Le trek du Choquequirao

sommetsUne fois ma mère rentrée en Belgique, j’avais pour objectif de faire deux treks : le Choquequirao et l’Ausangate. Je comptais trouver des coéquipiers à l’hostel mais plus les jours passaient, plus je me rendais compte que peu de gens avaient le temps de faire ces treks. J’ai attendu, attendu. Finalement, c’est avec Denis, Bruxellois lui aussi, que je suis partie après le trek de l’Ausangate. Vu le dénivelé du trek, on décide de le faire en mode léger et n’emporter pour manger que des crackers. Pour le reste, on mangera dans les campings.

CachoraA 9h, nous prenons un collectivo pour Curahuasi. Dans celui-ci, deux Allemandes, Lassah et Laura, sont elles aussi en route pour faire le même trek. On partage donc un taxi pour Cachora. Dernier almuerzo dans le village et on entame à 13h30 la descente. On a prévu de s’arrêter au camping de Chiquiska sans avoir la moindre idée du temps qu’il faut pour s’y rendre. Assez rapidement (même pas sortis du village), on lâche les Allemandes qui marchent trop lentement. On prend le bon chemin grâce aux enfants du village qui nous rattrapent avant que l’on ne parte dans la mauvaise direction. Mais sitôt pris le sentier, tout est balisé. Les kms restants à parcourir sont même indiqués !

araignéeAu début, petites descentes et montées s’enchaînent, suivies d’un grand plat. De là, ce n’est plus que de la descente jusqu’à la rivière. Je suis bien contente d’avoir loué des bâtons pour certains tronçons. Vers 17h, on arrive au mirador de Colcamasana. On s’y arrête pour observer le coucher du soleil non sans que je m’en inquiète. Le premier camping se trouve non loin mais peu avant, c’est la rencontre d’une gentille bestiole qui me fait arrêter. Pas le temps de traîner, on sent qu’il nous reste peu de temps avant de ne plus avoir de lumière et notre rencontre ne nous incite pas à marcher dans le noir. Au camping, pas de nourriture. On décide alors de continuer jusqu’au camping suivant qu’on atteindra à 18h dans le noir. On a monté la tente à la frontale après avoir commandé un repas à la propriétaire du camping de Chiquiska.

dénivelé

C’est à ce moment-là que l’on fait la rencontre de Kevin et sa compagne, deux Américains qui font le trek avec une agence. On est épaté de la vitesse qu’ils ont mis pour descendre : seulement 2h30 alors qu’on a mis 2h de plus. Nous qui pensions être bons marcheurs. On va observer avec eux les étoiles et l’on peut apercevoir la voie lactée. Lorsque la propriétaire nous amène notre assiette, déception : des spaghettis trop cuits avec une sauce tomate toute droite sortie de sa boîte. Pas même une infusion à côté ou un peu de fromage dessus.

cheminLe lendemain matin, départ 6h40, on termine vite ce qui nous reste de descente et après s’être enregistrés avant le pont, on traverse celui-ci et enchaîne avec la plus longue montée que j’ai jamais connue. Il nous faudra 5h30 pour en venir à bout. Arrivés à Maranpata, on n’en peut plus de sourire de soulagement d’être arrivés en haut. On retrouve nos deux Américains et on est heureux d’apprendre qu’ils ont mis le même temps que nous, alors que les mules portent leur équipement. Après un repas à nouveau décevant dont nous sommes sortis affamés (riz et lentilles, trop difficile d’en servir plus), on entame alors sous la pluie notre dernière marche jusqu’au camping situé au pied du Choquequirao. Sur la carte, rien de plus simple. Uniquement 100m de dénivelé. Ou plutôt 100m de différence d’altitude ! Comme nous préviennent nos Américains ayant été voir le site depuis un mirador, « c’est que du up and down » (montée et descente). On met 1h30 à parcourir ce qu’on pensait être une promenade de santé et qui nous a achevé.

Alléluia!

Alléluia!

Au camping, on retrouve d’autres marcheurs venus sans agence dont deux Français, Arthur et Pierre, deux amis bien sportifs. Ils sont arrivés ce jour-là à 8h et ont déjà visité le site. Le lendemain, ils nous accompagnent pour le revoir une dernière fois avant de descendre.

nuagesAu petit matin, on se réveille le nez dans un nuage. On ne voit rien ! On part quand même pour le site à 7h du matin accompagnés de nos deux guides improvisés. On fait de longues pauses à chaque partie en espérant que le soleil chasse cette brume. Heureusement, vers 10h, tout est éclairci et on peut tout observer.

vue ChoqueSans guide, on s’amuse à inventer des explications archéologiques fantasques sur l’usage de telle ou telle pierre. Et vous, à quoi pensez-vous que servaient ces mystérieux crochets?

mystereLe site est situé tout en haut d’une montagne et pour le visiter, il faut encore bien grimper. Et bien sûr, descendre voir les fameux lamas, figures des terrasses. On souffre encore un peu pour remonter au site.

lamasAprès notre visite, retour au camping d’où on revient déjà à Maranpata. Sur ce chemin, on peut observer la partie basse du site archéologique (où ne ne somme pas allés): des terrasses bien impressionnantes.

terrasses bas On aurait pu aller déjà plus loin mais les moustiques nous ont découragés. Et puis surtout, le cuisinier des Américains, ayant vu ce qu’on nous servait à manger, a eu pitié de nous et nos a proposé de nous faire à manger. Mais dans le plus grand secret ! On est servis dans notre tente et surtout, chut, il ne faut pas que cela se sache. On a quelque peu déjà gaffé puisque le jour même on avait annoncé aux Américains qu’on mangerait avec eux. Et ce devant leur guide. Ils ont fermé les yeux.

Le lendemain, notre réveil est mis à 4h45 mais aucun de nous deux ne l’entend. A 6h, Denis me réveille : « l’alarme n’a pas sonné ! ». Vite, on se dépêche et à 6h25, la tente est repliée, nos sacs sont faits, on est déjà en train de marcher. On mettra un peu plus de deux heures à atteindre le pont.

Après une pause, à 9h00, on entame la montée. Le soleil commence rapidement à taper et à 10h quand on atteint Chikisqua, on en souffre déjà. A ce camping, il y a pleins de mouches piquantes qui nous bouffent malgré l’anti-moustique. On mange un chirimoya et on recommence notre marche après une longue pause. On atteint le camping avant Colcamasana une heure plus tard fatigués par la marche et le soleil. On a vraiment besoin d’une bonne pause et on se mange notre traditionnel crackers-fromage. Après près de 2h de pause, il faut bien qu’on reparte pour terminer cette montée qu’on a décidé de faire en un jour. Encore 2h30 de marche et on achève ces 6000m de dénivelés cumulés.

Arrivés au mirador de Capulliyoc, on va dormir à la tienda situé à quelques mètres. La femme nous prépare un bon repas et on boit notre première boisson chaude en 5 jours. Le lendemain, on attend un mini-bus qui doit venir amener des touristes à 9h et repart ensuite directement à Cusco. Deux mini-bus arriveront en fait à 11h15 ramenant tous les marcheurs arrivés entre-temps.

PS: De retour à Cusco, Denis et moi, on échange nos photos. J’étais en charge des photos débiles (petits chatons et panneaux de km), lui prenait les belles photos. Lorsqu’il a mis ma carte SD dans sa tablette Samsung, pff tout a disparu. Ou plutôt, elle a été corrompue et on a été obligé de la formater. Je m’excuse donc de l’absence des petits chatons dans cet article (ils étaient siiii mignons).

En pratique :

Mini-bus pour Curahuasi : 15 sl. Durée : 2 heures. Ensuite, taxi collectif jusqu’à Cachora : 12 sl/pers.

Alternative moins chère : prendre le bus pour Abancay au terminal terreste de Cusco et demander à être déposé à la cruce Cachora (13 sl). Ensuite, taxi jusqu’à Cachora : 5 sl ou marcher jusque là.

Pour le retour, possibilité de prendre au mirador de Capulliyoc un mini-bus qui dépose des taxis (30 sl jusque Cusco (possible de négocier 25 sl)).

Prendre des micro-pur pour purifier l’eau.

Différentes étapes :

  • Départ : Cachora. Almuerzo : 5 sl.
  • Mirador de Capylliyoc. Repas : plat + mate : 5 sl. Possible de camper gratuitement. Eau.
  • Camping de Colcamasana. Pas de repas. Source pas très loin.
  • Camping de Chiquiska. Repas : 7 sl. Très basique. 1 sl/pers/campement.
  • Camping de Playa Rosalina. Eau trouble.
  • Nouveau pont.
  • Santa Rosa Baja 1 puis 2. Eau. Deux nous ont dit y avoir bien mangé.
  • Santa Rosa Alta.
  • Camping de Marampata : 5 sl/tente. Repas : 10 sl : trop basique et en quantité insuffisante. Toilettes et douches.
  • Camping du site archéologique. Pas de repas. Camping gratuit. Eau. Toilettes.
  • Site archéologique : pas de toilettes ni d’eau.
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