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Rurrenabaque, mes bonnes adresses

P1060939Agence Madidi travel

On vient généralement à Rurrenabaque pour découvrir la jungle ou la pampa (autre type de végétation et de biodiversité). Si vous cherchez une agence pour aller dans la jungle, grosse surprise, je vous conseille Madidi Travel. Pourquoi? Parce que votre argent servira à la conservation d’une réserve naturelle et parce qu’au-delà de la simple préservation de la nature, cette agence met également en place différentes petites choses pour améliorer la situation de la population locale (déplacements gratuits pour les instituteurs, achats aux communautés locales de produits bios (la majorité des produits sur le marché viennent de La Paz et sont importés du Pérou, Chili, …), le bureau est ouvert aux enfants des rues pour qu’ils aient un endroit où jouer, ….).

Si vous en avez le temps et l’envie, faites un volontariat avec Madidi Travel. Allez sur leur site internet et suivez la marche à suivre. Un mois minimum. Madidi Travel a une agence à La Paz mais aussi à Rurrenabaque: Calle comercio entre santa Cruz et Vaca Diez (juste à côté de Amaszonas).

Panaderia Frances

Vous êtes en Amérique Latine depuis un bout de temps et n’en pouvez plus du pain d’ici. Nostalgique du pays? Rendez-vous dans cette boulangerie, certes un poil cher, mais qui ravira votre palais. Calle Avaroa entre Santa Cruz et Vaca Diez.

Petite échoppe

Pour d’autres douceurs, au coin de la même rue (avaroa et santa cruz), vous trouverez une petite échoppe qui vend de trop bons brownies et des noix de coco fraiche. Pour ces dernières, les plus petites sont bien meilleures et après avoir bu leur jus, vous pourrez demander à ce qu’on vous l’ouvre (ou alors faire votre Mc Gyver) et manger la chair de coco fraîche.

Marché

Comme partout en Amérique Latine, le marché est la valeur sûre pour trouver des produits frais et à bon prix. Sachez cependant qu’en 2014 il y a eu une grosse inondation à Rurrenabaque et que de nombreux potagers et vergers ont été détruits. C’est pourquoi beaucoup de produits sont importés. Progressivement, la situation devrait revenir à la normale mais il est vrai qu’actuellement, on ne trouve pas tant de fruits et légumes.Le marché se trouve au coin de la rue Avaroa et Pando.

Hostel Los Tucanes

Pas énormément d’offre de backpacker correct à Rurre. Pour ceux qui aiment réserver, sachez que le Curichal semble être le meilleur rapport qualité-prix de la ville. Ils ont un dortoir à 40bs mais impossible d’avoir un lit sans avoir réservé parfois plusieurs jours en avance. L’hostel Los Tucanes est une bonne alternative. 40 bs en dortoir de 3 lits avec ventilateur. Douches communes électriques avec eau chaude (mais vraiment pour une fois). Toilettes avec papier toilette (bien qu’il faille constamment leur rappeler d’en remettre. Petit déjeuner un peu radin: pain à volonté mais beurre et confiture en portion minuscule. Thé ou café. Espace hamacs et wifi faible (comme partout à Rurre). Personnel très sympa. L’hostel se trouve au coin de Bolivar et Aniceto Arce.

Pan de arroz fourrés

Dans la calle comercio entre Aniceto Arce et Santa Cruz, vous trouverez après 15h30 des pan de arroz, une spécialité de Rurre fourrés soit au fromage, soit fromage et oignons. 4bs. Je vous conseille d’y être à 15h30, parce que cela part vite, très vite.

Glaces

Ne cherchez pas, il n’y a pas de bon glacier à Rurrenabaque. Mais si l’envie vous vient d’une énorme coupe, il y a Flipper: calle Santa Cruz entre Bolivar et Bush. La coupe du même nom avec ses morceaux de brownies, sa chantilly et sa sauce chocolat est particulièrement gourmande (22 bs). Dans la calle comercio, vous trouverez aussi une dame qui vend des glaces au cornet dans un petit magasin. 7 bs les 3  boules.

Beaucoup de magasins de seconde main dans la calle comercio. Vous y trouverez T-shirts à manches longues ou chemises pour vous protéger des moustiques.

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Le tour de l’Ausangate

P1060170Dans la région de Cusco, ce ne sont pas les treks qui manquent. En ayant traîné sur les forums de voyage, j’ai entendu parler du trek de l’Ausangate, trek magnifique mais qui se mérite. J’ai d’abord pensé trouver des coéquipiers dans l’hostel où je logeais mais la plupart des voyageurs ayant un temps compté, aucun n’envisage ce trek.P1060070

Je finis donc par chercher une agence, n’ayant pas envie de le faire seule. Je commence alors à faire le tour des innombrables agences affichant Ausangate sur leur devanture. Je me rends vite compte que ce ne sera pas aussi simple que je ne le pensais. En effet, après plus d’une dizaine d’agences, je n’en ai toujours trouvée aucune qui a un groupe souhaitant faire « la boucle », soit 5 jours de randonnée autour du massif.

P1050995J’entre dans une énième agence et voilà qu’un homme me siffle dans la rue. Pas très élégant comme approche mais il m’annonce tout de suite avoir un tour partant le lendemain. Il aurait deux Français. Les deux Français se transforment vite en Davy, souhaitant faire le tour seul. « Mais t’inquiète, n’importe quel homme acceptera de le faire avec une femme ». Heu ? Sûr ?

P1050938Bref, le lendemain, je me retrouve dans le bus pour Tinke, la ville de départ du trek. Arrivés là-bas, Cirilo, notre guide, arriero et cuisinier pour le tour entame un conciliabule avec Davy. Il veut s’assurer que celui-ci est bien d’accord pour marcher avec moi. Et s’il dit non, je me retrouve seule avec un autre arriero alors que je n’ai pris une agence que pour faire le voyage en groupe, aussi petit soit-il. Peu importe puisque Davy accepte ma présence.

P1050951Au début, on marche dans le nuage. Alors forcément, on ne voit pas grand chose. On arrive chez Cirilo où il nous cuisine le repas de midi alors que dehors, c’est le déluge. Mais une fois les mules chargées (et qu’on a bien sûr enfilé nos ponchos, etc…), la pluie s’est arrêtée. En chemin, on voit pas mal d’alpagas et de jolis paysages.

P1060080On arrive au premier campement sous une nouvelle pluie qui s’arrête pendant que l’on monte les tentes. Davy souffre de l’altitude et moi, comme à mon habitude, je ne sens rien.

P1060146Le second jour, pendant que Cirilo termine de ranger, nous partons devant pour marcher à notre rythme et prendre des photos. Sur le chemin, on aperçois deux viscachas. Ces adorables animaux mi-lapin, mi-écureuils ne sont absolument pas farouches et se confondent avec les pierres. De véritables « Où est Charlie? » naturels.

Arrivés au col (4600 m), Cirilo nous rejoint et l’on continue cette journée sans grosse montée. On campe près d’une lagune, à côté d’alpagas et comme d’habitude, cela caille!

Le lendemain, Cirilo nous explique le chemin, cela a l’air simple mais rapidement on se rend compte qu’il n’y en a pas vraiment. Peu importe puisqu’on va +/- tout droit et qu’on fait le tour d’une montagne. Nous sommes seuls, à observer les montagnes enneigées, voir des viscachas et trouver des lagunes. Après un premier col à 4900 m, on redescend direction notre col le plus haut: 5200m. Davy s’aide de sa petite bouteille d’oxygène et moi, je marche fièrement devant. Arrivés en haut, la vue est magnifique et même si notre guide veut redescendre assez vite, on prend le temps de prendre nos photos « touristes » ou « j’y étais » (en même temps, on n’est pas tous les jours à 5200m). On redescend assez rapidement, observant une lagune rouge et toujours nos amis les alpagas. Après avoir avalé rapidement notre repas, on repart sous une grêle qui heureusement ne dure pas. Toujours pleins d’alpagas dans la vallée, une marche qu’on commence à trouver longue et la dernière montée du jour. Notre campement est bordé de roches où, lorsque j’y vais satisfaire un besoin naturel, je trouve pleins de viscachas sautant partout. J’adore!

P1060034Le 4e jour, on est presque sortis de l’auberge avec une montée de 3h jusqu’au dernier col à 5000m suivi de 3h de descente jusqu’à un petit village où nous attendent des sources chaudes. Il fait assez froid et l’idée d’enlever mes 4 couches de pulls m’ôtent toute envie de faire un plongeon.

P1060144Le 5e jour, ce n’est que du très simple et un peu ennuyeux. De la descente, quoi. On arrive vers 11h à Tinke pour reprendre le bus direction Cusco.

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En pratique

Agence Mistic Planet Adventures (Goyo) : calle suecia 300-C. Prix négocié: 550 sl. N’inclut pas le premier petit-déjeuner et le dernier repas de midi. Les bains thermaux sont également à payer à part. L’entrée pour l’Ausangate (10 sl) est incluse. Sur la route, un homme a essayé de nous faire payer une seconde entrée. On a refusé. Pas de chemins, pas de poubelles, pas d’infrastructure. On nous prend pour des cons?

Avec guide : Cirilo Gonzalo Huamán. cigohotrek@hotmail.com, 984-495578/ 958-155107. Cirilo cherche à travailler un maximum sans agence et est hautement conscient de l’impact d’internet. Il cherche donc à tout prix à nous satisfaire pour qu’on le recommande. Il est aux petits soins et s’excuse constamment « au cas où ses services ne seraient pas à la hauteur ». T’inquiète Cirilo, t’étais super!

Sans agence : Les bus pour Ocongate-Tinke partent du COLISO CERADO. Le prix du billet Cuzco-Tinke  était de 10 soles/personne. Durée: 3h. Pour louer votre matériel, allez chez Rosly. J’y ai loué un sac de couchage Husky, -20°C en duvet naturel. Indispensable!

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Le trek du Salkantay et le Machu Picchu

Le bouquet final du séjour de ma maman, ce fut comme pour la plupart des touristes visitant le Pérou le Machu Picchu. Et quoi de mieux pour s’y rendre que d’y aller en marchant ? On a donc décidé de faire le Salkantay trek, 4 jours de marche et la visite du Machu Picchu.

Avant l’arrivée de ma mère, j’avais déjà fait le tour de nombreuses agences pour dénicher celle qui nous proposerait le meilleur rapport qualité-prix. On trouve tous les prix mais jamais de promesses concernant la taille du groupe, l’élément principal qui différencie les agences. Je finis par prendre Liz Explorers vu le sérieux qu’elle affiche.

Premier jour du trek, nous attendons à l’hostel à 4h matin. Le guide vient nous chercher et nous attendons le reste du groupe. Celui-ci enfle, enfle, enfle jusqu’à 20 personnes. Liz nous avait dit maximum 15 ! Heureusement, ce sera l’unique promesse non tenue.

Après un trajet en bus, on arrive à Mollepata où l’on déjeune. Ensuite, à notre surprise, vient la pesée des sacs. Les 5 kgs demandés, sacs de couchage inclus, sont pesés et contrôlés. Les kilos en trop doivent être portés dans le sac à dos de jour même s’ils acceptent nos 6 kgs.

HumantayEnsuite, on monte dans une bétaillère et c’est là-dedans que l’on se rendra au point de départ. De là, on marche jusque Soraypampa  que l’on atteint à 14h. Notre groupe marche très vite et on arrive fatiguées et en ayant faim.  Les tentes sont montées sous un abri, bien à plat. Rien à voir avec du camping. Pour la nuit la plus haute (3900m d’altitude), on n’aura pas froid. C’est là que l’on mange notre premier repas avant de monter voir une lagune. La montée est bien raide mais heureusement pas trop longue.

SalkantayLe lendemain, départ tôt. On marche pour atteindre le col du Salkantay (4600m). Deux personnes du groupe montent à dos de cheval. Finalement, la montée n’est pas aussi dure qu’annoncée et en 2h, on y est. La vue est dégagée et l’on peut observer l’impressionnante montagne Salkantay. Avec le soleil, c’est super.

Ensuite, ce n’est déjà plus que de la descente jusqu’au repas de midi et enfin, Chaullay (2900 m) où nous dormiront sur un plancher abrité. Il pleut durant la nuit mais nos tentes sont bien au sec.Santa Teresa froide

Le troisième jour, il n’y a plus qu’à descendre sur une route carrossable jusqu’à La Playa. Un peu monotone comme journée mais après le repas de midi, on prend un bus jusqu’à Santa Teresa (1650 m) où nous attend le camping mais surtout les sources thermales. Celles-ci sont très propres, grandes et bien chaudes. Plus agréable que ce que j’aurais pu imaginer. Santa Teresa chaude

Après s’y être prélassée un bon moment, nous en sommes sorties toutes ridées. Au camping, c’est soirée disco : grosse sono et feu de camp. Sympa un instant, mais en trek, la sono, c’est moyen.rivièreLe lendemain, 3 personnes du groupe partent faire la zip line, plusieurs tyroliennes dans la vallée. Le reste du groupe marche jusqu’à Hidroélectrica. La route est bordée par une rivière puissante et très impressionnante.

TrainOn passe sur un pont provisoire à côté duquel est écrit à la main : maximum 3 personnes. Pas super rassurant. Au début de la route du chemin de fer, on s’arrête presque 2h pour attendre ceux qui ont fait la tyrolienne. On s’en serait passées.

On marche ensuite à côté des rails de chemin de fer. Arrive un grand pont. Le guide et une partie du groupe sont déjà loin. Quelques-uns marchent sur les rails. Ma mère me dit que c’est là qu’il faut passer. J’hésite mais elle insiste et on passe ainsi ce grand pont sur les billes de chemin de fer, au-dessus de la rivière bouillonnante. Les écarts sont parfois importants et j’ai le vertige. Arrivée au bout, je comprends que ma mère a en fait tout compris de travers et qu’il fallait passer à côté. Heureusement, aucun train n’est passé mais cela aurait pu être catastrophique. On termine cette journée sous une bonne drache qui nous trempe jusqu’aux sous-vêtements. Mais vu que l’on dort en hôtel pour cette dernière nuit, ce n’est pas dramatique. Je profite à fond de la douche chaude et de mon lit en édredon. Cela faisait longtemps que je n’avais pas connu un tel confort.lever soleil

Le grand jour est arrivé. Après avoir rapidement déjeuné, on rejoint le pont au pied des escaliers. Notre groupe y est avant 5h, heure de son ouverture. A 5h pile, les premiers entament la montée des marches. A 5h50, on est en haut! Fiers d’avoir marché et transpirants comme pas possible malgré la fraicheur ambiante.

6h, ouverture des portes. Machu PicchuNous montrons nos passeports et nos tickets et sommes dans les premiers à observer le Machu Picchu. Tout le monde le dit mais je confirme, c’est très impressionnant. On profite des premiers instants au calme à observer le site puis on démarre notre visite guidée. Nos guides sont plutôt des guides de randonnée et la visite ne nous apprend rien de renversant mais permet tout de même de mieux situer les différentes parties du site.

mcAprès la visite guidée, nous marchons seules à la découverte de ces pierres. Il est environ 9h et la foule n’est toujours pas là. Elle se concentre surtout au mirador d’où tout le monde prend les photos « touristes ». Lorsque l’on y passe, j’en entends une demander à son guide: « c’est où qu’on prend la photo que tout le monde prend ». Ouf, son guide est là pour l’orienter, elle ne risque pas d’avoir un angle différent!

Vers 9h00, pas encore trop de monde!

Vers 9h00, pas encore trop de monde!

On termine par le pont de l’inka et après avoir brièvement lu dans l’herbe, le fort soleil (on a été très chanceuses) nous pousse à redescendre, nettement plus lentement cette fois-ci.

A Aguas calientes, l’attente du train est longue. Je suis bien heureuse d’avoir négocié d’avoir celui de 18h30. Ici, tout est touristique. Pas un petit café sympa, juste le traditionnel pizza-hamburger-lasagne. Arrivées à Ollantaytambo, on ne voit personne porter une pancarte à notre nom. Alors qu’un à un tous les touristes montent dans des mini-bus, on se retrouvent un peu seules, entourées de taxi. Comme on leur dit qu’on est supposé venir nous chercher, ils appellent Liz et font en sorte que son chauffeur nous trouve. Sympa.

On rentre à Cusco vers 22h, bien crevées par cette longue journée.

En pratique:

Agence : Liz explorers. Prix : 240$/pers. Tout inclus. Prix étudiant : 218$/pers. Location deux sacs de couchage : 25 sl/pers/tout le trek. Inclus 1 ou 2 guides selon la taille du groupe (>12), le portage de 5 kg sur les chevaux, la nourriture (excepté le premier petit-déjeuner et le repas de midi du dernier jour), les tentes déjà montées, les matelas pneumatiques,  l’hôtel à Aguas Calientes (dans notre cas: Vista Machu Picchu Inn), l’entrée au Machu Picchu (pas la montagne ou le wayna picchu. Pour les avoir, il faut payer en plus), le trajet retour en train jusqu’à Ollantaytambo (18h30), le retour en bus d’Ollantaytambo à Cusco. L’hôtel, l’heure du train, les matelas pneumatiques, … sont à négocier. Certains dans notre groupe avaient payé plus cher mais étaient dans un moins bon hôtel et rentraient avec le train de 21h50.

Les points négatifs: la taille du groupe: 20 personnes. La nourriture rationnée: pain coupé en deux le matin, un paquet de confiture pour 4 jours et 20 personnes. Le dernier jour, il n’y avait tout simplement rien à mettre sur notre pain (alors même qu’on était à Santa Teresa et que les cuistots pouvaient aller en acheter). On s’est aussi rendu compte qu’ils remplissaient tous les jours le pot de poudre de cacao, en en mettant à chaque fois pour dix personnes. Malgré cela, vu le prix payé et tout ce que cela inclut, bon rapport qualité-prix.

Pour trouver une agence, n’hésitez pas à poser beaucoup de questions: heure du train, taille du groupe, nombre de personnes/tente, montaña/huayna picchu? Ensuite, faites noter toutes ces belles promesses sur votre bon de commande. Passez toujours par l’agence organisatrice! Une fois que vous avez sélectionné une agence, demandez à IPeru si c’en est bien une (ils ne peuvent pas vous fournir de liste mais peuvent le confirmer/infirmer).

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