Buenos Aires

P1080019Buenos Aires, capitale de l’Argentine et dernière étape de mon périple. Un an de voyage qui s’achève par une semaine de visites. Ce ne sera cependant pas le dernier article de ce blog, j’en ai encore plein dans ma manche. J’ai beaucoup aimé cette ville même si elle n’est pas facile à appréhender.

Premier jour, j’arrive tôt et demande à l’office du tourisme comment me rendre à mon hostel. Toutes les indications sont bonnes sauf sur la sortie de la gare des bus. Je sors en effet du mauvais côté et très rapidement, je me rends compte que je ne suis pas là où je devrais être. L’arrière de la gare routière est sale, il y a pas mal de gens qui ont l’air d’avoir bu ou d’être drogués, je vois des hommes pisser contre les murs, … Je demande rapidement à un agent de sécurité comment me rendre à la gare ferroviaire et il m’indique que je dois faire le tour. « Je ne peux pas prendre tout droit ? Non, parce que par là, tu vas te faire voler ». D’accord. Je suis à Buenos Aires, ville de 3 millions d’habitants qui a la réputation d’être assez dangereuse.

Je retrouve vite mes pas et grâce aux transports en communs bien efficace, je suis rapidement à l’intérieur d’un hostel chauffé, propre, et confortable. Première journée à glander, surtout que j’arrive un lundi férié et donc tout est fermé. Le lendemain, je pars pour walking tour mais celui-ci ne doit plus exister. Retour à l’hostel pour essayer de m’y retrouver. Difficile d’avoir de l’info dans cette ville quand le gars de l’office du tourisme semble plus préoccupé par le remplissage de sa feuille de statistiques (provenance et durée du séjour des touristes) que de me donner des informations.

Vue depuis le balcon de la Casa Rosada

Vue depuis le balcon de la Casa Rosada

Je retombe quand même sur mes pattes, et trouve un free walking tour de la vieille ville. Une visite très intéressante menée par Javier, un étudiant en Histoire. J’en apprends plus sur la construction de la ville, l’Histoire et le fonctionnement étatique du pays. Ayant choisi le tour en Espagnol, nous ne sommes que trois et c’est l’occasion d’un véritable échange. Les trois heures passent en un clin d’œil. J’aurai l’occasion durant le week-end de visiter la Casa Rosada, le palais présidentiel, et le Cabildo, ces deux bâtiments deux bordant la Plaza de Mayo. Les deux visites sont cependant de peu d’intérêt.

Vue depuis le balcon du Cabildo situé à l'opposé

Vue depuis le balcon du Cabildo situé à l’opposé

Le lendemain, un mercredi, je profite des musées gratuits ce jour-là et visite le musée d’Histoire nationale. Trop fouillis, la chronologie n’est pas respectée. Je me perds dans cette Histoire et ne comprends pas toujours pourquoi certains personnages sont mis en avant. Un musée visiblement destinés aux Argentins qui connaissent déjà l’Histoire de leur pays.

J’enchaîne avec un bifle de chorizo. Autrement dit, un steack, grande spécialité du pays ! Mais sur base d’avis sur internet, je vais dans une parrilla (restaurant spécialisé dans les viandes grillées) bien trop chic à mon goût. Je m’y sens comme un cheveu dans la soupe. Certes le steack est bon mais vu que la garniture n’est pas comprise dans le prix, cela revient vite cher.

P1080001Un autre jour, je me rends en compagnie de Murielle, une Allemande à La Boca. Célèbre quartier connu pour ses maisons colorées d’El Caminito. Bien trop célèbre à notre goût, on a l’impression de visiter Disneyland. Partout, de « faux » danseurs de tango nous proposent de prendre une photo avec eux et tous les restaurateurs nous invitent à manger là. Boutique de souvenirs après boutiques de souvenirs ont défiguré ce petit bout de quartier. La Boca, c’est aussi un des quartiers les plus pauvres de Buenos Aires et un quartier où il ne faut pas mettre les pieds pour sa dangerosité. La fille qui était avec nous lors du walking tour s’est fait racketter son téléphone à l’aide d’un grand couteau de boucher. Heureusement, rapidement des personnes du quartier se sont approchées faisant fuir les voleurs et permettant ainsi au groupe de filles de conserver leurs sacs à mains. L’erreur qu’elles ont faites est d’être sorties des rues touristiques et colorées mais surtout de s’être baladées iphone en main pour trouver leur chemin grâce au GPS.

P1080007De retour au centre-ville, je me rends au musée du Bicentenaire. Ce musée retrace 200 ans de l’Histoire de l’Argentine indépendante. Intéressant même si je me demande ce que les graphistes Argentins ont avec leur style de vidéo psychédélique. Épileptiques s’abstenir. Passons aussi sur la propagande à peine masquée des dernières vidéos retraçant le passé le plus récent.

P1080013Je profite aussi de mon séjour assez long à Buenos Aires (8 jours) pour aller au cinéma. Le cinéma Gaumont situé à deux pas du Congrès projette des films Argentins à un prix riquiqui. J’y ai vu « Le Clan », drame se passant à la fin de la dernière dictature et nous montrant les agissements de la famille Puccio. Ce film est un très gros succès en Argentine.

P1080046Un autre matin, je pars faire un second Free Walking Tour, cette fois-ci du quartier La Recoleta. C’est Maru, étudiante elle aussi en Histoire qui nous guide. Dans ce quartier, de riches familles se sont construites des palaces. A travers ce tour, c’est toute l’histoire de l’Argentine qui défile. Fin du tour au cimetière de La Recoleta, un cimetière aujourd’hui complet qui abrite les caveaux des plus riches familles. Tous les styles s’y mélangent à l’image de Buenos Aires. Le lendemain, j’y retourne pour faire cette fois-ci une visite guidée. On en apprend plus sur certains caveaux, sur l’histoire du cimetière, sur de grandes personnages qui y sont enterrés. Un endroit fascinant si la mort ne vous fait pas peur. Et oui, vous pourrez voir le caveau où est enterré Eva Peron.

P1080063Tout près de là se trouve la première librairie El Ateneo, installée dans un ancien théâtre. Les livres trouvent ici un lieu majestueux qui leur rend leur noblesse. On peut aussi s’installer sur la scène pour de la petite restauration ou une boisson.

Autre visite, le musée de la mémoire. Un musée qui explique comment la lutte contre la « subversion » (entendez, les gauchistes, les anarchistes, ceux qui pensent différemment, …) s’est mise en place (notamment avec l’aide de l’armée Française) lors de la dernière dictature qu’a connue l’Argentine (1976-1983). Ce musée explique aussi comment les enlèvements ont eu lieu et comment ces personnes « disparues » ont été transférées (= tuées). Parce que ces militaires avaient le sens des priorités et des valeurs, ils ont décidés de donner une « mort chrétienne » aux « agents subversifs ». Lors des vols de la mort, les prisonniers, drogués, étaient lâchés en pleine mer depuis de petits avions. Ils mourraient noyés et disparaissaient sans laisser de trace. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles ne savent pas ce qu’il est advenu de leurs disparus.

P1080084Dernier petit musée que j’ai visité, le musée de la ville. Une petite visite d’une demi-heure pour observer des objets du début de l’industrialisation. Anciens téléphones, gramophones, fers à repasser, … Si vous aimez Downton Abbey, vous serez sûrement charmés.

Un magasin de sièges à San Telmo

Un magasin de sièges à San Telmo

Le dimanche, direction la feria de San Telmo. J’avais un peu peur du côté touristique et finalement, j’ai bien aimé cette feria où de nombreux artisans vendent leur production. Bien sûr, il y a de tout, du bon comme du moins bon mais en gardant son sens de la mesure, on peut faire de chouettes emplettes. Une autre balade sympathique si vous avez du temps, le quartier de Puerto Madero, cœur des affaires de BA.

P1080032Dernier jour de mon voyage, le lundi soir, je vais voir le spectacle de percussions « La Bomba del tiempo« . Pas mal mais forcément très fort. Je n’ai pas pensé à prendre des boules quiès pour atténuer le son et après une demi-heure, j’ai commencé à me dire que je risquais vraiment gros vu le niveau sonore. Solution de débrouille, j’ai déchiré un mouchoir que j’avais en poche, l’ai roulé et enfoncé dans mes oreilles. Pas l’idéal mais cela a fonctionné et a atténué le son. Quant au spectacle, c’était pas mal. Le plus impressionnant est le fait que tout est de l’improvisation et que le chef d’orchestre qui crée cette harmonie utilise un langage des signes pour intimer ses ordres aux artistes.

En pratique

Hostel Puerto Limon. 130 pesos/ dortoir de 8 lits. + dans de plus petits dortoirs. -10% avec la carte ISIC et -10% avec la carte hola hostel (carte gratuite).

Buenos Aires Free Walks. Voir sur leur site les heures de départ. Deux tours : vieille ville et la Recoleta.

Cimetière de la Recoleta. Visites dans différentes langues. Les horaires sont à l’entrée du cimetière. Prix libre (pourboire).

Musée de l’Histoire nationale. 20 pesos, gratuit le mercredi.

Musée du Bicentenaire. Gratuit.

Cinéma Gaumont. 8 pesos.

Musée de la mémoire (ex-ESMA) : difficile de vous donner les heures d’ouverture vu la complexité de celles-ci. L’Ex-Esma est en fait constituée de plusieurs bâtiments qui ont chacun leurs heures d’ouverture. Le plus intéressant est l’ex casino. Gratuit.

Musée de la ville. Gratuit.

Feria de San Telmo : tous les dimanches rue Defensia.

La Bomba del tiempo: tous les lundis. 70 pesos si payé plus d’un jour à l’avance, 90 sur place. Le métro arrive très près et il y a pleins de bus également qui repartent de la station de métro.

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Les chutes d’Iguazu

P1070873Après un court trajet depuis Santo Pipo, j’ai rejoint un hostel conseillé et surtout très bon marché. Bonne surprise, l’hostel est très bien et le lendemain matin, j’ai pu profiter du meilleur petit-déjeuner de mon séjour en Amérique (hors Llullu Llama mais je ne payais pas). Quelques courses et un repas plus tard, je vais me coucher tôt afin d’être au taquet pour voir les chutes.P1070886

Côté Argentin

P1070808Le lendemain, je pars tôt et arrive à 8h45 dans le parc. J’aurais pu faire mieux vu que le parc ouvre à 8h mais c’est suffisamment tôt pour qu’il n’y ait personne ! Je commence par le circuit supérieur et je suis seule face aux chutes. Incroyable. Les émotions face à la puissance des chutes n’en sont que plus grandes.

P1070814Je continue sur le circuit inférieur et il n’y a toujours pratiquement personne. Déjà quand je sors du circuit, je vois bien plus de monde affluer et surtout d’énormes groupes. Mon conseil, donc : levez-vous tôt. Ne commencez pas par la garganta del diablo. Il y avait des groupes présents à mon entrée dans le parc et ils sont tous partis la voir.

P1070828J’ai donc enchaîné avec la Garganta del diablo. Beaucoup de monde, on dirait une bataille de selfie stick. Difficile de vraiment en profiter.

P1070882Je mange ensuite mon sandwich et dois surtout rester tout le temps attentive à ne pas me faire attaquée par les coatis. Même si c’est agréable de manger à l’extérieur, je pense que vu le problème environnemental et sanitaire qu’ils représentent, créer un espace intérieur (pourquoi pas vitré) serait une bonne idée.

Ils ont l’air mignon comme ça …

Je fais ensuite le sentier Macuco. Long (7km en tout) et pas très intéressant. En fait, la cascade serait le spot idéal pour un pique-nique si quelque chose était aménagé pour. Mais vu qu’il n’y a rien pour s’assoir et que j’ai de toute façon déjà mangé, je retourne assez vite à l’intérieur du parc. Il ne me reste plus beaucoup de temps. Je retourne à la garganta del diablo et bingo !, il y a beaucoup, beaucoup moins de monde. On en profite nettement mieux.

P1070852Aux alentours de la Garganta, profitez également des nombreux papillons attirés par le sel laissé par … notre sueur en s’appuyant sur les rampes. Il y a dans tous le parc des panneaux explicatifs assez bien fait qui vous permettront d’apprendre ce genre d’infos.

P1070870Retour à Puerto Iguazu après cette longue journée et achats compulsifs (non, je rigole), j’achète trois maté.P1070888

Côté Brésilien

P1070941Le lendemain, je prends mon sac à dos et hop, direction le côté Brésilien. Je m’étrangle un peu au vu du prix du lockers. 6 fois plus cher que l’aller-retour jusqu’à la ville de Foz Do Iguazu. Autant vous dire que vous avez intérêt à d’abord aller déposer votre sac à votre hostel et ensuite, revenir voir les chutes.

La passerelle qui permet de s'approcher au plus près des chutes

La passerelle qui permet de s’approcher au plus près des chutes

Bref, je parcours l’unique circuit de ce côté et il n’y a pas à dire, la carte postale est là. Cependant, il est 11h et il y a foule. A certains endroits, on fait la file. Pas pour regarder les chutes, non pour se prendre en photo devant. Certains n’y jettent même pas un œil, tant que la photo est prise.

P1070930Arrivée au bout, je mange et cette fois-ci, en compagnie des guêpes. Je refais ensuite le même sentier en sens inverse. Il y a environ 5 fois moins de monde et c’est nettement plus agréable. Je m’arrête à certains endroits dix bonnes minutes sans me faire jeter puisqu’il n’y a presque plus personne.

P1070957Retour à Foz où je loge dans un hostel tout neuf et très bien conçus. Matelas d’une trentaine de centimètres, cela change des baignoires. Fruits frais le matin, super.

P1070951Le lendemain, je prends le bus pour Buenos Aires à moitié prix ! Et oui, du côté Brésilien, les bus coûtent deux fois moins cher pour aller à BA. Seul inconvénient, la compagnie qui fait ce trajet ne part que deux fois par semaine mais en le sachant, on s’en accommode.

En pratique

Côté Argentin

Bus Santo Pipo-Puerto Iguazu : Compagnie Horianski. 190 pesos en prix étudiant. J’ai juste pris le premier bus qui passait. Durée : environ 4h.

Residencial Noelia. Fray L. Beltran. Fait partie du réseau hola (-10% avec la carte de membre qui est gratuite). Prix de base : 90 pesos en dortoir ! Excellent petit-déjeuner : salade de fruits frais, papaye fraiche, différents pains, dulce de leche, confiture, beurre, thé, café, lait chaud, … Je ne m’attendais vraiment pas à cette qualité à ce prix. Les matelas sont par contre moyens. Il y a une cuisine, assez mal équipée mais suffisant pour se cuisiner un plat simple.

Visite des chutes

Bus toutes les 20 minutes reliant Puerto Iguazu à l’entrée des chutes : 100 pesos l’A/R, pas de prix étudiant. Compagnie Rio Uruguay.

Entrée des chutes : 260 pesos, pas de prix étudiant. Prenez votre pique-nique.

Partez le plus tôt possible. Le parc ouvre à 8h. Commencez par le circuit supérieur (rouge). Ensuite, circuit inférieur (bleu). Ensuite, faites le sentier Macuco (orange) et mangez là-bas (pique-nique). Enfin, terminez par la garganta del diablo (orange). Je n’ai pas eu le temps de visiter le centre d’interprétation mais il serait bien de le caser entre le sentier Macuco et la garganta del diablo (vers 16h, il y a très peu de monde). Tout ceci fait partie des activités incluses dans le ticket. Si l’île San Martin rouvre ses portes, je conseillerais de commencer par cela et donc inverser circuit inférieur et circuit supérieur.

Côté Brésilien (Foz do Iguaçu)

Bus Rio Uruguay ou Crucero del Norte : 40 pesos jusqu’aux cataractes. Horaire : 8h10, 10h30, 12h20 (Crucero del Norte) et 8h30, 9h30, 10h30, etc (Rio Uruguay). Il doit y avoir un bus moins cher qui va directement à Foz. Mieux vaut le prendre, se trouver un hostel, y laisser son sac et partir visiter les chutes en bus urbain (2,9 real).

Prix de l’entrée : 52,3 reals. Pas de prix étudiant. Prix du lockers : 30 reals !!!! (alors que l’A/R en bus depuis Foz coûte 5,8 reals).

Visite : venir le matin soit très tôt, soit vers 10h30. Prendre le bus (inclus) jusqu’au premier mirador. Marcher le long du sentier. Arrivé au bout, manger sur les tables de pique-nique puis revenir entre 13 et 14h. Il y a très peu de monde et cela permet de contempler bien plus à son aise. Reprendre son bus au premier mirador (dans l’autre sens bien sûr).

Bus Pluma pour Buenos Aires depuis Foz Do Iguaçu : 180 reales. Départ les mercredis et dimanches à 13h. Bus très basiques et sans nourriture servie à bord. Toilettes à bord et quelques arrêts. Durée : 19h. Les formalités à la frontière vont très vite.

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San Ignacio

Après Cordoba, direction les chutes d’Iguazu. Mais tant qu’à faire autant de route (21h depuis Cordoba), je me suis dit que je pourrais bien visiter quelques lieux en chemin. Dans la province de Corrientes, il y a justement les Esteros del Ibera, une réserve naturelle apparemment de toute beauté. J’ai donc pris un premier bus pour Curuzu Cuatia, suivi d’un second pour Mercedes. Là, j’ai dû me rendre à l’évidence : 1. Cela faisait 24h qu’il pleuvait fortement et la route de terre est vivement déconseillée en cas de pluie. 2. C’était beaucoup plus cher que ce que je ne pensais. Après bien des hésitations, je me suis résolue à ne pas m’y rendre.

Autre bus direction Corrientes et enfin, San Ignacio. Alors sans ces hésitations, j’y serais arrivée le matin, c’est à 22h que je débarque. Pas à San Ignacio puisque l’accompagnateur du bus à qui j’avais signalé trois fois descendre à San Ignacio m’a appris peu après ce village qu’on venait de le passer. Ils me débarquent donc dans le noir sur le bord de la route et j’arrête le bus suivant venant en direction contraire. Arrivée là, je n’ai aucune idée d’où se trouvent les hostels. Je n’avais pas vraiment prévu cette arrivée tardive. Je demande aux policiers où je peux loger, ils m’informent (à tort) qu’il n’y a que des hôtels à San Ignacio et qu’il est dangereux de marcher la nuit. Sympa les flics. J’ai mon parapluie en main bien qu’il ne pleuve plus et le serre très fort. J’arrive à l’hôtel que le policier m’a indiqué mais les prix sont prohibitifs. Heureusement la réceptionniste m’indique un hostel. Je suis bien contente d’y poser mes affaires.

P1070757Le lendemain, je vais visiter les ruines de la mission jésuite. C’est L’attraction de San Ignacio. Tellement que si l’on veut voir le show et lumière le soir après l’avoir visité en journée, cela revient plus cher que les chutes d’Iguazu. Devant un tel prix, je refuse. Cela coûte 15 fois plus cher que l’autre mission jésuite que j’ai visité à Alta Gracia, près de Cordoba.

P1070769Mais ce n’est pas parce qu’il y a une attraction principale, qu’il n’y a rien d’autre à faire. Je pars donc au parc provincial de Teyu Cuare. Gratuit et il n’y a pas un chat. D’accord, je n’ai pas découvert une énième merveille de la nature mais cela m’a fait du bien de marcher après tant de trajets en bus et sachant qu’autant m’attendent encore. Je mange en face du Rio Paraguay marquant la limite entre l’Argentine et le Paraguay.

Le lendemain matin, je reprends la route en faisant d’abord un arrêt à Santo Pipo. Ce village est le lieu de production de Piporé, une marque de Yerba Mate. La Yerba mate est à la base du mate, la boisson que tous les Argentins boivent à longueur de journée. Elle se boit dans un mate, récipient en forme de coupe originellement creusé dans une calebasse mais qui peut aussi être creusé dans du bois ou, crime pour certains, fait de plastique ou de verre. Le mate, c’est donc le nom de la boisson ainsi que du récipient dans laquelle elle se boit. Cela se boit souvent en groupe, faisant circuler le mate d’une personne à l’autre mais peut aussi se boire seul. Cela améliore la concentration et tient éveillé. Personnellement, cela me fait bien plus d’effet que le thé ou le café. Pas intérêt à en boire trop tard. Lors de la visite, j’ai eu droit à une vidéo d’une vingtaine de minutes, apologie de la marque Piporé mais aussi histoire de cette boisson.

En pratique

Bus Cordoba-Curuzu Cuatia : bus expreso singer : départ 19h. 600 adulte/480 étudiant. Arrivée à 5h00.

Bus Curuzu Cuatia-Mercedes à 5h30. Compagnie Expreso Sauce. 83 adulte/67 étudiant.

Bus Mercedes-Corrientes. Compagnie Nuevo Expreso. 104 étudiant.

Bus Corrientes-San Ignacio : Compagnie Rio Uruguay. Départ 15h15-arrivée (réelle) : 22h. 255 étudiant.

(évidemment, il y a des bus qui vous mènent directement de Cordoba à San Ignacio)

Hostel Adventure : 115 pesos/dortoir. Bon petit déjeuner inclus.

Bus San Ignacio-Santo Pipo : 13 pesos. Compagnie Horianski. Prendre le premier bus qui passe au terminal.

Visite de Piporé (production de yerba mate) : gratuit. Film d’une vingtaine de minute sous-titré en anglais, suivi d’explications et démonstration des vieilles machines.

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Cordoba

Musée historique provincial

Musée historique provincial

J’arrive à Cordoba lors d’une grève des bus. Je pars donc à pied à la recherche de mon hostel. Même si j’avais prévu de me reposer, je vais visiter un musée vu qu’ils sont gratuits le mercredi. Le musée historique m’a plus plu pour son architecture, une ancienne maison coloniale, que pour son contenu mais j’ai malgré tout pu apprendre quelques faits intéressants.

musée historiqueA Cordoba, j’ai pu effectuer un Free walking tour. Comme (presque) toujours, c’était génial. Pleins d’informations intéressantes, de mises en lumière de petits détails à côté desquels je serais autrement passée, de suggestions de musées ou lieux à voir.

L'art de faire du nouveau vieux

L’art de faire du nouveau vieux

Visite plus sérieuse ensuite, le musée de la mémoire. Comme souvent en Amérique Latine, pas d’informations données sur ce musée à l’office du tourisme, il ne figure pas non plus sur la carte de la ville. Un lieu pourtant très important pour comprendre l’histoire de l’Argentine qui continue d’influencer le présent. Les procès des tortionnaires et responsables de plus sombres heures de l’Argentine continuent encore et des petits-enfants nés en captivité de mères aujourd’hui « disparues » sont encore découverts (la disparition était synonyme de mort sous la dictature). Ce musée se situe dans un ancien centre de détention, le « D-2 ». Pour rappel, la dernière dictature en Argentine (Videla) s’est déroulée de 76 à 83. Depuis, ce pays connaît sa plus longue période de démocratie.

estancia Alta GraciaRetour ensuite à la période coloniale pendant laquelle l’Argentine a connu les missions jésuites (jusqu’en 1767 date de leur expulsion). Les jésuites, ordre chrétien, étaient venus évangéliser les indigènes. Pour subvenir à leurs besoins, ils ont créés des estancias, unités économiques de production. Ils « produisaient » notamment des mules qui servaient dans les mines de Potosi. A Alta Gracia, j’ai visité le musée des estancias jésuites. Intéressant d’en apprendre plus sur ce pan de l’histoire Argentine, surtout qu’il y avait une visite guidée. Dans cette petite ville, située non loin de Cordoba, j’ai également visité la maison du Che. Pas hyper intéressant et comme tous les musées traitant d’un fait ou personnage historique en Amérique Latine, pas du tout critique. Mais comme je venais de lire le carnet de voyage du Che en Bolivie (très barbant au passage, mais c’est tout ce que j’avais trouvé dans un book exchange), j’étais dans le sujet. A Cordoba même, il est possible de visiter la manzana jesuitica (bloc de maison jésuite). Très intéressant également surtout qu’ils ont créé la première université du pays, université aujourd’hui publique et totalement gratuite (même pour les étrangers). Là aussi, il y a une visite guidée très intéressante.

Le soir, petit spectacle sympatoche, un son et lumière au paseo del buen pastor. J’y suis même revenue une seconde fois avec Ellen que j’ai recroisé par hasard dans la ville. Cela dure 20 minutes, c’est gratuit et c’est assez bien fait. En plus, les spectacles ne sont pas toujours les mêmes (je ne sais pas s’ils varient en fonction du jour ou de l’heure). Un peu avant, on s’est rendues au musée des femmes. J’espérais un musée parlant de femmes illustres d’Argentine, de féminisme et d’évolution de la condition des femmes. Au lieu de cela, on a trouvé un petit musée dont les œuvres d’art ont été réalisées par des femmes. Petite déception.

législatureUn peu par hasard, je suis entrée dans la législature de Cordoba. Cordoba, comme les 27 provinces d’Argentine (Etat Fédéral) possède sa législature. Il y a peu, cette législature était même bicamérale. Aujourd’hui, elle n’a « plus » qu’une chambre. Bon, étant Belge, je n’ai rien à dire sur la complexité du système législatif Argentin. Normalement, la législature ne se visite pas mais en faisant un beau sourire, la dame de la réception s’est dit que ce serait vraiment dommage que je ne puisse pas visiter le bâtiment. Elle m’a donc fait faire le tour du propriétaire en visite VIP.

 

 

 

En pratique

Hostel 531. Rivera indarte 531. 85 pesos si vous réservez par hostelworld, 110 sur place (j’ai négocié de payer le premier prix mais normalement ils n’acceptent que si vous faites effectivement la réservation). Petit-déjeuner inclus de qualité. Cuisine qui manque d’ustensiles mais sinon bien équipée. Activités prévues (film, asado, …). Douche de qualité. Un peu excentré mais le centre est assez vite rejoint à pied. Près du marché.

Musée de la mémoire. Passage Santa Catalina (entre la cathédrale et le cabildo).

Free walking tour « La docta ». Voir sur leur site internet pour les horaires.

Musées gratuits le mercredi.

Musées des femmes : gratuit. Rivera Indarte 55. Ma-Sa : 10-20h. Musée d’art dont tous les auteurs sont des femmes.

Musée historique provincial Marques de Sobremonte. 15 pesos. Lu-Ve : 9h30-14h30.

Manzana Jesuitica (musée historique de l’université nationale de Cordoba) 10 pesos. Visite en EN à 10h et ES à 11h (autres horaires l’après-midi).

Paseo del buen pastor : av. Hipolito Yrigoyen 325. Spectacle de fontaines, le soir aux heures piles : 19, 20, 21, 22h tous les jours. 23h le vendredi et samedi. Gratuit.

Législature de Cordoba. Normalement, cela ne se visite pas mais un sourire ouvre toutes les portes.

Glacier: les glaciers Venezia (chaîne uniquement présente à Cordoba et Alta Gracia) font de la très bonne glace, à un prix démocratique et avec de nombreux goûts très variés (crocantina – cachuètes caramélisées, mantecol – un biscuit et toutes les variations autour du dulce de leche valent la peine).

Alta Gracia

28 pesos en bus, compagnie Sarmiento. Sort du petit terminal : prendre la rue Buenos Aires depuis la place San Martin et prendre une rue gauche juste avant le bd Pte Arturo Illia.

Musée de l’estancia jésuite. 20 pesos. Ma-Ve : 9-13h et 15-19h. Sa-Di et jours fériés : 9h30-12h30 et 15h30-18h30.

Maison du che. 75 pesos adulte/ 45 étudiant.

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Cafayate

QuebradaCafayate, c’est le village qui va grandement améliorer l’opinion que j’ai de l’Argentine. Parce que jusqu’ici le Nord-Ouest Argentin m’a plutôt déplu. Avant de m’y rendre, je ne savais pas trop ce que l’on pouvait y faire. Juste que l’on peut y déguster du vin. Cela tombe mal, je n’en bois pas.

La rando des cascades

cascadeDès mon premier jour cependant, grâce aux bons conseils d’un Coréen, je marche jusqu’aux cascades. Je ne sais pas à quoi m’attendre et suis juste contente de marcher. Après une première partie bien ennuyeuse sur une route sablonneuse, j’atteins le « début » de la rando. On me conseille de prendre un guide et bien sûr, je n’en fais qu’à ma tête et pars toute seule.

cactusAu début, je suis un peu la rivière, un peu les gens devant. Quand ceux-ci se font plus rare, je me transforme à nouveau en trappeuse et suit ce que je prends pour des traces au sol. Je suis peut-être un troupeau de chèvre mais peu importe, puisque je ne me perds pas.

cascade 2La marche n’est pas une petite randonnée tranquille mais est agrémentée de nombreux rochers à escalader. Parfois, la nature a mis sur notre route des obstacles, éboulements, rocs, cascades, … et à nous de trouver notre chemin. C’est amusant mais surtout très joli. L’eau descendant en cascade des hauteurs produit un son que j’adore. Les cactus, les chèvres (j’en croise vraiment), le soleil, tout est idyllique. Plusieurs fois, c’est assez aventureux mais je n’en suis que plus fière une fois l’obstacle passé. Arrivés au bout avec deux couples d’Argentin, on savoure le moment avant de rentrer au village. En chemin, on croise un groupe de six Anglais… accompagnés d’un guide.

rocher

Las cabras de Cafayate

chèvresLe lendemain, je vais visiter un élevage de chèvres qui produit du fromage. Pour l’anecdote, ils ont créé cet élevage pour fertiliser les vignes avec leurs déjections. Les chèvres se reproduisant, les propriétaires ont décidé de se lancer dans cette aventure. Aujourd’hui, les propriétaires des vignes et des chèvres continuent ces deux aventures en symbiose. Les chèvres mangent le résidu de la presse des raisins (peau et pépins) qui leur apportent vitamines et pleins de bonnes chose et leurs excréments servent à amender la terre. Et la boucle est bouclée !

Musée du vin et de la vigne

Cafayate, c’est le royaume du vin. Bien que ne buvant pas de vin, j’ai quand même été visiter le musée du vin et de la vigne récemment ouvert. Un musée très (trop) moderne et assez complet. Même si j’aime beaucoup les muséographies modernes, je trouve qu’ici ils ont poussé le bouchon un peu trop loin. Intéressant tout de même.

La Quebrada de las Conchas

vélosCafayate, c’est aussi et surtout la Quebrada de las Conchas. J’ai déjà pu entrapercevoir cette vallée sur la route me menant de Salta à la ville. C’est un pur miracle de la nature. Tout le long, on peut s’arrêter pour de nombreux points de vue ou chefs-d’œuvre d’architecture naturelle. Si la plupart des touristes la visite en voiture qu’elle soit louée ou menée par une agence, Clara et Ellen, deux voyageuses du Minessota et moi, on a décidé de le faire à vélo. Il y a trois loueurs de vélo dans la ville et Ellen et moi, on a bien sûr choisi le moins cher. Nos cuisses nous en ont un peu voulu dans les montées.

Garganta del diabloLa solution la plus simple et la plus agréable, c’est de prendre le bus jusqu’à la Garganta del Diablo et de revenir à bicyclette ! On a pris notre temps, toute la journée basiquement et on a profité de cette beauté incroyable.

obelisco50 km ponctués d’arrêts pour mieux apprécier les étrangetés forgées par le vent, la pluie, les mouvements de la croute terrestre. Vu que toutes les trois, cela faisait longtemps qu’on avait plus de fait de vélo, je ne vous dis pas comme à la fin de la journée « on avait mal occupé notre jeunesse ». Comprenne qui pourra.

Et pour éliminer

Autre spécificité de Cafayate et qui devrait définitivement vous convaincre que c’est LE lieu à visiter en Argentine, c’est qu’il y a beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup de glaciers. Oui. Des glaciers. Je n’en ai testé que deux, le deuxième m’ayant beaucoup plu, j’y suis restée fidèle.

Un hostel sympa

Cerise sur le gâteau, ou base solide d’un bon séjour, c’est selon, l’hostel où je logeais était « buena onda ». La buena onda, c’est la bonne ambiance, l’hospitalité, la générosité, une notion aux contours flous mais pourtant concrète.

Célébration du 1er août à la Pachamama

La Terre a faim!

La Terre a faim!

La samedi 1er août, nous nous sommes tous rendus à San Antonio pour la célébration annuelle à la Pachamama (la mère terre). Une fois par an, les habitants creusent un trou et offrent à la terre de nombreuses offrandes : vin, pommes de terre, cigarettes, feuilles de coca et même un gâteau entier. C’est qu’il faut être généreux avec la terre qui nous offre tant.

floreriaIl y a également eu une floreria. On a cousu des « fleurs » faites en laines aux oreilles d’un troupeau de moutons avant de marier un couple choisi parmi ceux-ci. Symboliquement un parrain et une marraine ont été choisi dans l’assemblée. Une fois le mariage célébré, la foule a été aspergée de talc à la grande joie des enfants (et des moins grands).

laine coloréeCette cérémonie s’est bien sûr accompagnée de nourriture traditionnelle comme le locro, soupe à base de maïs. J’ai aussi pu goûté au dulce de Cayote. C’est une sorte de confiture d’un fruit local. C’est forcément très sucré et si là, cela se mange tout seul, j’ai préféré le manger avec du pain. Après plusieurs heures, on a terminé d’offrir le festin à la terre et tout en chants, le trou a été rebouché.

PachamamaEnsuite, un groupe de musiciens a joué et quelques courageux se sont essayés aux danses traditionnelles. Pour finir, un concours était organisé. Un groupe de huit femmes du village affrontaient huit femmes « venues d’ailleurs », chaque groupe tenait un arc formé de tiges de canne. Les deux groupes se sont approchés lentement et arrivés à un certain point, il nous fallait empoigner l’arc de l’autre groupe et l’attirer au-delà d’une certaine limite. Si au début, on y allait mollo, les femmes en face étaient bien décidées à gagner et n’y sont pas allées de main morte. Devant une telle énergie, on a laissé tomber toute retenue et on a même gagné ! Du vin et du soda, parfait pour célébrer l’anniversaire d’Angel ce soir-là avec un asado.asado

Ne manquait plus à ce voyage qu’un peu de stop

Taffi del ValleQuoi de plus parfait pour rejoindre Tucuman que de le faire en stop ? Avec Clara avec qui j’ai parcouru la Quebrada, on a décidé de le faire a dedo. On quitte Cafayate dans la voiture d’un vigneron qui produit les Burbujas de Altura. Il nous laisse au croisement avec la route menant à Amaicha. Rapidement, une voiture nous y amène, nous laissant à la pompe à essence et faisant ainsi un détour pour qu’on ait plus de chance. On y a passe quand même près de deux heures à attendre la voiture qui nous mènera à Taffi del Valle. Vu qu’on a du temps, je laisse mon nouveau mate à sécher pour éviter qu’il ne pourrisse. Une fois que la voiture d’Alberto, un artisan s’arrête pour nous y déposer, on se précipite et j’oublie mon premier mate dans lequel je n’avais même pas encore eu l’occasion de boire ! A Taffi, on a à peine le temps de prendre une photo que deux amis d’enfance, Mario et Ninno, aujourd’hui la soixantaine, s’arrêtent. Ils s’arrêtent aux bords du lac artificiel formé par un barrage. Le père de Ninno y était venu une fois et avant de mourir avait souhaité que ses cendres y soient dispersées. Les deux amis s’y arrêtent donc et en toute simplicité, accomplissent sa dernière volonté. Ils nous expliquent qu’ils devaient venir avec le troisième larron, un autre ami d’enfance mais que celui-ci n’a pu se libérer. Ils sont heureux de ce hasard du destin leur ayant permis ainsi de nous proposer ce lift.Pure générosité, ils nous déposent à un spot si parfait que l’on n’a même pas le temps de montrer notre pancarte qu’une voiture s’arrête et ses trois occupants nous font de la place. Ils nous déposent à un arrêt de bus urbain nous amenant juste devant le terminal. En un peu plus de 7 heures (alors que le bus direct met 4 heures), nous y sommes. Là, nos routes se séparent Clara continuant en bus de nuit à Mendoza et moi, à Cordoba.

En pratique

Bus Salta-Cafayate : compagnie Flechabus. Prix : 159 adulte/128 étudiant. Départs : 6h50, 10h30, 13h, 17h, 19h30, 21h.

Hostel Huayra Sanipy: 100 pesos. Membre de hola hostel. Demandez (gratuitement) la carte de membre et vous payez 10% de moins. Il y a une cuisine pas trop mal équipée, des lits assez confortables, des lockers, un jardin avec une grande parilla.

Quebrada de Las Conchas. Bus direction Salta jusqu’à la Garganta del diablo : Flechabus : 45. 15 pour transporter le vélo. Route n°68 : Garganta del Diablo (KM 47), El Anfiteatro (46), Tres Cruces (41), Santa Barbara (36), El Sapo (34), El Fraile (33), La Yesera (27), El Obelisco (22), Las Ventanas (40), Los Castillos (19), La Punilla (17), El Mollar (14), Los Médanos (8). Location de vélo : c/ Camilla Quintana de Niño esq. Silverio Chavarria.100 pesos la journée. Les vélos sur la place principale : 150 pesos la journée (ils ont l’air mieux).

Musée de la vigne et du vin : 10 étudiant. Ouvert de 9 à 19h.

Cérémonie de la Pachamama à San Antonio. Le 1er août.

Visite de l’élevage de chèvres : 15 pesos (inclus la dégustation). Bonne visite guidée.

Route des cascades (Rio Colorado) : c/ 25 de Mayo jusqu’au bout puis tourner à gauche (en suivant la route) et continuer sur la route principale.

Glacier Dessio : place principale, c/V. Toscano. Après avoir testé le glacier Miranda recommandé par tous les guides et goûté à une glace sans aucun goût, j’ai mangé une glace bien meilleure et bien moins chère à Dessio. 23 pesos pour trois boules !

Bus Cafayate-Tucuman : Compagnie Aconquija. Prix. 220 pesos.

Bus Tucuman-Cordoba : 528 adulte/422 étudiant. Compagnie Andesmar. Départ à 23h, arrivée vers 8h.

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Salta

P1070551J’arrive à Salta ayant bien en tête que c’est la crise des hébergements avec tous les argentins voyageant en ce moment. J’ai noté pleins d’adresses mais en chemin, je trouve un hostel bon marché. Je visite avant de me décider et même si cela ne paie pas énormément de mine, cela fera l’affaire.

Ce soir-là, je me vais avec un couple de Français boire un verre dans « la » rue des bars, la rue Balcarce. Dans cette rue, piétonne dans sa partie festive, s’enchaînent bars et peñas (bars avec musique livre).

Le lendemain, un dimanche, je ne fais pas grand chose si ce n’est me renseigner et me balader pour apprécier les bâtiments coloniaux.

Lundi, la plupart des musées sont fermés, je me rends alors à San Lorenzo. L’office du tourisme m’a expliqué qu’on pouvait y marcher. Je m’y rends en bus. Je réalise vite que c’est tout un quartier qui porte ce nom. Je ne sais pas où je suis supposée descendre. Lorsque je vois un office du tourisme, je demande au chauffeur de s’arrêter. Il semble avoir compris ma situation et m’explique que la quebrada, c’est au terminus. Là, il y a à nouveau un point info. Ils m’informent qu’il n’y a que 400 m de ballade à faire, soit rien. Après, c’est propriété privée. Je marche un peu et dois évidemment vite m’arrêter. Mais seul un panneau « interdit d’entrer » indique la limite. Pas de barrière, je continue mon chemin.

Je marche sur un sentier puis l’autre, ils se croisent et se recroisent tous. J’ai comme point de repère la rivière qui, je l’espère, me mènera au mirador. Après une petite demi-heure, voilà qu’il y a un troupeau de vaches/bœufs sur le sentier. Je ne vois pas d’alternative et ces vaches, elles me font peur. Je passe dix minutes à hésiter, j’ai déjà ramassé un bâton mais je ne trouve pas le courage d’essayer de passer. Je tente de passer par le flanc de colline mais je me retrouve nez à nez avec un taureau. Je redescends dare-dare et abandonne l’idée du mirador.

P1070537Je mange mon pique-nique au bord de l’eau avant de revenir en ville. Là, j’enchaîne avec la montée jusqu’au mirador. Plus de mille marches à grimper, j’y vais à mon aise. Je suis dépassée par de nombreux sportifs qui le font en mode « jogging ». Arrivée en haut, j’apprécie les fontaines en cascade qu’ils ont construit avant de revenir en ville.

P1070545Ce soir-là, première soirée asado pour moi. L’asado, c’est le BBQ traditionnel argentin. Les argentins cuisent la viande différemment de chez nous. Ils font d’abord un feu et lorsqu’ils ont des braises blanches, ils en prennent quelques unes et les étalent sur des briques. La viande repose sur une grille à une dizaine de centimètres et cuit lentement, mais sûrement. Cela donne une viande très tendre et bien grillée. Bonne ambiance pour cet asado « entre nous ».

Le lendemain, après avoir changé des dollars, je me rends au marché d’artisanat comme me l’a recommandé l’office du tourisme. Non seulement, Erwan, un belge et moi, on marche longtemps pour le trouver mais en plus, c’est nul. Ce sont toutes des boutiques très chics qui vendent de l’artisanat « de luxe ». Bref, ce n’est pas ici que je vais me trouver un mate.

Plus tard, je me rends au Musée d’Archéologie de Haute Montagne. Ce musée expose les momies d’enfants sacrifiés par les Incas en les déposant tout en haut de montagnes. Il explique les rituels qui entouraient ces sacrifices, les liens entre les différentes régions incas, les expéditions qui ont découvert ces momies, … Intéressant.

Je rentre, il est tard mais je me suis achetée des raviolis frais au supermarché. Cela n’a l’air de rien mais cela fait dix mois que je n’en ai pas mangé et j’ai l’eau à la bouche. Seulement un crétin, un hijo de p***, me les a mangés !!!! Je rage. Je commence à accumuler de la lassitude concernant les hostels et les dortoirs. Enfin, pas tant contre ceux-ci mais contre les abrutis qui les peuplent parfois. Ces gens qui n’ont de respect ni pour ton sommeil, ni pour tes affaires, ni pour la propreté, ni pour le silence, … Pour rien. Mon nom était écrit dessus mais cela n’y change rien. Certains sont sans-gêne. Alors, je vais bouder dans ma chambre et regarder un film et le lendemain, tôt, je me casse (oui, même un mois après l’événement, je suis encore capable de râler en y repensant).

Ce fût « l’épisode des raviolis ».

En pratique

Hostel Andaluz : 100 pesos petit-déjeuner inclus. Cuisine pas très équipée, bons matelas. Les dortoirs près de la réception (donc pas à côté de la salle commune sont les moins bruyants).

Bus Purmamarca-San Salvador de Jujuy : Compagnie Evelia. 10H40 (samedi). 42 AR$.

Bus San Salvador de jujuy-Salta : 75 AR$. Durée : environ 2h. Compagnie Balut.

Museo Casa Arias Rengel. Lu-ve 9-19h, Sa-Di 10-18h. Gratuit. Petit musée d’art. Permet de se balader dans cette maison coloniale.

Muséee d’archéologie de haute montagne (MAAM) : 70 adulte/20 étudiant.

San Lorenzo : prendre le bus indiqué San Lorenzo devant le téléphérique, av. San Martin. Au terminus, il y a point info.

Glacier Don Julian : c/ Mendoza esq. H. De Lerma. 10/13/16/20 pour 1/2/3/4 boules.

Pour monter au mirador, prendre le paseo Güemes et au bout, monter les escaliers. Le téléphérique vous y mène également mais coûte fort chef.

Changer des dollars, place principale c/ Mitre.

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Nord-Ouest Argentin: Humahuaca, Iruya, Tilcara et Purmamarca

C’est un miracle, je suis enfin en Argentine. Je me rends à pied au terminal de La Quiaca et je prends un billet pour Humahuaca. Le bus ne part qu’1h30 plus tard alors je m’installe au soleil tranquillement. Je ne suis plus à quelques heures près.

Un bus arrive. Bizarre, c’est la compagnie que je dois prendre. Je ne savais qu’ils avaient plusieurs bus. Les passagers montent. Je reste assise à faire des mots croisés. Au bout d’un moment, je demande quand même la destination de ce bus : Humahuaca. Ah. L’accompagnateur me dit de monter. Bizarre ces argentins. Puis, le bus démarre. Je regarde ma montre. On a presque une heure d’avance ! Je demande à ma voisine si les bus font toujours ça, partir autant en avance. La voilà qui me répond qu’on est en retard. Après un (long) moment de réflexion, le franc tombe. Il y a une heure de décalage horaire entre la Bolivie et l’Argentine. Un peu plus et je ratais mon bus.

Humahuaca

HumahuacaJ’arrive en un temps record au village (environ 2h pour 180 km, je crois avoir pris une fusée). C’est le premier d’une série d’arrêts qui constituent la boucle Nord du Nord-Ouest Argentin (NOA). On me l’a mille fois vanté et je m’attends à des merveilles. J’entre à l’hostel La Juana. Gaby m’annonce qu’ils sont complets mais me fait entrer quand même. Il a le cœur sur la main et convertit finalement une chambre devant être privée en dortoir. J’ai un lit confortable, une douche avec de l’eau chaude et de la pression, un hostel chauffé (!), un petit déjeuner inclus, une cuisine mais surtout des responsables extrêmement chaleureux. Je n’y ai passé en tout que trois nuits (il n’y a vraiment pas grand chose à faire) mais j’aurais pu y rester ad vitam æternam.

Hornocal

La photo n’est pas terrible. En vrai, c’est nettement mieux.

Après une journée repos méritée et plusieurs Skype où je pouvais réellement entendre et me faire entendre par ma famille, je pars en compagnie de 5 autres Français voir l’Hornocal ou la montagne aux 14 couleurs. Ce qui est un peu nul, c’est qu’il faut absolument prendre un 4×4 pour s’y rendre. Heureusement, le spectacle est à la hauteur et on essaie de prendre notre temps. J’essaie de graver l’image dans ma mémoire. Difficile quand on ne vient que pour un si bref moment (le 4×4 repart après 40 minutes).

Iruya

IruyaLe lendemain, je pars direction Iruya. Une Porteña (habitante de Buenos Aires) me l’a décrit comme magnifique et plus tard, m’expliquera « que chaque fois que je prends ce bus, j’ai les larmes aux yeux d’émotion tellement c’est beau ». Oui, les Argentins ont tendance à beaucoup apprécier Iruya. Et en effet, je me retrouve dans un village terriblement touristique. Ce sont les vacances des Porteños et ils sont partout. Partout ? Non, en fait, la plupart se contentent de prendre une photo sur la place principale à quelques mètres de l’endroit où le bus les a déposé. Certains accompagnés d’une bière. Cela doit être leur vision des vacances. Je trouve un logement très bon marché et comme il est trop tard pour rejoindre San Isidro, je passe la fin de journée à glander dans le village. Vers 17h, un groupe de jeunes Argentins revient d’une randonnée. On passe la soirée à discuter ensemble et à manger (à 22h). Ils sont bien sympas mais le côté « over-reacting » de ces jeunes me pompe vite.

San IsidroLe lendemain, je décide de partir seule pour le village de San Isidro. Pas difficile à trouver, j’ai de toute façon devant et derrière moi des habitants qui s’y rendent. Je ne trouve rien de spécial à ce village mais le chemin retour, une fois le soleil suffisamment haut est très joli. L’intérêt de cette marche, c’est qu’on est en permanence à côté de la rivière, ce que j’adore. Partie à 9h, je croise à mon retour dans Iruya les Argentins qui partent seulement à 12h30. Pour moi, il est trop tard pour pouvoir encore prendre le bus de 13h complet mais j’ai celui de 15h.

Alors que j’attends sur la place principale, j’observe les Argentins en training buvant de la bière et se prenant en selfie. Très chic. Je ne sais pas quel virus ou bactérie j’héberge en ce moment, mais je fais plusieurs chutes de tension et suis obligée de me coucher sur le banc.

Tilcara

De retour à Humahuaca, toute la ville est complète mais heureusement Gaby m’héberge (gratuitement) et je dors au fond du couloir dans un lit installé-là. Le lendemain, je continue mon voyage dans le NOA et je pars pour Tilcara. De nouveau, difficultés pour trouver un logement. Tous les Argentins semblent s’être donnés rendez-vous pour leurs vacances d’hiver et la plupart des hostels affichent complets dès le matin. Je trouve un lit dans un hostel bon marché. Je découvre que le matelas est juste un mousse. Comme un autre matelas n’est pas occupé, je les superpose pour dormir. Marre de ces proprios qui ne font aucuns efforts.

Cet après-midi, je me rends à la Garganta del Diablo. Une gorge découpée par la nature où coule une rivière. Probablement très impressionnant en saison des pluies. En saison sèche, vu la profondeur, on ne voit pas grand chose. Je me rends à Pucara, des ruines mais vu le prix d’entrée, je renonce. Je n’ai pas très envie de voir d’autres ruines. Je ne passe qu’une nuit sur place.

Purmamarca

PurmamarcaDès le matin, je pars pour Purmamarca. Le prochain bus direct part plusieurs heures plus tard. Pas envie d’attendre à Tilcara, je prends donc le bus m’amenant au croisement avec la route partant pour le village. Apparemment, il doit y avoir des remis, taxis partagés attendant là. Sauf que quand j’arrive, il n’y a personne. Que des voitures qui passent rapidement et je suis plantée là, hésitante. Plusieurs Argentins me l’ont déjà dit avec insistance : ne fait pas de stop au Nord de l’Argentine. Et surtout pas toute seule. Sauf que je suis là, au milieu de ce croisement et que je n’ai pas beaucoup de choix. Après un bon 5 minutes d’hésitation, un petit bus arrive. Je lui fais signe de s’arrêter mais il m’ignore. La voiture qui le suit par contre s’arrête. C’est une petite famille en vacances et 5 minutes plus tard, ils me déposent à Purmamarca. Ici, les hostels sont chers mais pour une nuit, cela n’a pas beaucoup d’importance.

purma mateJe recroise l’Argentine émotive (celle qui pleure en allant à Iruya) et nous montons ensemble sur une montagne en face de la montagne aux 7 couleurs – l’attraction de Purmamarca. La vue est magnifique et nous sommes seules. Séance mate. On fait ensuite le tour de la montagne colorée. Nettement moins intéressant vu de près, puisqu’on ne voit plus les couleurs.

PurmaLe lendemain, je continue mon chemin en route vers Salta. Cela fait plusieurs jours que je ne passe qu’une ou deux nuits à chaque endroit et je dois dire que j’aime pas cela du tout. De plus, les endroits où je passe ne me plaisent pas tant que cela. J’espère vraiment que le reste de l’Argentine me plaira plus.

En pratique

Humahuaca (altitude: 2 936 m)

Bus La Quiaca-Huamahuaca : 60 pesos : Compagnie El Quiaqueño.

Hostel La Juana : c/ Corrientes n° 428 (derrière le terminal). 100 pesos quand la chambre est partagée. Petit-déjeuner inclus, eau chaude (gaz), chauffage, cuisine.

4×4 pour aller à l’Hornocal : normalement 100 pesos/pers mais négocié à 80.

Iruya

Transporte Iruya : 110 AR$ pour l’A/R depuis Humahuaca. Bus retour 6h/13h/15h15.

Alojamiento del Milagro, prendre la rue qui monte depuis la place principale (avec l’église), prendre une fois à droite, une fois à gauche (rue parallèle donc) et monter jusqu’à la sandwicherie Lupita. Après, prendre une petite allée qui monte à gauche. Pas évident à trouver. Il y a pleins de logements de familles à Iruya, bons marchés, donc peu importe l’endroit finalement. 50 pesos la nuit. Petite cuisine qui permet au moins de se faire un thé.

San Isidro : depuis la seconde place d’Iruya (avec le terrain de jeu), prendre la route qui sort du village, passer les dernières maisons. Ensuite, prendre la vallée qui part à gauche (il y a panneau qui indique l’intersection San Isidro/Las Higueras).

Tilcara (altitude: 2 461 m)

Bus Humahuaca-Tilcara : 23 AR$. Compagnie Evelia. Départ : 9h30.

Hostel El sol Naciente : c/ Rivadavia n°740. 80 pesos la nuit, petit-déjeuner inclus. Matelas très mauvais et chambres très, très mal isolés (les murs n’en sont pas).

Garganta del Diablo : 10 AR$. Depuis la plaza de armas, remonter la rue Rivadavia puis prendre à droite. Avant le pont, prendre à gauche, ensuite suivre la flèche Garganta del Diablo 4KM (à droite) (8 KM, à gauche, si vous êtes en voiture).

Glacier sur la place principale : bon et bcp de choix. 15 AR$ les 2 boules.

Purmamarca (altitude: 2 192 m)

Montez sur le cerro Mojado pour avoir une vue imprenable sur la montagne aux 7 couleurs.

Hostel Mama coca : 140 AR$/dortoir. On doit faire son lit soi-même. Petit-déjeuner inclus. Pas de cuisine. Eau chaude (douche) de 19 à 22h.

Café Jalka : sur la place principale. 16 AR$ les 2 boules. Très mauvaises glaces (probablement industrielles).

Restaurant Pedro Pan : c/Libertad esq. C/Sarmiento. Végétarien. Menu 70AR$. Très bon.

Bus Tilcara-Purmamarca : 8 AR$. Compagnie Panamericano de jujuy. Le bus vous dépose donc au croisement avec la route qui se rend à Purmamarca. De là, pas beaucoup d’autre choix que de faire du stop (pour un tout petit tronçon). Il y a d’autres bus qui se rendent directement à Purmamarca mais peu de choix.

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Bolivie, la récap’

P1060891Comme je l’avais fait pour l’Equateur et le Pérou, voici un petit bilan des deux mois passés en Bolivie (10 mai-18 juillet).

Paysages incroyables et formations rocheuses de dingues

Malgré ses défauts, la Bolivie possède peut-être le plus de paysages au monde différents et majestueux : salar d’Uyuni, décors autour de Tupiza, lac Titicaca, réserve nationale de Torotoro, Maragua, jungle amazonienne, … Chaque nouvel arrêt vous en met plein les yeux et rend bien fades nos paysages sans reliefs.

Budget

Tous les voyageurs rencontrés m’avaient dit que la Bolivie était moins chère que le Pérou mais j’ai pu constater que ce n’est pas vrai. Si pour 15 soles, on pouvait avoir un bon hébergement avec cuisine et petit-déjeuner au Pérou, pour son équivalent 35 bs, on trouve rarement à se loger. Les prix oscillent plutôt entre 40 et 60 bs en fonction du développement de l’offre. Les activités sont également chères (Salar et jungle si j’avais dû payer). Les transports sont cependant très, très bon marchés (avec la qualité qui va avec). De toute manière, vous n’allez pas vous ruiner mais disons que le budget pour la Bolivie et le Pérou est identique.

Bus bien pourris et pas de toilettes

Les bus en Bolivie sont du niveau de ceux en Equateur, voire pire. Sièges à peine inclinables, propreté très douteuse et jamais de ceinture de sécurité. Il n’y a jamais de toilettes et les arrêts pipi se font parfois au milieu de rien. Pas un buisson pour se cacher. En plein jour, on apprend vite à ne pas boire et tant pis si c’est pour 18h.

Hostels bien moins sympas

Les Boliviens n’ayant pas trop le sens du commerce, ils ne sont également pas très doués pour les hostels. Ceux-ci sont souvent négligés et manquent de beaucoup de choses essentielles. Les chouettes petits hostels qui nous font rester longtemps quelque part, je n’en ai pas rencontrés.

Sécurité

Je n’ai connu aucun problème en Bolivie, comme partout ailleurs. Soit je suis ultra chanceuse, soit les précautions que je prends s’avèrent payantes. Probablement un peu des deux.

Travail des enfants

La Bolivie est le pays que j’ai visité où le travail des enfants est le plus présent. On les voit nombreux vendre des journaux, des bonbons, servir dans des restaurants, cirer des chaussures, … Certains ont tout juste l’âge d’aller à l’école où ils ne sont pas justement. Difficile de faire quelque chose face à ce spectacle. Juste ne rien leur donner pour ne pas les encourager à continuer même si ici, les Boliviens ne s’en émeuvent pas.

Froideur des commerçants

La froideur des Boliviens n’est pas aussi grande que ce que l’on m’avait dit mais celle des commerçants est magistrale. Quand vous rentrez dans leur magasin en les saluant, certains vous ignorent absorbés par leur télévision. Parfois, semblant ne pas souhaiter vendre, ils vous disent tout simplement qu’ils n’ont pas ce produit, même quand vous savez qu’ils l’ont.

Grèves, blocages et manifestations

Je suis arrivée en Bolivie alors qu’Oruro était bloquée, je suis repartie alors que Potosi l’était également. A La Paz, j’ai connu la grève du pain: les boulangers, en raison de l’augmentation du prix de la farine, faisaient la grève. La Bolivie est championne toute catégorie des grèves, manifestations et blocages. Si vous venez dans le pays, impossible d’y échapper. Sur les forums de voyage, les intervenants avertissent les touristes potentiellement tentés : aucun trajet n’est sûr et on ne peut pas prévoir son itinéraire à l’avance avec certitude. Ce qui est triste pour Potosi, c’est qu’à mon sens, ils ont une grande capacité à développer le tourisme mais avec leurs grèves ils les éloignent non seulement de leur ville mais de tout le pays. Cette grève commencée le 6 juillet et toujours pas terminée tombe en plein pendant les vacances d’hiver des Argentins qui sont de grands voyageurs. J’en ai rencontrés beaucoup dans le Nord du pays qui ont renoncé à leur voyage là-bas à cause du blocage. Et bien sûr, il n’y a pas que les Argentins puisque c’est la haute saison avec les grandes vacances en Occident.

Nourriture

La nourriture Bolivienne n’est pas terrible et ici, les menus (soupe-plat-boisson) sont moins courants. On retrouve un peu toujours la même nourriture: riz-poulet sont de sortie. Heureusement, il y a les salteñas. Ce sont des empenadas Boliviens. A priori, avant d’arriver en Argentine, je me disais que ce serait un avant-goût et que les « vrais » empenadas, les bons, je les trouverais dans ce dernier pays. Maintenant que je suis en Argentine, je regrette les salteñas boliviennes, cuites au four, juteuses et garnies de manière très variée : un mélange d’œufs durs, olives, oignons, patates, viandes, épices, …

Top 3 des hébergements:

A part le premier, aucun ne sort réellement du lot.

  1. 7 patas à Sucre
  2. Jaguar House à Cochabamba
  3. Hostel bien te fue à Tupiza

Top 3 des activités:

  1. Torotoro
  2. Mon volontariat dans la jungle à Madidi Travel
  3. Le salar d’Uyuni.
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Quand les mineurs de Potosi décident de bloquer tout le pays

Les mineurs de Potosi ont entamé une grève illimitée le 6 juillet alors que je me trouvais à Sucre. Ils utilisent leur moyen d’action préféré, le blocage de routes, pour faire pression sur le gouvernement. Ce blocage n’a aujourd’hui toujours pas pris fin. Si au début, je m’étais félicitée d’avoir déjà vu le Salar d’Uyuni. Après avoir vu une carte, j’ai réalisé que pour partir pour Tarija, Tupiza ou Villazon (le sud de la Bolivie), toutes les routes passent par cette ville. La Bolivie est en effet un pays ayant très peu de routes différentes. L’unique alternative était de remonter jusqu’à Oruro en passant par Cochabamba et d’ensuite redescendre par Uyuni, Tupiza et enfin Villazon. Voici une carte pour que vous vous représentiez la situation.

bol00Je trouve quand même le jeudi un billet pour Tarija. Je suis très heureuse d’être la détentrice du dernier billet vendu du bus. Même si Tarija n’est pas à mon programme, cela me permettra de rejoindre la ville frontière de Villazon. Ce soir-là, lorsque j’arrive au terminal, toute contente de partir, j’apprends que mon bus est annulé. Entre-temps, mon hostel est complet et je change encore une fois pour le quatrième hostel de mon séjour à Sucre.

Le lendemain, je me rends à 7h au terminal et obtiens un ticket pour Villazon. La dame me dit qu’il est « très probable » que le bus parte mais qu’ils ne connaissent pas l’heure de départ. Je les appelle plus tard et on m’annonce notre départ pour 12h. Une heure de retard plus tard, nous partons. Inke, une Hollandaise et moi, on est pleines d’espoir. On y croit !

A 17h, nous arrivons au super blocage sur la route. A ce moment-là, j’ai surtout peur que l’on fasse demi-tour. Tout mais ne pas retourner à Sucre. Je veux partir, avancer ! On y attend 5h sans la moindre nouvelle. A 22h, on remonte dans le bus et on repart en sens inverse. Argh, non, pas Sucre. Mais les cahots qui nous secouent m’indiquent que l’on ne reprend pas la même route. Nos chauffeurs tentent en effet de passer par d’autres petits chemins. Quand je vous disais qu’il y a très peu de routes, je n’exagérais pas. Cette « route » n’en mérite pas le nom et pourrait s’appeler sentier.

Le bus passe parfois tout juste et dans un village, ce sont les câbles électriques qui s’y accrochent. Un homme doit parfois passer la tête par les aérations du toit et nous dégager. C’est dans ces moments qu’on se demande ce qu’il se passe quand on touche les câbles haute tension. Apparemment, on ne meurt pas. Ensuite, c’est l’étroitesse du chemin qui pose problème. Notre bus se prend toutes les branches des arbres le bordant. Cela fait un bruit incroyable. Au bout d’un moment, nos chauffeurs décident que c’est sans espoir et on fait demi-tour. Noooon, pas Sucre.

J’ai perdu tout sens de l’orientation mais on ne retourne finalement pas sur nos pas. On passe deux heures à l’arrêt. Au petit matin, on reprend la route, on y croit, on y croit. Mais en face, nouveau blocage. Demi-tour, on réessaie par une autre route. Soudain, un gros bruit. Je pense immédiatement que notre bus est foutu mais on a « seulement » raclé la route en essayant de passer un lit de rivière asséché. On sort tous et on s’active pour creuser et placer des pierres sous les roues. Le bus repart. Plus on avance, plus il fait de bruit. Je suis bien heureuse de ne pas en être la propriétaire

reunionOn se pose finalement dans un village, lui aussi bloqué, où l’on attendra toute la journée. Je fais connaissance avec des Argentins de Cordoba et des Brésiliens. Eux ont passé toute la nuit là et sont bien remontés. Les camions, bloqués eux aussi, vendent leur cargaison et tout le monde est occupé à manger les mandarines de l’un d’entre eux. A 12h, on nous annonce une réunion à 15h. A 15h, on voit une bonne partie du village réuni. Deux heures plus tard, la décision tombe. Ils nous laissent passer 15 minutes. Enfin !

P1070410Tellement heureux du dénouement, on aide à dégager les pierres et monte vite fait dans nos bus respectifs. On ne perd pas de temps, on ne sait jamais qu’ils changent d’avis. Sur le chemin, j’ai droit à un dernier adieu du soleil de Bolivie.

P1070414J’arrive à minuit à Villazon. Il fait froid et malheureusement, les hostels sont complets. L’un d’entre eux devant mon air désemparé me propose un matelas par terre. Vu la musique tonitruante (cet hostel fait aussi discothèque), je demande quand elle s’arrête : 3h. De toute façon, je n’ai pas le choix. Je « dors » donc au sol, sur un matelas bon pour la déchetterie, lumières allumées, musique disco bien forte et télévision allumée. Ajoutez à cela que comme d’habitude j’ai froid, j’ai passé une petite nuit. Encore une après la nuit dans les blocages.

Au petit matin, je change sans souci mes dollars pour des pesos argentins avant la frontière à un très bon taux et passe rapidement la frontière. Je suis en Argentine !

En pratique

Je ferai un article spécifique sur le taux de change mais sachez déjà qu’il est très intéressant de changez vos dollars côté Bolivien (à Villazon) et non côté Argentin (La Quiaca).

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Sucre et le trek de Maragua

balconDe retour de Torotoro, j’ai passé un nuit à Cochabamba puis pris mon billet de bus pour Sucre. En bus de nuit malheureusement puisqu’il n’y avait que cela. Notre bus arrive avec une heure de retard et le chauffeur refuse de mettre mon sac à dos en soute. Je dois donc le faire passer dans les compartiments au-dessus de notre tête. Je monte et annonce à la femme assise à ma place qu’elle fait erreur. Ah non, en fait, c’est ma voisine, une grosse cholita qui est tellement large que je pensais qu’elle était assise à ma place. Il faut en plus qu’elle ne sente pas la rose. La nuit s’annonce longue mais au moins, je n’ai pas froid.

J’arrive bien crevée à Sucre. S’ensuit l’attente du lever du jour, assise dans le terminal. Je rejoins ensuite l’hostel que l’on m’a conseillé. Je tourne en ville à la recherche d’un petit-déjeuner. Faut dire qu’ils ne sont pas matinaux. De retour à l’hostel, je découvre que les trois lits présents dans ma chambre privée sont tous aussi défoncés que les autres. J’ai déjà envie de changer.

égliseJe retrouve Sonja, Lisa et Megan de Cochabamba pour un resto végétarien et cherche ensuite un nouvel hostel. Ce soir-là, je discute avec un capitaine de voilier. Passionnant.

unionLe lendemain, je change donc d’hostel avant d’aller voir un médecin. Depuis 5 jours, j’ai en effet la tourista. Bref, rien que du grand classique. (D’après le diagnostic posé, la salmonellose. De toute façon, le médicament prescrit est toujours le même, un antibiotique). Dans le parc Bolivar, paradis des enfants, situé en face de l’hostel, se trouve un petit bout de Paris, une tour Eiffel!

tour eiffelLe vendredi, on met au point notre excursion du week-end : Maragua. L’excursion est proposée par toutes les agences mais c’est en indépendant que l’on veut le faire.

batimentJe visite aussi la Casa de la libertad. Intéressant d’entendre parler les Boliviens de leur histoire, du Mariscal Sucre, des batailles héroïques. Rien de critique ou de réellement politique mais entre les lignes, on en apprend quand même quelque chose. Mon séjour à Sucre fut aussi l’occasion de retrouver mes zèbres adorés qui inculquent le civisme aux Boliviens. Rien que pour ça, respect.

zèbreEn route pour Maragua

Samedi matin, je retrouve Sonja la Suisse francophone pour notre rando à Maragua. Lisa est malade et ne peut pas venir. Oui, la Bolivie a l’art de torturer nos intestins. Après un collectivo et un bus, on entame le chemin Inca pendant 1h30. En bas, on demande par où passe le sentier qui se rend à Maragua. On sait en effet qu’un sentier existe, différent de la route mais les personnes rencontrées nous disent toutes qu’il n’existe pas. Comme j’ai des explications données par des Français à Cochabamba, on tente quand même de les suivre mais dès le départ, rien ne colle. On persiste un peu et après avoir escaladé quelques murets, on rencontre un jeune homme qui nous dit qu’il n’y a pas de sentier. C’est la deuxième personne à nous le dire et vu qu’on n’a aucune idée d’où se trouve ce sentier, on revient à la route.

église MarawaAprès une pause repas le long de la rivière, on entame la montée d’environ 3h jusque Maragua. Peu importe que l’on soit sur la route vu qu’on ne croise que deux véhicules. Devant nous, on aperçoit un autre marcheur. Arrivées à Maragua, on trouve d’abord un village fantôme. Pratiquement toutes les maisons sont murées et on ne croise personne dans les rues. Arrivées près de l’école (qui a tout aussi l’air déserte), on retrouve ce marcheur, Adrien, un Français. Après avoir demandé au potentiel dernier habitant du village, on trouve hébergement dans des lodges bien plus luxueux que ce que l’on aurait pu imaginer. Petit salon et salle de bain, on n’en demandait pas tant.

chambre MarawaOn ne comprend cependant pas l’appellation de « cratère » que donnent toutes les agences touristiques. Du pur marketing. C’est cependant très étonnant et pour moi, cela ressemble plus à de la crème glacée (non, non, ce n’est pas une obsession).cremeLe lendemain, c’est à trois que l’on retourne à Potolo. En chemin, on est supposés voir des traces de dinosaures. On tente un premier chemin qui ne nous mène qu’à un village. De retour sur la route, un homme nous indique un sentier à suivre. Après un bon moment de descente, on trouve ce qui pourrait ressembler à des traces de dinosaures. Ou pas. Après les avoir vues sur internet, on ne les a manifestement pas trouvées. De toute façon, il faut bien dire qu’elles ne ressemblent pas à grand chose, surtout après avoir vu celles de Torotoro. Le paysage est beau, façonné par le mouvement des plaques tectoniques.

On arrive aux alentours de 14h dans le village bien désert en ce dimanche et on a la chance de trouver presque immédiatement un collectivo qui nous ramènera à Sucre.

Séjour prolongé à Sucre

Après ce trek, je passe quelques jours de plus à Sucre dans une attente forcée pour partir en Argentine. Les mineurs de Potosi ont effet décidé de faire grève et de bloquer les routes d’accès de Potosi. Si au début, j’étais déçue de ne pas pouvoir aller à Potosi, je me suis ensuite rendue compte que toutes les routes allant vers le sud passent par Potosi. Les bus ne passaient plus. Ce sera l’objet d’une autre note.

malaxeuseEn attendant, j’ai donc visité plus en profondeur la ville. Je me suis rendue au musée du pain, musée assez méconnu des touristes puisque j’ai dû le faire ouvrir pour le voir. Pourtant c’est un petit musée très intéressant où vous pouvez voir de vieilles machines et en apprendre plus sur la manière dont était fabriqué le pain avant.

machine patesCe fut aussi l’occasion de tester d’autres restaurants et glaciers. J’ai ainsi eu l’occasion de manger un simple hamburger dans un restaurant tenu par un Belge. Avec de VRAIES frites. Parce que les sud-américains mangent beaucoup de frites mais sont incapables de les cuire correctement!

La recoletaAutre lieu « touristique », la Recoleta est un mirador sur la ville mais aussi un lieu calme et plein de charme. Idéal pour venir y rédiger votre journal de voyage.

La recoleta alleePour les plus Belges d’entre vous, saurez-vous retrouver la touche belge que possède Sucre? (je ne parle pas des frites, hein!) La réponse se trouve dans une des photos.

Et un petit chat pour bien terminer cet article.

Et un petit chat pour bien terminer cet article.

En pratique

Bus Cochabamba-Sucre. Compagnie Mopar Express. Départ 20h30. Prix : 67 bs. Durée 8h30.

Hostels (du meilleur au moins bon) :

7 patas. Cuisine bien équipée, 43bs/dortoir de 6 personnes. Le meilleur.

Traveller’s guesthouse : calle KM 7 n°242 (en face du parc Bolivar). 40bs/dortoir de 4 lits. Cuisine très bien équipée. Sdb agréable et douche électrique relativement chaude. Lavanderia bon marché (9bs le kilo). Personnel sympa. J’ai quitté cet hostel qui avait tout pour me plaire à cause du lit que j’ai eu en rentrant de notre trek à Maragua. Déjà, j’étais en haut dans un lit superposé (ce que je ne peux pas leur reproché) mais pas d’échelle ni barrière. Surtout, un lit dégommé, j’ai eu l’impression de dormir au sol. Et manifestement, le proprio est au courant puisqu’il a mis des cartons entre les lattes et le matelas, comme si cela allait changer quelque chose. Bref, foutage de gueule, alors, je suis partie.

Hostel Pachamama. 40Bs/dortoir. Un peu plus éloigné du centre. Petits dortoirs de 3 lits, sdb attenante à la chambre. Cuisine bien équipée.

Casa de Huespedes San Marcos. Aniceto Arce 233. 40 bs/chambre privée. Lits totalement défoncés, sdb sans rideau de douche, douche électrique très tiède. Cuisine bien équipée.

La recoleta. Mirador (gratuit). Prendre la rue Grau depuis la Plaza de Armas.

Le musée du pain : . Calle Aranzáez n°89 entre c/ Amargo et c/ Uno. Gratuit. Demandez au secrétariat de vous ouvrir.

Casa de la libertad : 15 bs. De 9h à 12h30 et de 14h30 à 18h30. Mieux vaut ne pas venir à 14h30 mais un peu plus tard parce qu’il y a foule.

Glacier Sucré : sur la plaza de armas. Très bonnes glaces (la glace tiramisu goûte vraiment le tiramisu). 9/15 bs pour 1/2 boules. Par contre, ne tentez pas leur brownie, beaucoup trop cuit.

Abis café : sur la plaza de armas. Glaces sans aucun goût.

Abis Patio où l’on mange de vraies frites!

Maragua : Prendre le collectivo n°1 dans l’av. Hernando Siles, entre c /Loa et c/ Tarapaca jusqu’à l’arrêt « Parada a Ravelo » (environ 30 min). De là, prendre le bus direction Potolo (départ 9h30) et s’arrêter à la chapelle (capilla) de Chataquila (durée: environ 1h). Le chemin inca commence 100 mètre plus loin sur la route (durée: environ 1h30). En bas, il faut payer 10 bs puis continuer en prenant à gauche au terrain de foot. Passer le pont sur la rivière et toujours continuer sur la route. Logement dans Maragua (aussi appelé Marawa): 50 bs sans repas, 65 avec le repas du soir et petit-déj. 55 bs sans ce dernier.

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