Salta

P1070551J’arrive à Salta ayant bien en tête que c’est la crise des hébergements avec tous les argentins voyageant en ce moment. J’ai noté pleins d’adresses mais en chemin, je trouve un hostel bon marché. Je visite avant de me décider et même si cela ne paie pas énormément de mine, cela fera l’affaire.

Ce soir-là, je me vais avec un couple de Français boire un verre dans « la » rue des bars, la rue Balcarce. Dans cette rue, piétonne dans sa partie festive, s’enchaînent bars et peñas (bars avec musique livre).

Le lendemain, un dimanche, je ne fais pas grand chose si ce n’est me renseigner et me balader pour apprécier les bâtiments coloniaux.

Lundi, la plupart des musées sont fermés, je me rends alors à San Lorenzo. L’office du tourisme m’a expliqué qu’on pouvait y marcher. Je m’y rends en bus. Je réalise vite que c’est tout un quartier qui porte ce nom. Je ne sais pas où je suis supposée descendre. Lorsque je vois un office du tourisme, je demande au chauffeur de s’arrêter. Il semble avoir compris ma situation et m’explique que la quebrada, c’est au terminus. Là, il y a à nouveau un point info. Ils m’informent qu’il n’y a que 400 m de ballade à faire, soit rien. Après, c’est propriété privée. Je marche un peu et dois évidemment vite m’arrêter. Mais seul un panneau « interdit d’entrer » indique la limite. Pas de barrière, je continue mon chemin.

Je marche sur un sentier puis l’autre, ils se croisent et se recroisent tous. J’ai comme point de repère la rivière qui, je l’espère, me mènera au mirador. Après une petite demi-heure, voilà qu’il y a un troupeau de vaches/bœufs sur le sentier. Je ne vois pas d’alternative et ces vaches, elles me font peur. Je passe dix minutes à hésiter, j’ai déjà ramassé un bâton mais je ne trouve pas le courage d’essayer de passer. Je tente de passer par le flanc de colline mais je me retrouve nez à nez avec un taureau. Je redescends dare-dare et abandonne l’idée du mirador.

P1070537Je mange mon pique-nique au bord de l’eau avant de revenir en ville. Là, j’enchaîne avec la montée jusqu’au mirador. Plus de mille marches à grimper, j’y vais à mon aise. Je suis dépassée par de nombreux sportifs qui le font en mode « jogging ». Arrivée en haut, j’apprécie les fontaines en cascade qu’ils ont construit avant de revenir en ville.

P1070545Ce soir-là, première soirée asado pour moi. L’asado, c’est le BBQ traditionnel argentin. Les argentins cuisent la viande différemment de chez nous. Ils font d’abord un feu et lorsqu’ils ont des braises blanches, ils en prennent quelques unes et les étalent sur des briques. La viande repose sur une grille à une dizaine de centimètres et cuit lentement, mais sûrement. Cela donne une viande très tendre et bien grillée. Bonne ambiance pour cet asado « entre nous ».

Le lendemain, après avoir changé des dollars, je me rends au marché d’artisanat comme me l’a recommandé l’office du tourisme. Non seulement, Erwan, un belge et moi, on marche longtemps pour le trouver mais en plus, c’est nul. Ce sont toutes des boutiques très chics qui vendent de l’artisanat « de luxe ». Bref, ce n’est pas ici que je vais me trouver un mate.

Plus tard, je me rends au Musée d’Archéologie de Haute Montagne. Ce musée expose les momies d’enfants sacrifiés par les Incas en les déposant tout en haut de montagnes. Il explique les rituels qui entouraient ces sacrifices, les liens entre les différentes régions incas, les expéditions qui ont découvert ces momies, … Intéressant.

Je rentre, il est tard mais je me suis achetée des raviolis frais au supermarché. Cela n’a l’air de rien mais cela fait dix mois que je n’en ai pas mangé et j’ai l’eau à la bouche. Seulement un crétin, un hijo de p***, me les a mangés !!!! Je rage. Je commence à accumuler de la lassitude concernant les hostels et les dortoirs. Enfin, pas tant contre ceux-ci mais contre les abrutis qui les peuplent parfois. Ces gens qui n’ont de respect ni pour ton sommeil, ni pour tes affaires, ni pour la propreté, ni pour le silence, … Pour rien. Mon nom était écrit dessus mais cela n’y change rien. Certains sont sans-gêne. Alors, je vais bouder dans ma chambre et regarder un film et le lendemain, tôt, je me casse (oui, même un mois après l’événement, je suis encore capable de râler en y repensant).

Ce fût « l’épisode des raviolis ».

En pratique

Hostel Andaluz : 100 pesos petit-déjeuner inclus. Cuisine pas très équipée, bons matelas. Les dortoirs près de la réception (donc pas à côté de la salle commune sont les moins bruyants).

Bus Purmamarca-San Salvador de Jujuy : Compagnie Evelia. 10H40 (samedi). 42 AR$.

Bus San Salvador de jujuy-Salta : 75 AR$. Durée : environ 2h. Compagnie Balut.

Museo Casa Arias Rengel. Lu-ve 9-19h, Sa-Di 10-18h. Gratuit. Petit musée d’art. Permet de se balader dans cette maison coloniale.

Muséee d’archéologie de haute montagne (MAAM) : 70 adulte/20 étudiant.

San Lorenzo : prendre le bus indiqué San Lorenzo devant le téléphérique, av. San Martin. Au terminus, il y a point info.

Glacier Don Julian : c/ Mendoza esq. H. De Lerma. 10/13/16/20 pour 1/2/3/4 boules.

Pour monter au mirador, prendre le paseo Güemes et au bout, monter les escaliers. Le téléphérique vous y mène également mais coûte fort chef.

Changer des dollars, place principale c/ Mitre.

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