Quito (et ses environs)

(oui, je sais, ce n’est pas trop tôt!)

Le 9 septembre, me voilà à l’aéroport de Zaventem avec mes deux parents prête à m’envoler pour l’Equateur. Au moment des au-revoirs, je sèche quelques larmes et passe la douane. A ce moment-là, c’est sûr, mon voyage commence. Tout se passe sans encombre, facilement.

A Madrid, en entrant dans l’avion, j’ai la mauvaise surprise de voir que l’on n’a pas d’écran de télévision. Il y a un seul grand écran et plus tard, je pourrai constater que les écouteurs ne permettent pas d’avoir le son du film qui passe sur cet écran. Cependant, cela m’a permis de faire la connaissance d’Alessandra, Italienne qui rend visite à une amie à Quito. On prévoit de faire le trajet ensemble, cette amie devant venir la chercher à l’aéroport. A l’arrivée, on passe une demi-heure à attendre et ne souhaitant pas arriver de nuit, je prends finalement le shuttle bus pour le terminal de Rio Coca. Le trajet prend environ 1h et la nuit tombe.

Ayant lu pleins de conseils de sécurité avant de venir, je me demande si je suis en train de commettre la première bêtise de mon voyage. Cependant, j’enchaine avec l’ecovia, une des lignes de bus qui traverse Quito du Nord au Sud, la tête pleine de recommandations zieutant à tout va au cas où un pickpocket souhaiterait me voler des affaires. Je descends à l’arrêt proche de l’hostel où j’ai réservé trois nuits et marche à pas rapide. Je ne comprends pas tout de suite la numération et dois demander à deux reprises mon chemin. J’arrive enfin à l’hostel et dépose mon sac. Ouf, je suis arrivée !

Vraiment pas envie de ressortir dans la nuit pour chercher à manger. Je dîne donc d’un bout de pain à présent bien sec que j’ai récupéré dans l’avion, d’une pomme que ma maman a insisté que je prenne et d’un biscuit. C’est frugal mais après 24h de trajet, j’envoie rapidos un email pour confirmer à ma famille que je suis bien arrivée et plonge dans les bras de Morphée.

Le lendemain, je fais la connaissance de Céline et Cécile, deux françaises qui font le tour du monde. On déjeune ensemble de pancakes faits à base de poudre américaine sur le toit de l’hostel puis on part à la recherche d’accessoires électroniques. Je trouve un adaptateur pour pouvoir charger mon pc et on va ensuite découvrir le « mercado central », un marché couvert où se vendent des fruits et légumes mais aussi de la viande, des œufs, des féculents au poids, et où il est possible de déjeuner.

On tente ensuite de flâner dans la vieille ville mais après consultation d’une carte, il se fait qu’on n’est même pas entrées dans ce périmètre. Peu importe, on a grimpé tout en haut de la Basilica. Il est possible de monter autant dans le carillon que dans la flèche à l’opposée. Si vous avez le vertige, passez votre chemin ! Parce qu’il vous faudra escalader une échelle bien verticale pour pouvoir admirer la vue incroyable que l’on a depuis cette hauteur sur tout Quito. Mais croyez-moi, cela vaut le coup. Bien sûr, j’avais oublié mon appareil photo !

Le lendemain, à 10h, je rejoins la place San Blas avec Sophie, une anglaise rencontrée à l’hostel et deux allemandes venues faire également le Quito walking tour. Peter, notre guide, est arrivé à Quito il y a un an en voyageant et n’en a plus bougé. Il nous guide à travers les places principales et nous explique un peu de l’histoire de la ville et de certains bâtiments.

quitoL’après-midi, nous faisons la visite guidée du palais présidentiel. Le bâtiment n’a rien de particulièrement exceptionnel mais il est intéressant d’entendre la propagande véhiculée par cette visite.

Le vendredi, on prend le bus pour la mitad del mundo, « le centre du monde ». En effet, l’Equateur est situé sur la ligne de l’équateur d’où son nom. Je n’ai visité que le musée Inti Nan parce que payer trois dollars pour voir un monument indiquant l’endroit supposé (mais faux) où passe l’équateur, faut pas pousser. Au musée, on a fait quelques petites expériences intéressantes. Rien de transcendant cependant donc si vous n’avez pas beaucoup de jours à Quito oubliez.

La samedi, c’est le jour de marché à Otovalo. On décide de s’y reMarché d'Otavalondre tôt mais la patronne de l’hostel nous dit qu’il est dangereux de prendre un taxi avant 7h et nous en réserve donc pour cette heure-là. Finalement, on aurait très bien pu en héler un dans la ville sans payer plus et sans danger. Je pense plutôt qu’elle préférait réserver cette course au taximen qu’elle connaît. Bref, on prend ensuite le bus jusqu’à Otovalo. 3H au lieu de deux parce qu’il y a eu un tremblement de terre et qu’on ne peut plus passer par la route normale. On arrive un peu tard au marché mais on nous apprend que de toute façon, on aurait dû arriver à 9h00 pour voir le marché aux animaux. On flâne entre les étales (principalement des écharpes, bonnets, pantalons, ponchos pour les touristes). J’y ai trouvé une écharpe en Alpaga toute douce et très chaude, parfois pour les soirées en altitude.

Le dimanche, nous prenons le périphérique pour gravir le Rucu Pichinch (4,698 mètres). Panne de réveil, long trajet et file d’attente (le périphérique en plus d’être cher est particulièrement lent). Bref, on démarre à 11h. A quelques mètres du sommet, alors que l’on a déjà escaladé pas mal de rochers, on renonce finalement, ne trouvant pas de voie suffisamment sûre. On s’est dit qu’il nous restait encore pas mal de choses à voir en Amérique Latine (et ailleurs) pour mourir bêtement en grimpant sans être assurée. On a mis au total 4h au lieu des 5h annoncées. Par contre, niveau météo, on n’a vraiment pas eu de chance. Nuages tout le long et grêle peu après avoir atteint la crête. Cela aura hâté notre descente, pressées que l’on était de revenir à une altitude plus agréable. Je suis contente de voir que je supporte bien l’altitude. Par contre, très régulièrement on était obligée de s’arrêter pour reprendre notre souffle.

Le lundi, on prend un taxi pour la Mariscual, notre lieu de rendez-vomountainbiking cotopaxius pour la descente du Cotopaxi en mountainbike. A nouveau, grosse malchance niveau temps. Nous partons sous la pluie et au plus haut où nous allons, c’est carrément de la neige qui tombe. Le guide nous dit que nous sommes chanceux, il n’a pas vu autant de neige depuis bien des années. Je m’étais assez naïvement imaginée que le mountainbike, c’était du vélo mais avec de plus grosses roues. La réalité, c’est une route pleine de cailloux, de sable et d’eau sur laquelle on est secoué et où n’arrête pas de freiner de peur de chuter. Je vous laisse imaginer les courbatures le lendemain. Bref, j’ai testé le mountainbike et je n’ai pas aimé.

En pratique :

Trajet de l’aéroport au centre ville : Shuttle bus pour Rio Coca 2$ (l’express, c’est 8$). De là, 0,25$ le bus dans Quito comme tous les bus des trois lignes (rouge, verte et bleue).

Hostel Revolution : 10$/nuit en dortoir. Cuisine très bien équipée et pratique. Thé et café gratuit. Pas de possibilité de manger là (il faut cuisiner soi-même ou aller ailleurs). Lits très confortables et hostel silencieux. 22 personnes au total.

Quito walking tour : départ 10h plaza san blas du lundi au vendredi. La visite dure trois heures et Peter est payé à la fin en pourboire.

Visite du palais présidentiel : visite guidée obligatoire et gratuite. En espagnol. Obligation d’avoir son passeport (le vrai, pas une copie).

Mitad del Mundo. 3$ pour le monument, 4$ pour le musée Inti Nan. Pour s’y rendre, prendre un bus pour Ofelia et de là, pour le terminal Carcelen (0,25$). Ensuite, prendre le bus pour la Mitad del mundo (0,15$ à l’aller et 0,40$ au retour).

Otovalo : Depuis le terminal Carcelen, 2,20€ (au retour 2$). Passez la nuit sur place si vous souhaitez voir le marché aux animaux. Alternative : allez au marché de Saquissili. Moins matinal, très grand et très peu touristique.

Périphérique et ascension du Pichincha : 8,50$. PAS (plus) de réduction étudiante. Si c’est juste pour voir la vue, évitez, beaucoup trop cher pour ce que c’est. La randonnée étant sympa, si vous la faites, vous n’avez pas le choix.

Mountainbike : Biking Dutch Man. Départ à 7h00, retour vers 16h00 au plus tard. 49$. Lunch inclus. Départ en 4×4 de Quito. Au total, 3h30 de mountainbike (bien assez à mon goût). Je n’ai rien à reprocher au service. Il y avait 6 mountainbike pour 4 personnes au cas où on aurait des soucis mécaniques.

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