Bolivie, la récap’

P1060891Comme je l’avais fait pour l’Equateur et le Pérou, voici un petit bilan des deux mois passés en Bolivie (10 mai-18 juillet).

Paysages incroyables et formations rocheuses de dingues

Malgré ses défauts, la Bolivie possède peut-être le plus de paysages au monde différents et majestueux : salar d’Uyuni, décors autour de Tupiza, lac Titicaca, réserve nationale de Torotoro, Maragua, jungle amazonienne, … Chaque nouvel arrêt vous en met plein les yeux et rend bien fades nos paysages sans reliefs.

Budget

Tous les voyageurs rencontrés m’avaient dit que la Bolivie était moins chère que le Pérou mais j’ai pu constater que ce n’est pas vrai. Si pour 15 soles, on pouvait avoir un bon hébergement avec cuisine et petit-déjeuner au Pérou, pour son équivalent 35 bs, on trouve rarement à se loger. Les prix oscillent plutôt entre 40 et 60 bs en fonction du développement de l’offre. Les activités sont également chères (Salar et jungle si j’avais dû payer). Les transports sont cependant très, très bon marchés (avec la qualité qui va avec). De toute manière, vous n’allez pas vous ruiner mais disons que le budget pour la Bolivie et le Pérou est identique.

Bus bien pourris et pas de toilettes

Les bus en Bolivie sont du niveau de ceux en Equateur, voire pire. Sièges à peine inclinables, propreté très douteuse et jamais de ceinture de sécurité. Il n’y a jamais de toilettes et les arrêts pipi se font parfois au milieu de rien. Pas un buisson pour se cacher. En plein jour, on apprend vite à ne pas boire et tant pis si c’est pour 18h.

Hostels bien moins sympas

Les Boliviens n’ayant pas trop le sens du commerce, ils ne sont également pas très doués pour les hostels. Ceux-ci sont souvent négligés et manquent de beaucoup de choses essentielles. Les chouettes petits hostels qui nous font rester longtemps quelque part, je n’en ai pas rencontrés.

Sécurité

Je n’ai connu aucun problème en Bolivie, comme partout ailleurs. Soit je suis ultra chanceuse, soit les précautions que je prends s’avèrent payantes. Probablement un peu des deux.

Travail des enfants

La Bolivie est le pays que j’ai visité où le travail des enfants est le plus présent. On les voit nombreux vendre des journaux, des bonbons, servir dans des restaurants, cirer des chaussures, … Certains ont tout juste l’âge d’aller à l’école où ils ne sont pas justement. Difficile de faire quelque chose face à ce spectacle. Juste ne rien leur donner pour ne pas les encourager à continuer même si ici, les Boliviens ne s’en émeuvent pas.

Froideur des commerçants

La froideur des Boliviens n’est pas aussi grande que ce que l’on m’avait dit mais celle des commerçants est magistrale. Quand vous rentrez dans leur magasin en les saluant, certains vous ignorent absorbés par leur télévision. Parfois, semblant ne pas souhaiter vendre, ils vous disent tout simplement qu’ils n’ont pas ce produit, même quand vous savez qu’ils l’ont.

Grèves, blocages et manifestations

Je suis arrivée en Bolivie alors qu’Oruro était bloquée, je suis repartie alors que Potosi l’était également. A La Paz, j’ai connu la grève du pain: les boulangers, en raison de l’augmentation du prix de la farine, faisaient la grève. La Bolivie est championne toute catégorie des grèves, manifestations et blocages. Si vous venez dans le pays, impossible d’y échapper. Sur les forums de voyage, les intervenants avertissent les touristes potentiellement tentés : aucun trajet n’est sûr et on ne peut pas prévoir son itinéraire à l’avance avec certitude. Ce qui est triste pour Potosi, c’est qu’à mon sens, ils ont une grande capacité à développer le tourisme mais avec leurs grèves ils les éloignent non seulement de leur ville mais de tout le pays. Cette grève commencée le 6 juillet et toujours pas terminée tombe en plein pendant les vacances d’hiver des Argentins qui sont de grands voyageurs. J’en ai rencontrés beaucoup dans le Nord du pays qui ont renoncé à leur voyage là-bas à cause du blocage. Et bien sûr, il n’y a pas que les Argentins puisque c’est la haute saison avec les grandes vacances en Occident.

Nourriture

La nourriture Bolivienne n’est pas terrible et ici, les menus (soupe-plat-boisson) sont moins courants. On retrouve un peu toujours la même nourriture: riz-poulet sont de sortie. Heureusement, il y a les salteñas. Ce sont des empenadas Boliviens. A priori, avant d’arriver en Argentine, je me disais que ce serait un avant-goût et que les « vrais » empenadas, les bons, je les trouverais dans ce dernier pays. Maintenant que je suis en Argentine, je regrette les salteñas boliviennes, cuites au four, juteuses et garnies de manière très variée : un mélange d’œufs durs, olives, oignons, patates, viandes, épices, …

Top 3 des hébergements:

A part le premier, aucun ne sort réellement du lot.

  1. 7 patas à Sucre
  2. Jaguar House à Cochabamba
  3. Hostel bien te fue à Tupiza

Top 3 des activités:

  1. Torotoro
  2. Mon volontariat dans la jungle à Madidi Travel
  3. Le salar d’Uyuni.
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