Simplicité volontaire

Diminuer ses déchets: les sacs en t-shirts

Au retour de mon voyage où j’ai vécu avec 4 t-shirts, j’ai eu l’envie de trier mes vêtements et de réduire de manière générale la masse de choses que je possède. Au détour d’un de ces tris, je tombe sur mes anciens t-shirts de camps. Enfant, j’ai été dans les mouvements de jeunesse et chaque année, nous recevions un t-shirt souvenir. Ces T-shirts ne sont plus à ma taille mais difficile de les jeter vu les souvenirs qu’ils représentent.

Comme je réfléchis également à la manière de réduire mes déchets, j’ai eu l’idée de transformer ces T-shirts en sacs réutilisables. Je garde le souvenir tout le transformant en un objet utile.

Et cela donne ça:

P1080101Si vous aussi, vous avez des t-shirts devenus inutiles, voici la marche à suivre.

    1. Prendre un t-shirt que vous ne pouvez plus mettre. L’idéal est qu’il soit solide et léger (mais ces deux qualités ont tendance à s’exclure l’une l’autre).P1080104
    2. Lui couper les manches et le col.P1080107
    3. Le retourner et coudre ce qui rester des manches en point zig zag (1).P1080109
    4. En haut, rabattre l’avant et l’arrière du t-shirts et coudre une première couture. Rabattre encore une fois à +/- 1 cm de la première couture pour créer la glissière (2). Laisser un espace d’environ 2 cm non cousu pour pouvoir glisser le cordon.
    5. Coudre le bas du t-shirt (avant et arrière ensemble) (3).
    6. Glisser un cordon (réutilisé c’est mieux). Vous pouvez utiliser un cordon d’un sac de vêtements. C’est prêt!P1080112

Ayant terminé trois sacs, je me suis retrouvée avec 6 manches découpées. J’en ai fait des mini-sacs. P1080116Et voilà une petite famille d’anciens T-shirts scouts.

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Diminuer ses déchets: refaire des savons cupcake!

Depuis mon retour en Belgique, j’ai eu pour la première fois depuis longtemps du temps. Pas mal de temps. Ni études, ni job, m’ont permis de lire plus, faire un album photo, jouer à nouveau aux jeux de société et expérimenter des trucs que l’on ne fait que quand on a du temps.

Première expérimentation du genre: refaire du savon à base de bouts de savon.

Cela donne presque envie de les manger

Cela donne presque envie de les manger

Des bouts de savon? Vous savez, ce moment où la savonnette devient petite et glissante et qu’on la mettrait bien à la poubelle. Avant, on continuait simplement à l’utiliser quitte à râler un bon coup. Et puis, j’ai décidé de simplement les mettre de côté pour en refaire de nouveaux savons. Voici la marche à suivre!

  1. Récolter patiemment les fins de savon. P1080119
  2. Passer les bouts de savons au mixer. Le mieux est un mixer fermé parce que je ne pense vraiment pas qu’il fait bon respirer la poussière de savon.
  3. Une fois les savons réduits en poudre, les ajouter à de l’eau en train de bouillir (un fond d’eau). Vous pouvez aussi le faire au bain-marie mais je n’ai pas eu de problème sans. Attendre que le tout s’homogénéise. C’est à cette étape-là que vous verrez l’importance de bien réduire en poudre ou en très petites miettes vos savons. (au premier essai, je ne l’ai pas fait et cela a été long. Très long)
  4. Verser le liquide épais dans des moules à cupcakes (j’ai utilisé des moules à cannelés).
  5. Laisser refroidir.
  6. Mettre au congélateur.
  7. Sortir du congélateur et démouler.
  8. Laisser sécher les savons pendant quelques jours.
  9. Utiliser!

 

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Fini les cotons-tiges

coton-tigeCela fait maintenant 2 mois. 2 mois sans coton-tiges. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, je n’ai pas les oreilles plus sales qu’avant. Que du contraire!

Parce que se passer de cotons-tiges, ce n’est pas arrêter de se laver les oreilles! Je me lave maintenant deux fois par semaine les oreilles avec mon gant de toilette et un peu de savon. Je rince avec le pommeau de la douche et je sèche mes oreilles avec mon essuie. Basic.

Hier, un peu par réflexe, puis, quand je m’en suis rendue compte, par curiosité, j’ai cédé au coton-tige. Il est ressorti presque blanc. Verdict: Ne pas utiliser de coton-tige fonctionne ! Victoire. En deux mois, pas de problème d’audition, de chatouillis, d’otite ou de bouchons. Tout ce que j’avais pu imaginer d’horrible n’a pas eu lieu.

Il faut savoir que la production de coton est extrêmement demandeuse en eau (et est notamment responsable de l’assèchement de la mer d’Aral) et, de plus, nécessite l’usage de nombreux produits phyto-sanitaires. Pas génial. Outre la production du coton-tige, une fois acheté, il finira dans la poubelle sans pouvoir être recyclé. Beaucoup de dégâts pour un si petit outil qui s’avère être, de plus, inutile!

J’avais déjà lu sur des blogs ou ailleurs que les coton-tiges n’étaient pas bons pour nos oreilles et qu’on pouvait très bien s’en passer. Mais comme je le disais dans « la stratégie des petits pas« , il m’a fallu du temps pour tester sur ma personne. Je suis un peu comme Saint Thomas version moderne: j’ai toujours un doute sur ce que je lis sur internet. Il me faut tester ou rencontrer quelqu’un qui a testé et m’atteste que cela marche.

Et bien, c’est fait! Et avec succès. Je vous conseille de vous aussi tester pour vous faire votre propre idée.

Résultat, en voyage, vous éliminer ce petit objet qui peut vite devenir embêtant si vous voyager longtemps. En effet, les coton-tiges se vendent généralement par 100 ou 200, ce qui est tout de suite encombrant. Et zou, quelques grammes et cm³ en moins dans votre trousse de toilette.

Edit: j’ai acheté en Thaïlande un cure-oreille. Cela ne sert franchement à pas grand chose (il ressort toujours propre) mais si vous avez envie de chipoter dans votre oreille, c’est bien pratique!

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Simplicité volontaire: la stratégie des petits pas

Petit-pas La simplicité volontaire comme je l’expliquais dans un précédent article est un chemin vers une vie centrée sur les valeurs qui nous semblent essentielles. En réfléchissant à nos comportements et notre consommation, on pourrait être tenté de tout changer du jour au lendemain. Après tout, pourquoi pas?

Quand on est très bien informé sur les différentes alternatives qui existent, sur les conséquences de nos actes, … cela semble complètement stupide de ne pas modifier en conséquence ce qui pose problème dans notre manière de vivre. Pourtant, je suis convaincue que ce n’est ni une façon efficace de précéder, ni une manière satisfaisante. En tout cas, pas pour moi.

Et je pense que pour beaucoup de personnes, cela peut être le cas. L’être humain est en effet sensible au changement et changer des habitudes ancrées parfois depuis notre naissance n’est pas chose aisée. Même si pris séparément, l’acte de changement en question peut sembler anodin. C’est pourquoi en changeant une petite chose tout les 2 ou 3 mois, on peut progressivement éliminer tous les petites choses qui ne correspondent pas ou plus aux valeurs que l’on défend. Et ce, sans ressentir de lassitude ou un sentiment de dépassement qui serait assez naturel si quelqu’un décidait de tout changer en une fois. Chaque changement pris séparément passe comme une lettre à la poste, sans chambouler notre quotidien.

Je vais prendre quelques exemples pour illustrer mon propos.

Changer de banque. On sait que l’argent est le nerf de la guerre. Utiliser un compte en banque est aujourd’hui devenu assez indispensable mais en déposant son argent sur son compte, on permet à la banque d’investir celui-ci pendant le temps où il reste immobilisé. Et la plupart des banques investissent dans ce qui rapporte le plus. Malheureusement, ce sont bien souvent l’industrie de l’armement, les compagnies pétrolières, les industries polluantes, … Heureusement, en Belgique (et ailleurs, mais je vous parlerai de ce que je connais), il y a la banque Triodos. C’est une banque éthique. Ils n’investissent que dans des domaines qui ont du sens et des projets tournés vers l’avenir. La transparence est un de leurs piliers et vous pouvez trouver sur leur site internet la liste de tous les projets dans lesquels ils investissent! De plus, ils octroient des crédits hypothécaires (pour l’achat d’une maison) selon un règle différente des autres banques: plus votre maison est efficace énergiquement parlant, meilleur sera votre taux! Pouvez-vous en dire autant de votre banque actuelle? Il y a évidemment un revers à cette médaille: des taux d’intérêt plus bas sur les comptes d’épargne. Mais là aussi, ils sont transparents, vous pouvez connaître tous les taux/frais/… via leur site internet. Des intérêts un peu moins élevés pour un compte éthique: cela semble un bon deal!

Mais revenons à mes moutons. Changer de banque, cela prend combien de temps? Ouvrir un compte en banque, se fait aujourd’hui très rapidement et via internet. C’est le cas de Triodos. Durée estimée: 15 minutes. Temps qu’il m’a fallu entre le moment où j’ai été convaincue et l’ouverture de mon compte: peut-être 2 ans.

Acheter du savon solide à la place du gel douche. Moins de déchets et moins de produits chimiques dans la nature (les savons sont généralement composés plus simplement). Durée estimée: immédiat (en effet, cela vous prendra le même temps, donc pas de « perte » de temps). J’avoue sur ce coup-là, je n’ai jamais utilisé de gel douche mais c’est pour l’exemple. Pourtant, combien de personnes sont au courant de cette réalité et continuent à acheter du gel douche par habitude?

Acheter du thé en vrac plutôt du thé en sachet. Vous évitez les déchets, vous faites des économies (vérifiez en regardant le prix au kilo du thé en sachet, vous serez étonnés), vous buvez du bien meilleur thé (j’achète du thé dans un magasin spécialisé où il y a pleins de goûts différents). Cela demande un petit peu d’organisation. Si vous n’êtes pas équipé, achetez une théière avec un filtre incorporé ou une boule à thé. Vous en trouverez pleins (mais alors, vraiment pleins, pleins, pleins) sur les brocantes (d’occasion, vous évitez un déchet et évitez la production d’un nouvel objet). De nouveau, il m’a fallu du temps avec de changer mes habitudes. Pourtant, le goût est meilleur, le prix est plus bas et c’est meilleur pour l’environnement!

Tout ça pour dire, « chi va piano va sano e va lontano » (rien ne sert de courir, il faut partir à point).

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La simplicité volontaire ou simplicité normaliste ?! ;-)

Simplicité volontaireLa simplicité volontaire (ou sobriété heureuse) est un mode de vie plus simple. Ca, c’est pour la définition accélérée. L’idée de cette manière de vivre est de se concentrer sur ce qui essentiel et ce qui nous fait plaisir plutôt que ce que nous dicte la société.

On passe actuellement beaucoup de temps sur les ordinateurs et devant la télévision. Quand on regarde les statistiques, on peut être effaré du nombre d’heures que cela représente alors qu’aujourd’hui, tout le monde court après le temps. Les gens passent aussi beaucoup de temps au travail « parce qu’il faut bien vivre ».

L’idée de la simplicité volontaire, c’est de consommer moins et mieux, donc d’avoir besoin de moins d’argent et de ne plus devoir travailler autant. Si je travaille moins, j’ai plus de temps libre. Temps que je peux allouer comme je veux: s’occuper de ses enfants, voir ses amis, regarder des films, faire la cuisine, travailler dans un potager, écrire, … La simplicité volontaire n’est pas une dictature du comportement contrairement à la société de consommation qui à travers ses publicités essaie de nous dicter ce qui est bon, sain, souhaitable, agréable, normal, … Il n’y a pas UNE simplicité volontaire. Souvent, on résume cette idée par cette phrase:

« La simplicité volontaire n’est pas un but, mais un chemin »

Et la décroissance? La décroissance, c’est plutôt la conséquence éventuelle de la simplicité volontaire. Si tous les habitants d’un pays adoptent cette manière de vivre, l’économie de ce pays ne connaîtra plus la croissance (moins de consommation, moins de croissance). L’idée de la décroissance, c’est que contrairement à l’idée couramment véhiculée, ce n’est pas négatif. Pourquoi devrait-on chaque année produire plus que l’année précédente? Quel sens cela a-t-il? D’ailleurs, si le nombre d’accidents de voiture augmente, la croissance augmente parce qu’il faudra réparer ces voitures, soigner ces conducteurs et donc effectuer des dépenses de santé, …

L’objection de croissance, c’est pareil? C’est plus un courant politique qui souhaite que l’on abandonne la croissance comme objectif d’un pays. Généralement (mais pas toujours), les objecteurs de croissance ne sont pas contre la croissance, mais contre le fait de rechercher la croissance, contre le fait d’en faire un objectif. Il n’y a rien de mal à ce qu’un pays à très faible croissance améliore ses infrastructures (soins de santé, écoles, …) et ainsi sa croissance.

Tous ces termes sont parfois utilisés de façon interchangeable et en fonction des philosophes et politologues qui s’expriment sur la question, les définitions varient. Pour moi, l’important, c’est surtout ce que l’on fait en pratique qui compte: modifier son comportement pour vivre selon ses valeurs et peut importe comment l’on nomme cet « art de vivre ».

Et la simplicité normaliste, alors? La simplicité normaliste, c’est la manière dont mon frère nomme sarcastiquement la simplicité volontaire ^^.

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