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About Mochila

Voyageuse Belge essayant d'appliquer la simplicité volontaire, je partage mes bonnes adresses ailleurs mais (bientôt) aussi en Belgique. J'aime les randonnées, les free walking tour et les rencontres de personnes positives.

J+4 : le retour à Bruxelles

A la gare, on fonce. On est très limite niveau temps. On vide le casier, installe nos sacoches sur les vélos et là, Laurent me demande où est la tente. Surprise, je réponds : « Quelle tente ? » Me rendant immédiatement compte qu’on n’a jamais mis cette tente dans le casier ce matin-là. Mais où est la tente ? On réfléchit, réfléchit, réfléchit mais rien n’y fait, encore maintenant, on ne comprend pas comment on a fait pour perdre une tente (potentiellement dans une gare, heureusement qu’on n’a pas déclenché d’alerte à la bombe). Bref, le moral en prend un coup. Je demande au guichet des objets perdus s’ils n’ont pas vu une tente. Ils me regardent comme si je venais de la lune. Je leur aurais demandé s’ils n’avaient pas vu mon éléphant, ils auraient été moins surpris.

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La tente s’étant envolée, on va voir le panneau pour savoir d’où part notre train direct pour Bruxelles. Il est annulé. Bon, vu qu’il n’y a plus d’urgence, je retourne demander aux objets perdus si je ne peux pas remplir un formulaire. L’agent me dit qu’on ne peut pas remplir de formulaire pour une tente et accepte finalement que je laisse mon numéro de téléphone. Vu le papier de brouillon qu’il m’a tendu, je me doute bien qu’il a fini à la poubelle.

On se rend ensuite au guichet d’information. Là, une dame nous demande se sortir les vélos de la gare. C’est bien gentil mais nous comptons prendre le train avec nos vélos, on doit passer dans la gare avec ceux-ci. On comprend ensuite qu’elle veut qu’on les place plus loin. Alors qu’on est en train de les déplacer (pas si rapide à faire vu nos sacoches), elle nous hurle de sortir de là. J’admire l’amabilité de ces employés.

On apprend ensuite qu’on doit prendre un train pour Maastricht et descendre à Den Bossche. De là, prendre un autre train pour Roosendael et enfin un train pour Bruxelles. 3 trains au lieu d’1, passe encore.

Pendant notre trajet Bruxelles-Anvers, j’avais imaginé notre retour avec les vélos dans un train de la compagnie ferroviaire des Pays-Bas. Je me disais que vu leur amour pour le vélo, ce train aurait des wagons adaptés aux vélos.

Ma désillusion fut totale. Le wagon réservé aux vélos est un wagon avec des strapontins (de petits sièges qui se relèvent). Ils sont tous occupés et vu qu’il faut bien qu’on mette nos vélos quelque part, nous sommes obligés de faire lever ces gens. On se sent tout de suite aimé.

Après plusieurs arrêts, il y a moins de monde et on va s’asseoir sur les fauteuils d’où l’on peut voir nos vélos. Sur un écran, des informations défilent. Soudain, je lis qu’il faut payer un supplément spécial pour les vélos. On n’était pas au courant. On descend à Den Bossche sans avoir vu de contrôleur et Laurent va acheter les tickets vélos.

Notre train qui était supposé continuer jusqu’à Maastricht s’arrête là. Le ton monte sur le quai et les passagers énervés crient contre un ouvrier qui ne fait que vider les poubelles.

Notre train arrive direction Roosendael. Ouf, on avance et finalement, on ne devrait pas arriver si tard. Dans le train, il y a une autre cycliste avec laquelle on discute. Et puis, à Breda, le train s’arrête. Ce sera finalement son terminus. Le prochain train pour Roosendal est à 21h15.

On trouve alors un accompagnateur dans la gare (les guichets sont fermés). Il nous dit que pour avoir le train pour Bruxelles, on doit se rendre à Rotterdam.

On s’y rend dans un train à un étage. Quand on descend à Rotterdam, une accompagnatrice de train nous sermonne. On ne peut pas monter dans les trains à un étage avec les vélos. On lui explique qu’on se rend à Bruxelles. Elle nous demande ce que l’on fait à Rotterdam et nous dit qu’on devrait aller à Breda. Là d’où l’on vient. Bref, on retourne à Breda. Dans un train à un étage. Dans le train, l’accompagnateur nous signale qu’on ne peut pas monter avec des vélos dans ce type de train. On joue les innocents et on lui explique qu’on tente de regagner Bruxelles. Il nous dit qu’avec les informations qu’il a (et qui de son aveu changent d’une minute à l’autre), cela devrait être possible. Il nous dit que s’il l’on est coincés à Roosendael, il y a un service de nuit auquel on pourra s’adresser. Je travaille le lendemain et je n’ai vraiment pas envie que cela arrive. Nos vélos avec ces trains interdits nous encombrent et tout semble très compliqué. La ligne Amsterdam-Rotterdam a un problème, comme la ligne Amsterdam-Maastricht et la ligne Den Bossche-Roosendael. On ne comprend pas comment autant de lignes peuvent être affectées en même temps.

Arrivés à Breda, on se dépêche pour avoir le train pour Roosendael.

A chaque train, on doit monter les deux vélos chargés de leurs deux sacoches arrière, une sacoche avant et un sac à dos. A chaque fois, c’est un sacré stress. Et c’est Laurent qui s’en occupe, je n’ai pas la force pour hisser mon vélo si haut.

A Roosendael, on a 3 minutes pour attraper le train pour Bruxelles. Laurent se rend en premier sur le quai pour demander au train de ne pas démarrer. Il nous faut prendre un premier ascenseur où une seule personne ne rentre à la fois pour descendre dans le couloir central et prendre un second ascenseur pour se rendre sur le bon quai. Les minutes passent et j’ai bien peur de rater ce dernier et sixième train du jour. Enfin sur le quai, je pique un sprint jusqu’au train situé tout au bout du quai. Je monte et les portes se referment. On ne démarre pas et une voix annonce qu’on attend encore d’autres passagers pour Bruxelles qui arrivent via un autre train.

Pendant ce temps-là, on discute avec des Brésiliens qui font un tour d’Europe. L’une d’entre eux a pris son train ce matin-là à 8h30 ! (il est presque minuit) Un des Brésiliens vit aux Pays-Bas depuis près de dix ans. Il nous explique qu’environ un train sur deux est annulé et que c’est assez habituel. J’ai soudain plein de gratitude pour la SNCB (chemin de fer Belge).

Les derniers passagers arrivent et le train démarre enfin. Nous sommes contrôlés peu avant Bruxelles et le ticket vélo que nous avons pris à la borne à Den Bossche n’est pas bon. Pour prendre le bon ticket, on aurait dû aller au guichet. Mais l’accompagnateur nous fait une fleur et laisse passer. On arrive à 1 heure du matin à la gare du Nord et on enfourche une dernière fois nos vélos pour rentrer dormir. Le réveil sonnera forcément un peu trop tôt le lendemain.

En pratique :

Pour le magnifique trajet Amsterdam-Bruxelles en train direct (hum!) : nous avons payé 19€ chacun. Attention, c’est un prix promo. Apparemment en temps normal, c’est 45€ (heureusement que l’on a bénéficié d’une promo!).

Pour emporter son vélo dans le train, il faut payer 6,10€ pour un trajet interne aux Pays-Bas et 12€ pour un trajet international. Aux Pays-Bas, les vélos sont interdits à l’heure de pointe, certains jours, et dans certains trains. Renseignez-vous donc sur les conditions exactes !

Budget total du voyage : 480€ pour deux personnes (soit 240€ chacun) pour 5 jours et 4 nuits en camping avec quelques bonnes petites bouffes.

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J+ 4 Dernier jour à Amsterdam

Au réveil, on est à nouveau en plein soleil. Damned ! On déjeune et on replie la tente. On fait vite parce que l’on voudrait participer à un Free Walking tour qui démarre à 10h. On se dépêche. A la gare, on met du temps à trouver les casiers. On défait nos affaires et on fourre tout dedans. Vite, vite on se rend à Dam Square, le lieu de rendez-vous. Après avoir attaché nos vélos, on se dirige vers une dame qui porte un parapluie Free walking tour – Sandemans. On lui demande où se trouve le tour de 10h et elle nous répond sèchement qu’il est trop tard et que le tour est déjà parti. On doit aller s’inscrire auprès d’une autre personne et attendre 10h30. Sandemans est une entreprise privée qui organise ces tours mais j’avais lu sur internet qu’ils étaient bons. Malgré le ton et l’attitude des guides, on décide quand même d’attendre et de quitter si nécessaire le tour en cours de route.

Au moment où le tour Sandemans va commencer avec une trentaine de touristes, je vois un autre homme avec un parapluie Free Walking Tour orange. Il y a moins de 10 personnes autour de lui et il ne cherche pas à attirer d’autres personnes. On opte donc pour ce tour-là.

On a bien fait ! Notre guide, Marius est Néerlandais. Le tour est sympa et a duré près de 3 heures. Comme on était peu, on a pu poser pleins de questions et Marius y répondait avec entrain.

  • On a appris pourquoi il y a tant de maisons penchées. Une partie des maisons sont construites volontairement penchées pour pouvoir monter des meubles grâce au crochet situé en haut des maisons.
  • IMG_4469On a enfin compris pourquoi on voyait des cartables suspendus devant les maisons avec le drapeau des Pays-Bas.  C’est pour indiquer qu’un jeune a obtenu son diplôme. Aux Pays-Bas, on n’a le droit d’afficher le drapeau qu’à certaines occasions et cela en fait partie. IMG_4437
  • On a aussi compris la signification du symbole de la ville. XXX pour les 3 fléaux qui ont frappé Amsterdam : les incendies, les inondations et la peste noire, …

thOn mange ensuite dans une allée que l’on a repérée pendant le tour. L’allée est à l’ombre et pleine de fleur. Si elle est charmante, le restaurant qui y est installé est plus que quelconque et un peu cher pour ce qu’il sert.

Pas de temps à perdre, comme il fait très chaud, on a décidé de terminer notre séjour par la piscine extérieure située près du camping. On va y faire un rapide plongeon et un tout aussi rapide bain de soleil sur l’herbe. On retourne ensuite à la gare sans oublier de passer au Albert Heijn pour ramener quelques souvenirs très basiques : granulés et galettes de miel notamment.

En pratique :

Lockers à la gare : 10€/24h pour un grand ou un moyen. On ne peut pas les ouvrir et les refermer en cours de journée. Si on ouvre le casier, il faut repayer 10€.

Free walking tours. Préférez le parapluie orange.

Piscine (Flevoparkbad): gratuite si vous êtes au camping Zeeburg.

 

 

 

 

http://www.freewalkingtoursamsterdam.com/

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J+3 : Brunch et découverte d’Amsterdam

Il est 7h30 et on s’extirpe de la tente, complètement étouffés par la chaleur. On n’a manifestement pas très bien calculé où allait se lever le soleil. Autour de nous, bien des tentes ont déjà été démontées. Un emplacement à l’ombre vient de se vider. On décide donc de déplacer la tente à cet endroit.

On va manger un brunch chez Greenwoods. Vu nos appétits respectifs, en attendant qu’une place se libère, on observe les assiettes et on essaie de déterminer quel est le choix le plus copieux. Après bien des hésitations tant les choix sont appétissants, on se décide tous les deux pour le veggie breakfast. Laurent prend également une portion de frites à côté. Le brunch est délicieux et on n’a pas réussi à finir nos assiettes. En fait, ce sont surtout les frites qui auront été de trop. On veut ensuite se balader à pied dans la ville et on décider d’aller garer nos vélos au parking de la gare centrale, tout près du centre-ville.

IMG_4450Amsterdam est très connue comme capitale cycliste. Il y a en effet énormément de vélos partout. Il y en a tant que se parquer devient un problème. Il y a plusieurs endroits où c’est interdit et chaque fois que l’on garait nos vélos, j’avais toujours un peu peur qu’ils soient embarqués.

Le parking de la gare, c’est en fait plusieurs parkings. Un parking fermé et surveillé, un autre parking sur plusieurs étages recouverts, des places à l’extérieur et d’autres emplacements où les vélos se superposent. On décide de mettre nos vélos-là et on prend la pose devant ces ingénieux « range-vélos » ( de vrais groupies de l’aménagement cyclable). On ne peut s’empêcher de remarquer combien les vélos sont pourris. Ils sont pour la plupart rouillés, ont des trous dans leurs gardes-boues, … Dans les rues, beaucoup de vélo ont simplement leur roue attachée au cadre et non à un point fixe.

IMG_4464On va ensuite se balader dans le centre-ville et donc dans le quartier rouge, au centre d’Amsterdam. On y visite le musée de la prostitution. Un petit musée intéressant où l’on en apprend plus sur l’histoire du quartier et les statistiques de la prostitution à Amsterdam et ailleurs.

Après, changement de décor, on visite une maison-bateau. On y apprend pas mal de choses sur ces maisons sur l’eau que l’on a vues tout au long de notre voyage.

On fait ensuite un petit tour au Albert Heijn, supermarché des Pays-Bas.

On rentre au camping pour profiter de la piscine mais au moment de passer le pont qui nous y mène, on aperçoit les visiteurs de cette piscine qui la quittent. On se rabat alors sur l’eau qui entoure l’île du camping mais une fois au bord de celle-ci, sa couleur nous convainc plutôt de faire la sieste sur l’herbe.

Il est bientôt de nouveau l’heure de manger ! (oui, j’aime toujours autant manger) Comme le Surinam est une ancienne colonie des Pays-Bas, il y a plusieurs restaurants Surinamais à Amsterdam. On en cherche donc un sur internet. Une fois sur place, c’est plus un snack qu’un restaurant mais le goût de la « purée » que l’on mange est bonne et le roti (sorte de crêpe marocaine) également. Il y a un parc pas loin et on y mange notre repas. Avec le beau temps, le parc est rempli de gens qui piquent-niquent. L’ambiance est sympa.

On va ensuite manger une glace, toujours dans la Javastraat. Comme il n’y a plus de place devant le glacier, on s’installe sur des bancs de l’autre côté de la rue. Un homme est en train de manger là. Il vient vers nous. C’est un Algérien qui parle Français. Musulman il fait l’Iftar, la rupture du jeune pendant le ramadan. Il a envie de partager ce moment et nous offre des beignets et des pommes. On a beau de ne plus avoir faim, on accepte tant cela lui fait plaisir. Il nous explique que l’on rompt le jeune là où l’on se trouve et nous parle un peu de son parcours.

En pratique :

Brunch au Greenwoods. The veggie : 12,95€. 1 jus d’orange 4,95€. Vivement recommandé !

Musée de la prostitution. 10€/personne avec l’audioguide. Celui-ci n’est vraiment pas indispensable (sans l’audioguide, c’est 8,5€). Durée de la visite : maximum 1h30.

Maison-bateau (Hendrika Maria): 4,5€/personne.

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J+ 2 : destination finale – Amsterdam !

IMG_4415Samedi, on se lève un peu plus tôt que la veille et à 9h, on démarre. On aimerait arriver à Amsterdam ce soir et on sait que la route est longue. Cette fois-ci, il n’y aura pas de waterbus pour écourter le trajet.

IMG_4421La route pour sortir de Rotterdam est vraiment très jolie. On passe à côté de petits canaux, de parcs, de potagers collectifs, de vieilles maisons et pendant un long moment, on suit un canal (ou une rivière) sur lequel s’entraînent des rameurs sur des avirons.

IMG_4423En chemin, on trouve encore des fruits en vente directe et on achète des framboises pour compléter notre repas du midi. On s’installe sur des tables de pique-nique au bord de l’eau, à côté d’un pont levant pour laisser passer les bateaux. Il est environ 14h et depuis le début du voyage, c’est la première fois que le soleil pointe le bout de son nez. Bientôt, il n’y a plus aucun nuage mais on est si pressés d’arriver qu’on évite la phase « crème solaire ».

IMG_4425On suit les flèches de la LF2b (direction Amsterdam) et cela ressemble à un jeu de piste. L’Iphone de Laurent ne supportant plus la chaleur qu’il fait maintenant, il est rangé dans mon sac isotherme, acheté avant le départ pour conserver le chocolat (on est belge ou on ne l’est pas).

A mon tour de nous guider en repérant les panneaux que l’on commence à bien connaître. Je suis si concentrée sur les flèches que je tourne automatiquement en en suivant une et je me retrouve sur un drôle de pont. Ca bouge ! C’est en fait un bac qui est là pour nous faire traverser un petit canal. Surprenant.

La fatigue est présente et en même temps, on aperçoit les buildings qui indiquent la proximité d’Amsterdam. On a beau se dire que l’on ne devrait plus être si loin, la rivière que l’on suit n’en finit plus et on continue encore et encore à pédaler. Les maisons sont toujours espacées et on a l’impression d’être presque en pleine campagne. Mais où est donc cette capitale ?

Soudain, la LF2b bifurque et on se retrouve brusquement dans la ville. Pour la première fois depuis le début du voyage, les kms restants sont indiqués : le centre-ville est à 5km. On arrête donc de suivre la LF2 et avant de prendre la route du camping, on cherche une étape intermédiaire : un glacier ! Il y en a justement un sur notre chemin. Après cette glace bien méritée, on se rend au camping situé au-delà d’un pont. Dernière épreuve avant l’installation.

Je ne m’attendais pas à un tel spectacle en arrivant au camping. Des tentes à n’en plus finir. Le camping semble complet. Heureusement, il y a bien toujours une petite place pour une tente supplémentaire. On réfléchit vaguement à l’endroit où se lèvera le soleil mais nos connaissances de campeurs étant ce qu’elles sont, on se met à peu près n’importe où.

On va manger dans la javastraat, une rue pas trop éloignée du camping où il y a pas mal de restos.

En pratique :

0,70€/personne le petit bac pour traverser le canal.

Glacier Ijscuypje. C’est une chaîne. Très bonnes glaces et il y a le parc Frankendael juste à côté de l’établissement où on a été (Middenweg 79).

Restaurant The Walrus & the carpenter : 35€ pour deux plats et deux boissons. Pas très copieux ni spécialement bon.

Camping Zeeburg. 19€/1 tente et 2 personnes. Très bonnes douches. Possibilité de laisser à la réception des appareils à charger.

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J+1 : En route pour Rotterdam

Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil et un petit-déjeuner, on se remet en route. Le temps de tout ranger, il est déjà 9h30. On roule jusqu’à Rosendael, la ville toute proche puis Doordrecht.

La route est longue et on s’arrête plusieurs fois. En chemin, on trouve un vendeur de fraises et plus loin, un petit marché. On traverse également un énorme bras de mer sur un pont qui l’est tout autant. Un peu plus loin, on voit le pont sur lequel passe le train. On y passera quelques jours plus tard.

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Ce matin-là, je n’ai pas voulu qu’on s’arrête dans un supermarché et que l’on doive porter notre repas toute la matinée. Ce n’est donc qu’arrivés à Doordrecht que l’on trouve de quoi acheter notre pique-nique. On le mange dans un parc, refroidis par le vent qui souffle fort. Il ne fait pas plus de 20 degrés et j’ajoute tous les pulls que j’ai pris avec moi.

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Pas une goutte de pluie pendant 5 jours. On a eu de la chance!

On roule un peu au centre-ville. C’est joli et on remarque que pas mal de maisons penchent dangereusement. On comprendra à Amsterdam pourquoi c’est le cas.

P1080827Soudain, Laurent bifurque. Je ne m’y attends pas et lui crie qu’il se trompe, que la piste cyclable ne va pas dans cette direction et qu’il est à l’arrêt du Waterbus. Sauf qu’il a justement prévu que l’on prenne ce « bateau-bus » pour se rendre au « Kinderdijk Molenkade ». Et voilà justement le bateau qui arrive (Laurent avait regardé les horaires à l’avance).

IMG_4365On monte sur ce bateau qui est utilisé comme un simple transport en commun. Des navetteurs le prennent pour se rendre au travail, il y a des abonnements, … Le vent souffle toujours aussi fort.

IMG_4374Nous arrivons au « Kinderdijk Molenkade », un site de plusieurs vieux moulins classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Cela explique donc pourquoi le vent n’arrête pas de souffler et me gèle les os. On attache les vélos et on se ballade. Petite pause selfie.

IMG_4379Le site est plein de touristes étrangers et à un moment donné, une femme asiatique s’arrête et pointe mes fesses du doigt si près que j’ai cru qu’elle voulait les toucher. Elle ne semblait pas le moins du monde gênée d’expliquer ainsi quelque chose à sa famille. Apparemment, le cuissard rembourré que je portais l’a suffisamment étonnée pour qu’elle perde tous ses moyens 🙂

IMG_4387On reprend ensuite un bateau jusqu’à une intersection puis le Waterbus jusqu’à Rotterdam. Si nous avions dû parcourir l’entièreté de la distance à vélo, on aurait pu facilement rajouter 20km. On traverse le centre-ville et on est heureux d’arriver au camping plus tôt que la veille.

IMG_4388Ensuite, direction le centre, où on mange dans un resto vietnamien. Avec la fatigue, on n’avait pas très faim en arrivant mais on a bien vidé nos assiettes.

En pratique :

Waterbus de  « Doordrecht Hooikade » à « Kinderdijk Molenkade ». De là, on a pris un bateau d’une autre compagnie jusqu’à « Ridderkerk De Schans ». De cet arrêt, à nouveau un waterbus jusqu’à « Rotterdam Erasmusbrug »

4€/personne/trajet en Waterbus (soit 8€/personne avec les deux tronçons).

1,7€/personne pour le trajet Kinderdijk Molenkade-Riddekerk De Schans.

City Camping Rotterdam : 18,5€ emplacement pour une tente et 2 personnes (les douches sont gratuites). Douches en très mauvais état. J’ai dû en tester 3 pour en trouver une qui fonctionnait.

IMG_4394Restaurant « Pho Rotterdam ». J’y ai mangé une très bonne salade de papaye comme en Thaïlande (ok c’est un restaurant Vietnamien). Le reste de ce que l’on a mangé était aussi très bon. Le jus de noix de coco est servi dans une noix de coco fraîche. Ils ont aussi du jus de canne frais. Prix très raisonnables. Relativement peu de choix végétariens.

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Jour J : En selle jusqu’à la frontière des Pays-Bas

Laurent et moi, on a décidé de partir à Amsterdam à vélo. Vu que je n’ai encore jamais tenté ça, on se la joue mollo et on commence par prendre le train de Bruxelles à Anvers. Ensuite, c’est parti pour 2 jours et demi de vélo pour rejoindre la capitale des Pays-Bas.

Le 15 juin, on file après le boulot prendre le train pour Anvers. On a payé pour mettre nos vélos dans le train et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on n’est pas les bienvenus. Rien n’est prévu et les passagers nous lancent des regards noirs. On prend de la place et ils préféreraient que l’on soit ailleurs. Je me dis un peu naïvement que notre retour depuis les Pays-Bas sera bien différent vu leur culture prononcée en faveur du vélo.

On arrive à 17h30 à la gare d’Anvers. On attache bien nos sacoches, déplace quelques trucs et puis c’est parti. Au début, nous sommes au cœur de la ville. Pas vraiment le temps de visiter puisque notre objectif est d’arriver ce soir-là à la frontière. On s’arrête quand même pour regarder certaines places. Promis, on reviendra (oui, je n’ai encore jamais visité Anvers…).

La sortie de la ville n’est pas très agréable. Le poids de mon vélo avec ses sacoches m’effraie. Je n’ai pas l’habitude de rouler avec un vélo aussi chargé et j’ai peur de tomber entre la circulation et les rails de tram. Après le centre-ville bien encombré à l’heure de pointe, suit le port d’Anvers. Cela ressemble principalement à une zone industrielle mais entrecoupée de bras de mers qui nous obligent à bien des détours. On passe à côté de la Maison du port, impressionnant édifice qui ressemble de loin à un navire.

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On met facilement plus d’une heure pour sortir de la ville. Après, nous sommes pendant longtemps dans ce que l’on pourrait appeler la banlieue d’Anvers. Ce n’est pas tellement mieux.

 

IMG_4342Et enfin, on prend des chemins nettement plus jolis en rejoignant la LF2 qui nous guidera jusqu’à Amsterdam. Cette route cycliste relie Bruxelles à Amsterdam par des chemins adaptés aux cyclistes (et donc pas nécessairement les plus directs). On la suit mais on la perd autant qu’on la retrouve. Heureusement, Laurent a son GPS et google maps nous aide à nous y retrouver. On traverse un petit bois (pas vraiment prévu par la LF2), des marécages et on roule dans la campagne.

IMG_4349Comme nous sommes partis après notre journée de travail que nous avons commencé tôt pour démarrer tôt, la fatigue se fait sentir. On tient un bon rythme mais le vent souffle énormément et bien évidemment il est de face.

On finit par arriver à 21h30 au camping. A la fin, j’étais crevée, pas tant par le vélo que par cette longue journée bien chargée.

Les hôtes du camping ont l’accent Hollandais. On a bien traversé la frontière ! Je suis très fière de les comprendre malgré cela. On installe notre tente rapidement, on mange enfin et on profite d’une bonne douche bien chaude.

En pratique :

Train Bruxelles-Anvers : 7,60€. 5€/vélo à payer en plus du ticket (ce prix est un prix unique en Belgique valable quelle que soit la distance.).

Camping Zonneland : 12€ pour une tente et 2 personnes. + 0,50€/douche.

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Un an après

Il y a presque un an jour pour jour, je posais le pied à Bruxelles, où plutôt à l’aéroport de Zaventem.

J’ai récupéré pour la dernière fois mon sac à dos avec lequel j’ai voyagé pendant un an et j’ai retrouvé ma famille qui m’attendait.

Depuis mon retour, j’ai cherché et trouvé du boulot puis emménagé dans une nouvelle colocation.

Un an après ce retour et deux ans après mon départ, je suis sur le point de dire au revoir à mon petit frère. Il s’en va en Nouvelle-Zélande vivre la vie de voyageur. Je ne suis pas peu fière de dire que j’ai pu l’inspirer J

Mais son voyage sera bien différent comme tous les voyages le sont. Il part avec en poche un permis vacances travail et travaillera très probablement pour compléter son budget. Sur le chemin du retour, un stop-over en Thaïlande lui permettre de découvrir l’Asie du Sud-Est pour le temps qu’il souhaitera.

Un peu « coincée » dans ma vie de salariée en CDI, j’avoue, j’envie par moments la liberté qui va être la sienne. Par moments seulement, parce que j’ai pu moi aussi profiter d’un beau voyage et cette liberté presque totale.

Ce que j’en retiens surtout, c’est d’avoir pu faire l’expérience d’une vie sans contraintes de temps et (presque) sans obligations. Dans mon quotidien, je regarde mon agenda très régulièrement pour y caser ici un repas avec un ami, là une soirée jeux de société, alors qu’en Amérique Latine, j’anticipais rarement au-delà de 2-3 jours. Il est bon de se rappeler cet état d’esprit qui finalement ne tient qu’à nous. Un agenda, jusqu’à preuve du contraire, ne se remplit pas de lui-même.

Allez, je vous laisse, il me reste une soirée pour profiter de la présence de mon frère avant qu’il ne parte. Et pour ça, j’ai éjecté une réunion de mon agenda qui était décidément trop mal placée.

Bon vent, frérot, profite !

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Diminuer ses déchets: les sacs en t-shirts

Au retour de mon voyage où j’ai vécu avec 4 t-shirts, j’ai eu l’envie de trier mes vêtements et de réduire de manière générale la masse de choses que je possède. Au détour d’un de ces tris, je tombe sur mes anciens t-shirts de camps. Enfant, j’ai été dans les mouvements de jeunesse et chaque année, nous recevions un t-shirt souvenir. Ces T-shirts ne sont plus à ma taille mais difficile de les jeter vu les souvenirs qu’ils représentent.

Comme je réfléchis également à la manière de réduire mes déchets, j’ai eu l’idée de transformer ces T-shirts en sacs réutilisables. Je garde le souvenir tout le transformant en un objet utile.

Et cela donne ça:

P1080101Si vous aussi, vous avez des t-shirts devenus inutiles, voici la marche à suivre.

    1. Prendre un t-shirt que vous ne pouvez plus mettre. L’idéal est qu’il soit solide et léger (mais ces deux qualités ont tendance à s’exclure l’une l’autre).P1080104
    2. Lui couper les manches et le col.P1080107
    3. Le retourner et coudre ce qui rester des manches en point zig zag (1).P1080109
    4. En haut, rabattre l’avant et l’arrière du t-shirts et coudre une première couture. Rabattre encore une fois à +/- 1 cm de la première couture pour créer la glissière (2). Laisser un espace d’environ 2 cm non cousu pour pouvoir glisser le cordon.
    5. Coudre le bas du t-shirt (avant et arrière ensemble) (3).
    6. Glisser un cordon (réutilisé c’est mieux). Vous pouvez utiliser un cordon d’un sac de vêtements. C’est prêt!P1080112

Ayant terminé trois sacs, je me suis retrouvée avec 6 manches découpées. J’en ai fait des mini-sacs. P1080116Et voilà une petite famille d’anciens T-shirts scouts.

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Diminuer ses déchets: refaire des savons cupcake!

Depuis mon retour en Belgique, j’ai eu pour la première fois depuis longtemps du temps. Pas mal de temps. Ni études, ni job, m’ont permis de lire plus, faire un album photo, jouer à nouveau aux jeux de société et expérimenter des trucs que l’on ne fait que quand on a du temps.

Première expérimentation du genre: refaire du savon à base de bouts de savon.

Cela donne presque envie de les manger

Cela donne presque envie de les manger

Des bouts de savon? Vous savez, ce moment où la savonnette devient petite et glissante et qu’on la mettrait bien à la poubelle. Avant, on continuait simplement à l’utiliser quitte à râler un bon coup. Et puis, j’ai décidé de simplement les mettre de côté pour en refaire de nouveaux savons. Voici la marche à suivre!

  1. Récolter patiemment les fins de savon. P1080119
  2. Passer les bouts de savons au mixer. Le mieux est un mixer fermé parce que je ne pense vraiment pas qu’il fait bon respirer la poussière de savon.
  3. Une fois les savons réduits en poudre, les ajouter à de l’eau en train de bouillir (un fond d’eau). Vous pouvez aussi le faire au bain-marie mais je n’ai pas eu de problème sans. Attendre que le tout s’homogénéise. C’est à cette étape-là que vous verrez l’importance de bien réduire en poudre ou en très petites miettes vos savons. (au premier essai, je ne l’ai pas fait et cela a été long. Très long)
  4. Verser le liquide épais dans des moules à cupcakes (j’ai utilisé des moules à cannelés).
  5. Laisser refroidir.
  6. Mettre au congélateur.
  7. Sortir du congélateur et démouler.
  8. Laisser sécher les savons pendant quelques jours.
  9. Utiliser!

 

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Keramis et le parc de Mariemont

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Le premier dimanche de novembre alors que l’été avait décidé de faire son retour, nous sommes parties en direction de La Louvière pour deux visites intéressantes et très complémentaires.

P1070644Nous avons commencé par le musée Kéramis, musée de la céramique. Ce musée très récent (2015) a été créé suite à la faillite de la faïencerie Boch. Vous pourrez en apprendre plus sur le travail qui s’effectuait là jusqu’il y a peu et qui était reconnu internationalement. Dès la première salle, on ne peut être qu’impressionné par les grands fours-bouteilles. Ces monstres en briques servaient à cuire les différentes pièces de céramiques. Ils sont très bien conservés et majestueux.

P1070648Une autre salle renferme différentes pièces de céramiques ainsi que l’explication des différents processus de fabrication. Plusieurs vidéos viennent illustrer les textes d’explication et quelques objets et outils les matérialiser. Sur ce point, j’aurais aimé qu’il y ait plus d’objets « réels » en plus des vidéos.

P1070666La dernière salle d’exposition permanente montre différentes pièces de faïencerie illustrant différents styles et leur évolution. A l’étage, on retrouve l’évolution des faïences produites par Boch. Une dernière salle présente de l’art contemporain en céramique (du pur et dur, cette fois-ci). Dommage que cet espace n’ait pas été dédié à plus d’outils et machines anciennes ayant servi par le passé. Pas un mot non plus sur l’arrêt et la faillite de Boch. Pourquoi un tel silence ?

P1070713Après cette visite culturelle, nous sommes parties en direction du Parc de Mariemont. On avait bien choisi notre jour puisqu’il faisait près d’une vingtaine de degrés et les arbres avec leurs couleurs d’automne brillaient au soleil. L’occasion de jouer à l’apprenti photographe.

P1070706Après une pause piquenique dans le parc, nous nous y sommes baladées. On peut y voir les ruines d’un château (celui de Charles de Lorraine me dit internet), de très nombreux arbres, un étang, un bouddha géant et une magnifique orangerie (dommage qu’elle serve d’entrepôt).P1070718Après avoir déambulé à travers les différentes espèces d’arbres, nous avons bu un verre en terrasse. Incroyable mais vrai, on a fini par avoir trop chaud.

P1070690On a terminé cette journée par la visite de l’exposition Levez l’Encre ! au musée royal de Mariemont situé dans le parc. Une exposition sur le thème du voyage et plus particulièrement de la navigation. Cartes anciennes, mappemonde, affiches vantant les mérites de paquebots (du Titanic aussi), anciens livres illustrés, lettres manuscrites de grands navigateurs, … Une plongée dans un univers fascinant principalement à travers des livres qui s’y rapportent.

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En pratique

Keramis (Centre de la céramique) : 1 Place des Fours Bouteilles, La Louvière. Me-Di : 10-18h. Etudiant/adulte : 3/5€. Gratuit le premier dimanche du mois.

Parc de Mariemont. 9-18h d’avril à septembre (19 h les dimanches et jours fériés de mai à août), 17 h en février, mars et octobre, 16 h de novembre à janvier. Entrée gratuite.

Musée royal de Mariemont (situé dans le parc): Ma-Di : même horaire que le parc. Gratuit sauf les expos temporaires (gratuites le premier dimanche du mois).

Expo Levez l’encre ! jusqu’au 10 janvier 2016.P1070740

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