Verviers-Berlin le pouce au vent

Auto stopEn septembre passé, j’ai fait Verviers-Berlin en auto-stop. Je crois que ce jour-là, je me suis vraiment mise à aimer le voyage. Avant cela, je disais à qui voulait l’entendre que voyager ne m’intéressait pas et que je me plaisais vraiment en Belgique. Je me plais toujours autant en Belgique mais maintenant, j’ai envie de voyage et d’aventure.

En fait, tout a commencé quand avec deux amis plusieurs mois auparavant, nous nous sommes rendus en auto-stop dans une petite ville proche. Deux voitures et nous étions arrivés alors qu’on était trois. C’était sympa, c’était aventureux. Le retour s’est passé dans le noir. On n’avait pas vraiment prévu que la nuit tombe aussi vite. Mais cela n’empêche, deux voitures et nous étions rentrés. C’était simple, on a rencontré des gens sympas, j’avais envie d’un plus grand voyage en stop.

On a donc décidé de faire un petit tour d’Europe. Comme on ne voulait pas aller trop vite, notre petit tour s’est limité à Berlin et Cracovie mais ce n’est que partie remise pour toutes les villes qu’il nous reste à découvrir. Un matin de septembre, on part donc sac au dos tout excités à l’idée de ce voyage. On est trois deux filles, un garçon, on a de gros sacs. Pas facile à caser dans la première voiture qui passe. On attend à une pompe à essence près du panneau indiquant les directions. On a le sourire, on chante, on danse, c’est les vacances.

Un premier conducteur nous prend. C’est un pompier. En fait, il nous a pris pour nous faire plaisir alors que sa direction n’est pas la même. Dommage, parce que l’intérêt du stop est de remplir les voitures vides, pas de leur faire faire des détours. Il nous dépose sur une minuscule aire. Pas de toilette, à peine une poubelle et forcément très peu de passage. J’imagine déjà que c’est la fin de notre voyage. Pourtant, après environ 3/4 d’h attente, voilà qu’un conducteur nous emmène à la première station essence, juste avant la frontière avec l’Allemagne. Nous n’étions qu’à 5 minutes.

Nous voilà sur cette station essence. Il faut très chaud, plus de 30°C. Mais peu importe. Un panneau publicitaire nous donne le Stop et go, go, gosourire: il semblerait qu’il n’y ait pas de hasard, la station nous attendait. On attend deux heures. La plupart des voitures sortent à la première sortie pour Aachen. Finalement, on tombe sur un français qui va passer un entretien d’embauche à Cologne. Il est un peu stressé à l’idée de cet entretien et se demande si on ne va pas le ralentir. On sourit, je lui montre sur la carte la station essence sur laquelle il pourra nous déposer. Même pas de besoin de sortir de l’autoroute! Il accepte et nous emmène donc enfin en Allemagne.

Sur cette aire d’autoroute, mauvaise surprise. Il y a déjà deux groupes d’auto-stoppeurs qui ont l’air complètement lassé d’attendre. On espère que l’attente ne s’éternisera pas. Mais on suit la règle lue sur hitch-wiki: premier arrivé, premier parti. On leur laisse donc la primeur pour demander aux automobilistes.

Wuppertal métro suspenduQuelques temps plus tard, je suis affalée à une table (il n’y a pas d’autres mots) mon panneau indiquant notre direction à côté de moi. Soudain, un homme s’arrête et nous dit le nom d’une ville. On ne connaît pas, on regarde sur la carte et voilà qu’il nous emmène vers Wuppertal. Pas 100% notre direction mais on progresse. Il ne veut pas nous laisser et nous dépose finalement sur une aire près de Dortmund après nous avoir fait visiter sa ville, Wuppertal qui a un magnifique métro suspendu.

A Dortmund, la chance nous sourit à nouveau. Alors qu’un conducteur devait nous emmener un peu plus loin lorsqu’il aurait fini son coup de téléphone, un autre voit notre panneau et nous propose spontanément de nous emmener à Hannovre. Parfait! On se met à rêver d’atteindre Berlin le jour-même.

Il commence à faire sombre. On hésite à continuer. Assez rapidement la station se vide et la nuit sur place ne m’enchante guère. Finalement, deux biélorusses nous emmènent jusqu’à une station près de Berlin. Nous n’en revenons pas.

On arrive aux alentours de minuit sur cette station. On demande à une voiture et immédiatement, c’est un oui. Ce sont deux allemands qui ont roulé jusqu’ici pour un festival de musique et vont à l’auberge de jeunesse qu’ils ont réservé. On espère qu’il restera de la place pour nous accueillir. Serrés comme des sardines, on écoute leur compilation de musique. « Gloria » de Mando Diao restera LA chanson du voyage. Arrivés à l’auberge de jeunesse, nous apprenons qu’elle est complète mais on nous indique l’adresse d’une auberge pas trop loin.

Trop contents d’être déjà à Berlin, la petite marche jusqu’à l’auberge est euphorique. Complètement crevés, on est heureux d’apprendre qu’il y a de la place.

La suite au prochain épisode…

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