Latacunga et le festival de la Mama Negra

Arrivée à Latacunga la veille du festival, j’apprends lors du petit-déjeuner que le festival démarre à 10h. On se rassemble à la réception et en groupe, on quitte l’hostal pour voir la parade. On s’approche de la rue où celle-ci doit passer mais la foule est si dense qu’on n’arrive même pas à s’approcher des gradins. On cherche donc à contourner cette rue pour se trouver une place plus loin. Tout aussi impossible. On est manifestement arrivés un peu tard.

Danseuses

Là, l’un d’entre nous, se rend compte qu’il n’a plus son smartphone. Il lui parait impossible qu’on le lui ai volé et son portefeuille qui se trouvait dans la même poche y est toujours. Cependant, plus tard à l’hostal, il constatera bien qu’un pick-pocket a été plus habile que lui. On finit par se rendre là où la parade doit se terminer et après bien des hésitations, on se prend un siège.

Une fois assis, on se rend compte du soleil de plomb. Tellement occupés à se préparer pour éviter tout vol, on a complètement oublié le soleil. Ni crème, ni casquette pour se protéger et au final, de beaux coups de soleil.

De notre place, on verra cette longue parade (environ 5h) où défilent de nombreuses paroisses de la région et même plus loin. Passent des hommes et femmes dansant des danses traditionnelles. La plupart des paroisses sont accompagnées de leur orchestre et de l’Ashanguero, un porteur de cochon géant planté sur des piques et entouré de poulets.

Cochon mama negra

Il y a également Los Huacos, ce sont des sortes de clowns qui choisissent des personnes dans la foule pour leur enlever leurs démons. Ils leur tournent autour en leur crachant de l’alcool et les fouettent (gentiment) avec des bois de cerfs. Ensuite, ils demandent une étrenne pour la purification.

Huacos

Autres personnages, il y a les Camisonas, hommes travestis en femme qui soulèvent leur robe, dévoilant ainsi leur porte-jarretelle où sont accrochés des billets.

Travesti mama negra

A la fin de la parade, vient (enfin!) la Mama negra, homme dont le visage est peint en noir et qui jette sur la foule un liquide que je n’ai pas pu identifier.

La Mama Negra

Ensuite, la ville se transforme à ce qui ressemble vraiment à une ville étudiante. Les voitures arrêtées dans la rue servent à la transformer en discothèque et l’alcool coule à flot. Des grands mères assises sur leur balcon observent cela tranquillement tout en tricotant.

En pratique :

Dates du festival Mama Negra : en 2014, c’était le 23 et 24 ainsi que 28 et 29 septembre et enfin le 8 novembre. Faites bien attention aux pick-pockets et surtout rappelez-vous que si vous n’avez rien sur vous, on ne peut rien vous voler.

J’ai à nouveau dormi à l’Hostal Tiana. Pas d’augmentation de prix (10$ le dortoir petit déjeuner inclus) contrairement à beaucoup d’autres hostels. Les sdbs sont restées propres malgré l’affluence record. Pas d’attente au petit-déjeuner : 10/10 !

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