Du Kao Yai (nord) à Siem Reap (Angkor)

A 6h30, une personne de la greenleaf guesthouse nous emmène et nous dépose à Pak Chong, au bord d’une route, où nous prenons nos billets de bus à une petite échoppe. La dame nous explique qu’un groupe de militaires a réservé la quasi-totalité du car et que nous devrons donc voyager debout (ou attendre le suivant). Tant pis, on fera donc une heure de trajet, debout, entourées de militaires avec en plus un karaoké thaïlandais dont les clips nous ont beaucoup fait rire. En plus, c’est un bus grand luxe avec clim, télévision et hôtesse en uniforme qui nous offre de petites lingettes pour se rafraichir.

Arrivées à Saraburi, nous prenons notre ticket pour un bus plus classique. Nous avons environ deux heures devant nous et c’est l’occasion de prendre un petit déjeuner, spécial 7/11. On achète aussi des sticky rice emballés dans des feuilles de palmier. On en avait mangé pendant le trek et avions trouvé cela particulièrement pratique et bon. Sauf que cette fois-ci, le monsieur qui les vend ne parle pas anglais. On croit comprendre ce que l’on achète et à notre première bouchée, c’est avec surprise que nous avons reconnu par dessus le goût sucré, un goût de poisson prononcé.

Dans le bus jusque Sa Kaeo, les gens ont nettement moins l’habitude de voir des farangs (=étrangers) et nous dévisagent, souvent avec amusement. Quand lors d’un arrêt, une dame monte vendre des petits biscuits oranges et mousseux (je ne saurais pas vous en dire plus), nous en prenons comme la moitié du bus bien qu’on ne sache pas ce que c’est. Une dame en particulier semble apprécier notre spectacle. Ici, par contre, pas de surprise, c’est bon et simple.

A Sa Kaeo, nous n’avons, en théorie, que 20 minutes pour manger et décidons donc de prendre quelque chose à emporter et de le manger dans la gare routière pour ne pas manquer notre bus. Comme il n’y a que la soupe et qu’il va être compliqué de l’emporter, on demande à la dame de nous servir une soupe mais sans la « soupe » (juste le solide quoi). Sauf que sans parler anglais, cela donne une scène assez comique. Finalement, un homme qui parlait anglais a fait la traduction pour nous, même si la dame a dû se demander pourquoi on mangeait comme cela.

Bien évidemment, le bus n’est arrivé qu’une heure plus tard et nous aurions eu tout le loisir de boire notre soupe tranquillement assises.

Ce dernier bus devait nous amener à la gare routière d’Aranya Prathet d’où nous devions prendre un tuk-tuk. Seulement, le chauffeur a décidé de nous faire une fleur (à nous et aux travailleurs transfrontaliers qui étaient avec nous dans le bus) et de nous déposer à quelques mètres de la frontière. Là, nous nous rendons à la Kasikorn Bank (la banque « verte ») pour changer des bahts en dollars afin de payer le visa. Seulement, ils avaient momentanément une panne générale et ne pouvaient donc rien faire. On a alors été dans une autre banque un peu plus loin.

A la frontière, comme on avait lu mille avertissements sur internet, nous étions très tendues et prêtes à dire non à toute arnaque. Seulement, on n’en a pas vu l’ombre et c’est presque déçues de s’en être aussi facilement tirées que nous sommes arrivées au Cambodge. Le douanier Cambodgien a quand même essayé de nous soutirer 100 baht en montrant un papier griffonné à la main (20$ + 100 baht) mais nous avons simplement montré la plaque indiquant le prix du visa (20$) pour qu’il n’insiste pas.

A Poipet, ville frontière cambodgienne, nous avons continué tout droit, ignoré le shuttle bus et nous nous sommes laissées faire la cour par la nuée de taxis. Une fois les prix suffisamment baissés, nous avons obtenu 15$ pour nous deux dans un taxi partagé.

Arrivées à Siem Reap, le taxi s’arrête et nous dit de descendre pour prendre un tuk-tuk gratuit. Je proteste m’attendant à ce que ce soit l’arnaque tant attendue mais en fait, c’était son neveu qui espérait ainsi gagner le privilège de nous emmener voir les temples les jours suivants. Il a donc fait le tour de deux guesthouses avec nous puis, nous a quitté un peu déçu quand nous lui avons dit que nous ferions les temples à vélo.

A la Garden Village guesthouse où nous avons trouvé une chambre, il y a de tout. Cela va du dortoir de 30 (!) personnes à la chambre privée avec climatisation et eau chaude. Nous, on a opté pour une chambre double avec sdb privée, ventilo et eau froide. On a surtout apprécié le prix (4$/pers, soit 8$ la chambre double) parce qu’il est vrai que la déco « trous rafistolés au scotch brun » n’était pas particulièrement belle. Le bar commun est cependant très sympa et était situé à l’opposé par rapport à notre chambre (important quand on a besoin de se reposer après une journée de vélo).

En pratique:

Bus Pak Chong –> Saraburi: 59 baht/pers

Saraburi –> Sa Kaeo: 120 baht/pers

Sa Kaeo –> Aranya Prathet: 50 baht

Visa entrée au Cambodge: 20 dollars

Taxi jusqu’à Siem Reap: 15$ pour nous deux (il y avait deux autres personnes dans le taxi).

En démarrant à 6h30 de la Greenleaf guesthouse, nous sommes arrivées à 18h30 à Siem Reap.

Chambre 8$ à la Garden Village Guesthouse (prix variant de 1$ à beaucoup plus en fonction du nombre de personnes, de la sdb privée ou partagée, eau chaude ou eau froide, …). Par exemple, on a payé 8$/nuit pour une chambre double avec sdb privée mais ventilateur et eau froide.

 

Advertisements
Categories: Voyage | Mots-clés : , , , , , , | Laisser un commentaire

Navigation de l'article

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

You are commenting using your WordPress.com account. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

You are commenting using your Facebook account. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

You are commenting using your Google+ account. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

%d bloggers like this: