Les dix petits mensonges du voyageur

Durant un an, je vous ai tout raconté. Mes bons plans, mes rencontres, les galères, le beau, le bon, les petits moments de solitude. Pendant un an, j’ai essayé comme d’autres voyageurs de vous faire vivre mon voyage à travers mon blog. Honnêtement. Vraiment? Alors, autant l’avouer, j’ai parfois enjolivé certains épisodes, ajouté du suspense, j’en ai parfois rajouté une couche et omis certains détails. Mais tout ça bien sûr, juste dans un souci de confort de lecture. Séance confessions.

s1.qwant.com1. La serviette microfibre idéale

Quand on croise un voyageur qui n’a pas de serviette microfibre, on ne peut s’empêcher d’en vanter les mérites. On en fait les louanges, on dit l’adorer notre serviette en microfibre. Ah comme elle est légère, ah comme elle ne prend pas de place. Et elle sèche super vite!

FAUX Si elle ne sèche pas en plein soleil, elle ne sèche pas réellement et ensuite, pue mais puuuue jusqu’à la prochaine machine à laver. Un désastre. Et chaque fois qu’un hostel te fournit une serviette en coton, même si elle n’a pas l’air de toute fraîcheur, quel bonheur de s’essuyer avec!

2. Les bus de nuit, c’est top. T’économises une nuit d’hôtel et tu gagnes un jour de voyage.

FAUX. Probablement un des mensonges qui revient le plus souvent sur les blogs de voyage. L’avantage du bus de nuit! En réalité, t’arrive en ayant super mal dormi (quand tu y es arrivés). Tu es de mauvais poil, tu as faim (tu ne trouves jamais rien à manger dans ces moments). Ton dos te fait mal, tu ne trouves pas d’hostels et tu trouves le personnel désagréable. Rien de pire que la première impression sur une ville après un bus de nuit.

3. On dort tellement bien en bus cama

Ah le bus Cama! Rien que pour lui, tu pourrais venir en Amérique Latine. Un siège de bus qui s’incline et te permet de dormir comme dans ton lit pendant que ton fidèle destrier t’emmène à destination. Cela semble magique mais c’est FAUX.

Parce que si comme moi, tu n’es pas grande, tu glisses de ton siège Cama. Il te manque un certain nombre de centimètres pour que tes pieds puissent t’arrêter en t’appuyant au repose-pied. Tu passes la nuit entière à essayer de trouver la position où tu seras confortable. Et devine quoi? Elle n’existe pas!

4. Tu es totalement coupé de ton pays et 100% immergé là où tu es.

FAUX Si par moment, les réalités pratico-pratiques du lieu où tu te trouves (par exemple, en pleine montagne), font que tu ne captes rien, généralement, il y a le wifi. Et même si le voyage t’offres une bonne désintoxication à l’information continue, les infos continuent d’affluer. Facebook, journaux en ligne, emails. Et après tout, je ne vois pas ce qu’il y a de mal à garder contact avec le pays.

5.  Faire sa lessive à la main, c’est rien du tout quand tu le fais tous les jours.

FAUX Déjà, parce que ta lessive, tu vas toujours attendre de ne plus rien avoir à te mettre pour la faire. Et encore, au fil du voyage, le concept de vêtement sale va évoluer avec ton envie de laver ces vêtements. Ensuite, parce que en altitude, il fait souvent froid et laver ses vêtements à l’eau glacée, c’est gelant. Alors non, on ne pue pas en voyage, on sent l’aventure.

6. Des moustiques, dans la jungle? Oh, rien de mémorable!

Tu rentres à peine de ton aventure à la Tarzan et inévitablement les autres voyageurs te posent la question. Et les moustiques? Alors, comme souvent, on minimise les côtés négatifs et on en conclut que tu les as à peine remarqués.

FAUX, j’avais les fesses comme un clavier d’ordinateur et on pouvait voir jusqu’où montaient mes bottes grâce aux boutons.

7. J’adooore la nourriture locale.

On veut tous manger local, découvrir ainsi la culture. Manger comme les locaux.

Mais parfois, trop c’est trop. Quand nourriture locale rime avec riz et poulet, c’est stop. Et bien souvent, les « locaux », ils mangent du poulet broaster, des hamburgers, des hot-dogs et des frites. Pas hyper motivant. A La Paz, j’avais demandé au guide de notre free walking tour pourquoi il n’y avait pratiquement que des vendeurs de poulet frit: « parce que c’est bon. Je pourrais en manger tous les jours ». Ceci explique donc cela.

8. Le Choquequirao, des ruines magnifiques.

Certes c’était magnifique mais aux voyageurs que l’on rencontre par la suite, on omet de dire que pour y arriver, tu vas devoir t’arracher à en vouloir à ceux qui te l’auront conseillé. Tu vas suer, être piqué par des mouches démentielles, tu vas maudire la montagne, les graviers, le soleil, … Non, mais en vrai, je t’assure, elles sont belles, hein, ces ruines.

9. Peu importe l’équipement de la cuisine, tel MacGyver, rien ne t’empêche de te faire de bons petits plats.

Presque vrai. Mais franchement, il y a des limites. Parce que quand tu n’as rien de rien pour boire ton thé et qu’il ne te reste plus qu’à le boire à la casserole, on atteint le fond (oui, il m’est arrivé plusieurs fois de boire du thé à même la casserole).

10.  Jamais on ne veut rentrer à la maison. On voudrait voyager toute sa vie.

Ben non, à la fin, je voulais rentrer. Pas parce que ce n’était pas chouette mais le pays finit par manquer et dans mon cas, c’est mon petit confort que je voulais retrouver. Une chambre à soi, un lit à soi, une salle de bain propre, on l’apprécie mille fois plus à son retour.

Alors, j’espère que ce billet ne vous aura pas dégoûté (c’était pas le but), mais apprenez à lire les blogs entre les lignes. Quand un voyageur vous dit qu’il est resté à l’hostel parce qu’il n’était pas très bien, il a probablement passé la journée sur les toilettes et à tenter de rester dignes le reste du temps.

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Que mettre dans son sac à dos ? Le verdict après un an de voyage

Avant de partir, j’ai lu de nombreux blogs, pas mal discuté autour de moi autour de LA question. Que va contenir mon sac à dos ? Déjà, j’avais choisi un sac à dos de 45L parce que je voulais éviter de prendre trop de choses et d’avoir à traîner ce sac comme un boulet. Je reviens avec une petite hernie discale dans le bas du dos, imaginez si j’avais eu un sac plus grand et donc forcément plus lourd !

Sac de couchage or not ?

La question qui m’a taraudée jusqu’à la veille du départ. Etant assez frileuse, j’ai fortement hésité à partir ou non avec mon sac de couchage. Finalement, vu la taille qu’il prenait, je l’ai laissé chez moi à la dernière minute.

Verdict ? Très bon choix ! J’ai à cinq-six reprises loué un sac de couchage. Très facile et bon marché quand on en a besoin. De plus, j’ai parfois utilisé un super sac de couchage de compétition (duvet -20°C et c’était bien nécessaire) et à d’autres occasions, j’ai utilisé un sac de couchage plus compact et moins chaud (par exemple pour le Choquequirao où on a apprécié de ne pas avoir plus de poids à porter).

Dans les trajets de bus, je m’habillais bien et après avoir eu très froid dans un bus entre Uyuni et La Paz, je me suis équipée d’une super couverture polaire dans laquelle je m’enroulais. Elle prend bien moins de place qu’un sac de couchage et je ne l’ai portée que dans les derniers mois de mon voyage, les mois d’hiver.

Liseuse ou book exchange ?

s1.qwant.comAyant assez peur d’avoir prévu trop juste pour mon budget, j’ai décidé de partir avec deux livres de poche et de ne pas investir dans une liseuse. Une fois les livres lus, je les échangeais dans les book exchange des hostels. En théorie, c’est super. En pratique, on se retrouve vitre confronté au choix entre Marc Lévy, Guillaume Musso et Stephen King. Que leurs fans ne me tombent pas dessus, chacun ses goûts mais on n’a pas tous les mêmes. Plus j’avançais dans mon voyage, moins je trouvais de book exchange. Et plus j’accumulais de livres pour éviter d’arriver en rupture de livres non lus. Bref, à un moment donné, je portais 5 romans dans mon sac à dos. L’hernie est, comme par hasard, apparue à ce moment-là.

Verdict ? A refaire, j’achèterais une liseuse : moins encombrant, moins lourd et finalement pas si cher. Enorme avantage : Tu lis ce que tu veux !

Moustiquaire ou malaria ?

Non, je rigole. Avant de partir, j’ai emprunté une moustiquaire à une amie. Comme pour le sac de couchage, j’ai hésité jusqu’à la dernière minute à la prendre. Et puis finalement, elle est restée sagement à Bruxelles vu l’encombrement de la bête.

Verdict ? Bon choix ! Dans la plupart des endroits où les moustiques sont agressifs (et surtout transmetteurs de maladies), des moustiquaires sont présentes sur les lits. Le seul endroit où j’ai dû avoir une moustiquaire est la réserve Madidi Travel (les clients en ont une mais pas les volontaires). Justement deux semaines avant, un Belge qui terminait son voyage m’a donné la sienne. Je l’ai laissée sur place. Autre possibilité, si vous commencez par les pays chauds, prenez-en une et laissez-la sur place pour les personnes qui en ont plus besoin que vous.

Guide de voyage ?

Grosse hésitation aussi sur ce point. Le lonely planet South America on a shoestring était bien gros (et donc forcément lourd). Vu que c’était mon premier voyage solo et vu qu’avec ce guide, j’avais tous les pays Sud-Américains, je l’ai emporté.

Verdict ? Renvoyé en Belgique quand ma maman est venue visiter le Pérou. Je ne considèrerais cependant pas ce choix comme un mauvais choix vu qu’il m’a rassuré au début. On ne peut pas tout de suite savoir comment se débrouiller sans. Après quelques mois, je me suis rendue compte que je ne l’ouvrais plus jamais et que c’était un poids mort à éliminer de mon sac. A sa place, je demandais dans les hostels des conseils (souvent plus avisés et parfois plus originaux que ceux des guides). Le bouche à oreille entre backpackers est aussi une mine d’informations sur les vrais bons plans qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Une fois que j’ai identifié des blogs de voyageurs qui ont le même style de voyage, j’ai pu me référer à leurs conseils en terme d’hostels et petits restos. J’ai aussi bien souvent laissé mon instinct me guider au petit bonheur la chance avec plus ou moins de succès.

Le savon du Dr bronner

s2.qwant.comJe vous en parlais déjà après quelques mois. J’ai vite abandonné l’idée d’usages multiples de ce savon. A noter qu’en simple savon, il dure particulièrement longtemps. Prendre un pain de savon plutôt qu’un gel douche reste une évidence.

Shampoing et dentifrice

Vu l’abandon du savon du Dr Bronner pour me laver les cheveux (jamais eu les cheveux aussi gras que quand je l’utilisais), j’ai dû m’acheter du shampoing « classique ». Le problème du shampoing classique, c’est le gros risque qu’il décide de vivre sa vie plus librement et n’englue tout le contenu de ton sac. J’avais donc trouvé une bouteille qui se visse que j’ai ensuite re-remplie avec d’autres bouteilles. Par contre, un beau jour, ce bouchon a quand même décidé de laisser vivre sa vie au contenu. A refaire, j’adopterais un shampoing solide (prévu uniquement pour les cheveux).

Pour le dentifrice, je n’ai encore jamais eu d’attaque de dentifrice qui souhaitait sa liberté donc le bon vieux tube reste un premier choix.

Vêtements

La plupart des vêtements choisis avant mon départ se sont avérés parfaits pour leur utilisation. La qualité était cependant assez faible. Mon t-shirt longues manches en laine mérinos est troué en plusieurs endroits et pas réparable. Les deux tirettes (côté) de mon pantalon de randonnée sont cassées. J’ai changé deux t-shirts en cours de route. Je ne suis pas très convaincue de l’imperméabilité de ma veste. D4 c’est donc bon pour le prix mais pas pour durer.

Si vous voulez revoir ma liste initiale, elle est ici.

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Expo 2050, une brève histoire de l’avenir

s1.qwant.comUn dimanche, ma mère et moi nous sommes rendues à l’expo « 2050, une brève histoire de l’avenir ». Si ce titre me semblait prometteur, le contenu de l’exposition, de l’art contemporain, me faisait craindre le pire. Dans quoi est-ce que je m’engageais ? L’art et moi, ce n’est déjà pas la grande histoire d’amour. Alors, l’art contemporain, je ne vous en parle même parle. Mais bon, le thème me parlait bien et parfois, il faut oser se lancer dans l’aventure.

Dès notre arrivée, j’hallucine sur le prix du musée. C’est que la culture chez nous, c’est réservé à ceux qui en ont les moyens. Heureusement pour moi, c’est ma maman qui me l’offre.

Et bien, et bien, sachez que j’y suis restée plus de 2 heures. 2 heures dans un musée d’art contemporain !! Incroyable mais vrai.

Andreas Gursky, 99 cent

L’expo se base sur un livre de Jacques Attali « Une brève histoire de l’avenir » qui considère que nous connaîtrons à l’avenir cinq vagues :

  1. Le déclin de l’Empire américain.
  2. L’éclatement polycentrique du monde.
  3. L’hyperempire où le capitalisme est poussé à son paroxysme.
  4. L’hyperconflit
  5. Et enfin, l’hyper démocratie qui nous sauvera tous, ou pas.

Je n’ai pas tout aimé, je n’ai pas non plus tout compris. Mais dans l’ensemble, c’était assez « accessible » comme art. Les vidéos se rapprochaient plus de mini-documentaires et le thème du futur qui questionne notre société de consommation ne pouvait que me plaire. De plus, les concepteurs de l’exposition avaient prévu un système d’explication assez original. On devait en effet collecter des feuilles et se créer son petit carnet d’exposition. Rien de très nouveau me direz-vous. Ce qui était plus spécial, c’était que les numéros ne se suivaient pas dans un ordre logique et qu’il fallait rester attentif et sauter d’une feuille à l’autre pour lire la légende des différentes œuvres. Si par moment, cela a eu le don de m’irriter, je me suis rendue compte à la fin de l’exposition que j’étais toujours aussi alerte. Je vous rappelle que c’était de l’art CONTEMPORAIN.

Alors si vous aimez l’art contemporain ou si vous êtes prêtes à lui laisser son énième chance, cette expo devrait vous plaire.

Où ? Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 3 Rue de la Régence. Près de la station de métro Parc.

Quand ? Ma – Ve : 10:00 à 17:00. Week-end : 11:00 à 18:00. Vous remarquerez l’étendu d’ouverture de nos musées. Expo jusqu’au 24 janvier 2016.

Combien ? 14,5€. 8€ pour les jeunes (6-25 ans). Un prix très élevé pour un musée.

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Expo 14-18 au Cinquantenaire

s2.qwant.comCe mardi, je me suis rendue en compagnie de ma mère voir l’expo 14-18 sur la première guerre mondiale. Cette expo, très, très bien faite met notamment le focus sur la Belgique, son rôle et la vie dans le pays sous l’occupation. Comme le montre l’image, elle était supposée ne rester en place que deux mois et est finalement prolongée jusqu’au 15 novembre (courez-y si ce n’est pas déjà fait, il vous reste 9 jours).

Une expo très bien faite donc. Des textes très clairs, bien écrits, pas trop longs. De très nombreux objets illustrant les propos. Des vidéos, bien sûr. Des scènes recrées (magasins américains, cafés, tranchées, …). Une expo presque parfaite à tous les points de vue. Et c’est ce qui me fait encore plus râler.

Presque? Presque oui. Parce qu’en Belgique, on a beau avoir de beaux musées très bien faits, on n’aime pas les musées. Mais alors pas du tout. « On », ce sont les politiciens qui manifestement n’allouent pas suffisamment de budgets pour des heures d’ouverture étendues et des prix décents. Un musée qui ferme à 18h les jours fériés, je trouve cela court, très court. Mais non seulement, le musée ferme théoriquement ses portes à 18h mais en réalité, il ferme ses portes à 17h45. On est finalement sorties à 17h50 escortées par deux gardes de sécurité (l’un répondait dans son talkie-walkie à un collègue que « non, il n’allait pas avoir besoin d’aide pour les sortir »). On a réussi en traînant les pieds à lire encore quelques panneaux malgré la pression et puis, ce ne fût vraiment plus possible. Pourtant, ces dix minutes, c’est ce qu’il nous aurait fallu pour profiter des dernières salles.

On avait qu’à venir plus tôt alors? Sauf que le site internet mentionne une durée de visite de 1h30 à 2h00. On a mis 2h30 et si on avait pris notre temps, on aurait allègrement dépassé les 3h. Pourtant, je ne suis vraiment pas une adepte de la lecture de chaque encart d’objets. J’ai zappé tous les uniformes. Et les dernières vidéos, vu le temps qui passait, je les ai aussi toutes passées.

Le prix d’une telle expo? 12€ pour les adultes (!) et 8€ pour les étudiants. Faut vraiment être motivé pour pouvoir se cultiver en Belgique. Surtout quand le musée n’est ouvert que 7h par jour et qu’on ne peut pas en profiter à son aise.

En bref, oui l’expo vaut définitivement le coup mais venez le matin pour pouvoir prendre tranquillement votre temps. Toutes les infos pratiques se trouvent sur ce site.

PS: Je n’en veux pas aux gardiens du musée qui nous ont mis dehors, je suppose qu’ils sont payés jusque 18h et qu’ils doivent faire le tour du musée une fois vidé.

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Argentine, la récap’

L’Argentine, j’y ai passé 5 semaine du 19 juillet au 25 août 2015. Dernier pays de mon année en Amérique Latine, il n’a pas été mon préféré. J’ai commencé à sentir l’usure du voyage mais rassurez-vous, tout n’est pas noir, loin de là.

Budget

Avant d’arriver en Argentine, alors que j’étais coincée en Bolivie, j’ai commencé à flipper très fort concernant le budget qu’allait engloutir l’Argentine. Tous les voyageurs rencontrés n’arrêtaient pas de répéter que c’était hors-de-prix, ce qui est rarement agréable à entendre. Heureusement, la réalité est bien plus soft et avec un peu de jugeote et quelques bons plans, on s’en sort bien.

Tout d’abord, les transports constituent le plus gros poste de dépense. Premièrement parce que l’Argentine est grande. Mais au-delà des distances, aussi parce que les compagnies de bus sont beaucoup plus chères au km que dans les autres pays parcourus. Heureusement pour ce prix, on a de très bons bus mais pour de petits trajets, j’aurais parfois préféré un bus très simple et moins cher. Gros bon plan : faire Iguazu-Buenos Aires avec la compagnie Brésilienne Pluma : moitié moins cher qu’en prenant le bus du côté Argentin.

Concernant l’hébergement, ce n’est pas plus cher qu’en Bolivie. J’ai en général payé 100 pesos en dortoir, changé au Blue, cela fait 7,5€ la nuit. La plupart des hostels ont une cuisine, ce qui permet bien sûr d’économiser sur la nourriture. De plus, j’ai découvert bien tard que dans tous les hostels « hola » (ils sont nombreux), on peut demander gratuitement une carte de membre dès la première nuit et avoir ainsi -10%.

La nourriture est plus chère que dans les trois autres pays que j’ai visité (Equateur, Pérou et Bolivie) mais on se rattrape en cuisinant soi-même.

Les visites ne sont pas toutes hors-de-prix, loin de là. Beaucoup de villes ont un jour où les musées sont gratuits (le mercredi à Buenos Aires et Cordoba). Les autres jours, les prix sont de toute façon démocratiques. Iguazu et les ruines de San Ignacio sont par contre beaucoup plus chers, un budget à prévoir. Il y a des Free Walking Tour à Buenos Aires et Cordoba, l’occasion de découvrir la ville avec un guide local à un prix libre (pas gratuit donc, il faut donner un pourboire).

Je n’ai fait aucun tour organisé ou visite guidée payante, parce que là, il faut casser la tirelire. Je ne me suis cependant privée de rien puisque je n’envisageais aucun tour de la sorte.

Le « Blue »

Grande question qui tracasse de nombreux voyageurs, le blue, c’est essentiel en Argentine. Le Blue, c’est un marché parallèle et illégal qui permet de changer ses dollars ou euros à un prix très avantageux. Cela vous paraît compliqué ? Cela ne l’est absolument pas. Vous arrivez d’Europe, prenez des euros avec vous pour couvrir tout votre séjour en Argentine. Vous arrivez d’un autre pays d’Amérique Latine, retirez des dollars (c’est ce que j’ai fait à Sucre en Bolivie).

Ensuite, une fois dans le pays, changez ces dollars. J’ai changé mes dollars à +/- 15 pesos pour 1 dollar. Si j’avais retiré au distributeur, j’aurais reçu 9,5 pesos pour 1 dollar. Grosse différence !

Où changer ? Dans la rue, généralement près de la Plaza de armas (la place centrale). Dans tous les cas, demandez à votre hostel où aller, ils savent très bien où se trouvent les arbolitos (ces changeurs qui restent immobiles et cherchent des dollars, verts). Certains hostels offrent aussi comme service de changer vos dollars. Tout service se paie et vous bénéficierez d’un moins bon taux. Mais si le change vous fait peur, profitez-en et payez votre sérénité en changeant un peu moins bien. Ce sera toujours mieux que le taux du distributeur.

A cours de cash ? Passez une frontière. Dans certains pays on peut retirer directement des dollars (uniquement certains distributeurs), dans d’autres, on retire en monnaie nationale et on change ensuite en dollars. Que l’on rechangera ensuite en pesos, une fois de retour en Argentine.

Le plus touchy, je trouve, c’est de se promener avec plus d’argent sur soi. Lors de mes déplacements, au début, j’avais 700$ sur moi. Très peu habituée à avoir autant d’argent en liquide, cela ajoute un petit stress aux trajets.

La monnaie

P1080087Au-délà du change au Blue, le problème de monnaie est encore plus grand que dans les autres pays traversés. Si ailleurs, je cherchais toujours à casser mes billets chaque fois que c’était possible, ici, on est dans du high level. La plupart du temps, on ne vous rend pas la monnaie pour un ou deux pesos. Les supermarchés ont aux caisses des « monnaies alternatives » sous forme de bonbons voire de sachets de thé. La première fois qu’on m’a tendu un caramel au lieu de ma monnaie, j’ai dû faire une drôle de tête mais on s’y habitue. A Buenos Aires, de nombreux magasins achètent vos pièces au-dessus de leur valeur.

Nourriture

L’Argentine ne m’aura pas charmée avec sa nourriture. S’il est vrai qu’elle fait de meilleures glaces que ses voisins, pour le reste, j’ai été déçue. J’ai préféré, de loin, les empenadas de Bolivie (que l’on appelle là-bas Salteñas). Le fameux steack ne m’aura pas convaincue. Il faut dire que je ne suis pas très carnivore. Le locro, plat traditionnel dans le Nord-Ouest Argentin, sans être mauvais, ne me laisse pas non plus un souvenir impérissable.

Un peu plus de confort

Arrivée en Argentine le jour de l’anniversaire de ma mère et mon frère, j’ai redécouvert le bon Wifi et la possibilité de vraiment skyper. J’ai aussi eu du chauffage pour la première fois de mon voyage. La plupart des hostels sont mieux équipés (il y a très souvent une bonne cuisine) et un petit-déjeuner est presque toujours inclus.

Les Argentins

S’ils sont parfois bruyants et un peu trop remuants, ils possèdent une grande qualité qu’on ne peut nier : ils sont très, très hospitaliers et généreux. Jamais un Argentin ne mangera ou boira quelque chose sans t’en proposer. Chez eux, le partage semble inné et l’envie d’aider l’autre, toujours présente. Vous aurez donc probablement l’occasion de partager un maté avec l’un d’entre eux ou de participer à une parrilla. Un exemple à suivre!

Top 3 de mes activités préférées

  • Cafayate : je sais, ce n’est pas une activité et plus qu’un lieu puisque c’est un village mais j’ai vraiment eu un coup de cœur. Chouette auberge de jeunesse, magnifique promenade des cascades, magnifique vallée parcourue à vélo en bonne compagnie et pour quitter ce village, stop jusqu’à Tucuman. Si je vous dis également qu’il y fait une température idéale même en hiver et que le village est plein de glaciers, vous saurez qu’il ne faut manquer de s’y arrêter sous aucun prétexte.
  • Les chutes d’Iguazu. Iguazu, si tu voyages en Amérique Latine, tu en entendras parler du premier au dernier jour de ton voyage. Miracle de puissance de la nature, ce lieu nous rappelle que l’homme a beau avoir l’ambition de dompter la nature, c’est elle qui impose ses règles.
  • Buenos Aires. Bien que très peu fan des villes en général, j’ai aimé cette ville où l’on découvre l’histoire du pays en la visitant. L’architecture hétéroclite vous promet de longues balades le nez en l’air.

Top 3 des hébergements que j’ai préférés

  • Hostel La Juana à Humahuaca. Chouette ambiance, chauffage, lits confortables, staff génial, petit-déjeuner, cuisine, … Difficile de lui trouver des points négatifs.
  • Hostel Huayra Sanipy: Chouette ambiance, eau bien chaude, grand jardin à l’arrière où le staff organise des parrillas. Un lieu où se poser.
  • Hostel Puerto Limon. Propre, eau chaude, chauffage. Très fonctionnel mais manque une ambiance auberge de jeunesse où tout le monde sympathise et échange ses bons plans.

 

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Namur et les Wallos

P1080160Partie voyager un an en Amérique Latine, je me suis souvent retrouvée face à des étrangers qui connaissaient bien mieux la Belgique que moi. Un peu gênée, je devais souvent leur avouer que non, cette ville-là je ne l’avais pas visitée et celle-là non plus, etc. Maintenant que je suis de retour au pays, j’ai décidé d’explorer un peu plus mon pays mais aussi Bruxelles, ma ville. Première étape: Namur.

P1080169Ma sœur, jeune médecin, réalisait sa première année d’assistanat à Namur. Alors qu’elle allait bientôt devoir déménager à Mons, on s’est prévu un petit week-end ensemble. L’idée était de visiter la ville. Chance ou malchance, on a par hasard choisi le week-end des « Fêtes de Wallonie » ou les Wallos pour les intimes. C’est en même temps, théoriquement, les Fêtes du Patrimoine ce week-end là.

Bécassine était parmi nous

Bécassine était parmi nous

Après avoir récupéré le programme à l’office du tourisme, on déambule dans les rues à la recherche de nourriture typique. On trouve surtout beaucoup de stand vendant de l’alcool et des gens habillés bizarrement. P1080129

Beaucoup de gens habillés bizarrement.

P1080144On trouve quand même un stand qui vend une tartiflette au bruzzi. C’est ni mauvais ni excellent.P1080132

En rue, on goûte aussi à l’avisance. Derrière ce nom qui semble assez exotique se cache en fait une saucisse enroulée dans de la pâte feuilletée. L’avisance est servie avec de la moutarde bister.

P1080156On goûte bien sûr au fameux Peket. Chaque fois que j’entendais parler de cette fête, les Namurois et autres Wallons n’avaient toujours qu’un mot en bouche : le péket. C’est un alcool, le genièvre, qui se boit aromatisé à toutes sortes de goût. Avis unanimes pour nous deux, ceux aux fruits sont les meilleurs (pommes, fruit de la passion, citron, …), ceux plus gourmands (caramel, spéculoos, …) sont un peu écœurants et les goûts chewing-gum et cuberdons sont carrément à éviter. Cela se boit comme du sirop, sauf que n’oubliez pas que c’est de l’alcool.

P1080176Bon, à part boire, qu’a-t-on fait ? Ben, pas grand chose. Parce que même si le site officiel mentionnait une volonté de ne pas réduire les Wallos à l’alcool, on a eu beau chercher, on a pas vu grand chose d’autre.

P1080153On a certes assisté à un peu de folklore. Un combat d’Echassiers qui était vraiment sympa et impressionnant. Deux équipes montées sur des échasses s’affrontent jusqu’à ce que l’entièreté de l’équipe adverse soit au sol. Des Gilles de Namur (moi qui croyais que c’était des Gilles de Binche).

P1080148On a aussi croisé des Géants accompagnés de leur cour. Et pour le surplus, on est restées sur notre faim.

J'aime beaucoup le monsieur à droite déguisé en cavalier

J’aime beaucoup le monsieur à droite déguisé en cavalier

Le soir, feu d’artifice et au dodo. Les rues ressemblent de plus en plus aux 24h Vélo de Louvain-La-Neuve, autre grosse beuverie Belge.

P1080163La Citadelle, édifice le plus impressionnant de Namur, est fermée. Un peu con pour les fêtes du Patrimoine. La visite guidée de la vieille ville du lundi est aussi annulée pour l’occasion.

Le dimanche, on déambule encore un peu pour voir ce qu’il pourrait se passer en rue. Il n’y a tout simplement rien, tout le monde dort. La Citadelle est toujours fermée. Pour notre dernier repas, on tente une nouvelle fois de goûter à la nourriture typique de Namur et on commande une dispouille à l’Itca, une école de cuisine. Une fois assise, alors qu’on attend nos plats, on sent une mauvaise odeur. On regarde sous nos chaussures pour voir si on n’aurait pas marché dans une merde. Mais non. On se rend compte que cette odeur accompagne la serveuse et on en déduit que sa dernière douche doit remonter à bien longtemps. Jusqu’à ce que nos plats soient servis. L’odeur vient en fait du plat que l’on a commandé. Heureusement, on a aussi pris une potée que l’on partage. Ma sœur réussit à manger un bon quart de la dispouille. Je ne peux manger plus d’une bouchée tant l’odeur est forte. De retour à l’appartement, on apprend via l’ami google que la dispouille est faite avec des abats et que son nom dérive du mot dépouille. Bon appétit !

Un peu décevant, donc, ces Wallos. Le péket, c’est bon, certes mais pas grand chose à faire et voir à côté.

Elle a pas l'air commode, hein!

Elle a pas l’air commode, hein!

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Buenos Aires

P1080019Buenos Aires, capitale de l’Argentine et dernière étape de mon périple. Un an de voyage qui s’achève par une semaine de visites. Ce ne sera cependant pas le dernier article de ce blog, j’en ai encore plein dans ma manche. J’ai beaucoup aimé cette ville même si elle n’est pas facile à appréhender.

Premier jour, j’arrive tôt et demande à l’office du tourisme comment me rendre à mon hostel. Toutes les indications sont bonnes sauf sur la sortie de la gare des bus. Je sors en effet du mauvais côté et très rapidement, je me rends compte que je ne suis pas là où je devrais être. L’arrière de la gare routière est sale, il y a pas mal de gens qui ont l’air d’avoir bu ou d’être drogués, je vois des hommes pisser contre les murs, … Je demande rapidement à un agent de sécurité comment me rendre à la gare ferroviaire et il m’indique que je dois faire le tour. « Je ne peux pas prendre tout droit ? Non, parce que par là, tu vas te faire voler ». D’accord. Je suis à Buenos Aires, ville de 3 millions d’habitants qui a la réputation d’être assez dangereuse.

Je retrouve vite mes pas et grâce aux transports en communs bien efficace, je suis rapidement à l’intérieur d’un hostel chauffé, propre, et confortable. Première journée à glander, surtout que j’arrive un lundi férié et donc tout est fermé. Le lendemain, je pars pour walking tour mais celui-ci ne doit plus exister. Retour à l’hostel pour essayer de m’y retrouver. Difficile d’avoir de l’info dans cette ville quand le gars de l’office du tourisme semble plus préoccupé par le remplissage de sa feuille de statistiques (provenance et durée du séjour des touristes) que de me donner des informations.

Vue depuis le balcon de la Casa Rosada

Vue depuis le balcon de la Casa Rosada

Je retombe quand même sur mes pattes, et trouve un free walking tour de la vieille ville. Une visite très intéressante menée par Javier, un étudiant en Histoire. J’en apprends plus sur la construction de la ville, l’Histoire et le fonctionnement étatique du pays. Ayant choisi le tour en Espagnol, nous ne sommes que trois et c’est l’occasion d’un véritable échange. Les trois heures passent en un clin d’œil. J’aurai l’occasion durant le week-end de visiter la Casa Rosada, le palais présidentiel, et le Cabildo, ces deux bâtiments deux bordant la Plaza de Mayo. Les deux visites sont cependant de peu d’intérêt.

Vue depuis le balcon du Cabildo situé à l'opposé

Vue depuis le balcon du Cabildo situé à l’opposé

Le lendemain, un mercredi, je profite des musées gratuits ce jour-là et visite le musée d’Histoire nationale. Trop fouillis, la chronologie n’est pas respectée. Je me perds dans cette Histoire et ne comprends pas toujours pourquoi certains personnages sont mis en avant. Un musée visiblement destinés aux Argentins qui connaissent déjà l’Histoire de leur pays.

J’enchaîne avec un bifle de chorizo. Autrement dit, un steack, grande spécialité du pays ! Mais sur base d’avis sur internet, je vais dans une parrilla (restaurant spécialisé dans les viandes grillées) bien trop chic à mon goût. Je m’y sens comme un cheveu dans la soupe. Certes le steack est bon mais vu que la garniture n’est pas comprise dans le prix, cela revient vite cher.

P1080001Un autre jour, je me rends en compagnie de Murielle, une Allemande à La Boca. Célèbre quartier connu pour ses maisons colorées d’El Caminito. Bien trop célèbre à notre goût, on a l’impression de visiter Disneyland. Partout, de « faux » danseurs de tango nous proposent de prendre une photo avec eux et tous les restaurateurs nous invitent à manger là. Boutique de souvenirs après boutiques de souvenirs ont défiguré ce petit bout de quartier. La Boca, c’est aussi un des quartiers les plus pauvres de Buenos Aires et un quartier où il ne faut pas mettre les pieds pour sa dangerosité. La fille qui était avec nous lors du walking tour s’est fait racketter son téléphone à l’aide d’un grand couteau de boucher. Heureusement, rapidement des personnes du quartier se sont approchées faisant fuir les voleurs et permettant ainsi au groupe de filles de conserver leurs sacs à mains. L’erreur qu’elles ont faites est d’être sorties des rues touristiques et colorées mais surtout de s’être baladées iphone en main pour trouver leur chemin grâce au GPS.

P1080007De retour au centre-ville, je me rends au musée du Bicentenaire. Ce musée retrace 200 ans de l’Histoire de l’Argentine indépendante. Intéressant même si je me demande ce que les graphistes Argentins ont avec leur style de vidéo psychédélique. Épileptiques s’abstenir. Passons aussi sur la propagande à peine masquée des dernières vidéos retraçant le passé le plus récent.

P1080013Je profite aussi de mon séjour assez long à Buenos Aires (8 jours) pour aller au cinéma. Le cinéma Gaumont situé à deux pas du Congrès projette des films Argentins à un prix riquiqui. J’y ai vu « Le Clan », drame se passant à la fin de la dernière dictature et nous montrant les agissements de la famille Puccio. Ce film est un très gros succès en Argentine.

P1080046Un autre matin, je pars faire un second Free Walking Tour, cette fois-ci du quartier La Recoleta. C’est Maru, étudiante elle aussi en Histoire qui nous guide. Dans ce quartier, de riches familles se sont construites des palaces. A travers ce tour, c’est toute l’histoire de l’Argentine qui défile. Fin du tour au cimetière de La Recoleta, un cimetière aujourd’hui complet qui abrite les caveaux des plus riches familles. Tous les styles s’y mélangent à l’image de Buenos Aires. Le lendemain, j’y retourne pour faire cette fois-ci une visite guidée. On en apprend plus sur certains caveaux, sur l’histoire du cimetière, sur de grandes personnages qui y sont enterrés. Un endroit fascinant si la mort ne vous fait pas peur. Et oui, vous pourrez voir le caveau où est enterré Eva Peron.

P1080063Tout près de là se trouve la première librairie El Ateneo, installée dans un ancien théâtre. Les livres trouvent ici un lieu majestueux qui leur rend leur noblesse. On peut aussi s’installer sur la scène pour de la petite restauration ou une boisson.

Autre visite, le musée de la mémoire. Un musée qui explique comment la lutte contre la « subversion » (entendez, les gauchistes, les anarchistes, ceux qui pensent différemment, …) s’est mise en place (notamment avec l’aide de l’armée Française) lors de la dernière dictature qu’a connue l’Argentine (1976-1983). Ce musée explique aussi comment les enlèvements ont eu lieu et comment ces personnes « disparues » ont été transférées (= tuées). Parce que ces militaires avaient le sens des priorités et des valeurs, ils ont décidés de donner une « mort chrétienne » aux « agents subversifs ». Lors des vols de la mort, les prisonniers, drogués, étaient lâchés en pleine mer depuis de petits avions. Ils mourraient noyés et disparaissaient sans laisser de trace. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles ne savent pas ce qu’il est advenu de leurs disparus.

P1080084Dernier petit musée que j’ai visité, le musée de la ville. Une petite visite d’une demi-heure pour observer des objets du début de l’industrialisation. Anciens téléphones, gramophones, fers à repasser, … Si vous aimez Downton Abbey, vous serez sûrement charmés.

Un magasin de sièges à San Telmo

Un magasin de sièges à San Telmo

Le dimanche, direction la feria de San Telmo. J’avais un peu peur du côté touristique et finalement, j’ai bien aimé cette feria où de nombreux artisans vendent leur production. Bien sûr, il y a de tout, du bon comme du moins bon mais en gardant son sens de la mesure, on peut faire de chouettes emplettes. Une autre balade sympathique si vous avez du temps, le quartier de Puerto Madero, cœur des affaires de BA.

P1080032Dernier jour de mon voyage, le lundi soir, je vais voir le spectacle de percussions « La Bomba del tiempo« . Pas mal mais forcément très fort. Je n’ai pas pensé à prendre des boules quiès pour atténuer le son et après une demi-heure, j’ai commencé à me dire que je risquais vraiment gros vu le niveau sonore. Solution de débrouille, j’ai déchiré un mouchoir que j’avais en poche, l’ai roulé et enfoncé dans mes oreilles. Pas l’idéal mais cela a fonctionné et a atténué le son. Quant au spectacle, c’était pas mal. Le plus impressionnant est le fait que tout est de l’improvisation et que le chef d’orchestre qui crée cette harmonie utilise un langage des signes pour intimer ses ordres aux artistes.

En pratique

Hostel Puerto Limon. 130 pesos/ dortoir de 8 lits. + dans de plus petits dortoirs. -10% avec la carte ISIC et -10% avec la carte hola hostel (carte gratuite).

Buenos Aires Free Walks. Voir sur leur site les heures de départ. Deux tours : vieille ville et la Recoleta.

Cimetière de la Recoleta. Visites dans différentes langues. Les horaires sont à l’entrée du cimetière. Prix libre (pourboire).

Musée de l’Histoire nationale. 20 pesos, gratuit le mercredi.

Musée du Bicentenaire. Gratuit.

Cinéma Gaumont. 8 pesos.

Musée de la mémoire (ex-ESMA) : difficile de vous donner les heures d’ouverture vu la complexité de celles-ci. L’Ex-Esma est en fait constituée de plusieurs bâtiments qui ont chacun leurs heures d’ouverture. Le plus intéressant est l’ex casino. Gratuit.

Musée de la ville. Gratuit.

Feria de San Telmo : tous les dimanches rue Defensia.

La Bomba del tiempo: tous les lundis. 70 pesos si payé plus d’un jour à l’avance, 90 sur place. Le métro arrive très près et il y a pleins de bus également qui repartent de la station de métro.

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Les chutes d’Iguazu

P1070873Après un court trajet depuis Santo Pipo, j’ai rejoint un hostel conseillé et surtout très bon marché. Bonne surprise, l’hostel est très bien et le lendemain matin, j’ai pu profiter du meilleur petit-déjeuner de mon séjour en Amérique (hors Llullu Llama mais je ne payais pas). Quelques courses et un repas plus tard, je vais me coucher tôt afin d’être au taquet pour voir les chutes.P1070886

Côté Argentin

P1070808Le lendemain, je pars tôt et arrive à 8h45 dans le parc. J’aurais pu faire mieux vu que le parc ouvre à 8h mais c’est suffisamment tôt pour qu’il n’y ait personne ! Je commence par le circuit supérieur et je suis seule face aux chutes. Incroyable. Les émotions face à la puissance des chutes n’en sont que plus grandes.

P1070814Je continue sur le circuit inférieur et il n’y a toujours pratiquement personne. Déjà quand je sors du circuit, je vois bien plus de monde affluer et surtout d’énormes groupes. Mon conseil, donc : levez-vous tôt. Ne commencez pas par la garganta del diablo. Il y avait des groupes présents à mon entrée dans le parc et ils sont tous partis la voir.

P1070828J’ai donc enchaîné avec la Garganta del diablo. Beaucoup de monde, on dirait une bataille de selfie stick. Difficile de vraiment en profiter.

P1070882Je mange ensuite mon sandwich et dois surtout rester tout le temps attentive à ne pas me faire attaquée par les coatis. Même si c’est agréable de manger à l’extérieur, je pense que vu le problème environnemental et sanitaire qu’ils représentent, créer un espace intérieur (pourquoi pas vitré) serait une bonne idée.

Ils ont l’air mignon comme ça …

Je fais ensuite le sentier Macuco. Long (7km en tout) et pas très intéressant. En fait, la cascade serait le spot idéal pour un pique-nique si quelque chose était aménagé pour. Mais vu qu’il n’y a rien pour s’assoir et que j’ai de toute façon déjà mangé, je retourne assez vite à l’intérieur du parc. Il ne me reste plus beaucoup de temps. Je retourne à la garganta del diablo et bingo !, il y a beaucoup, beaucoup moins de monde. On en profite nettement mieux.

P1070852Aux alentours de la Garganta, profitez également des nombreux papillons attirés par le sel laissé par … notre sueur en s’appuyant sur les rampes. Il y a dans tous le parc des panneaux explicatifs assez bien fait qui vous permettront d’apprendre ce genre d’infos.

P1070870Retour à Puerto Iguazu après cette longue journée et achats compulsifs (non, je rigole), j’achète trois maté.P1070888

Côté Brésilien

P1070941Le lendemain, je prends mon sac à dos et hop, direction le côté Brésilien. Je m’étrangle un peu au vu du prix du lockers. 6 fois plus cher que l’aller-retour jusqu’à la ville de Foz Do Iguazu. Autant vous dire que vous avez intérêt à d’abord aller déposer votre sac à votre hostel et ensuite, revenir voir les chutes.

La passerelle qui permet de s'approcher au plus près des chutes

La passerelle qui permet de s’approcher au plus près des chutes

Bref, je parcours l’unique circuit de ce côté et il n’y a pas à dire, la carte postale est là. Cependant, il est 11h et il y a foule. A certains endroits, on fait la file. Pas pour regarder les chutes, non pour se prendre en photo devant. Certains n’y jettent même pas un œil, tant que la photo est prise.

P1070930Arrivée au bout, je mange et cette fois-ci, en compagnie des guêpes. Je refais ensuite le même sentier en sens inverse. Il y a environ 5 fois moins de monde et c’est nettement plus agréable. Je m’arrête à certains endroits dix bonnes minutes sans me faire jeter puisqu’il n’y a presque plus personne.

P1070957Retour à Foz où je loge dans un hostel tout neuf et très bien conçus. Matelas d’une trentaine de centimètres, cela change des baignoires. Fruits frais le matin, super.

P1070951Le lendemain, je prends le bus pour Buenos Aires à moitié prix ! Et oui, du côté Brésilien, les bus coûtent deux fois moins cher pour aller à BA. Seul inconvénient, la compagnie qui fait ce trajet ne part que deux fois par semaine mais en le sachant, on s’en accommode.

En pratique

Côté Argentin

Bus Santo Pipo-Puerto Iguazu : Compagnie Horianski. 190 pesos en prix étudiant. J’ai juste pris le premier bus qui passait. Durée : environ 4h.

Residencial Noelia. Fray L. Beltran. Fait partie du réseau hola (-10% avec la carte de membre qui est gratuite). Prix de base : 90 pesos en dortoir ! Excellent petit-déjeuner : salade de fruits frais, papaye fraiche, différents pains, dulce de leche, confiture, beurre, thé, café, lait chaud, … Je ne m’attendais vraiment pas à cette qualité à ce prix. Les matelas sont par contre moyens. Il y a une cuisine, assez mal équipée mais suffisant pour se cuisiner un plat simple.

Visite des chutes

Bus toutes les 20 minutes reliant Puerto Iguazu à l’entrée des chutes : 100 pesos l’A/R, pas de prix étudiant. Compagnie Rio Uruguay.

Entrée des chutes : 260 pesos, pas de prix étudiant. Prenez votre pique-nique.

Partez le plus tôt possible. Le parc ouvre à 8h. Commencez par le circuit supérieur (rouge). Ensuite, circuit inférieur (bleu). Ensuite, faites le sentier Macuco (orange) et mangez là-bas (pique-nique). Enfin, terminez par la garganta del diablo (orange). Je n’ai pas eu le temps de visiter le centre d’interprétation mais il serait bien de le caser entre le sentier Macuco et la garganta del diablo (vers 16h, il y a très peu de monde). Tout ceci fait partie des activités incluses dans le ticket. Si l’île San Martin rouvre ses portes, je conseillerais de commencer par cela et donc inverser circuit inférieur et circuit supérieur.

Côté Brésilien (Foz do Iguaçu)

Bus Rio Uruguay ou Crucero del Norte : 40 pesos jusqu’aux cataractes. Horaire : 8h10, 10h30, 12h20 (Crucero del Norte) et 8h30, 9h30, 10h30, etc (Rio Uruguay). Il doit y avoir un bus moins cher qui va directement à Foz. Mieux vaut le prendre, se trouver un hostel, y laisser son sac et partir visiter les chutes en bus urbain (2,9 real).

Prix de l’entrée : 52,3 reals. Pas de prix étudiant. Prix du lockers : 30 reals !!!! (alors que l’A/R en bus depuis Foz coûte 5,8 reals).

Visite : venir le matin soit très tôt, soit vers 10h30. Prendre le bus (inclus) jusqu’au premier mirador. Marcher le long du sentier. Arrivé au bout, manger sur les tables de pique-nique puis revenir entre 13 et 14h. Il y a très peu de monde et cela permet de contempler bien plus à son aise. Reprendre son bus au premier mirador (dans l’autre sens bien sûr).

Bus Pluma pour Buenos Aires depuis Foz Do Iguaçu : 180 reales. Départ les mercredis et dimanches à 13h. Bus très basiques et sans nourriture servie à bord. Toilettes à bord et quelques arrêts. Durée : 19h. Les formalités à la frontière vont très vite.

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San Ignacio

Après Cordoba, direction les chutes d’Iguazu. Mais tant qu’à faire autant de route (21h depuis Cordoba), je me suis dit que je pourrais bien visiter quelques lieux en chemin. Dans la province de Corrientes, il y a justement les Esteros del Ibera, une réserve naturelle apparemment de toute beauté. J’ai donc pris un premier bus pour Curuzu Cuatia, suivi d’un second pour Mercedes. Là, j’ai dû me rendre à l’évidence : 1. Cela faisait 24h qu’il pleuvait fortement et la route de terre est vivement déconseillée en cas de pluie. 2. C’était beaucoup plus cher que ce que je ne pensais. Après bien des hésitations, je me suis résolue à ne pas m’y rendre.

Autre bus direction Corrientes et enfin, San Ignacio. Alors sans ces hésitations, j’y serais arrivée le matin, c’est à 22h que je débarque. Pas à San Ignacio puisque l’accompagnateur du bus à qui j’avais signalé trois fois descendre à San Ignacio m’a appris peu après ce village qu’on venait de le passer. Ils me débarquent donc dans le noir sur le bord de la route et j’arrête le bus suivant venant en direction contraire. Arrivée là, je n’ai aucune idée d’où se trouvent les hostels. Je n’avais pas vraiment prévu cette arrivée tardive. Je demande aux policiers où je peux loger, ils m’informent (à tort) qu’il n’y a que des hôtels à San Ignacio et qu’il est dangereux de marcher la nuit. Sympa les flics. J’ai mon parapluie en main bien qu’il ne pleuve plus et le serre très fort. J’arrive à l’hôtel que le policier m’a indiqué mais les prix sont prohibitifs. Heureusement la réceptionniste m’indique un hostel. Je suis bien contente d’y poser mes affaires.

P1070757Le lendemain, je vais visiter les ruines de la mission jésuite. C’est L’attraction de San Ignacio. Tellement que si l’on veut voir le show et lumière le soir après l’avoir visité en journée, cela revient plus cher que les chutes d’Iguazu. Devant un tel prix, je refuse. Cela coûte 15 fois plus cher que l’autre mission jésuite que j’ai visité à Alta Gracia, près de Cordoba.

P1070769Mais ce n’est pas parce qu’il y a une attraction principale, qu’il n’y a rien d’autre à faire. Je pars donc au parc provincial de Teyu Cuare. Gratuit et il n’y a pas un chat. D’accord, je n’ai pas découvert une énième merveille de la nature mais cela m’a fait du bien de marcher après tant de trajets en bus et sachant qu’autant m’attendent encore. Je mange en face du Rio Paraguay marquant la limite entre l’Argentine et le Paraguay.

Le lendemain matin, je reprends la route en faisant d’abord un arrêt à Santo Pipo. Ce village est le lieu de production de Piporé, une marque de Yerba Mate. La Yerba mate est à la base du mate, la boisson que tous les Argentins boivent à longueur de journée. Elle se boit dans un mate, récipient en forme de coupe originellement creusé dans une calebasse mais qui peut aussi être creusé dans du bois ou, crime pour certains, fait de plastique ou de verre. Le mate, c’est donc le nom de la boisson ainsi que du récipient dans laquelle elle se boit. Cela se boit souvent en groupe, faisant circuler le mate d’une personne à l’autre mais peut aussi se boire seul. Cela améliore la concentration et tient éveillé. Personnellement, cela me fait bien plus d’effet que le thé ou le café. Pas intérêt à en boire trop tard. Lors de la visite, j’ai eu droit à une vidéo d’une vingtaine de minutes, apologie de la marque Piporé mais aussi histoire de cette boisson.

En pratique

Bus Cordoba-Curuzu Cuatia : bus expreso singer : départ 19h. 600 adulte/480 étudiant. Arrivée à 5h00.

Bus Curuzu Cuatia-Mercedes à 5h30. Compagnie Expreso Sauce. 83 adulte/67 étudiant.

Bus Mercedes-Corrientes. Compagnie Nuevo Expreso. 104 étudiant.

Bus Corrientes-San Ignacio : Compagnie Rio Uruguay. Départ 15h15-arrivée (réelle) : 22h. 255 étudiant.

(évidemment, il y a des bus qui vous mènent directement de Cordoba à San Ignacio)

Hostel Adventure : 115 pesos/dortoir. Bon petit déjeuner inclus.

Bus San Ignacio-Santo Pipo : 13 pesos. Compagnie Horianski. Prendre le premier bus qui passe au terminal.

Visite de Piporé (production de yerba mate) : gratuit. Film d’une vingtaine de minute sous-titré en anglais, suivi d’explications et démonstration des vieilles machines.

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Cordoba

Musée historique provincial

Musée historique provincial

J’arrive à Cordoba lors d’une grève des bus. Je pars donc à pied à la recherche de mon hostel. Même si j’avais prévu de me reposer, je vais visiter un musée vu qu’ils sont gratuits le mercredi. Le musée historique m’a plus plu pour son architecture, une ancienne maison coloniale, que pour son contenu mais j’ai malgré tout pu apprendre quelques faits intéressants.

musée historiqueA Cordoba, j’ai pu effectuer un Free walking tour. Comme (presque) toujours, c’était génial. Pleins d’informations intéressantes, de mises en lumière de petits détails à côté desquels je serais autrement passée, de suggestions de musées ou lieux à voir.

L'art de faire du nouveau vieux

L’art de faire du nouveau vieux

Visite plus sérieuse ensuite, le musée de la mémoire. Comme souvent en Amérique Latine, pas d’informations données sur ce musée à l’office du tourisme, il ne figure pas non plus sur la carte de la ville. Un lieu pourtant très important pour comprendre l’histoire de l’Argentine qui continue d’influencer le présent. Les procès des tortionnaires et responsables de plus sombres heures de l’Argentine continuent encore et des petits-enfants nés en captivité de mères aujourd’hui « disparues » sont encore découverts (la disparition était synonyme de mort sous la dictature). Ce musée se situe dans un ancien centre de détention, le « D-2 ». Pour rappel, la dernière dictature en Argentine (Videla) s’est déroulée de 76 à 83. Depuis, ce pays connaît sa plus longue période de démocratie.

estancia Alta GraciaRetour ensuite à la période coloniale pendant laquelle l’Argentine a connu les missions jésuites (jusqu’en 1767 date de leur expulsion). Les jésuites, ordre chrétien, étaient venus évangéliser les indigènes. Pour subvenir à leurs besoins, ils ont créés des estancias, unités économiques de production. Ils « produisaient » notamment des mules qui servaient dans les mines de Potosi. A Alta Gracia, j’ai visité le musée des estancias jésuites. Intéressant d’en apprendre plus sur ce pan de l’histoire Argentine, surtout qu’il y avait une visite guidée. Dans cette petite ville, située non loin de Cordoba, j’ai également visité la maison du Che. Pas hyper intéressant et comme tous les musées traitant d’un fait ou personnage historique en Amérique Latine, pas du tout critique. Mais comme je venais de lire le carnet de voyage du Che en Bolivie (très barbant au passage, mais c’est tout ce que j’avais trouvé dans un book exchange), j’étais dans le sujet. A Cordoba même, il est possible de visiter la manzana jesuitica (bloc de maison jésuite). Très intéressant également surtout qu’ils ont créé la première université du pays, université aujourd’hui publique et totalement gratuite (même pour les étrangers). Là aussi, il y a une visite guidée très intéressante.

Le soir, petit spectacle sympatoche, un son et lumière au paseo del buen pastor. J’y suis même revenue une seconde fois avec Ellen que j’ai recroisé par hasard dans la ville. Cela dure 20 minutes, c’est gratuit et c’est assez bien fait. En plus, les spectacles ne sont pas toujours les mêmes (je ne sais pas s’ils varient en fonction du jour ou de l’heure). Un peu avant, on s’est rendues au musée des femmes. J’espérais un musée parlant de femmes illustres d’Argentine, de féminisme et d’évolution de la condition des femmes. Au lieu de cela, on a trouvé un petit musée dont les œuvres d’art ont été réalisées par des femmes. Petite déception.

législatureUn peu par hasard, je suis entrée dans la législature de Cordoba. Cordoba, comme les 27 provinces d’Argentine (Etat Fédéral) possède sa législature. Il y a peu, cette législature était même bicamérale. Aujourd’hui, elle n’a « plus » qu’une chambre. Bon, étant Belge, je n’ai rien à dire sur la complexité du système législatif Argentin. Normalement, la législature ne se visite pas mais en faisant un beau sourire, la dame de la réception s’est dit que ce serait vraiment dommage que je ne puisse pas visiter le bâtiment. Elle m’a donc fait faire le tour du propriétaire en visite VIP.

 

 

 

En pratique

Hostel 531. Rivera indarte 531. 85 pesos si vous réservez par hostelworld, 110 sur place (j’ai négocié de payer le premier prix mais normalement ils n’acceptent que si vous faites effectivement la réservation). Petit-déjeuner inclus de qualité. Cuisine qui manque d’ustensiles mais sinon bien équipée. Activités prévues (film, asado, …). Douche de qualité. Un peu excentré mais le centre est assez vite rejoint à pied. Près du marché.

Musée de la mémoire. Passage Santa Catalina (entre la cathédrale et le cabildo).

Free walking tour « La docta ». Voir sur leur site internet pour les horaires.

Musées gratuits le mercredi.

Musées des femmes : gratuit. Rivera Indarte 55. Ma-Sa : 10-20h. Musée d’art dont tous les auteurs sont des femmes.

Musée historique provincial Marques de Sobremonte. 15 pesos. Lu-Ve : 9h30-14h30.

Manzana Jesuitica (musée historique de l’université nationale de Cordoba) 10 pesos. Visite en EN à 10h et ES à 11h (autres horaires l’après-midi).

Paseo del buen pastor : av. Hipolito Yrigoyen 325. Spectacle de fontaines, le soir aux heures piles : 19, 20, 21, 22h tous les jours. 23h le vendredi et samedi. Gratuit.

Législature de Cordoba. Normalement, cela ne se visite pas mais un sourire ouvre toutes les portes.

Glacier: les glaciers Venezia (chaîne uniquement présente à Cordoba et Alta Gracia) font de la très bonne glace, à un prix démocratique et avec de nombreux goûts très variés (crocantina – cachuètes caramélisées, mantecol – un biscuit et toutes les variations autour du dulce de leche valent la peine).

Alta Gracia

28 pesos en bus, compagnie Sarmiento. Sort du petit terminal : prendre la rue Buenos Aires depuis la place San Martin et prendre une rue gauche juste avant le bd Pte Arturo Illia.

Musée de l’estancia jésuite. 20 pesos. Ma-Ve : 9-13h et 15-19h. Sa-Di et jours fériés : 9h30-12h30 et 15h30-18h30.

Maison du che. 75 pesos adulte/ 45 étudiant.

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