Torotoro

paysage

Torotoro, le parc national, que l’on m’a chaudement recommandé mais que peu de touristes vont voir. Description en un mot : aventure. Si le trajet en collectivo depuis Cochabamba fût tout ce qu’il y a de plus classique, la suite le fût moins. Une fois arrivés, je cherche un hostel puis en compagnie de Carl, un Américain un peu à côté de ses pompes, on s’informe sur les excursions. Ici, pas besoin de faire le tour de 150 agences différentes. Il n’y a qu’une association des guides et un office du tourisme. Un prix fixe par groupe.

On ne sait pas encore ce qui nous attend. Photo de Julia

On ne sait pas encore ce qui nous attend. Photo de Julia Hernould

Le samedi, je me réveille au son de la pluie. Il a bien plu pendant pratiquement toute la nuit et malheureusement, la pluie n’a pas trop envie de s’arrêter. A 8h00, nous sommes quand même rejoints par Marie, une Française et Julia, une Belge. Nous nous décidons pour le parcours grotte et cité de Itas. En effet, on passe un certain temps dans la voiture pour rejoindre ces lieux. Vu le mauvais temps, ce fût un choix très judicieux.

arbre stalagtites

Photo de Julia Hernould

On commence par la Caverne d’Umajalanta. Ni à l’office du tourisme, ni à l’office des guides, nous n’avons reçu de recommandations. Assez sûrs de nous et de notre jeunesse, on se lance sans savoir à quoi s’attendre. Je vous le disais, Torotoro, c’est l’aventure. 2 heures à ramper, grimper sur des roches, marcher en équilibre précaire se tenant aux rares cordes présentes pour faciliter notre progression. On est très loin de ma visite de grotte en Thaïlande ou de toute autre grotte que j’ai pue visiter.

Photo de Julia

Photo de Julia Hernould

Heureusement, nous avons un super, mais alors vraiment super guide. Il a fait l’armée et a notamment servi sous la bannière des casques bleus au Congo. Cet homme incroyablement gentil m’a aidé plus d’une fois à passer des obstacles que je n’aurais jamais pu franchir seule.

ramping

Photo de Julia Hernould

Ce fut sportif et l’adrénaline n’a pas manqué d’envahir mes veines mais qu’est-ce que j’étais contente d’avoir pu faire la boucle entière. Avant de quitter l’endroit, nous apercevons de belles traces de dinosaures carnivores.

tracesPassé la grotte, nous sommes assez trempés et retrouvons la chaleur de la voiture avec plaisir. S’ensuit un trajet qui fut surtout éprouvant pour notre conducteur. La pluie a en effet transformé cette route de terre en véritable patinoire.

cathédraleC’est très lentement que nous atteindrons le point de départ de la Cité de Itas. De là, nous qui pensions marcher tranquillement aux milieux de roches, mais revoilà de petits bouts d’escalades et des échelles accrochées au fil de fer.

échelleMoment d’émotion pour ce passage qui nous aura tous impressionnés. L’aventure ! On passera également par des passages bien étroits entre deux roches géantes.

étroitLa cité, cet espace créé par l’érosion, est très belle et vaut décidément la peine. Après un repas très basique (qui me filera la salmonellose, mais soit), on file dormir.

itas

Photo de Julia Hernould

Le lendemain, c’est reparti pour un tour. Nous partons voir le canyon dans lequel se trouve le site d’El Vergel. A peine sortis de la ville, nous voyons d’autres traces de dinosaures bien conservées. Ensuite, nous passons par un lit de rivière, à l’époque pratiquement asséché (c’est la saisons sèche). L’érosion a magnifiquement sculpté la roche et a ainsi formé des ponts qui semblent magiques.

pontUne fois arrivés au mirador, on apprécie la vue sur ce canyon profond de 300 m. A cet endroit, ce sont trois vallées qui se rejoignent. Très beau. Mais comme toujours, ce n’est pas fini. Voilà que nous descendons dans le canyon et après les quelques 900 marches, nous voilà à nouveau à grimper sur des rochers. L’aventure, toujours l’aventure.

el vergel Une photo presque derrière une petite cascade plus tard, et on arrive au Vergel. A cet endroit, plusieurs cascades tombent et forment une sorte de petit paradis perdu. De retour en haut, nous partons voir les peintures rupestres. Des dessins qui semblent avoir été dessinés la veille par un enfant. Aucun d’entre nous n’est impressionné plus que ça. Encore quelques rochers à escalader avec la précieuse aide de notre guide.

Celui-ci nous amène ensuite chez lui où il nous propose un mate à base d’herbes fraiches et nous fait enfiler les habits traditionnels de sa sœur. On prend une photo sous l’œil bien amusé d’une habitante du village et les trois autres repartent direction Cochabamba.

Vous apprécierez le style de la ville, surfant sur la vague des dinosaures.

Vous apprécierez le style de la ville, surfant sur la vague des dinosaures.

Je reste, pas envie de me presser. Ce soir-là, je dîne dans un restaurant bien particulier. J’y ai commandé la veille mon repas et ici, tout est fait à l’instant même à partir de produits frais et bios. J’attends une heure avant d’être servie mais j’ai prévu le coup et remplis mon carnet de voyage qui manquait un peu d’attention.Arrive ma lasagne et rien qu’à l’odeur je suis conquise. Herbes fraiches, petits légumes finement coupés, viande, fromage. Tous les produits se mélangent pour former un délice. La portion est énorme mais je ne peux m’empêcher de la terminer quand même et sors de là pratiquement titubant tant j’ai mangé.

Le lendemain, je prends mon ticket retour pour Cochabamba et m’en vais déjeuner au marché. J’attendrai en tout une heure qu’il se remplisse. Nous partons et après moins de 2h de trajet, on s’arrête et le conducteur nous demande de descendre. Voilà que lui et un autre passager se mettent à dévisser deux roues. Ayant le niveau d’un élève de maternelle en mécanique, j’observe attentivement. Nos pneus ne sont pas crevés. Alors qu’est-ce? Une fois le pneu enlevé, c’est le moyeu de roue (merci google) qu’ils s’efforcent de démonter. Et là, je comprends que ce sont nos freins qui ont un problème. L’étrier de frein pour être précise. Oups. Voilà, le passager-mécanicien qui annonce que la pièce supposée freiner est cassée. Le conducteur part chercher du fil de fer. N’en trouvant pas autour de nous, ce sont soudain des lanières de caoutchouc qui sont sorties d’on ne sait où et nouées pour « réparer » nos freins. Hum. Un homme est déjà parti en taxi. Soit. Je m’attache. On s’arrête à plusieurs reprises et le conducteur fait le tour du véhicule d’un air soucieux. Soit. Plus tard, alors qu’il appelle plusieurs mécaniciens sans succès, voilà que deux autres passagers décident de quitter le véhicule. Que dois-je faire ? Je décide de rester vu que celui qui a « réparé » nos freins est toujours là avec sa femme et son bébé. On arrivera tous sains et saufs à Cochabamba.

Torotoro, l’aventure d’un bout à l’autre.

En pratique

Bus qui partent du terminal à 18h (PM) et certains jours à 6h (AM). 23 bs. Durée : entre 5 et 7h.

Plus pratiques, les mini-vans qui durent moins longtemps (4h30) et partent dès qu’ils sont pleins. 35 bs. Au croisement de l’avenue Republica et de la calle Mairana. Si vous ne trouvez pas, dans le coin, tout le monde vous l’indiquera.

Hostel Los Chokos : 25 bs/chambre privée, douches communes. Très simple mais ce qu’il faut pour un court séjour.

Entrée au parc national Toro Toro : 30 bs. Durée : 4 jours. Obligation de s’enregistrer à l’office du tourisme et de payer ces 30 bs. Le matin du jour où vous voulez visiter (à 7h30), venez à l’office des guides et formez un groupe. Le tour d’une journée « complète » coûte 150 bs/groupe incluant le guide. Les groupes vont d’une à 6 personnes. L’autre tour qui va à la caverne coûte 605bs/groupe incluant le transport et le guide. De nouveau, de une à 6 personnes. Notre guide s’appelait Gregorio Choque Checa et était vraiment super, je recommande. Comme il est étudiant la semaine, il ne fait guide que le week-end (sa-di).

Restaurant La Huella : calle Arteche (à côté du karaoke). Prix élevés pour un petit village mais tout est bio et frais. 60bs pour une lasagne.

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