Préparatifs

Que mettre dans son sac à dos ? Le verdict après un an de voyage

Avant de partir, j’ai lu de nombreux blogs, pas mal discuté autour de moi autour de LA question. Que va contenir mon sac à dos ? Déjà, j’avais choisi un sac à dos de 45L parce que je voulais éviter de prendre trop de choses et d’avoir à traîner ce sac comme un boulet. Je reviens avec une petite hernie discale dans le bas du dos, imaginez si j’avais eu un sac plus grand et donc forcément plus lourd !

Sac de couchage or not ?

La question qui m’a taraudée jusqu’à la veille du départ. Etant assez frileuse, j’ai fortement hésité à partir ou non avec mon sac de couchage. Finalement, vu la taille qu’il prenait, je l’ai laissé chez moi à la dernière minute.

Verdict ? Très bon choix ! J’ai à cinq-six reprises loué un sac de couchage. Très facile et bon marché quand on en a besoin. De plus, j’ai parfois utilisé un super sac de couchage de compétition (duvet -20°C et c’était bien nécessaire) et à d’autres occasions, j’ai utilisé un sac de couchage plus compact et moins chaud (par exemple pour le Choquequirao où on a apprécié de ne pas avoir plus de poids à porter).

Dans les trajets de bus, je m’habillais bien et après avoir eu très froid dans un bus entre Uyuni et La Paz, je me suis équipée d’une super couverture polaire dans laquelle je m’enroulais. Elle prend bien moins de place qu’un sac de couchage et je ne l’ai portée que dans les derniers mois de mon voyage, les mois d’hiver.

Liseuse ou book exchange ?

s1.qwant.comAyant assez peur d’avoir prévu trop juste pour mon budget, j’ai décidé de partir avec deux livres de poche et de ne pas investir dans une liseuse. Une fois les livres lus, je les échangeais dans les book exchange des hostels. En théorie, c’est super. En pratique, on se retrouve vitre confronté au choix entre Marc Lévy, Guillaume Musso et Stephen King. Que leurs fans ne me tombent pas dessus, chacun ses goûts mais on n’a pas tous les mêmes. Plus j’avançais dans mon voyage, moins je trouvais de book exchange. Et plus j’accumulais de livres pour éviter d’arriver en rupture de livres non lus. Bref, à un moment donné, je portais 5 romans dans mon sac à dos. L’hernie est, comme par hasard, apparue à ce moment-là.

Verdict ? A refaire, j’achèterais une liseuse : moins encombrant, moins lourd et finalement pas si cher. Enorme avantage : Tu lis ce que tu veux !

Moustiquaire ou malaria ?

Non, je rigole. Avant de partir, j’ai emprunté une moustiquaire à une amie. Comme pour le sac de couchage, j’ai hésité jusqu’à la dernière minute à la prendre. Et puis finalement, elle est restée sagement à Bruxelles vu l’encombrement de la bête.

Verdict ? Bon choix ! Dans la plupart des endroits où les moustiques sont agressifs (et surtout transmetteurs de maladies), des moustiquaires sont présentes sur les lits. Le seul endroit où j’ai dû avoir une moustiquaire est la réserve Madidi Travel (les clients en ont une mais pas les volontaires). Justement deux semaines avant, un Belge qui terminait son voyage m’a donné la sienne. Je l’ai laissée sur place. Autre possibilité, si vous commencez par les pays chauds, prenez-en une et laissez-la sur place pour les personnes qui en ont plus besoin que vous.

Guide de voyage ?

Grosse hésitation aussi sur ce point. Le lonely planet South America on a shoestring était bien gros (et donc forcément lourd). Vu que c’était mon premier voyage solo et vu qu’avec ce guide, j’avais tous les pays Sud-Américains, je l’ai emporté.

Verdict ? Renvoyé en Belgique quand ma maman est venue visiter le Pérou. Je ne considèrerais cependant pas ce choix comme un mauvais choix vu qu’il m’a rassuré au début. On ne peut pas tout de suite savoir comment se débrouiller sans. Après quelques mois, je me suis rendue compte que je ne l’ouvrais plus jamais et que c’était un poids mort à éliminer de mon sac. A sa place, je demandais dans les hostels des conseils (souvent plus avisés et parfois plus originaux que ceux des guides). Le bouche à oreille entre backpackers est aussi une mine d’informations sur les vrais bons plans qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Une fois que j’ai identifié des blogs de voyageurs qui ont le même style de voyage, j’ai pu me référer à leurs conseils en terme d’hostels et petits restos. J’ai aussi bien souvent laissé mon instinct me guider au petit bonheur la chance avec plus ou moins de succès.

Le savon du Dr bronner

s2.qwant.comJe vous en parlais déjà après quelques mois. J’ai vite abandonné l’idée d’usages multiples de ce savon. A noter qu’en simple savon, il dure particulièrement longtemps. Prendre un pain de savon plutôt qu’un gel douche reste une évidence.

Shampoing et dentifrice

Vu l’abandon du savon du Dr Bronner pour me laver les cheveux (jamais eu les cheveux aussi gras que quand je l’utilisais), j’ai dû m’acheter du shampoing « classique ». Le problème du shampoing classique, c’est le gros risque qu’il décide de vivre sa vie plus librement et n’englue tout le contenu de ton sac. J’avais donc trouvé une bouteille qui se visse que j’ai ensuite re-remplie avec d’autres bouteilles. Par contre, un beau jour, ce bouchon a quand même décidé de laisser vivre sa vie au contenu. A refaire, j’adopterais un shampoing solide (prévu uniquement pour les cheveux).

Pour le dentifrice, je n’ai encore jamais eu d’attaque de dentifrice qui souhaitait sa liberté donc le bon vieux tube reste un premier choix.

Vêtements

La plupart des vêtements choisis avant mon départ se sont avérés parfaits pour leur utilisation. La qualité était cependant assez faible. Mon t-shirt longues manches en laine mérinos est troué en plusieurs endroits et pas réparable. Les deux tirettes (côté) de mon pantalon de randonnée sont cassées. J’ai changé deux t-shirts en cours de route. Je ne suis pas très convaincue de l’imperméabilité de ma veste. D4 c’est donc bon pour le prix mais pas pour durer.

Si vous voulez revoir ma liste initiale, elle est ici.

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Pérou-la récap après 5 mois

Comme je l’avais fait pour l’Equateur, un petit récapitulatif-résumé de mes 5 mois au Pérou. En bref, le Pérou c’est assez semblable à l’Equateur niveau culture.

Budget

Les bus sont plus chers, les hébergements nettement moins (prix moyens d’un backpacker 15-20sl en dortoir). Menus (souper-plat-refresco) entre 4-8 sl. Il y a pratiquement partout des prix étudiants. Les parcs nationaux sont souvent payant (et pas qu’un peu).

Nouveauté par rapport à l’Equateur, les collectivos. Ces mini-bus permettent de faire de courtes distances à des prix très bas.

Grosse différence entre le Nord du pays, assez peu touristique et le Sud, tout le contraire. Différence en terme de fréquentation, d’infrastructures touristiques (quoi le Nord est très bien pourvu d’IPeru, l’office du tourisme) et de prix (le Nord est meilleur marché).

En général, j’ai rencontré des gens très sympas, un article suivra.

Niveau nourriture, j’y ai bien mieux mangé qu’en Equateur mais ce n’était pas l’extase non plus. Certes, le lomo saltado, mon plat préféré est très bon mais il n’y a pas 150 plats différents et on mange encore et toujours beaucoup de riz et de poulet (je tue toute ma famille si à mon retour ils m’en font).

Hostels préférés

  1. Hostel La Estrellita (Cusco). 15 sl/dortoir. Petit-déjeuner inclus. Très bonne ambiance et très propre. Espaces communs assez géniaux (dont la cour ensoleillée).
  2. Hostel Chachapoyas Backpackers (Chachapoyas). 18Sl/dortoir. Bonne ambiance. Cuisine. Super propriétaire.
  3. Hostel El Tambo (Huaraz). 10Sl/dortoir. Hostel très simple mais très bonne ambiance. Eau bien chaude et avec pression. Petits dortoirs (3-5 lits) et cuisine.

Activités préférées

  1. Couchsurfing à Ayacucho. Ce n’est pas une activité en soi mais c’est un des meilleurs moments que j’ai passé au Pérou.
  2. Trek Akilpo/Ishinka : même si on en a chié, qu’est-ce qu’on s’est amusés.
  3. Petite rando à Llachon avec ma maman. Tranquille, joli, paysage époustouflant.
  4. Musées autour de Chiclayo. Très, très bons musées. Petits prix et prix étudiants. Trésors incroyables bien mis en valeur.
  5. Musée Larco et le musée de la Nation à Lima. Le premier est très bien fait et permet d’avoir un aperçu des différentes civilisations tant préincas qu’incas. Le second présente une exposition sur les années de terrorisme au Pérou. Instructif.

Sécurité

Le Pérou, comme la plupart des pays Sud-Américains, n’a pas très bonne réputation chez nous en matière de sécurité. Pour y avoir passé 5 mois, je dirais que franchement, détendez-vous. Oui, les vols sont certainement plus fréquents que chez nous. Mais je n’ai jamais été ni la victime, ni le témoin d’un vol. Je n’ai également jamais entendu un témoin direct d’une telle agression. Lima, comme toute grande ville, est à appréhender avec intelligence et précaution.  Si vous n’arrivez pas à appeler un taxi, demandez à votre hôtel, un policier ou agent de sécurité de le faire pour vous. Dans l’ensemble, faites juste preuve de bon sens.

Et alors, tu as préféré le Pérou ou l’Equateur?

Question piège que l’on n’arrête pas de me poser. En fait, j’ai bien du mal à y répondre parce que je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir visité deux pays mais bien divers lieux, rencontré diverses personnes et tenté diverses activités. Difficile de parler de l’Equateur ou du Pérou comme un tout, encore plus de les comparer. Alors, non, désolé, vous n’aurez pas réponse à cette question mais vous trouverez pleins de chouettes choses à faire dans mes différents articles.

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Planning: le Sud du Pérou en 18 jours

Comme promis, voici le programme que nous avons suivi, ma mère et moi, pendant 18 jours. Pour ceux qui voudraient s’en inspirer.

Du 4 au 22 avril 2015 :

  • J1: arrivée à Cusco (3300m). Petit tour au marché San Pedro. Trajet jusque Pisac, hostel, petit tour au marché d’artisanat.

  • J2: Pisac (2715m): (jour de marché à Pisac: idem que les autres jours). 4 heures de visite à pied en tout ou monter en taxi et redescendre à pied. Trajet Pisac-Ollantaytambo (2800m): 65 km, 2h. Visite du site(juste à côté de la ville). Dormir à Ollantaytambo.

  • J3: Prendre un combi jusqu’à Urubamba puis un autre direction Cusco et s’arrêter au croisement de la route pour Maras. De là, prendre un taxi jusque Moray. Visite du site archéologique. Rejoindre le village de Maras à pied (1h15 de marche) et marcher jusqu’aux salines de Maras (+/- 45 min). Continuer jusqu’à la route et revenir chercher son sac à Ollantaytambo. De là, collectivo direct jusque Cusco. Y dormir

  • J4: 12:30AM: Free Walking Tour: Plaza Regocijo (je vous le déconseille vivement). Visite de Sacsayhuaman. Confirmer le salkantay trek. Trajet en bus jusque Arequipa (2335 m) (9-11h de bus). Bus de nuit

  • J5: Visite d’Arequipa (2335m). Monastère de Santa Catalina et Santa Teresa. Dormir à Arequipa.

  • J6: Trajet jusqu’à Cabanaconde (6h de bus). Entrée (70sl). Trek Cabanaconde-San Juan (3h30): départ du mirador San Miguel.

  • J7: Trek Cañon de Colca (3191m). San JuanLlahuar (5-6h).

  • J8: Trek Cañon de Colca (3191m). LlahuarCabanaconde (4-5h de montée). + retour à Arequipa (6h de bus). Dormir à Arequipa.

  • J9: Trajet Arequipa – Juliaca (6h de bus). Taxi. Collectivo: Juliaca-Capachica (1h). Collectivo Capachica-LLachon (45 min).

  • J10. Profiter de Llachon (3812m). Petite rando jusque Capachica.

  • J11. Retour à Cusco. Juliaca-Cusco: 6h.

  • J12. Journée repos, lavanderia.

  • J13. Salkantay trek (départ 4h du matin). Trajet jusqu’au départ: Mollepata. Marche jusque Soraypampa.

  • J14. Salkantay trek: Soraypampa jusque Chaullay.

  • J15. Salkantay trek: Chaullay jusque La Playa. Bus pour Santa Teresa (bains thermaux).

  • J16. Salkantay trek: Santa Teresa jusque Hidroelectrica (ou zip line) puis Aguas Calientes.

  • J17. Visite du Machu Picchu et retour à Cuzco.

  • J18. Achats de cadeaux. Repos.

  • J19. Départ de Cuzco.

C’est un programme assez chargé, même si on a eu deux journées de repos. A faire si vous parlez espagnol ou connaissez déjà un peu l’Amérique Latine. Si ce n’est pas le cas, mieux vaut sauter une étape (le lac Titicaca par exemple).

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Volontariat de Solidarité Internationale (VSI)

images A Huaraz, j’ai rencontré une Française qui avait passé un an à travailler pour une association en Equateur. Plus elle me racontait son expérience et plus je me disais que c’est exactement ce que j’avais cherché à faire en commençant à préparer ce voyage. Lorsqu’elle m’a dit qu’elle avait fait ce volontariat dans le cadre du Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) et que ce programme était également ouvert aux Belges, j’étais sceptique. Je l’étais encore plus lorsqu’elle m’a dit que l’association avait payé son billet d’avion, pris en charge son hébergement et que chaque mois, elle avait 200€ de défraiement.

Après une petite recherche sur internet, je n’en revenais toujours pas. Ce programme existe bel et bien, est en effet ouvert à toute personne sans distinction de nationalité. Les conditions ? Avoir un diplôme ou une expérience significative, partir entre 6 mois et 2 ans dans des pays du Sud et suivre une formation de deux semaines organisée deux fois par an. Il faut contacter une organisation d’envoi et en fonction de vos compétences, celle-ci cherchera une association qui a besoin de celles-ci.

Sur le coup, j’ai été super frustrée. Bien que mon voyage se passe à merveille, les divers échanges de service que j’ai fait ont chaque fois été quelque peu décevants. Ce qu’elle me décrivait me semblait tout simplement génial. Seule consolation, on peut faire un VSI à tout moment de sa vie, à condition d’en faire maximum 6 ans.

Si vous voulez plus d’infos, regardez sur ce site et renseignez-vous. Sachez que toutes les organisations d’accueil n’offrent pas les mêmes conditions mais il y a des conditions minimales.

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Trois mois de voyage

On me demande souvent comment je me sens, comment cela se passe, … C’est le moment de faire un petit bilan sur ces trois premiers mois de voyage. Je ferai également en fin d’article un retour sur mon équipement.

Après trois mois de voyage, certaines choses ont changé :

  • Il n’est plus 11h, mais 11h péruvienne/17h heure belge.
  • Arrivée au Pérou, je fais la conversion vers le dollar, pas vers l’euro.
  • Je sais tout cuisiner sans huile, les oignons rissolent dans l’eau. Pas envie en effet d’acheter une bouteille à chaque nouvelle auberge de jeunesse
  • Une carpette de bain et un essuie font mon bonheur.
  • J’ai l’habitude d’acheter une bouteille de 5L d’eau dès que je reste plusieurs jours au même endroit. Je suis devenue une pro pour la transvaser petit à petit dans ma petite bouteille.
  • Quand un repas avec entrée et boisson coûte 4€, je trouve cela cher!
  • J’ai vu plus de films d’action en trois mois que dans toute ma vie.
  • Mes communications avec ma famille ont changé : salut, ça va ? Tu m’entends ? Oui, bien et toi? Tu as entendu ma réponse? Oui, je suis au Pérou. Attends, je crois que j’ai perdu la connexion. [etc, etc]
  • Je suis devenue la pro du lait et du yaourt en sachet plastique. Pas une goutte à côté de mon bol !
  • Je me suis mise à aimer les ananas et suis devenue très douée pour les découper.
  • Je connais le prix au kilo de la farine et de l’avoine.
  • Je regarde mon lonely avec de plus en plus de scepticisme. Vraiment? Non Vraiment?
  • J’arrive de mieux en mieux à marchander.
  • Je parle plus souvent une langue étrangère que ma propre langue.
  • Je ne me demande plus quel vêtement va avec quoi, mais qu’est-ce qui est propre?
  • Je n’oublie plus de mettre le papier toilette dans la corbeille.

Ce qui n’a pas changé :

  • J’aime toujours autant la glace.
  • Je souhaite toujours vivre en Belgique à mon retour.
  • Moi en somme!

Premier Noël au loin

Ici, en ce moment, les décorations de Noël ont envahi les rues. Ce qui est très étrange, c’est la manière dont ils ont intégré l’imaginaire européen et nord américain. Alors qu’il fait chaud et qu’il n’y a pas de sapins ici, les maisons se couvrent de fausse neige, de Papa Noël en gros manteau et bonnet, il y a des sapins artificiels décorés de flocons de neige.

Hier, c’était Noël. Premier Noël loin de chez moi, loin de ma famille. J’étais cependant en compagnie de personnes avec qui je vis depuis deux semaines dans le cadre d’un helpx. On a bien mangé (bien trop mangé le dirais même) mais c’était pour fêter l’anniversaire d’un ami à eux. Ils sont en effet juifs et refusent toute allusion à Noël. Finalement, ne pas être en Belgique pour Noël m’a plus dérangé dans les semaines qui ont précédé Noël que le jour même. Je me suis rendue compte que ce n’est pas grave, je serai là pour le prochain.

Retour sur mon équipement

Le flop Dr Bronner

Le savon du Dr Bronner était supposé multi-usage. Un vrai miracle pour tout voyageur. Fini la peur du shampoing qui coule et ruine ta trousse de toilette. Allègement de ton sac. Génial quoi. Sauf qu’après un mois et demi, j’ai craqué pour un dentifrice. Le problème n’était pas tellement le goût du savon qui se supporte très bien mais plutôt le fait que se laver les dents avec le shampoing qu’on utilise dans la douche, c’est un peu limite. Après deux mois à avoir les cheveux crades, j’ai craqué et acheté un vrai shampoing. J’ai enfin retrouvé des cheveux propres. Je ne l’utilise pas pour ses autres usages (déo, lessive), il ne me reste donc que l’usage de base : le savon. Je ne sais vraiment pas comment certains blogueurs peuvent oser dire que ce savon est miraculeux. Manifestement, ils ne l’ont pas utilisé ou sont chauves.

Adaptateur

J’ai dû changer d’adaptateur. Celui acheté 1$ à Quito n’aura tenu que deux mois. Le nouveau n’était pas beaucoup plus cher 2$ mais semble plus solide.

Mes objets inutiles

J’ai rassemblé mes objets inutiles et rêve de les refiler à des belges repartant au pays. Dans cette liste, on trouve : mon petit sac en bandoulière, le dictionnaire français/espagnol (plus besoin, trop bilingue^^), le second savon dr bronner (oui, j’étais très convaincue d’avance), les bas de contention (mais avec de longs trajets en bus, je les réutiliserai peut-être), un porte-feuille (je n’utilise qu’un petit porte-monnaie et cache le reste des billets un peu partout).

Solidité de mon équipement

Pour le reste, un peu déçue de la solidité d’une partie de mon équipement. Mes nouvelles sandales Teva montrent déjà une très forte usure. Je suis pratiquement certaine qu’elles ne tiendront pas
un an. Pour une marque qui se positionne sur le plan de la qualité et la solidité, c’est vraiment nul.
Mon t-shirt en laine mérinos a eu un petit trou que j’ai recousu (comme une klette d’ailleurs). Mes sous-vêtements accusent une usure prononcée à force d’être portés et lavés sans arrêt (et à la main le plus souvent).

Et non, petit frère, je ne suis pas désespérée avec mes 4 T-shirts. Je le vis très bien.

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Mon budget pour un an en Amérique Latine

comptesQuand on demande à un voyageur combien de temps il compte voyager, beaucoup répondent: jusqu’à ce que je n’ai plus d’argent. Et il est vrai que voyager demande un minimum de ressources. Il est loin d’être inutile de se poser et de réfléchir au budget que l’on souhaite allouer à son voyage en compte l’avant (les préparatifs), le pendant (la majeure partie du budget) et éventuellement prévoir une certaine somme pour le retour. Avant de partir en Thaïlande, on n’avait pas budgetté notre voyage en se disant simplement qu’on voyagerait « pas cher ». A un moment, on a quand même dû se mettre d’accord sur un montant total approximatif pour s’adapter en fonction de ce qu’on dépensait réellement.

Avant le départ

Un poste non négligeable est l’ensemble des dépenses que l’on fera avant même d’avoir mis le pied à l’aéroport. Cependant, par rapport à certains montants que j’ai lu sur des blogs de voyage, je m’en sors bien, voire même très bien !

Au total, j’ai dépensé avant de partir 1338€. Une somme que j’étais loin d’imaginer avant de faire mes comptes. La majeure partie de cette somme est constituée du billet d’avion (653,56€) et de l’assurance voyage (297€). Les 380€ restants sont constitués de matériel (vêtements dont une veste imperméable à 79€), de médicaments (très peu) et du passeport (89€ mais est valable 10 ans).

Pendant le voyage

Sur place, j’ai 6 000€ pour un an. Cela me permet d’avoir 20€/jour tout compris, ce qui est assez juste. Cependant, quand on voyage lentement, on ne fait pas des activités chères tous les jours. On peut aussi se permettre de prendre des transports plus lents et moins chers (ne pas prendre l’avion). Avec les échanges de service comme helpx, je vais aussi économiser pas mal, ce qui me permettra de faire plus de dépenses éventuellement à d’autres moments.

Les randonnées et treks quand on les fait sans agence, cela ne coûte vraiment pas cher. Par exemple, si vous faites la boucle du Quilotoa, vous paierez chaque jour votre hébergement et un peu de bouffe à côté et c’est tout.

Il faut savoir aussi que les pays où je compte passer le plus de temps (Equateur, Pérou, Bolivie) sont trois pays très bons marchés, notamment au niveau des transports et hébergements. Pour le Chili et l’Argentine, déjà, je ne compte pas y passer très longtemps mais aussi ce sera l’occasion de faire un peu de couchsurfing.

Pour tenir ce budget et savoir où j’en suis, je fais mes comptes et note toutes mes dépenses dans un petit carnet. Je fais cela très régulièrement pour que cela ne me prenne pas plus de quelques secondes et cela me permet de visualiser les différents postes. Par exemple, j’ai fait la descente en mountainbike du Cotopaxi pour 50$ mais en moyenne, sur ma semaine, je n’ai pas dépassé mon budget de 20€/jour parce que toutes mes activités ne coûtaient pas aussi cher.

On verra dans un an si j’ai pu tenir ce budget!

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Echange de service – Helpx, workaway, woofing, job for bed et volunteers base

Ne trouvant pas de volontariat correspondant à mes critères. J’ai finalement décidé de me tourner vers une autre sorte de volontariat ou plutôt un échange de service. Il existe en effet des réseaux permettant de mettre en contact des volontaires qui souhaitent travailler en échange de l’hébergement et la nourriture. Le travail n’a généralement pas pour but un objectif caritatif (mais ce n’est bien sûr pas exclu et bien souvent, ce sont des endroits ayant certaines valeurs qui font appels à de tels volontaires). Voici 4 sites internets qui organisent cette mise en relation:

  • Helpx. Les personnes ou associations qui cherchent des volontaires postent leurs annonces sur ce site et à vous d’organiser ensuite votre séjour. En général, on considère que le travail attendu est de 5 heures/jour, 5 jours/7 (soit 25 heures/semaine). Cela vous laisse plein de temps pour circuler et visiter aux alentours ou tout simplement passer du temps avec d’autres volontaires. Il y a une cotisation de 20€/2 ans qui vous permet de voir les commentaires des précédents volontaires, l’adresse email et postale de la personne, … C’est à ce réseau que je me suis inscrite. Il est très développé en Australie et en Nouvelle Zélande mais il y a quand même 65 lieux pour l’Equateur. Ces lieux sont assez variés: pas mal d’auberges de jeunesses, quelques familles qui souhaitent un coup de main, des associations (mais alors elles demandent le plus souvent une participation), des fermes, …
  • Workaway. Idem que Helpx. Si j’ai choisi Helpx, c’est parce que j’ai lu que ce réseau était plus régulièrement mis à jour et que les annonceurs sur Workaway donnaient moins facilement de réponses et étaient parfois fictifs. Je n’ai pas testé moi-même et ici, en Equateur, j’ai rencontré une Québequoise qui l’utilisait sans souci. En conséquence et vu que cela ne coûte pas très cher, vous pouvez toujours vous inscrire aux deux réseaux pour multiplier les opportunités. Cotisation : 23€/2 ans pour avoir accès à toutes les informations. Site un peu plus « funky ».
  • Woofing. C’est de nouveau le même principe mais uniquement dans fermes bios. Après, j’ai lu que toutes les fermes inscrites n’étaient pas forcément bios et certaines même assez industrielles. Pas testé mais j’en ai eu de très bons échos. Le hic, c’est qu’il faut s’inscrire par pays, l’addition devient donc un peu salée si vous changez régulièrement de pays. Vous trouverez les sites nationaux sur le site international.
  • Job for bed. Beaucoup moins connu que les précédents sites. Payant également (39€ à vie ou 15€/an). Semble plutôt développé en Europe.
  • Volunteers Base. Idem que Helpx et Workaway mais gratuit. Cependant, ce petit nouveau dans le monde des réseaux d’échange n’est pas encore très connu et il n’y a donc pas énormément d’opportunités de travail (de nouveau, en Océanie, c’est plus développé). Après, autant le faire connaître au maximum pour qu’il se développe.

Un article de blog que j’ai trouvé intéressant écrit par deux voyageurs qui ont testé la formule échange de service à plusieurs reprises. Un autre article où une voyageuse explique ce que lui a apporté son échange helpx. Et à venir, mes propres expériences !

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Quelques pistes pour trouver un volontariat

Une fois que j’ai compris qu’un SVE hors Europe n’était pas possible, j’ai décidé de chercher une association qui m’accueillerait pour un volontariat à long terme.  J’ai trouvé plusieurs réseaux ou pages internets recensant divers volontariats mais je n’ai rien trouvé de 100% satisfaisant. Mon idée était de ne pas payer mes dépenses sur place (hébergement et nourriture) tout en payant moi-même mon billet d’avion et assurance. Il est en effet quasiment impossible de trouver une association qui vous enverra tous frais payés faire du volontariat si vous n’avez pas de solides compétences. Si vous êtes médecin, infirmière, psychologue, etc, cela devient possible. Mais alors, ce n’est plus du volontariat mais un travail dans l’humanitaire. D’autres professions peuvent aussi ouvrir plus facilement des portes: cuisinier et tous les métiers manuels de construction. Souvent des associations ont besoin de faire des travaux mais pas les moyens pour les réaliser et recherchent alors des volontaires pour cela.

La seule motivation, même grande, ne suffit généralement pas à changer les choses sur place. Pour apporter une réelle aide, il faut avoir des compétences particulières ou accepter de payer. Généralement, si on veut réellement se rendre utile, mieux vaut récolter de l’argent et l’envoyer à une association compétente qui emploiera des personnes locales pour mener à bien sa mission. En plus d’aider des enfants/faire de l’éducation à l’environnement/améliorer la situation sanitaire locale/…, cet argent créera des emplois locaux et fera ainsi d’une pierre deux coups. Rien ne vous empêche alors de voyager pour votre plaisir et de rendre visite à cette association.

Après, cela ne signifie pas qu’un volontariat est forcément inutile mais il est important de bien y réfléchir et de se demander quelle plus-value on peut réellement apporter. Pour qu’un volontariat soit utile, il faudrait déjà qu’il soit suffisamment long. Vous aurez en effet besoin d’un certain temps pour vous acclimater (altitude, culture, climat, …) et pour bien gérer la langue. Ensuite, vous devrez comprendre comment fonctionne l’organisation où vous travailler et ce qu’elle attend de vous. Enfin et surtout vous devrez apprendre à mieux identifier les problèmes que cherche à résoudre cette organisation et ce qui se trouve derrière ces problèmes. Une situation peut paraître simple au premier abord mais est souvent en réalité bien plus complexe. Le pire dans le domaine du volontariat, ce sont les bonnes intentions qui viennent de nulle part (de l’étranger généralement) sans ancrage local et qui travaillent en apesanteur. Comment pourrait-on faire du bon travail dans un village ou avec des familles sans réellement travailler avec elles?

Dans mes recherches sur internet, j’ai trouvé quelques associations qui cherchaient des volontaires pour du long terme et dont les exigences semblent cadrer avec un volontariat utile. J’ai finalement décider de ne pas m’engager dans un tel volontariat n’ayant rien trouvé qui corresponde 100% à mes valeurs. Voici les quelques sites qui pourraient vous être utiles:

  • Au Chili, VE Global cherche des volontaires pour aider dans des centres pour enfants défavorisés. Je n’ai aucune expérience avec eux mais leur recrutement semble très sérieux (et demande une certaine application pour postuler). Ils imposent aussi un engagement de minimum 4 mois, ce qui est la base d’un volontariat de qualité, surtout pour travailler avec des enfants dans un pays que l’on ne connaît pas et faire du travail utile. Vous trouverez plus d’informations sur leur site internet.
  • Un site qui recense plus de possibilités de faire du volontariat en Amérique Latine gratuitement (donc hébergement et nourriture en échange de votre travail) ou contre une participation raisonnable. Sur ce site, vous trouverez également pleins d’articles très bien faits sur le volontariat, le fait de payer, etc. C’est assez fourre-tout mais c’est assez idéal pour vous aider dans une recherche, surtout si vous voulez arriver en ayant déjà un volontariat de prévu.
  • Une autre liste avec une série de volontariats en Amérique Latine. Pour ces deux sites internets, l’important est à chaque fois de bien lire sur le site internet de l’association ce qu’ils font et ce qu’ils recherchent comme volontaires (durée minimum, langue, compétences particulières, …). Ensuite, faites une petite recherche google pour voir si des précédents volontaires n’ont pas tenu un blog ou posté un compte-rendu sur des forums de voyage. Enfin, contactez-les et posez-leur toutes vos questions. Il est important qu’ils soient au courant de vos attentes et vice-versa pour ne pas être frustré dans ce volontariat.
  • Un article qui rassemble toute une série de moyens pour trouver un volontariat au Pérou (un peu comme celui-ci en somme).
  • Il y a aussi la possibilité de se faire sponsoriser. Personnellement, je n’y crois pas beaucoup. En effet, pourquoi une entreprise paierait pour que vous alliez vous la couler douce au soleil? Certes, vous travaillerez et peut-même d’arrache-pied, mais de plus en plus de jeunes souhaitent partir à la découverte de contrées lointaines. Sans projet solide, j’ai des doutes quant aux réelles possibilités de se faire sponsoriser.
  • Omprakash. Au début, quand j’ai découvert ce site internet, j’ai trouvé cela fabuleux. Ils recensent des volontariats à travers le monde et proposent même des bourses! Waouw. S’ils proposent des bourses, c’est que tous leurs volontariat sont payants même si généralement les prix sont assez raisonnables. Ce qui m’a cependant définitivement fait changer d’avis, c’est quand j’ai lu le compte-rendu d’une fille qui avait obtenu une bourse pour travailler un mois dans une association. Si vous faites une demande de bourse, vous devez développer un projet. Vous devez donc faire cela avant de partir, parfois plus de 6 mois avant même d’avoir mis le pied dans le pays. Cette fille ne parlait pas la langue du pays, était assez jeune, n’avait pas fait d’études qui la qualifiait pour ce qu’elle proposait de faire: créer une entreprise de micro-crédit. Il n’y a, je crois, rien de pire que de proposer du micro-crédit quand on n’a pas d’expérience dans le domaine, sans même connaître l’endroit où on va le faire, sans connaître la langue, etc. En effet, le micro-crédit, ce n’est pas de la charité mais bien un prêt d’argent et à des conditions salées. Si ce n’est pas fait de manière très sérieuse, c’est la porte ouverte au surendettement et au lieu d’aider les emprunteurs, il y a des chances que cela les enfonce encore plus. Après la lecture de ce compte-rendu, j’ai donc décidé de ne pas postuler pour une bourse.
  • Un article qui liste différents moyens de trouver des volontariats et différents types de volontariats (SVE, service civique, …).
  • Travel with a mission. Pas à proprement parlé un site de volontariat mais plutôt une aide pour ceux qui souhaitent monter leur propre projet et partager leur connaissance, une expérience, etc. Ce site référence des écoles, hôpitaux, etc qui souhaitent accueillir des personnes pour qu’ils puissent échanger avec un public.

Je tiens à préciser que je n’ai finalement vraiment utilisé aucune de ces pistes. Je me base donc sur les conditions qu’ils imposent, les textes postés sur ces sites internet, … Soyez critiques dans votre recherche. L’important à garder à l’esprit est au minimum de ne pas causer plus de torts que de bien en allant « aider » une association.

Peut-être que si vous ne trouvez rien qui corresponde à vos valeurs, mieux vaut que vous ne fassiez pas de volontariat ou que vous vous tourniez plus vers échanges de service. Je vous en parle dans un projet article. C’est ce que j’ai finalement décidé de faire en combinaison avec un voyage plus « classique ».

J’espère qu’avec tout cela vous serez plus éclairés pour faire votre choix et chercher la manière qui vous conviendra de voyager/travailler/aider. Si je suis très critique, cela ne veut pas dire que je pense que toutes ces expériences sont négatives et à rejeter. J’ai moi-même été au Sénégal à 17 ans et je ne regrette pas cette expérience. Je vous expliquerai plus en détail pourquoi dans un projet article.

Pour plus d’infos et de réflexion:

  • Et un article ironique qui vous fera certainement réfléchir aux raisons pour lesquelles vous partez. Pour vous annoncer la couleur, voici le titre: « The four cutest ways to photograph yourself hugging third-world children » (Les 4 plus mignonnes façons de se prendre en photo avec un enfant du tiers-monde). Et ma phrase préférée: « one person can’t really make a difference in the world, but she CAN look beautiful and benevolent while trying » (une personne ne peut pas réellement faire une différence dans le monde mais elle peut paraître réellement belle et bienveillante en essayant). Dans la même veine et tout aussi intéressant, la réflexion d’une autre ex-volontaire.
  • L’article d’une volontaire à propos de son expérience et la réflexion qu’elle a faite sur l’impact de celle-ci.
  • Un article sur les dérives du volontourisme. En effet, si vous cherchez un volontariat, vous serez déjà tombés sur des organisations qui vous proposent des volontariats à 1000€/semaine. Il y en a à la pelle et si c’est le cas, c’est que ces organisations ont leur public.
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Tout, tout, tout vous saurez tout sur mon sac à dos!

(je sais, maintenant, vous avez cette chanson en tête, mouahahaha)

Laissez-moi d’abord vous présenter le compagnon de ce long voyage, ma maison, ma bouée de secours : mi mochila ! C’est un sac à dos Millet de 45L que j’ai acheté d’occasion sur ebay après l’avoir essayé chez la personne qui le vendait. Il pèse 1,8 kg. C’est un peu lourd pour un sac de ce gabarit mais il est extrêmement confortable à porter. Il y a une poche inférieure fermée par deux tirettes et une grande poche supérieure fermée par deux cordons. La tête est aussi pourvue de poches à tirettes et les flans ont également deux poches à soufflets. Il est beau, il est petit, il est super ! (oui, je suis assez fan) Et tout ça pour 70€, housse de pluie incluse !

En plus de ce « gros » sac, j’ai un petit sac à dos 20L Lafuma bien amorti depuis que je l’ai. Comme il commençait à percer au fond, ma mère lui a cousu un second fond en jeans. Modèle unique !

Et en plus (oui, cela fait trois sacs), j’ai également un sac à en bandoulière qui se porte en diagonale et se porte +/- sur le ventre, très pratique contre les pick-pockets. Il est pleins de poches à tirettes, toujours utile pour ne rien perdre. [Edit= je ne l’utilise plus, il va repartir en Belgique]

Alors, voici la liste de tout ce que j’ai pris avec moi pour un an. J’ai une série de vêtements chauds étant donné les différentes météos que je vais connaître. J’ai essayer de minimiser autant que possible la taille et le poids de mes affaires pour être plus autonome dans mes déplacements. Comme cela, je peux quand c’est nécessaire marcher avec tout mon bardas sur le dos sans que cela vire au supplice. De plus, voyager léger permet d’avoir l’esprit plus tranquille. Moins de choses à se faire voler ou à perdre.

Vêtements (y compris ce que je porte sur moi):

  • 1 pantalon convertible. (Forclaz 100 L) Testé en Thaïlande. Pratique grâce à ses poches à tirettes. Sèche vite. Par contre, trop long pour moi, j’ai dû l’adapter à ma taille.

  • 1 short, toujours avec des tirettes et dans une matière séchant rapidement.

  • 1 pantalon léger (thaïlandais).

  • 1 legging chaud pour affronter le froid. (Wed’ze simple warm chez D4).

  • 2 t-shirts de rando respirants.

  • 2 t-shirts classiques

  • 1 t-shirt manches longues en laine mérinos (T-shirt techwool L warm). Plus cher qu’un t-shirt classique mais vaut vraiment le coup. La laine mérinos tient chaud malgré un tissu très fin et ses propriétés antibactériennes font que les odeurs se développent moins vite. Je le porte quasi en permanence.

  • 1 pull de rando qui tient chaud.

  • 1 polaire (Forclaz 200).

  • 1 robe.

Mon conseil: choisissez des vêtements dont la coupe et les couleurs vous plaisent. D4 fait de très bon produits techniquement mais parfois, ils manquent un peu de goût. J’ai mis pas mal de temps avant de trouver l’équipement qui me plait. Evitez aussi les couleurs claires, la lessive à la main, ce  n’est pas toujours aussi efficace qu’une machine à laver.

Pour pouvoir faire face à tous les temps, j’ai opté pour des vêtements que je peux porter en couches successives.

Sous-vêtements

  • 5 culottes. Je lave chaque jour celle que j’ai porté et potentiellement, je pourrais donc m’en sortir avec deux. Mais pour les treks et les moments où on bouge plus, c’est plus de confort.
  • 2 paires de chaussettes de sport, 2 paires de rando. En fait, je randonne avec les chaussettes de sport et les chaussettes de rando me servent quand il fait froid.
  • 2 soutiens-gorge.

Divers :

  • Papier toilette

  • cadenas. Indispensable!

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  • 1 pochette secrète (la mienne se porte au niveau de la cuisse. Passe totalement inaperçu et permet de dormir sur ses deux oreilles dans le bus).P1050357

  • serviette de bain microfibre

  • un foulard en coton

  • couteau opinel

  • couverts 3 en un

  • un petit tupperware qui peut me servir de bol.

  • lampe de poche frontale

  • petit sac en coton pour séparer le linge propre du sale.

  • bonde universelle

  • cordelette + pinces à linge

  • des mouchoirs en tissu.

  • Une montre électronique qui peut servir de réveil. Donne aussi la date, plus utile qu’on ne le pense en voyage !

  • Un rouleau de scotch.

Pour passer de bonnes nuits :

  • drap de soie + coussin gonflable.

  • masque de nuit + boules quiès

  • couverture de survie (en espérant ne jamais m’en servir)

  • jeu de cartes

Électronique :

  • mp3 + câble pour le charger

  • 1 mini ordinateur. Prend une certaine place mais à l’heure du wifi gratuit, utile. Possible de s’en passer et d’aller dans des cybercafés.

  • 1 appareil photo + chargeur (si pas d’ordinateur, un câble pour ordinateur ou un lecteur de carte mémoire).

Documents et moyens de paiement :

  • carte de crédit + débit. Je les range dans de subtiles cachettes où aucun voleur n’ira voir et je laisse ces cachettes en évidence hors de mon sac au cas où quelqu’un déciderait de me le voler.

  • un petit porte-monnaie. Je ne sors qu’avec cela dans ma poche. Le reste dans mon argent est planqué dans le casier fermé avec mon cadenas.

  • passeport

  • photos d’identité

  • carte d’étudiant international ISIC (en Equateur, je n’ai pour l’instant bénéficié d’aucune réduction).

Viva el sol :

  • crème solaire

  • spray anti-moustique

  • maillot de bain

  • casquette

Parce qu’il pleut aussi ici :

  • une veste imperméable et respirante (Veste Hélium Rain L). Je préfère avoir différentes couches qui sont efficaces dans leur domaine plutôt qu’une veste 3 en un de type gore-tex qui sera toujours moins respirante.

  • une housse de pluie pour mon petit sac à dos (20L). Cette housse est très pratique, il y a des élastiques pour l’attacher aux bretelles et la forme permet de bien englober le sac.

  • une autre housse pour le plus gros.

Chaussures :

  • tongs

  • une paire de chaussure de trail. Entre les baskets et les chaussures de marche. J’ai préféré une paire légère et aérée à une paire gore tex, fragile. Ma paire : Merrell Yokota Vent achetées 49€ chez D4.

  • une paire de sandale de marche Teva (super pour ne pas devoir laver ses chaussettes!). J’avais déjà une autre paire mais qui pesait très lourd. Celles-ci sont plus légères mais semblent assez fragiles. On verra si elles tiennent la distance.

Livres et autres carnets :

  • dico fr-es

  • lonely south america. Je ne vous le recommande pas. C’est un résumé des autres et c’est extrêmement frustrant de le lire. Au final, dans les auberges de jeunesse, j’emprunte les guides qui sont à disposition et je lis les explications in extenso.

  • Un carnet de voyage + de quoi noter

  • un (ou deux) roman d’avance à échanger dans la plupart des auberges de jeunesse.

Trousse de toilette :

Là, j’ai vraiment fait dans le minimalisme. Pas uniquement pour le poids mais également pour éviter ce que j’ai déjà vu à plusieurs reprises : le shampoing qui coule et qui ruine le sac.

Présentation, tout d’abord de ce qui allège grandement cette trousse : le savon du dr bronner. Ce savon est un peu le truc du voyageur léger. Il peut servir de savon (ouf), de shampoing, de dentifrice, de lessive et de déodorant. En pratique, je l’utilise pour les trois premiers usages. J’ai une simple savonnette pour la lessive. Il faut bien l’avouer, en tant que dentifrice, il faut s’habituer au goût. Je l’ai pris au peppermint et c’est ok. En tant que shampoing, il remplit son rôle et bien évidemment aussi en tant que savon. Il mousse pas mal donc pas besoin d’en utiliser des tonnes.

Pour l’acheter, j’avais d’abord regardé du côté de bazar bio étant donné que le site clame sur toutes ses pages à grand renfort de points d’exclamation que la livraison est gratuite. Seulement, c’est gratuit mais pas si ce que vous commandez est lourd ou fragile. Et manifestement, un petit savon rentre dans une de ces deux catégories.

Pour finir, je l’ai trouvé à l’herboristerie moderne au centre ville de Bruxelles pour 4,9€.

  • une brosse à dent et son étui

  • une petite brosse à cheveux

  • des élastiques

  • un coupe ongles, une pince à épiler et de petits ciseaux (à bien mettre dans votre gros bagage quand vous prenez l’avion)

  • une crème hydratante

  • une pierre d’alun + un petit spray. Je l’utilise comme déo et cela fonctionne très bien

  • un cure-oreille. Acheté en Thaïlande, fonctionne très bien et remplace totalement les coton-tiges.

Trousse de médicaments :

Là, j’ai vraiment pris le minimum me disant que le jour où je suis réellement malade, j’irai de toute façon voir un médecin. C’est aussi pour ça que j’ai une assurance voyage.

Mon conseil serait de ne prendre que les grands basiques que vous avez l’habitude d’utiliser chez vous. Totalement inutile de prendre certains médicaments que vous n’avez jamais pris. Il n’y a pas de raison que vous en ayez soudainement besoin à l’étranger et si c’est le cas, ici aussi, il y a des pharmacies.

En bref : motilium, immodium, buscopan, spasmomen pour tous les soucis de digestion. Dafalgans pour les maux de tête. Touristil pour le mal des transports. Somnifère au cas où il est vraimetnt trop difficile de dormir (seule entorse à ma règle « ne prendre que les médicaments que l’on a l’habitude de prendre »). Un antibiotique à large spectre. Une boîte de malarone (12 comprimés) à prendre en cas de suspicion de malaria (en sachant que la malaria met 7 jours au minimum à se développer donc pas la peine de l’envisager si cela fait moins de 7 jours que vous êtes dans une zone à risque).

Sparadraps et désinfectant (iso-bétadine).

Un thermomètre. En effet, à partir du moment où on décide +/- de s’auto-médiquer, on a intérêt à pouvoir savoir avec certitude si l’on a de la fièvre. Dans ce cas, direction le médecin !

Ne prenez que des médicaments dont vous connaissez l’utilisation.

Avec tout cela, j’avais 8,5 kg de bagage dans mon gros sac à dos. En sachant que j’avais mis pas mal de choses assez lourdes (comme mon ordinateur) dans le petit sac. Disons que j’ai plutôt 10 kg de bagages en comptant le poids du sac (1,8 kg).

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Quelle banque quand on voyage loin et longtemps?

Qui dit voyage au long terme dit également budget et moyens de paiements. Et malheureusement, dès que l’on sort d’Europe, la plupart des banques appliquent des frais prohibitifs. En Thaïlande, on avait pratiquement 10€ de frais par retraits (5€ de notre banque + 180 baht pour les retraits étrangers).

Sur internet, il y a pas mal de comparatifs mais généralement fait par des Français, ce qui ne conviendra pas toujours aux Belges. Par exemple, pour ouvrir un compte Boursorama ou Monabanq souvent cités dans ces comparatifs, il faut résider en France. Pour le compte Jazz International de la Société Générale, vous pouvez résider en Belgique, mais vous devrez vous rendre en France dans une agence. De plus, leurs conditions viennent de changer et je ne pense pas que ce compte soit réellement intéressant.

Si vous habitez en Belgique, vous n’avez pas mille possibilités mais heureusement, il existe une (!) offre intéressante. Afin de trouver la banque qui me permettrait de faire des économies sur les frais bancaires, j’ai fait le tour de la plupart des banques présentes en Belgique. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les voyageurs ne les intéressent pas. Chez Crelan, KBC et Deutsche Bank, j’ai reçu un mauvais accueil. On m’a regardé de haut quand je leur ai dit que je n’avais pas de salaire à domicilier et de toute façon leurs frais sont élevés sur les retraits hors Europe.

Chez Belfius, ma banque, si l’accueil a été très bon, le résultat a été identique quant aux frais. Idem chez Fortis. Cependant, BNP Paribas Fortis fait partie de la Global Alliance. Tous les retraits effectués dans des banques partenaires (Scotiabank au Pérou et au Chili) sont gratuits. Pas mal mais il y a mieux !

J’ai enfin trouvé ce que je cherchais chez Argenta même s’il m’a fallu un peu ruser. En effet, comme les autres banques, mon profil ne les intéresse pas beaucoup (pas encore de salaire, nombreux retraits à l’étranger en prévision). La première fois que je suis venue me renseigner, j’ai mentionné mon voyage et même si j’ai eu toutes les informations nécessaires, le conseiller m’a ensuite dit que sans salaire, je ne pourrais probablement pas ouvrir de compte chez eux. Je suis donc revenue plus tard à la charge dans une autre succursale et j’ai ouvert mon compte sans mentionner directement mon voyage.

Pourquoi Argenta ? Parce que chez eux, tout est gratuit. Ou presque. Hors Europe, les retraits d’argents avec la carte de débit Maestro sont 100% gratuits à moins que l’ATM en question ne prenne une commission, ce qui est toujours mentionné. J’ai déjà effectué plusieurs retraits ici en Equateur et je n’ai eu aucun souci et aucune commission. Le taux de change appliqué est à quelques cents près le même que celui que l’on trouve en ligne. Bref, j’ai zéro frais !

Pourquoi c’est si important ? Un conseil souvent donné aux voyageurs est de ne pas voyager avec beaucoup d’argent liquide sur eux. En même temps, avec les frais habituels (5€ par retraits), on a plutôt tendance à retirer de grosses sommes afin d’alléger la facture. Ici, je peux retirer de petites sommes régulièrement sans que cela ne change rien.

De plus, j’ai pu débloquer la fonction Maestro hors Europe pour une durée illimitée. J’ai également l’adresse email de ma succursale en cas de problème.

Chez Argenta, la carte de crédit Mastercard est également avantageuse, environ 50% moins de frais qu’avec les autres banques. Malheureusement pour moi, suite à une série d’évènements, je l’ai reçue trop tard (après mon départ). Ce qui n’est pas très grave vu que j’ai également une carte Visa, gratuite lorsque l’on a un compte jeune chez Belfius (mais les frais sont eux élevés). Cette carte est pour moi une carte de secours au cas où je n’arriverais plus à retirer de l’argent avec ma carte Maestro.

Dernier détail : ici en Equateur, aucun ATM ne mentionne la fonction Maestro. La première fois que j’ai voulu retirer de l’argent, j’en ai fait plusieurs cherchant le logo et désespérant un peu. Mais en fait, ma carte fonctionne dans tous les distributeurs alors même qu’il n’y a pas le logo (et mon code pin est demandé). Je ne fais aucun paiement par carte, je paie tout en cash. Il me semble que la majorité des arnaques ont lieu lors de paiements par carte dans des restaurants ou magasins. Il y a pas mal de distributeurs en Equateur et même si parfois ils peuvent être vide, ce n’est pas difficile d’en trouver un autre qui aura des billets (pour l’instant, jamais eu le souci). Edit: Maestro fait partie du groupe Cirrus, c’est donc ce logo que vous devez chercher sur les distributeurs.

Voilà, alors si vous êtes Belge et prévoyez de voyager (ou même de rester en Belgique), Argenta est, je pense, la solution la moins chère.

Attention, en Equateur et dans pas mal de pays du Sud (Thaïlande et surtout Cambodge), il est difficile d’obtenir du change sur de gros billets. En Equateur, les billets jusque 20$ sont acceptés. Les billets de 50 et 100$ sont souvent refusés. Si vous décidez de changer de l’argent dans votre pays, demandez de n’avoir que de petites coupures. Si vous retirez de l’argent d’un ATM, faites-le pendant la journée, à un distributeur attaché à une banque où vous pourrez éventuellement échanger vos billets de 50 et 100$. De plus, si votre carte est avalée, vous pourrez tenter de la récupérer.

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