Voyage

Un an après

Il y a presque un an jour pour jour, je posais le pied à Bruxelles, où plutôt à l’aéroport de Zaventem.

J’ai récupéré pour la dernière fois mon sac à dos avec lequel j’ai voyagé pendant un an et j’ai retrouvé ma famille qui m’attendait.

Depuis mon retour, j’ai cherché et trouvé du boulot puis emménagé dans une nouvelle colocation.

Un an après ce retour et deux ans après mon départ, je suis sur le point de dire au revoir à mon petit frère. Il s’en va en Nouvelle-Zélande vivre la vie de voyageur. Je ne suis pas peu fière de dire que j’ai pu l’inspirer J

Mais son voyage sera bien différent comme tous les voyages le sont. Il part avec en poche un permis vacances travail et travaillera très probablement pour compléter son budget. Sur le chemin du retour, un stop-over en Thaïlande lui permettre de découvrir l’Asie du Sud-Est pour le temps qu’il souhaitera.

Un peu « coincée » dans ma vie de salariée en CDI, j’avoue, j’envie par moments la liberté qui va être la sienne. Par moments seulement, parce que j’ai pu moi aussi profiter d’un beau voyage et cette liberté presque totale.

Ce que j’en retiens surtout, c’est d’avoir pu faire l’expérience d’une vie sans contraintes de temps et (presque) sans obligations. Dans mon quotidien, je regarde mon agenda très régulièrement pour y caser ici un repas avec un ami, là une soirée jeux de société, alors qu’en Amérique Latine, j’anticipais rarement au-delà de 2-3 jours. Il est bon de se rappeler cet état d’esprit qui finalement ne tient qu’à nous. Un agenda, jusqu’à preuve du contraire, ne se remplit pas de lui-même.

Allez, je vous laisse, il me reste une soirée pour profiter de la présence de mon frère avant qu’il ne parte. Et pour ça, j’ai éjecté une réunion de mon agenda qui était décidément trop mal placée.

Bon vent, frérot, profite !

Advertisements
Categories: Voyage | Mots-clés : | Laisser un commentaire

Les dix petits mensonges du voyageur

Durant un an, je vous ai tout raconté. Mes bons plans, mes rencontres, les galères, le beau, le bon, les petits moments de solitude. Pendant un an, j’ai essayé comme d’autres voyageurs de vous faire vivre mon voyage à travers mon blog. Honnêtement. Vraiment? Alors, autant l’avouer, j’ai parfois enjolivé certains épisodes, ajouté du suspense, j’en ai parfois rajouté une couche et omis certains détails. Mais tout ça bien sûr, juste dans un souci de confort de lecture. Séance confessions.

s1.qwant.com1. La serviette microfibre idéale

Quand on croise un voyageur qui n’a pas de serviette microfibre, on ne peut s’empêcher d’en vanter les mérites. On en fait les louanges, on dit l’adorer notre serviette en microfibre. Ah comme elle est légère, ah comme elle ne prend pas de place. Et elle sèche super vite!

FAUX Si elle ne sèche pas en plein soleil, elle ne sèche pas réellement et ensuite, pue mais puuuue jusqu’à la prochaine machine à laver. Un désastre. Et chaque fois qu’un hostel te fournit une serviette en coton, même si elle n’a pas l’air de toute fraîcheur, quel bonheur de s’essuyer avec!

2. Les bus de nuit, c’est top. T’économises une nuit d’hôtel et tu gagnes un jour de voyage.

FAUX. Probablement un des mensonges qui revient le plus souvent sur les blogs de voyage. L’avantage du bus de nuit! En réalité, t’arrive en ayant super mal dormi (quand tu y es arrivés). Tu es de mauvais poil, tu as faim (tu ne trouves jamais rien à manger dans ces moments). Ton dos te fait mal, tu ne trouves pas d’hostels et tu trouves le personnel désagréable. Rien de pire que la première impression sur une ville après un bus de nuit.

3. On dort tellement bien en bus cama

Ah le bus Cama! Rien que pour lui, tu pourrais venir en Amérique Latine. Un siège de bus qui s’incline et te permet de dormir comme dans ton lit pendant que ton fidèle destrier t’emmène à destination. Cela semble magique mais c’est FAUX.

Parce que si comme moi, tu n’es pas grande, tu glisses de ton siège Cama. Il te manque un certain nombre de centimètres pour que tes pieds puissent t’arrêter en t’appuyant au repose-pied. Tu passes la nuit entière à essayer de trouver la position où tu seras confortable. Et devine quoi? Elle n’existe pas!

4. Tu es totalement coupé de ton pays et 100% immergé là où tu es.

FAUX Si par moment, les réalités pratico-pratiques du lieu où tu te trouves (par exemple, en pleine montagne), font que tu ne captes rien, généralement, il y a le wifi. Et même si le voyage t’offres une bonne désintoxication à l’information continue, les infos continuent d’affluer. Facebook, journaux en ligne, emails. Et après tout, je ne vois pas ce qu’il y a de mal à garder contact avec le pays.

5.  Faire sa lessive à la main, c’est rien du tout quand tu le fais tous les jours.

FAUX Déjà, parce que ta lessive, tu vas toujours attendre de ne plus rien avoir à te mettre pour la faire. Et encore, au fil du voyage, le concept de vêtement sale va évoluer avec ton envie de laver ces vêtements. Ensuite, parce que en altitude, il fait souvent froid et laver ses vêtements à l’eau glacée, c’est gelant. Alors non, on ne pue pas en voyage, on sent l’aventure.

6. Des moustiques, dans la jungle? Oh, rien de mémorable!

Tu rentres à peine de ton aventure à la Tarzan et inévitablement les autres voyageurs te posent la question. Et les moustiques? Alors, comme souvent, on minimise les côtés négatifs et on en conclut que tu les as à peine remarqués.

FAUX, j’avais les fesses comme un clavier d’ordinateur et on pouvait voir jusqu’où montaient mes bottes grâce aux boutons.

7. J’adooore la nourriture locale.

On veut tous manger local, découvrir ainsi la culture. Manger comme les locaux.

Mais parfois, trop c’est trop. Quand nourriture locale rime avec riz et poulet, c’est stop. Et bien souvent, les « locaux », ils mangent du poulet broaster, des hamburgers, des hot-dogs et des frites. Pas hyper motivant. A La Paz, j’avais demandé au guide de notre free walking tour pourquoi il n’y avait pratiquement que des vendeurs de poulet frit: « parce que c’est bon. Je pourrais en manger tous les jours ». Ceci explique donc cela.

8. Le Choquequirao, des ruines magnifiques.

Certes c’était magnifique mais aux voyageurs que l’on rencontre par la suite, on omet de dire que pour y arriver, tu vas devoir t’arracher à en vouloir à ceux qui te l’auront conseillé. Tu vas suer, être piqué par des mouches démentielles, tu vas maudire la montagne, les graviers, le soleil, … Non, mais en vrai, je t’assure, elles sont belles, hein, ces ruines.

9. Peu importe l’équipement de la cuisine, tel MacGyver, rien ne t’empêche de te faire de bons petits plats.

Presque vrai. Mais franchement, il y a des limites. Parce que quand tu n’as rien de rien pour boire ton thé et qu’il ne te reste plus qu’à le boire à la casserole, on atteint le fond (oui, il m’est arrivé plusieurs fois de boire du thé à même la casserole).

10.  Jamais on ne veut rentrer à la maison. On voudrait voyager toute sa vie.

Ben non, à la fin, je voulais rentrer. Pas parce que ce n’était pas chouette mais le pays finit par manquer et dans mon cas, c’est mon petit confort que je voulais retrouver. Une chambre à soi, un lit à soi, une salle de bain propre, on l’apprécie mille fois plus à son retour.

Alors, j’espère que ce billet ne vous aura pas dégoûté (c’était pas le but), mais apprenez à lire les blogs entre les lignes. Quand un voyageur vous dit qu’il est resté à l’hostel parce qu’il n’était pas très bien, il a probablement passé la journée sur les toilettes et à tenter de rester dignes le reste du temps.

Categories: Voyage | 3 commentaires

Argentine, la récap’

L’Argentine, j’y ai passé 5 semaine du 19 juillet au 25 août 2015. Dernier pays de mon année en Amérique Latine, il n’a pas été mon préféré. J’ai commencé à sentir l’usure du voyage mais rassurez-vous, tout n’est pas noir, loin de là.

Budget

Avant d’arriver en Argentine, alors que j’étais coincée en Bolivie, j’ai commencé à flipper très fort concernant le budget qu’allait engloutir l’Argentine. Tous les voyageurs rencontrés n’arrêtaient pas de répéter que c’était hors-de-prix, ce qui est rarement agréable à entendre. Heureusement, la réalité est bien plus soft et avec un peu de jugeote et quelques bons plans, on s’en sort bien.

Tout d’abord, les transports constituent le plus gros poste de dépense. Premièrement parce que l’Argentine est grande. Mais au-delà des distances, aussi parce que les compagnies de bus sont beaucoup plus chères au km que dans les autres pays parcourus. Heureusement pour ce prix, on a de très bons bus mais pour de petits trajets, j’aurais parfois préféré un bus très simple et moins cher. Gros bon plan : faire Iguazu-Buenos Aires avec la compagnie Brésilienne Pluma : moitié moins cher qu’en prenant le bus du côté Argentin.

Concernant l’hébergement, ce n’est pas plus cher qu’en Bolivie. J’ai en général payé 100 pesos en dortoir, changé au Blue, cela fait 7,5€ la nuit. La plupart des hostels ont une cuisine, ce qui permet bien sûr d’économiser sur la nourriture. De plus, j’ai découvert bien tard que dans tous les hostels « hola » (ils sont nombreux), on peut demander gratuitement une carte de membre dès la première nuit et avoir ainsi -10%.

La nourriture est plus chère que dans les trois autres pays que j’ai visité (Equateur, Pérou et Bolivie) mais on se rattrape en cuisinant soi-même.

Les visites ne sont pas toutes hors-de-prix, loin de là. Beaucoup de villes ont un jour où les musées sont gratuits (le mercredi à Buenos Aires et Cordoba). Les autres jours, les prix sont de toute façon démocratiques. Iguazu et les ruines de San Ignacio sont par contre beaucoup plus chers, un budget à prévoir. Il y a des Free Walking Tour à Buenos Aires et Cordoba, l’occasion de découvrir la ville avec un guide local à un prix libre (pas gratuit donc, il faut donner un pourboire).

Je n’ai fait aucun tour organisé ou visite guidée payante, parce que là, il faut casser la tirelire. Je ne me suis cependant privée de rien puisque je n’envisageais aucun tour de la sorte.

Le « Blue »

Grande question qui tracasse de nombreux voyageurs, le blue, c’est essentiel en Argentine. Le Blue, c’est un marché parallèle et illégal qui permet de changer ses dollars ou euros à un prix très avantageux. Cela vous paraît compliqué ? Cela ne l’est absolument pas. Vous arrivez d’Europe, prenez des euros avec vous pour couvrir tout votre séjour en Argentine. Vous arrivez d’un autre pays d’Amérique Latine, retirez des dollars (c’est ce que j’ai fait à Sucre en Bolivie).

Ensuite, une fois dans le pays, changez ces dollars. J’ai changé mes dollars à +/- 15 pesos pour 1 dollar. Si j’avais retiré au distributeur, j’aurais reçu 9,5 pesos pour 1 dollar. Grosse différence !

Où changer ? Dans la rue, généralement près de la Plaza de armas (la place centrale). Dans tous les cas, demandez à votre hostel où aller, ils savent très bien où se trouvent les arbolitos (ces changeurs qui restent immobiles et cherchent des dollars, verts). Certains hostels offrent aussi comme service de changer vos dollars. Tout service se paie et vous bénéficierez d’un moins bon taux. Mais si le change vous fait peur, profitez-en et payez votre sérénité en changeant un peu moins bien. Ce sera toujours mieux que le taux du distributeur.

A cours de cash ? Passez une frontière. Dans certains pays on peut retirer directement des dollars (uniquement certains distributeurs), dans d’autres, on retire en monnaie nationale et on change ensuite en dollars. Que l’on rechangera ensuite en pesos, une fois de retour en Argentine.

Le plus touchy, je trouve, c’est de se promener avec plus d’argent sur soi. Lors de mes déplacements, au début, j’avais 700$ sur moi. Très peu habituée à avoir autant d’argent en liquide, cela ajoute un petit stress aux trajets.

La monnaie

P1080087Au-délà du change au Blue, le problème de monnaie est encore plus grand que dans les autres pays traversés. Si ailleurs, je cherchais toujours à casser mes billets chaque fois que c’était possible, ici, on est dans du high level. La plupart du temps, on ne vous rend pas la monnaie pour un ou deux pesos. Les supermarchés ont aux caisses des « monnaies alternatives » sous forme de bonbons voire de sachets de thé. La première fois qu’on m’a tendu un caramel au lieu de ma monnaie, j’ai dû faire une drôle de tête mais on s’y habitue. A Buenos Aires, de nombreux magasins achètent vos pièces au-dessus de leur valeur.

Nourriture

L’Argentine ne m’aura pas charmée avec sa nourriture. S’il est vrai qu’elle fait de meilleures glaces que ses voisins, pour le reste, j’ai été déçue. J’ai préféré, de loin, les empenadas de Bolivie (que l’on appelle là-bas Salteñas). Le fameux steack ne m’aura pas convaincue. Il faut dire que je ne suis pas très carnivore. Le locro, plat traditionnel dans le Nord-Ouest Argentin, sans être mauvais, ne me laisse pas non plus un souvenir impérissable.

Un peu plus de confort

Arrivée en Argentine le jour de l’anniversaire de ma mère et mon frère, j’ai redécouvert le bon Wifi et la possibilité de vraiment skyper. J’ai aussi eu du chauffage pour la première fois de mon voyage. La plupart des hostels sont mieux équipés (il y a très souvent une bonne cuisine) et un petit-déjeuner est presque toujours inclus.

Les Argentins

S’ils sont parfois bruyants et un peu trop remuants, ils possèdent une grande qualité qu’on ne peut nier : ils sont très, très hospitaliers et généreux. Jamais un Argentin ne mangera ou boira quelque chose sans t’en proposer. Chez eux, le partage semble inné et l’envie d’aider l’autre, toujours présente. Vous aurez donc probablement l’occasion de partager un maté avec l’un d’entre eux ou de participer à une parrilla. Un exemple à suivre!

Top 3 de mes activités préférées

  • Cafayate : je sais, ce n’est pas une activité et plus qu’un lieu puisque c’est un village mais j’ai vraiment eu un coup de cœur. Chouette auberge de jeunesse, magnifique promenade des cascades, magnifique vallée parcourue à vélo en bonne compagnie et pour quitter ce village, stop jusqu’à Tucuman. Si je vous dis également qu’il y fait une température idéale même en hiver et que le village est plein de glaciers, vous saurez qu’il ne faut manquer de s’y arrêter sous aucun prétexte.
  • Les chutes d’Iguazu. Iguazu, si tu voyages en Amérique Latine, tu en entendras parler du premier au dernier jour de ton voyage. Miracle de puissance de la nature, ce lieu nous rappelle que l’homme a beau avoir l’ambition de dompter la nature, c’est elle qui impose ses règles.
  • Buenos Aires. Bien que très peu fan des villes en général, j’ai aimé cette ville où l’on découvre l’histoire du pays en la visitant. L’architecture hétéroclite vous promet de longues balades le nez en l’air.

Top 3 des hébergements que j’ai préférés

  • Hostel La Juana à Humahuaca. Chouette ambiance, chauffage, lits confortables, staff génial, petit-déjeuner, cuisine, … Difficile de lui trouver des points négatifs.
  • Hostel Huayra Sanipy: Chouette ambiance, eau bien chaude, grand jardin à l’arrière où le staff organise des parrillas. Un lieu où se poser.
  • Hostel Puerto Limon. Propre, eau chaude, chauffage. Très fonctionnel mais manque une ambiance auberge de jeunesse où tout le monde sympathise et échange ses bons plans.

 

Categories: Voyage | Mots-clés : , , | Laisser un commentaire

Buenos Aires

P1080019Buenos Aires, capitale de l’Argentine et dernière étape de mon périple. Un an de voyage qui s’achève par une semaine de visites. Ce ne sera cependant pas le dernier article de ce blog, j’en ai encore plein dans ma manche. J’ai beaucoup aimé cette ville même si elle n’est pas facile à appréhender.

Premier jour, j’arrive tôt et demande à l’office du tourisme comment me rendre à mon hostel. Toutes les indications sont bonnes sauf sur la sortie de la gare des bus. Je sors en effet du mauvais côté et très rapidement, je me rends compte que je ne suis pas là où je devrais être. L’arrière de la gare routière est sale, il y a pas mal de gens qui ont l’air d’avoir bu ou d’être drogués, je vois des hommes pisser contre les murs, … Je demande rapidement à un agent de sécurité comment me rendre à la gare ferroviaire et il m’indique que je dois faire le tour. « Je ne peux pas prendre tout droit ? Non, parce que par là, tu vas te faire voler ». D’accord. Je suis à Buenos Aires, ville de 3 millions d’habitants qui a la réputation d’être assez dangereuse.

Je retrouve vite mes pas et grâce aux transports en communs bien efficace, je suis rapidement à l’intérieur d’un hostel chauffé, propre, et confortable. Première journée à glander, surtout que j’arrive un lundi férié et donc tout est fermé. Le lendemain, je pars pour walking tour mais celui-ci ne doit plus exister. Retour à l’hostel pour essayer de m’y retrouver. Difficile d’avoir de l’info dans cette ville quand le gars de l’office du tourisme semble plus préoccupé par le remplissage de sa feuille de statistiques (provenance et durée du séjour des touristes) que de me donner des informations.

Vue depuis le balcon de la Casa Rosada

Vue depuis le balcon de la Casa Rosada

Je retombe quand même sur mes pattes, et trouve un free walking tour de la vieille ville. Une visite très intéressante menée par Javier, un étudiant en Histoire. J’en apprends plus sur la construction de la ville, l’Histoire et le fonctionnement étatique du pays. Ayant choisi le tour en Espagnol, nous ne sommes que trois et c’est l’occasion d’un véritable échange. Les trois heures passent en un clin d’œil. J’aurai l’occasion durant le week-end de visiter la Casa Rosada, le palais présidentiel, et le Cabildo, ces deux bâtiments deux bordant la Plaza de Mayo. Les deux visites sont cependant de peu d’intérêt.

Vue depuis le balcon du Cabildo situé à l'opposé

Vue depuis le balcon du Cabildo situé à l’opposé

Le lendemain, un mercredi, je profite des musées gratuits ce jour-là et visite le musée d’Histoire nationale. Trop fouillis, la chronologie n’est pas respectée. Je me perds dans cette Histoire et ne comprends pas toujours pourquoi certains personnages sont mis en avant. Un musée visiblement destinés aux Argentins qui connaissent déjà l’Histoire de leur pays.

J’enchaîne avec un bifle de chorizo. Autrement dit, un steack, grande spécialité du pays ! Mais sur base d’avis sur internet, je vais dans une parrilla (restaurant spécialisé dans les viandes grillées) bien trop chic à mon goût. Je m’y sens comme un cheveu dans la soupe. Certes le steack est bon mais vu que la garniture n’est pas comprise dans le prix, cela revient vite cher.

P1080001Un autre jour, je me rends en compagnie de Murielle, une Allemande à La Boca. Célèbre quartier connu pour ses maisons colorées d’El Caminito. Bien trop célèbre à notre goût, on a l’impression de visiter Disneyland. Partout, de « faux » danseurs de tango nous proposent de prendre une photo avec eux et tous les restaurateurs nous invitent à manger là. Boutique de souvenirs après boutiques de souvenirs ont défiguré ce petit bout de quartier. La Boca, c’est aussi un des quartiers les plus pauvres de Buenos Aires et un quartier où il ne faut pas mettre les pieds pour sa dangerosité. La fille qui était avec nous lors du walking tour s’est fait racketter son téléphone à l’aide d’un grand couteau de boucher. Heureusement, rapidement des personnes du quartier se sont approchées faisant fuir les voleurs et permettant ainsi au groupe de filles de conserver leurs sacs à mains. L’erreur qu’elles ont faites est d’être sorties des rues touristiques et colorées mais surtout de s’être baladées iphone en main pour trouver leur chemin grâce au GPS.

P1080007De retour au centre-ville, je me rends au musée du Bicentenaire. Ce musée retrace 200 ans de l’Histoire de l’Argentine indépendante. Intéressant même si je me demande ce que les graphistes Argentins ont avec leur style de vidéo psychédélique. Épileptiques s’abstenir. Passons aussi sur la propagande à peine masquée des dernières vidéos retraçant le passé le plus récent.

P1080013Je profite aussi de mon séjour assez long à Buenos Aires (8 jours) pour aller au cinéma. Le cinéma Gaumont situé à deux pas du Congrès projette des films Argentins à un prix riquiqui. J’y ai vu « Le Clan », drame se passant à la fin de la dernière dictature et nous montrant les agissements de la famille Puccio. Ce film est un très gros succès en Argentine.

P1080046Un autre matin, je pars faire un second Free Walking Tour, cette fois-ci du quartier La Recoleta. C’est Maru, étudiante elle aussi en Histoire qui nous guide. Dans ce quartier, de riches familles se sont construites des palaces. A travers ce tour, c’est toute l’histoire de l’Argentine qui défile. Fin du tour au cimetière de La Recoleta, un cimetière aujourd’hui complet qui abrite les caveaux des plus riches familles. Tous les styles s’y mélangent à l’image de Buenos Aires. Le lendemain, j’y retourne pour faire cette fois-ci une visite guidée. On en apprend plus sur certains caveaux, sur l’histoire du cimetière, sur de grandes personnages qui y sont enterrés. Un endroit fascinant si la mort ne vous fait pas peur. Et oui, vous pourrez voir le caveau où est enterré Eva Peron.

P1080063Tout près de là se trouve la première librairie El Ateneo, installée dans un ancien théâtre. Les livres trouvent ici un lieu majestueux qui leur rend leur noblesse. On peut aussi s’installer sur la scène pour de la petite restauration ou une boisson.

Autre visite, le musée de la mémoire. Un musée qui explique comment la lutte contre la « subversion » (entendez, les gauchistes, les anarchistes, ceux qui pensent différemment, …) s’est mise en place (notamment avec l’aide de l’armée Française) lors de la dernière dictature qu’a connue l’Argentine (1976-1983). Ce musée explique aussi comment les enlèvements ont eu lieu et comment ces personnes « disparues » ont été transférées (= tuées). Parce que ces militaires avaient le sens des priorités et des valeurs, ils ont décidés de donner une « mort chrétienne » aux « agents subversifs ». Lors des vols de la mort, les prisonniers, drogués, étaient lâchés en pleine mer depuis de petits avions. Ils mourraient noyés et disparaissaient sans laisser de trace. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles ne savent pas ce qu’il est advenu de leurs disparus.

P1080084Dernier petit musée que j’ai visité, le musée de la ville. Une petite visite d’une demi-heure pour observer des objets du début de l’industrialisation. Anciens téléphones, gramophones, fers à repasser, … Si vous aimez Downton Abbey, vous serez sûrement charmés.

Un magasin de sièges à San Telmo

Un magasin de sièges à San Telmo

Le dimanche, direction la feria de San Telmo. J’avais un peu peur du côté touristique et finalement, j’ai bien aimé cette feria où de nombreux artisans vendent leur production. Bien sûr, il y a de tout, du bon comme du moins bon mais en gardant son sens de la mesure, on peut faire de chouettes emplettes. Une autre balade sympathique si vous avez du temps, le quartier de Puerto Madero, cœur des affaires de BA.

P1080032Dernier jour de mon voyage, le lundi soir, je vais voir le spectacle de percussions « La Bomba del tiempo« . Pas mal mais forcément très fort. Je n’ai pas pensé à prendre des boules quiès pour atténuer le son et après une demi-heure, j’ai commencé à me dire que je risquais vraiment gros vu le niveau sonore. Solution de débrouille, j’ai déchiré un mouchoir que j’avais en poche, l’ai roulé et enfoncé dans mes oreilles. Pas l’idéal mais cela a fonctionné et a atténué le son. Quant au spectacle, c’était pas mal. Le plus impressionnant est le fait que tout est de l’improvisation et que le chef d’orchestre qui crée cette harmonie utilise un langage des signes pour intimer ses ordres aux artistes.

En pratique

Hostel Puerto Limon. 130 pesos/ dortoir de 8 lits. + dans de plus petits dortoirs. -10% avec la carte ISIC et -10% avec la carte hola hostel (carte gratuite).

Buenos Aires Free Walks. Voir sur leur site les heures de départ. Deux tours : vieille ville et la Recoleta.

Cimetière de la Recoleta. Visites dans différentes langues. Les horaires sont à l’entrée du cimetière. Prix libre (pourboire).

Musée de l’Histoire nationale. 20 pesos, gratuit le mercredi.

Musée du Bicentenaire. Gratuit.

Cinéma Gaumont. 8 pesos.

Musée de la mémoire (ex-ESMA) : difficile de vous donner les heures d’ouverture vu la complexité de celles-ci. L’Ex-Esma est en fait constituée de plusieurs bâtiments qui ont chacun leurs heures d’ouverture. Le plus intéressant est l’ex casino. Gratuit.

Musée de la ville. Gratuit.

Feria de San Telmo : tous les dimanches rue Defensia.

La Bomba del tiempo: tous les lundis. 70 pesos si payé plus d’un jour à l’avance, 90 sur place. Le métro arrive très près et il y a pleins de bus également qui repartent de la station de métro.

Categories: Voyage | Mots-clés : , , , , , | 2 commentaires

Les chutes d’Iguazu

P1070873Après un court trajet depuis Santo Pipo, j’ai rejoint un hostel conseillé et surtout très bon marché. Bonne surprise, l’hostel est très bien et le lendemain matin, j’ai pu profiter du meilleur petit-déjeuner de mon séjour en Amérique (hors Llullu Llama mais je ne payais pas). Quelques courses et un repas plus tard, je vais me coucher tôt afin d’être au taquet pour voir les chutes.P1070886

Côté Argentin

P1070808Le lendemain, je pars tôt et arrive à 8h45 dans le parc. J’aurais pu faire mieux vu que le parc ouvre à 8h mais c’est suffisamment tôt pour qu’il n’y ait personne ! Je commence par le circuit supérieur et je suis seule face aux chutes. Incroyable. Les émotions face à la puissance des chutes n’en sont que plus grandes.

P1070814Je continue sur le circuit inférieur et il n’y a toujours pratiquement personne. Déjà quand je sors du circuit, je vois bien plus de monde affluer et surtout d’énormes groupes. Mon conseil, donc : levez-vous tôt. Ne commencez pas par la garganta del diablo. Il y avait des groupes présents à mon entrée dans le parc et ils sont tous partis la voir.

P1070828J’ai donc enchaîné avec la Garganta del diablo. Beaucoup de monde, on dirait une bataille de selfie stick. Difficile de vraiment en profiter.

P1070882Je mange ensuite mon sandwich et dois surtout rester tout le temps attentive à ne pas me faire attaquée par les coatis. Même si c’est agréable de manger à l’extérieur, je pense que vu le problème environnemental et sanitaire qu’ils représentent, créer un espace intérieur (pourquoi pas vitré) serait une bonne idée.

Ils ont l’air mignon comme ça …

Je fais ensuite le sentier Macuco. Long (7km en tout) et pas très intéressant. En fait, la cascade serait le spot idéal pour un pique-nique si quelque chose était aménagé pour. Mais vu qu’il n’y a rien pour s’assoir et que j’ai de toute façon déjà mangé, je retourne assez vite à l’intérieur du parc. Il ne me reste plus beaucoup de temps. Je retourne à la garganta del diablo et bingo !, il y a beaucoup, beaucoup moins de monde. On en profite nettement mieux.

P1070852Aux alentours de la Garganta, profitez également des nombreux papillons attirés par le sel laissé par … notre sueur en s’appuyant sur les rampes. Il y a dans tous le parc des panneaux explicatifs assez bien fait qui vous permettront d’apprendre ce genre d’infos.

P1070870Retour à Puerto Iguazu après cette longue journée et achats compulsifs (non, je rigole), j’achète trois maté.P1070888

Côté Brésilien

P1070941Le lendemain, je prends mon sac à dos et hop, direction le côté Brésilien. Je m’étrangle un peu au vu du prix du lockers. 6 fois plus cher que l’aller-retour jusqu’à la ville de Foz Do Iguazu. Autant vous dire que vous avez intérêt à d’abord aller déposer votre sac à votre hostel et ensuite, revenir voir les chutes.

La passerelle qui permet de s'approcher au plus près des chutes

La passerelle qui permet de s’approcher au plus près des chutes

Bref, je parcours l’unique circuit de ce côté et il n’y a pas à dire, la carte postale est là. Cependant, il est 11h et il y a foule. A certains endroits, on fait la file. Pas pour regarder les chutes, non pour se prendre en photo devant. Certains n’y jettent même pas un œil, tant que la photo est prise.

P1070930Arrivée au bout, je mange et cette fois-ci, en compagnie des guêpes. Je refais ensuite le même sentier en sens inverse. Il y a environ 5 fois moins de monde et c’est nettement plus agréable. Je m’arrête à certains endroits dix bonnes minutes sans me faire jeter puisqu’il n’y a presque plus personne.

P1070957Retour à Foz où je loge dans un hostel tout neuf et très bien conçus. Matelas d’une trentaine de centimètres, cela change des baignoires. Fruits frais le matin, super.

P1070951Le lendemain, je prends le bus pour Buenos Aires à moitié prix ! Et oui, du côté Brésilien, les bus coûtent deux fois moins cher pour aller à BA. Seul inconvénient, la compagnie qui fait ce trajet ne part que deux fois par semaine mais en le sachant, on s’en accommode.

En pratique

Côté Argentin

Bus Santo Pipo-Puerto Iguazu : Compagnie Horianski. 190 pesos en prix étudiant. J’ai juste pris le premier bus qui passait. Durée : environ 4h.

Residencial Noelia. Fray L. Beltran. Fait partie du réseau hola (-10% avec la carte de membre qui est gratuite). Prix de base : 90 pesos en dortoir ! Excellent petit-déjeuner : salade de fruits frais, papaye fraiche, différents pains, dulce de leche, confiture, beurre, thé, café, lait chaud, … Je ne m’attendais vraiment pas à cette qualité à ce prix. Les matelas sont par contre moyens. Il y a une cuisine, assez mal équipée mais suffisant pour se cuisiner un plat simple.

Visite des chutes

Bus toutes les 20 minutes reliant Puerto Iguazu à l’entrée des chutes : 100 pesos l’A/R, pas de prix étudiant. Compagnie Rio Uruguay.

Entrée des chutes : 260 pesos, pas de prix étudiant. Prenez votre pique-nique.

Partez le plus tôt possible. Le parc ouvre à 8h. Commencez par le circuit supérieur (rouge). Ensuite, circuit inférieur (bleu). Ensuite, faites le sentier Macuco (orange) et mangez là-bas (pique-nique). Enfin, terminez par la garganta del diablo (orange). Je n’ai pas eu le temps de visiter le centre d’interprétation mais il serait bien de le caser entre le sentier Macuco et la garganta del diablo (vers 16h, il y a très peu de monde). Tout ceci fait partie des activités incluses dans le ticket. Si l’île San Martin rouvre ses portes, je conseillerais de commencer par cela et donc inverser circuit inférieur et circuit supérieur.

Côté Brésilien (Foz do Iguaçu)

Bus Rio Uruguay ou Crucero del Norte : 40 pesos jusqu’aux cataractes. Horaire : 8h10, 10h30, 12h20 (Crucero del Norte) et 8h30, 9h30, 10h30, etc (Rio Uruguay). Il doit y avoir un bus moins cher qui va directement à Foz. Mieux vaut le prendre, se trouver un hostel, y laisser son sac et partir visiter les chutes en bus urbain (2,9 real).

Prix de l’entrée : 52,3 reals. Pas de prix étudiant. Prix du lockers : 30 reals !!!! (alors que l’A/R en bus depuis Foz coûte 5,8 reals).

Visite : venir le matin soit très tôt, soit vers 10h30. Prendre le bus (inclus) jusqu’au premier mirador. Marcher le long du sentier. Arrivé au bout, manger sur les tables de pique-nique puis revenir entre 13 et 14h. Il y a très peu de monde et cela permet de contempler bien plus à son aise. Reprendre son bus au premier mirador (dans l’autre sens bien sûr).

Bus Pluma pour Buenos Aires depuis Foz Do Iguaçu : 180 reales. Départ les mercredis et dimanches à 13h. Bus très basiques et sans nourriture servie à bord. Toilettes à bord et quelques arrêts. Durée : 19h. Les formalités à la frontière vont très vite.

Categories: Voyage | Mots-clés : , , , , , | Laisser un commentaire

San Ignacio

Après Cordoba, direction les chutes d’Iguazu. Mais tant qu’à faire autant de route (21h depuis Cordoba), je me suis dit que je pourrais bien visiter quelques lieux en chemin. Dans la province de Corrientes, il y a justement les Esteros del Ibera, une réserve naturelle apparemment de toute beauté. J’ai donc pris un premier bus pour Curuzu Cuatia, suivi d’un second pour Mercedes. Là, j’ai dû me rendre à l’évidence : 1. Cela faisait 24h qu’il pleuvait fortement et la route de terre est vivement déconseillée en cas de pluie. 2. C’était beaucoup plus cher que ce que je ne pensais. Après bien des hésitations, je me suis résolue à ne pas m’y rendre.

Autre bus direction Corrientes et enfin, San Ignacio. Alors sans ces hésitations, j’y serais arrivée le matin, c’est à 22h que je débarque. Pas à San Ignacio puisque l’accompagnateur du bus à qui j’avais signalé trois fois descendre à San Ignacio m’a appris peu après ce village qu’on venait de le passer. Ils me débarquent donc dans le noir sur le bord de la route et j’arrête le bus suivant venant en direction contraire. Arrivée là, je n’ai aucune idée d’où se trouvent les hostels. Je n’avais pas vraiment prévu cette arrivée tardive. Je demande aux policiers où je peux loger, ils m’informent (à tort) qu’il n’y a que des hôtels à San Ignacio et qu’il est dangereux de marcher la nuit. Sympa les flics. J’ai mon parapluie en main bien qu’il ne pleuve plus et le serre très fort. J’arrive à l’hôtel que le policier m’a indiqué mais les prix sont prohibitifs. Heureusement la réceptionniste m’indique un hostel. Je suis bien contente d’y poser mes affaires.

P1070757Le lendemain, je vais visiter les ruines de la mission jésuite. C’est L’attraction de San Ignacio. Tellement que si l’on veut voir le show et lumière le soir après l’avoir visité en journée, cela revient plus cher que les chutes d’Iguazu. Devant un tel prix, je refuse. Cela coûte 15 fois plus cher que l’autre mission jésuite que j’ai visité à Alta Gracia, près de Cordoba.

P1070769Mais ce n’est pas parce qu’il y a une attraction principale, qu’il n’y a rien d’autre à faire. Je pars donc au parc provincial de Teyu Cuare. Gratuit et il n’y a pas un chat. D’accord, je n’ai pas découvert une énième merveille de la nature mais cela m’a fait du bien de marcher après tant de trajets en bus et sachant qu’autant m’attendent encore. Je mange en face du Rio Paraguay marquant la limite entre l’Argentine et le Paraguay.

Le lendemain matin, je reprends la route en faisant d’abord un arrêt à Santo Pipo. Ce village est le lieu de production de Piporé, une marque de Yerba Mate. La Yerba mate est à la base du mate, la boisson que tous les Argentins boivent à longueur de journée. Elle se boit dans un mate, récipient en forme de coupe originellement creusé dans une calebasse mais qui peut aussi être creusé dans du bois ou, crime pour certains, fait de plastique ou de verre. Le mate, c’est donc le nom de la boisson ainsi que du récipient dans laquelle elle se boit. Cela se boit souvent en groupe, faisant circuler le mate d’une personne à l’autre mais peut aussi se boire seul. Cela améliore la concentration et tient éveillé. Personnellement, cela me fait bien plus d’effet que le thé ou le café. Pas intérêt à en boire trop tard. Lors de la visite, j’ai eu droit à une vidéo d’une vingtaine de minutes, apologie de la marque Piporé mais aussi histoire de cette boisson.

En pratique

Bus Cordoba-Curuzu Cuatia : bus expreso singer : départ 19h. 600 adulte/480 étudiant. Arrivée à 5h00.

Bus Curuzu Cuatia-Mercedes à 5h30. Compagnie Expreso Sauce. 83 adulte/67 étudiant.

Bus Mercedes-Corrientes. Compagnie Nuevo Expreso. 104 étudiant.

Bus Corrientes-San Ignacio : Compagnie Rio Uruguay. Départ 15h15-arrivée (réelle) : 22h. 255 étudiant.

(évidemment, il y a des bus qui vous mènent directement de Cordoba à San Ignacio)

Hostel Adventure : 115 pesos/dortoir. Bon petit déjeuner inclus.

Bus San Ignacio-Santo Pipo : 13 pesos. Compagnie Horianski. Prendre le premier bus qui passe au terminal.

Visite de Piporé (production de yerba mate) : gratuit. Film d’une vingtaine de minute sous-titré en anglais, suivi d’explications et démonstration des vieilles machines.

Categories: Voyage | Mots-clés : , , | Laisser un commentaire

Cordoba

Musée historique provincial

Musée historique provincial

J’arrive à Cordoba lors d’une grève des bus. Je pars donc à pied à la recherche de mon hostel. Même si j’avais prévu de me reposer, je vais visiter un musée vu qu’ils sont gratuits le mercredi. Le musée historique m’a plus plu pour son architecture, une ancienne maison coloniale, que pour son contenu mais j’ai malgré tout pu apprendre quelques faits intéressants.

musée historiqueA Cordoba, j’ai pu effectuer un Free walking tour. Comme (presque) toujours, c’était génial. Pleins d’informations intéressantes, de mises en lumière de petits détails à côté desquels je serais autrement passée, de suggestions de musées ou lieux à voir.

L'art de faire du nouveau vieux

L’art de faire du nouveau vieux

Visite plus sérieuse ensuite, le musée de la mémoire. Comme souvent en Amérique Latine, pas d’informations données sur ce musée à l’office du tourisme, il ne figure pas non plus sur la carte de la ville. Un lieu pourtant très important pour comprendre l’histoire de l’Argentine qui continue d’influencer le présent. Les procès des tortionnaires et responsables de plus sombres heures de l’Argentine continuent encore et des petits-enfants nés en captivité de mères aujourd’hui « disparues » sont encore découverts (la disparition était synonyme de mort sous la dictature). Ce musée se situe dans un ancien centre de détention, le « D-2 ». Pour rappel, la dernière dictature en Argentine (Videla) s’est déroulée de 76 à 83. Depuis, ce pays connaît sa plus longue période de démocratie.

estancia Alta GraciaRetour ensuite à la période coloniale pendant laquelle l’Argentine a connu les missions jésuites (jusqu’en 1767 date de leur expulsion). Les jésuites, ordre chrétien, étaient venus évangéliser les indigènes. Pour subvenir à leurs besoins, ils ont créés des estancias, unités économiques de production. Ils « produisaient » notamment des mules qui servaient dans les mines de Potosi. A Alta Gracia, j’ai visité le musée des estancias jésuites. Intéressant d’en apprendre plus sur ce pan de l’histoire Argentine, surtout qu’il y avait une visite guidée. Dans cette petite ville, située non loin de Cordoba, j’ai également visité la maison du Che. Pas hyper intéressant et comme tous les musées traitant d’un fait ou personnage historique en Amérique Latine, pas du tout critique. Mais comme je venais de lire le carnet de voyage du Che en Bolivie (très barbant au passage, mais c’est tout ce que j’avais trouvé dans un book exchange), j’étais dans le sujet. A Cordoba même, il est possible de visiter la manzana jesuitica (bloc de maison jésuite). Très intéressant également surtout qu’ils ont créé la première université du pays, université aujourd’hui publique et totalement gratuite (même pour les étrangers). Là aussi, il y a une visite guidée très intéressante.

Le soir, petit spectacle sympatoche, un son et lumière au paseo del buen pastor. J’y suis même revenue une seconde fois avec Ellen que j’ai recroisé par hasard dans la ville. Cela dure 20 minutes, c’est gratuit et c’est assez bien fait. En plus, les spectacles ne sont pas toujours les mêmes (je ne sais pas s’ils varient en fonction du jour ou de l’heure). Un peu avant, on s’est rendues au musée des femmes. J’espérais un musée parlant de femmes illustres d’Argentine, de féminisme et d’évolution de la condition des femmes. Au lieu de cela, on a trouvé un petit musée dont les œuvres d’art ont été réalisées par des femmes. Petite déception.

législatureUn peu par hasard, je suis entrée dans la législature de Cordoba. Cordoba, comme les 27 provinces d’Argentine (Etat Fédéral) possède sa législature. Il y a peu, cette législature était même bicamérale. Aujourd’hui, elle n’a « plus » qu’une chambre. Bon, étant Belge, je n’ai rien à dire sur la complexité du système législatif Argentin. Normalement, la législature ne se visite pas mais en faisant un beau sourire, la dame de la réception s’est dit que ce serait vraiment dommage que je ne puisse pas visiter le bâtiment. Elle m’a donc fait faire le tour du propriétaire en visite VIP.

 

 

 

En pratique

Hostel 531. Rivera indarte 531. 85 pesos si vous réservez par hostelworld, 110 sur place (j’ai négocié de payer le premier prix mais normalement ils n’acceptent que si vous faites effectivement la réservation). Petit-déjeuner inclus de qualité. Cuisine qui manque d’ustensiles mais sinon bien équipée. Activités prévues (film, asado, …). Douche de qualité. Un peu excentré mais le centre est assez vite rejoint à pied. Près du marché.

Musée de la mémoire. Passage Santa Catalina (entre la cathédrale et le cabildo).

Free walking tour « La docta ». Voir sur leur site internet pour les horaires.

Musées gratuits le mercredi.

Musées des femmes : gratuit. Rivera Indarte 55. Ma-Sa : 10-20h. Musée d’art dont tous les auteurs sont des femmes.

Musée historique provincial Marques de Sobremonte. 15 pesos. Lu-Ve : 9h30-14h30.

Manzana Jesuitica (musée historique de l’université nationale de Cordoba) 10 pesos. Visite en EN à 10h et ES à 11h (autres horaires l’après-midi).

Paseo del buen pastor : av. Hipolito Yrigoyen 325. Spectacle de fontaines, le soir aux heures piles : 19, 20, 21, 22h tous les jours. 23h le vendredi et samedi. Gratuit.

Législature de Cordoba. Normalement, cela ne se visite pas mais un sourire ouvre toutes les portes.

Glacier: les glaciers Venezia (chaîne uniquement présente à Cordoba et Alta Gracia) font de la très bonne glace, à un prix démocratique et avec de nombreux goûts très variés (crocantina – cachuètes caramélisées, mantecol – un biscuit et toutes les variations autour du dulce de leche valent la peine).

Alta Gracia

28 pesos en bus, compagnie Sarmiento. Sort du petit terminal : prendre la rue Buenos Aires depuis la place San Martin et prendre une rue gauche juste avant le bd Pte Arturo Illia.

Musée de l’estancia jésuite. 20 pesos. Ma-Ve : 9-13h et 15-19h. Sa-Di et jours fériés : 9h30-12h30 et 15h30-18h30.

Maison du che. 75 pesos adulte/ 45 étudiant.

Categories: Voyage | Mots-clés : , , , , , | Laisser un commentaire

Cafayate

QuebradaCafayate, c’est le village qui va grandement améliorer l’opinion que j’ai de l’Argentine. Parce que jusqu’ici le Nord-Ouest Argentin m’a plutôt déplu. Avant de m’y rendre, je ne savais pas trop ce que l’on pouvait y faire. Juste que l’on peut y déguster du vin. Cela tombe mal, je n’en bois pas.

La rando des cascades

cascadeDès mon premier jour cependant, grâce aux bons conseils d’un Coréen, je marche jusqu’aux cascades. Je ne sais pas à quoi m’attendre et suis juste contente de marcher. Après une première partie bien ennuyeuse sur une route sablonneuse, j’atteins le « début » de la rando. On me conseille de prendre un guide et bien sûr, je n’en fais qu’à ma tête et pars toute seule.

cactusAu début, je suis un peu la rivière, un peu les gens devant. Quand ceux-ci se font plus rare, je me transforme à nouveau en trappeuse et suit ce que je prends pour des traces au sol. Je suis peut-être un troupeau de chèvre mais peu importe, puisque je ne me perds pas.

cascade 2La marche n’est pas une petite randonnée tranquille mais est agrémentée de nombreux rochers à escalader. Parfois, la nature a mis sur notre route des obstacles, éboulements, rocs, cascades, … et à nous de trouver notre chemin. C’est amusant mais surtout très joli. L’eau descendant en cascade des hauteurs produit un son que j’adore. Les cactus, les chèvres (j’en croise vraiment), le soleil, tout est idyllique. Plusieurs fois, c’est assez aventureux mais je n’en suis que plus fière une fois l’obstacle passé. Arrivés au bout avec deux couples d’Argentin, on savoure le moment avant de rentrer au village. En chemin, on croise un groupe de six Anglais… accompagnés d’un guide.

rocher

Las cabras de Cafayate

chèvresLe lendemain, je vais visiter un élevage de chèvres qui produit du fromage. Pour l’anecdote, ils ont créé cet élevage pour fertiliser les vignes avec leurs déjections. Les chèvres se reproduisant, les propriétaires ont décidé de se lancer dans cette aventure. Aujourd’hui, les propriétaires des vignes et des chèvres continuent ces deux aventures en symbiose. Les chèvres mangent le résidu de la presse des raisins (peau et pépins) qui leur apportent vitamines et pleins de bonnes chose et leurs excréments servent à amender la terre. Et la boucle est bouclée !

Musée du vin et de la vigne

Cafayate, c’est le royaume du vin. Bien que ne buvant pas de vin, j’ai quand même été visiter le musée du vin et de la vigne récemment ouvert. Un musée très (trop) moderne et assez complet. Même si j’aime beaucoup les muséographies modernes, je trouve qu’ici ils ont poussé le bouchon un peu trop loin. Intéressant tout de même.

La Quebrada de las Conchas

vélosCafayate, c’est aussi et surtout la Quebrada de las Conchas. J’ai déjà pu entrapercevoir cette vallée sur la route me menant de Salta à la ville. C’est un pur miracle de la nature. Tout le long, on peut s’arrêter pour de nombreux points de vue ou chefs-d’œuvre d’architecture naturelle. Si la plupart des touristes la visite en voiture qu’elle soit louée ou menée par une agence, Clara et Ellen, deux voyageuses du Minessota et moi, on a décidé de le faire à vélo. Il y a trois loueurs de vélo dans la ville et Ellen et moi, on a bien sûr choisi le moins cher. Nos cuisses nous en ont un peu voulu dans les montées.

Garganta del diabloLa solution la plus simple et la plus agréable, c’est de prendre le bus jusqu’à la Garganta del Diablo et de revenir à bicyclette ! On a pris notre temps, toute la journée basiquement et on a profité de cette beauté incroyable.

obelisco50 km ponctués d’arrêts pour mieux apprécier les étrangetés forgées par le vent, la pluie, les mouvements de la croute terrestre. Vu que toutes les trois, cela faisait longtemps qu’on avait plus de fait de vélo, je ne vous dis pas comme à la fin de la journée « on avait mal occupé notre jeunesse ». Comprenne qui pourra.

Et pour éliminer

Autre spécificité de Cafayate et qui devrait définitivement vous convaincre que c’est LE lieu à visiter en Argentine, c’est qu’il y a beaucoup, beaucoup mais alors beaucoup de glaciers. Oui. Des glaciers. Je n’en ai testé que deux, le deuxième m’ayant beaucoup plu, j’y suis restée fidèle.

Un hostel sympa

Cerise sur le gâteau, ou base solide d’un bon séjour, c’est selon, l’hostel où je logeais était « buena onda ». La buena onda, c’est la bonne ambiance, l’hospitalité, la générosité, une notion aux contours flous mais pourtant concrète.

Célébration du 1er août à la Pachamama

La Terre a faim!

La Terre a faim!

La samedi 1er août, nous nous sommes tous rendus à San Antonio pour la célébration annuelle à la Pachamama (la mère terre). Une fois par an, les habitants creusent un trou et offrent à la terre de nombreuses offrandes : vin, pommes de terre, cigarettes, feuilles de coca et même un gâteau entier. C’est qu’il faut être généreux avec la terre qui nous offre tant.

floreriaIl y a également eu une floreria. On a cousu des « fleurs » faites en laines aux oreilles d’un troupeau de moutons avant de marier un couple choisi parmi ceux-ci. Symboliquement un parrain et une marraine ont été choisi dans l’assemblée. Une fois le mariage célébré, la foule a été aspergée de talc à la grande joie des enfants (et des moins grands).

laine coloréeCette cérémonie s’est bien sûr accompagnée de nourriture traditionnelle comme le locro, soupe à base de maïs. J’ai aussi pu goûté au dulce de Cayote. C’est une sorte de confiture d’un fruit local. C’est forcément très sucré et si là, cela se mange tout seul, j’ai préféré le manger avec du pain. Après plusieurs heures, on a terminé d’offrir le festin à la terre et tout en chants, le trou a été rebouché.

PachamamaEnsuite, un groupe de musiciens a joué et quelques courageux se sont essayés aux danses traditionnelles. Pour finir, un concours était organisé. Un groupe de huit femmes du village affrontaient huit femmes « venues d’ailleurs », chaque groupe tenait un arc formé de tiges de canne. Les deux groupes se sont approchés lentement et arrivés à un certain point, il nous fallait empoigner l’arc de l’autre groupe et l’attirer au-delà d’une certaine limite. Si au début, on y allait mollo, les femmes en face étaient bien décidées à gagner et n’y sont pas allées de main morte. Devant une telle énergie, on a laissé tomber toute retenue et on a même gagné ! Du vin et du soda, parfait pour célébrer l’anniversaire d’Angel ce soir-là avec un asado.asado

Ne manquait plus à ce voyage qu’un peu de stop

Taffi del ValleQuoi de plus parfait pour rejoindre Tucuman que de le faire en stop ? Avec Clara avec qui j’ai parcouru la Quebrada, on a décidé de le faire a dedo. On quitte Cafayate dans la voiture d’un vigneron qui produit les Burbujas de Altura. Il nous laisse au croisement avec la route menant à Amaicha. Rapidement, une voiture nous y amène, nous laissant à la pompe à essence et faisant ainsi un détour pour qu’on ait plus de chance. On y a passe quand même près de deux heures à attendre la voiture qui nous mènera à Taffi del Valle. Vu qu’on a du temps, je laisse mon nouveau mate à sécher pour éviter qu’il ne pourrisse. Une fois que la voiture d’Alberto, un artisan s’arrête pour nous y déposer, on se précipite et j’oublie mon premier mate dans lequel je n’avais même pas encore eu l’occasion de boire ! A Taffi, on a à peine le temps de prendre une photo que deux amis d’enfance, Mario et Ninno, aujourd’hui la soixantaine, s’arrêtent. Ils s’arrêtent aux bords du lac artificiel formé par un barrage. Le père de Ninno y était venu une fois et avant de mourir avait souhaité que ses cendres y soient dispersées. Les deux amis s’y arrêtent donc et en toute simplicité, accomplissent sa dernière volonté. Ils nous expliquent qu’ils devaient venir avec le troisième larron, un autre ami d’enfance mais que celui-ci n’a pu se libérer. Ils sont heureux de ce hasard du destin leur ayant permis ainsi de nous proposer ce lift.Pure générosité, ils nous déposent à un spot si parfait que l’on n’a même pas le temps de montrer notre pancarte qu’une voiture s’arrête et ses trois occupants nous font de la place. Ils nous déposent à un arrêt de bus urbain nous amenant juste devant le terminal. En un peu plus de 7 heures (alors que le bus direct met 4 heures), nous y sommes. Là, nos routes se séparent Clara continuant en bus de nuit à Mendoza et moi, à Cordoba.

En pratique

Bus Salta-Cafayate : compagnie Flechabus. Prix : 159 adulte/128 étudiant. Départs : 6h50, 10h30, 13h, 17h, 19h30, 21h.

Hostel Huayra Sanipy: 100 pesos. Membre de hola hostel. Demandez (gratuitement) la carte de membre et vous payez 10% de moins. Il y a une cuisine pas trop mal équipée, des lits assez confortables, des lockers, un jardin avec une grande parilla.

Quebrada de Las Conchas. Bus direction Salta jusqu’à la Garganta del diablo : Flechabus : 45. 15 pour transporter le vélo. Route n°68 : Garganta del Diablo (KM 47), El Anfiteatro (46), Tres Cruces (41), Santa Barbara (36), El Sapo (34), El Fraile (33), La Yesera (27), El Obelisco (22), Las Ventanas (40), Los Castillos (19), La Punilla (17), El Mollar (14), Los Médanos (8). Location de vélo : c/ Camilla Quintana de Niño esq. Silverio Chavarria.100 pesos la journée. Les vélos sur la place principale : 150 pesos la journée (ils ont l’air mieux).

Musée de la vigne et du vin : 10 étudiant. Ouvert de 9 à 19h.

Cérémonie de la Pachamama à San Antonio. Le 1er août.

Visite de l’élevage de chèvres : 15 pesos (inclus la dégustation). Bonne visite guidée.

Route des cascades (Rio Colorado) : c/ 25 de Mayo jusqu’au bout puis tourner à gauche (en suivant la route) et continuer sur la route principale.

Glacier Dessio : place principale, c/V. Toscano. Après avoir testé le glacier Miranda recommandé par tous les guides et goûté à une glace sans aucun goût, j’ai mangé une glace bien meilleure et bien moins chère à Dessio. 23 pesos pour trois boules !

Bus Cafayate-Tucuman : Compagnie Aconquija. Prix. 220 pesos.

Bus Tucuman-Cordoba : 528 adulte/422 étudiant. Compagnie Andesmar. Départ à 23h, arrivée vers 8h.

Categories: Voyage | Mots-clés : , , , , , , | Laisser un commentaire

Salta

P1070551J’arrive à Salta ayant bien en tête que c’est la crise des hébergements avec tous les argentins voyageant en ce moment. J’ai noté pleins d’adresses mais en chemin, je trouve un hostel bon marché. Je visite avant de me décider et même si cela ne paie pas énormément de mine, cela fera l’affaire.

Ce soir-là, je me vais avec un couple de Français boire un verre dans « la » rue des bars, la rue Balcarce. Dans cette rue, piétonne dans sa partie festive, s’enchaînent bars et peñas (bars avec musique livre).

Le lendemain, un dimanche, je ne fais pas grand chose si ce n’est me renseigner et me balader pour apprécier les bâtiments coloniaux.

Lundi, la plupart des musées sont fermés, je me rends alors à San Lorenzo. L’office du tourisme m’a expliqué qu’on pouvait y marcher. Je m’y rends en bus. Je réalise vite que c’est tout un quartier qui porte ce nom. Je ne sais pas où je suis supposée descendre. Lorsque je vois un office du tourisme, je demande au chauffeur de s’arrêter. Il semble avoir compris ma situation et m’explique que la quebrada, c’est au terminus. Là, il y a à nouveau un point info. Ils m’informent qu’il n’y a que 400 m de ballade à faire, soit rien. Après, c’est propriété privée. Je marche un peu et dois évidemment vite m’arrêter. Mais seul un panneau « interdit d’entrer » indique la limite. Pas de barrière, je continue mon chemin.

Je marche sur un sentier puis l’autre, ils se croisent et se recroisent tous. J’ai comme point de repère la rivière qui, je l’espère, me mènera au mirador. Après une petite demi-heure, voilà qu’il y a un troupeau de vaches/bœufs sur le sentier. Je ne vois pas d’alternative et ces vaches, elles me font peur. Je passe dix minutes à hésiter, j’ai déjà ramassé un bâton mais je ne trouve pas le courage d’essayer de passer. Je tente de passer par le flanc de colline mais je me retrouve nez à nez avec un taureau. Je redescends dare-dare et abandonne l’idée du mirador.

P1070537Je mange mon pique-nique au bord de l’eau avant de revenir en ville. Là, j’enchaîne avec la montée jusqu’au mirador. Plus de mille marches à grimper, j’y vais à mon aise. Je suis dépassée par de nombreux sportifs qui le font en mode « jogging ». Arrivée en haut, j’apprécie les fontaines en cascade qu’ils ont construit avant de revenir en ville.

P1070545Ce soir-là, première soirée asado pour moi. L’asado, c’est le BBQ traditionnel argentin. Les argentins cuisent la viande différemment de chez nous. Ils font d’abord un feu et lorsqu’ils ont des braises blanches, ils en prennent quelques unes et les étalent sur des briques. La viande repose sur une grille à une dizaine de centimètres et cuit lentement, mais sûrement. Cela donne une viande très tendre et bien grillée. Bonne ambiance pour cet asado « entre nous ».

Le lendemain, après avoir changé des dollars, je me rends au marché d’artisanat comme me l’a recommandé l’office du tourisme. Non seulement, Erwan, un belge et moi, on marche longtemps pour le trouver mais en plus, c’est nul. Ce sont toutes des boutiques très chics qui vendent de l’artisanat « de luxe ». Bref, ce n’est pas ici que je vais me trouver un mate.

Plus tard, je me rends au Musée d’Archéologie de Haute Montagne. Ce musée expose les momies d’enfants sacrifiés par les Incas en les déposant tout en haut de montagnes. Il explique les rituels qui entouraient ces sacrifices, les liens entre les différentes régions incas, les expéditions qui ont découvert ces momies, … Intéressant.

Je rentre, il est tard mais je me suis achetée des raviolis frais au supermarché. Cela n’a l’air de rien mais cela fait dix mois que je n’en ai pas mangé et j’ai l’eau à la bouche. Seulement un crétin, un hijo de p***, me les a mangés !!!! Je rage. Je commence à accumuler de la lassitude concernant les hostels et les dortoirs. Enfin, pas tant contre ceux-ci mais contre les abrutis qui les peuplent parfois. Ces gens qui n’ont de respect ni pour ton sommeil, ni pour tes affaires, ni pour la propreté, ni pour le silence, … Pour rien. Mon nom était écrit dessus mais cela n’y change rien. Certains sont sans-gêne. Alors, je vais bouder dans ma chambre et regarder un film et le lendemain, tôt, je me casse (oui, même un mois après l’événement, je suis encore capable de râler en y repensant).

Ce fût « l’épisode des raviolis ».

En pratique

Hostel Andaluz : 100 pesos petit-déjeuner inclus. Cuisine pas très équipée, bons matelas. Les dortoirs près de la réception (donc pas à côté de la salle commune sont les moins bruyants).

Bus Purmamarca-San Salvador de Jujuy : Compagnie Evelia. 10H40 (samedi). 42 AR$.

Bus San Salvador de jujuy-Salta : 75 AR$. Durée : environ 2h. Compagnie Balut.

Museo Casa Arias Rengel. Lu-ve 9-19h, Sa-Di 10-18h. Gratuit. Petit musée d’art. Permet de se balader dans cette maison coloniale.

Muséee d’archéologie de haute montagne (MAAM) : 70 adulte/20 étudiant.

San Lorenzo : prendre le bus indiqué San Lorenzo devant le téléphérique, av. San Martin. Au terminus, il y a point info.

Glacier Don Julian : c/ Mendoza esq. H. De Lerma. 10/13/16/20 pour 1/2/3/4 boules.

Pour monter au mirador, prendre le paseo Güemes et au bout, monter les escaliers. Le téléphérique vous y mène également mais coûte fort chef.

Changer des dollars, place principale c/ Mitre.

Categories: Voyage | Mots-clés : , , , , , | Laisser un commentaire

Nord-Ouest Argentin: Humahuaca, Iruya, Tilcara et Purmamarca

C’est un miracle, je suis enfin en Argentine. Je me rends à pied au terminal de La Quiaca et je prends un billet pour Humahuaca. Le bus ne part qu’1h30 plus tard alors je m’installe au soleil tranquillement. Je ne suis plus à quelques heures près.

Un bus arrive. Bizarre, c’est la compagnie que je dois prendre. Je ne savais qu’ils avaient plusieurs bus. Les passagers montent. Je reste assise à faire des mots croisés. Au bout d’un moment, je demande quand même la destination de ce bus : Humahuaca. Ah. L’accompagnateur me dit de monter. Bizarre ces argentins. Puis, le bus démarre. Je regarde ma montre. On a presque une heure d’avance ! Je demande à ma voisine si les bus font toujours ça, partir autant en avance. La voilà qui me répond qu’on est en retard. Après un (long) moment de réflexion, le franc tombe. Il y a une heure de décalage horaire entre la Bolivie et l’Argentine. Un peu plus et je ratais mon bus.

Humahuaca

HumahuacaJ’arrive en un temps record au village (environ 2h pour 180 km, je crois avoir pris une fusée). C’est le premier d’une série d’arrêts qui constituent la boucle Nord du Nord-Ouest Argentin (NOA). On me l’a mille fois vanté et je m’attends à des merveilles. J’entre à l’hostel La Juana. Gaby m’annonce qu’ils sont complets mais me fait entrer quand même. Il a le cœur sur la main et convertit finalement une chambre devant être privée en dortoir. J’ai un lit confortable, une douche avec de l’eau chaude et de la pression, un hostel chauffé (!), un petit déjeuner inclus, une cuisine mais surtout des responsables extrêmement chaleureux. Je n’y ai passé en tout que trois nuits (il n’y a vraiment pas grand chose à faire) mais j’aurais pu y rester ad vitam æternam.

Hornocal

La photo n’est pas terrible. En vrai, c’est nettement mieux.

Après une journée repos méritée et plusieurs Skype où je pouvais réellement entendre et me faire entendre par ma famille, je pars en compagnie de 5 autres Français voir l’Hornocal ou la montagne aux 14 couleurs. Ce qui est un peu nul, c’est qu’il faut absolument prendre un 4×4 pour s’y rendre. Heureusement, le spectacle est à la hauteur et on essaie de prendre notre temps. J’essaie de graver l’image dans ma mémoire. Difficile quand on ne vient que pour un si bref moment (le 4×4 repart après 40 minutes).

Iruya

IruyaLe lendemain, je pars direction Iruya. Une Porteña (habitante de Buenos Aires) me l’a décrit comme magnifique et plus tard, m’expliquera « que chaque fois que je prends ce bus, j’ai les larmes aux yeux d’émotion tellement c’est beau ». Oui, les Argentins ont tendance à beaucoup apprécier Iruya. Et en effet, je me retrouve dans un village terriblement touristique. Ce sont les vacances des Porteños et ils sont partout. Partout ? Non, en fait, la plupart se contentent de prendre une photo sur la place principale à quelques mètres de l’endroit où le bus les a déposé. Certains accompagnés d’une bière. Cela doit être leur vision des vacances. Je trouve un logement très bon marché et comme il est trop tard pour rejoindre San Isidro, je passe la fin de journée à glander dans le village. Vers 17h, un groupe de jeunes Argentins revient d’une randonnée. On passe la soirée à discuter ensemble et à manger (à 22h). Ils sont bien sympas mais le côté « over-reacting » de ces jeunes me pompe vite.

San IsidroLe lendemain, je décide de partir seule pour le village de San Isidro. Pas difficile à trouver, j’ai de toute façon devant et derrière moi des habitants qui s’y rendent. Je ne trouve rien de spécial à ce village mais le chemin retour, une fois le soleil suffisamment haut est très joli. L’intérêt de cette marche, c’est qu’on est en permanence à côté de la rivière, ce que j’adore. Partie à 9h, je croise à mon retour dans Iruya les Argentins qui partent seulement à 12h30. Pour moi, il est trop tard pour pouvoir encore prendre le bus de 13h complet mais j’ai celui de 15h.

Alors que j’attends sur la place principale, j’observe les Argentins en training buvant de la bière et se prenant en selfie. Très chic. Je ne sais pas quel virus ou bactérie j’héberge en ce moment, mais je fais plusieurs chutes de tension et suis obligée de me coucher sur le banc.

Tilcara

De retour à Humahuaca, toute la ville est complète mais heureusement Gaby m’héberge (gratuitement) et je dors au fond du couloir dans un lit installé-là. Le lendemain, je continue mon voyage dans le NOA et je pars pour Tilcara. De nouveau, difficultés pour trouver un logement. Tous les Argentins semblent s’être donnés rendez-vous pour leurs vacances d’hiver et la plupart des hostels affichent complets dès le matin. Je trouve un lit dans un hostel bon marché. Je découvre que le matelas est juste un mousse. Comme un autre matelas n’est pas occupé, je les superpose pour dormir. Marre de ces proprios qui ne font aucuns efforts.

Cet après-midi, je me rends à la Garganta del Diablo. Une gorge découpée par la nature où coule une rivière. Probablement très impressionnant en saison des pluies. En saison sèche, vu la profondeur, on ne voit pas grand chose. Je me rends à Pucara, des ruines mais vu le prix d’entrée, je renonce. Je n’ai pas très envie de voir d’autres ruines. Je ne passe qu’une nuit sur place.

Purmamarca

PurmamarcaDès le matin, je pars pour Purmamarca. Le prochain bus direct part plusieurs heures plus tard. Pas envie d’attendre à Tilcara, je prends donc le bus m’amenant au croisement avec la route partant pour le village. Apparemment, il doit y avoir des remis, taxis partagés attendant là. Sauf que quand j’arrive, il n’y a personne. Que des voitures qui passent rapidement et je suis plantée là, hésitante. Plusieurs Argentins me l’ont déjà dit avec insistance : ne fait pas de stop au Nord de l’Argentine. Et surtout pas toute seule. Sauf que je suis là, au milieu de ce croisement et que je n’ai pas beaucoup de choix. Après un bon 5 minutes d’hésitation, un petit bus arrive. Je lui fais signe de s’arrêter mais il m’ignore. La voiture qui le suit par contre s’arrête. C’est une petite famille en vacances et 5 minutes plus tard, ils me déposent à Purmamarca. Ici, les hostels sont chers mais pour une nuit, cela n’a pas beaucoup d’importance.

purma mateJe recroise l’Argentine émotive (celle qui pleure en allant à Iruya) et nous montons ensemble sur une montagne en face de la montagne aux 7 couleurs – l’attraction de Purmamarca. La vue est magnifique et nous sommes seules. Séance mate. On fait ensuite le tour de la montagne colorée. Nettement moins intéressant vu de près, puisqu’on ne voit plus les couleurs.

PurmaLe lendemain, je continue mon chemin en route vers Salta. Cela fait plusieurs jours que je ne passe qu’une ou deux nuits à chaque endroit et je dois dire que j’aime pas cela du tout. De plus, les endroits où je passe ne me plaisent pas tant que cela. J’espère vraiment que le reste de l’Argentine me plaira plus.

En pratique

Humahuaca (altitude: 2 936 m)

Bus La Quiaca-Huamahuaca : 60 pesos : Compagnie El Quiaqueño.

Hostel La Juana : c/ Corrientes n° 428 (derrière le terminal). 100 pesos quand la chambre est partagée. Petit-déjeuner inclus, eau chaude (gaz), chauffage, cuisine.

4×4 pour aller à l’Hornocal : normalement 100 pesos/pers mais négocié à 80.

Iruya

Transporte Iruya : 110 AR$ pour l’A/R depuis Humahuaca. Bus retour 6h/13h/15h15.

Alojamiento del Milagro, prendre la rue qui monte depuis la place principale (avec l’église), prendre une fois à droite, une fois à gauche (rue parallèle donc) et monter jusqu’à la sandwicherie Lupita. Après, prendre une petite allée qui monte à gauche. Pas évident à trouver. Il y a pleins de logements de familles à Iruya, bons marchés, donc peu importe l’endroit finalement. 50 pesos la nuit. Petite cuisine qui permet au moins de se faire un thé.

San Isidro : depuis la seconde place d’Iruya (avec le terrain de jeu), prendre la route qui sort du village, passer les dernières maisons. Ensuite, prendre la vallée qui part à gauche (il y a panneau qui indique l’intersection San Isidro/Las Higueras).

Tilcara (altitude: 2 461 m)

Bus Humahuaca-Tilcara : 23 AR$. Compagnie Evelia. Départ : 9h30.

Hostel El sol Naciente : c/ Rivadavia n°740. 80 pesos la nuit, petit-déjeuner inclus. Matelas très mauvais et chambres très, très mal isolés (les murs n’en sont pas).

Garganta del Diablo : 10 AR$. Depuis la plaza de armas, remonter la rue Rivadavia puis prendre à droite. Avant le pont, prendre à gauche, ensuite suivre la flèche Garganta del Diablo 4KM (à droite) (8 KM, à gauche, si vous êtes en voiture).

Glacier sur la place principale : bon et bcp de choix. 15 AR$ les 2 boules.

Purmamarca (altitude: 2 192 m)

Montez sur le cerro Mojado pour avoir une vue imprenable sur la montagne aux 7 couleurs.

Hostel Mama coca : 140 AR$/dortoir. On doit faire son lit soi-même. Petit-déjeuner inclus. Pas de cuisine. Eau chaude (douche) de 19 à 22h.

Café Jalka : sur la place principale. 16 AR$ les 2 boules. Très mauvaises glaces (probablement industrielles).

Restaurant Pedro Pan : c/Libertad esq. C/Sarmiento. Végétarien. Menu 70AR$. Très bon.

Bus Tilcara-Purmamarca : 8 AR$. Compagnie Panamericano de jujuy. Le bus vous dépose donc au croisement avec la route qui se rend à Purmamarca. De là, pas beaucoup d’autre choix que de faire du stop (pour un tout petit tronçon). Il y a d’autres bus qui se rendent directement à Purmamarca mais peu de choix.

Categories: Voyage | Mots-clés : , , , , , | Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

%d bloggers like this: