Sucre et le trek de Maragua

balconDe retour de Torotoro, j’ai passé un nuit à Cochabamba puis pris mon billet de bus pour Sucre. En bus de nuit malheureusement puisqu’il n’y avait que cela. Notre bus arrive avec une heure de retard et le chauffeur refuse de mettre mon sac à dos en soute. Je dois donc le faire passer dans les compartiments au-dessus de notre tête. Je monte et annonce à la femme assise à ma place qu’elle fait erreur. Ah non, en fait, c’est ma voisine, une grosse cholita qui est tellement large que je pensais qu’elle était assise à ma place. Il faut en plus qu’elle ne sente pas la rose. La nuit s’annonce longue mais au moins, je n’ai pas froid.

J’arrive bien crevée à Sucre. S’ensuit l’attente du lever du jour, assise dans le terminal. Je rejoins ensuite l’hostel que l’on m’a conseillé. Je tourne en ville à la recherche d’un petit-déjeuner. Faut dire qu’ils ne sont pas matinaux. De retour à l’hostel, je découvre que les trois lits présents dans ma chambre privée sont tous aussi défoncés que les autres. J’ai déjà envie de changer.

égliseJe retrouve Sonja, Lisa et Megan de Cochabamba pour un resto végétarien et cherche ensuite un nouvel hostel. Ce soir-là, je discute avec un capitaine de voilier. Passionnant.

unionLe lendemain, je change donc d’hostel avant d’aller voir un médecin. Depuis 5 jours, j’ai en effet la tourista. Bref, rien que du grand classique. (D’après le diagnostic posé, la salmonellose. De toute façon, le médicament prescrit est toujours le même, un antibiotique). Dans le parc Bolivar, paradis des enfants, situé en face de l’hostel, se trouve un petit bout de Paris, une tour Eiffel!

tour eiffelLe vendredi, on met au point notre excursion du week-end : Maragua. L’excursion est proposée par toutes les agences mais c’est en indépendant que l’on veut le faire.

batimentJe visite aussi la Casa de la libertad. Intéressant d’entendre parler les Boliviens de leur histoire, du Mariscal Sucre, des batailles héroïques. Rien de critique ou de réellement politique mais entre les lignes, on en apprend quand même quelque chose. Mon séjour à Sucre fut aussi l’occasion de retrouver mes zèbres adorés qui inculquent le civisme aux Boliviens. Rien que pour ça, respect.

zèbreEn route pour Maragua

Samedi matin, je retrouve Sonja la Suisse francophone pour notre rando à Maragua. Lisa est malade et ne peut pas venir. Oui, la Bolivie a l’art de torturer nos intestins. Après un collectivo et un bus, on entame le chemin Inca pendant 1h30. En bas, on demande par où passe le sentier qui se rend à Maragua. On sait en effet qu’un sentier existe, différent de la route mais les personnes rencontrées nous disent toutes qu’il n’existe pas. Comme j’ai des explications données par des Français à Cochabamba, on tente quand même de les suivre mais dès le départ, rien ne colle. On persiste un peu et après avoir escaladé quelques murets, on rencontre un jeune homme qui nous dit qu’il n’y a pas de sentier. C’est la deuxième personne à nous le dire et vu qu’on n’a aucune idée d’où se trouve ce sentier, on revient à la route.

église MarawaAprès une pause repas le long de la rivière, on entame la montée d’environ 3h jusque Maragua. Peu importe que l’on soit sur la route vu qu’on ne croise que deux véhicules. Devant nous, on aperçoit un autre marcheur. Arrivées à Maragua, on trouve d’abord un village fantôme. Pratiquement toutes les maisons sont murées et on ne croise personne dans les rues. Arrivées près de l’école (qui a tout aussi l’air déserte), on retrouve ce marcheur, Adrien, un Français. Après avoir demandé au potentiel dernier habitant du village, on trouve hébergement dans des lodges bien plus luxueux que ce que l’on aurait pu imaginer. Petit salon et salle de bain, on n’en demandait pas tant.

chambre MarawaOn ne comprend cependant pas l’appellation de « cratère » que donnent toutes les agences touristiques. Du pur marketing. C’est cependant très étonnant et pour moi, cela ressemble plus à de la crème glacée (non, non, ce n’est pas une obsession).cremeLe lendemain, c’est à trois que l’on retourne à Potolo. En chemin, on est supposés voir des traces de dinosaures. On tente un premier chemin qui ne nous mène qu’à un village. De retour sur la route, un homme nous indique un sentier à suivre. Après un bon moment de descente, on trouve ce qui pourrait ressembler à des traces de dinosaures. Ou pas. Après les avoir vues sur internet, on ne les a manifestement pas trouvées. De toute façon, il faut bien dire qu’elles ne ressemblent pas à grand chose, surtout après avoir vu celles de Torotoro. Le paysage est beau, façonné par le mouvement des plaques tectoniques.

On arrive aux alentours de 14h dans le village bien désert en ce dimanche et on a la chance de trouver presque immédiatement un collectivo qui nous ramènera à Sucre.

Séjour prolongé à Sucre

Après ce trek, je passe quelques jours de plus à Sucre dans une attente forcée pour partir en Argentine. Les mineurs de Potosi ont effet décidé de faire grève et de bloquer les routes d’accès de Potosi. Si au début, j’étais déçue de ne pas pouvoir aller à Potosi, je me suis ensuite rendue compte que toutes les routes allant vers le sud passent par Potosi. Les bus ne passaient plus. Ce sera l’objet d’une autre note.

malaxeuseEn attendant, j’ai donc visité plus en profondeur la ville. Je me suis rendue au musée du pain, musée assez méconnu des touristes puisque j’ai dû le faire ouvrir pour le voir. Pourtant c’est un petit musée très intéressant où vous pouvez voir de vieilles machines et en apprendre plus sur la manière dont était fabriqué le pain avant.

machine patesCe fut aussi l’occasion de tester d’autres restaurants et glaciers. J’ai ainsi eu l’occasion de manger un simple hamburger dans un restaurant tenu par un Belge. Avec de VRAIES frites. Parce que les sud-américains mangent beaucoup de frites mais sont incapables de les cuire correctement!

La recoletaAutre lieu « touristique », la Recoleta est un mirador sur la ville mais aussi un lieu calme et plein de charme. Idéal pour venir y rédiger votre journal de voyage.

La recoleta alleePour les plus Belges d’entre vous, saurez-vous retrouver la touche belge que possède Sucre? (je ne parle pas des frites, hein!) La réponse se trouve dans une des photos.

Et un petit chat pour bien terminer cet article.

Et un petit chat pour bien terminer cet article.

En pratique

Bus Cochabamba-Sucre. Compagnie Mopar Express. Départ 20h30. Prix : 67 bs. Durée 8h30.

Hostels (du meilleur au moins bon) :

7 patas. Cuisine bien équipée, 43bs/dortoir de 6 personnes. Le meilleur.

Traveller’s guesthouse : calle KM 7 n°242 (en face du parc Bolivar). 40bs/dortoir de 4 lits. Cuisine très bien équipée. Sdb agréable et douche électrique relativement chaude. Lavanderia bon marché (9bs le kilo). Personnel sympa. J’ai quitté cet hostel qui avait tout pour me plaire à cause du lit que j’ai eu en rentrant de notre trek à Maragua. Déjà, j’étais en haut dans un lit superposé (ce que je ne peux pas leur reproché) mais pas d’échelle ni barrière. Surtout, un lit dégommé, j’ai eu l’impression de dormir au sol. Et manifestement, le proprio est au courant puisqu’il a mis des cartons entre les lattes et le matelas, comme si cela allait changer quelque chose. Bref, foutage de gueule, alors, je suis partie.

Hostel Pachamama. 40Bs/dortoir. Un peu plus éloigné du centre. Petits dortoirs de 3 lits, sdb attenante à la chambre. Cuisine bien équipée.

Casa de Huespedes San Marcos. Aniceto Arce 233. 40 bs/chambre privée. Lits totalement défoncés, sdb sans rideau de douche, douche électrique très tiède. Cuisine bien équipée.

La recoleta. Mirador (gratuit). Prendre la rue Grau depuis la Plaza de Armas.

Le musée du pain : . Calle Aranzáez n°89 entre c/ Amargo et c/ Uno. Gratuit. Demandez au secrétariat de vous ouvrir.

Casa de la libertad : 15 bs. De 9h à 12h30 et de 14h30 à 18h30. Mieux vaut ne pas venir à 14h30 mais un peu plus tard parce qu’il y a foule.

Glacier Sucré : sur la plaza de armas. Très bonnes glaces (la glace tiramisu goûte vraiment le tiramisu). 9/15 bs pour 1/2 boules. Par contre, ne tentez pas leur brownie, beaucoup trop cuit.

Abis café : sur la plaza de armas. Glaces sans aucun goût.

Abis Patio où l’on mange de vraies frites!

Maragua : Prendre le collectivo n°1 dans l’av. Hernando Siles, entre c /Loa et c/ Tarapaca jusqu’à l’arrêt « Parada a Ravelo » (environ 30 min). De là, prendre le bus direction Potolo (départ 9h30) et s’arrêter à la chapelle (capilla) de Chataquila (durée: environ 1h). Le chemin inca commence 100 mètre plus loin sur la route (durée: environ 1h30). En bas, il faut payer 10 bs puis continuer en prenant à gauche au terrain de foot. Passer le pont sur la rivière et toujours continuer sur la route. Logement dans Maragua (aussi appelé Marawa): 50 bs sans repas, 65 avec le repas du soir et petit-déj. 55 bs sans ce dernier.

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