Cracovie – Schindler factory et visite de la vieille ville

cathédrale Saints-Stanislas-et-VenceslasVoilà que se termine notre séjour chez notre premier couchsurfeur. Après l’avoir remercié, nous nous rendons chez le suivant chez qui on ne doit dormir qu’une nuit (au départ on devait faire 3 nuits chez un et 3 nuits chez un autre, mais les plans de départ mènent parfois à de drôles de situations). On prend le tram et arrive finalement à l’arrêt où il a prévu de venir nous chercher. Je lui envoie un sms et on commence à attendre.

Comme il fait beau, on discute, on bronze, on regarde les gens qui passent. Puis, je regarde mon gsm et me rend compte que mon message n’est jamais parti. En fait, le n° que j’ai est tronqué des 3 derniers chiffres. Zut alors! C’est peine perdue d’attendre ici et comme on a l’adresse, on part à la recherche de son appartement.

Sauf que ceux qui se sont déjà promenés dans une banlieue polonaise savent déjà que cela n’a rien d’évident. On se retrouve face des blocs numérotés et des noms de rues, tout cela à conjuguer avec un n° d’appartement. A priori, rien de bien sorcier sauf que là où devrait se trouver le bloc en question, il ne s’y trouve pas. On commence alors à demander un peu à toutes les personnes qu’on croise. Toutes nous répondent pleines de bonne volonté mais généralement en polonais, langue que, vous vous en doutez, nous ne maîtrisons pas. On arrive quand même généralement à se comprendre et la réponse est systématiquement: ce bloc n’existe pas, l’adresse est mauvaise.

Mauvais numéro de téléphone, mauvaise adresse, on commence un peu à douter. On a besoin d’une connexion internet et connectées comme nous le sommes, nous devons chercher un cyber-café. Sauf que dans une banlieue dortoir, vous pouvez chercher longtemps. On commence alors à demander à toutes les personnes que l’on croise s’ils ne connaissent pas notre couchsurfeur. Sauf qu’il y a énormément de personnes qui habitent le quartier, nous cherchons une aiguille dans une botte de foin. Finalement, voilà notre sauveur. On lui explique notre situation et je crois que cela l’amuse un peu de voir deux filles paumées, ne parlant pas polonais demander aux rares personnes qu’elles croisent, si celles-ci ne connaissent pas un CS. Il réfléchit puis nous invite finalement chez lui, dans une colocation et nous prête son pc où miracle, je trouve le n° de téléphone (entier cette fois-ci). J’appelle et Rafal, notre CS décroche. Il vient nous chercher à l’arrêt de tram.

Une fois chez lui, nous faisons la connaissance de Simon, son coloc. Ils nous expliquent que si personne dans le quartier ne connaît ce bloc, c’est parce qu’il vient d’être construit. Tout s’explique! On goûte alors à la version Biélorusse improvisée d’un bigos que Simon a cuisiné et on s’amuse déjà à entendre le débat qui s’ensuit avec Rafal pour savoir si on peut appeler ce plat un bigos. Ce n’est pas mauvais et c’est déjà ça.

On part ensuite voir une exposition sur l’art et l’économie au Mocak. L’art contemporain, ce n’est vraiment pas mon truc mais le thème était encore « passable ». On va ensuite voir le musée d’Oscar Schindler situé juste à côté. Un musée très bien fait construit à l’emplacement de l’usine d’Oscar Schindler avec pleins de photos, de témoignages, d’objets. Évidemment, ce n’est pas le genre de musée dont on ressort très joyeux mais ce n’est pas morbide pour autant. Je vous conseille de voir le film avant d’y aller.

On a alors été manger dans un restaurant de Kazimierz puis on a joué jusque bien tard à des jeux de société: Blocus et Pentago. Deux jeux que je ne connaissais mais qui sont très chouettes. Blocus peut se jouer à 4 et Pentago à 2.

Le Coucher de soleil sur la Vistulelendemain, les garçons vont au travail pendant que nous trainons (un peu) au lit. Ils nous ont laissé leur clé. On part ensuite  chez notre troisième et dernière CS. On fait connaissance et puis on part rendre la clé au bureau où travaille Simon. A l’entrée, surprise, personne ne répond. On attend devant la porte, on appelle mais il ne répond pas à son GSM. Soudain, quelqu’un rentre dans l’immeuble, alors on suit. On monte à l’étage où il travaille mais manifestement, ils sont en pause. On ressort alors et mange un assortiment de pierogis dans un tout petit magasin où il y a deux chaises et une table. C’est bon et très simple. Pour 8 zl, on a une assiette très bien remplie. On finit par rendre enfin la clé.

On se rend ensuite à la visite de la vieille ville, toujours avec le Free Walking Tour. Le guide parle très vite et est très théâtral, c’est amusant. Tous les guides qui font visiter Cracovie doivent suivre une formation d’un an donnée exclusivement en polonais. Les guides sont donc tous des Soupe à la betteravepolonais amoureux de leur ville. Cette visite est super intéressante et alors que l’on est déjà là depuis quelques jours, elle nous fait découvrir pleins de choses que l’on n’avait pas remarquées. Après la visite, on a été voir le dragon cracher du feu. On était mortes de rire devant ce petit crachat.

A la fin de la visite, on reçoit une free map faites par les guides avec une adresse de restaurant « typiquement polonais » où on se rend. Je ne sais pas si c’est de commander sans avoir de conseils ou si le restaurant était mauvais, mais tout nous a déplu. On a d’abord reçu une « compote » gratuite offerte sur présentation de la carte. On pensait recevoir des fruits mixés comme ce que l’on mange en Europe. A la place, on reçoit une espèce de jus très sucré et plus qu’écœurant. Je déteste gaspiller mais arrivée à la moitié de ma tasse, j’ai dû me résoudre à arrêter de la boire. On a ensuite voulu tester la soupe à la betterave, spécialité polonaise. Bon, ben comme la compote, je n’ai vraiment pas pu me forcer à finir.

On devait ensuite rejoindre notre CS après son travail dans Kazimierz pour qu’elle nous montre les bars qu’elle aime. C’est attablées dans un café que je me rends compte que mon GSM est à plat. Celui de Déborah également. OUPS. Heureusement, on a demandé à la serveuse s’ils avaient le même chargeur et ils ont pu recharger un de nos GSMs. On a rejoint Dominika et bu des shots de vodkas. Il en existe à pratiquement tous les goûts pour 1€ voire moins.

En pratique

Entrée de l’expo au Mocak: 5 zl.

Entrée du musée Oscar Schindler: 16zl.

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