Divers

J+4 : le retour à Bruxelles

A la gare, on fonce. On est très limite niveau temps. On vide le casier, installe nos sacoches sur les vélos et là, Laurent me demande où est la tente. Surprise, je réponds : « Quelle tente ? » Me rendant immédiatement compte qu’on n’a jamais mis cette tente dans le casier ce matin-là. Mais où est la tente ? On réfléchit, réfléchit, réfléchit mais rien n’y fait, encore maintenant, on ne comprend pas comment on a fait pour perdre une tente (potentiellement dans une gare, heureusement qu’on n’a pas déclenché d’alerte à la bombe). Bref, le moral en prend un coup. Je demande au guichet des objets perdus s’ils n’ont pas vu une tente. Ils me regardent comme si je venais de la lune. Je leur aurais demandé s’ils n’avaient pas vu mon éléphant, ils auraient été moins surpris.

trein

La tente s’étant envolée, on va voir le panneau pour savoir d’où part notre train direct pour Bruxelles. Il est annulé. Bon, vu qu’il n’y a plus d’urgence, je retourne demander aux objets perdus si je ne peux pas remplir un formulaire. L’agent me dit qu’on ne peut pas remplir de formulaire pour une tente et accepte finalement que je laisse mon numéro de téléphone. Vu le papier de brouillon qu’il m’a tendu, je me doute bien qu’il a fini à la poubelle.

On se rend ensuite au guichet d’information. Là, une dame nous demande se sortir les vélos de la gare. C’est bien gentil mais nous comptons prendre le train avec nos vélos, on doit passer dans la gare avec ceux-ci. On comprend ensuite qu’elle veut qu’on les place plus loin. Alors qu’on est en train de les déplacer (pas si rapide à faire vu nos sacoches), elle nous hurle de sortir de là. J’admire l’amabilité de ces employés.

On apprend ensuite qu’on doit prendre un train pour Maastricht et descendre à Den Bossche. De là, prendre un autre train pour Roosendael et enfin un train pour Bruxelles. 3 trains au lieu d’1, passe encore.

Pendant notre trajet Bruxelles-Anvers, j’avais imaginé notre retour avec les vélos dans un train de la compagnie ferroviaire des Pays-Bas. Je me disais que vu leur amour pour le vélo, ce train aurait des wagons adaptés aux vélos.

Ma désillusion fut totale. Le wagon réservé aux vélos est un wagon avec des strapontins (de petits sièges qui se relèvent). Ils sont tous occupés et vu qu’il faut bien qu’on mette nos vélos quelque part, nous sommes obligés de faire lever ces gens. On se sent tout de suite aimé.

Après plusieurs arrêts, il y a moins de monde et on va s’asseoir sur les fauteuils d’où l’on peut voir nos vélos. Sur un écran, des informations défilent. Soudain, je lis qu’il faut payer un supplément spécial pour les vélos. On n’était pas au courant. On descend à Den Bossche sans avoir vu de contrôleur et Laurent va acheter les tickets vélos.

Notre train qui était supposé continuer jusqu’à Maastricht s’arrête là. Le ton monte sur le quai et les passagers énervés crient contre un ouvrier qui ne fait que vider les poubelles.

Notre train arrive direction Roosendael. Ouf, on avance et finalement, on ne devrait pas arriver si tard. Dans le train, il y a une autre cycliste avec laquelle on discute. Et puis, à Breda, le train s’arrête. Ce sera finalement son terminus. Le prochain train pour Roosendal est à 21h15.

On trouve alors un accompagnateur dans la gare (les guichets sont fermés). Il nous dit que pour avoir le train pour Bruxelles, on doit se rendre à Rotterdam.

On s’y rend dans un train à un étage. Quand on descend à Rotterdam, une accompagnatrice de train nous sermonne. On ne peut pas monter dans les trains à un étage avec les vélos. On lui explique qu’on se rend à Bruxelles. Elle nous demande ce que l’on fait à Rotterdam et nous dit qu’on devrait aller à Breda. Là d’où l’on vient. Bref, on retourne à Breda. Dans un train à un étage. Dans le train, l’accompagnateur nous signale qu’on ne peut pas monter avec des vélos dans ce type de train. On joue les innocents et on lui explique qu’on tente de regagner Bruxelles. Il nous dit qu’avec les informations qu’il a (et qui de son aveu changent d’une minute à l’autre), cela devrait être possible. Il nous dit que s’il l’on est coincés à Roosendael, il y a un service de nuit auquel on pourra s’adresser. Je travaille le lendemain et je n’ai vraiment pas envie que cela arrive. Nos vélos avec ces trains interdits nous encombrent et tout semble très compliqué. La ligne Amsterdam-Rotterdam a un problème, comme la ligne Amsterdam-Maastricht et la ligne Den Bossche-Roosendael. On ne comprend pas comment autant de lignes peuvent être affectées en même temps.

Arrivés à Breda, on se dépêche pour avoir le train pour Roosendael.

A chaque train, on doit monter les deux vélos chargés de leurs deux sacoches arrière, une sacoche avant et un sac à dos. A chaque fois, c’est un sacré stress. Et c’est Laurent qui s’en occupe, je n’ai pas la force pour hisser mon vélo si haut.

A Roosendael, on a 3 minutes pour attraper le train pour Bruxelles. Laurent se rend en premier sur le quai pour demander au train de ne pas démarrer. Il nous faut prendre un premier ascenseur où une seule personne ne rentre à la fois pour descendre dans le couloir central et prendre un second ascenseur pour se rendre sur le bon quai. Les minutes passent et j’ai bien peur de rater ce dernier et sixième train du jour. Enfin sur le quai, je pique un sprint jusqu’au train situé tout au bout du quai. Je monte et les portes se referment. On ne démarre pas et une voix annonce qu’on attend encore d’autres passagers pour Bruxelles qui arrivent via un autre train.

Pendant ce temps-là, on discute avec des Brésiliens qui font un tour d’Europe. L’une d’entre eux a pris son train ce matin-là à 8h30 ! (il est presque minuit) Un des Brésiliens vit aux Pays-Bas depuis près de dix ans. Il nous explique qu’environ un train sur deux est annulé et que c’est assez habituel. J’ai soudain plein de gratitude pour la SNCB (chemin de fer Belge).

Les derniers passagers arrivent et le train démarre enfin. Nous sommes contrôlés peu avant Bruxelles et le ticket vélo que nous avons pris à la borne à Den Bossche n’est pas bon. Pour prendre le bon ticket, on aurait dû aller au guichet. Mais l’accompagnateur nous fait une fleur et laisse passer. On arrive à 1 heure du matin à la gare du Nord et on enfourche une dernière fois nos vélos pour rentrer dormir. Le réveil sonnera forcément un peu trop tôt le lendemain.

En pratique :

Pour le magnifique trajet Amsterdam-Bruxelles en train direct (hum!) : nous avons payé 19€ chacun. Attention, c’est un prix promo. Apparemment en temps normal, c’est 45€ (heureusement que l’on a bénéficié d’une promo!).

Pour emporter son vélo dans le train, il faut payer 6,10€ pour un trajet interne aux Pays-Bas et 12€ pour un trajet international. Aux Pays-Bas, les vélos sont interdits à l’heure de pointe, certains jours, et dans certains trains. Renseignez-vous donc sur les conditions exactes !

Budget total du voyage : 480€ pour deux personnes (soit 240€ chacun) pour 5 jours et 4 nuits en camping avec quelques bonnes petites bouffes.

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J+ 4 Dernier jour à Amsterdam

Au réveil, on est à nouveau en plein soleil. Damned ! On déjeune et on replie la tente. On fait vite parce que l’on voudrait participer à un Free Walking tour qui démarre à 10h. On se dépêche. A la gare, on met du temps à trouver les casiers. On défait nos affaires et on fourre tout dedans. Vite, vite on se rend à Dam Square, le lieu de rendez-vous. Après avoir attaché nos vélos, on se dirige vers une dame qui porte un parapluie Free walking tour – Sandemans. On lui demande où se trouve le tour de 10h et elle nous répond sèchement qu’il est trop tard et que le tour est déjà parti. On doit aller s’inscrire auprès d’une autre personne et attendre 10h30. Sandemans est une entreprise privée qui organise ces tours mais j’avais lu sur internet qu’ils étaient bons. Malgré le ton et l’attitude des guides, on décide quand même d’attendre et de quitter si nécessaire le tour en cours de route.

Au moment où le tour Sandemans va commencer avec une trentaine de touristes, je vois un autre homme avec un parapluie Free Walking Tour orange. Il y a moins de 10 personnes autour de lui et il ne cherche pas à attirer d’autres personnes. On opte donc pour ce tour-là.

On a bien fait ! Notre guide, Marius est Néerlandais. Le tour est sympa et a duré près de 3 heures. Comme on était peu, on a pu poser pleins de questions et Marius y répondait avec entrain.

  • On a appris pourquoi il y a tant de maisons penchées. Une partie des maisons sont construites volontairement penchées pour pouvoir monter des meubles grâce au crochet situé en haut des maisons.
  • IMG_4469On a enfin compris pourquoi on voyait des cartables suspendus devant les maisons avec le drapeau des Pays-Bas.  C’est pour indiquer qu’un jeune a obtenu son diplôme. Aux Pays-Bas, on n’a le droit d’afficher le drapeau qu’à certaines occasions et cela en fait partie. IMG_4437
  • On a aussi compris la signification du symbole de la ville. XXX pour les 3 fléaux qui ont frappé Amsterdam : les incendies, les inondations et la peste noire, …

thOn mange ensuite dans une allée que l’on a repérée pendant le tour. L’allée est à l’ombre et pleine de fleur. Si elle est charmante, le restaurant qui y est installé est plus que quelconque et un peu cher pour ce qu’il sert.

Pas de temps à perdre, comme il fait très chaud, on a décidé de terminer notre séjour par la piscine extérieure située près du camping. On va y faire un rapide plongeon et un tout aussi rapide bain de soleil sur l’herbe. On retourne ensuite à la gare sans oublier de passer au Albert Heijn pour ramener quelques souvenirs très basiques : granulés et galettes de miel notamment.

En pratique :

Lockers à la gare : 10€/24h pour un grand ou un moyen. On ne peut pas les ouvrir et les refermer en cours de journée. Si on ouvre le casier, il faut repayer 10€.

Free walking tours. Préférez le parapluie orange.

Piscine (Flevoparkbad): gratuite si vous êtes au camping Zeeburg.

 

 

 

 

http://www.freewalkingtoursamsterdam.com/

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J+3 : Brunch et découverte d’Amsterdam

Il est 7h30 et on s’extirpe de la tente, complètement étouffés par la chaleur. On n’a manifestement pas très bien calculé où allait se lever le soleil. Autour de nous, bien des tentes ont déjà été démontées. Un emplacement à l’ombre vient de se vider. On décide donc de déplacer la tente à cet endroit.

On va manger un brunch chez Greenwoods. Vu nos appétits respectifs, en attendant qu’une place se libère, on observe les assiettes et on essaie de déterminer quel est le choix le plus copieux. Après bien des hésitations tant les choix sont appétissants, on se décide tous les deux pour le veggie breakfast. Laurent prend également une portion de frites à côté. Le brunch est délicieux et on n’a pas réussi à finir nos assiettes. En fait, ce sont surtout les frites qui auront été de trop. On veut ensuite se balader à pied dans la ville et on décider d’aller garer nos vélos au parking de la gare centrale, tout près du centre-ville.

IMG_4450Amsterdam est très connue comme capitale cycliste. Il y a en effet énormément de vélos partout. Il y en a tant que se parquer devient un problème. Il y a plusieurs endroits où c’est interdit et chaque fois que l’on garait nos vélos, j’avais toujours un peu peur qu’ils soient embarqués.

Le parking de la gare, c’est en fait plusieurs parkings. Un parking fermé et surveillé, un autre parking sur plusieurs étages recouverts, des places à l’extérieur et d’autres emplacements où les vélos se superposent. On décide de mettre nos vélos-là et on prend la pose devant ces ingénieux « range-vélos » ( de vrais groupies de l’aménagement cyclable). On ne peut s’empêcher de remarquer combien les vélos sont pourris. Ils sont pour la plupart rouillés, ont des trous dans leurs gardes-boues, … Dans les rues, beaucoup de vélo ont simplement leur roue attachée au cadre et non à un point fixe.

IMG_4464On va ensuite se balader dans le centre-ville et donc dans le quartier rouge, au centre d’Amsterdam. On y visite le musée de la prostitution. Un petit musée intéressant où l’on en apprend plus sur l’histoire du quartier et les statistiques de la prostitution à Amsterdam et ailleurs.

Après, changement de décor, on visite une maison-bateau. On y apprend pas mal de choses sur ces maisons sur l’eau que l’on a vues tout au long de notre voyage.

On fait ensuite un petit tour au Albert Heijn, supermarché des Pays-Bas.

On rentre au camping pour profiter de la piscine mais au moment de passer le pont qui nous y mène, on aperçoit les visiteurs de cette piscine qui la quittent. On se rabat alors sur l’eau qui entoure l’île du camping mais une fois au bord de celle-ci, sa couleur nous convainc plutôt de faire la sieste sur l’herbe.

Il est bientôt de nouveau l’heure de manger ! (oui, j’aime toujours autant manger) Comme le Surinam est une ancienne colonie des Pays-Bas, il y a plusieurs restaurants Surinamais à Amsterdam. On en cherche donc un sur internet. Une fois sur place, c’est plus un snack qu’un restaurant mais le goût de la « purée » que l’on mange est bonne et le roti (sorte de crêpe marocaine) également. Il y a un parc pas loin et on y mange notre repas. Avec le beau temps, le parc est rempli de gens qui piquent-niquent. L’ambiance est sympa.

On va ensuite manger une glace, toujours dans la Javastraat. Comme il n’y a plus de place devant le glacier, on s’installe sur des bancs de l’autre côté de la rue. Un homme est en train de manger là. Il vient vers nous. C’est un Algérien qui parle Français. Musulman il fait l’Iftar, la rupture du jeune pendant le ramadan. Il a envie de partager ce moment et nous offre des beignets et des pommes. On a beau de ne plus avoir faim, on accepte tant cela lui fait plaisir. Il nous explique que l’on rompt le jeune là où l’on se trouve et nous parle un peu de son parcours.

En pratique :

Brunch au Greenwoods. The veggie : 12,95€. 1 jus d’orange 4,95€. Vivement recommandé !

Musée de la prostitution. 10€/personne avec l’audioguide. Celui-ci n’est vraiment pas indispensable (sans l’audioguide, c’est 8,5€). Durée de la visite : maximum 1h30.

Maison-bateau (Hendrika Maria): 4,5€/personne.

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J+ 2 : destination finale – Amsterdam !

IMG_4415Samedi, on se lève un peu plus tôt que la veille et à 9h, on démarre. On aimerait arriver à Amsterdam ce soir et on sait que la route est longue. Cette fois-ci, il n’y aura pas de waterbus pour écourter le trajet.

IMG_4421La route pour sortir de Rotterdam est vraiment très jolie. On passe à côté de petits canaux, de parcs, de potagers collectifs, de vieilles maisons et pendant un long moment, on suit un canal (ou une rivière) sur lequel s’entraînent des rameurs sur des avirons.

IMG_4423En chemin, on trouve encore des fruits en vente directe et on achète des framboises pour compléter notre repas du midi. On s’installe sur des tables de pique-nique au bord de l’eau, à côté d’un pont levant pour laisser passer les bateaux. Il est environ 14h et depuis le début du voyage, c’est la première fois que le soleil pointe le bout de son nez. Bientôt, il n’y a plus aucun nuage mais on est si pressés d’arriver qu’on évite la phase « crème solaire ».

IMG_4425On suit les flèches de la LF2b (direction Amsterdam) et cela ressemble à un jeu de piste. L’Iphone de Laurent ne supportant plus la chaleur qu’il fait maintenant, il est rangé dans mon sac isotherme, acheté avant le départ pour conserver le chocolat (on est belge ou on ne l’est pas).

A mon tour de nous guider en repérant les panneaux que l’on commence à bien connaître. Je suis si concentrée sur les flèches que je tourne automatiquement en en suivant une et je me retrouve sur un drôle de pont. Ca bouge ! C’est en fait un bac qui est là pour nous faire traverser un petit canal. Surprenant.

La fatigue est présente et en même temps, on aperçoit les buildings qui indiquent la proximité d’Amsterdam. On a beau se dire que l’on ne devrait plus être si loin, la rivière que l’on suit n’en finit plus et on continue encore et encore à pédaler. Les maisons sont toujours espacées et on a l’impression d’être presque en pleine campagne. Mais où est donc cette capitale ?

Soudain, la LF2b bifurque et on se retrouve brusquement dans la ville. Pour la première fois depuis le début du voyage, les kms restants sont indiqués : le centre-ville est à 5km. On arrête donc de suivre la LF2 et avant de prendre la route du camping, on cherche une étape intermédiaire : un glacier ! Il y en a justement un sur notre chemin. Après cette glace bien méritée, on se rend au camping situé au-delà d’un pont. Dernière épreuve avant l’installation.

Je ne m’attendais pas à un tel spectacle en arrivant au camping. Des tentes à n’en plus finir. Le camping semble complet. Heureusement, il y a bien toujours une petite place pour une tente supplémentaire. On réfléchit vaguement à l’endroit où se lèvera le soleil mais nos connaissances de campeurs étant ce qu’elles sont, on se met à peu près n’importe où.

On va manger dans la javastraat, une rue pas trop éloignée du camping où il y a pas mal de restos.

En pratique :

0,70€/personne le petit bac pour traverser le canal.

Glacier Ijscuypje. C’est une chaîne. Très bonnes glaces et il y a le parc Frankendael juste à côté de l’établissement où on a été (Middenweg 79).

Restaurant The Walrus & the carpenter : 35€ pour deux plats et deux boissons. Pas très copieux ni spécialement bon.

Camping Zeeburg. 19€/1 tente et 2 personnes. Très bonnes douches. Possibilité de laisser à la réception des appareils à charger.

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J+1 : En route pour Rotterdam

Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil et un petit-déjeuner, on se remet en route. Le temps de tout ranger, il est déjà 9h30. On roule jusqu’à Rosendael, la ville toute proche puis Doordrecht.

La route est longue et on s’arrête plusieurs fois. En chemin, on trouve un vendeur de fraises et plus loin, un petit marché. On traverse également un énorme bras de mer sur un pont qui l’est tout autant. Un peu plus loin, on voit le pont sur lequel passe le train. On y passera quelques jours plus tard.

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Ce matin-là, je n’ai pas voulu qu’on s’arrête dans un supermarché et que l’on doive porter notre repas toute la matinée. Ce n’est donc qu’arrivés à Doordrecht que l’on trouve de quoi acheter notre pique-nique. On le mange dans un parc, refroidis par le vent qui souffle fort. Il ne fait pas plus de 20 degrés et j’ajoute tous les pulls que j’ai pris avec moi.

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Pas une goutte de pluie pendant 5 jours. On a eu de la chance!

On roule un peu au centre-ville. C’est joli et on remarque que pas mal de maisons penchent dangereusement. On comprendra à Amsterdam pourquoi c’est le cas.

P1080827Soudain, Laurent bifurque. Je ne m’y attends pas et lui crie qu’il se trompe, que la piste cyclable ne va pas dans cette direction et qu’il est à l’arrêt du Waterbus. Sauf qu’il a justement prévu que l’on prenne ce « bateau-bus » pour se rendre au « Kinderdijk Molenkade ». Et voilà justement le bateau qui arrive (Laurent avait regardé les horaires à l’avance).

IMG_4365On monte sur ce bateau qui est utilisé comme un simple transport en commun. Des navetteurs le prennent pour se rendre au travail, il y a des abonnements, … Le vent souffle toujours aussi fort.

IMG_4374Nous arrivons au « Kinderdijk Molenkade », un site de plusieurs vieux moulins classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Cela explique donc pourquoi le vent n’arrête pas de souffler et me gèle les os. On attache les vélos et on se ballade. Petite pause selfie.

IMG_4379Le site est plein de touristes étrangers et à un moment donné, une femme asiatique s’arrête et pointe mes fesses du doigt si près que j’ai cru qu’elle voulait les toucher. Elle ne semblait pas le moins du monde gênée d’expliquer ainsi quelque chose à sa famille. Apparemment, le cuissard rembourré que je portais l’a suffisamment étonnée pour qu’elle perde tous ses moyens 🙂

IMG_4387On reprend ensuite un bateau jusqu’à une intersection puis le Waterbus jusqu’à Rotterdam. Si nous avions dû parcourir l’entièreté de la distance à vélo, on aurait pu facilement rajouter 20km. On traverse le centre-ville et on est heureux d’arriver au camping plus tôt que la veille.

IMG_4388Ensuite, direction le centre, où on mange dans un resto vietnamien. Avec la fatigue, on n’avait pas très faim en arrivant mais on a bien vidé nos assiettes.

En pratique :

Waterbus de  « Doordrecht Hooikade » à « Kinderdijk Molenkade ». De là, on a pris un bateau d’une autre compagnie jusqu’à « Ridderkerk De Schans ». De cet arrêt, à nouveau un waterbus jusqu’à « Rotterdam Erasmusbrug »

4€/personne/trajet en Waterbus (soit 8€/personne avec les deux tronçons).

1,7€/personne pour le trajet Kinderdijk Molenkade-Riddekerk De Schans.

City Camping Rotterdam : 18,5€ emplacement pour une tente et 2 personnes (les douches sont gratuites). Douches en très mauvais état. J’ai dû en tester 3 pour en trouver une qui fonctionnait.

IMG_4394Restaurant « Pho Rotterdam ». J’y ai mangé une très bonne salade de papaye comme en Thaïlande (ok c’est un restaurant Vietnamien). Le reste de ce que l’on a mangé était aussi très bon. Le jus de noix de coco est servi dans une noix de coco fraîche. Ils ont aussi du jus de canne frais. Prix très raisonnables. Relativement peu de choix végétariens.

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Cusco, mes bonnes adresses

Entre mon arrivée et mon départ de Cusco, plus d’un mois s’est écoulé. Et même si je n’ai pas passé tout ce temps en ville, j’ai eu l’occasion de découvrir pas mal de chouettes endroits.

Découvrez les visites à ne pas manquer dans la ville et les bonnes adresses pour bien manger, bien dormir et en profiter à fond.

Sites intéressants à voir en ville

Qorikancha, le temple du soleil

P1050899Du temple du soleil, construction inca, il ne reste pratiquement rien. Ce que l’on visite, c’est le couvent Santo Domingo construit par-dessus les ruines incas. Beau bâtiment, quelques panneaux explicatifs à l’entrée. A l’étage, il y a régulièrement des expositions culturelles (10 sl/adulte, 5 sl/étudiant ; hors boleto turistico). Lorsque j’ai visité cet édifice, il y avait une exposition sur Dali et la divine comédie. Soudain, je me retrouve avec deux autres voyageurs de mon hostel, dans une sorte de conférence théâtre sur les tableaux de Dali et son interprétation de l’œuvre de Dante. Pour finir, nous nous retrouvons dans un cours de peinture où l’on nous demande d’exprimer nos émotions après avoir vu l’expo. Et voici le chef d’œuvre.P1050895

Le temple de la lune

Après le temple du soleil, visitez le temple de la lune. Gratuit, reposant, il y a peu de monde dans cet endroit reculé de la ville. Pour vous y rendre, allez au marché de San Blas et continuez à monter. Demandez votre chemin aux habitants, ils connaissent. Le site est très beau, très calme. Parfait pour venir lire tranquillement et faire un pique-nique.P1050907

Free walking tour

Mon conseil, évitez-les !!! On a testé le FWT (t-shirt vert). Tour très commercial n’ayant qu’un seul but : faire du fric. On va d’un magasin à un autre où l’on a des « réductions spéciales ». Le tout saupoudré de quelques informations historiques pour faire passer la pilule. J’ai également demandé le programme d’un autre tour qui démarre de la Plaza de Armas à 10h45, c’était identique.

Le musée des Incas

Si vous avez l’occasion de voir des musées ailleurs qu’à Cusco (Lima ou Nord du Pérou), passez ce musée. Ce musée a la plus vieille muséographie que j’ai jamais vue. Les textes sont entièrement écrits en MAJUSCULES. Chiant à lire. Ils ont l’air d’avoir été tapé à la machine à écrire et collés par des étudiants d’une école secondaire. Niveau contenu, cela vous intéressera peut-être si c’est l’unique musée que vous avez l’occasion de faire, sinon, cela ne vaut vraiment pas le détour. Prix: 10 sl/pers.

Où manger ?

Green point. Menu à 12 sl (San Blas) ou 10 sl (Place San Francisco). Végétalien. Très bon : buffet de crudités, soupe, plat, dessert et boisson.

Marché San Blas. Menu végétarien à 6 sl. Premier stand à l’entrée.

El encuentro. Végétarien. Pas testé mais m’a été recommandé à plusieurs reprises. Menu à 7 sl.

Aldea Yanapay. Buffet à 15 sl (le soir). Parfois végétarien. Beaucoup de choix végétarien à la carte.

Don pimiento : menu à 9 sl (avec dessert et boisson). Se situe là où la calle granada devient calle teatro. J’y ai été plusieurs foi et c’est le meilleur lomo saltado que j’ai testé au Pérou.

Restaurant Pakqarina : calle inca roca 171. Petite rue cachée, joli cadre. Trois menus le midi (10/15/20 sl), deux le soir (15 ou 20). Inclus un dessert et une boisson de qualité.

Salades de fruit (5 sl) et jus de fruits (3sl le surtido pour 3 verres) au marché San pedro.

Où manger une pâtisserie et boire une boisson chaude?

P1060193Pâtisserie Ricuras : avenue del sol, 6e bloc. La meilleure « pie de limon » que j’aie mangée au Pérou (3,5 sl!). Cependant, elle peut parfois rester un peu trop longtemps en vitrine et être sèche. Sinon, il y a pleins d’autres gâteaux et pâtisseries.

Pâtisserie/boulangerie CBC : avenue Tullumayo juste à côté de La Estrellita. Qualité européenne à prix doux. Très, très bonnes couques aux raisins (1,7 sl).

Café dont je n’ai pas retenu le nom: rue Concebidayoc. Servent du « vrai » café et du « vrai » chocolat chaud à un prix plus que démocratique (3sl).

Où dormir ?

Hostel Casa de los incas : dortoir 20 sl. Chambre double 50 sl. Petit déjeuner inclus dont crêpes (à partir d’une poudre). Douche chaude. Cuisine très mal équipée et vaisselle sous clé. Uniquement des japonais d’où un sérieux manque de rapports sociaux si vous ne parlez pas Japonais.

Villa Magica : dortoir 25 sl. Petit déjeuner (pas terrible) inclus. Chambre double 76 sl. On a eu des soucis de réservation à deux reprises. Le dortoir de 10 personnes est très bien fait (2 douches, 2 toilettes). Les chambres privées à l’étage au dessus de la réception sont les meilleures. Il y a une cuisine accessible le soir. Grand book exchange mais livres peu intéressants.

Hostel Suecia II : 50 sl/chambre double. Sdb partagée. Serviette de bain fournie. Bon wifi. Calme et personnel gentil. Pas de book exchange mais il y a des livres à emprunter.

Hostel La Estrellita. Calle Tullumayo, 4e bloc. C’est là que j’ai passé la majorité de mon séjour à Cusco. 15 sl/pers dortoir. 20 sl/pers chambre privée double. 25 sl/chambre privée individuelle. Sdb nettoyées 2 voire 3 fois par jour ! (alors que je partais en trek à 4h du matin, j’ai croisé la proprio en train de nettoyer une sdb) Douches chaudes (douches électriques). Cuisine bien équipée (des couteaux qui coupent!!). Super petit-déjeuner inclus : œufs, pain, beurre, confiture, infusion/café. Vous pouvez reprendre du pain. Très bonne ambiance. La grande cour est ensoleillée la majeure partie de la journée, très agréable. Toutes les informations dont vous avez besoin pour voyager pas cher se trouvent aux murs et dans des carnets remplis par les voyageurs de passage. La grande cour permet de stocker vélos et motos (ils sont équipés d’une rampe). Book exchange très peu rempli (en libre service). Cerise sur le gâteau: il y avait des chatoooooooons!!!!P1050889

Où louer son équipement de camping ?

Très bon rapport qualité/prix chez Rosly. Calle Procudares n° 394. Sac de couchage : 5 sl/jour. 2 bâtons : 3 sl/jour. Tente 2 personnes : 8 sl/jour. Matelas gonflable : 4 sl/jour (« yoga » : 2 sl/jour). Ils vous louent ce dont vous avez besoin : un sac de couchage -20°C pour faire le tour de l’Ausangate et un sac de couchage light pour le Choquequirao, par exemple.

Où manger une bonne glace ?

El Hada : nouvelle adresse : Qanchipata 596 (San Blas) : pas facile à trouver. Très bonnes glaces. 6 sl/1 boule ; 10 sl/2 boules. Leurs desserts sont très chers et tous petits mais les glaces sont délicieuses.

Dolce Vita : 2,5 sl/1 boule. Les goûts « fruits » sont très bons, les autres goûts n’en ont pas.

Autre

Collectivos depuis l’aéroport ou le terminal terrestre au centre (marché San Pedro) : Corre Camino. Prix : 0,7 sl/pers. A prendre au rond-point (ovalo). Bus bleus.

Lavanderia : dans la rue Meloc, à peine plus haut que le supermarché Orion. 2 sl/kg pour le lendemain.

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Huaraz: mes bonnes adresses

P1040915Huaraz, c’est une ville où j’ai passé en tout presque un mois. Si je suis bien sûr venue là pour les randonnées à faire dans la cordillère blanche, j’ai appris à apprécier cette petite ville. Déjà, elle est petite. Il est donc possible de tout faire à pied, ce que j’apprécie fortement. Ensuite, c’est une ville bon marché. Il est donc possible de régulièrement manger à l’extérieur sans exploser son budget. Enfin, j’étais dans un super hostel où je me sentais chez moi. Je vous partage tous mes bons plans.

~3 sl= 1$ ou ~4 sl = 1€

L’hostel : El Tambo

Un hostel qui n’est pas sur tripadvisor, qui n’a pas de site internet, qui est pratiquement impossible à trouver si on ne vous l’indique pas ! On pourrait s’attendre à le trouver désert et pourtant, il est quasi toujours plein. Son secret ? Il est génial ! Le gros point fort : la douche avec pression et eau chaude (chauffage de l’eau au gaz). Ensuite, la propriétaire, Mariela et l’employée, Sonia sont toutes les deux très sympathiques et se couperont en 4 pour vous donner toutes les informations dont vous avez besoin. Il y a deux cuisines (une minuscule et une de taille de normale), deux frigos, une terrasse, des cordes à linge, un chat avec des yeux magnifiques (si, ça compte!), … Dès mon arrivée, lorsque j’ai reçu un mate de coca à 6h00 du matin, je me suis sentie chez moi. Les lits sont confortables et si les trois couvertures ne vous suffisent pas, il suffit d’en demander pour en avoir plus. Il y a aussi un service de lavanderia bon marché : 3 sl/kg. J’oubliais, le prix de la nuit : 10 sl ! Bref, si vous voulez trouver cet hostel, rendez-vous en face du stade de foot (près du mercado popular) et empruntez une petite allée. Au fond, à droite, il y a une grille en fer forgé. Là, ouvrez bien les yeux et frappez à la porte de l’hostel.

Le meilleur glacier

Un truc qui m’a tout de suite frappé à Huaraz: il y a énormément de glaciers. Cependant la plupart d’entre eux font des glaces aux noms certes appétissants mais sans goût. Au Rossonero Cafe (Av. Luzuriaga, n° 645, 2ème étage), vous goûterez cependant de bonnes glaces (notamment la glace manjar (=dulce de leche)). Leur brownie n’est par contre pas terrible. La tarte à la noix de pécan est à préférer. Glace 1 boule/2,5 sl ; 2 boules/3,5 sl.

Le meilleur poulet rôti

A la Brasa Roja (av. Luzuriaga 915), on s’y rend pour manger un poulet rôti. 11,5 sl pour 1/4 de poulet avec frites et salade. Le lieu est assez chic mais les prix sont raisonnables. Le poulet est vraiment bon. Silence garanti une fois les plats à table!

Le café le plus sympa

A Huaraz, il y a deux cafés à l’ambiance plus occidentale où l’on peut boire un verre au calme: le California Café (rue 28 de Julio) et le Café Andino (rue Jirón Lucar y Torre, 3ème étage). J’ai testé les deux et je dois dire que le premier a nettement ma préférence. Leur brownie est particulièrement bon, la musique est sympa, les fauteuils confortables et quand on y était, il y avait deux adorables chatons. Ils ont en plus un très, très grand book exchange. (brownie: 5sl, chocolat chaud: 8sl).

Le meilleur marché

Huaraz compte deux grands marchés: le marché populaire et le marché central. Au mercado popular, il n’y a pas besoin de passer devant des étals et des étals de viande. Il y a fruits et légumes, céréales, et produits divers à de meilleurs prix. Au contraire, au mercado central, il faut avoir le cœur bien accroché pour passer devant les bêtes entières et toutes les parties de leur corps. Je commence à avoir l’habitude des marchés mais celui-ci m’a particulièrement soulevé le cœur.

Le meilleur jus de fruits

C’est Jean-Marc, le français rencontré en allant à la lagune Ahuac qui nous amené là. A la jugueria Frutti Frutita (rue San Martin), il y a de nombreux jus de fruits à prix ridicules: 2 sl la jarre (1L) de surtidos (jus mélangé). 7 sl le jus d’orange frais pressé. 4 sl la salade de fruits.

Un bon resto

Teo’s est un resto qui fait de la cuisine péruvienne classique et des pizzas (rue Simon Bolivar, 615). On a testé le lomo saltado (10 sl) et la truite (13sl) et les deux étaient très bons. Il y a également de la limonade, très bonne (7sl la jarre).

Location équipement

Nous avons loué notre équipement (tente, sacs de couchage, matelas et matériel de cuisine) à Andean Kingdom et on a été très content. Surtout des sacs de couchage qui étaient vraiment chauds!

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Vilcabamba

Arrivée à Vilcabamba, je n’avais aucune réservation. Sur internet, tout paraissait cher (et est cher). Au moment de sortir du bus, le chauffeur me demande si je cherche un hébergement économique. J’écoute sa proposition: 6$ en chambre privée et cuisine à disposition. Difficile de faire mieux. Il m’amène donc à l’hostel de sa femme (ou plutôt aux chambres qu’elle loue, il n’y a pas d’enseigne). Je fais le tour du propriétaire, pose pleins de questions et m’y installe. C’est un peu vieillot mais je m’y sens bien.

Le premier jour, il fait chaud et je me rends à la piscine municipale pour faire trempette et lire sur l’herbe. Le lendemain, je me rends à la cascade. Heureusement, en chemin, je suis rejointe par un guide. Il fait habituellement des randonnées à cheval pour les touristes mais là, il se rend à pied au-delà de la cascade afin d’entretenir les chemins. On discute tout au long du chemin et j’en apprends plus sur Vilcabamba, le tourisme, les propriétaires étrangers, … Sans lui, je ne serais jamais arrivée jusqu’à la cascade vu le plan très sommaire que j’avais.

Cascade Vilcabamba

Je passe une troisième journée à Vilcabamba à basiquement ne rien faire et préparer mon passage au Pérou (prévenir le consulat, prévenir ma banque, me faire une carte pour ma nouvelle assurance, m’assurer des taux de change,…).

Ce soir-là, je prends le bus pour Loja. Je suis en compagnie de deux Argentins de Cordoba qui voyagent beaucoup et dont les trois enfants voyagent également. Lorsque l’on se quitte, ce n’est pas sans qu’ils m’invitent à passer les voir lors de mon passage.

De Loja, je pense prendre un ticket pour Piura et ensuite prendre un autre bus pour Mancora. Ce n’est peut-être pas le trajet qui semble le plus logique sur une carte mais en réalité, c’est le plus simple. Grâce aux conseils de la vendeuse, je ne vais qu’à Sullana, deux heures avant Piura et plus proche de Mancora.

La frontière est étrange. Le chauffeur nous propose de descendre. On ne nous l’impose pas. « Ceux qui veulent faire des formalités, c’est maintenant! ». Côté Equateur, le douanier est dans un container. 10 minutes plus tard, j’ai mon cachet de sortie. Côté Pérou, il dort. On doit donc le réveiller mais heureusement, il a le réveil facile et est de bonne humeur. Il parle même un peu français (au début, les deux français et moi, on s’est regardé et on s’est dit que son accent en espagnol était vraiment difficile avant de comprendre la langue qu’il utilisait). Quand je lui demande six mois, j’ai le cœur qui bat. S’il me les refuse, je suis vraiment dans la mouise. Mais il précise: le maximum? Je hoche la tête et j’ai droit à mon cachet. Tout est en ordre. Le car repart et à 6h00, j’arrive à Sullana. Je suis un peu terrorisée, la tête à nouveau pleine de tous les conseils lus ici ou là. « Les péruviens sont tous des voleurs », « Les péruviens sont tous des arnaqueurs », « Quand ils disent blanc, ils veulent dire noir », …

Mais la première chose qu’un péruvien fait pour moi, c’est me laisser utiliser les toilettes sans payer vu que je n’ai pas encore de sol. Avec une autre fille, on tergiverse bien 1h pour savoir si on change ici à un mauvais taux, si on va chercher une banque, … Finalement, je change 10$, juste assez pour rejoindre Mancora. Deux heures plus tard, j’y suis! Ouf. Je n’aime pas les passages de frontière.

En pratique :

Chocobananas au restaurant El Attilo : 0,25$. Je n’en ai pas encore trouvées au Pérou, alors profitez-en!

Yogurt Natural. Salade de fruits, yaourt et granola pour 1,75$ (très généreux). Très bon hamburger végétarien à 2$ (plutôt des toasts).

Il y a une boulangerie française dans le village (La Boulangerie). Après avoir goûté tant de mauvaises viennoiseries en Equateur, je me suis offert un petit pain au chocolat (0,75$). Grosse déception. Certes, c’était meilleur que les pâtisseries équatoriennes mais ne mérite vraiment pas de figurer parmi les bonnes pâtisseries de chez nous. Par contre, j’ai trouvé une autre boulangerie, une panaderia, qui fait du très bon pain et de très bonnes viennoiseries. Elle est dans une rue qui vient de la place centrale, en face d’une école. J’ai failli en faire des provisions mais vu que je partais pour le Pérou, j’ai refréné mes ardeurs. J’espère que les Péruviens seront de meilleurs cuisiniers (oui, jusqu’ici, cela se confirme).

A Vilcabamba, j’ai dormi chez une femme qui loue des chambres (Erika Belen). Chambre privée avec grande sdb partagée, très bon wifi, salon, télévision, cuisine et balcon : 6$/nuit. Si cela vous intéresse, demandez au conducteur du bus. Il y a également l’hostel Ruinas de Quinara qui est à 7$/dortoir avec accès à une cuisine, la piscine, le jacuzzi et un spa. Je suis passée devant et cela avait l’air très bien entretenu. C’est le seul hostel qui ne soit pas tenu par des étrangers à Vilcabamba.

Piscine municipale. 0,75$ l’entrée. Elle est accolée au zoo. Très grande et propre. Il y a une étendue d’herbe à côté où l’on peut se prélasser.

Bus de Vilcabamba à Loja. Derniers bus à 20h00 et 20h45. 1,3$. Bus de Loja à Sullana (11$) ou Piura (12$) à 23h00. Passage de frontière sans difficulté particulière et sans attente autre que la trentaine de passagers du bus.

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Tracks

Tracks filmAu mois d’août, ma mère avait été voir le film « Tracks » et me répétait semaines après semaines que je devais aller le voir. Vu toutes les choses que j’avais encore à prévoir, je n’en avais pas très envie. Et puis le speech ne me motivait pas plus :

« Une jeune femme décide de traverser le désert australien seule accompagnée de trois chameaux et de son chien ».

J’imaginais un film d’introspection bien chiant avec 4 phrases pour bande-son. J’ai finalement cédé peu avant mon départ à une énième requête et je ne l’ai pas regretté.

Ce film biographique raconte comment Robyn Davidson a décidé de partir, seule avec son chien, traverser le désert australien en 1977 malgré toutes les personnes qui lui déconseillaient de le faire, malgré son peu d’économies, malgré tous les obstacles qui surgissaient sur son passage. Ce film, basé sur son roman, raconte son épopée et toutes ses mésaventures. C’est très drôle et touchant. Finalement, elle rencontre dans ce désert bien plus de personnes que l’on ne pourrait imaginer. Le photographe qui couvre son périple donne naissance à des scènes très cocasses vu la grande maladresse qui le caractérise. J’ai beaucoup aimé la première partie, lorsqu’on la voit préparer son voyage et répondre à toutes les questions de son entourage.

Un film qui plaira aux voyageurs et à tous ceux qui rêvent de voyage. D’ailleurs, le film est basé sur son roman et cela m’a donné envie de le lire.

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Oups le grand le silence!

quelquunJe n’ai pas été très présente sur ce blog ces derniers. Bon, en même temps, je ne suis pas encore partie donc c’est logique. Mais il y a d’autres raisons:

  • J’ai terminé mon mémoire en première session pour avoir mes vacances de libre.
  • Je suis actuellement en examen. Même objectif: première session.
  • J’ai trouvé un job d’étudiant relativement bien payé pour le mois d’août.
  • Bientôt entretien pour faire aussi de petits jobs ponctuels pour compléter
  • Je traîne beaucoup trop sur voyage forum

Je n’ai donc pas fait grand chose pour mon voyage en tant que tel mais tout cela était bien nécessaire.

A venir: présentation de ma future maison aka mon sac à dos, la suite de mon voyage à Cracovie (ça commence à dater!), des infos concernant les assurances avec un comparatif adapté aux belges, des infos concernant la banque avec laquelle je partirai (toujours pas trouvée soit dit en passant).

En attendant, mon voyage en Thaïlande au mois de juillet s’annonce pimenté en raison du coup d’Etat qui a eu lieu il y a peu. Heureusement, le pays est loin de sombrer dans le chaos.

Dans mes prochains préparatifs, je dois encore: régler l’assurance, la banque, faire des lunettes de soleil adaptées à ma vue, acheter des vêtements adéquats. Il y a du boulot.

Cela se dessine de plus en plus et j’ai vraiment hâte d’y être autant que j’ai parfois un peu la boule au ventre. Le 9 septembre, je serai en Equateur.

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