Buenos Aires

P1080019Buenos Aires, capitale de l’Argentine et dernière étape de mon périple. Un an de voyage qui s’achève par une semaine de visites. Ce ne sera cependant pas le dernier article de ce blog, j’en ai encore plein dans ma manche. J’ai beaucoup aimé cette ville même si elle n’est pas facile à appréhender.

Premier jour, j’arrive tôt et demande à l’office du tourisme comment me rendre à mon hostel. Toutes les indications sont bonnes sauf sur la sortie de la gare des bus. Je sors en effet du mauvais côté et très rapidement, je me rends compte que je ne suis pas là où je devrais être. L’arrière de la gare routière est sale, il y a pas mal de gens qui ont l’air d’avoir bu ou d’être drogués, je vois des hommes pisser contre les murs, … Je demande rapidement à un agent de sécurité comment me rendre à la gare ferroviaire et il m’indique que je dois faire le tour. « Je ne peux pas prendre tout droit ? Non, parce que par là, tu vas te faire voler ». D’accord. Je suis à Buenos Aires, ville de 3 millions d’habitants qui a la réputation d’être assez dangereuse.

Je retrouve vite mes pas et grâce aux transports en communs bien efficace, je suis rapidement à l’intérieur d’un hostel chauffé, propre, et confortable. Première journée à glander, surtout que j’arrive un lundi férié et donc tout est fermé. Le lendemain, je pars pour walking tour mais celui-ci ne doit plus exister. Retour à l’hostel pour essayer de m’y retrouver. Difficile d’avoir de l’info dans cette ville quand le gars de l’office du tourisme semble plus préoccupé par le remplissage de sa feuille de statistiques (provenance et durée du séjour des touristes) que de me donner des informations.

Vue depuis le balcon de la Casa Rosada

Vue depuis le balcon de la Casa Rosada

Je retombe quand même sur mes pattes, et trouve un free walking tour de la vieille ville. Une visite très intéressante menée par Javier, un étudiant en Histoire. J’en apprends plus sur la construction de la ville, l’Histoire et le fonctionnement étatique du pays. Ayant choisi le tour en Espagnol, nous ne sommes que trois et c’est l’occasion d’un véritable échange. Les trois heures passent en un clin d’œil. J’aurai l’occasion durant le week-end de visiter la Casa Rosada, le palais présidentiel, et le Cabildo, ces deux bâtiments deux bordant la Plaza de Mayo. Les deux visites sont cependant de peu d’intérêt.

Vue depuis le balcon du Cabildo situé à l'opposé

Vue depuis le balcon du Cabildo situé à l’opposé

Le lendemain, un mercredi, je profite des musées gratuits ce jour-là et visite le musée d’Histoire nationale. Trop fouillis, la chronologie n’est pas respectée. Je me perds dans cette Histoire et ne comprends pas toujours pourquoi certains personnages sont mis en avant. Un musée visiblement destinés aux Argentins qui connaissent déjà l’Histoire de leur pays.

J’enchaîne avec un bifle de chorizo. Autrement dit, un steack, grande spécialité du pays ! Mais sur base d’avis sur internet, je vais dans une parrilla (restaurant spécialisé dans les viandes grillées) bien trop chic à mon goût. Je m’y sens comme un cheveu dans la soupe. Certes le steack est bon mais vu que la garniture n’est pas comprise dans le prix, cela revient vite cher.

P1080001Un autre jour, je me rends en compagnie de Murielle, une Allemande à La Boca. Célèbre quartier connu pour ses maisons colorées d’El Caminito. Bien trop célèbre à notre goût, on a l’impression de visiter Disneyland. Partout, de « faux » danseurs de tango nous proposent de prendre une photo avec eux et tous les restaurateurs nous invitent à manger là. Boutique de souvenirs après boutiques de souvenirs ont défiguré ce petit bout de quartier. La Boca, c’est aussi un des quartiers les plus pauvres de Buenos Aires et un quartier où il ne faut pas mettre les pieds pour sa dangerosité. La fille qui était avec nous lors du walking tour s’est fait racketter son téléphone à l’aide d’un grand couteau de boucher. Heureusement, rapidement des personnes du quartier se sont approchées faisant fuir les voleurs et permettant ainsi au groupe de filles de conserver leurs sacs à mains. L’erreur qu’elles ont faites est d’être sorties des rues touristiques et colorées mais surtout de s’être baladées iphone en main pour trouver leur chemin grâce au GPS.

P1080007De retour au centre-ville, je me rends au musée du Bicentenaire. Ce musée retrace 200 ans de l’Histoire de l’Argentine indépendante. Intéressant même si je me demande ce que les graphistes Argentins ont avec leur style de vidéo psychédélique. Épileptiques s’abstenir. Passons aussi sur la propagande à peine masquée des dernières vidéos retraçant le passé le plus récent.

P1080013Je profite aussi de mon séjour assez long à Buenos Aires (8 jours) pour aller au cinéma. Le cinéma Gaumont situé à deux pas du Congrès projette des films Argentins à un prix riquiqui. J’y ai vu « Le Clan », drame se passant à la fin de la dernière dictature et nous montrant les agissements de la famille Puccio. Ce film est un très gros succès en Argentine.

P1080046Un autre matin, je pars faire un second Free Walking Tour, cette fois-ci du quartier La Recoleta. C’est Maru, étudiante elle aussi en Histoire qui nous guide. Dans ce quartier, de riches familles se sont construites des palaces. A travers ce tour, c’est toute l’histoire de l’Argentine qui défile. Fin du tour au cimetière de La Recoleta, un cimetière aujourd’hui complet qui abrite les caveaux des plus riches familles. Tous les styles s’y mélangent à l’image de Buenos Aires. Le lendemain, j’y retourne pour faire cette fois-ci une visite guidée. On en apprend plus sur certains caveaux, sur l’histoire du cimetière, sur de grandes personnages qui y sont enterrés. Un endroit fascinant si la mort ne vous fait pas peur. Et oui, vous pourrez voir le caveau où est enterré Eva Peron.

P1080063Tout près de là se trouve la première librairie El Ateneo, installée dans un ancien théâtre. Les livres trouvent ici un lieu majestueux qui leur rend leur noblesse. On peut aussi s’installer sur la scène pour de la petite restauration ou une boisson.

Autre visite, le musée de la mémoire. Un musée qui explique comment la lutte contre la « subversion » (entendez, les gauchistes, les anarchistes, ceux qui pensent différemment, …) s’est mise en place (notamment avec l’aide de l’armée Française) lors de la dernière dictature qu’a connue l’Argentine (1976-1983). Ce musée explique aussi comment les enlèvements ont eu lieu et comment ces personnes « disparues » ont été transférées (= tuées). Parce que ces militaires avaient le sens des priorités et des valeurs, ils ont décidés de donner une « mort chrétienne » aux « agents subversifs ». Lors des vols de la mort, les prisonniers, drogués, étaient lâchés en pleine mer depuis de petits avions. Ils mourraient noyés et disparaissaient sans laisser de trace. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles ne savent pas ce qu’il est advenu de leurs disparus.

P1080084Dernier petit musée que j’ai visité, le musée de la ville. Une petite visite d’une demi-heure pour observer des objets du début de l’industrialisation. Anciens téléphones, gramophones, fers à repasser, … Si vous aimez Downton Abbey, vous serez sûrement charmés.

Un magasin de sièges à San Telmo

Un magasin de sièges à San Telmo

Le dimanche, direction la feria de San Telmo. J’avais un peu peur du côté touristique et finalement, j’ai bien aimé cette feria où de nombreux artisans vendent leur production. Bien sûr, il y a de tout, du bon comme du moins bon mais en gardant son sens de la mesure, on peut faire de chouettes emplettes. Une autre balade sympathique si vous avez du temps, le quartier de Puerto Madero, cœur des affaires de BA.

P1080032Dernier jour de mon voyage, le lundi soir, je vais voir le spectacle de percussions « La Bomba del tiempo« . Pas mal mais forcément très fort. Je n’ai pas pensé à prendre des boules quiès pour atténuer le son et après une demi-heure, j’ai commencé à me dire que je risquais vraiment gros vu le niveau sonore. Solution de débrouille, j’ai déchiré un mouchoir que j’avais en poche, l’ai roulé et enfoncé dans mes oreilles. Pas l’idéal mais cela a fonctionné et a atténué le son. Quant au spectacle, c’était pas mal. Le plus impressionnant est le fait que tout est de l’improvisation et que le chef d’orchestre qui crée cette harmonie utilise un langage des signes pour intimer ses ordres aux artistes.

En pratique

Hostel Puerto Limon. 130 pesos/ dortoir de 8 lits. + dans de plus petits dortoirs. -10% avec la carte ISIC et -10% avec la carte hola hostel (carte gratuite).

Buenos Aires Free Walks. Voir sur leur site les heures de départ. Deux tours : vieille ville et la Recoleta.

Cimetière de la Recoleta. Visites dans différentes langues. Les horaires sont à l’entrée du cimetière. Prix libre (pourboire).

Musée de l’Histoire nationale. 20 pesos, gratuit le mercredi.

Musée du Bicentenaire. Gratuit.

Cinéma Gaumont. 8 pesos.

Musée de la mémoire (ex-ESMA) : difficile de vous donner les heures d’ouverture vu la complexité de celles-ci. L’Ex-Esma est en fait constituée de plusieurs bâtiments qui ont chacun leurs heures d’ouverture. Le plus intéressant est l’ex casino. Gratuit.

Musée de la ville. Gratuit.

Feria de San Telmo : tous les dimanches rue Defensia.

La Bomba del tiempo: tous les lundis. 70 pesos si payé plus d’un jour à l’avance, 90 sur place. Le métro arrive très près et il y a pleins de bus également qui repartent de la station de métro.

Advertisements
Categories: Voyage | Mots-clés : , , , , , | 2 commentaires

Navigation de l'article

2 thoughts on “Buenos Aires

  1. waaa tu as vraiment profité de Buenos Aires ! nous n y sommes malheureusement restées que 3 jours, je regrette d avoir raté les walking tours. mais j ai adoré le marché d antiquité du dimanche absolument fantastique !
    nous y étions aussi durant la gay pride et la nuit du musée, du coup c était un peu particulier ^^;; en 3 jours on ne savait plus où donner de la tête.
    nous nous sommes un peu égarées ds la Bocca aussi, mais des habitants adorables nous ont arrêté pour nous dire de faire demi tour pour éviter les ennuis et nous ont indiqué la bonne route. La preuve que quartier pauvre ne veut pas dire mauvaises personnes. Je pense qu ils souffrent même de cette vision de leur quartier.
    enfin, j attend tes prochains articles 😀 contente que tu les continus

    • Oui, je voulais vraiment être sûre de ne pas rater mon avion. Un des rares rendez-vous fixe de mon voyage, c’était bizarre.
      J’ai vraiment adoré les FWT. D’ailleurs, je regarde maintenant systématiquement s’il n’y en a pas dans une ville que je visite parce que j’apprécie ensuite beaucoup plus la ville. Contente d’être lue 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

You are commenting using your WordPress.com account. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

You are commenting using your Facebook account. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

You are commenting using your Google+ account. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Create a free website or blog at WordPress.com.

%d bloggers like this: