiter des lieux, je prends le chemin du retour. Contrairement à ce que la dame du bus m’a dit, plusieurs transports passent régulièrement. Au retour, avec tous les tournants et les casse-vitesses, je suis nauséeuse et j’ai du mal à apprécier le paysage et les nombreux alpagas qui gambadent dans ces montagnes.

P1050284A Huancavélica, il y a tout pour satisfaire mon estomac. Pleins de juguerias (vendeurs de jus de fruits, salades de fruits et autres boissons), la meilleure pâtisserie que j’ai trouvé au Pérou, un super bon restaurant pour le midi, … Tout pour me plaire.

En pratique :

Trajet Huancayo-Huancavélica (train) : départ 6h30 précise. Aller à la gare en taxi (ce n’est pas la gare proche du centre). Prix en classe buffet : 13 sl. Prix des repas : lomo saltado (7 sl), truite fruite (10 sl), poulet à la parrilla (10 sl), eau à la menthe (1 sl), manzana (1,5 sl). Durée théorique : 6 heures.

Hostel La portada : chambre individuelle sans sdb : 17 sl (négociable). Pas de wifi dans les chambres avec sdb partagée. Pas de serviette de bain fournie. Les sdb sont nettoyées tous les jours mais il y avait des occupants de l’hostel vraiment peu respectueux (crachats sur le sol de la sdb, chasse d’eau non tirée, télévision ou radio à fond dès qu’ils sont levés, …). Pas de planche sur les toilettes. Bons conseils sur les choses à voir aux alentours et comment s’y rendre.

LA patisserie trop bonne : Gourmet, rue toledo. A 1 quadra de la plaza de armas. Les pâtisseries à l’entrée sont à 1 sl, les parts de gâteaux en général à 5 sl, chocolat chaud à 3 sl (pas très bon). Ils font aussi de très bons empanadas (fromage 2 sl ou poulet 3 sl).

LE restaurant : restaurant-café-Pérou. Prendre la rue toledo depuis la plaza de armas et prendre la première à droite (après la rue pleine d’artisans). Menu complet à 8 sl : entrée, soupe, plat, dessert et boisson. Possible de prendre sans la soupe (7 sl). Très, très bon (et beaucoup moins de féculents qu’ailleurs). Son seul défaut : n’être ouvert qu’à midi.

J’ai testé d’autres restaurants mais ils ne méritent vraiment pas d’être mentionnés.

Pour manger sur le pouce, au bout de l’avenue Gamarra, hamburgers à 2 sl.

Pleins de jugueria un peu partout. Dans la rue muñoz, Frutas : un peu plus cher et pas meilleur. Les deux en face, bon marché. Sur la plaza de armas, la petite est pas mal. Los Portales : moins bon (salade de fruit pas très variée, pie de limon pas terrible). Une autre au coin de toledo, pareil aux autres. En bref, il n’y en a pas vraiment une qui sort du lot.

Pour se rendre à la laguna Choclococha : prendre un bus à 4h du matin et descendre au village. Prix : 9 sl. Prenez votre ticket à l’avance. L’agence se trouve en face d’un petit parc avec des statues de chevaux. Pas mal de transports pour revenir.

Mines de Santa Barbara : y aller à pied, le chemin est très joli. Le chemin n’est pas très bien indiqué mais il y a peu d’embranchements. Gratuit. 2 petits panneaux d’explication.

Cerro de Oropesa : monter les escaliers en dur. Durée : 40 minutes si vous êtes bien acclimaté. D’autres touristes rencontrés l’ont fait en 1h30.

Feria le dimanche à Huancavélica, le long de la rivière.

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