Nord-Ouest Argentin: Humahuaca, Iruya, Tilcara et Purmamarca

C’est un miracle, je suis enfin en Argentine. Je me rends à pied au terminal de La Quiaca et je prends un billet pour Humahuaca. Le bus ne part qu’1h30 plus tard alors je m’installe au soleil tranquillement. Je ne suis plus à quelques heures près.

Un bus arrive. Bizarre, c’est la compagnie que je dois prendre. Je ne savais qu’ils avaient plusieurs bus. Les passagers montent. Je reste assise à faire des mots croisés. Au bout d’un moment, je demande quand même la destination de ce bus : Humahuaca. Ah. L’accompagnateur me dit de monter. Bizarre ces argentins. Puis, le bus démarre. Je regarde ma montre. On a presque une heure d’avance ! Je demande à ma voisine si les bus font toujours ça, partir autant en avance. La voilà qui me répond qu’on est en retard. Après un (long) moment de réflexion, le franc tombe. Il y a une heure de décalage horaire entre la Bolivie et l’Argentine. Un peu plus et je ratais mon bus.

Humahuaca

HumahuacaJ’arrive en un temps record au village (environ 2h pour 180 km, je crois avoir pris une fusée). C’est le premier d’une série d’arrêts qui constituent la boucle Nord du Nord-Ouest Argentin (NOA). On me l’a mille fois vanté et je m’attends à des merveilles. J’entre à l’hostel La Juana. Gaby m’annonce qu’ils sont complets mais me fait entrer quand même. Il a le cœur sur la main et convertit finalement une chambre devant être privée en dortoir. J’ai un lit confortable, une douche avec de l’eau chaude et de la pression, un hostel chauffé (!), un petit déjeuner inclus, une cuisine mais surtout des responsables extrêmement chaleureux. Je n’y ai passé en tout que trois nuits (il n’y a vraiment pas grand chose à faire) mais j’aurais pu y rester ad vitam æternam.

Hornocal

La photo n’est pas terrible. En vrai, c’est nettement mieux.

Après une journée repos méritée et plusieurs Skype où je pouvais réellement entendre et me faire entendre par ma famille, je pars en compagnie de 5 autres Français voir l’Hornocal ou la montagne aux 14 couleurs. Ce qui est un peu nul, c’est qu’il faut absolument prendre un 4×4 pour s’y rendre. Heureusement, le spectacle est à la hauteur et on essaie de prendre notre temps. J’essaie de graver l’image dans ma mémoire. Difficile quand on ne vient que pour un si bref moment (le 4×4 repart après 40 minutes).

Iruya

IruyaLe lendemain, je pars direction Iruya. Une Porteña (habitante de Buenos Aires) me l’a décrit comme magnifique et plus tard, m’expliquera « que chaque fois que je prends ce bus, j’ai les larmes aux yeux d’émotion tellement c’est beau ». Oui, les Argentins ont tendance à beaucoup apprécier Iruya. Et en effet, je me retrouve dans un village terriblement touristique. Ce sont les vacances des Porteños et ils sont partout. Partout ? Non, en fait, la plupart se contentent de prendre une photo sur la place principale à quelques mètres de l’endroit où le bus les a déposé. Certains accompagnés d’une bière. Cela doit être leur vision des vacances. Je trouve un logement très bon marché et comme il est trop tard pour rejoindre San Isidro, je passe la fin de journée à glander dans le village. Vers 17h, un groupe de jeunes Argentins revient d’une randonnée. On passe la soirée à discuter ensemble et à manger (à 22h). Ils sont bien sympas mais le côté « over-reacting » de ces jeunes me pompe vite.

San IsidroLe lendemain, je décide de partir seule pour le village de San Isidro. Pas difficile à trouver, j’ai de toute façon devant et derrière moi des habitants qui s’y rendent. Je ne trouve rien de spécial à ce village mais le chemin retour, une fois le soleil suffisamment haut est très joli. L’intérêt de cette marche, c’est qu’on est en permanence à côté de la rivière, ce que j’adore. Partie à 9h, je croise à mon retour dans Iruya les Argentins qui partent seulement à 12h30. Pour moi, il est trop tard pour pouvoir encore prendre le bus de 13h complet mais j’ai celui de 15h.

Alors que j’attends sur la place principale, j’observe les Argentins en training buvant de la bière et se prenant en selfie. Très chic. Je ne sais pas quel virus ou bactérie j’héberge en ce moment, mais je fais plusieurs chutes de tension et suis obligée de me coucher sur le banc.

Tilcara

De retour à Humahuaca, toute la ville est complète mais heureusement Gaby m’héberge (gratuitement) et je dors au fond du couloir dans un lit installé-là. Le lendemain, je continue mon voyage dans le NOA et je pars pour Tilcara. De nouveau, difficultés pour trouver un logement. Tous les Argentins semblent s’être donnés rendez-vous pour leurs vacances d’hiver et la plupart des hostels affichent complets dès le matin. Je trouve un lit dans un hostel bon marché. Je découvre que le matelas est juste un mousse. Comme un autre matelas n’est pas occupé, je les superpose pour dormir. Marre de ces proprios qui ne font aucuns efforts.

Cet après-midi, je me rends à la Garganta del Diablo. Une gorge découpée par la nature où coule une rivière. Probablement très impressionnant en saison des pluies. En saison sèche, vu la profondeur, on ne voit pas grand chose. Je me rends à Pucara, des ruines mais vu le prix d’entrée, je renonce. Je n’ai pas très envie de voir d’autres ruines. Je ne passe qu’une nuit sur place.

Purmamarca

PurmamarcaDès le matin, je pars pour Purmamarca. Le prochain bus direct part plusieurs heures plus tard. Pas envie d’attendre à Tilcara, je prends donc le bus m’amenant au croisement avec la route partant pour le village. Apparemment, il doit y avoir des remis, taxis partagés attendant là. Sauf que quand j’arrive, il n’y a personne. Que des voitures qui passent rapidement et je suis plantée là, hésitante. Plusieurs Argentins me l’ont déjà dit avec insistance : ne fait pas de stop au Nord de l’Argentine. Et surtout pas toute seule. Sauf que je suis là, au milieu de ce croisement et que je n’ai pas beaucoup de choix. Après un bon 5 minutes d’hésitation, un petit bus arrive. Je lui fais signe de s’arrêter mais il m’ignore. La voiture qui le suit par contre s’arrête. C’est une petite famille en vacances et 5 minutes plus tard, ils me déposent à Purmamarca. Ici, les hostels sont chers mais pour une nuit, cela n’a pas beaucoup d’importance.

purma mateJe recroise l’Argentine émotive (celle qui pleure en allant à Iruya) et nous montons ensemble sur une montagne en face de la montagne aux 7 couleurs – l’attraction de Purmamarca. La vue est magnifique et nous sommes seules. Séance mate. On fait ensuite le tour de la montagne colorée. Nettement moins intéressant vu de près, puisqu’on ne voit plus les couleurs.

PurmaLe lendemain, je continue mon chemin en route vers Salta. Cela fait plusieurs jours que je ne passe qu’une ou deux nuits à chaque endroit et je dois dire que j’aime pas cela du tout. De plus, les endroits où je passe ne me plaisent pas tant que cela. J’espère vraiment que le reste de l’Argentine me plaira plus.

En pratique

Humahuaca (altitude: 2 936 m)

Bus La Quiaca-Huamahuaca : 60 pesos : Compagnie El Quiaqueño.

Hostel La Juana : c/ Corrientes n° 428 (derrière le terminal). 100 pesos quand la chambre est partagée. Petit-déjeuner inclus, eau chaude (gaz), chauffage, cuisine.

4×4 pour aller à l’Hornocal : normalement 100 pesos/pers mais négocié à 80.

Iruya

Transporte Iruya : 110 AR$ pour l’A/R depuis Humahuaca. Bus retour 6h/13h/15h15.

Alojamiento del Milagro, prendre la rue qui monte depuis la place principale (avec l’église), prendre une fois à droite, une fois à gauche (rue parallèle donc) et monter jusqu’à la sandwicherie Lupita. Après, prendre une petite allée qui monte à gauche. Pas évident à trouver. Il y a pleins de logements de familles à Iruya, bons marchés, donc peu importe l’endroit finalement. 50 pesos la nuit. Petite cuisine qui permet au moins de se faire un thé.

San Isidro : depuis la seconde place d’Iruya (avec le terrain de jeu), prendre la route qui sort du village, passer les dernières maisons. Ensuite, prendre la vallée qui part à gauche (il y a panneau qui indique l’intersection San Isidro/Las Higueras).

Tilcara (altitude: 2 461 m)

Bus Humahuaca-Tilcara : 23 AR$. Compagnie Evelia. Départ : 9h30.

Hostel El sol Naciente : c/ Rivadavia n°740. 80 pesos la nuit, petit-déjeuner inclus. Matelas très mauvais et chambres très, très mal isolés (les murs n’en sont pas).

Garganta del Diablo : 10 AR$. Depuis la plaza de armas, remonter la rue Rivadavia puis prendre à droite. Avant le pont, prendre à gauche, ensuite suivre la flèche Garganta del Diablo 4KM (à droite) (8 KM, à gauche, si vous êtes en voiture).

Glacier sur la place principale : bon et bcp de choix. 15 AR$ les 2 boules.

Purmamarca (altitude: 2 192 m)

Montez sur le cerro Mojado pour avoir une vue imprenable sur la montagne aux 7 couleurs.

Hostel Mama coca : 140 AR$/dortoir. On doit faire son lit soi-même. Petit-déjeuner inclus. Pas de cuisine. Eau chaude (douche) de 19 à 22h.

Café Jalka : sur la place principale. 16 AR$ les 2 boules. Très mauvaises glaces (probablement industrielles).

Restaurant Pedro Pan : c/Libertad esq. C/Sarmiento. Végétarien. Menu 70AR$. Très bon.

Bus Tilcara-Purmamarca : 8 AR$. Compagnie Panamericano de jujuy. Le bus vous dépose donc au croisement avec la route qui se rend à Purmamarca. De là, pas beaucoup d’autre choix que de faire du stop (pour un tout petit tronçon). Il y a d’autres bus qui se rendent directement à Purmamarca mais peu de choix.

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